À peu de choses près, les oratorios de Haendel, datent de son renoncement – presque complet – à l’opéra. En cherchant à prolonger la mode de l’opéra italien alors que Londres s’en détournait, Haendel à ruiné son théâtre de Covent Garden en se ruinant lui-même. Laissé pour mort artistiquement et physiquement mal en point (frappé d’une attaque cérébrale,...
Le documentaire est un portrait sur les deux périodes les plus importantes dans le vie du musicien baroque: l'Italie puis Londres (à partir de 1710). Témoignages de chanteurs, de chefs, commentaires précis et argumentés (en particulier à Londres sur les goûts du collectionneur de peinture dans sa demeure de Brook Street!)... l'essor de l'opéra itlaien à Londres puis de l'oratorio (Le Messie, 1741)... le parcours de Haendel est restitué dans le détail...
Omri Nitzan et Amir Nizar Zuabi voient Samson et Dalila comme un récit sur les interactions complexes entre l'oppresseur et l'opprimé. « Dans notre approche de cet opéra, nous souhaitions nous éloigner de l'interprétation quasiment biblique, pour resituer le récit dans le monde actuel
Les éditeurs ont raison de reconnaître la suprématie de Haendel, maître du bel canto baroque, génie de la scène, à l'opéra, auteur non moins fulgurant et dramatique dans l'oratorio. Il serait bon d'ailleurs de réviser certains jugements et rompre l'idée d'un compositeur d'abord occupé d'opéras puis d'oratorios.
Evénement pianistique, retour attendu. L'apparition la plus récente de Radu Lupu en Belgique date d'il y a quasiment deux ans. Le 23 avril 2007 à Bozar, le titan du piano était venu interpréter les immortels de son panthéon: Beethoven, Schubert, Brahms, Debussy...
Né en 1685, Haendel voit le jour à Halle en Saxe. Sa mine généreuse, son embonpoint aristocratique et les nombreux portraits qui le représentent épais et emperruqué ont fini d'affirmer l'aplomb d'un mondain fasciné par la virtuosité, l'opéra, les voix quand son contemporain (comme lui organiste et compositeur), Jean-Sébastien Bach composait dans une austérité toute luthérienne, cantates et passions. D'un côté, le courtisan splendide, foisonnant mais artificiel
La première partie de la Brockes Passion est marquée par les traîtres à Jésus (Pierre puis Juda), le témoignage impulsif et tendre de la Fille de Sion, véritable "soeur" en souffrance de Jésus, de plus en plus seul et douloureux. La deuxième partie, insiste davantage sur l'engagement et les vives réaction de la Fille de Sion...
Fidèle à leur esthétique vocale, les solistes de l'Ensemble Gilles Binchois sculptent l'opulence fluide et fusionnelle des voix, d'autant que dans la réverbération naturelle de l'ample nef de l'église du Monastère d'Uclès, le tissu sonore gagne en ampleur et en résonance. La démarche est d'autant plus significative qu'elle est comparative; l'écriture d'Infantas est mise en perspective avec celle d'un contemporain (forcément plus connu)...
Continûment devant les instrumentistes, faisant ligne parmi les solistes, Mark Padmore qui fut clarinettiste avant de suivre les cours de chant du King's College de Cambridge-, dont on sait l'éloquence articulée, de Haendel à Mozart, sait habiter le personnage de l'Evangéliste, en un chant halluciné, enflammé, souvent incandescent: le verbe, rien que le verbe. La projection du texte (de Christian Friedrich Henrici ou "Picander") ...
La fête à l’orgue lyonnais : l’association « Orgue en jeu » met en scène le 1er Concours International de cet instrument dans une Cité riche en patrimoine XIXe-XXe comme en interprètes, et l’inscrit dans une série de concerts associés où on pourra entendre – entre autres - des œuvres de Maurice Duruflé (Requiem) et de Thierry Escaich (La Barque Solaire, avec l’O.N.L.)