Le festival MUSIQUE & MÉMOIRE 2026 s’annonce sous les meilleurs
auspices (cette année, 15 jours de festivités musicales du 17 juillet au 2 août 2026) ; fort de son public en pleine croissance (un nouveau record a été atteint en 2025), le Festival des Vosges du Sud poursuit sa carrière exemplaire, porté par une programmation aussi audacieuse qu’exigeante, conçue par son fondateur et directeur artistique, Fabrice Creux. Du merveilleux de l’opéra-ballet Pygmalion de Jean-Philippe Rameau aux célébrissimes et enivrantes Vêpres de la Vierge de Claudio Monteverdi, cette 33e édition célèbrera toute la force de la scène baroque européenne actuelle.
Plusieurs temps forts enrichissent à nouveau une programmation particulièrement prometteuse. La suite de l’exploration lyrique de l’ensemble Masques (Olivier Fortin, direction), avec notamment « Pygmalion » (1748), sommet dramatique et théâtral de Rameau en ouverture du festival (Luxeuil-Les-Bains, ven 17 juillet 2026, 21h). Cyril Auvity dans le rôle titre.
Le parcours en 5 actes des Traversées Baroques, qui pour sa 3è et dernière année de résidence, présente ainsi pas moins de 4 programmes en création : Le Combat des chefs (dim 26 juillet, 17h / Corravillers, église Saint-Jean Baptiste), une joute entre le cornet et le violon, imaginé avec l’ensemble Artifices ; la rencontre entre l’imaginaire d’Etienne Meyer et les madrigaux de Monteverdi ; sans omettre la super production réalisée en partenariat avec le festival de Beaune : les sublimes Vêpres à la Vierge du même génial Claudio Monteverdi (1610), point d’orgue et concert de clôture du Festival (dim 2 août, 21h / Luxeuil-les-Bains, basilique Saint-Pierre et Saint-Paul) ;
L’orgue continue d’être particulièrement fêté en 2026. Le cycle « orgues historiques » qui réalise à nouveau cette année, une passionnante mise en scène de l’orgue, grâce au trésor territorial : « la Ligne des Orgues Remarquables, – séduisant concept franco-suisse ; seront célébrés dans 3 programmes inédits : Lumière et splendeur de la Renaissance espagnole à Grandvillars avec Jean-Charles Ablitzer et l’ensemble Barbaroco (jeu 23 juillet, 20h) ; suave dialogue de 3 cornets avec l’orgue italien de l’église Ste Odile de Belfort ; puis apothéose avec toute la richesse de l’orgue historique de la Basilique St Pierre de Luxeuil-les-Bains dans une étonnante célébration de Jean-Philippe Rameau (samedi 1er août, 21h / Luxeuil-les-Bains, basilique Saint-Pierre et Saint-Paul)
Le 33ème Festival Musique & Mémoire sait aussi cultiver des formats plus intimes mais non moins captivants : c’est ainsi la première participation de l’Achéron de François Joubert-Caillet qui célèbre les racines folkloriques de la musique italienne renaissante, tout en évoquant l’art de l’improvisation (dim 19 juillet, 11h / Faucogney-et-la-Mer, chapelle Saint-Martin) ;
Pour sa part, le claveciniste Laurent Stewart éclaire l’intense palette expressive des Partitas de Bach, puis remontant le temps évoque, avec la complicité d’amies musiciennes, la figure du grand humaniste Constantijn Huygens, dont les lettres abondent en références musicales et évoquent de nombreux compositeurs de renom, tels que Johann Jakob Froberger, Henri Du Mont, Carolus Hacquart ou encore Jacques Champion de Chambonnières…(dim 19 juillet, 15h / Héricourt, église luthérienne) ; ne manquez pas non plus le sublime solo de viole de Christine Publeau, une rencontre entre hier et aujourd’hui (programme « clair et obscur » / dim 2 août, 11h Melisey, choeur roman)…. ; le Dialogue à 2 à la Cour de Dresde ou encore à 3 avec l’ensemble Les Timbres (mer 22 juillet, 17h / Faucogney-et-la-Mer, église Saint-Georges, programme « Carré d’as » : Portraits de François Couperin, Antoine Forqueray, Marin Marais et Jean-Philippe Rameau)…
« Une édition ciselée au cœur des Vosges du sud pour parcourir la géographie musicale de l’époque baroque », annonce Fabrice Creux. La promesse est irrésistible !
LA BILLETTERIE EN LIGNE :
https://musique-et-memoire.vostickets.fr/Billet/FR/catalogue-MUSIQUE_ET_MEMOIRE.wb?REFID=gEQNAAAAAAAVAA
TOUTES LES INFOS, le détail des programmes, les artistes invités du 33è Festival Musique & Mémoire sur le site du Festival Musique & mémoire 2026 – 17 juillet – 2 août 2026:
https://musetmemoire.com/
TEMPS FORTS en 3 actes / 3 week ends
ACTE I
Vendredi 17 juillet, 21h
Luxeuil-les-Bains, basilique Saint-Pierre et Saint-Paul
RAMEAU : Pygmalion, opéra-ballet
Ensemble Masques
Olivier Fortin, direction
7 voix et 16 instrumentistes
Pygmalion : Cyril Auvity
La Statue : Hannah Ely
L’Amour : Judith van Wanroij
Céphise : Marie-Frédérique Girod
Circassien : Jef Everaert
Direction et clavecin : Olivier Fortin
Samedi 18 juillet, 17h30
Servance, église Notre-Dame de l’Assomption
O Villanella
Influences de la musique populaire italienne renaissante
L’Achéron
Céline Scheen, soprano
François Joubert-Caillet, violes de gambe et direction
Julie Dessaint, violone
André Henrich, archiluth & guitare
Pernelle Marzorati, harpe
Manon Duchemann, percussions
Dimanche 19 juillet, 11h
Faucogney-et-la-Mer, chapelle Saint-Martin
Folias !
L’Achéron
François Joubert-Caillet, basse de viole
Pernelle Marzorati, harpe
Si la mélancolie et l’intériorité sont souvent l’apanage du répertoire de la viole de gambe, les musiciens qui la
jouaient autrefois étaient pourtant aussi réputés pour la profondeur de leur chant que pour leurs prouesses
d’improvisateurs chevronnés : de la Renaissance au Lumières, que ce soit en Italie, Espagne, France, Allemagne
ou Angleterre, l’improvisation était partout…
Dimanche 19 juillet 2026, 15h
Héricourt, église luthérienne
Bach, Partitas
Laurent Stewart, clavecin
Publiées d’abord séparément à Leipzig entre 1726 et 1730, les 6 Partitas de Bach paraissent à compte d’auteur en 1731 comme Opus 1. Blandine Verlet précise : « Elles font coïncider son propre style avec l’esprit de la danse. Il écrit d’ailleurs ces pièces « pour la récréation des amateurs » et non pour leur « instruction » comme souvent… C’est sa propre « récréation » autant que celle des amateurs, « récréation » parce qu’il se sert de tout ce qu’il avait exploré et il le jette dans ces six Partitas avec une compréhension du clavecin, moins discrète que dans les Suites françaises, et plus perceptible que dans les Suites anglaises, plus chaleureuse. On dirait qu’il les a écrites pour s’en régaler lui-même au clavier. »
ACTE II
Mercredi 22 juillet, 17h
Faucogney-et-la-Mer, église Saint-Georges
Carré d’As : Portraits de François Couperin, Antoine Forqueray, Marin Marais et Jean-Philippe Rameau
Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin
Une plongée au cœur de la musique française baroque à travers quatre figures majeures : François Couperin, Antoine Forqueray, Marin Marais et Jean-Philippe Rameau. À l’image d’un jeu de cartes d’exception, ce programme réunit quatre compositeurs majeurs dont la singularité et le génie ont marqué durablement l’histoire musicale. « Les Timbres est un ensemble techniquement virtuose, musicalement complice, poétiquement juste. Que demander de plus ? » Classiquenew
Jeudi 23 juillet, 20h
Grandvillars, église Saint-Martin
Première partie
Battalas y danzas
Jean-Charles Ablitzer, orgue
Orgue espagnol Christine Vetter et Joaquín Lois Cabello
Splendeur et spécificité de l’orgue ibérique, les vigoureuses trompettes en chamade donnent un relief particulier aux batailles, style d’écriture dont les anciens compositeurs espagnols se sont montrés particulièrement friands. Ces traditionnelles narrations musicales de confrontation guerrière apparaissent comme une spécialité des compositeurs de la péninsule, mais aussi des musiciens du Nouveau Monde. Dans une alternance de guerre et de paix, les danses glosées, elles aussi typiques d’Espagne, apportent lors d’une phase de repos joie ou nostalgie, le temps de fourbir les armes…
Seconde partie
Glosas de Oro
Lumière et splendeur de la Renaissance espagnole
Ensemble Barbaroco
Ariane Le Fournis, mezzo-soprano
Eliaz Hercelin, dessus de viole et direction
Claire Gravelines, ténor de viole
Hyérine Lassalle, basse de viole
Lukas Schneider, basse de viole
Armin Yaldaei Morales, orgue
Ilan Hercelin, percussions
Vendredi 24 juillet, 21h
Lure, église Saint-Martin
(ou Faucogney, église Saint-Georges)
Bach, entre ciel et terre
Cantates
Ein feste Burg ist unser Gott, BWV 80
Jesus schläft, was soll ich hoffen? BWV 81
Brich dem Hungrigen dein Brot, BWV 39
Ensemble Masques
Olivier Fortin, direction
4 voix et 15 instrumentistes
Les cantates de Bach dépassent leur cadre liturgique pour toucher à l’universel. La BWV 80 impressionne par sa puissance et sa vigueur contrapuntique, la BWV 81 met en musique le passage du doute à la sérénité à travers des contrastes musicaux saisissants, et la BWV 39 célèbre l’élan de compassion humaine dans une fresque chorale majestueuse. Ces œuvres donnent voix aux grandes émotions qui nous habitent encore aujourd’hui : force, peur, consolation et solidarité.
Samedi 25 juillet 2026, 15h
Plancher-Bas, église Saint-Pancras
A la cour de Dresde
Sue-Ying Koang, violon
Vincent Bernhardt, clavecin
Ce programme met à l’honneur Johann Georg Pisendel (1687-1755), premier violon de l’orchestre de la cour de
Frédéric Auguste II, futur roi de Pologne et prince-électeur de Saxe à Dresde.
Dimanche 26 juillet 2026, 11h
Lure, parc botanique de l’abbaye
Bach : Sonates BWV 1001, BWV 1003, BWV 1005 et partita BWV 1002
Sue-Ying Koang, violon
« Comme [Bach] juge d’après ses doigts, ses morceaux sont extrêmement difficiles à jouer ; car il exige que les chanteurs et les instrumentistes fassent avec leur gorge et leurs instruments exactement ce qu’il peut jouer au clavier. Or, cela est impossible. » Johann Adolf Scheibe, Der critische Musicus, vol. 6, 14 mai 1737
Dimanche 26 juillet, 17h
Corravillers, église Saint-Jean Baptiste
Le Combat des chef.fes
Amour, virtuosité, rivalité : cornet à bouquin versus violon, l’histoire enfin dévoilée !
Ensembles Artifices et les Traversées Baroques
Alice Julien Laferrière, violon baroque
Judith Pacquier, cornet à bouquin
Maguelonne Carnus, violoncelle, viole de gambe
Laurent Stewart, clavecin et orgue
Vincent Bouchot, écriture et récitant
Etienne Meyer, regard extérieur
Deux instruments de deux familles différentes, mais qui ont en commun une tessiture brillante, un pouvoir de charmer et une virtuosité qui semblent n’avoir pas de limites, se sont affrontés au XVIIème siècle, via des interprètes et des compositeurs géniaux : le cornet, instrument à vent, et le violon, instrument à cordes.
ACTE III
Mercredi 29 juillet 2026
Fougerolles Saint-Valbert, écomusée du Pays de la Cerise
Bach et percussions
1 vibraphone, 2 marimbas et lames contrebasse
Trio SR9
Trio de marimbas
Paul Changarnier, Nicolas Cousin et Alexandre Esperet
Après dix années de tournées et un premier disque dédié à la musique de Jean-Sébastien Bach, le Trio SR9, trio de marimbas,
poursuit l’exploration de ce vaste répertoire.
Jeudi 30 juillet, 21h
Belfort, église Sainte-Odile
A tre cornetti
Les Traversées Baroques
Dagmar Šašková, soprano
Judith Pacquier, Liselotte Emery, Marc Pauchaud, cornets à bouquin – Laurent Stewart, orgue
En 1636, Marin Mersenne écrit dans son Harmonie Universelle à propos du cornet à bouquin : « le son qu’il rend est semblable à l’éclat d’un rayon de Soleil, qui paroist dans l’ombre ou dans les ténèbres… ».
Vendredi 31 juillet, 21h
Ecromagny, église Saint-Martin
Regards Croisés
Les Traversées Baroques
Dagmar Šašková, soprano
Judith Pacquier, cornet à bouquin
Laurent Stewart, orgue
« Claudio Monteverdi est une référence de taille. Je n’entends absolument pas me mesurer ou me comparer à lui, cela n’aurait évidemment aucun sens. Je me sers plutôt de sa musique comme d’un point de départ à la nouvelle composition ».
Claudio Monteverdi, Etienne Meyer : rencontre entre un compositeur d’aujourd’hui et la musique du génial maître de chapelle de la basilique de Saint-Marc de Venise… Comment un compositeur actuel s’approprie-t-il et transpose-t-il l’héritage d’un langage inventé il y a 400 ans ? Comment va-t-il utiliser les timbres des instruments anciens, les textes, les éléments mélodiques, les jeux d’écho, les harmonies… ? Une carte blanche aux allures de challenge proposée ici à Etienne Meyer.
Samedi 1er août, 21h
Luxeuil-les-Bains, basilique Saint-Pierre et Saint-Paul
L’école de Rameau, de l’opéra à l’église
Comment Rameau jouait-il de l’orgue et dans quel style ?
Splendeur et poésie de l’orgue des Lumières.
Jean-Charles Ablitzer, orgue historique
Jean-Philippe Rameau a été organiste toute sa vie, tout comme Claude Bénigne Balbastre. Tous deux sont nés à Dijon de pères organistes qui se partageaient les différentes tribunes de la ville. Les deux frères Rameau, Claude et Jean-Philippe furent les maîtres successifs de Claude Balbastre, Jean-Philippe proposant même, dès 1750, de l’aider financièrement à s’installer à Paris, considérant son compatriote dijonnais comme l’un des plus fameux organistes de son temps.
Si Balbastre, âgé de 25 ans, nous a laissé 40 pièces destinées à l’orgue dans son manuscrit de 1749, Rameau n’a écrit que pour l’opéra ou le clavecin.
Alors comment Rameau jouait-il de l’orgue et dans quel style ?
La confrontation et la mise en miroir des pièces de Balbastre avec des extraits des opéras de Rameau, transcrits pour l’orgue, montrent l’influence indéniable que la musique de scène a pu exercer sur le jeune compositeur et la proximité stylistique de l’ensemble des œuvres, Balbastre allant même jusqu’à emprunter quelques thèmes musicaux à son aîné. Ses pièces d’orgue de 1749 laissent alors possiblement entrevoir un Rameau inconnu, organiste et improvisateur.
À l’audition du programme proposé, l’influence de l’opéra sur la composition pour orgue à l’époque des lumières apparaît avec évidence au fil des pièces qui s’entrecroisent, dans une succession d’arias, de rondeaux, de dialogues et de mouvements de danse. L’orgue historique de la basilique né à l’aube du XVIIe siècle et enrichi au cours des siècles suivants des sonorités baroques sera un traducteur privilégié de cette évocation lyrique.
A 11h, rencontre avec Jean-Charles Ablitzer
Dimanche 2 août 2026, 11h
Melisey, choeur roman
Clair-Obscur
Christine Plubeau, viole de gambe
Ce programme a été conçu comme un voyage initiatique et amoureux à travers le répertoire de la viole de gambe, du XVIIe siècle à la musique contemporaine de Philippe Hersant. Vous découvrirez des chemins inédits où l’ancien et le moderne se rencontrent et dialoguent grâce aux sonorités chaudes et profondes de cet instrument.
Dimanche 2 août 2026, 21h
Luxeuil-les-Bains, basilique Saint-Pierre et Saint-Paul
Vespro della Beata Vergine
Claudio Monteverdi (1567-1643)
Chœur et orchestre des Traversées Baroques
Etienne Meyer, direction
31 musiciens
Intimistes ou monumentales, mystiques ou extraverties, les Vêpres de Monteverdi constituent non seulement une œuvre sans pareille, fabuleusement inventive, mais encore une expérience musicale aussi rare qu’inoubliable. C’est en 1610 que sont publiées les Vêpres de la Vierge, partition d’une exubérance sonore, d’une modernité et d’une diversité, absolument extraordinaire. Avec cette pièce maîtresse dédiée au pape Paul V, démonstration péremptoire et magnifique des hauteurs de son art et de son inspiration, illustration militante et exemplaire du dogme du culte de la Vierge réaffirmé par le récent Concile de Trente, Monteverdi se place. Rome, Caput Mundi, ne serait-ce pas le champ d’action idéal pour le plus grand compositeur de son époque? Hélas, les grands de ce monde ne prêtent pas toujours oreille aux pouvoirs de la musique. Il espérait attirer l’attention du Pape Paul V à Rome : c’est à Venise, trois ans plus tard, que Monteverdi trouvera un point de chute à sa mesure en devenant maître de chapelle à San Marco, la chapelle du Doge.
TOUTES LES INFOS, le détail des programmes, les artistes invités du 33è Festival Musique & Mémoire sur le site du Festival Musique & mémoire 2026 :
https://musetmemoire.com/
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