Les 4 Nevermind : jubilation instrumentale Ă  Saintes

rondeau-jean-clavecin-poitiers-tap-classiquenewsSaintes. Concert Nevermind. Mercredi 10 fĂ©vrier 2016. C’est un nouvel ensemble Ă  quatre voix Ă©gales qui sait dĂ©ployer une pĂ©tulante vitalitĂ© sur instruments d’Ă©poque : flĂ»te ou plutĂ´t traverso, violon, clavecin et viole de gambe. Le programme de ce 10 fĂ©vrier est le prolongement finalisĂ© et abouti d’une rĂ©sidence de près de 4 jours, dans l’Ă©crin inspirant de l’Abbaye aux Dames de Saintes. Comme l’ensemble de voix de femmes De Caelis – en rĂ©sidence en 2015 pour l’enregistrement de leur programme en crĂ©ation dĂ©diĂ© Ă  Hildegard von Bigen : VOIR notre reportage vidĂ©o sur le travail de De Caelis Ă  Saintes en 2014 avec Zad Moultaka, “Jardin clos” puis Gemme en 2014), les quatre instrumentistes de Nevermind explorent Ă  Saintes en 2016, de nouveaux champs musicaux : un Baroque revivifiĂ© au diapason de l’Ă©nergie collective. Sur instruments anciens, les 4 tempĂ©raments innovent, surprennent, osent par un jeu concertĂ©, concertant, virtuose et profond d’une indiscutable clartĂ© expressive qui rend chaque interprĂ©tation captivante, par la prĂ©cision rythmique et le souci de l’Ă©coute partagĂ©e. De la fougue, une sensibilitĂ© ciselĂ©e, partagĂ©e par des partenaires complices qui cultivent le respect mutuel, le rebond, dans l’esprit si dĂ©licat d’une conversation musicale… Au programme quelques joyaux baroques français du Grand Siècle (Marais) et du XVIIIè (Couperin et Rameau), mis en regard avec deux monstres sacrĂ©s du XVIIIè germanique, JS Bach et Telemann…

 

 

 

boutonreservationEnsemble Nevermind
Programme : Marais, Couperin, Rameau, Bach, Telemann (extraits des Quatuors Parisiens)
Mercredi 10 février 2016, 20h30
Saintes, Auditorium de l’Abbaye

Anna Besson, traverso
Louis Creac’h, violon
Robin Gabriel Pharo, viole de gambe
Jean Rondeau, clavecin

 

 

CONVERSATION MUSICALE A QUATRE VOIX. Evolutive, souvent surprenante, l’Ă©criture instrumentale Ă  l’âge Baroque est l’une des plus inventives. Jean Rondeau et ses complices interrogent toutes les possibilitĂ©s expressives du cadre concertant oĂą 3 instruments solistes jouent de concert sur un continuo des plus subtiles. L’ensemble Nevermind met en lumière la partie Ă©clatante et continue de la basse continue (continuo), assurĂ©e par le clavecin et la viole entre autres, qui sait nuancer sa partie lorsqu’il faut par exemple mettre en lumière les instruments concertants, comme c’est le cas de la Suite en trio n°5 en mi mineur de Marin Marais ou dans La PiĂ©montoise, tirĂ©e du recueil Les Nations de François Couperin. Souple, agile, le continuo dĂ©ploie un subtil tapis sonore sans couvrir les instruments solistes.
Plus dĂ©concertant encore, la place que Rameau sait dĂ©dier au clavecin dès lors moins instrument du continuo que soliste de premier plan ; ainsi dans ses Pièces pour clavecin en concerts, le clavecin est l’instrument central autour duquel s’organise la conversation musicale. Le compositeur n’hĂ©site pas Ă  dĂ©fier la virtuositĂ© du soliste : un main assure la basse continue pendant que l’autre dĂ©fend la partie concertante et soliste, dialoguant avec les autres instruments. Un dĂ©fi pour l’interprète.
Jean-SĂ©bastien Bach innove encore en associant deux flĂ»tes, ou en dĂ©diant sa partition uniquement Ă  la viole ou au clavecin (Sonate in sol majeur BWV 1039). Mais l’un des plus grands gĂ©nies europĂ©ens de l’Ă©poque baroque, Telemann – plus cĂ©lèbre encore de son vivant que Bach, publie Ă  Paris, ses fameux Quatuors Parisiens dont la formation reste constante, et lĂ  encore, sujet de dĂ©fis concertants permanents : flĂ»te, violon, viole et clavecin…

Article actualisé le 13 février 2016 : le jeune ensemble Nevermind à Saintes.

L’ensemble Nevermind Ă  Saintes

rondeau-jean-clavecin-poitiers-tap-classiquenewsSaintes. Concert Nevermind. Mercredi 10 fĂ©vrier 2016. C’est un nouvel ensemble Ă  quatre voix Ă©gales qui sait dĂ©ployer une pĂ©tulante vitalitĂ© sur instruments d’Ă©poque : flĂ»te ou plutĂ´t traverso, violon, clavecin et viole de gambe. Le programme de ce 10 fĂ©vrier est le prolongement finalisĂ© et abouti d’une rĂ©sidence de près de 4 jours, dans l’Ă©crin inspirant de l’Abbaye aux Dames de Saintes. Comme l’ensemble de voix de femmes De Caelis – en rĂ©sidence en 2015 pour l’enregistrement de leur programme en crĂ©ation dĂ©diĂ© Ă  Hildegard von Bigen : VOIR notre reportage vidĂ©o sur le travail de De Caelis Ă  Saintes en 2014 avec Zad Moultaka, “Jardin clos” puis Gemme en 2014), les quatre instrumentistes de Nevermind explorent Ă  Saintes en 2016, de nouveaux champs musicaux : un Baroque revivifiĂ© au diapason de l’Ă©nergie collective. Sur instruments anciens, les 4 tempĂ©raments innovent, surprennent, osent par un jeu concertĂ©, concertant, virtuose et profond d’une indiscutable clartĂ© expressive qui rend chaque interprĂ©tation captivante, par la prĂ©cision rythmique et le souci de l’Ă©coute partagĂ©e. De la fougue, une sensibilitĂ© ciselĂ©e, partagĂ©e par des partenaires complices qui cultivent le respect mutuel, le rebond, dans l’esprit si dĂ©licat d’une conversation musicale… Au programme quelques joyaux baroques français du Grand Siècle (Marais) et du XVIIIè (Couperin et Rameau), mis en regard avec deux monstres sacrĂ©s du XVIIIè germanique, JS Bach et Telemann…

 

 

 

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Programme : Marais, Couperin, Rameau, Bach, Telemann (extraits des Quatuors Parisiens)
Mercredi 10 février 2016, 20h30
Saintes, Auditorium de l’Abbaye

Anna Besson, traverso
Louis Creac’h, violon
Robin Gabriel Pharo, viole de gambe
Jean Rondeau, clavecin

 

 

CONVERSATION MUSICALE A QUATRE VOIX. Evolutive, souvent surprenante, l’Ă©criture instrumentale Ă  l’âge Baroque est l’une des plus inventives. Jean Rondeau et ses complices interrogent toutes les possibilitĂ©s expressives du cadre concertant oĂą 3 instruments solistes jouent de concert sur un continuo des plus subtiles. L’ensemble Nevermind met en lumière la partie Ă©clatante et continue de la basse continue (continuo), assurĂ©e par le clavecin et la viole entre autres, qui sait nuancer sa partie lorsqu’il faut par exemple mettre en lumière les instruments concertants, comme c’est le cas de la Suite en trio n°5 en mi mineur de Marin Marais ou dans La PiĂ©montoise, tirĂ©e du recueil Les Nations de François Couperin. Souple, agile, le continuo dĂ©ploie un subtil tapis sonore sans couvrir les instruments solistes.
Plus dĂ©concertant encore, la place que Rameau sait dĂ©dier au clavecin dès lors moins instrument du continuo que soliste de premier plan ; ainsi dans ses Pièces pour clavecin en concerts, le clavecin est l’instrument central autour duquel s’organise la conversation musicale. Le compositeur n’hĂ©site pas Ă  dĂ©fier la virtuositĂ© du soliste : un main assure la basse continue pendant que l’autre dĂ©fend la partie concertante et soliste, dialoguant avec les autres instruments. Un dĂ©fi pour l’interprète.
Jean-SĂ©bastien Bach innove encore en associant deux flĂ»tes, ou en dĂ©diant sa partition uniquement Ă  la viole ou au clavecin (Sonate in sol majeur BWV 1039). Mais l’un des plus grands gĂ©nies europĂ©ens de l’Ă©poque baroque, Telemann – plus cĂ©lèbre encore de son vivant que Bach, publie Ă  Paris, ses fameux Quatuors Parisiens dont la formation reste constante, et lĂ  encore, sujet de dĂ©fis concertants permanents : flĂ»te, violon, viole et clavecin…

Article actualisé le 13 février 2016 : le jeune ensemble Nevermind à Saintes.