A contrario de son titre, "Pastorale", l'opéra de Gérard Pesson présenté en "création" n''a rien d'une partition tendre et douceâtre. Elle est même fidèle aux intentions connues et constatées de l'auteur, un spectacle froid, critique voire mordant et cynique sur la mécanique trompeuse de l'amour...
Voici une Carmen déjà très attendue en raison du chef dans la fosse: John Eliot Gardiner et surtout pour la cantatrice prête à relever les défis du rôle-titre: la soprano italienne, Anna Caterina Antonacci. Sa conception du personnage, plus sincère que calculatrice, en fera une amoureuse ardente et vraie, d'une flamme humaine mémorable. Car en plus de la puissance de la voix et d'une technique souveraine (on l'a vu dans Berlioz), la diva de 48 ans ...
Bizet (1838-1875) : un nom désormais emblématique de l'opéra français. Qui ne connaît Carmen, ou n'a jamais fredonné la fameuse habanera sensuelle, irrésistible du premier acte? Ses rythmes et ses mélodies mémorables, sa nature et ses scansions "africains" (dixit Nietzsche, trop heureux, enfin, de trouver dans la partition, un ouvrage digne de s'opposer à Wagner
Comédien, dramaturge, metteur en scène, -et même chanteur-, le directeur de l’Odéon (depuis mars 2007) et Olivier Py est un créateur scénique hors norme, véritable poète des planches. Il a certes le sens du drame et rien ne semble lui poser de problème. A la différence d'un Chéreau qui depuis sa Tétralogie wagnérienne, pour le Centenaire de Bayreuth
Jommelli contemporain de Gluck incarne les derniers feux de l'opera seria napolitain, dominant en Europe, dans les Cours princières les plus raffinées (sauf en France bien sûr, où l'on préfère les auteurs français... quoique...). De Niccolo Jommelli, Mozart (Lucio Silla) saura recueillir la manière virtuose pour les voix solistes, flamboyante à l'orchestre avec ses crescendos exaltés...
Olivier Py marque indiscutablement la scène lyrique par son sens poétique qui respecte les accents forts de la dramaturgie tout en concevant pour chaque production une unité féerique captivante. On connaissait déjà depuis 2005 son Magnifique Tristan und Isolde de Wagner, repris jusqu'au 17 juin à Dijon, après en mai, les scènes d'Angers Nantes Opéra. Au demeurant et avec le recul, la scène genevoise aura été pour le directeur de l'Odéon, une vitrine récente de sa maestrià scénique...
Voici la chronologie et les lieux des étapes importantes de la vie de Haydn à Vienne, à partir de 1790, quand il peut regagner Vienne, libéré en partie de sa charge de compositeur officiel à la Cour des Princes Esterhazy à Eisenstadt et Esterhaza...
D'inspiration néoromantique, le Te Deum de Penderecki est lié à un événement politique d'importance dans l'hsitoire polonaise et pontificale. Achevé en 1980 et dédié au pape Jean-Paul II à l'occasion de son élection (créé le 27 septembre 1980 à Assise en Italie), l'ouvrage est chanté en latin, et d'une durée de circa 35 minutes
Jephtha est le dernier de ses oratorios composés par Haendel. Car The Triumph of Time and Truth (1757), est en fait la réadaptation d'une partition conçue 10 ans plus tôt en 1747. De janvier à août 1751, Haendel élabore la matière de Jephtha: allégorie du renoncement final, véritabe manifeste musical et testament artistique qui montre combien le musicien est devenu sage, emprunt de philosophie et d'un détachement poétique sublime.