Opéra de Tours : Le Barbier de Séville par Pelly et Pionnier

rossini-portrait-gioachino-rossini-bigTOURS, OpĂ©ra. 29 janv – 2 fĂ©v 2020. ROSSINI : Le Barbier de SĂ©ville. Rossini, aprĂšs avoir traitĂ© le genre seria, s’affirme rĂ©ellement dans la veine du melodramma buffo (et en deux actes) comme l’atteste la rĂ©ussite triomphale de son Barbier de SĂ©ville, d’aprĂšs Beaumarchais, crĂ©Ă© au Teatro Argentina de Rome, en fĂ©vrier 1816. Fin lui aussi, mordant et d’une facĂ©tie irrĂ©sistible par sa verve toute en subtilitĂ©, le compositeur se montre Ă  la hauteur du drame de Beaumarchais : il rĂ©ussit musicalement dans les ensembles (fin d’actes) et aussi dans le profil racĂ©, plein de caractĂšre de la jeune sĂ©questrĂ©e, Rosine : piquante, dĂ©terminĂ©e, une beautĂ© pleine de charme
 Comment le jeune comte Almaviva rĂ©usira-t-il Ă  libĂ©rer la belle Rosina des griffes de son tuteur ĂągĂ© (Bartolo) qui a dĂ©cidĂ© de sĂ©questrer la jeune femme pour mieux l’asservir puis l’épouser ? GrĂące Ă  la complicitĂ© du factotum de SĂ©ville, Figaro, jeune Ăąme aussi conquĂ©rante et positive
 leur duo, tout en facĂ©tie et ingĂ©niositĂ©, est l’agent de libĂ©ration. Rossini
 fĂ©ministe ? Deux hommes redoublent de saine entente, de jubilante inventivitĂ© pour Ă©manciper la prisonniĂšre. Leurs talents qui allie grĂące, jeunesse, astuces s’entend dans la musique du jeune Rossini (24 ans), dont l’orchestration et le gĂ©nie mĂ©lodique exprime une mĂȘme pĂ©tillance. Ici c’est l’insolence et l’esprit de conquĂȘte d’une jeunesse sĂ»re d’elle qui s’affirme contre le vieil ordre. Rossini met en musique l’épisode inspirĂ© de Beaumarchais et qui prĂ©cĂšde ce que Mozart avant lui avait mis en musique avec la complicitĂ© de Da Ponte, Les Noces de Figaro : aprĂšs l’élan du dĂ©sir naissant liĂ© Ă  la libĂ©ration de la belle sĂ©questrĂ©e, Almaviva, tyran domestique harcĂšle la servante Suzanne et dĂ©laisse Rosina, devenue comtesse nĂ©gligĂ©e
 Pour l’heure en 1816, retentit la formidable rire et la finesse d’un Rossini d’une prĂ©coce maturitĂ©.

Avec le Figaro de Guillaume Andrieu, la Rosina d’Anna Bonitatibus
 Direction musicale : Benjamin Pionnier / mise en scùne : Laurent Pelly.
3 reprĂ©sentations Ă©vĂ©nements Ă  l’OpĂ©ra de Tours, les 29, 31 janvier puis 2 fĂ©vrier 2020.

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Opéra de Toursboutonreservation
Mercredi 29 janvier 2020 – 20h00
Vendredi 31 janvier – 20h
Dimanche 2 fĂ©vrier – 15h

RÉSERVEZ :
http://www.operadetours.fr/le-barbier-de-seville

 

 

 

 

Direction musicale : Benjamin Pionnier

Mise en scÚne, décors et costumes : Laurent Pelly
LumiÚres : Joël Adam

Figaro : Guillaume Andrieux
Rosina : Anna Bonitatibus
Comte Almaviva : Patrick Kabongo
Bartolo : Michele Govi
Basilio : Guilhem Worms
Berta : Aurelia Legay
Fiorello : Nicholas Merryweather
Ambrogio et Notaire : Thomas Lonchampt

Choeur de l’OpĂ©ra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire / Tours

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Melodramma buffo en deux actes
Livret de Cesare Sterbini d’aprĂšs Le Barbier de SĂ©ville de Beaumarchais
Créé au Teatro Argentina de Rome le 20 février 1816

Coproduction ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es – OpĂ©ra National de Bordeaux -
OpĂ©ra de Marseille – ThĂ©Ăątres de la Ville de Luxembourg – OpĂ©ra de Tours – Stattheater Klagenfurt

Durée : environ 2h30 avec entracte

Conférence gratuite
Samedi 25 janvier – 14h30
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
EntrĂ©e gratuite – rĂ©servation recommandĂ©e
places limitées

Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

02.47.60.20.00

Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

02.47.60.20.20
theatre-billetterie@ville-tours.fr

 

 

 


Aprùs PAISIELLO, Le Barbier de ROSSINI


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barbier-de-seville-rossini-opera-de-tours-pelly-pionnier-classiquenews-opera-annonce-critique-classiquenews34 ans avant l’opĂ©ra de Rossini, en sept 1782, Paisiello, alors auteurs en vogue, crĂ©e au ThĂ©Ăątre de l’Ermitage de Saint-PĂ©tersbourg et Ă  la demande de sa protectrice Catherine II, Il barbiere di Siviglia, ovvero La precauzione inutile. InspirĂ© de Beaumarchais, le dramma giocoso suscite un succĂšs immĂ©diat. Car Paisiello trouve l’écho musical juste Ă  la verve et l’impertinence de l’écrivain français. C’était comptĂ© sans le Barbier du jeune Rossini, de 1816. A peine ĂągĂ© de 25 ans, Rossini baptise d’abord sa partition « Almaviva » du nom du Comte, complice de Figaro, – prĂ©caution respectueuse pour Paisiello pour ne pas crĂ©er de confusion entre les deux ouvrages. La premiĂšre le 20 fĂ©vrier 1816 au Teatro Argentina de Rome, est un fiasco.
Tout dans la musique de Rossini indique a volontĂ© de rompre avec l’ancien monde et le style ancien : quand Rosina, belle sĂ©questrĂ©e par son tuteur Bartolo qui veut l’épouser, chante le rondo de l’opĂ©ra factice, L’Inutil precauzione, la jeune femme revendique Ă  la barbe de son gĂ©olier, et en prĂ©sence d’Almaviva dĂ©guiĂ© en prof de musique, sa libertĂ© et son dĂ©sir d’émancipation (leçon de chant Ă  l’acte II, scĂšne 3). RidiculisĂ© le vieux barbon, use de stratagĂšmes Ă©culĂ©s (inutiles prĂ©cautions comme le clame Rosina de facto) : il ne peut empĂȘcher les deux amants, Rosina et Almaviva, de se marier, grĂące aussi Ă  l’intervention de l’astucieux Figaro. Le Comte Almaviva, d’abord dĂ©guisĂ© sous son nom de Lindoro, et aussi du professeur de musique comme on l’a vu, peut dĂ©rober Ă  Bartolo, la fiancĂ©e qu’il s’est choisie.
La sĂ©questration qu’impose Bartolo est bien celle d’un monde autoritaire et phalo, voire misogyne que Rossini exacerbe par sa musique pĂ©tillante. La puissance et l’imagination de l’écriture montrent l’audace d’un Rossini qui synthĂ©tise alors tous les opĂ©ras buffas napolitains prĂ©cĂ©dents; en extrait l’essence de libertĂ© et de sĂ©dition, sans omettre le miel d’une sĂ©duction irrĂ©sistible qui passe par l’amplification de la partie dĂ©volue au chƓur, comme le raffinement de son orchestration.
HĂ©ros de cette Ă©nergie rĂ©volutionnaire, Figaro chante dĂšs le dĂ©but son Largo al factotum
 air dĂ©mesurĂ©, libre, dĂ©lirant, 
 inouĂŻ en vĂ©ritĂ©, car jamais entendu auparavant. Figaro c’est Bacchus ou Mercure : un ĂȘtre hors normes, un gĂ©nie de l’action intelligente dont les malices et les astuces emportent toute l’action, et la prĂ©cipitent mĂȘme pour le dĂ©nouement de la situation qui contraint Rosina. Le jeune comte Almaviva s’allie Ă  ce personnage haut en couleurs, et profite de l’intelligence de Figaro. De son cĂŽtĂ©, la vielle servante Berta, du fait de son Ăąge, est prĂȘte Ă  « crever » hors de ce mouvement libertaire : un beau contraste avec le Figaro libre et brillant. Elle fustige le danger de la libertĂ©, agent du chaos : le final du Ier acte est dans ce sens aussi orgiaque et frĂ©nĂ©tique que l’opĂ©ra prĂ©cĂ©dent L’Italienne Ă  Alger (1813 : prĂ©sentĂ©e en fĂ©vrier 2019 Ă  l’OpĂ©ra de Tours). Comme dans les Noces de Figaro de Mozart, Rossini imagine alors dans un tutti assourdissant par son brio, chaque personnage rĂ©flĂ©chissant Ă  haute voix sur sa situation personnelle, empĂȘchĂ©e, contrainte, atteinte


 

LAURENT PELLY
La musique pilote l’action


Mais ici les plus dĂ©lurĂ©s et les plus fantaisistes sont vocalement les mieux caractĂ©risĂ©s ; cette passion de la virtuositĂ© porte l’intelligence et l’impertinence de Rossini lui-mĂȘme, alors maĂźtre de son art. Dans cette Ă©mulation d’une jeunesse volubile : oĂč perce l’acuitĂ© savoureuse du trio Rosina / Landoro,Almaviva / Figaro, soit le futur trio romantique principal chez Verdi (soprano, tĂ©nor, baryton)-, se distingue d’autant mieux la vieillesse bilieuse de l’infect Bartolo.

Le metteur en scĂšne Laurent Pelly aime les ressources thĂ©Ăątrales des partitions lyriques : il sait en extraire les rebonds, la drĂŽlerie, l’intelligence active. Ce discernement fait la saveur de ses lectures des opĂ©ras des faiseurs de comĂ©dies, gĂ©nies reconnus tels Offenbach, Rossini
 La verve et l’imagination l’inspirent. C’est le cas des ouvrages giocosos de Rossini. Pelly suit la tempĂȘte musicale qui imprime Ă  l’action ses accents et ses jalons dramatiques.
Il imagine alors un dĂ©cor fait de partitions oĂč les acteurs habillĂ©s de noir incarnent les notes sur les mesures
 pour autant la musique n’infĂ©ode pas le thĂ©Ăątre car le metteur en scĂšne recherche un Ă©quilibre entre les deux. DerriĂšre la virtuositĂ©, Pelly traque et rĂ©vĂšle la facĂ©tie voire le poĂ©sie des situations. Chaque profil est affinĂ© selon sa sensibilitĂ© propre : FIgaro est un gangster sympathique qui tire les ficelles de chaque rencontre / confrontation ; Almaviva, un doux amoureux ; 
 Souvent Pelly revient Ă  la source du livret et prĂ©fĂšre tel aria plutĂŽt qu’un autre, surtout si l’habitude est de le couper. Ainsi l’air terrible de la vieille Berta. La virtuositĂ© des airs dans les finales en particulier dĂ©voile en rĂ©alitĂ© un drame intime que Pelly entend rendre manifeste. Il y a donc de la profondeur et de l’intime dans ce qui paraĂźt ailleurs bien souvent comme agile et artificiel.
PremiĂšre vertu, et si apprĂ©ciĂ©e chez lui : le respect de la partition originale « Je suis un artisan au service de l’Ɠuvre. Je n’ai pas de concept Ă  faire entrer au forceps, c’est l’Ɠuvre qui commande «  rappelle-t-il. Toujours dans le respect de l’Ɠuvre, faciliter et expliciter le jeu de l’acteur chanteur. AnnĂ©e buffa assoluta en 2017 pour Pelly qui cette annĂ©e lĂ , livre sa vision de Viva la mamma de Donizetti Ă  Lyon et met en scĂšne Le Barbier de SĂ©ville de Rossini au TCE Paris. L’OpĂ©ra de Tours a bien raison de prĂ©senter aux tourangeaux, l’une des mises en scĂšne de Laurent Pelly les plus astucieuses et les plus rythmĂ©es.

La Rosina d’Elsa Dreisig Ă  Clermont-Ferrand

dresig-elsa-mezzo-soprano-rossini-bellini-jeune-talent-CLIC-de-classiquenews-Clermont-Ferrand. Rossini : Le Barbier de SĂ©ville. Les 15 et 16 janvier 2016. Attention de la crĂ©ation du sommet buffa de Rossini, crĂ©Ă© en fĂ©vrier 1816 au Teatro Argentina de Rome : Le Barbier de SĂ©ville d’aprĂšs Beaumarchais. Le drame rĂ©alise une action qui a lieu avant l’opĂ©ra de Mozart : Les Noces de Figaro. Alors barbier Ă  SĂ©ville, le jeune Figaro retrouve le Comte Almaviva qui lui demande Ă  SĂ©ville son aide pour sĂ©duire et enlever la belle Rosine, alors sĂ©questrĂ©e par son tuteur qui veut l’Ă©pouser, le vieux et soupçonneux Bartolo. Amoureux de la confusion (finales vertigineux et dĂ©lirant dans l’esprit de Mozart), semant l’esprit de la rĂ©volution avant l’heure et d’une intelligence libertaire, Rossini le facĂ©tieux, alors jeune ĂągĂ© de 26 ans, signe une musique enjouĂ©e, subtile, d’une ivresse mĂ©lodique incomparable oĂč jaillit tel un joyau rebelle, l’indomptable Rosine (qui pourtant devenue Ă©pouse sage et unr ien frustrĂ©e, songera non sans amertume Ă  ces annĂ©es miraculeuses oĂč le Comte / Lindoro entreprenait tout pour la conquĂ©rir). La rĂ©ussite des productions du Barbier rossinien dĂ©pend souvent de la composition qu’accordent les solistes aux deux personnages clĂ©s de Figaro et de la malicieuse Rosina. Soit deux emplois fĂ©tiches, vrais dĂ©fis vocaux et dramatiques, pour baryton agile et mezzo-soprano coloratoure. Qu’en sera-t-il dans la nouvelle production prĂ©sentĂ©e par le Centre lyrique Clermont Auvergne ? La sĂ©lection des chanteurs s’est dĂ©roulĂ©e lors du dernier Concours de chant lyrique oĂč les deux rĂŽles, de Figaro et de Rosine ont Ă©tĂ© distribuĂ© ; respectivement ce sont le baryton Viktor Korovitch et surtout la jeune et dĂ©jĂ  sĂ©millante Elsa Dreisig, laurĂ©ate du Concours de Clermont Ferrand 2015 (24Ăšme Ă©dition) qui dĂ©fendront sur scĂšne, la magie dramatique de leurs personnages respectifs. Figaro est une jeune homme plein d’entrain, d’une vivacitĂ© complice ; Rosine est une jeune femme soucieuse de s’Ă©manciper en choisissant celui qui ravira son cƓur, en l’occurrence Lindoro (le patron de Figaro). Selon le fonctionenment Ă  prĂ©sent bien rodĂ© du Concours lyrique de Clermont-Ferrand, les jeunes laurĂ©ats peuvent Ă©prouver et perfectionner leur interpĂ©tation d’un rĂŽle lors de la tournĂ©e d’une nouvelle production, en plusieurs dates, comme c’est le cas de cette nouvelle production du Barbier qui commence sa brillante avenure souhaitons le Ă  Clermont-Ferrand Ă  partir du 15 janvier 2016.

 

 

VIDEO. VOIR notre grand reportage vidĂ©o dĂ©diĂ© au Concours de chant de Clermont-Ferrand 2015 oĂč de nombreuses sĂ©quences concernent la sĂ©lection du rĂŽle de Rosine, avec un entretien avec Elsa Dreisig, aprĂšs sa remise du Prix.

 

 

 

 

boutonreservationClermont-Ferrand, Opéra-Théùtre
Rosini : Il Barbiere di Seviglia / Le barbier de SĂ©ville, 1816
Nouvelle production
Vendredi 15 janvier 2016, 20h
Samedi 16 janvier 2016,15h
De 12 à 48€
2h30 entracte compris
Chanté en italien . Surtitré en français

Accessible en audiodescription le samedi 16 janvier 2016

 

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Direction musicale / Amaury du Closel
Mise en scĂšne / Pierre Thirion-Vallet
Création du décor / Frank Aracil
Réalisation du décor / Atelier Artifice
Création des costumes / Véronique Henriot
RĂ©alisation des costumes / Atelier du Centre lyrique
Création des lumiÚres / Véronique Marsy
Traduction et régie surtitrage / David M. Dufort

Le Comte Almaviva / Guillaume François
Figaro / Viktor Korotich *
Rosina / Elsa Dreisig *
Bartolo / Leonardo Galeazzi
Basilio / Federico Benetti
Berta / Anne Derouard
Fiorillo et un Officier / Jean-Baptiste Mouret
ChƓur OpĂ©ra Nomade

Orchestre Philharmonique d’État de Timisoara

 

 

 

 

Prochain Barbier Ă  l’OpĂ©ra Bastille, 2 fĂ©vrier > 4 mars 2016.

Pour les amateurs et connaisseurs du barbier de Rossini, l’OpĂ©ra Bastille Ă  Paris affiche une prochaine production Ă  partir du 2 fĂ©vrier et jusqu’au 4 mars 2016. Avec dans un rĂŽle qui devrait la rĂ©vĂ©ler en France l’excellente Pretty Yende (jeune soprano sud africaine, laurĂ©ate du Concours Bellini  2011 avant d’obtenir le Concours Operalia) : agilitĂ©, grĂące, timbre fruitĂ© et rayonnant, technique bel cantiste (cĂ©lĂ©brĂ©e par le Jury du Concours Bellini de 2011), Pretty Yende a tout pour Ă©blouir dans le rĂŽle de la jeune intrĂ©pide et conquĂ©rante Rosine…

http://www.classiquenews.com/1er-concours-international-vincenzo-bellini-2010album-vido-pretty-yende-june-anderson/

https://www.operadeparis.fr/saison-15-16/opera/il-barbiere-di-siviglia

Compte rendu, opĂ©ra. Dijon. OpĂ©ra de Dijon, le 20 fĂ©vrier 2015. Rossini : Le Barbier de SĂ©ville. Armando Noguera, Eduarda Melo, Taylor Stayton, Deyan Vatchkov. 
 Orchestre Dijon Bourgogne. Antonino Fogliani, direction. Jean-François Sivadier, mise en scĂšne.

rossini_portraitLe Barbier de SĂ©ville de Gioacchino Rossini est l’un des opĂ©ras qui n’a jamais quittĂ© le rĂ©pertoire mondial depuis sa crĂ©ation Ă  Rome en 1816. L’opĂ©ra bouffe par excellence, selon nul autre que Verdi, est aussi un bijou de belcanto du dĂ©but du XIXe siĂšcle. Outre les nombreux usages commerciaux et populaires actuels de plusieurs morceaux de l’oeuvre, notamment l’archi-cĂ©lĂšbre ouverture ou encore le non moins cĂ©lĂšbre air de Figaro « Largo al factotum », l’opĂ©ra assure son attractivitĂ© populaire dans l’histoire de la musique par sa verve comique indĂ©niable, la fraĂźcheur de l’invention mĂ©lodique et le thĂ©Ăątre d’archĂ©types si bien ciselĂ© et si cohĂ©rent des plumes combinĂ©es, celles complĂ©mentaires de Rossini et de son librettiste Cesare Sterbini, d’aprĂšs Beaumarchais.

(NDLR : la sĂ©duction et le succĂšs de l’ouvrage devraient encore gagner un cran Ă  l’approche du bicentenaire de la crĂ©ation de l’opĂ©ra, comme en tĂ©moigne pour la saison 2015-2016, la prochaine nouvelle production annoncĂ©e par le Centre lyrique de Clermont Auvergne dont le fameux Concours 2015 qui se tenait du 17 au 21 fĂ©vrier derniers cherchait Ă  distribuer les rĂŽles de Rosina, Figaro et Basilio…)

La crĂ©ation Lilloise en 2013 de cette production du Barbier (lire notre compte rendu du Barbier de SĂ©ville de Rossini prĂ©sentĂ© en mai 2013 Ă  l’OpĂ©ra de Lille), a Ă©tĂ© un succĂšs mĂ©diatique et populaire. Nous avons encore le souvenir d’un public de tous Ăąges et couleurs confondus trĂšs fortement marquĂ© par les talents particuliers de Jean-François Sivadier et de son Ă©quipe artistique, exprimĂ©s avec candeur et sensibilitĂ© par la performance de la jeune distribution des chanteurs-acteurs particuliĂšrement engagĂ©s. Le spectacle repris cette saison a fait une tournĂ©e française dans les villes de Limoges, Caen, Reims et donc Dijon, dernier arrĂȘt d’un train artistique qui n’a pas Ă©tĂ© sans pĂ©ripĂ©ties. Pour cette premiĂšre dijonnaise, nous sommes accueillis Ă  l’Auditorium de l’OpĂ©ra de Dijon, un bĂątiment gargantuesque dont l’une des particularitĂ©s reste son excellente acoustique.

 

 

 

Un barbier pas comme les autres

barbier-de-seville-de-rossini-par-jean-francois-sivadier-armando-noguera-compte-rendu-critique-de-l'opera-DijonLa redĂ©couverte de la production en cette fin d’hiver 2014-201, s’avĂšre pleine d’agrĂ©ables surprises, mais pas dĂ©nuĂ©e rĂ©serves. Le baryton Armando Noguera en Figaro, crĂ©ateur du rĂŽle en 2013, et qui Ă©tait dĂ©jĂ  Ă  l’Ă©poque un fin connaisseur du personnage, l’ayant interprĂ©tĂ© depuis son trĂšs jeune Ăąge dans son Argentine natale, est annoncĂ© souffrant avant le dĂ©but de la reprĂ©sentation. Il dĂ©cide nĂ©anmoins d’assurer la performance en dĂ©pit de son Ă©tat de santĂ©. Les oreilles affĂ»tĂ©es ont pu remarquer ici et lĂ  quelques baisses de rĂ©gime et de tension, quelques faiblesses mais la prestation si riche, si pleine d’esprit impressionne globalement l’auditoire ; le brio du chanteur a paru inĂ©puisable et personne n’y est jamais rester insensible. Un excellent comĂ©dien dont le rĂŽle si charismatique de Figaro lui sied parfaitement, il assure aussi la bravoure musicale de la partition plutĂŽt virtuose. Un maĂźtre interprĂšte que la maladie paraĂźt porter et inspirer davantage encore, se donnant sur scĂšne, comme tout grand artiste.

Le jeune tĂ©nor amĂ©ricain Taylor Stayton reprend le rĂŽle d’Almaviva. Nous emarquons d’abord une impressionnante Ă©volution dans son jeu scĂ©nique. S’il fut un Almaviva rayonnant de tendresse en 2013 (prise de rĂŽle !), en 2015, il a l’assurance d’un artiste mĂ»r qui commence Ă  avoir une belle carriĂšre de belcantiste. Son charme personnel s’accorde trĂšs bien au charme de la musique que Rossini a composĂ© pour le personnage. Également excellent comĂ©dien, il est tout a fait crĂ©dible en jeune conte amoureux, et si les aigus ne sont pas toujours propres, le timbre est d’une incroyable beautĂ©
et sa prestation demeure tout Ă  fait enchanteresse.

La soprano Eduarda Melo reprend le rĂŽle de Rosina. En 2013, nous avions exprimĂ© notre curiositĂ© par rapport au choix d’une soprano et non d’une mezzo pour Rosina, pourtant la performance avait Ă©tĂ© convaincante. En 2015, elle aussi fait preuve d’une Ă©volution surprenante au niveau scĂ©nique et musicale. Une Rosina trĂšs Ă  l’aise avec son langage corporel, aussi engageante et engagĂ©e que ses partenaires, Noguera et Stayton, elle rĂ©gale l’auditoire avec un mĂ©lange prĂ©cieux d’Ă©motion et lĂ©gĂšretĂ©. Elle est piquante et touchante Ă  souhait. Que ce soit dans l’expression du dĂ©sir amoureux non dĂ©pourvu de nervositĂ© lors de son air du IIĂšme acte : « L’Inutile preccauzione », oĂč ses vocalises redoutables sont chargĂ©es d’une profonde et tendre sincĂ©ritĂ©, inspirant des frissons, ou encore lors du trio Ă  la fin du mĂȘme acte oĂč le dĂ©sir arrive au paroxysme… Le cĂ©lĂšbre air du Ier acte : « Una voce poco fa » Ă  son tour, est l’occasion pour la soprano de dĂ©montrer ses belles qualitĂ©s d’actrice comme de musicienne.

sivadierLe Bartolo de Tiziano Bracci comme ce fut le cas avant est un sommet comique en cette soirĂ©e d’hiver. Ses petits gestes affectĂ©s, ses Ă©changes hasardeux et drĂŽles avec le chef d’orchestre, le public, voire avec lui-mĂȘme, lui donnent un je ne sais quoi de touchant pour un personnage qui est souvent reprĂ©sentĂ© comme un gros mĂ©chant. La basse bulgare Deyan Vatchkov est aussi l’une des trĂšs agrĂ©ables surprises de cette reprise. Il intĂšgre la production pour la premiĂšre fois dans le rĂŽle de Basilio. Nous sommes davantage impressionnĂ©s par l’aisance avec laquelle il habite le personnage et accorde ses talents de chanteur-acteur au thĂ©Ăątre si distinctif et prĂ©cis de Sivadier ; un jeu qui se met au service ultime de Rossini. Il campe l’air de la calomnie au Ier acte avec panache et facilitĂ© ; c’est le vĂ©ritable protagoniste du quintette au IIĂšme acte. Nous regrettons qu’il ne soit plus prĂ©sent sur scĂšne tellement sa prĂ©sence comique et musicale est ravissante. La soprano Jennifer Rhys-Davis reprend le rĂŽle de Berta et y excelle ; sa performance est touchante et drĂŽle. Remarquons Ă©galement la participation du comĂ©dien engagĂ© Luc-Emmanuel Betton dans le rĂŽle muet d’Ambrogio, trĂšs sollicitĂ© sur scĂšne pour diffĂ©rentes raisons apparentes. Sa prĂ©sence se distingue par sa rĂ©activitĂ© et un je ne sais quoi de tendre et aussi de dĂ©jantĂ© (ma non troppo!) saisissant.

Si le choeur de l’OpĂ©ra de Dijon reste mou, l’Orchestre Dijon Bourgogne sous la direction d’Antonino Fogliani captive totalement. La baguette est enjouĂ©e, douĂ©e d’un entrain rossinien extraordinaire ! Ainsi l’ouverture et le finale primo passent comme un Ă©clair aux effets impressionnants. Nous regrettons nĂ©anmoins Ă  des moments prĂ©cis que le tempo aille si vite puisque les vocalises fabuleuses des chanteurs perdent beaucoup en distinction. Un Barbier pas comme les autres donc, avec un Ă©lan thĂ©Ăątral et comique d’une efficacitĂ© confondante. Toutes les vertus de la mĂ©thode Sivadier mises Ă  disposition d’une jolie troupe des chanteurs et musiciens, font honneur au cygne de Pesaro et Ă  son Barbier, dont nous cĂ©lĂ©brerons les 200 ans l’annĂ©e prochaine ! Un Barbier pas comme les autres Ă  consommer sans modĂ©ration, Ă  l’affiche Ă  l’OpĂ©ra de Dijon les 20, 22, 24 et 26 fĂ©vrier 2015.

Illustrations : Portrait de Rossini ; la production du Barbier de Séville de Rossini en 2013 ; Jean-François Sivadier (DR)

Compte-rendu : Lille. OpĂ©ra National de Lille, le 18 mai 2013. Rossini : Le Barbier de SĂ©ville. Taylor Stayton, Armando Noguera, Eduarda Melo,… Antonello Allemandi, direction. Jean-François Sivadier, mise en scĂšne.

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Le Barbier de SĂ©ville de Rossini clĂŽt la saison lyrique Ă  l’OpĂ©ra de Lille. Pour cette extraordinaire nouvelle production, le chef de file est le metteur en scĂšne Jean-François Sivadier, accompagnĂ© par une jeune distribution pleine d’esprit dont l’Orchestre de Picardie dirigĂ© par le chef italien Antonello Allemandi.

Le jour de notre venue l’opĂ©ra est retransmis en direct Ă  l’extĂ©rieur de l’opĂ©ra sur la Place du ThĂ©Ăątre. L’occasion s’avĂšre monumentale et transcendante, attributs peu communs pour le Barbier de Rossini, Ɠuvre dont la verve comique, la fraĂźcheur et lĂ©gĂšretĂ© font d’elle, l’opĂ©ra bouffe par excellence. La production s’avĂšre ĂȘtre une belle surprise.

 

 

“Si c’est ça l’avenir de l’opĂ©ra, j’en veux!”

 

Dit une jeune aprĂšs l’entracte, extatique et abasourdie, rien qu’aprĂšs le premier acte! Des paroles pertinentes et emblĂ©matiques d’une audience enthousiaste. La crĂ©ation de Jean-François Sivadier mĂ©rite une avalanche de compliments et encore plus. L’opĂ©ra est dĂšs ses origines du thĂ©Ăątre lyrique, et le seul vrai crĂ©ateur est toujours le metteur en scĂšne. Les chanteurs et instrumentistes sont dans ce sens des artistes-interprĂštes. La mise en scĂšne de Sivadier paraĂźt contemporaine mais est atemporelle en vĂ©ritĂ©. Il a certes une conscience de l’histoire, une sincĂšre comprĂ©hension du “drame”, un sens aigu et raffinĂ© du thĂ©Ăątre, mais surtout du … gĂ©nie. Ainsi l’Ɠuvre se dĂ©roule dans un univers qui intĂšgre et dĂ©passe l’Espagne du 18e siĂšcle propre Ă  la piĂšce, la Rome du 19e de sa crĂ©ation et notre Ăšre actuelle. Les beaux costumes de Virginie Gervaise sont dans ce sens surtout contemporains mais en rĂ©alitĂ© relĂšvent d’un mĂ©lange d’Ă©poques.
La mise en scĂšne a tant de mĂ©rites que nous ne saurons tous les citer. La scĂ©nographie d’Alexandre de Dardel est non seulement astucieuse et cohĂ©rente mais aussi trĂšs belle Ă  regarder. À la sensation de beautĂ© s’ajoutent les lumiĂšres fantastiques de Philippe BerthomĂ©, parfois Ă©vocatrices, parfois descriptives, toujours d’une beautĂ© saisissante.

Le travail de Sivadier avec les chanteurs-acteurs est trĂšs remarquable. Il exploite avec vivacitĂ© et inventivitĂ© ce qu’il y a Ă  exploiter dans l’opĂ©ra de Rossini ; l’entrain trĂ©pidant et la vitalitĂ© inextinguible de la comĂ©die. Il sait ce qui peut paraĂźtre Ă©vident, Rossini veut que ses personnages finissent de chanter leur duo (terzetto en rĂ©alitĂ©) avant de s’Ă©chapper Ă  la fin de l’Ɠuvre, et pour cette raison prĂ©cise ils se font dĂ©couvrir par Basile! Ce n’est pas invraisemblable, ce n’est pas absurde. C’est le Rossini que nous aimons et que Sivadier comprend parfaitement. Sa mise en scĂšne est presque interactive, avec les chanteurs marchant dans la salle et incluant le public dans la comĂ©die. La puissance de l’action est reflĂ©tĂ©e avec maestria dans l’air de Basile “La calunnia Ăš un venticello” un des nombreux tours de force de la soirĂ©e oĂč le chanteur profite sans doute des talents concertĂ©s du directeur musical avec l’inventivitĂ© stimulante et la vivacitĂ© contagieuse de Sivadier.

L’imagination sans limites d’un Barbier spectaculaire

La distribution des chanteurs plutĂŽt jeune a certainement adhĂ©rĂ© Ă  l’esprit de la production. Le baryton argentin Armando Noguera est Figaro. Il l’est, carrĂ©ment, puisqu’il s’agĂźt du rĂŽle qui la fait connaĂźtre et qu’il connaĂźt par cƓur, mais surtout par l’investissement Ă©blouissant du chanteur, dĂ©bordant de charisme. Il n’est jamais moins qu’incroyable, soit dans son archicĂ©lĂšbre cavatine d’entrĂ©e “Largo al factotum” Ă  la difficultĂ© et Ă  la tessiture redoutables, dans le duo avec Almaviva plein de caractĂšre, oĂč celui avec Rosine au chant fleuri remarquable oĂč encore dans le trio final au chant Ă  la fois fleuri et syllabĂ©. Toutes ses interventions inspirent les plus vifs sourires et applaudissements. Le Comte Almaviva du tĂ©nor Taylor Stayton est certes moins comique mais tout autant investi dans sa caractĂ©risation. Son chant est toujours virtuose et son instrument d’une trĂšs belle couleur. Il sait en plus bien projeter sa voix dans la salle et ce mĂȘme dans les intervalles les plus dĂ©licates comme dans sa tessiture vers la fin extrĂȘme. Il s’agĂźt sans doute d’un duo de choc et la complicitĂ© entre les chanteurs est rafraĂźchissante. Si en thĂ©orie le Comte se doit d’ĂȘtre le protagoniste, n’oublions pas qu’il arrive Ă  son but uniquement grĂące Ă  l’aide de Figaro, d’un rang social plus bas. Dans ce sens nous acceptons la suppression de l’air de bravoure d’Almaviva Ă  la fin de l’Ɠuvre, mais nous nous demandons qui a pris cette dĂ©cision? Le chanteur parce qu’il s’extĂ©nue Ă  chanter? Le metteur en scĂšne parce qu’il ne lui trouve aucune utilitĂ© thĂ©Ăątrale? Le directeur musical parce qu’il n’aime pas le long dĂ©veloppement de l’air? Nous acceptons cette Ă©lision, non sans rĂ©ticence. Notamment vis-Ă -vis au tĂ©nor que nous aurions aimĂ© Ă©couter davantage.

La Rosine lilloise est interprĂ©tĂ©e par la soprano Eduarda Melo. Si nous regrettons la mauvaise habitude française de transposer le rĂŽle Ă  une voix soprano, tournure oubliĂ©e et dĂ©suĂšte, la performance plein d’esprit de la pĂ©tillante Melo, sans justifier ce changement, a du sens vis-Ă -vis de la production. Dans sa cavatine du premier acte “Una voce poco fa”, en l’occurrence transposĂ©e en fa majeur et donc sans vocalises graves, sa coloratura stratosphĂ©rique et insolente Ă©blouit l’auditoire. Elle est charmante dans toutes ses interventions et sa leçon de chant au deuxiĂšme acte, est merveilleuse. Sa voix aigĂŒe s’accorde de façon plus que pertinente Ă  l’ambiance comique et dĂ©jantĂ©e,  elle ajoute fraĂźcheur et lĂ©gĂšretĂ© Ă  la production.

En ce qui concerne les rĂŽles secondaires, s’il n’y a pas forcĂ©ment un Ă©quilibre du point de vu vocal, ils sont par contre tous trĂšs engagĂ©s dans leurs caractĂ©risations. Le Basile d’Adam Palka a une voix un peu verte mais veloutĂ©e. Ses dons de comĂ©dien et la couleur de sa voix compensent la tessiture quelque peu limitĂ©e. Le Bartolo de Tiziano Bracci rĂ©ussi Ă  ĂȘtre comique sans ĂȘtre grotesque. Jennifer Rhys-Davies est une Berta dont nous aurons du mal Ă  oublier le sens aigu de la comĂ©die, si elle chante peu, sa prĂ©sence sur le plateau est d’un comique contagieux. Finalement nous remarquerons le Fiorello d’Olivier Dunn. Son personnage ne chante que trĂšs peu, mais c’est en effet lui qui chante les premiĂšres notes de la partition et sa voix puissante et sa couleur irrĂ©sistible nous ont fortement surpris!

Que dire de l’Orchestre de Picardie dirigĂ© par Antonello Allemandi? L’aspect brillant et gai sont les principaux atouts de la prestation. Le maestro a lui aussi un sens solide du thĂ©Ăątre puisqu’il intervient pertinemment pour rehausser l’humeur et la fougue de la partition. Silences et crescendi inattendus dans la cĂ©lĂ©brissime ouverture, Ă©lĂ©gance et clartĂ© presque mozartiennes dans les intermĂšdes, une vivacitĂ© et un zeste fabuleux en permanence. Dans ce sens le chƓur de l’OpĂ©ra de Lille dirigĂ© par Arie van Beeck est Ă  la hauteur de la production, avec une rĂ©activitĂ© tonique et lui aussi, une belle implication thĂ©Ăątrale.

Courrez voir et Ă©couter cette nouvelle production… Le Barbier de Sivadier fera sans doute battre votre cƓur, et vous sortirez convaincu du fait que l’opĂ©ra est un art vivant! Une Ɠuvre d’art totale complĂštement inattendue Ă  surtout ne pas rater. A l’affiche Ă  l’OpĂ©ra de Lille les 26, 28 et 30 mai puis le 2 juin 2013.