Juin 2015 : Kirill Petrenko est élu « nouveau chef d’orchestre » des
Berliner Philharmoniker ; il a pris ses fonctions en 2019. Le coffret présente quelques uns des enregistrements majeurs de cette séquence préalable, celle des débuts d’une complicité à construire , « entrée en matière » aux apports déjà significatifs. Les enregistrements remontent aux années 2012 à 2019 ; ils couvrent donc la période des premières rencontres et collaborations, avant et après la nomination du maestro sur le podium berlinois.
Ainsi les 4 compositeurs à l’affiche, les interprétations d’œuvres de Beethoven, Tchaïkovski, Franz Schmidt et Rudi Stephan révèlent non seulement les premières directions de la collaboration amorcée, dont un sens de l’engagement et de la complicité, manifeste.
Le coffret événement se présent tel un « instantané musical de la première collaboration entre le Berliner Philharmoniker et moi-même, et en même temps l’étincelle initiale de notre association », ainsi que le précise Kirill Petrenko dans la préface de l’édition.
3 volets du répertoire semblent s’affirmer dans les choix artistiques futurs. D’abord la musique russe, avec laquelle Kirill Petrenko a grandi (Symphonies n°5 et 6 de Tchaïkovsky). Leur lecture confirme une passion partagée qui interroge jusqu’à la puissance de ces œuvres, sans écarter leurs détails et leurs nuances.
Kirill Petrenko s’intéresse tout autant aux compositeurs injustement oubliés. Paraissent dans ce ce sens, deux compositeurs à la frontière entre le romantisme tardif et le modernisme : Rudi Stephan et Franz Schmidt. La Symphonie n°4 de ce dernier se révèle ici : musique pleine de sonorité et de douleur dont le chef exprime les vertiges intérieurs les plus enfouis. Et puis – comme pierre angulaire du partenariat – il y a le classicisme germano-autrichien et le romantisme.
Axe crucial (depuis Karajan), la place de Ludwig van Beethoven, présent dès les premières saisons du chef russe : en ouverture des saisons 2018/19 et 2019/20, les Symphonies n°7 puis n°9 ont été respectivement mises en avant. Les deux performances sont également documentées ici. La Neuvième de Beethoven a également marqué le début du mandat de Kirill Petrenko en tant que chef d’orchestre principal. La performance n’était pas seulement une déclaration programmatique, … elle révélait encore une fois la qualité interprétative de ce partenariat tant les affinités avec le bouillonnement beethovénien s’affirme avec naturel et ampleur (somptueuses respirations). Il est vrai que Petrenko a désormais argumenté la qualité de son Beethoven : énergie souterraine conçue comme un bouillonnement viscéral mais aussi impérieuse vitalité construite dans les nerfs et les muscles.
Les enregistrement figurent sur 4 SACD (qui peuvent être lus sur n’importe quel lecteur de CD ou SACD en qualité audio haute résolution et avec un son surround). Confort auditif optimal. CLIC de CLASSIQUENEWS hiver 2026
track listing
Berliner Philharmoniker
Kirill Petrenko, direction
Ludwig van Beethoven
Symphony No. 7 in A major op. 92
Symphony No. 9 in D minor, op. 125
with final Chorus “Ode to Joy” for four solo voices,
chorus and large orchestra
Peter Ilyich Tchaikovsky
Symphony No. 5 in E minor op. 64
Symphony No. 6 in B minor op. 74 “Pathétique”
Franz Schmidt
Symphony No. 4 in C major
Rudi Stephan
Music for Orchestra
Bonus
bonus
Kirill Petrenko in conversation (49 min)
PLUS D’INFOS : https://www.berliner-philharmoniker-recordings.com/petrenko-edition-1.html
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