CD. Les Quatre Saisons. Nicolas Bacri : Concertos – Leleux / Verdier (Klarthe, 2015)

bacri quatre saisons concertos valeriy sokolov adrien la marca orchestre victoir hugo jean-francois verdier klarthe cd reviex critique cd classiquenews kla017_couv_lowCD. Les Quatre Saisons. Nicolas Bacri : Concertos – Leleux / Verdier (Klarthe, 2015). Premier enregistrement mondial. Que donne en Ă©coute immĂ©diate ces Quatre Saisons françaises, soit les quatre Concertos de Nicolas Bacri ainsi agencĂ©s ? L’Hiver, climat tendu, inquiet fait briller la mordante vocalitĂ© du hautbois, Ă  laquelle rĂ©pond le tissu des cordes Ă  la fois souple et d’une fluiditĂ© dramatique permanente. Le Printemps affirme la volubilitĂ© du mĂȘme hautbois principal (François Leleux, dĂ©dicataire des Ɠuvres), en dialogue avec le violon, dans un mouvement indiquĂ© amoroso, pourtant d’une tendresse lacrymal ; les cordes sont climatiques et atmosphĂ©riques (ainsi le violon s’affirme plus enivrĂ© que le hautbois, Ă  l’aciditĂ© volontaire; plus explicite aussi et d’une revendication nerveuse ; pourtant une douleur se fait jour grĂące aux cordes et au violon… et peu Ă  peu comme par compassion, sensible Ă  sa mĂ©lopĂ©e sombre, le hautbois s’accorde finalement au violon qu’il semble accompagner et doubler d’une certaine façon avec plus de recueillement. Ainsi s’affirme inĂ©luctablement la conscience inquiĂšte du hautbois, compatissant. Ample et colorĂ©e, l’Ă©criture de Bacri dĂ©ploie une splendide houle aux cordes, contrastant avec le soliloque hallucinĂ© et tendu du hautbois, avec la gravitĂ© plus feutrĂ©e du violon : le final exprime de nouvelles stridences que le sujet printanier n’avait pas Ă  son dĂ©but laissĂ© supposer. C’est pourtant cette gravitĂ© sourde, inquiĂ©tante, un temps dĂ©voilĂ© par le violoncelle, que l’on retrouvera plus dĂ©veloppĂ© et Ă©panoui dans l’ultime Concerto, L’Automne : correspondance porteuse d’unitĂ© ? Certainement.
Par son caractÚre plus rentré et finalement intérieur, ce Concerto Printemps (opus 80 n°2, 2004-2005, amoroso), est le plus surprenant des quatre.
MĂȘme Luminoso, le Concerto L’Ă©tĂ© est tout aussi contrastĂ©, grave, et presque mĂ©lancolique… C’est le plus rĂ©cent ouvrage du cycle quadripartite (2011) : menĂ© lĂ  encore par un hautbois plus mĂ©ditatif que vainqueur (Printemps) et d’un souverain accord avec le violon : cette alliance, enrichie par la profondeur du violoncelle tisse ainsi la combinaison rĂ©ellement envoĂ»tante de la piĂšce de plus de 11 mn. Enfin, captivante conclusion, L’Automne Ă©tale sa sombre chair par le violoncelle introductif qui fait planer le chant d’une plainte lugubre… L’Ă©criture est ainsi davantage dans son thĂšme indiquĂ© “nostalgico”, d’une sombre tristesse Ă  peine canalisĂ©e, aux teintes rares, nuancĂ©es, d’un modelĂ© languissant, plaintif… conclu dans le silence, comme un irrĂ©mĂ©diable secret perdu, le dĂ©veloppement de cet ultime Concerto ne laisse pas de surprendre lui aussi. Passionnant parcours quadripartite.

Tenebroso, amoroso, luminoso, nostalgico
Les saisons selon Nicolas Bacri

Dans cet ordre et pas autrement : d’abord Hiver, puis Printemps, ÉtĂ© et Automne… : soit du rythme soutenu, incisif de l’Hiver, Ă  la plainte sombre presque livide du plus mystĂ©rieux Automne final… L’Orchestre Victor Hugo sous la conduite de Jean-François Verdier reconstruit ici 4 piĂšces pour orchestre, Ă©crits et composĂ©s Ă  diffĂ©rentes pĂ©riodes et dans diverses circonstances, dont pourtant le cycle final affirme une belle cohĂ©rence globale (ainsi Ă©laborĂ©e sur une quasi dĂ©cennie, de 2000 Ă  2009). Le dernier Ă©pisode est celui qui a Ă©tĂ© a contrario composĂ© le premier (Automne 2000-2002). Il est finalement le plus apaisĂ©, le plus intĂ©rieur, – le plus secret-, quand l’Hiver, le Printemps et l’ÉtĂ© (le plus rĂ©cent, 2011), sont nettement plus tendus, actifs, dramatiques. Les deux Concertos pour hautbois concertant Ă©taient dĂ©jĂ  destinĂ©s au soliste François Leleux (Concerto nostalgico soit l’Automne, et Concerto amoroso soit le Printemps). A travers chaque Ă©pisode, orchestre et solistes (François Leleu entourĂ© du violoniste Valeriy Sokolov, de l’altiste Adrien La Marca et du violoncelliste SĂ©bastien Van Kuijk) expriment la trĂšs riche versatilitĂ© poĂ©tique d’une Ă©criture frappante par son activitĂ© et son sens permanent des contrastes ; oĂč le travail sur le timbre et ses alliages suggestifs scintillent en permanence, d’autant plus dĂ©tectables grĂące Ă  l’effort de clartĂ© comme d’Ă©loquence de la part des interprĂštes.

CD : Les Quatre Saisons de Nicolas BacriLe retable Ă  quatre volets concertants dĂ©ploie un sens suprĂȘme des climats, surtout le sentiment d’un inĂ©luctable cycle, dĂ©butant dĂ©jĂ  tenebroso (l’Hiver), voilant presque d’un glas lancinant le clair timbre du hautbois bavard, puis s’achevant enfin par la plainte ineffable du violoncelle attristĂ© et comme endeuillĂ©, dans un ultime soupir (le dernier ?). L’omniprĂ©sence du hautbois, chantant et clair, affirme certes la couleur pastorale, mais ce pastoralisme se teinte de mille nuances plus sombres et inquiĂštes dont la richesse fait la haute valeur de l’Ă©criture. Ainsi les Saisons n’ont pas le dĂ©lire gĂ©nial du sublime Vivaldi, peintre des atmosphĂšres extĂ©rieures ; Nicolas Bacri rĂ©serve plutĂŽt de somptueuses teintes harmoniques dans les replis d’une pensĂ©e plus trouble et introspective qui de l’ombre surgit pour s’anĂ©antir et glisser dans … l’ombre. PensĂ©e plus abstraite mais non moins active. Tenebroso, amoroso, luminoso, nostalgico… sont les nouveaux Ă©pisodes d’une Ă©vocation de la vie terrestre ; on y dĂ©tecte comme des rĂ©miniscences jamais diluĂ©es, la tension sourde et capiteuse du Dutilleux le plus mĂ©ditatif sur la vie et le plus critique (comme Sibelius) sur la forme musicale ; Bacri ajoute en orfĂšvre des teintes et des couleurs, des combinaisons insoupçonnĂ©es pour le hautbois, d’une ivresse enchanteresse, que ses complices – autres solistes, savent doubler, sertir de correspondances sonores des plus allusives. L’orchestre sonne parfois dur, renforçant l’esprit de tension grave qui fait le terreau gĂ©nĂ©ral de ses somptueuses piĂšces.
Jamais dĂ©clamatoires ni opportunĂ©ment volubiles, les Concertos façonnent en fin de composition, un cycle d’une rare sĂ©duction mĂ©ditative et interrogative. Ces Quatre Saisons sont celle de l’Ăąme. Superbe cheminement, oscillant entre suractivitĂ© pulsionnelle, pudeur, interrogation, soit une narration suractive au service de pensĂ©es secrĂštes, Ă  dĂ©chiffrer au moment de l’Ă©coute.

CLIC_macaron_2014CD, compte rendu-critique. LES QUATRE SAISONS. Nicolas Bacri (né en 1961) : Concertos opus 80 n°3, 2, 4 et 1. François Leleux, hautbois. Valeriy Sokolov, violon. Adrien La Marca, alto. Sébastien Van Kuijk, violoncelle. Orchestre Victor Hugo Franche-Comté. Jean-François Verdier, direction. 1 CD Klarthe KLA 017. Enregistré en février 2015 au CRR du Grand Besançon. Durée : 46mn. CLIC de CLASSIQUENEWS de juin 2016

DVD, compte rendu critique. Lang Lang, live in Versailles. Chopin, Tchaikovsky. Scherzos, Les Saisons. Lang Lang, piano – 1 dvd Sony classical, juin 2015

lang lang dvd live in versailles chopin tchaikovski tchaikovsky review critique dvd cd dvd livres classiquenews compte rendu presentation dvd live in versailles lang lang classiquenews decembre 2015Versailles, juin 2015. Lang Lang, le roi chinois du piano offre un concert de prestige dans le temple de la monarchie française : Versailles. Un lieu luxueux et Ă©litiste que l’interprĂšte qui aime collectionner les dĂ©fis comme une nouvelle performance, avait Ă  cƓur d’épingler dans son dĂ©jĂ  riche palmarĂšs. La rĂ©alisation visuelle tient quand mĂȘme Ă  une certaine autocĂ©lĂ©bration grandiloquente, avec par la diversitĂ© des plans focus sur les mains, sur la gestuelle plus que thĂ©ĂątralisĂ©e du pianiste au renom planĂ©taire, sur la recherche d’un cadrage parfois alambiquĂ©e et de façon surprenante souvent dĂ©centrĂ© (?)
 une tentation pour une succession hystĂ©risĂ©e de cadres, d’effets, d’accents spectaculaires
 pas sĂ»r que Chopin, poĂšte de l’éloquence secrĂšte et de l’intime mystĂ©rieux aurait validĂ© une telle conception. Et dĂšs le premier Scherzo de Chopin, le rĂ©alisateur insĂšre dans le concert des vues des jardins (ce qui aurait mieux valu pour les Saisons de Tchaikovsky).

1. CHOPIN dĂ©clamatoire (environ 40 mn). Pourtant, musicalement, malgrĂ© ses attitudes et expressions exacerbĂ©es, Lang Lang dont on sait le naturel pour le surjet et un pathos pas toujours de bon goĂ»t, surprend dĂšs le Scherzo n°1, aprĂšs un feu pĂ©taradant oĂč il cherche ses limites et pose les jalons du concert, dans une immersion plus intĂ©rieure oĂč coule une rĂ©elle bĂ©atitude plus nuancĂ©e. Un rĂȘve jaillit soudainement sous les ors et le dĂ©corum de la Galerie des Glaces du palais de Versailles. Jouer Chopin Ă  Versailles relĂšve d’un dĂ©fi : produisant un esthĂ©tisme viscĂ©ralement opposĂ© (grandeur du Grand SiĂšcle mĂȘme s’il est raffinĂ© ; intimitĂ© introspective d’une musique fabuleuse qui se suffit Ă  elle-mĂȘme). Mais le phĂ©nomĂšne Lang Lang se rĂ©alise lĂ  encore : occupant l’espace. IrrĂ©sistiblement. A grand renforts de mouvement de la tĂȘte et du cou, le pianiste semble concentrer toute la charge Ă©motionnelle et le raffinement esthĂ©tique du lieu historique : il en transmet ensuite et rĂ©percute le feu sacrĂ© dans un jeu trĂ©pidant et vif souvent dĂ©monstratif. Mais qui fait les dĂ©lices du rĂ©alisateur de ce film Ă©crit comme un clip grandiloquent.
D’autant que les amateurs du baroque Français profitent aussi de la rĂ©alisation pour revisiter au moment du concert, les lieux sublimes de la monarchie française. TorchĂšres dorĂ©es, sculptures antiques dans la galerie, plafond de Lebrun
 la riche machine dĂ©corative et politique souhaitĂ©e par Louis XIV acclimatĂ© Ă  la ciselure et aux crĂ©pitements du mieux romantiques des compositeurs-pianistes. Le choc ne manque pas de sel.

Lang Lang sous les ors de Versailles

lang-lang-piano-recital-concert-review-critique-compte-rendu-piano-lang-langRĂ©serve : le pianiste comme emportĂ© par son feu typiquement oriental, voire kitch, n’écarte pas une certaine duretĂ©. Ni une prĂ©cipitation qui dans le lieu, sonne artificiel.
Le Scherzo n°2 brille par ce crĂ©pitement dur, mordant, une exacerbation qui n’évite pas d’ĂȘtre parfois outrĂ©e ; il est vrai que le lieu ne favorise pas le repli, ni la pudeur comme l’immersion dans l’introspection. Lang Lang dĂ©clame dans une partition qui alterne Ă©panchement sincĂšres et chant tragique ; la technicitĂ© est flamboyante mais dĂ©borde de la pudeur rentrĂ©e inscrite dans le morceau. C’est un Chopin plus brillant et finalement mondain que vraiment intĂ©rieur (tendance nettement explicite dans le Scherzo 3 oĂč le jaillissement des notes aigĂŒes en cascades sont plus crĂ©pitements dĂ©terminĂ©s que ruissellements magiciens). Le Scherzo n°4 qui exige certes une technique hallucinante, pĂȘche par ce manque d’intĂ©rioritĂ© et de mystĂšre qui sont profondĂ©ment inscrits dans la partition chopinienne; les contrastes pourtant saisissants des dynamiques d’une partition Ă  l’autre, sont jouĂ©s sans plus de profondeur ; tout cela manque d’écoute intĂ©rieure. Tout est projetĂ© dans un jeu dĂ©clamatoire, certes articulĂ© mais trop affirmĂ© dans la lumiĂšre; c’est dans la succession des tableaux de ce Scherzo final que le pianiste et son jeu se rĂ©vĂšlent totalement, et de façon caricaturale. Les fans apprĂ©cieront sans mesure ; les autres, songeant Ă  Argerich, Pires resteront Ă©trangers Ă  un concert martelĂ© comme un Ă©vĂ©nement (aprĂšs celui de Bartoli) mais qui en concevant pour le Chopin, une scĂšne mondaine (comme celle de son rival d’alors, Liszt, coeur d’une hystĂ©risation collective) demeure a contrario de l’esprit du piano chopinien.

lang lang versailles piano live in versailles piano review compte rendu critique dvd classiquenews decembre 20152. TCHAIKOVSKI plus sincĂšre et naturel voire intĂ©rieur. S’il n’est pas pour nous un Chopinien mĂ©morable, Lang Lang se montre d’une cohĂ©rence autre et d’une conviction plus naturelle dans les 12 sĂ©quences (12 mois) des Saisons opus 37a, soit 12 PiĂšces caractĂ©ristiques de Piotr Illyitch. Le pianiste creuse le prĂ©texte climatologique et saisonnier pour percer et exprimer la fine saveur intĂ©rieure de chaque piĂšce en particulier la rĂȘverie suspendue de la barcarolle pour le mois de juin (plage VI), d’une secrĂšte et trĂšs intime tendresse. Infiniment moins exigeantes en matiĂšre de scintillement dynamique et de nuances millimĂ©trĂ©es, les 12 tableaux formant saisons permettent au pianiste de dĂ©voiler un tempĂ©rament plus libre, moins contraint, d‘une souplesse organique plus sincĂšre. CaractĂšre martial comme une armĂ©e qui s’organise pour la chasse de septembre (plage IX) ; puis chant automnal d’octobre plus recueilli et presque religieux (tendresse fraternelle en Ă©cho au VI, et d’une nostalgie pleine d’amertume et de regrets, de blessures intimes Ă  peine masquĂ©es, selon une combinaison si emblĂ©matique de Tchaikovski), la lĂ©gĂšretĂ© presque insouciante du dernier Ă©pisode (NoĂ«l pour dĂ©cembre, un ton bienvenu au moment oĂč le dvd sort en France) affirment une virtuositĂ© plus mesurĂ©e, certes moins exigeante, mais l’intonation est juste et globalement mieux canalisĂ©e. Le charme du lieu opĂšre, la personnalitĂ© (indiscutable) du pianiste s’imposent d’eux-mĂȘmes. Pour le Tchaikovski et la beautĂ© du lieu de tournage, le dvd composera le plus beau des cadeaux de votre NoĂ«l 2015.
Effet de marketing pour un chĂąteau qui souhaite toujours ĂȘtre Ă  la page de l’évĂ©nement musical et de la scĂšne poeple, Lang Lang est dĂ©clarĂ© « ambassadeur » du chĂąteau de Versailles ; il donnera un grand concert dans le bosquet de la Salle de Bal, au cƓur des Jardins Royaux, le mardi 5 juillet 2016 (dans le cadre de Versailles Festival). DVD, Lang Lang,  »Live in Versailles” (Chopin, TchaĂŻkovsky) 1 dvd Sony classical. Parution le 18 dĂ©cembre 2015 chez Sony classical. Live enregistrĂ© dans la galerie des Glaces du chĂąteau le 22 juin 2015.

DVD, compte rendu critique. Lang Lang, live in Versailles. Chopin, Tchaikovsky. Scherzos, Les Saisons. Lang Lang, piano – 1 dvd Sony classical.

Saisons de Tchaikovsky, Piazolla, Carrapatoso par Filipe Pinto-Ribeiro

pinto-ribeiro-filipe-portrait-582-bandeauParis, Gaveau. Filipe Pinto-Ribeiro, pinao. Le 4 novembre 2015, 20h30. A l’occasion de la parution de son disque rĂ©cent paru chez Paraty (Piano Seasons, septembre 2015), Filipe Pinto Ribeiro joue le programme de son album, comprenant les Ɠuvres de Tchaikovski, Piazolla, Eurico Carrapatoso et dont le fil conducteur est le thĂšme des saisons
 TempĂ©rament musical, sensible et passionnĂ©, Filipe Pinto-Ribeiro croise ainsi en un Ă©clectisme brillant qui renforce la cohĂ©rence des correspondances choisies, la fibre russe de Tchaikovsky, le tango argentin de Piazolla-Nisinman, sans omettre le chant particulier de ses gĂšnes dans l’écriture de son compatriote portugais, Carrapatoso. A ce titre, Filipe Pinto-Ribeiro rĂ©alise la premiĂšre française des oeuvres de Piazolla et de Carrapatoso inscrites dans son programme parisien.

 

 

 

Piano ciselé, crépitements climatiques

C’est un triptyque flamboyant, riche en esthĂ©tiques diverses qui cultive l’esprit du dialogue et du partage avec sous les doigts du pianiste virtuose, une couleur spĂ©cifique qui dĂ©ploie scintillements et aspirations intĂ©rieures. Ce sont « trois cycles de « saisons », trois pays, trois langages, trois visions du monde de compositeurs qui ont abordĂ© la thĂ©matique des saisons en trois siĂšcles, le XIXe, le XXe et le XXIe siĂšcle », prĂ©cise l’interprĂšte. Climatiques, atmosphĂ©ristes, et aussi universelles, les Ă©vocations, traversant les esthĂ©tiques, sont surtout un superbe voyage introspectif oĂč le toucher Ă  la fois prĂ©cis et allusif du soliste apporte une caractĂ©risation envoĂ»tante.

 

 

 

Programme :

pinto-ribeiro-filipe-portrait-490-piano-classiquenewsTchaĂŻkovsky : Les Saisons opus 37 (extraits)
Piazolla / Nisinman : Quatre Saisons de Buenos Aires
(premiÚre française)
Carrapatoso : Quatre derniĂšres saisons de Lisbonne
(premiÚre française)

Paris, Salle Gaveauboutonreservation
RĂ©cital de piano Filipe Pinto-Ribeiro
Programme « Les Saisons » : Tchaïkovsky, Piazolla, Carrapatoso
Mercredi 4 novembre 2015, 20h30

Salle Gaveau
45-47 rue La Boétie
75008 PARIS
01 49 53 05 07
Prix : 35, 25, 15 euros

 

 

 

LIRE notre prĂ©sentation complĂšte de l’actualitĂ© du pianiste Filipe Pinto-Ribeiro 

Toutes les infos et l’actualitĂ© du pianiste Filipe Pinto Ribeiro sur le site de Filipe Pinto-Ribeiro

Paris. Filipe Pinto-Ribeiro joue les Saisons (Tchaikovsky, Piazolla, Carrapatoso)

pinto-ribeiro-filipe-portrait-582-bandeauParis, Gaveau. Filipe Pinto-Ribeiro, pinao. Le 4 novembre 2015, 20h30. A l’occasion de la parution de son disque rĂ©cent paru chez Paraty (Piano Seasons, septembre 2015), Filipe Pinto Ribeiro joue le programme de son album, comprenant les Ɠuvres de Tchaikovski, Piazolla, Eurico Carrapatoso et dont le fil conducteur est le thĂšme des saisons
 TempĂ©rament musical, sensible et passionnĂ©, Filipe Pinto-Ribeiro croise ainsi en un Ă©clectisme brillant qui renforce la cohĂ©rence des correspondances choisies, la fibre russe de Tchaikovsky, le tango argentin de Piazolla-Nisinman, sans omettre le chant particulier de ses gĂšnes dans l’écriture de son compatriote portugais, Carrapatoso. A ce titre, Filipe Pinto-Ribeiro rĂ©alise la premiĂšre française des oeuvres de Piazolla et de Carrapatoso inscrites dans son programme parisien.

 

 

 

Piano ciselé, crépitements climatiques

C’est un triptyque flamboyant, riche en esthĂ©tiques diverses qui cultive l’esprit du dialogue et du partage avec sous les doigts du pianiste virtuose, une couleur spĂ©cifique qui dĂ©ploie scintillements et aspirations intĂ©rieures. Ce sont « trois cycles de « saisons », trois pays, trois langages, trois visions du monde de compositeurs qui ont abordĂ© la thĂ©matique des saisons en trois siĂšcles, le XIXe, le XXe et le XXIe siĂšcle », prĂ©cise l’interprĂšte. Climatiques, atmosphĂ©ristes, et aussi universelles, les Ă©vocations, traversant les esthĂ©tiques, sont surtout un superbe voyage introspectif oĂč le toucher Ă  la fois prĂ©cis et allusif du soliste apporte une caractĂ©risation envoĂ»tante.

 

 

 

Programme :

pinto-ribeiro-filipe-portrait-490-piano-classiquenewsTchaĂŻkovsky : Les Saisons opus 37 (extraits)
Piazolla / Nisinman : Quatre Saisons de Buenos Aires
(premiÚre française)
Carrapatoso : Quatre derniĂšres saisons de Lisbonne
(premiÚre française)

Paris, Salle Gaveauboutonreservation
RĂ©cital de piano Filipe Pinto-Ribeiro
Programme « Les Saisons » : Tchaïkovsky, Piazolla, Carrapatoso
Mercredi 4 novembre 2015, 20h30

Salle Gaveau
45-47 rue La Boétie
75008 PARIS
01 49 53 05 07
Prix : 35, 25, 15 euros

 

 

 

verao classico lisboa lisbonne festival presentation classiquenews 2015Cet Ă©tĂ©, le pianiste portugais a crĂ©Ă© la premiĂšre Ă©dition de l’AcadĂ©mie internationale de musique de Lisbonne (juillet-aoĂ»t 2015), oĂč l’expĂ©rience pĂ©dagogique apporte aux professionnels et jeunes apprentis, une voie de perfectionnement et de partage unique ;, au public, le moyen de suivre pas Ă  pas l’avancĂ©e du travail collectif, l’approfondissement dans l’interprĂ©tation des oeuvres de musique de chambre choisies : « Filipe Pinto-Ribeiro rĂ©invente la magie des masterclasses et des concerts de musique de chambre. (
) bouillonnant pianiste, pĂ©dagogue chevronnĂ© autant qu’interprĂšte subtil   » (cf LIRE notre dĂ©pĂȘche annonce :  Portugal. Lisbonne, Festival VerĂŁo ClĂĄssico, jusqu’au 1er aoĂ»t 2015

 

 

Toutes les infos et l’actualitĂ© du pianiste Filipe Pinto Ribeiro sur le site de Filipe Pinto-Ribeiro

CLIP VIDEO. Vivaldi – Piazzolla : Les Saisons (Le Concert IdĂ©al, 2013)

Les Saisons, Monteverdi, Piazzolla, Le Concert IdĂ©alLors du dernier festival biennal Les Gourmandises musicales Ă  l’initiative du Conseil GĂ©nĂ©ral des Yvelines (78), Le Concert IdĂ©al (ensemble de cordes sous la direction de Marianne Piketty, violon) a crĂ©Ă© son nouveau spectacle Les Saisons (4Ăšme Ă©dition des Gourmandises Musicales, septembre 2013) en associant Ă  travers une narration originale entre Europe et Argentine, les piĂšces climatiques -rĂ©assemblĂ©es- de Piazzolla et de Vivaldi … Clip vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM

Sur scĂšne, le spectateur suit le rĂ©cit dit par IrĂšne Jacob, l’Ă©vocation graphique du plasticien Laurent Corvaisier, la performance des instrumentistes dirigĂ©s par la violoniste Marianne Pikkety. Des deux cĂŽtĂ©s de l’Atlantique, deux Ăąmes se rencontrent, se dĂ©couvrent, s’aiment. Le texte imaginĂ© par Carl Norac Ă©voque l’itinĂ©raire de ses protagonistes tout en suivant les climats musicaux composĂ©s par Monteverdi et Piazzolla.