Ce live de 2009 fait apparaître d'évidentes fêlures. Les Danses commencent plutôt très mal. Pourquoi un tel tempo lent au commencement de "Midi", parfois d'une pesanteur de plomb malgré une assise architecturée parfaite: pour quelles raisons Gergiev charge-t-il ses troupes d'une lourdeur aussi paralysante, d'autant que chaque tutti (cuivres outrageusement sardoniques), rugit ici jusqu'au risque de ... claquage! Il n'est pas certains que Rachmaninov en ait demandé autant...
Mahler réussi diversement à Tugan Sokhiev à Toulouse, si la première symphonie avait semblé prometteuse, la quatrième avait été éblouissante de bout en bout. La deuxième lui réussi plus diversement cette année.
D'emblée, c'est la direction de Mariss Jansons qui force l'admiration; en suivant les options de mise en scène, le chef inscrit immédiatement l'émergence du passé et des souvenirs, comme les éléments d'un courant empoisonné et amer. La force de la frustration et la terrifiante amertume se réalisent peu à peu; on regrette que dans cette production si visuelle et théâtrale...
Serait-ce l'un de ces défrichements récents les plus décisifs, de ceux qui au départ incertains se justifient découverte après découverte? Le Palazzetto Bru Zane, Centre de musique romantique française a engagé depuis ses premiers festivals tout un cycle dédié aux oeuvres de Théodore Dubois. L'homme officiel et célébré (Prix de Rome 1861, professeur puis directeur du Conservatoire, organiste à La Madeleine, surtout membre de l'Institut...) est aussi un compositeur d'une intégrité absolue,...