vendredi 18 septembre 2026

Donizzetti: Don Pasquale, 1843. Ossonce, PasqualettoTours, Opéra. Les 26, 28 et 30 janvier 2011

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Gaetano Donizzetti


Don Pasquale
, 1843

Opéra de Tours

Les 26, 28 et 30 janvier 2011

Jean-Yves Ossonce, direction
Sandro Pasqualetto, mise en scène

Créé au théâtre Italien à Paris, Don Pasquale souligne l’engouement des parisiens pour le pur buffa italien qui depuis le XVIIIè et la Querelle des Bouffons (1762) ne s’est jamais vraiment démenti dans la capitale française. Le succès est immédiat porté entre autres par une distribution exemplaire dont fait partie La Grisi (Norina), mezzo sombre au tempérament époustouflant dans un rôle qui est après repris par les sopranos légers. C’est qu’à la farce sociale et aux ressorts de la comédie de moeurs classique digne du théâtre des boulevards, Donizetti et son librettiste Ruffini savent aussi émouvoir en approfondissant l’humanité du protagoniste: même ridicule, le vieux célibataire Pasquale (un barbon ventru, ridicule, grotesque) qui souhaite trouver femme, n’en est pas moins terriblement émouvant. C’est le Falstaff urbain et bourgeois: entier, comique, le héros de la comédie est aussi un être sensible, humain qui souffre…
En épousant Norina, de mêche avec le docteur Malatesta, Pasquale apprend à ses dépends combien le mariage est une affaire douteuse qui vire au cauchemar. Son neveu Ernesto, incarnation typique du ténor langoureux, pourra finalement épouser celle qu’il aime…

Même bouffon, le héros souffre

Mélodies savoureuses, situations efficaces et retournement dramatique parfaitement ficelé, Don Pasquale demeure l’une des oeuvres buffa italiennes les plus jouées aujourd’hui: c’est qu’au-delà de sa savoureuse unité, la partition offre au trio désormais emblématique de l’opéra: soprano, ténor et baryton-basse, 3 personnages irrésistibles et remarquablement troussés. En fait, il faut en compter 4, avec le rôle de Malatesta (baryton). Ainsi tous se liguent contre la basse bouffe (Pasquale): Norina, Ernesto et donc Malatesta…

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