jeudi, décembre 8, 2022

Giaocchino Rossini: Il Barbiere di Siviglia, 1816 Toulon, Clermont, Paris… Du 16 mars au 20 mai 2008

A ne pas rater

Gioachino Rossini
Il barbiere di Siviglia
, 1816

Toulon Opéra

Du 16 au 21 mars 2008

Clermont Ferrand

Le 7 avril 2008

Paris, Opéra Bastille

Du 18 avril au 29 mai 2008


Nancy, Opéra

Du 29 avril au 8 mai 2008

Reims, Grand Théâtre

Du 18 au 20 mai 2008

Limoges,

Le 20 mai 2008

De la mi mars jusqu’à fin mai 2008, l’opéra Buffa signé Rossini, perle de légèreté séditieuse est à l’affiche des scènes lyriques hexagonales. Pas moins de six villes accueillent le chef d’oeuvre rossinien, lui-même inspiré par la pièce prérévolutionnaire de Beaumarchais.

Maître-compositeur à 25 ans
A 18 ans (1810), Rossini est déjà un compositeur remarqué (avec La Cambiale di matrimonio présenté à Venise), applaudi à 21 ans grâce à Tancredi également créé à Venise. Vénéré, considéré comme le plus grand maître de la scène lyrique en 1816, à 25 ans, il répond honorablement à sa réputation comme l’attestent les deux ouvrages composés durant cette année: Il Barbiere di Siviglia d’après Beaumarchais (Le Barbier de Séville, 1775) et Otello. Le virtuose manie les registres tragiques et comiques avec la même dextérité, simultanément, comme le fera quelques années après lui, à la génération suivante, Gaetano Donizetti.
Avant la mise en musique par Rossini, Piasiello s’était déjà intéressé au sujet de la pièce de Beaumarchais, en 1775 dans une oeuvre qui suscita à son époque un vif succès. Pour éviter toute accusation de plagiat, Rossini demanda l’autorisation à Piasiello de composer sa propre version, changeant le titre différent afin d’éloigner davantage les deux oeuvres dans l’esprit du public et des connaisseurs: « Almaviva, ossia l’inutile precauzione ». Alors que ses précédents buffa, L’italienne à Alger ou Le Turc en Italie composent des pièces purement décoratives au délire poétique sans attaches psychologique ou politique, il en va différemment du Barbier qui doit à son origine française, des interactions concrètes dans un milieu psychologique et social très précisément brossé. Le portrait des caractères, entre Rosina, jeune femme rebelle à fort tempérament malgré son enfermement, Figaro ou Almaviva, est finement élaboré. Chacun y impose sa propre histoire et sa sensibilité qui en font des personnages plus dramatiques que vraiment comiques.

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