CONFINEMENT… OpĂ©ra chez soi, ballets Ă  la maison, concerts en direct…

NOUS Y ÉTIONS...OpĂ©ra chez soi, ballets Ă  la maison, concerts en direct… En quelques semaines (depuis la mi mars), confinement oblige, internet est devenu le seul accès Ă  la culture, sous condition que les acteurs habituels, empĂŞchĂ©s Ă  prĂ©sent, diffusent sur leur site spĂ©cifique leurs propres contenus. L’offre s’est Ă©largie ; elle ne cesse de s’enrichir mĂŞme et les maisons d’opĂ©ras et de danse, les institutions d’Europe les plus diverses (orchestres, salles de concerts, festivals…) mettent en ligne leurs fonds vidĂ©o, certains en streaming et selon les acteurs, sur une durĂ©e plus ou moins limitĂ©e. Classiquenews vous propose ici sa sĂ©lection des meilleurs sites et programmes annoncĂ©s. Certains jouent la carte du live, offrant de rĂ©els instants uniques dont feu et fragilitĂ© renouvellent l’esprit du partage, comme une alternative concrète Ă  l’interdiction dĂ©sormais de se regrouper dans les salles… (voir ci après, les concerts live du cycle « Aux notes citoyens », initiĂ© par le Festival 1001 notes).
De quoi alimenter notre curiositĂ©, stimuler l’évasion et conjurer autant qu’il se peut les mĂ©faits de l’enfermement obligĂ©. Nous ajoutons aussi les perles du net soit les programmes disponibles ordinairement accessibles sur la toile… Bon confinement, prenez soin les uns des autres et restez chez vous !

 

 

 

 

 

 

opéra

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NOTRE PALMARES. Notre TOP 5 des meilleures productions / propositions lyriques  à voir et revoir sur le NET :

 

1PARSIFAL Ă  l’OpĂ©ra de Palermo / Graham Vick, mise en scène. Avec l’exceptionnelle et captivante Kundry de Catherine Hunold. Lire prĂ©sentation ci-après.

2TURANDOT Ă  la Scala de Milano / Nikolaus Lehnoff / Riccardo Chailly. Avec Nina Stemme dans le rĂ´le titre. Outre l’imaginaire flamboyant expressionniste des dĂ©cors et des costumes, la version retenue est celle achevĂ©e par Berio, une fin très rĂ©ussie. Lire prĂ©sentation ci-après. Lire prĂ©sentation ci-après.

3 - L’ETOILE par l’Atelier Lyrique de Tourcoing (fĂ©vrier 2020). L’opĂ©ra poĂ©tique, dĂ©jantĂ© de Chabrier, si admirĂ© de Ravel, est remarquablement dĂ©fendue dans cette production efficace et vivace qui rĂ©unit une très solide Ă©quipe de solistes (Kossenko). Lire prĂ©sentation ci-après.

4 – GĂ–TTERDĂ„MMERUNG / Le CrĂ©puscule des Dieux de Wagner Ă  La Scala de Milano. D’emblĂ©e c’est surtout la direction passionnante, d’un tragique soyeux, souterrain, viscĂ©ral de Daniel Barenboim que nous saluons ici : son geste creuse les perspectives psychiques qui pilotent chaque personnage. Les interludes orchestraux sont bouillonnants et significatifs, d’un dramatisme  sinueux et profond (Ă©coutez, outre l’ouverture, l’introduction Ă  Brunnhilde Ă  1h22mn45 – acte I) : visionner ici Le CrĂ©puscule des Dieux de Wagner par Daniel Barenboim :
https://www.raiplay.it/video/2020/03/Gtterdmmerung-676242e5-0d3e-4010-a056-66b4d801248e.html

5 - Falstaff en websĂ©rie par l’OpĂ©ra de Monte Carlo / Jean-Louis Grinda. IntĂ©ressante initiative de l’opĂ©ra monĂ©gasque qui permet de mesurer les enjeux et identifier les personnages du dernier opĂ©ra de Verdi… Lire prĂ©sentation ci-après.

 

6 – HĂ©rodiade de Massenet Ă  l’OpĂ©ra de SAINT-ETIENNE (2001) – le grand opĂ©ra français avec ballets s’illustre en caractères orientaux et bibliques, mais aussi sous le feu de l’amour de la jeune SalomĂ© pour le prophète Jean… Production ambitieuse et rĂ©alisĂ©e avec honnĂŞtetĂ© – en replay jusqu’Ă  la reprise des spectacles Ă  l’OpĂ©ra de Saint-Etienne… PrĂ©sentation ci dessous / Voir la production ici: https://www.saint-etienne.fr/actualites/hĂ©rodiade-opĂ©ra-en-4-actes-7-tableaux

 

 

 

 

 

 

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Massenet : Hérodiade (1881) / Opéra de SAINT-ETIENNE, 2018

Herodiade-opera-saint-etienne-pichon-ossonce-critique-opera-classiquenewsInspirĂ© des 3 Contes de Flaubert, HĂ©rodiade de Massenet, entre fresque historique et biblique et huis clos psychologique, aborde le mythe oriental avec une sensualitĂ© ardente et passionnĂ©e. L’auteur de Werther ou de ThaĂŻs et Manon, offre un rĂ´le puissant pour HĂ©rodiade (mezzo-soprano), amoureuse d’HĂ©rode Philippe mais hantĂ©e par le souvenir de sa fille perdue, Salomé… l’orientalisme biblique (l’action se dĂ©roule Ă  JĂ©rusalem en JudĂ©e) est une alternative au wagnĂ©risme alors omniprĂ©sent en Europe et en France au dĂ©but des annĂ©es 1880. Massenet aborde le genre du grand opĂ©ra avec ballet (danse babylonienne, dĂ©but du II, dans le palais d’HĂ©rode, quand le roi s’enivre au dĂ©sir de possĂ©der la jeune SalomĂ© – puis danse mystique et sacrĂ©e dans le temple de Salomon au III). A noter le très bel air de Phanuel : « astres Ă©tincelants »… qui interroge la nature de Jean : « est ce un dieu ? »… Pour autant l’écriture très acadĂ©mique se rapproche souvent des effets un peu faciles de la peinture d’Histoire. Massenet certes habile mĂ©lodiste, ne possède pas l’orchestration d’un Bizet (les PĂŞcheurs de perles ou surtout Carmen, d’un hispanisme des plus raffinĂ©s).

SALOMÉ, amoureuse de JEAN…  « Celui dont la parole efface toutes peines, le prophète est ici… c’est vers lui que je vais » : au dĂ©part, le portrait de SalomĂ© est celui d’une jeune femme en quĂŞte de sa propre identitĂ©, charmĂ©e par l’autoritĂ© du Prophète. L’opĂ©ra malgrĂ© son titre, est surtout celui de la fille d’HĂ©rodiade, la jeune juive SalomĂ©, qui aime Jean, apprend après le supplice de son aimĂ©, d’HĂ©rodiade qu’elle est sa fille. Après l’avoir implorĂ©, – dans une ultime scène, SalomĂ© veut tuer sa mère qui s’est rĂ©vĂ©lĂ©e, mais prĂ©fĂ©rant mourir avec le prophète, l’hĂ©roĂŻne se suicide en retournant la lame contre elle-mĂŞme.

Alternant grandes scènes collectives et solos passionnĂ©s, hĂ©roĂŻques et tragiques, Massenet sculpte le profil de ses deux personnages fĂ©minins : HĂ©rodiade qui demande Ă  son Ă©poux HĂ©rode Ă©pris de SalomĂ©, qu’il tue le prophète Jean, lequel ne cesse de la diffamer par ses prophĂ©ties (Jean la traite de « Jezabel » , l’étrangère vicieuse et malfaisante) ; SalomĂ©, jeune âme, elle, n’aime que Jean et recherche sa mère… D’un cĂ´tĂ©, une Ă©pouse haineuse et vengeresse, matriarche aimante mais exclusive (« ne me refuse pas » s’écrit-elle en exigeant d’HĂ©rode la tĂŞte de Jean) ; de l’autre, une jeune âme qui s’ouvre Ă  l’amour pour Jean… Ici pas de scène des sept voiles (qui a fait le triomphe de l’opĂ©ra de R Strauss inspirĂ© de Wilde) mais les dĂ©chirements de SalomĂ©, acquise au Prophète Jean et qui se suicide face Ă  la barbarie et l’horreur d’un monde qui a tuĂ© son aimĂ© et dans lequel sa propre mère la manipule et n’hĂ©site pas Ă  la sacrifier…

Production de l’OpĂ©ra de Saint-Etienne – 2018 – JY Ossonce, direction / JL Pichon, mise en scène. Avec Elodie Hache (SalomĂ©), Emanuela Pascu (HĂ©rodiade), Florian Laconi (Prophète Jean), Christian Helmer (HĂ©rode), Nicolas Cavallier (le devin et mage chaldĂ©en Phanuel, mentor et protecteur de SalomĂ© en quĂŞte de sa mère) Orchestre Symphonique Saint-Etienne Loire. LIRE aussi notre compte rendu critique complet d’HĂ©rodiade de Massenet Ă  l’OpĂ©ra de Saint-Etienne

 

VOIR l’opéra sur le site de la Mairie de Saint-Etienne

https://www.saint-etienne.fr/actualites/hérodiade-opéra-en-4-actes-7-tableaux

VOIR la production d’Hérodiade de Massenet à l’Opéra de Saint-Etienne sur Youtube / Opéra de Saint-Etienne :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=691&v=Yc0rTYBtxZ0&feature=emb_logo

 

 

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CULTUREBOX
Azucena-manrico-Lemieux-Alagna-ORANGE-2015-critique-opera-VERDI-il-trovatore-classiquenewsVERDI : Il Trovatore (Orange, 2015). Rien de confus ou alambiqué dans l’opéra de Verdi : une légende virile et fantastique qui narre la vengeance de la gitane mi sorcière mi haineuse Azucena qui recueille et élève son « fils » Manrico ; celui ci aime Leonora, elle-même adorée par Luna. Manrico et Luna s’opposent, se haïssent : Luna tue Manrico par jalousie, avant d’apprendre de la bouche d’Azucena qu’il était son frère ; ainsi se venge la sorcière dont le véritable enfant a été tué, brûlé vif par le premier comte de Luna…
Verdi exploite les ressorts dramatiques d’une sombre histoire familiale où les enfants perpétuent la folie sanglante de leurs parents. Transmission de l’esprit du soupçon, des manipulations et du mensonge, l’action est celle de la vengeance sourde mais inéluctable… Dès la première scène, l’histoire de l’enfant brûlé est contée par une basse chantante, hallucinée, pénétrée par l’horreur qu’il professe…
La production rĂ©unit une distribution globalement convaincante ; si la Leonora de la chinoise Hui He est plus mezzo dramatique (d’une belle rondeur cuivrĂ©e quoique souvent imprĂ©cise dans ses vocalises) ; ampleur qui renforce l’autoritĂ© d’un personnage large qui Ă©carte tout angĂ©lisme d’un soprano plus lĂ©ger (sa Leonora a des accents plus maternels que rĂ©ellement juvĂ©niles), le Manrico de Roberto Alagna a fière allure, ardent et enivrĂ© mĂŞme, incarnant la virilitĂ© tendre du jeune amoureux, comme l’ardeur loyal du fils, prĂ©sent Ă  sa mère (air du feu, nerveux et tendu), pris dans les rets d’une haine familiale qui le dĂ©passe. Luna, sombre, jaloux, Ă  la rancĹ“ur aigre, ĂŞtre tapis dans l’ombre de la lumière des deux amants permet ay baryton roumain Georges Petean d’épaissir son personnage, mais l’interprĂ©tation pourrait ĂŞtre plus nuancĂ©e ; heureusement Ă  mesure que l’action se dĂ©roule, ce jaloux frustrĂ© gagne une sincĂ©ritĂ© croissante. Tandis que la sorcière de Lemieux atteint des Ă©clats tĂ©nĂ©bristes et graves dans le rĂ©cit de la mort de son fils croisĂ© avec le visage de sa mère brĂ»lĂ©e vive… qui lui demande de venger leur sang. Une très belle interprĂ©tation. La direction de de Billy est active, parfois lourde et brutale ; et la mise en scène de Charles Roubaud, routinière mais lisible. Quoique tendant Ă  l’oratorio et Ă  la succession d’airs dans les deux derniers actes… Pourtant le formidable duo de la mère et de son fils, Azucena / Manrico, grâce Ă  l’engagement de Lemieux et Alagna atteint une lumineuse sincĂ©ritĂ© dans le tableau final, celui qui conduit les deux âmes vers le bĂ»cher… joyaux dans la nuit de l’anĂ©antissement. DurĂ©e : 2h20mn.

Culturebox. En replay jusqu’au 27 décembre 2020
https://www.france.tv/france-3/tous-a-l-opera-2018/966403-il-trovatore-de-verdi-aux-choregies-d-orange-2015.html

Roberto Alagna, Manrico
Hui He, Leonora
Marie Nicle Lemieux
George Petean, Comte de Luna
Orchestre National de France
Bertrand de Billy, direction
Charles Roubaud, mise en scène

LIRE aussi notre critique complète d’IL TROVATORE de VERDI aux ChorĂ©gies d’Orange, aoĂ»t 2015  

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CULTUREBOX
STRAVINSKY : OEDIPUS REX (Aix 2017, Sellars, Salonen)
EN REPLAY, jusqu’au 28 mai 2020
Durée : 2h15mn

oedipus-rex-stravinksy-salonen-aix-sellars-critique-opera-oratorio-classiquenews-jocaste-replay-opera-confinement-cultureboxComment arrêtez la peste à Thèbes ? Le peuple implore leur roi Oedipe pour les sauver … en notes pointées, staccatos et rythmiques tranchantes, en 1927, Stravinsky s’empare avec la fulgurance qui le caractérise, l’histoire tragique d’Oedipe, auquel est révélé la vérité la plus barbare. Chœur de jeunes en tee shirts contemporains, solistes engagés, récitante en français (Antigone, la première féministe de l’histoire, fille d’Oedipe qui guidera son père devenu aveugle)… la lecture touche à son but. Saisir le spectateur, le conduire aux portes insupportables de l’inacceptable et de l’inqualifiable. Personne n’échappe à la cruauté du destin. L’épouse de Oedipe, Jocaste de Violetta Urmana exprime la passion douloureuse d’une femme elle aussi saisie, brûlée par la mauvaise fortune (33mn32). En pythie surgit d’un monde sans espoir, elle se fait la voix de la vérité, dernière Cassandre de temps intranquilles ; accablée par le spectacle d’une ville entière dévastée (« N’avez vous pas honte, rois, de clamer vos reproches personnels dans une ville malade ? … / Il ne faut pas croire aux oracles / Ils mentent toujours / oracula, oracula mendica sunt … / Laius est mort à un carrefour »). Ainsi Oedipe comprend qu’il a tué son propre père…
En fosse, le compositeur et chef Esa Pekka Salonen, en orfèvre des sons précis, caractérisés… à l’écoute des frémissements ténus, des langueurs inquiètes… sculpte la partition orchestrale avec une acuité détaillée, une ivresse des accents, continument affûtée (percutant Philharmonia Orchestra : cf.clarinettes, bassons, flûtes…). Captivant.

VISIONNER Oedipus Rex à AIX été 2017
https://www.france.tv/france-2/festival-international-d-art-lyrique-d-aix-en-provence/968377-oedipus-rex-symphonie-de-psaumes-a-aix-en-provence.html

distribution
Igor Stravinsky : Ĺ’dipus Rex
Opéra-oratorio d’après Sophocle (1930)
Livret de Jean Cocteau, traduit en latin par le cardinal Jean DaniĂ©lou – couplĂ© avec la Symphonie de Psaumes (1930)

Direction musicale : Esa-Pekka Salonen
Mise en scène : Peter Sellars
Orchestre : Philharmonia Orchestra
Chœurs : Orphei Drängar, Gustaf Sjökvist Chamber Choir, Sofia Vokalensemble

Ĺ’dipe Roi : Joseph Kaiser
Jocaste : Violeta Urmana
Créon / Tirésias / le Messager : Sir Willard White
Le Berger : Joshua Stewart
Antigone (récitante) : Pauline Cheviller
Ismene (danseuse) : Laurel Jenkins

 

 

 

 

 

 

 

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 ANVERS, OPERA ANTWERP
OPERA BALLET VLAANDEREN
https://operaballet.be/en/the-house/blog/enjoy-our-operas-and-ballets-from-your-living-room

LA JUIVE d’Halévy
(Peter Konwitschny)
HALEVY Fromental_Halevy_by_Etienne_Carjat-cropHalévy offre un premier modèle de grand opéra français (sujet historique, à l’époque des tensions religieuses au XVè) à l’époque des Lucia di Lammermoor et des Puritains (1835). L’opéra commence avec le Te Deum pour le Concile de Constance (hiver 1414), présidé par le Cardinal Brogni, avec orgue obligé ; le choeur (un peu crié et dur par le collectif aux gants bleus) entonne aussitôt « Aux armes / Hosanna ! », glorification catholique pompeuse dans l’esprit de la grande machine parisienne, à laquelle Eleazar le juif et l’hérétique s’oppose non sans défiance et « insolence » et immédiatement, car il a « osé » travaillé un jour de fête (Noël)… Brogni pardonne, clément ; Eleazar, toujours plein de ressentiment et de défiance. Le décor cite Notre-Dame à travers l’une de ses sublimes rosaces en fond de scène… miroir des interactions et enjeux religieux qui portent cette œuvre ambitieuse (d’où les immenses grilles qui citent l’emprisonnement des deux juifs ici persécutés). La Juive c’est la fille d’Eleazar Rachel (en gants jaunes, ainsi étiquettée) laquelle aime « Samuel » en fait Leopold, pourtant promis à la princesse Eudoxie : « il va venir …». La jeune fille est arrêtée avec son père qui se venge en laissant condamnée : Eleazar révèle alors au Cardinal Brogni qu’elle était sa propre fille, perdue depuis Rome. Brogni ne cessait alors de rechercher sa fille… Saisissant par son coup de théâtre final (livret de Scribe), l’ouvrage sera ensuite éclipsé par Les Huguenots de Meyerbeer, créé l’année suivante en 1836, nouveau jalon majeur du genre lyrique romantique français. Cette production pourtant très claire grâce au sens de l’épure de Konwitschny, souffre d’une distribution faible, aux voix tendues et criées (bien qu’engagées comme c’est le cas des juifs : Rachel et son père, Eleazar). N’est pas Caruso ni Neil Shicoff qui veut : Eleazar et son dernier air, terrifiant et tragique, quand le père donne sa fille : « Rachel quand du Seigneur… » offre un personnage dramatiquement immense pour les ténors. Il est vrai que l’opéra de Halévy réunissait à sa création les plus grandes voix de son époque, chacune dans les quatre tessitures mises en avant : ténor (Eleazar), soprano (Rachel), baryton (Brogni), mezzo (Eudoxie)… Ce n’est pas la direction souvent épaisse et grossière du chef qui arrange la donne. Même le chœur baisse la note par son articulation approximative.

VISIONNEZ La Juive de Fromental Halévy : https://operaballet.be/en/the-house/blog/enjoy-our-operas-and-ballets-from-your-living-room
Durée : 2h52mn

 

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PARSIFAL
(Tatjana GĂĽrbaca – Cornelius Meister)

https://operaballet.be/en/the-house/blog/enjoy-our-operas-and-ballets-from-your-living-roomD’emblée, la direction de Cornelius Meister, terne et sans nuances, manque singulièrement de transparence et de langueur mystérieuse, un manque dommageable pour l’expression de la sublime métamorphose que l’opéra raconte dans le cœur du pur Parsifal… l’agent du Salut dans un monde voué à la culpabilité, à l’impuissance, celle du roi Amfortas, maudit. La mise en scène explicite le sujet de sa condamnation : il a couché avec la pêcheresse Kundry, alors créature de l’infâme Klingsor. Ainsi dès le début, s’expose la déchirure et la perte de l’équilibre du monde, par l’immense coupure qui divise le fond du décor courbe. Sans référence à la poésie médiévale ni à la geste chevaleresque, Gürbaca aborde le dernier opéra de Wagner comme une action de théâtre, atemporel, ne s’attachant qu’aux profils des protagonistes, conçus comme les acteurs d’une pièce en répétition. La relation Parsifal / Kundry est bien incarnée, mais les deux chanteurs laissent poindre les limites de leurs voix (trop droites, courtes, sans véritables phrasés, aux aigus forcés: Erin Caves, Parsifal et Tanja Ariane Baumgartner en Kundry, pas assez fouillée et caricaturalement suicidaire). Voix à la peine. Direction poussive sans l’âme de la rédemption annoncée. Mise en scène d’une épure grise et lisse, proche du dernier ascétisme… Décevant.

VISIONNEZ PARSIFAL (Meister / GĂĽrbaca) : https://operaballet.be/en/the-house/blog/enjoy-our-operas-and-ballets-from-your-living-room

 

 

 

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BRUXELLES, La Monnaie
http://www.classiquenews.com/opera-le-diffplay-classiquenews-selectionne-ici-diffusions-et-replays/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LONDON, ROH – Royal opera House
Mozart : Cosi fan tutte (Breslik, Degout, …Pappano / Jonathan Miller, mise en scène) – jusqu’au 10 mai 2020.
sur la plateforme operavision:
https://operavision.eu/en/library/performances/operas/cosi-fan-tutte-royal-opera-house#

 

 

 

 

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PARIS, OPÉRA NATIONAL DE PARIS

Productions mises en ligne avec durée limitée : notre sélection des opéras (et des ballets) diffusés pendant le confinement ci après :
MARS, AVRIL : http://www.classiquenews.com/confinement-mars-et-avril-2020-lopera-chez-soi/

MAI : https://www.classiquenews.com/internet-lopera-et-le-ballet-chez-soi-offre-de-lopera-de-paris-mai-2020/

 

cogitore indes galantes devos vidal opera critique classiquenewsRAMEAU : Les Indes Galantes (Alarcon / ClĂ©ment Cogitore, 2019)   –   Avec la chorĂ©graphe Bintou DembĂ©lĂ©, ClĂ©ment Cogitore s’empare de la machine Ă  enchanter dans son intĂ©gralitĂ© (version la plus complète des Indes Galantes) pour la rĂ©inscrire dans un espace urbain et politique dont il interroge les frontières : posture pas toujours Ă©vidente tant souvent RAMEAU dĂ©ploie un pastoralisme (musette) qui colore sa partition d’échappĂ©es plutĂ´t rustiques et naturalistes (ramages des oiseaux… qui est sa « marque »). A trop vouloir actualiser et moderniser la partition baroque, on la dĂ©nature et la vide de sa cohĂ©rence originelle. La proposition prĂ©sentĂ©e ici n’échappe pas Ă  cette trahison qui plaque une grille de lecture de façon artificielle, ne produit aucune unitĂ© globale malgrĂ© son essence chorĂ©graphique qui au dĂ©part, Ă©tait lĂ©gitime.

Au dĂ©but Sabine Deviehle (HĂ©bĂ©), coloratoure baroque, au format petit et souvent tendu (et pas toujours très intelligible), grande dame style mĂ©cène de banque, coiffure casque, interpelle et Ă©veille les danseurs : de fait, dans l’opĂ©ra ballet de Rameau, tout est danse, autant de rythmes vivifiĂ©s, sublimĂ©s par la musique sublime du compositeur versaillais. Les danseurs sont ensuite habillĂ©s devant les spectateurs comme si l’on Ă©tait dans les coulisses d’un dĂ©filĂ© de mode, armĂ©e de costumiers Ă  l’envi… enfin chacun s’affaire Ă  sa pose pour prendre le clichĂ©. MalgrĂ© la qualitĂ© de l’orchestre, flexible, colorĂ©, cette vision chorĂ©graphique manque de cohĂ©rence et d’unitĂ© et pâtit d’une diversitĂ© de tableaux trop variĂ©s. La gestuelle suit, trop fragmentĂ©e. Le Prologue manque vocalement de tension mais quand paraĂ®t la seconde soprano (« Ranimez vos flambeaux »…), sous son voile très haute couture  Jodie Devos (qui chante ensuite ZaĂŻre), soudain le chant, intelligible, articulĂ©, clair, cristallin et puissant supplante tout ; elle dĂ©coche ses flèches ardentes et ferventes, subtilement incarnĂ©es grâce Ă  un timbre d’une rare Ă©lĂ©gance et toujours sobre dans le style : enfin Rameau (et le souverain Amour) surgissent. MĂŞme engagement et articulation prĂ©cise de Mathias Vidal (Valère, Taemas) ; de toutes les personnalitĂ©s vocales rĂ©unies, Devos et Vidal se tirent le mieux de cet amoncellement pseudo poĂ©tique et vaguement conceptuel. Dommage – opĂ©ra ballet filmĂ© en 2019

 

Visionner le replay Les Indes Galantes : Alarcon / Cogitore, 2019 : https://www.operadeparis.fr/magazine/les-indes-galantes-replay

 

 

Ballet Ă  partir de lundi 13 avril 2020 :

OPERA-DE-PARIS-logo-noir-2014-Logo_OnP_Noir_et_BlancSOIRÉE « HOMMAGE À JEROME ROBBINS »
Fancy Free, A Suite of Dances, Afternoon of a Faun, Glass Pieces
Du 13 avril dès 19h30 au 19 avril 2020
CHORÉGRAPHIES : Jérôme Robbins
MUSIQUES: Leonard Bernstein, Johann Sebastian Bach, Claude Debussy, Philippe Glass
DIRECTION MUSICALE : Valery Ovsyanikov

FAUNE-DEBUSSY-ROBBINS-Marchand-etoile-danse-critique-hommage-a-robbins-classiquenewsavec, dans les rĂ´les solistes, Eleonora Abbagnato, Amandine Albisson, Alice Renavand, Sae Eun Park, StĂ©phane Bullion, Hugo Marchand, Karl Paquette, François Alu, Paul Marque. / Glass Pieces – J. Robbins © SĂ©bastien MathĂ© / OnP   -   CE QUE NOUS EN PENSONS…  Le ballet de Debussy (PrĂ©lude Ă  l’Après midi d’un Faune) est conçu comme un hymne Ă  l’art du danseur, Ă  sa voluptĂ© suspendue qui dans le cadre d’une salle de rĂ©pĂ©tition avec barres d’appui et miroirs, laisse s’exprimer la grâce poĂ©tique des deux corps Ă©lastiques dans un style d’une Ă©lĂ©gance toute… parisienne (Ă©coute intĂ©rieure, Ă©conomie des gestes, vocabulaire et figures classiques…). Beau contraste avec Glass Pieces (1981, 1983) destinĂ© au corps de ballet en nombre, fresques collectives d’une joie brute, scintillante qui mĂŞle 6 danseurs classiques (3 couples) au corps de ballet plus chamarrĂ© et urbain. LIRE notre prĂ©sentation et notre avis sur cette production

 

 

CONSULTEZ ici nos plannings des opéras et ballets
diffusĂ©s par l’OpĂ©ra National de PARIS pendant le confinement

MAI 2020

 JUIN et JUILLET 2020

 

 

 

 


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METROPOLITAN OPERA, New York

En direct du METRetrouvez ici les opĂ©ras accessibles et les Ă©vĂ©nements proposĂ©s depuis le site du Metropolitan Opera de New York. La maison new yorkais, fer de lance de la crĂ©ation et de la diffusion lyrique sur le territoire amĂ©ricain, offre tous les 3 jours en moyenne une nouvelle production lyrique. De quoi nous rĂ©galer. Il faut consulter rĂ©gulièrement la page du player vidĂ©o qui diffuse l’opĂ©ra sĂ©lectionnĂ©…

CONSULTEZ aussi notre page spéciale les opéras diffusés par le MET du New York pendant le confinement

 

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GALA LYRIQUE VIRTUEL exceptionnel du METROPOLITAN OPERA NEW YORK : 40 vedettes internationales donnent de la voix depuis leur rĂ©sidence de confinement, samedi 25 avril 2020 Ă  19h (heure de Paris) / 13h heure locale : LIRE ici notre prĂ©sentation et les explications sur la prĂ©paration de l’Ă©vĂ©nement digitale  : http://www.classiquenews.com/direct-sur-le-net-gala-du-met-sam-25-avril-2020/

 

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MONTE-CARLO, OPERA DE MONTE CARLO 

opera de monte carlo falstaff jean louis grinda serie opera classiquenews critique operaL’Opéra de Monte Carlo diffuse en 6 épisodes, l’histoire de FalstaffCLIC D'OR macaron 200 d’après l’opéra de Verdi, présenté in loco dans la mise en scène du directeur des lieux, Jean-Louis Grinda. Une approche ludique qui tente de démocratiser la lecture du drame comique du dernier Verdi inspiré par Shakespeare en adoptant les codes d’une web série… Alors ici qui manipule qui ? Les Joyeuses Commères désireuses de se venger de la phallocratie générale, ou bien Sir John Falstaff, qui joue le benêt et l’impuissant afin de mieux épingler le genre humain et son orgueil ridicule ? A vous de choisir …

https://www.youtube.com/watch?v=LWjCJfD-_MQ&list=PLFwB8jF-OrBbpHa6KeU4GYj8tcivT4403&index=6

Distribution : Falstaff à l’Opéra de Monte Carlo
Direction musicale : Maurizio Benini
Mise en scène: Jean-Louis Grinda
DĂ©cors Rudy Sabounghi

Sir John Falstaff : Nicola Alaimo
Ford, mari d’Alice : Jean-François Lapointe
Fenton : Enea Scala
Le Docteur Caius : Carl Ghazarossian
Bardolphe : Rodolphe Briand
Pistolet : Patrick Bolleire
Mrs Alice Ford : Rachele Stanisci
Nannette : Vannina Santoni
Mrs Quickly : Anna Maria Chiuri
Mrs Meg Page : Annunziata Vestri

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MILAN, Teatro alla Scala

La Scala met en avant son formidable catalogue lyrique, offrant un cycle de productions majeures avec des interprètes de premier plan. Retrouvez ici le planning spécifique des mises en lignes jour après jour pour avril 2020 :
http://www.classiquenews.com/opera-le-diffplay-classiquenews-selectionne-ici-diffusions-et-replays/

 

RAI
La RAI offre un catalogue inouï en vérité par sa richesse et les œuvres présentées en replay… tous les opéras sont majoritairement des productions de la Scala de Milan)
https://www.raiplay.it/ricerca.html?q=opera
Dont Cavalleria Rusticana, Tosca, Don Carlo, Fidelio, Il trovatore, Falstaff, Il Minotauro, Madama Butterfly, Attila, Turandot (Nina Steme, Carlo Bosi… mise en scène : – direction : Riccardo Chailly, Carmina Burana, Giovanna d’Arco, Ecuba, La Damnation de Faust…

A VOIR en urgence entre autres :

TURANDOT-lehnauff-chailly-scala-de-milano-milan-critique-classiquenews-opera-classiquenewsCLIC D'OR macaron 200Turandot (Chailly / Nikolaus Lehnauff) – production expressionniste saisissante par son imaginaire dĂ©lirant, son exotisme qui fusionne cabaret et couleurs fauves… l’orientalisme de Puccini, ses somptueux accents orchestraux, s’en trouve revigorĂ©, de surcroĂ®t convaincant grâce Ă  une distribution très cohĂ©rent… dans la version terminĂ©e par Luciano Berio (et son happy ending des deux amants rĂ©unis car Turandot s’est enfin humanisĂ©e, cĂ©lĂ©brant dĂ©sormais le seul AMOUR en dissonances cĂ©lestes suspendues dont Berio a trouvĂ© la clĂ©) : https://www.raiplay.it/video/2020/03/Turandot-0c6ec6ff-1b19-406e-8af3-3c3854a666d3.html

 

 

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MUNICH, Bayerishe Staatsoper

Tous les opéras mis en ligne sur le site très actif : STAATSOPER.TV

 

 

 

 

SMETANA : La Fiancée vendue
Production enregistrée en janvier 2019
DurĂ©e : 2h36mn – en replay gratuit jusqu’au 16 mai 2020

smetana-compositeur-portrait-classiquenews-347-bedrich-smetanaBombe exaltée voire furieusement éruptive dès son ouverture (fugato enfiévré pour les cordes), la partition de la Fiancée vendue revendique haut et fort sa pétulance folklorique, un goût irrépressible pour la vitalité et la santé des motifs populaires, au point de devenir l’emblème de la musique tchèque et de l’opéra en langue tchèque (créé en 1866). Une jeune paysanne sans le sou (Marenka) est vendu par son père contre son gré à un jeune parti bien doté qu’elle n’aime pas (Vasek). Survient Jenik (le frère ainé de Vasek)… La production exprime l’entrain d’un opéra comique qui célèbre surtout la force poétique des choeurs (des buveurs de bière), des danses (polka concluant l’acte I) à travers une intrigue qui inscrit le monde rural au devant le scène… Belel direction vive et précise de Tomás Hanus.

VISIONNER la fiancée vendue / Die verkaufte braut / the Bartered bride de Smetana, ici : https://operlive.de/verkaufte-braut/

 

 

 

 

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BORIS GODOUNOV (Nagano / Bieito, jusqu’au 2 mai 2020)
VISIONNER Boris Godounov Ă  Munich en 2013 :
https://operlive.de/boris-godunow/

Le catalan Calixto Bieito écarte en 2013 toute image de la Russie traditionnelle (et baroque) etgodounov-nagano-bieito-munich-2013-critique-classiquenews-review-classiquenews-opera transpose l’action de Boris, le tsar du XVIIè parvenu sur le trône impérial non sans faire couler le sang, dans un cadre gris, minéral, asphyxiant, militarisé ; une situation à la Poutine : soldats contre migrants, flicaille barbare et violente, en une claire référence au dérèglement sociétal et civilisationnel actuel. L’opéra est bien le miroir de l’état du monde. Choeur imploratif ou véhément (impeccable), orchestre souple et expressif (parfois épais sous la direction de Kent Nagano) au diapason de la partition pseudo historique de Moussorgski : Bieito n’hésite pas à fustiger le cynisme des gouvernants européens (Poutine, Sarkozy, Berlusconi…). Mordante critique d’un triste monde. Où l’on soumet les peuples ; où l’on se joue de leur vaine espérance. Il est vrai que la question à l’échelle de l’histoire se pose : que restera-t-il des années 2000 et 2010 avec le recul ? Une débâcle général, doublé des effets de l’apocalypse climatique et écologique… dont le metteur en scène ne parle pas ici. Restant uniquement sur un propos politique. Le premier tableau fonctionne toujours aussi bien : masse informelle inféodée et humiliée, impuissante, démunie; à laquelle s’ébranle le superbe triomphe de l’empereur couronné qui est un nouveau despote. Comme les autres. Son monologue exprime davantage les angoisses d’un prétentieux fausse victime que d’un véritable visionnaire, proche de son peuple… Les voix sont honnêtes (et ne manquent pas de vaillance cf Grigori du ténor Sergey Skorokhodov) mais manquent pour la plupart de phrasés et de vraie attention au texte. Ce qui avec le manque d’intériorité de la direction, confine à l’exercice de pure démonstration. Evidement le 3è tableau de l’auberge où Grigori est démasqué, va mieux aux interprètes, excellents dans la caractérisation délurée. Au final, une lecture noire, cynique dans une ambiance postapocalyptique. Mais la lecture orchestrale reste trop terre à terre et ne rend pas compte des prodiges de la partition de Moussorgski.

Distribution :
Boris Godunow : Alexander Tsymbalyuk
Fjodor : Yulia Sokolik
Xenia : Anna Virovlansky
Xenias Amme : Heike Grötzinger
FĂĽrst Schuiskij : Gerhard Siegel
Andrej Schtschelkalow : Igor Golovatenko
Pimen : Anatoli Kotscherga
Grigorij Otrepjew : Sergey Skorokhodov
Warlaam : Vladimir Matorin
Missail : Ulrich ReĂź
Schenkwirtin : Margarita Nekrasova
Gottesnarr : Kevin Conners
Nikititsch : Goran Juric
Leibbojar : Joshua Stewart
Mitjucha : Tareq Nazmi
Hauptmann der Streifenwache : Christian Riege

Bayerisches Staatsorchester
Chor, Extrachor und Kinderchor der Bayerischen Staatsoper /
Chorus, Extrachorus und Children’s Chorus of the Bayerische Staatsoper
Kent Nagano (direction)   -   Calixte Bieito (mise en scène)

Récital de la soprano Adela Zaharia, jusqu’au 19 avril 2020
http://www.classiquenews.com/opera-le-diffplay-classiquenews-selectionne-ici-diffusions-et-replays/

 

 

 

 

 

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Bayerisches staatsoper, Munich
PROKOFIEV : L’ange de feu – jusqu’au 9 mai 2020
production de décembre 2015
Mise en scène : Barrie Kosky
direction musicale : Vladimir Jurowski
durée : 2h23mn

VISIONNER L’ange de feu de Prokofiev  / Der Feurige Engel / Kosky, juin 2015
https://operlive.de/der-feurige-engel/

ange-de-feu-prokofiev-munich-opera-diffusion-opera-chez-soi-classiquenews-juin-2015-koskyL’opéra de Prokofiev en 5 actes, créé à Paris en 1954, exprime la passion démoniaque dont seuls les hommes sont capables. Ici Renata rencontre Ruprecht qui tombe amoureux d’elle. Première possession / obsession. Renata convainc Ruprecht de l’aider à retrouver celui qu’elle pense être son ange gardien, Heinrich (seconde obsession dévorante). Ils retrouvent Heinrich qui repousse la jeune femme déboussolée.  Surviennent Mephisto et Faust qui cannibales, dévorent un malheureux valet trop maladroit (acte IV). Tandis qu’au V, Ruprecht assiste l’Inquisiteur pour réaliser un exorcisme sur une nonne possédée : Renata elle-même qui comprend alors que celui qu’elle prenait pour ange gardien, Heinrich, était le poison de sa vie, un esprit démoniaque, habile à la perdre totalement. Prokofiev adapte ainsi la nouvelle fantastique et noire de Brioussov. Il en découle un opéra composé entre 1919 et 1927, d’une écriture flamboyante et expressionniste où au côté du chant lyrique continu (sprachgesang) se déploie le chant tout autant articulé, ciselé d’un orchestre constamment palpitant. Inclassable et d’une volupté âpre, hallucinée, l’opéra de Prokofiev est rarement joué. La diffusion réalisée par l’opéra de Bavière à Munich est incontournable pour mesurer les qualités du Prokofiev lyrique. En 2015, Barrie Kosky s’empare du drame expressionniste pour en déduire un opéra kitsh, à la fois circus et grande parade déjantée, à force de tableaux collectifs, habilement chorégraphiés, où les fantasmes sexuels le disputent à l’esprit cabaret provocant voire écœurant (cf. la chorégraphie de la saucisse… !!).

 

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bayerische Staatsoper opera critique review classiquenewsVOIR aussi en accès illimitĂ©e sur le site de l’OpĂ©ra de Munich / Bayerische Staatsoper, l’air de Lucia di Lammermoor : “Regnava bel Silenzio” / avril 2020. Voix claire, soutien, justesse et sens des nuances sans omettre l’agilitĂ© et le legato, la jeune diva a tout pour sĂ©duire et convaincre voire Ă©mouvoir. Sa Lucia est dĂ©jĂ  très construite

 https://www.youtube.com/watch?v=9xFVLp1Bhd8

 

 

 

 

Retrouvez ici la plateforme de streaming STAATSOPER.TV
https://www.staatsoper.de/tv.html?no_cache=1
Entre autres, actuellement :
REPLAYS et DIRECTS : les perles du NetDie Frau ohne Schatten de Richard Strauss (Botha, Pieczonka, Polaski, Koch, Pankratova… Kirill Petrenko / Warlokowski, mise en scène ; nov 2013), – la baguetet dĂ©taillĂ©e et allusive de l’impeccable Kirill Petrenko rĂ©affirme le chant souverain de l’orchestre, l’un des plus scintillants jamais Ă©crits par Strauss – la distribution est elle aussi passionnante. Reste la mise en scène de Warlikowski : empĂŞtrĂ©e dans un fouillis de rĂ©fĂ©rences et de micro seynettes, empruntant au théâtre sec et Ă  la psychanalyse… Mais quel orchestre ! Magicien et splendide. Aucun doute, Die Frau Ohne Schatten / La femme sans ombre est bien une partition lyrique et orchestrale de premier plan, recueillant l’imaginaire sans limite de Strauss et les dĂ©flagrations de la première guerre /  jusqu’au 25 avril 2020 : https://operlive.de/frau-ohne-schatten/

 

 

 

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STAATSOPER STUTTGART

BORIS GODOUNOV – jusqu’au 15 mai 2020
Première version de 1869 – filmĂ© en fĂ©vrier 2020 (soit juste avant le confinement)boris-opera-stuttgart-paul-georg-dittrich-titus-engel-opera-critique-review-classiquenews
(Engel / Paul-Georg Dittrich)  -  Dans un dispositif assez confus, oĂą le théâtre n’est jamais Ă©cartĂ© ni les projections vidĂ©os souvent inutiles, Boris bĂ©nificie cependant ici du baryton basse Adam Palka, solide et puissant,  – Ă  dĂ©faut d’être rĂ©ellement fin, dans sa combinaison dorĂ©e plastifiĂ©e. Le chanteur incarne et la volontĂ© d’ambition politique et le dĂ©sarroi intime… prĂ©sents dès la cĂ©rĂ©monie du couronnement. S’il n’était des ajouts et Ă©pisodes dramatiques en allemand (qui apportent quoi au juste ? signĂ© Sergej Newski), l’action aurait conservĂ© un semblant de cohĂ©rence. Dans ce patchwork Ă©clectique, règne un sĂ©rieux dĂ©sordre scĂ©nique, bon an mal an fĂ©dĂ©rĂ© autour de la dĂ©nonciation du cynisme de tous les dirigeants (De Pierre Ier Ă  Poutine dont le masque est Ă©videmment prĂ©sent). Et l’unitĂ© du Boris initial de Moussorgski en souffre grandement. Car l’imaginaire de Dittrich rassemble des Ă©lĂ©ments Ă©pars comme un grand dĂ©ballage postapocalyptique. Pour autant le metteur en scène nous gratifie de tableaux prenants (comme le rassemblement de la Douma pour dĂ©noncer le faux Dmitri, usurpateur portĂ© par la horde hongroise et que finit par assassiner Boris). Une rĂ©ussite en demi teintes, colorĂ©e, parfois dĂ©lirante, mais qui souffre des incursions de musique contemporaine avec texte allemand. La folie de Boris, avec choeur en coulisses (excellent) est un superbe moment grâce au baryton basse d’Adam Palka, vraiment convaincant (et qui fini emmurĂ©, pĂ©trifiĂ© : belle trouvaille). La direction de Titus Engel est elle aussi expressive, jamais neutre et souvent dĂ©taillĂ©.

VISIONNEZ le BORIS de Moussorsgki et Sergej Newski à l’Opéra de Stuttgart :  https://www.staatsoper-stuttgart.de/en/schedule/opera-despite-corona/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PALERMO, Teatro Massimo
Parsifal de Wagner, Graham Vick / OM Wellber (janvier 2020) / en replay jusqu’au 9 juillet 2020 :http://www.classiquenews.com/parsifal-par-graham-vick-et-omer-meir-wellber-palerme-janvier-2020/

VOIR Parsifal par Graham Vick / OM Wellber Ă  Palerme : https://www.arte.tv/fr/videos/094805-000-A/richard-wagner-parsifal/

parsifal-vick-wellber-palerme-janvier-2020-critique-opera-classiquenewsNOTRE AVIS. PALERME, Teatro Massimo,CLIC D'OR macaron 200 janvier 2020. Comparée à sa première mise en scène pour Bastille, il y a des lustres, Grahamn Vick écarte toutes références au médiéval pictural (anges de Memling) et chevaliers en cuirasses… On retrouve les rideaux blancs sur toute la largeur de la scène, tirés pour exprimer le flux du temps et la précipitation de l’action… c’est tout. A l’époque des soldats américains en Irak, Titurel tente de faire régner un semblant d’harmonie au sein d’une confrérie  au bord de la division. Le très solide Gurnemanz (John Relyea) a bel allure surtout lorsque parait le fol et pur Parsifal qui vient de tuer le cygne blanc auquel il inflige une leçon d’amour : ne voit-il pas la souffrance de l’animal qu’il vient de percer de sa flèche irresponsable ?
Trouble, ambivalente, marquée par un passé qu’elle tente de fuir et qui l’éreinte, (« que l’on ne me réveille pas ») la Kundry de l’excellente Catherine Hunod est passionnante, tant la diseuse cisèle te verbe et chaque tirade qui l’habite  et la dévore : mère, soeur, séductrice puis bête rongée par le remord et le désir d’être sauvé… Julian Hubbard campe un Parsifal plein de candeur vive, de juvénile ardeur qui fuit lui aussi la tragédie de ses origines (Kundry ne lui apprend-elle pas que sa mort est morte ?)
kundry-catherine-hunold-parsifal-critique-vick-wellber-classiquenewsReste Amfortas : Vick en fait une incarnation prĂ©cise du Christ sanguinolent qui pleure le sang, impuissant Ă  rĂ©parer l’unitĂ© du clan – Tomas Tomasson incarne un roi dĂ©chu, maudit et damnĂ©, et son chant privilĂ©gie la puissance sur la finesse / comme sa contrepartie malĂ©fique, l’ignoble Klingsor (Thomas Gazheli), parfaitement abject, en slip et cigare, humiliant la pauvre Kundry, la forçant Ă  sĂ©duire Parsifal comme elle l’a fait avec Amfortas. Les passages en ombres chinoises s’accordent idĂ©alement au vortex musical pur (oĂą le temps se fait espace), dĂ©veloppant une rĂ©flexion sur la vanitĂ© des turpitudes humaines : la guerre, la lâchetĂ© crasse, l’impuissance, la violence et la barbarie sous toutes ses formes… La direction de OM Wellber, directeur musical du Teatro Massimo (depuis la dĂ©but de la saison 2020) sans ĂŞtre subtil reste efficace.  La production soulignait alors combien Parsifal mĂ©ritait d’être produit dans la ville (Palerme) oĂą Wagner l’a composĂ©, une sorte de retour aux sources. Illustration : Catherine Hunold saisissante en Kundry (RD)

 

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ENGLISH BAROQUE SOLOISTS

monteverdi-ritorono-d-ulisse-patria-opera-gardiner-critique-review-classiquenewsMONTEVERDI / Monteverdi Choir, English baroque Soloists / Gardiner (2017) : Le Retour d’Ulysse dans sa patrie, Gardiner 2017, Ă  voir dès le 24 avril 2020. The Monteverdi Choir, The English baroque soloists / John Eliot Gardiner proposent une sĂ©rie de captations vidĂ©os pendant le confinement en accès gratuit depuis leur chaine Youtube. Dans le cycle de la trilogie des opĂ©ras de Monteverdi, l’ensemble britannique met en ligne ce jour (friday / vend 24 avril 2020 – 7 pm heure de Londres / 18h heure de Paris), la production du Ritorno d’Ulisse in patria / le Retour d’Ulysse dans sa patrie de Claudio Monteverdi captĂ©e Ă  La Fenice de Venise en 2017 (version semi scĂ©nique). En ligne jusqu’au 9 juillet 2020. Le cycle complet des opĂ©ras de Monteverdi sera accessible ainsi quand le dernier ouvrage I’Incoronazione di Poppea sera mis en ligne le 1er mai 2020. VISIONNER le cycle des opĂ©ras de MONTEVERDI / Gardiner 2017

 

 

 

 

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TOURCOING, ATELIER LYRIQUE DE TOURCOING
L’Etoile de Chabrier (nouvelle production, février 2020)

L’ÉTOILE de Chabrier, 7, 9, 11 fév 2020. Nouvelle production. Dadaïste, loufoque,Éblouissante ETOILE de Chabrier à TOURCOING fantasque, en réalité de pure fantaisie, l’inspiration de Chabrier mêle et Mozart et Offenbach en un délicieux théâtre poétique (Verlaine a participé au livret). Cette nouvelle production de son opéra comique L’étoile (1877) présentée par l’Atelier Lyrique de Tourcoing, jamais en reste d’un défi nouveau, devrait le démontrer en février 2020 (3 représentations). 7 ans après la défaite national, les esprits s’éloignent du « teuton » Wagner (jugé suspect, au moins jusqu’au début des années 1890) et recherchent à régénérer le genre lyrique dans de nouveaux sujets, et de nouveaux formats. « La Ballade des gros dindons », « La Pastorale des cochons roses », sans omettre les couplets du duo de la Chartreuse verte, parodie déjantée du chant bellinien… sont autant de titres qui soulignent la facétie souveraine d’un Chabrier, original, iconoclaste, inclassable. Réformateur mais raffiné. Un indécrottable auvergnat soucieux de réformer les codes de l’Opéra à Paris.
CLIC D'OR macaron 200Dans une tyrannie orientale de pur fantasme, orchestrĂ©e par le Roi Ouf 1er, fou dĂ©lirant Ă©gocentrique, on Ă©vite toute contestation au pouvoir pour Ă©viter d’être condamnĂ© Ă  mourir empalĂ© ! Heureusement l’amour du jeune marchant Lazuli pour la belle Laoula vaincra tout obstacle… – VOIR aussi notre REPORTAGE L’Étoile de Chabrier par l’Atelier lyrique de Tourcoing @studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre Pham fĂ©vrier 2020

 

 

 

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 TOUS LES OPERAS et productions lyriques actuellement accessibles dans le monde sur le site OPERA ON VIDEO

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CONCERTS LIVE

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AUX NOTES CITOYENS : de nouveaux concerts en directL’offre du Festival 1001 NOTES : « Aux notes citoyens »
https://festival1001notes.com
https://festival1001notes.com/agenda/evenement/aux-notes-citoyens-nicolas-horvath
Prochain concert live : Nicolas Horvath, jeudi 16 avril 2020, jeudi 30 avril 2020
https://festival1001notes.com/agenda/evenement/aux-notes-citoyens-nicolas-horvath


 

 

lille-pianos-festival-2020-annonce-concerts-festival-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : 100% digital, les 12, 13 et 14 juin 2020 – Crise sanitaire oblige, le LILLE PIANO(S) FESTIVAL est en 2020, 100% DIGITAL. Le Festival propose tout un cycle de concerts gratuits en direct et en rediffusion sur la chaîne youtube et la page facebook de l’Orchestre National de Lille (ON LILLE). Au total sur 3 jours, 30 artistes invités dans plusieurs programmes entièrement numérique. Ce sont 19 concerts en direct ou en différé qui porteront la flamme d’un festival parmi les plus importants de la capitale lilloise. Les performances sont assurées depuis l’auditorium du Nouveau Siècle à Lille mais aussi Brooklyn, Philadelphie, Amsterdam et Bruxelles ! Les musiciens de l’Orchestre National de Lille participent évidement à l’événement. Alexandre Kantorow (lauréat du dernier Concours Tchaikovski de Moscou, 2019) ouvre le bal avec un concert dès le 12 juin depuis le Nouveau Siècle à Lille… En en clôture, le Concerto n°3 pour piano et orchestre de BEETHOVEN (250 ans oblige en 2020 !), avec l’excellent David Kadouch accompagné par l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre Bloch (version pour orchestre à cordes, car l’orchestre a tenu à respecter les mesures sanitaires) : Dim 14 juin 2020, 20h – 20h40.

La programmation complète et les programmes des concerts sur le site de l’Orchestre National de Lille / page dédiée au Festival LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020, un festival entièrement digital : https://www.onlille.com/saison_19-20/lille-pianos-festival/

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VIVRE EN DIRECT Le LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020
sur Youtube
https://www.youtube.com/watch?v=zTniJB0ZeCc&fbclid=IwAR0WJttJu82PhUC_J6Tu-PUgMeBfx3NUR6nCut-RSKqbclBMPLu0N8I6Hk0

cliquez ici pour suivre le LILLE PIANO(S) FESTIVAL : lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenews

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DANSE

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Retrouvez ici les ballets les plus intĂ©ressants mis en ligne, dont RomĂ©o et Juliette, La Pastorale par Malandain, Beethoven Project par Jiri Kylian, Crystal PITE (Boody and soul), Giselle…  http://www.classiquenews.com/vod-danse-pendant-le-confinement-les-perles-de-classiquenews/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SYMPHONIQUE

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Vertiges symphoniquesBeethoven, Symphonie n°7 de Beethoven par Les Siècles, François-Xavier Roth (janvier 2020) – en replay jusqu’au 14 mars 2021 / L’excellence actuelle sur instruments d’Ă©poque. Une relecture lumineuse, intelligemment architecturĂ©e, instrumentalement ciselĂ©e…
http://www.classiquenews.com/beethoven-2020-symphonie-n7-par-les-siecles-fx-roth/

 

 

 Symphonies de GUSTAV MAHLER
par l’ON LILLE et Alexandre Bloch

 

 

bloch-alexandre-maestro-mahler-gustav-symphonie-n6-concert-critique-classiquenews-lille-nouveau-siecle-concertLES SYMPHONIES de GUSTAV MAHLER par L’Orchestre National de Lille. Ce fut l’évĂ©nement symphonique de l’annĂ©e 2019 : les Symphonies de Gustav Mahler interprĂ©tĂ© en un cycle continu par les instrumentistes lillois et leur directeur musical Alexandre Bloch. Classiquenews a relayĂ© et critiquĂ© la plupart des sessions de cette quasi intĂ©grale Ă©vĂ©nement dans la vie et l’histoire de l’Orchestre fondĂ© par Jean-Claude Casadesus. En voici les jalons marquants, qui permettent de suivre au sein dy cycle mahlĂ©rien, les avancĂ©es d’un collectif dĂ©sormais soudĂ© autour du charisme Ă©nergique de son chef… LIRE notre prĂ©sentation du cycle Mahler par l’ON LILLE / Orchestre National de Lille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ă  suivre… Page rĂ©gulièrement actualisĂ©e selon la diversitĂ© de l’offre disponible.

 

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DVD, coffret. PYOTR ILYITCH TCHAIKOVSKY : The Ballets (Royal opera House, 3 DVD Opus Arte)

CLIC D'OR macaron 200DVD, coffret. PYOTR ILYITCH TCHAIKOVSKY : The Ballets (Royal opera House, 3 DVD Opus Arte). Coffret événement qui complète l’offre également en dvd récapitulatif édité ce Noël par BelAirclassiques et dédié à l’école russe du Bolshoï… Quoiqu’on en dise, Tchaikovski aura permi aux chorégraphes et danseurs internationaux de perfectionner leur art, qu’il s’agisse de l’acrobatie virtuose et un rien froide, ou de l’élégance racée sublimement incarnée… Voici 3 ballets qui restent … inaltérables.

ROYAL BALLET tchaikovsky the ballets 3 dvd set sleeping beauty ntucracker swan lake annonce critique dvd review classiquenews decembre cadeau de NOEL 2018Parlons d’abord du LAC DES CYGNES / Swan Lake version Osipova / Golding / Gruzin. Enregistré en mars 2015 au Royal Opera House, Covent Garden, et retransmise dans les cinémas du monde entier, le ballet féerique de Piotr Illiytch réunit deux têtes d’affiche du Royal Ballet, l’étoile russe Natalia Osipova (originaire du Bolshoi) et le canadien, Matthew Golding, nouveau duo pour ce lac attendu. La conception d’Anthony Dowell, qui date de 1987, s’inspire de l’originale de 1895 (Petipa / Ivanov), souhaite aussi réactualiser le propos en incluant des inserts venus de différents chorégraphes plus contemporains, emblématiques à Londres : en particulier Frederick Ashton. Sans omettre des citations de l’époque de Tchaikovski. Il en résulte un mélange parfois confus, qui affecte le très haut niveau du Corps de Ballet londonien, pourtant au meilleur de sa forme, autant dans la réalisation synchronisée des ensembles, que dans le soutien au solos virtuoses (superbe Rothbart de Gary Avis). Technicienne, Natalia Osipova n’est pas une actrice affûtée, ce qui altère son double emploi : Odette, le cygne blanc, et Odile, le cygne noir. Expressive en Odette, elle manque de relief et de profondeur, mais aussi de précision dans la noirceur d’Odile. Racé certes mais uniforme dans sa posture disciplinaire, Matthew Golding fait finalement un prince Siegfried plus hautain qu’humain, ce qui nuit à la finesse émotionnelle de ses duos avec Odile / Odette. Evidemment, l’ampleur de ses portés est magistrale. Là encore, une approche mécanique, virtuose… mais froide et distanciée qui ignore totalement l’empathie et la connexion avec sa partenaire. Dans la fosse, Boris Gruzin fait feu de tout bois, réalisant de la matière et soie tchaikovskienne, un scintillement orchestral continu. Trop technique et glaçante, la lecture ne détrône pas l’excellent duo Svetlana Zakharova / Roberto Bolle à Milan en 2004… Oui on nous dira nostalgie, nosltalgie, et « goood old times »… mais quand même.

LA BELLE AU BOIS DORMANT version Nuñez, Muntagirov. Tout autre est la conception, elle aussi éclectique mais mieux assemblée et conçue de Monica Mason et Christopher Newton : à partir de la chorégraphie de Marius Petipa, ils conservent les ajouts signés Ashton, Wheeldon, Dowell, tout en redessinant la volupté onirique du conte originel français (Perrault)
grâce aux costumes et décors signés par Olivier Messel. Il en résulte une lecture à la fois majestueuse et très fine sur le plan de la caractérisation psychologique des personnages. On préfère souvent grossir et épaissir le ballet de Tchaikovski en faisant ronfler les références à la solennité Grand Siècle, au risque d’écarter tout ce qui relève du drame : rien de tel ici. Car rayonne en un trio irrésistible trois danseurs-acteurs prodigieux littéralement : Marianela Nunez (Princesse Aurora, à la fois proche et énigmatique), Kristen McNally (sidérante Carabosse par laquelle surgit la catastrophe et l’emprise des ténèbres, mais avec quelle économie gestuelle : sa pantomime est du très grand art), enfin le Prince de Vladimir Muntagirov trouve le ton juste et la balance parfaite entre puissance athlétique et présence affûtée, sans omettre une excellente interaction avec ses partenaires, dans toutes les situations. Voilà qui nous change du « rien que technique et virtuosité solistique » du Lac des cygnes précédemment présenté. Le geste souple et habité de Koen Kessels rend service à une partition colorée et raffinée dont il sait retirer toute boursouflure. Magistral.

casse-noisette_royal-ballet_4CASSE NOISETTE, 2016 : les 90 ans de Peter Wright. Le Royal Ballet fête ainsi les 90 ans du metteur en scène et producteur Peter Wright, dans l’une de ses réalisations les plus emblématiques (et applaudies). Créée en 1984, la conception enchante en respectant l’empire du rêve qui montre comment le magicien Drosselmeyer emmène la jeune Clara jusqu’au monde enneigé de la Fée Dragée, et au royaume des bonbons. Les aventures qui s’en suivent saisissent par leurs péripéties contrastées voire martiales : le casse-noisette Hans-Peter se transforme en prince… Mais Wright offre à partir de la nouvelle onirique d’Hoffmann (Casse noisette et le roi des souris, 1816), une réflexion très fine de la magie de Noël, sachant et questionner le sens de la féerie et l’expérience morale qu’en tirent les jeunes protagonistes. Saluons l’excellent Gary AVIS, magicien démiurge, d’une présence convaincante, entre autorité et mystère. Il accompagne Clara dans son rite qui est aussi l’issue heureuse d’un envoûtement diabolique, car son neveu Hans-Peter a été transformé par le roi des souris, en casse-noisette, or seul l’amour d’une jeune fille pourra l’en libérer.
casse-noisette_royal-ballet_3Au premier acte, confrontée à un immense sapin (qui ne cesse de grandir à mesure que le songe devient réel), Clara rayonne par son angélisme jamais mièvre (très juste Francesca Hayward). Le Casse-noisette devient prince (seyant et habile Federico Bonelli)… Au pays de la Fée Dragée, les danses de caractères se succèdent avec variété et virtuosité. Jusqu’au suprême pas de deux de la Fée Dragée, auquel l’étoile Lauren Cuthbertson réserve son élégance mûre d’une sublime souplesse : face à la Clara attendrie et naïve de Hayward, Cuthbertson éblouit par sa grâce adulte. Le charme de la production, défendu par des solistes de premier plan, semble atemporel. Irrésistible.

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DVD, coffret. PYOTR ILYITCH TCHAIKOVSKY : The Ballets (Royal opera House, 3 DVD Opus Arte).

William Christie ressuscite le génie chorégraphique de Rameau

Christie William portrait 290Rameau, maĂ®tre Ă  danser par William Christie : Caen, 4-8 juin 2014. Sur les traces des Ă©blouissantes danseuses devenues lĂ©gendaires Ă  l’Ă©poque baroque, La Camargo ou Marie SallĂ©, que Rameau a su mettre en avant dans ses ballets Ă©clatants, William Christie et  Les Arts Florissants soulignent la verve enchanteresse du Dijonais sur la scène chorĂ©graphique dans un nouveau programme … “Rameau maĂ®tre Ă  danser”… c’est le titre prĂ©cis de ce nouveau spectacle façonnĂ© par les Arts Florissants. William Christie pour l’annĂ©e Rameau 2014 nous offre deux ballets Ă  redĂ©couvrir (tous deux reprĂ©sentĂ©s Ă  Fontenaibleau) dont un ballet peu connu crĂ©Ă© pour la naissance du Dauphin, futur Louis XVI, le 12 octobre 1754. Avant la vogue Retour d’Egypte Ă  venir, Rameau aborde l’exotisme de l’AntiquitĂ© Ă©gyptienne en cĂ©lĂ©brant la naissance d’un dieu, Osiris.  Dieu majeur du panthĂ©on nilotique qui incarne, thème central de la ferveur antique, la rĂ©surrection après la mort. C’est selon la vision de Rameau, toujours soucieux de reprĂ©senter les mĂ©canismes et phĂ©nomènes de la nature, une pastorale heureuse et rĂ©jouissante (commande royale oblige) oĂą Jupiter descend des cintres, interrompt la danse des bergers, pour annoncer l’évĂ©nement heureux : l’amour et les grâces s’associent aux mortels pour cĂ©lĂ©brer la naissance divine. Ni spectaculaire fracassant, ni apparitions fantastiques (quoique) mais la seule et miraculeuse activitĂ© de la danse ; ici règne sans partage essor chorĂ©graphique (gigue, gavotte, sarabande, tambourins et menuets charmants) mais aussi incursion dĂ©veloppĂ©e de la pantomime. En pleine Querelle des Bouffons, oĂą les clans s’affrontent, les uns pour les Italiens, les autres pour la grande machine lyrique française, Rameau inflĂ©chit son style : il s’italianise (les deux ouvertures sont Ă  l’italienne : vif-lent-vif).

La Naissance d’Osiris, ballet en un acte
Daphnis et Eglé, pastorale
nouvelle production
William Christie, direction
Sophie Daneman, mise en scène

Opéra Théâtre de Caen

Les 4, 5, 7 et 8 juin 2014

Caen, Manège de l’Académie

Les Arts Florissants choeur et orchestre / William Christie, direction musicale
Sophie Daneman, mise en scène / Françoise Denieau, chorégraphie / Nathalie Adam, Robert Le Nuz, assistants à la chorégraphie / Gilles Poirier, répétiteur / Alain Blanchot, costumes / Christophe Naillet, lumières et scénographie

Reinoud van Mechelen, Daphnis / Elodie Fonnard, Eglée / Magali Léger, Amour (D&E), Pamilie (Naissance) / Arnaud Richard, grand prêtre / Pierre Bessière, Jupiter / Sean Clayton, un berger (La Naissance)

Robert Le Nuz, Nathalie Adam, Andrea Miltnerova, Anne-Sophie Berring, Bruno Benne, Pierre-François Dolle, Artur Zakirov, Romain Arreghini, danseurs

Reprises les 14 juin puis 27 septembre 2014

Ce spectacle est Ă©galement prĂ©sentĂ© le samedi 14 juin au Manège du Haras National de Saint-LĂ´ et le samedi 27 septembre Ă  Mortagne au Perche dans le cadre de Septembre Musical de l’Orne.

 

 

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