Mise en lumière du patrimoine des orgues toulousains et d’Occitane dont celui de ND du Taur (dont la restauration vient de s’achever), vitalité des organistes toulousains, diversité des concerts conçus comme des expériences ouvertes à tous… Yves Rechsteiner, directeur artistique, présente les orientations et spécificités majeures de cette 31ème édition 2026, plus créative et accessible que jamais (du 7 au 18 octobre 2026)…
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Photo portrait d’Yves Rechsteiner © Mathieu Sartre
CLASSIQUENEWS : Comment, sur quels critères avez vous conçu la programmation 2026 ? Quelle en est la ligne générale, le sens et la direction ? Que prolongez-vous ?
Yves Rechsteiner : La programmation 2026 met en lumière le patrimoine des orgues toulousains et d’Occitanie, avec un coup de projecteur sur l’orgue de l’église Notre-Dame du Taur : instrument classé monument historique, construit en 1878 par les ateliers toulousains des Puget, et restauré complètement cette année ! Trois concerts, en solo, avec chœur et avec orchestre, permettent d’y savourer chaque facette de l’instrument. Outre le patrimoine musical, le Festival permet aussi d’entendre de nombreux Ensembles et organistes basés à Toulouse : notre « patrimoine vivant ». La forme du Festival (durée, nombre de concerts, moments conviviaux) reste toujours aussi dynamique et éclectique en 2026. Les grands incontournables comme la Nuit de l’Orgue et le Spectacle jeune public sont au rendez-vous le dernier weekend du Festival !
CLASSIQUENEWS : Comment renforcer encore l’attractivité de l’orgue ? En particulier auprès des nouveaux et jeunes publics ? Quelles sont de ce point de vue, les offres et concerts emblématiques ?
Yves Rechsteiner : Au même titre que le concert Interstellar en 2025, le Festival renouvelle une soirée dédiée à la musique de film avec, cette année, la saga Harry Potter, adaptée pour l’orgue et jouée par l’organiste ukrainienne Ewa Belmas. Le Concert en Famille donné le samedi matin au Temple du Salin, à l’heure du marché, fera entendre cette année des transcriptions de Tchaïkovski et Bartok. Le Spectacle jeune public, Griff et les Fabuloptères, est une proposition de la Compagnie Griff, compagnie de théâtre d’Avignon, qui a créé ce spectacle en 2024 à Lausanne avec l’organiste Vincent Thévenaz.
Si le Patrimoine est notre thématique 2026, la part de création reste toujours très présente, comme pour le concert doublé de la première Nuit du Gesù réunissant le duo des Cocanha et l’organiste Giulio Tosti. Un nouveau programme orgue et mandoline sera également proposé dans trois villes en métropole toulousaine : Dans sous les voûtes avec Marie Burou et Aurélie Samani.
CLASSIQUENEWS : Notez-vous des évolutions dans le profil des nouveaux organistes ?
Yves Rechsteiner : Les jeunes organistes donnent une importance de plus en plus grande aux transcriptions. Cela ouvre le répertoire d’orgue à des musiques plus inattendues, incluant les musiques de films ou de jeux vidéo. Cela permet évidemment de sensibiliser de nouveaux publics au son de l’orgue.
Les jeunes générations de musiciens ont bien compris aussi le potentiel des réseaux sociaux dans la création d’une communauté de fans. Nous assistons donc à l’émergence d’une génération de musiciens et d’organistes qui bâtissent leur notoriété et la fidélisation d’un public sur leurs publications régulières sur les réseaux sociaux.
CLASSIQUENEWS : Comment le Festival rayonne-t-il dans la ville, sur quels sites ? Comment choisissez-vous les lieux et les programmes pour réussir l’équation patrimoine et musique ?
Yves Rechsteiner : En 2026, c’est 16 concerts dans 9 églises différentes de Toulouse. A cela s’ajoute les concerts en région et en métropole pour 5 autres dates et lieux différents : Saint-Bertrand-de-Comminges, Portet-sur-Garonne, Tournefeuille, Fronton et Saint-Lys. À Toulouse, certaines églises sont des incontournables : la basilique St-Sernin, la cathédrale St-Étienne, l’église Notre-Dame de la Daurade et l’église Notre-Dame de la Dalbade, le temple du Salin et bien sûr l’église du Gesù. L’édition 2026 donne une place centrale à l’église Notre-Dame du Taur, récemment restaurée et à son orgue Puget de 1878. Enfin, l’un des artistes du Festival a choisi le Sanctuaire St-Jérôme pour l’esthétique sonore de son orgue Puget de 1936, qui convenait particulièrement bien au répertoire choisi.
CLASSIQUENEWS : Que souhaitez-vous que le festivalier vive pendant ce Festival 2026 ?
Yves Rechsteiner : L’émerveillement de la découverte d’un nouveau lieu, d’un nouvel orgue, d’un nouvel artiste ou d’une nouvelle musique. Ou celui de vivre une nouvelle émotion dans des lieux familiers par cette combinaison magique entre l’expression d’un artiste, ce vecteur qu’est l’orgue et ce cadre privilégié que sont ces églises magnifiques, bâties par nos ancêtres.
Propos recueillis en juillet 2026
présentation édition 2026
LIRE aussi notre présentation du 31ème Festival TOULOUSE LES ORGUES 2026 :
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