Avec Didon, la preuve d'un génie musicien est faite; avec cette cantate, Charpentier remporte en 1887, le Premier Prix de Rome: dans le cadre de son festival "Du second Empire à la IIIè République", le Palazzetto Bru Zane Centre de musique romantique française a présenté deux cantates du Prix de Rome, Velléda de Dukas (1888), surtout Didon de Gustave Charpentier.
Jeune troupe mozartienne à Saintes. Rarement montée, l'Oie du Caire est généralement couplée avec une autre oeuvre restée elle aussi inachevée : Lo sposo deluso. Si le thème du vieux veuf souhaitant se remarier avec une femme plus jeune que lui est récurrent dans l'histoire de l'opéra et du théâtre, - voyez l'Avare de Molière ou Don Pasquale de Donizetti-, la fraîcheur de l'Oie du Caire étonne, surprend, captive; Mozart, alors âgé de 27 ans ...
Tout commence bien, dans une approche très version chambriste pour le K459 sans épaisseur avec un relief ciselé des timbres; Pas de chef ici mais une colonie de solistes en communion tout au moins en complicité. Jeu déterminé très affirmé et pourtant tendre et éclairé par des accents d'enfance préservé, Hélène Grimaud possède la ductilité mozartienne, entre enchantement et conscience palpitante voire inquiète...
Après la récente résurrection de l'oratorio Le Paradis Perdu (1878), bientôt parution discographique après la série de concerts à l'été 2011, après un concert événement (Venise, Frari avril 2011) consacré à ses motets, voici un nouveau jalon soutenu par le Palazzetto Bru Zane Centre de musique romantique française, dévoilant cet éclectisme à la fois savant et accessible de Théodore Dubois
Créée à Londres en 1994, reprise ici en juin 2009, la production de La Traviata saisit toujours par son intimisme et sa sensibilité. Dès l'ouverture (finesse de Pappano), Violetta songe à sa jeunesse: plusieurs portraits en adolescente et jeune fille marque ce temps de l'introspection, c'est un mouvement nostalgique qui plonge avec justesse dans la psyché personnelle d'une féminité au crépuscule de sa fulgurante et courte carrière parisienne.
La réalisation, l'imaginaire qui déborde et porte le rêve chorégraphique de Vicky, le ballet-lui-même qui est le point d'orgue dramatique de l'action enrichissent ce chef d'oeuvre visuel qui malgré son sujet tragique, grâce à la beauté et l'intelligence de sa forme, reste un hymne atemporel donc légendaire à la danse. Magistral.
Cela vient de commencer (le 12 octobre) par la 1ère partie de l’intégrale des Trios de Beethoven (dont « l’Archiduc » ; le reste en 2013) avec le Trio Elégiaque : on se tourne vers la suite de la saison 2011-2012, donnée dans l’indispensable Salle Molière pour la sexagénaire Société Lyonnaise (Société de musique de chambre de Lyon)…
Et si on partait en musique pour Venise ? Le CNSMD a l’humeur voyageuse, pendant les jours d’avare lumière, novembre et décembre. Et du médiéval au XXIe, les classes et départements du quai de Saône explorent les cent façons instrumentales et vocales, symphoniques et solistes, d’honorer la beauté de la Fascinante. Dépaysement annoncé, de Landini à Britten ou Nono…
Alors qu'à Venise, le Palazzetto Bru Zane Centre de musique romantique française s'engage avec mérite et regard visionnaire pour la résurrection des compositeurs lauréats du Prix de Rome, une autre institution fait entendre sa voix, celle du festival international Albert Roussel dont 2011 marque déjà la 15è édition.