CONFINEMENT… OpĂ©ra chez soi, ballets Ă  la maison, concerts en direct


NOUS Y ÉTIONS...OpĂ©ra chez soi, ballets Ă  la maison, concerts en direct
 En quelques semaines (depuis la mi mars), confinement oblige, internet est devenu le seul accĂšs Ă  la culture, sous condition que les acteurs habituels, empĂȘchĂ©s Ă  prĂ©sent, diffusent sur leur site spĂ©cifique leurs propres contenus. L’offre s’est Ă©largie ; elle ne cesse de s’enrichir mĂȘme et les maisons d’opĂ©ras et de danse, les institutions d’Europe les plus diverses (orchestres, salles de concerts, festivals
) mettent en ligne leurs fonds vidĂ©o, certains en streaming et selon les acteurs, sur une durĂ©e plus ou moins limitĂ©e. Classiquenews vous propose ici sa sĂ©lection des meilleurs sites et programmes annoncĂ©s. Certains jouent la carte du live, offrant de rĂ©els instants uniques dont feu et fragilitĂ© renouvellent l’esprit du partage, comme une alternative concrĂšte Ă  l’interdiction dĂ©sormais de se regrouper dans les salles
 (voir ci aprĂšs, les concerts live du cycle « Aux notes citoyens », initiĂ© par le Festival 1001 notes).
De quoi alimenter notre curiositĂ©, stimuler l’évasion et conjurer autant qu’il se peut les mĂ©faits de l’enfermement obligĂ©. Nous ajoutons aussi les perles du net soit les programmes disponibles ordinairement accessibles sur la toile… Bon confinement, prenez soin les uns des autres et restez chez vous !

 

 

 

 

 

 

opéra

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NOTRE PALMARES. Notre TOP 5 des meilleures productions / propositions lyriques  à voir et revoir sur le NET :

 

1PARSIFAL Ă  l’OpĂ©ra de Palermo / Graham Vick, mise en scĂšne. Avec l’exceptionnelle et captivante Kundry de Catherine Hunold. Lire prĂ©sentation ci-aprĂšs.

2TURANDOT Ă  la Scala de Milano / Nikolaus Lehnoff / Riccardo Chailly. Avec Nina Stemme dans le rĂŽle titre. Outre l’imaginaire flamboyant expressionniste des dĂ©cors et des costumes, la version retenue est celle achevĂ©e par Berio, une fin trĂšs rĂ©ussie. Lire prĂ©sentation ci-aprĂšs. Lire prĂ©sentation ci-aprĂšs.

3 - L’ETOILE par l’Atelier Lyrique de Tourcoing (fĂ©vrier 2020). L’opĂ©ra poĂ©tique, dĂ©jantĂ© de Chabrier, si admirĂ© de Ravel, est remarquablement dĂ©fendue dans cette production efficace et vivace qui rĂ©unit une trĂšs solide Ă©quipe de solistes (Kossenko). Lire prĂ©sentation ci-aprĂšs.

4 – GÖTTERDÄMMERUNG / Le CrĂ©puscule des Dieux de Wagner Ă  La Scala de Milano. D’emblĂ©e c’est surtout la direction passionnante, d’un tragique soyeux, souterrain, viscĂ©ral de Daniel Barenboim que nous saluons ici : son geste creuse les perspectives psychiques qui pilotent chaque personnage. Les interludes orchestraux sont bouillonnants et significatifs, d’un dramatisme  sinueux et profond (Ă©coutez, outre l’ouverture, l’introduction Ă  Brunnhilde Ă  1h22mn45 – acte I) : visionner ici Le CrĂ©puscule des Dieux de Wagner par Daniel Barenboim :
https://www.raiplay.it/video/2020/03/Gtterdmmerung-676242e5-0d3e-4010-a056-66b4d801248e.html

5 - Falstaff en websĂ©rie par l’OpĂ©ra de Monte Carlo / Jean-Louis Grinda. IntĂ©ressante initiative de l’opĂ©ra monĂ©gasque qui permet de mesurer les enjeux et identifier les personnages du dernier opĂ©ra de Verdi… Lire prĂ©sentation ci-aprĂšs.

 

6 – HĂ©rodiade de Massenet Ă  l’OpĂ©ra de SAINT-ETIENNE (2001) – le grand opĂ©ra français avec ballets s’illustre en caractĂšres orientaux et bibliques, mais aussi sous le feu de l’amour de la jeune SalomĂ© pour le prophĂšte Jean… Production ambitieuse et rĂ©alisĂ©e avec honnĂȘtetĂ© – en replay jusqu’Ă  la reprise des spectacles Ă  l’OpĂ©ra de Saint-Etienne… PrĂ©sentation ci dessous / Voir la production ici: https://www.saint-etienne.fr/actualites/hĂ©rodiade-opĂ©ra-en-4-actes-7-tableaux

 

 

 

 

 

 

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Massenet : Hérodiade (1881) / Opéra de SAINT-ETIENNE, 2018

Herodiade-opera-saint-etienne-pichon-ossonce-critique-opera-classiquenewsInspirĂ© des 3 Contes de Flaubert, HĂ©rodiade de Massenet, entre fresque historique et biblique et huis clos psychologique, aborde le mythe oriental avec une sensualitĂ© ardente et passionnĂ©e. L’auteur de Werther ou de ThaĂŻs et Manon, offre un rĂŽle puissant pour HĂ©rodiade (mezzo-soprano), amoureuse d’HĂ©rode Philippe mais hantĂ©e par le souvenir de sa fille perdue, Salomé  l’orientalisme biblique (l’action se dĂ©roule Ă  JĂ©rusalem en JudĂ©e) est une alternative au wagnĂ©risme alors omniprĂ©sent en Europe et en France au dĂ©but des annĂ©es 1880. Massenet aborde le genre du grand opĂ©ra avec ballet (danse babylonienne, dĂ©but du II, dans le palais d’HĂ©rode, quand le roi s’enivre au dĂ©sir de possĂ©der la jeune SalomĂ© – puis danse mystique et sacrĂ©e dans le temple de Salomon au III). A noter le trĂšs bel air de Phanuel : « astres Ă©tincelants »  qui interroge la nature de Jean : « est ce un dieu ? »  Pour autant l’écriture trĂšs acadĂ©mique se rapproche souvent des effets un peu faciles de la peinture d’Histoire. Massenet certes habile mĂ©lodiste, ne possĂšde pas l’orchestration d’un Bizet (les PĂȘcheurs de perles ou surtout Carmen, d’un hispanisme des plus raffinĂ©s).

SALOMÉ, amoureuse de JEAN…  « Celui dont la parole efface toutes peines, le prophĂšte est ici
 c’est vers lui que je vais » : au dĂ©part, le portrait de SalomĂ© est celui d’une jeune femme en quĂȘte de sa propre identitĂ©, charmĂ©e par l’autoritĂ© du ProphĂšte. L’opĂ©ra malgrĂ© son titre, est surtout celui de la fille d’HĂ©rodiade, la jeune juive SalomĂ©, qui aime Jean, apprend aprĂšs le supplice de son aimĂ©, d’HĂ©rodiade qu’elle est sa fille. AprĂšs l’avoir implorĂ©, – dans une ultime scĂšne, SalomĂ© veut tuer sa mĂšre qui s’est rĂ©vĂ©lĂ©e, mais prĂ©fĂ©rant mourir avec le prophĂšte, l’hĂ©roĂŻne se suicide en retournant la lame contre elle-mĂȘme.

Alternant grandes scĂšnes collectives et solos passionnĂ©s, hĂ©roĂŻques et tragiques, Massenet sculpte le profil de ses deux personnages fĂ©minins : HĂ©rodiade qui demande Ă  son Ă©poux HĂ©rode Ă©pris de SalomĂ©, qu’il tue le prophĂšte Jean, lequel ne cesse de la diffamer par ses prophĂ©ties (Jean la traite de « Jezabel » , l’étrangĂšre vicieuse et malfaisante) ; SalomĂ©, jeune Ăąme, elle, n’aime que Jean et recherche sa mĂšre
 D’un cĂŽtĂ©, une Ă©pouse haineuse et vengeresse, matriarche aimante mais exclusive (« ne me refuse pas » s’écrit-elle en exigeant d’HĂ©rode la tĂȘte de Jean) ; de l’autre, une jeune Ăąme qui s’ouvre Ă  l’amour pour Jean
 Ici pas de scĂšne des sept voiles (qui a fait le triomphe de l’opĂ©ra de R Strauss inspirĂ© de Wilde) mais les dĂ©chirements de SalomĂ©, acquise au ProphĂšte Jean et qui se suicide face Ă  la barbarie et l’horreur d’un monde qui a tuĂ© son aimĂ© et dans lequel sa propre mĂšre la manipule et n’hĂ©site pas Ă  la sacrifier


Production de l’OpĂ©ra de Saint-Etienne – 2018 – JY Ossonce, direction / JL Pichon, mise en scĂšne. Avec Elodie Hache (SalomĂ©), Emanuela Pascu (HĂ©rodiade), Florian Laconi (ProphĂšte Jean), Christian Helmer (HĂ©rode), Nicolas Cavallier (le devin et mage chaldĂ©en Phanuel, mentor et protecteur de SalomĂ© en quĂȘte de sa mĂšre) Orchestre Symphonique Saint-Etienne Loire. LIRE aussi notre compte rendu critique complet d’HĂ©rodiade de Massenet Ă  l’OpĂ©ra de Saint-Etienne

 

VOIR l’opĂ©ra sur le site de la Mairie de Saint-Etienne

https://www.saint-etienne.fr/actualites/hérodiade-opéra-en-4-actes-7-tableaux

VOIR la production d’HĂ©rodiade de Massenet Ă  l’OpĂ©ra de Saint-Etienne sur Youtube / OpĂ©ra de Saint-Etienne :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=691&v=Yc0rTYBtxZ0&feature=emb_logo

 

 

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CULTUREBOX
Azucena-manrico-Lemieux-Alagna-ORANGE-2015-critique-opera-VERDI-il-trovatore-classiquenewsVERDI : Il Trovatore (Orange, 2015). Rien de confus ou alambiquĂ© dans l’opĂ©ra de Verdi : une lĂ©gende virile et fantastique qui narre la vengeance de la gitane mi sorciĂšre mi haineuse Azucena qui recueille et Ă©lĂšve son « fils » Manrico ; celui ci aime Leonora, elle-mĂȘme adorĂ©e par Luna. Manrico et Luna s’opposent, se haĂŻssent : Luna tue Manrico par jalousie, avant d’apprendre de la bouche d’Azucena qu’il Ă©tait son frĂšre ; ainsi se venge la sorciĂšre dont le vĂ©ritable enfant a Ă©tĂ© tuĂ©, brĂ»lĂ© vif par le premier comte de Luna

Verdi exploite les ressorts dramatiques d’une sombre histoire familiale oĂč les enfants perpĂ©tuent la folie sanglante de leurs parents. Transmission de l’esprit du soupçon, des manipulations et du mensonge, l’action est celle de la vengeance sourde mais inĂ©luctable
 DĂšs la premiĂšre scĂšne, l’histoire de l’enfant brĂ»lĂ© est contĂ©e par une basse chantante, hallucinĂ©e, pĂ©nĂ©trĂ©e par l’horreur qu’il professe

La production rĂ©unit une distribution globalement convaincante ; si la Leonora de la chinoise Hui He est plus mezzo dramatique (d’une belle rondeur cuivrĂ©e quoique souvent imprĂ©cise dans ses vocalises) ; ampleur qui renforce l’autoritĂ© d’un personnage large qui Ă©carte tout angĂ©lisme d’un soprano plus lĂ©ger (sa Leonora a des accents plus maternels que rĂ©ellement juvĂ©niles), le Manrico de Roberto Alagna a fiĂšre allure, ardent et enivrĂ© mĂȘme, incarnant la virilitĂ© tendre du jeune amoureux, comme l’ardeur loyal du fils, prĂ©sent Ă  sa mĂšre (air du feu, nerveux et tendu), pris dans les rets d’une haine familiale qui le dĂ©passe. Luna, sombre, jaloux, Ă  la rancƓur aigre, ĂȘtre tapis dans l’ombre de la lumiĂšre des deux amants permet ay baryton roumain Georges Petean d’épaissir son personnage, mais l’interprĂ©tation pourrait ĂȘtre plus nuancĂ©e ; heureusement Ă  mesure que l’action se dĂ©roule, ce jaloux frustrĂ© gagne une sincĂ©ritĂ© croissante. Tandis que la sorciĂšre de Lemieux atteint des Ă©clats tĂ©nĂ©bristes et graves dans le rĂ©cit de la mort de son fils croisĂ© avec le visage de sa mĂšre brĂ»lĂ©e vive
 qui lui demande de venger leur sang. Une trĂšs belle interprĂ©tation. La direction de de Billy est active, parfois lourde et brutale ; et la mise en scĂšne de Charles Roubaud, routiniĂšre mais lisible. Quoique tendant Ă  l’oratorio et Ă  la succession d’airs dans les deux derniers actes… Pourtant le formidable duo de la mĂšre et de son fils, Azucena / Manrico, grĂące Ă  l’engagement de Lemieux et Alagna atteint une lumineuse sincĂ©ritĂ© dans le tableau final, celui qui conduit les deux Ăąmes vers le bĂ»cher… joyaux dans la nuit de l’anĂ©antissement. DurĂ©e : 2h20mn.

Culturebox. En replay jusqu’au 27 dĂ©cembre 2020
https://www.france.tv/france-3/tous-a-l-opera-2018/966403-il-trovatore-de-verdi-aux-choregies-d-orange-2015.html

Roberto Alagna, Manrico
Hui He, Leonora
Marie Nicle Lemieux
George Petean, Comte de Luna
Orchestre National de France
Bertrand de Billy, direction
Charles Roubaud, mise en scĂšne

LIRE aussi notre critique complĂšte d’IL TROVATORE de VERDI aux ChorĂ©gies d’Orange, aoĂ»t 2015  

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CULTUREBOX
STRAVINSKY : OEDIPUS REX (Aix 2017, Sellars, Salonen)
EN REPLAY, jusqu’au 28 mai 2020
Durée : 2h15mn

oedipus-rex-stravinksy-salonen-aix-sellars-critique-opera-oratorio-classiquenews-jocaste-replay-opera-confinement-cultureboxComment arrĂȘtez la peste Ă  ThĂšbes ? Le peuple implore leur roi Oedipe pour les sauver 
 en notes pointĂ©es, staccatos et rythmiques tranchantes, en 1927, Stravinsky s’empare avec la fulgurance qui le caractĂ©rise, l’histoire tragique d’Oedipe, auquel est rĂ©vĂ©lĂ© la vĂ©ritĂ© la plus barbare. ChƓur de jeunes en tee shirts contemporains, solistes engagĂ©s, rĂ©citante en français (Antigone, la premiĂšre fĂ©ministe de l’histoire, fille d’Oedipe qui guidera son pĂšre devenu aveugle)
 la lecture touche Ă  son but. Saisir le spectateur, le conduire aux portes insupportables de l’inacceptable et de l’inqualifiable. Personne n’échappe Ă  la cruautĂ© du destin. L’épouse de Oedipe, Jocaste de Violetta Urmana exprime la passion douloureuse d’une femme elle aussi saisie, brĂ»lĂ©e par la mauvaise fortune (33mn32). En pythie surgit d’un monde sans espoir, elle se fait la voix de la vĂ©ritĂ©, derniĂšre Cassandre de temps intranquilles ; accablĂ©e par le spectacle d’une ville entiĂšre dĂ©vastĂ©e (« N’avez vous pas honte, rois, de clamer vos reproches personnels dans une ville malade ? 
 / Il ne faut pas croire aux oracles / Ils mentent toujours / oracula, oracula mendica sunt 
 / Laius est mort Ă  un carrefour »). Ainsi Oedipe comprend qu’il a tuĂ© son propre pĂšre

En fosse, le compositeur et chef Esa Pekka Salonen, en orfĂšvre des sons prĂ©cis, caractĂ©risĂ©s
 Ă  l’écoute des frĂ©missements tĂ©nus, des langueurs inquiĂštes
 sculpte la partition orchestrale avec une acuitĂ© dĂ©taillĂ©e, une ivresse des accents, continument affĂ»tĂ©e (percutant Philharmonia Orchestra : cf.clarinettes, bassons, flĂ»tes
). Captivant.

VISIONNER Oedipus Rex à AIX été 2017
https://www.france.tv/france-2/festival-international-d-art-lyrique-d-aix-en-provence/968377-oedipus-rex-symphonie-de-psaumes-a-aix-en-provence.html

distribution
Igor Stravinsky : ƒdipus Rex
OpĂ©ra-oratorio d’aprĂšs Sophocle (1930)
Livret de Jean Cocteau, traduit en latin par le cardinal Jean DaniĂ©lou – couplĂ© avec la Symphonie de Psaumes (1930)

Direction musicale : Esa-Pekka Salonen
Mise en scĂšne : Peter Sellars
Orchestre : Philharmonia Orchestra
ChƓurs : Orphei DrĂ€ngar, Gustaf Sjökvist Chamber Choir, Sofia Vokalensemble

ƒdipe Roi : Joseph Kaiser
Jocaste : Violeta Urmana
Créon / Tirésias / le Messager : Sir Willard White
Le Berger : Joshua Stewart
Antigone (récitante) : Pauline Cheviller
Ismene (danseuse) : Laurel Jenkins

 

 

 

 

 

 

 

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 ANVERS, OPERA ANTWERP
OPERA BALLET VLAANDEREN
https://operaballet.be/en/the-house/blog/enjoy-our-operas-and-ballets-from-your-living-room

LA JUIVE d’HalĂ©vy
(Peter Konwitschny)
HALEVY Fromental_Halevy_by_Etienne_Carjat-cropHalĂ©vy offre un premier modĂšle de grand opĂ©ra français (sujet historique, Ă  l’époque des tensions religieuses au XVĂš) Ă  l’époque des Lucia di Lammermoor et des Puritains (1835). L’opĂ©ra commence avec le Te Deum pour le Concile de Constance (hiver 1414), prĂ©sidĂ© par le Cardinal Brogni, avec orgue obligĂ© ; le choeur (un peu criĂ© et dur par le collectif aux gants bleus) entonne aussitĂŽt « Aux armes / Hosanna ! », glorification catholique pompeuse dans l’esprit de la grande machine parisienne, Ă  laquelle Eleazar le juif et l’hĂ©rĂ©tique s’oppose non sans dĂ©fiance et « insolence » et immĂ©diatement, car il a « osé » travaillĂ© un jour de fĂȘte (NoĂ«l)
 Brogni pardonne, clĂ©ment ; Eleazar, toujours plein de ressentiment et de dĂ©fiance. Le dĂ©cor cite Notre-Dame Ă  travers l’une de ses sublimes rosaces en fond de scĂšne
 miroir des interactions et enjeux religieux qui portent cette Ɠuvre ambitieuse (d’oĂč les immenses grilles qui citent l’emprisonnement des deux juifs ici persĂ©cutĂ©s). La Juive c’est la fille d’Eleazar Rachel (en gants jaunes, ainsi Ă©tiquettĂ©e) laquelle aime « Samuel » en fait Leopold, pourtant promis Ă  la princesse Eudoxie : « il va venir  ». La jeune fille est arrĂȘtĂ©e avec son pĂšre qui se venge en laissant condamnĂ©e : Eleazar rĂ©vĂšle alors au Cardinal Brogni qu’elle Ă©tait sa propre fille, perdue depuis Rome. Brogni ne cessait alors de rechercher sa fille
 Saisissant par son coup de thĂ©Ăątre final (livret de Scribe), l’ouvrage sera ensuite Ă©clipsĂ© par Les Huguenots de Meyerbeer, crĂ©Ă© l’annĂ©e suivante en 1836, nouveau jalon majeur du genre lyrique romantique français. Cette production pourtant trĂšs claire grĂące au sens de l’épure de Konwitschny, souffre d’une distribution faible, aux voix tendues et criĂ©es (bien qu’engagĂ©es comme c’est le cas des juifs : Rachel et son pĂšre, Eleazar). N’est pas Caruso ni Neil Shicoff qui veut : Eleazar et son dernier air, terrifiant et tragique, quand le pĂšre donne sa fille : « Rachel quand du Seigneur  » offre un personnage dramatiquement immense pour les tĂ©nors. Il est vrai que l’opĂ©ra de HalĂ©vy rĂ©unissait Ă  sa crĂ©ation les plus grandes voix de son Ă©poque, chacune dans les quatre tessitures mises en avant : tĂ©nor (Eleazar), soprano (Rachel), baryton (Brogni), mezzo (Eudoxie)
 Ce n’est pas la direction souvent Ă©paisse et grossiĂšre du chef qui arrange la donne. MĂȘme le chƓur baisse la note par son articulation approximative.

VISIONNEZ La Juive de Fromental Halévy : https://operaballet.be/en/the-house/blog/enjoy-our-operas-and-ballets-from-your-living-room
Durée : 2h52mn

 

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PARSIFAL
(Tatjana GĂŒrbaca – Cornelius Meister)

https://operaballet.be/en/the-house/blog/enjoy-our-operas-and-ballets-from-your-living-roomD’emblĂ©e, la direction de Cornelius Meister, terne et sans nuances, manque singuliĂšrement de transparence et de langueur mystĂ©rieuse, un manque dommageable pour l’expression de la sublime mĂ©tamorphose que l’opĂ©ra raconte dans le cƓur du pur Parsifal
 l’agent du Salut dans un monde vouĂ© Ă  la culpabilitĂ©, Ă  l’impuissance, celle du roi Amfortas, maudit. La mise en scĂšne explicite le sujet de sa condamnation : il a couchĂ© avec la pĂȘcheresse Kundry, alors crĂ©ature de l’infĂąme Klingsor. Ainsi dĂšs le dĂ©but, s’expose la dĂ©chirure et la perte de l’équilibre du monde, par l’immense coupure qui divise le fond du dĂ©cor courbe. Sans rĂ©fĂ©rence Ă  la poĂ©sie mĂ©diĂ©vale ni Ă  la geste chevaleresque, GĂŒrbaca aborde le dernier opĂ©ra de Wagner comme une action de thĂ©Ăątre, atemporel, ne s’attachant qu’aux profils des protagonistes, conçus comme les acteurs d’une piĂšce en rĂ©pĂ©tition. La relation Parsifal / Kundry est bien incarnĂ©e, mais les deux chanteurs laissent poindre les limites de leurs voix (trop droites, courtes, sans vĂ©ritables phrasĂ©s, aux aigus forcĂ©s: Erin Caves, Parsifal et Tanja Ariane Baumgartner en Kundry, pas assez fouillĂ©e et caricaturalement suicidaire). Voix Ă  la peine. Direction poussive sans l’ñme de la rĂ©demption annoncĂ©e. Mise en scĂšne d’une Ă©pure grise et lisse, proche du dernier ascĂ©tisme
 DĂ©cevant.

VISIONNEZ PARSIFAL (Meister / GĂŒrbaca) : https://operaballet.be/en/the-house/blog/enjoy-our-operas-and-ballets-from-your-living-room

 

 

 

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BRUXELLES, La Monnaie
http://www.classiquenews.com/opera-le-diffplay-classiquenews-selectionne-ici-diffusions-et-replays/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LONDON, ROH – Royal opera House
Mozart : Cosi fan tutte (Breslik, Degout, 
Pappano / Jonathan Miller, mise en scĂšne) – jusqu’au 10 mai 2020.
sur la plateforme operavision:
https://operavision.eu/en/library/performances/operas/cosi-fan-tutte-royal-opera-house#

 

 

 

 

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PARIS, OPÉRA NATIONAL DE PARIS

Productions mises en ligne avec durée limitée : notre sélection des opéras (et des ballets) diffusés pendant le confinement ci aprÚs :
MARS, AVRIL : http://www.classiquenews.com/confinement-mars-et-avril-2020-lopera-chez-soi/

MAI : https://www.classiquenews.com/internet-lopera-et-le-ballet-chez-soi-offre-de-lopera-de-paris-mai-2020/

 

cogitore indes galantes devos vidal opera critique classiquenewsRAMEAU : Les Indes Galantes (Alarcon / ClĂ©ment Cogitore, 2019)   –   Avec la chorĂ©graphe Bintou DembĂ©lĂ©, ClĂ©ment Cogitore s’empare de la machine Ă  enchanter dans son intĂ©gralitĂ© (version la plus complĂšte des Indes Galantes) pour la rĂ©inscrire dans un espace urbain et politique dont il interroge les frontiĂšres : posture pas toujours Ă©vidente tant souvent RAMEAU dĂ©ploie un pastoralisme (musette) qui colore sa partition d’échappĂ©es plutĂŽt rustiques et naturalistes (ramages des oiseaux
 qui est sa « marque »). A trop vouloir actualiser et moderniser la partition baroque, on la dĂ©nature et la vide de sa cohĂ©rence originelle. La proposition prĂ©sentĂ©e ici n’échappe pas Ă  cette trahison qui plaque une grille de lecture de façon artificielle, ne produit aucune unitĂ© globale malgrĂ© son essence chorĂ©graphique qui au dĂ©part, Ă©tait lĂ©gitime.

Au dĂ©but Sabine Deviehle (HĂ©bĂ©), coloratoure baroque, au format petit et souvent tendu (et pas toujours trĂšs intelligible), grande dame style mĂ©cĂšne de banque, coiffure casque, interpelle et Ă©veille les danseurs : de fait, dans l’opĂ©ra ballet de Rameau, tout est danse, autant de rythmes vivifiĂ©s, sublimĂ©s par la musique sublime du compositeur versaillais. Les danseurs sont ensuite habillĂ©s devant les spectateurs comme si l’on Ă©tait dans les coulisses d’un dĂ©filĂ© de mode, armĂ©e de costumiers Ă  l’envi
 enfin chacun s’affaire Ă  sa pose pour prendre le clichĂ©. MalgrĂ© la qualitĂ© de l’orchestre, flexible, colorĂ©, cette vision chorĂ©graphique manque de cohĂ©rence et d’unitĂ© et pĂątit d’une diversitĂ© de tableaux trop variĂ©s. La gestuelle suit, trop fragmentĂ©e. Le Prologue manque vocalement de tension mais quand paraĂźt la seconde soprano (« Ranimez vos flambeaux » ), sous son voile trĂšs haute couture  Jodie Devos (qui chante ensuite ZaĂŻre), soudain le chant, intelligible, articulĂ©, clair, cristallin et puissant supplante tout ; elle dĂ©coche ses flĂšches ardentes et ferventes, subtilement incarnĂ©es grĂące Ă  un timbre d’une rare Ă©lĂ©gance et toujours sobre dans le style : enfin Rameau (et le souverain Amour) surgissent. MĂȘme engagement et articulation prĂ©cise de Mathias Vidal (ValĂšre, Taemas) ; de toutes les personnalitĂ©s vocales rĂ©unies, Devos et Vidal se tirent le mieux de cet amoncellement pseudo poĂ©tique et vaguement conceptuel. Dommage – opĂ©ra ballet filmĂ© en 2019

 

Visionner le replay Les Indes Galantes : Alarcon / Cogitore, 2019 : https://www.operadeparis.fr/magazine/les-indes-galantes-replay

 

 

Ballet Ă  partir de lundi 13 avril 2020 :

OPERA-DE-PARIS-logo-noir-2014-Logo_OnP_Noir_et_BlancSOIRÉE « HOMMAGE À JEROME ROBBINS »
Fancy Free, A Suite of Dances, Afternoon of a Faun, Glass Pieces
Du 13 avril dĂšs 19h30 au 19 avril 2020
CHORÉGRAPHIES : JĂ©rĂŽme Robbins
MUSIQUES: Leonard Bernstein, Johann Sebastian Bach, Claude Debussy, Philippe Glass
DIRECTION MUSICALE : Valery Ovsyanikov

FAUNE-DEBUSSY-ROBBINS-Marchand-etoile-danse-critique-hommage-a-robbins-classiquenewsavec, dans les rĂŽles solistes, Eleonora Abbagnato, Amandine Albisson, Alice Renavand, Sae Eun Park, StĂ©phane Bullion, Hugo Marchand, Karl Paquette, François Alu, Paul Marque. / Glass Pieces – J. Robbins © SĂ©bastien MathĂ© / OnP   -   CE QUE NOUS EN PENSONS…  Le ballet de Debussy (PrĂ©lude Ă  l’AprĂšs midi d’un Faune) est conçu comme un hymne Ă  l’art du danseur, Ă  sa voluptĂ© suspendue qui dans le cadre d’une salle de rĂ©pĂ©tition avec barres d’appui et miroirs, laisse s’exprimer la grĂące poĂ©tique des deux corps Ă©lastiques dans un style d’une Ă©lĂ©gance toute
 parisienne (Ă©coute intĂ©rieure, Ă©conomie des gestes, vocabulaire et figures classiques
). Beau contraste avec Glass Pieces (1981, 1983) destinĂ© au corps de ballet en nombre, fresques collectives d’une joie brute, scintillante qui mĂȘle 6 danseurs classiques (3 couples) au corps de ballet plus chamarrĂ© et urbain. LIRE notre prĂ©sentation et notre avis sur cette production

 

 

CONSULTEZ ici nos plannings des opéras et ballets
diffusĂ©s par l’OpĂ©ra National de PARIS pendant le confinement

MAI 2020

 JUIN et JUILLET 2020

 

 

 

 


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METROPOLITAN OPERA, New York

En direct du METRetrouvez ici les opĂ©ras accessibles et les Ă©vĂ©nements proposĂ©s depuis le site du Metropolitan Opera de New York. La maison new yorkais, fer de lance de la crĂ©ation et de la diffusion lyrique sur le territoire amĂ©ricain, offre tous les 3 jours en moyenne une nouvelle production lyrique. De quoi nous rĂ©galer. Il faut consulter rĂ©guliĂšrement la page du player vidĂ©o qui diffuse l’opĂ©ra sĂ©lectionnĂ©…

CONSULTEZ aussi notre page spéciale les opéras diffusés par le MET du New York pendant le confinement

 

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GALA LYRIQUE VIRTUEL exceptionnel du METROPOLITAN OPERA NEW YORK : 40 vedettes internationales donnent de la voix depuis leur rĂ©sidence de confinement, samedi 25 avril 2020 Ă  19h (heure de Paris) / 13h heure locale : LIRE ici notre prĂ©sentation et les explications sur la prĂ©paration de l’Ă©vĂ©nement digitale  : http://www.classiquenews.com/direct-sur-le-net-gala-du-met-sam-25-avril-2020/

 

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MONTE-CARLO, OPERA DE MONTE CARLO 

opera de monte carlo falstaff jean louis grinda serie opera classiquenews critique operaL’OpĂ©ra de Monte Carlo diffuse en 6 Ă©pisodes, l’histoire de FalstaffCLIC D'OR macaron 200 d’aprĂšs l’opĂ©ra de Verdi, prĂ©sentĂ© in loco dans la mise en scĂšne du directeur des lieux, Jean-Louis Grinda. Une approche ludique qui tente de dĂ©mocratiser la lecture du drame comique du dernier Verdi inspirĂ© par Shakespeare en adoptant les codes d’une web sĂ©rie
 Alors ici qui manipule qui ? Les Joyeuses CommĂšres dĂ©sireuses de se venger de la phallocratie gĂ©nĂ©rale, ou bien Sir John Falstaff, qui joue le benĂȘt et l’impuissant afin de mieux Ă©pingler le genre humain et son orgueil ridicule ? A vous de choisir 


https://www.youtube.com/watch?v=LWjCJfD-_MQ&list=PLFwB8jF-OrBbpHa6KeU4GYj8tcivT4403&index=6

Distribution : Falstaff Ă  l’OpĂ©ra de Monte Carlo
Direction musicale : Maurizio Benini
Mise en scĂšne: Jean-Louis Grinda
DĂ©cors Rudy Sabounghi

Sir John Falstaff : Nicola Alaimo
Ford, mari d’Alice : Jean-François Lapointe
Fenton : Enea Scala
Le Docteur Caius : Carl Ghazarossian
Bardolphe : Rodolphe Briand
Pistolet : Patrick Bolleire
Mrs Alice Ford : Rachele Stanisci
Nannette : Vannina Santoni
Mrs Quickly : Anna Maria Chiuri
Mrs Meg Page : Annunziata Vestri

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MILAN, Teatro alla Scala

La Scala met en avant son formidable catalogue lyrique, offrant un cycle de productions majeures avec des interprÚtes de premier plan. Retrouvez ici le planning spécifique des mises en lignes jour aprÚs jour pour avril 2020 :
http://www.classiquenews.com/opera-le-diffplay-classiquenews-selectionne-ici-diffusions-et-replays/

 

RAI
La RAI offre un catalogue inouĂŻ en vĂ©ritĂ© par sa richesse et les Ɠuvres prĂ©sentĂ©es en replay
 tous les opĂ©ras sont majoritairement des productions de la Scala de Milan)
https://www.raiplay.it/ricerca.html?q=opera
Dont Cavalleria Rusticana, Tosca, Don Carlo, Fidelio, Il trovatore, Falstaff, Il Minotauro, Madama Butterfly, Attila, Turandot (Nina Steme, Carlo Bosi
 mise en scĂšne : – direction : Riccardo Chailly, Carmina Burana, Giovanna d’Arco, Ecuba, La Damnation de Faust


A VOIR en urgence entre autres :

TURANDOT-lehnauff-chailly-scala-de-milano-milan-critique-classiquenews-opera-classiquenewsCLIC D'OR macaron 200Turandot (Chailly / Nikolaus Lehnauff) – production expressionniste saisissante par son imaginaire dĂ©lirant, son exotisme qui fusionne cabaret et couleurs fauves
 l’orientalisme de Puccini, ses somptueux accents orchestraux, s’en trouve revigorĂ©, de surcroĂźt convaincant grĂące Ă  une distribution trĂšs cohĂ©rent
 dans la version terminĂ©e par Luciano Berio (et son happy ending des deux amants rĂ©unis car Turandot s’est enfin humanisĂ©e, cĂ©lĂ©brant dĂ©sormais le seul AMOUR en dissonances cĂ©lestes suspendues dont Berio a trouvĂ© la clĂ©) : https://www.raiplay.it/video/2020/03/Turandot-0c6ec6ff-1b19-406e-8af3-3c3854a666d3.html

 

 

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MUNICH, Bayerishe Staatsoper

Tous les opéras mis en ligne sur le site trÚs actif : STAATSOPER.TV

 

 

 

 

SMETANA : La Fiancée vendue
Production enregistrée en janvier 2019
DurĂ©e : 2h36mn – en replay gratuit jusqu’au 16 mai 2020

smetana-compositeur-portrait-classiquenews-347-bedrich-smetanaBombe exaltĂ©e voire furieusement Ă©ruptive dĂšs son ouverture (fugato enfiĂ©vrĂ© pour les cordes), la partition de la FiancĂ©e vendue revendique haut et fort sa pĂ©tulance folklorique, un goĂ»t irrĂ©pressible pour la vitalitĂ© et la santĂ© des motifs populaires, au point de devenir l’emblĂšme de la musique tchĂšque et de l’opĂ©ra en langue tchĂšque (crĂ©Ă© en 1866). Une jeune paysanne sans le sou (Marenka) est vendu par son pĂšre contre son grĂ© Ă  un jeune parti bien dotĂ© qu’elle n’aime pas (Vasek). Survient Jenik (le frĂšre ainĂ© de Vasek)
 La production exprime l’entrain d’un opĂ©ra comique qui cĂ©lĂšbre surtout la force poĂ©tique des choeurs (des buveurs de biĂšre), des danses (polka concluant l’acte I) Ă  travers une intrigue qui inscrit le monde rural au devant le scĂšne
 Belel direction vive et prĂ©cise de TomĂĄs Hanus.

VISIONNER la fiancée vendue / Die verkaufte braut / the Bartered bride de Smetana, ici : https://operlive.de/verkaufte-braut/

 

 

 

 

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BORIS GODOUNOV (Nagano / Bieito, jusqu’au 2 mai 2020)
VISIONNER Boris Godounov Ă  Munich en 2013 :
https://operlive.de/boris-godunow/

Le catalan Calixto Bieito Ă©carte en 2013 toute image de la Russie traditionnelle (et baroque) etgodounov-nagano-bieito-munich-2013-critique-classiquenews-review-classiquenews-opera transpose l’action de Boris, le tsar du XVIIĂš parvenu sur le trĂŽne impĂ©rial non sans faire couler le sang, dans un cadre gris, minĂ©ral, asphyxiant, militarisĂ© ; une situation Ă  la Poutine : soldats contre migrants, flicaille barbare et violente, en une claire rĂ©fĂ©rence au dĂ©rĂšglement sociĂ©tal et civilisationnel actuel. L’opĂ©ra est bien le miroir de l’état du monde. Choeur imploratif ou vĂ©hĂ©ment (impeccable), orchestre souple et expressif (parfois Ă©pais sous la direction de Kent Nagano) au diapason de la partition pseudo historique de Moussorgski : Bieito n’hĂ©site pas Ă  fustiger le cynisme des gouvernants europĂ©ens (Poutine, Sarkozy, Berlusconi
). Mordante critique d’un triste monde. OĂč l’on soumet les peuples ; oĂč l’on se joue de leur vaine espĂ©rance. Il est vrai que la question Ă  l’échelle de l’histoire se pose : que restera-t-il des annĂ©es 2000 et 2010 avec le recul ? Une dĂ©bĂącle gĂ©nĂ©ral, doublĂ© des effets de l’apocalypse climatique et Ă©cologique
 dont le metteur en scĂšne ne parle pas ici. Restant uniquement sur un propos politique. Le premier tableau fonctionne toujours aussi bien : masse informelle infĂ©odĂ©e et humiliĂ©e, impuissante, dĂ©munie; Ă  laquelle s’ébranle le superbe triomphe de l’empereur couronnĂ© qui est un nouveau despote. Comme les autres. Son monologue exprime davantage les angoisses d’un prĂ©tentieux fausse victime que d’un vĂ©ritable visionnaire, proche de son peuple
 Les voix sont honnĂȘtes (et ne manquent pas de vaillance cf Grigori du tĂ©nor Sergey Skorokhodov) mais manquent pour la plupart de phrasĂ©s et de vraie attention au texte. Ce qui avec le manque d’intĂ©rioritĂ© de la direction, confine Ă  l’exercice de pure dĂ©monstration. Evidement le 3Ăš tableau de l’auberge oĂč Grigori est dĂ©masquĂ©, va mieux aux interprĂštes, excellents dans la caractĂ©risation dĂ©lurĂ©e. Au final, une lecture noire, cynique dans une ambiance postapocalyptique. Mais la lecture orchestrale reste trop terre Ă  terre et ne rend pas compte des prodiges de la partition de Moussorgski.

Distribution :
Boris Godunow : Alexander Tsymbalyuk
Fjodor : Yulia Sokolik
Xenia : Anna Virovlansky
Xenias Amme : Heike Grötzinger
FĂŒrst Schuiskij : Gerhard Siegel
Andrej Schtschelkalow : Igor Golovatenko
Pimen : Anatoli Kotscherga
Grigorij Otrepjew : Sergey Skorokhodov
Warlaam : Vladimir Matorin
Missail : Ulrich Reß
Schenkwirtin : Margarita Nekrasova
Gottesnarr : Kevin Conners
Nikititsch : Goran Juric
Leibbojar : Joshua Stewart
Mitjucha : Tareq Nazmi
Hauptmann der Streifenwache : Christian Riege

Bayerisches Staatsorchester
Chor, Extrachor und Kinderchor der Bayerischen Staatsoper /
Chorus, Extrachorus und Children’s Chorus of the Bayerische Staatsoper
Kent Nagano (direction)   -   Calixte Bieito (mise en scÚne)

RĂ©cital de la soprano Adela Zaharia, jusqu’au 19 avril 2020
http://www.classiquenews.com/opera-le-diffplay-classiquenews-selectionne-ici-diffusions-et-replays/

 

 

 

 

 

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Bayerisches staatsoper, Munich
PROKOFIEV : L’ange de feu – jusqu’au 9 mai 2020
production de décembre 2015
Mise en scĂšne : Barrie Kosky
direction musicale : Vladimir Jurowski
durée : 2h23mn

VISIONNER L’ange de feu de Prokofiev  / Der Feurige Engel / Kosky, juin 2015
https://operlive.de/der-feurige-engel/

ange-de-feu-prokofiev-munich-opera-diffusion-opera-chez-soi-classiquenews-juin-2015-koskyL’opĂ©ra de Prokofiev en 5 actes, crĂ©Ă© Ă  Paris en 1954, exprime la passion dĂ©moniaque dont seuls les hommes sont capables. Ici Renata rencontre Ruprecht qui tombe amoureux d’elle. PremiĂšre possession / obsession. Renata convainc Ruprecht de l’aider Ă  retrouver celui qu’elle pense ĂȘtre son ange gardien, Heinrich (seconde obsession dĂ©vorante). Ils retrouvent Heinrich qui repousse la jeune femme dĂ©boussolĂ©e.  Surviennent Mephisto et Faust qui cannibales, dĂ©vorent un malheureux valet trop maladroit (acte IV). Tandis qu’au V, Ruprecht assiste l’Inquisiteur pour rĂ©aliser un exorcisme sur une nonne possĂ©dĂ©e : Renata elle-mĂȘme qui comprend alors que celui qu’elle prenait pour ange gardien, Heinrich, Ă©tait le poison de sa vie, un esprit dĂ©moniaque, habile Ă  la perdre totalement. Prokofiev adapte ainsi la nouvelle fantastique et noire de Brioussov. Il en dĂ©coule un opĂ©ra composĂ© entre 1919 et 1927, d’une Ă©criture flamboyante et expressionniste oĂč au cĂŽtĂ© du chant lyrique continu (sprachgesang) se dĂ©ploie le chant tout autant articulĂ©, ciselĂ© d’un orchestre constamment palpitant. Inclassable et d’une voluptĂ© Ăąpre, hallucinĂ©e, l’opĂ©ra de Prokofiev est rarement jouĂ©. La diffusion rĂ©alisĂ©e par l’opĂ©ra de BaviĂšre Ă  Munich est incontournable pour mesurer les qualitĂ©s du Prokofiev lyrique. En 2015, Barrie Kosky s’empare du drame expressionniste pour en dĂ©duire un opĂ©ra kitsh, Ă  la fois circus et grande parade dĂ©jantĂ©e, Ă  force de tableaux collectifs, habilement chorĂ©graphiĂ©s, oĂč les fantasmes sexuels le disputent Ă  l’esprit cabaret provocant voire Ă©cƓurant (cf. la chorĂ©graphie de la saucisse
 !!).

 

ange-de-feu-prokofiev-munich-koskie-2015-opera-diffusion-opera-chez-soi-classiquenews

 

 

 

bayerische Staatsoper opera critique review classiquenewsVOIR aussi en accĂšs illimitĂ©e sur le site de l’OpĂ©ra de Munich / Bayerische Staatsoper, l’air de Lucia di Lammermoor : “Regnava bel Silenzio” / avril 2020. Voix claire, soutien, justesse et sens des nuances sans omettre l’agilitĂ© et le legato, la jeune diva a tout pour sĂ©duire et convaincre voire Ă©mouvoir. Sa Lucia est dĂ©jĂ  trĂšs construite

 https://www.youtube.com/watch?v=9xFVLp1Bhd8

 

 

 

 

Retrouvez ici la plateforme de streaming STAATSOPER.TV
https://www.staatsoper.de/tv.html?no_cache=1
Entre autres, actuellement :
REPLAYS et DIRECTS : les perles du NetDie Frau ohne Schatten de Richard Strauss (Botha, Pieczonka, Polaski, Koch, Pankratova
 Kirill Petrenko / Warlokowski, mise en scĂšne ; nov 2013), – la baguetet dĂ©taillĂ©e et allusive de l’impeccable Kirill Petrenko rĂ©affirme le chant souverain de l’orchestre, l’un des plus scintillants jamais Ă©crits par Strauss – la distribution est elle aussi passionnante. Reste la mise en scĂšne de Warlikowski : empĂȘtrĂ©e dans un fouillis de rĂ©fĂ©rences et de micro seynettes, empruntant au thĂ©Ăątre sec et Ă  la psychanalyse… Mais quel orchestre ! Magicien et splendide. Aucun doute, Die Frau Ohne Schatten / La femme sans ombre est bien une partition lyrique et orchestrale de premier plan, recueillant l’imaginaire sans limite de Strauss et les dĂ©flagrations de la premiĂšre guerre /  jusqu’au 25 avril 2020 : https://operlive.de/frau-ohne-schatten/

 

 

 

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STAATSOPER STUTTGART

BORIS GODOUNOV – jusqu’au 15 mai 2020
PremiĂšre version de 1869 – filmĂ© en fĂ©vrier 2020 (soit juste avant le confinement)boris-opera-stuttgart-paul-georg-dittrich-titus-engel-opera-critique-review-classiquenews
(Engel / Paul-Georg Dittrich)  -  Dans un dispositif assez confus, oĂč le thĂ©Ăątre n’est jamais Ă©cartĂ© ni les projections vidĂ©os souvent inutiles, Boris bĂ©nificie cependant ici du baryton basse Adam Palka, solide et puissant,  – Ă  dĂ©faut d’ĂȘtre rĂ©ellement fin, dans sa combinaison dorĂ©e plastifiĂ©e. Le chanteur incarne et la volontĂ© d’ambition politique et le dĂ©sarroi intime
 prĂ©sents dĂšs la cĂ©rĂ©monie du couronnement. S’il n’était des ajouts et Ă©pisodes dramatiques en allemand (qui apportent quoi au juste ? signĂ© Sergej Newski), l’action aurait conservĂ© un semblant de cohĂ©rence. Dans ce patchwork Ă©clectique, rĂšgne un sĂ©rieux dĂ©sordre scĂ©nique, bon an mal an fĂ©dĂ©rĂ© autour de la dĂ©nonciation du cynisme de tous les dirigeants (De Pierre Ier Ă  Poutine dont le masque est Ă©videmment prĂ©sent). Et l’unitĂ© du Boris initial de Moussorgski en souffre grandement. Car l’imaginaire de Dittrich rassemble des Ă©lĂ©ments Ă©pars comme un grand dĂ©ballage postapocalyptique. Pour autant le metteur en scĂšne nous gratifie de tableaux prenants (comme le rassemblement de la Douma pour dĂ©noncer le faux Dmitri, usurpateur portĂ© par la horde hongroise et que finit par assassiner Boris). Une rĂ©ussite en demi teintes, colorĂ©e, parfois dĂ©lirante, mais qui souffre des incursions de musique contemporaine avec texte allemand. La folie de Boris, avec choeur en coulisses (excellent) est un superbe moment grĂące au baryton basse d’Adam Palka, vraiment convaincant (et qui fini emmurĂ©, pĂ©trifiĂ© : belle trouvaille). La direction de Titus Engel est elle aussi expressive, jamais neutre et souvent dĂ©taillĂ©.

VISIONNEZ le BORIS de Moussorsgki et Sergej Newski Ă  l’OpĂ©ra de Stuttgart :  https://www.staatsoper-stuttgart.de/en/schedule/opera-despite-corona/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PALERMO, Teatro Massimo
Parsifal de Wagner, Graham Vick / OM Wellber (janvier 2020) / en replay jusqu’au 9 juillet 2020 :http://www.classiquenews.com/parsifal-par-graham-vick-et-omer-meir-wellber-palerme-janvier-2020/

VOIR Parsifal par Graham Vick / OM Wellber Ă  Palerme : https://www.arte.tv/fr/videos/094805-000-A/richard-wagner-parsifal/

parsifal-vick-wellber-palerme-janvier-2020-critique-opera-classiquenewsNOTRE AVIS. PALERME, Teatro Massimo,CLIC D'OR macaron 200 janvier 2020. ComparĂ©e Ă  sa premiĂšre mise en scĂšne pour Bastille, il y a des lustres, Grahamn Vick Ă©carte toutes rĂ©fĂ©rences au mĂ©diĂ©val pictural (anges de Memling) et chevaliers en cuirasses
 On retrouve les rideaux blancs sur toute la largeur de la scĂšne, tirĂ©s pour exprimer le flux du temps et la prĂ©cipitation de l’action
 c’est tout. A l’époque des soldats amĂ©ricains en Irak, Titurel tente de faire rĂ©gner un semblant d’harmonie au sein d’une confrĂ©rie  au bord de la division. Le trĂšs solide Gurnemanz (John Relyea) a bel allure surtout lorsque parait le fol et pur Parsifal qui vient de tuer le cygne blanc auquel il inflige une leçon d’amour : ne voit-il pas la souffrance de l’animal qu’il vient de percer de sa flĂšche irresponsable ?
Trouble, ambivalente, marquĂ©e par un passĂ© qu’elle tente de fuir et qui l’éreinte, (« que l’on ne me rĂ©veille pas ») la Kundry de l’excellente Catherine Hunod est passionnante, tant la diseuse cisĂšle te verbe et chaque tirade qui l’habite  et la dĂ©vore : mĂšre, soeur, sĂ©ductrice puis bĂȘte rongĂ©e par le remord et le dĂ©sir d’ĂȘtre sauvé  Julian Hubbard campe un Parsifal plein de candeur vive, de juvĂ©nile ardeur qui fuit lui aussi la tragĂ©die de ses origines (Kundry ne lui apprend-elle pas que sa mort est morte ?)
kundry-catherine-hunold-parsifal-critique-vick-wellber-classiquenewsReste Amfortas : Vick en fait une incarnation prĂ©cise du Christ sanguinolent qui pleure le sang, impuissant Ă  rĂ©parer l’unitĂ© du clan – Tomas Tomasson incarne un roi dĂ©chu, maudit et damnĂ©, et son chant privilĂ©gie la puissance sur la finesse / comme sa contrepartie malĂ©fique, l’ignoble Klingsor (Thomas Gazheli), parfaitement abject, en slip et cigare, humiliant la pauvre Kundry, la forçant Ă  sĂ©duire Parsifal comme elle l’a fait avec Amfortas. Les passages en ombres chinoises s’accordent idĂ©alement au vortex musical pur (oĂč le temps se fait espace), dĂ©veloppant une rĂ©flexion sur la vanitĂ© des turpitudes humaines : la guerre, la lĂąchetĂ© crasse, l’impuissance, la violence et la barbarie sous toutes ses formes
 La direction de OM Wellber, directeur musical du Teatro Massimo (depuis la dĂ©but de la saison 2020) sans ĂȘtre subtil reste efficace.  La production soulignait alors combien Parsifal mĂ©ritait d’ĂȘtre produit dans la ville (Palerme) oĂč Wagner l’a composĂ©, une sorte de retour aux sources. Illustration : Catherine Hunold saisissante en Kundry (RD)

 

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ENGLISH BAROQUE SOLOISTS

monteverdi-ritorono-d-ulisse-patria-opera-gardiner-critique-review-classiquenewsMONTEVERDI / Monteverdi Choir, English baroque Soloists / Gardiner (2017) : Le Retour d’Ulysse dans sa patrie, Gardiner 2017, Ă  voir dĂšs le 24 avril 2020. The Monteverdi Choir, The English baroque soloists / John Eliot Gardiner proposent une sĂ©rie de captations vidĂ©os pendant le confinement en accĂšs gratuit depuis leur chaine Youtube. Dans le cycle de la trilogie des opĂ©ras de Monteverdi, l’ensemble britannique met en ligne ce jour (friday / vend 24 avril 2020 – 7 pm heure de Londres / 18h heure de Paris), la production du Ritorno d’Ulisse in patria / le Retour d’Ulysse dans sa patrie de Claudio Monteverdi captĂ©e Ă  La Fenice de Venise en 2017 (version semi scĂ©nique). En ligne jusqu’au 9 juillet 2020. Le cycle complet des opĂ©ras de Monteverdi sera accessible ainsi quand le dernier ouvrage I’Incoronazione di Poppea sera mis en ligne le 1er mai 2020. VISIONNER le cycle des opĂ©ras de MONTEVERDI / Gardiner 2017

 

 

 

 

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TOURCOING, ATELIER LYRIQUE DE TOURCOING
L’Etoile de Chabrier (nouvelle production, fĂ©vrier 2020)

L’ÉTOILE de Chabrier, 7, 9, 11 fĂ©v 2020. Nouvelle production. DadaĂŻste, loufoque,Éblouissante ETOILE de Chabrier Ă  TOURCOING fantasque, en rĂ©alitĂ© de pure fantaisie, l’inspiration de Chabrier mĂȘle et Mozart et Offenbach en un dĂ©licieux thĂ©Ăątre poĂ©tique (Verlaine a participĂ© au livret). Cette nouvelle production de son opĂ©ra comique L’étoile (1877) prĂ©sentĂ©e par l’Atelier Lyrique de Tourcoing, jamais en reste d’un dĂ©fi nouveau, devrait le dĂ©montrer en fĂ©vrier 2020 (3 reprĂ©sentations). 7 ans aprĂšs la dĂ©faite national, les esprits s’éloignent du « teuton » Wagner (jugĂ© suspect, au moins jusqu’au dĂ©but des annĂ©es 1890) et recherchent Ă  rĂ©gĂ©nĂ©rer le genre lyrique dans de nouveaux sujets, et de nouveaux formats. « La Ballade des gros dindons », « La Pastorale des cochons roses », sans omettre les couplets du duo de la Chartreuse verte, parodie dĂ©jantĂ©e du chant bellinien
 sont autant de titres qui soulignent la facĂ©tie souveraine d’un Chabrier, original, iconoclaste, inclassable. RĂ©formateur mais raffinĂ©. Un indĂ©crottable auvergnat soucieux de rĂ©former les codes de l’OpĂ©ra Ă  Paris.
CLIC D'OR macaron 200Dans une tyrannie orientale de pur fantasme, orchestrĂ©e par le Roi Ouf 1er, fou dĂ©lirant Ă©gocentrique, on Ă©vite toute contestation au pouvoir pour Ă©viter d’ĂȘtre condamnĂ© Ă  mourir empalĂ© ! Heureusement l’amour du jeune marchant Lazuli pour la belle Laoula vaincra tout obstacle
 – VOIR aussi notre REPORTAGE L’Étoile de Chabrier par l’Atelier lyrique de Tourcoing @studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre Pham fĂ©vrier 2020

 

 

 

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 TOUS LES OPERAS et productions lyriques actuellement accessibles dans le monde sur le site OPERA ON VIDEO

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CONCERTS LIVE

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AUX NOTES CITOYENS : de nouveaux concerts en directL’offre du Festival 1001 NOTES : « Aux notes citoyens »
https://festival1001notes.com
https://festival1001notes.com/agenda/evenement/aux-notes-citoyens-nicolas-horvath
Prochain concert live : Nicolas Horvath, jeudi 16 avril 2020, jeudi 30 avril 2020
https://festival1001notes.com/agenda/evenement/aux-notes-citoyens-nicolas-horvath


 

 

lille-pianos-festival-2020-annonce-concerts-festival-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : 100% digital, les 12, 13 et 14 juin 2020 – Crise sanitaire oblige, le LILLE PIANO(S) FESTIVAL est en 2020, 100% DIGITAL. Le Festival propose tout un cycle de concerts gratuits en direct et en rediffusion sur la chaĂźne youtube et la page facebook de l’Orchestre National de Lille (ON LILLE). Au total sur 3 jours, 30 artistes invitĂ©s dans plusieurs programmes entiĂšrement numĂ©rique. Ce sont 19 concerts en direct ou en diffĂ©rĂ© qui porteront la flamme d’un festival parmi les plus importants de la capitale lilloise. Les performances sont assurĂ©es depuis l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille mais aussi Brooklyn, Philadelphie, Amsterdam et Bruxelles ! Les musiciens de l’Orchestre National de Lille participent Ă©videment Ă  l’évĂ©nement. Alexandre Kantorow (laurĂ©at du dernier Concours Tchaikovski de Moscou, 2019) ouvre le bal avec un concert dĂšs le 12 juin depuis le Nouveau SiĂšcle Ă  Lille
 En en clĂŽture, le Concerto n°3 pour piano et orchestre de BEETHOVEN (250 ans oblige en 2020 !), avec l’excellent David Kadouch accompagnĂ© par l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre Bloch (version pour orchestre Ă  cordes, car l’orchestre a tenu Ă  respecter les mesures sanitaires) : Dim 14 juin 2020, 20h – 20h40.

La programmation complĂšte et les programmes des concerts sur le site de l’Orchestre National de Lille / page dĂ©diĂ©e au Festival LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020, un festival entiĂšrement digital : https://www.onlille.com/saison_19-20/lille-pianos-festival/

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VIVRE EN DIRECT Le LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020
sur Youtube
https://www.youtube.com/watch?v=zTniJB0ZeCc&fbclid=IwAR0WJttJu82PhUC_J6Tu-PUgMeBfx3NUR6nCut-RSKqbclBMPLu0N8I6Hk0

cliquez ici pour suivre le LILLE PIANO(S) FESTIVAL : lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenews

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DANSE

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Retrouvez ici les ballets les plus intĂ©ressants mis en ligne, dont RomĂ©o et Juliette, La Pastorale par Malandain, Beethoven Project par Jiri Kylian, Crystal PITE (Boody and soul), Giselle…  http://www.classiquenews.com/vod-danse-pendant-le-confinement-les-perles-de-classiquenews/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SYMPHONIQUE

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Vertiges symphoniquesBeethoven, Symphonie n°7 de Beethoven par Les SiĂšcles, François-Xavier Roth (janvier 2020) – en replay jusqu’au 14 mars 2021 / L’excellence actuelle sur instruments d’Ă©poque. Une relecture lumineuse, intelligemment architecturĂ©e, instrumentalement ciselĂ©e…
http://www.classiquenews.com/beethoven-2020-symphonie-n7-par-les-siecles-fx-roth/

 

 

 Symphonies de GUSTAV MAHLER
par l’ON LILLE et Alexandre Bloch

 

 

bloch-alexandre-maestro-mahler-gustav-symphonie-n6-concert-critique-classiquenews-lille-nouveau-siecle-concertLES SYMPHONIES de GUSTAV MAHLER par L’Orchestre National de Lille. Ce fut l’évĂ©nement symphonique de l’annĂ©e 2019 : les Symphonies de Gustav Mahler interprĂ©tĂ© en un cycle continu par les instrumentistes lillois et leur directeur musical Alexandre Bloch. Classiquenews a relayĂ© et critiquĂ© la plupart des sessions de cette quasi intĂ©grale Ă©vĂ©nement dans la vie et l’histoire de l’Orchestre fondĂ© par Jean-Claude Casadesus. En voici les jalons marquants, qui permettent de suivre au sein dy cycle mahlĂ©rien, les avancĂ©es d’un collectif dĂ©sormais soudĂ© autour du charisme Ă©nergique de son chef
 LIRE notre prĂ©sentation du cycle Mahler par l’ON LILLE / Orchestre National de Lille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ă  suivre… Page rĂ©guliĂšrement actualisĂ©e selon la diversitĂ© de l’offre disponible.

 

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DIFPLAY de janvier 2020 (2) : sélection des opéras diffusés en replay

edgar-degas-cafe-concert-chanson-chienRADIO, TELE, INTERNET : les diffusions de janvier 2020  -  VidĂ©o, audio
 chaque mois le “DIFPLAY” de CLASSIQUENEWS c’est l’essentiel des diffusions de concerts, d’opĂ©ras sur les ondes qu’il s’agisse des chaĂźnes radio, des tĂ©lĂ©s ou des sites internet des maisons d’opĂ©ra (live streaming ou replay
). De quoi suivre l’actualitĂ© des scĂšnes lyriques et symphoniques mois par mois pendant toute l’annĂ©e. Certaines productions ou concerts ont Ă©tĂ© critiquĂ©s par la rĂ©daction de classiquenews
 complĂ©ment utile pour mieux revoir ou rĂ©Ă©couter les partitions concernĂ©es. Voici notre sĂ©lection 2 de JANVIER 2020 (15 – 30 janvier 2020).

 

 

 

 

 

 

MERCREDI 15 JANVIER 2020

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01h25, MET-LIVERADIO
GEORGE GERSHWIN : Porgy and Bess
New York, METROPOLITAN OPERA  -  en direct 2020 (durée 3h30)

A l’affiche du Metropolitan Opera de New York, jusqu’au 1er fĂ©vrier 2020 – Nouvelle production. Pour son unique opĂ©ra « sĂ©rieux », le chantre de Broadway, solitaire invĂ©tĂ©rĂ©, Gershwin souhaitait que son ouvrage ne soit chantĂ© que par des solistes noirs. Tradition respectĂ©e dans cette version new yorkaise qui rĂ©unit de trĂšs bons interprĂštes

https://www.metopera.org/season/2019-20-season/porgy-and-bess/

Distribution
David Robertson, direction
Angel Blue, Bess
Janai Brugger, Clara
Latonia Moore, Serena
denyce Graves, Maria
Fred Ballentine, Sportin’life
Eric Owens, Porgy
Alfred Walker, Crown
Donovan Singletary, Jake

Premiùre à l’Alvin Theatre, New York, 1935

 

 

 

 

 
 

 

 

JEUDI 16 JANV 2020

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5h, ARTECONCERT
BEETHOVEN : Fidelio
Salzbourg, 2015

Dans cette production du Festival de Salzbourg 2015, Fidelio, l’unique opĂ©ra de Beethoven, est transcendĂ© par le tĂ©nor star Jonas Kaufmann (dans le rĂŽle du captif Florestan). Beethoven a travaillĂ© pendant une dĂ©cennie Ă  son opĂ©ra, le rĂ©Ă©crivant sans cesse, faisant rĂ©viser le livret pour en densifier l’intrigue. Multiples remaniements pour une Ɠuvre dĂ©sormais irrĂ©sistible, du chant de dĂ©solation solitaire et tragique par Florestan (au fond de son cachot), jusqu’au final quand son Ă©pouse Leonora dĂ©guisĂ© en homme (Fidelio), le dĂ©livre enfin
 des chaĂźnes de l’esclavage et de la mort. Comme le souhaitait l’infect gouverneur de la prison, Pizzaro.
Dans Fidelio, Beethoven s’inspirant d’un fait historique survenu en France, cĂ©lĂšbre le courage et la loyautĂ© des femmes, met sur un plan poĂ©tique universel, le chant des partisans de la libertĂ© contre la tyrannie.
A l’annonce de l’inspection de la prison par un ministre, Pizarro songe Ă  se dĂ©barrasser de son prisonnier. PrĂȘte Ă  affronter la mort, Leonore intervient. Le ministre finit par reconnaĂźtre en Florestan son ami qu’il croyait mort. Tandis que Pizarro va dĂ©sormais devoir rĂ©pondre de ses actes, le chƓur final retentit, cĂ©lĂ©bration de l’utopie de la libertĂ© et de la justice. L’ouvrage est crĂ©Ă©e le 23 mai 1814, aprĂšs trois versions successives dont tĂ©moignent toujours les 3 ouvertures pour l’opĂ©ra, alors intitulĂ© LĂ©onore et non pas Fidelio.

Avec Leonore (Adrianne Pieczonka), Florestan (Jonas Kaufmann)


Claus Guth, mise en scĂšne.

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SAMEDI 18 JANVIER 2020

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20h, CATALUNYA Musica
RĂ©cital Javier CAMARENA, Angel Rodriguez
20Ăšme anniversaire, depuis le LICEU de BARCELONE
En direct
https://www.ccma.cat/catradio/catalunya-musica/

Il avait marqué les esprits du Liceu dans I Puritani : grand retour du ténor mexicain adoré dans son premier récital lyrique au Liceu

https://liceubarcelona.cat/en/temporada-2019-2020/recitals/javier-camarena

Programme annoncé 

Charles Gounod (1818 – 1893)
“L’amour!, l’amour!
 Ah! LĂšve-toi soleil
” (RomĂ©o et Juliette)

Gaetano Donizetti (1797 – 1848)
“Un ange, une femme inconnue
” (La favorite)

Édouard Lalo (1823 – 1892)
“Vainement, ma bien-aimĂ©e” (Le roi d’Ys)

Gaetano Donizetti (1797 – 1848)
“Seul sur la terre
” (Dom SĂ©bastien, roi de Portugal)
“Ah! Mes amis, quel jour de fĂȘte
” (La fille du rĂ©giment)

entracte
Vincenzo Bellini (1801 – 1835)
“È serbato a questo acciaro
 L’amo tanto, e m’ù si cara
” (I Capuleti e i Montecchi)

Gaetano Donizetti (1797 – 1848)
“Tombe degli avi miei
 Fra poco a me ricovero” (Lucia di Lammermoor)

Friedrich von Flotow (1812 – 1883)
“M’apparì tutt’amor
 (Ach, so fromm)” (Martha)

Giuseppe Verdi (1813 – 1901)
“Lunge da lei
 De’ miei bollenti spiriti
 O mio rimorso
” (La traviata)

camarena javier tenor annonce cd critique cd review cd par classiquenews ContrabandistaAccompagnĂ© par Angel Rodriguez au piano, le Mexicain au timbre soyeux et frappĂ©, comme une tequila bien dosĂ©e, JAVIER CAMARENA donne son premier rĂ©cital au Liceu de Barcelone, une salle qu’il connaĂźt dĂ©jĂ  bien pour y avoir chantĂ© l’opĂ©ra Ă  plusieurs reprises (et y avoir Ă©tĂ© justement acclamĂ©). Son rĂ©cent cd chez Decca intitulĂ© en toute insolence facĂ©tieuse « Contrabandista », avait affirmĂ© la sĂ©duction d’une voix de caractĂšre, agile et ardente, latine. Le tĂ©norissimo est devenu depuis lors bellinien racĂ© (Gualtiero d’Il Pirata de Bellini) ou un Tonio d’une exceptionnelle bravoura
 VoilĂ  des qualitĂ©s dĂ©sormais cĂ©lĂ©brĂ©es qui devraient assurer la rĂ©ussite de ce rĂ©cital barcelonais attendu.

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19h, Ö1-RADIO
Richard Strauss : SALOMÉ
Vienne, Theater an der Wien, direct 2020
https://oe1.orf.at/programm/20200118#585904

Distribution
Marlis Petersen (Salome), Johan Reuter (Jochanaan), John Daszak (Herodes), Michaela Schuster (Herodias), Martin Mitterrutzner (Narraboth), Tatiana Kuryatnikova (Page)
ORF Radio-Symphonieorchester Wien
Leo Hussain, direction / PrĂ©sentation Ă  l’antenne : Michael Blees

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20h, CET, TS-Espace2
Jean-Philippe Rameau, LES INDES GALANTES – GenĂšve, Grand ThĂ©Ăątre, 2019
https://www.rts.ch/play/radio?station=a83f29dee7a5d0d3f9fccdb9c92161b1afb512db

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VENDREDI 24 JANVIER 2020

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18h, RAI3
RICHARD WAGNER : TRISTAN UND ISOLDE
Bologne, Teatro Comunale, direct 2020 (durée 4h30)
https://www.raiplayradio.it/radio3

A l’affiche du ThĂ©Ăątre de Bologne, Teatro Comunale, Bologna
les 24, 26, 28, 29, 31 janvier 2020
Sous la direction de l’impĂ©tueux Juraj Valcuha
http://www.tcbo.it/eventi/tristan-und-isolde/

Avec Stefan Vinke (Tristan), Ann Petersen (Isolde), Albert Dohman (Mark), Ekaterina Gubanova (Brangaine)

Initialement prĂ©sentĂ©e Ă  Bruxelles, la production de Tristan mise en scĂšne par Ralf Pleger investit les planches de Bologne sous la direction de l’excellent Juraj Valcuha. La distribution rĂ©unit les wagnĂ©riens les plus convaincants de l’heure. Encore une preuve que les meilleures productions wagnĂ©riennes ne sont plus le monopole de Bayreuth. Et depuis longtemps.

Isolde : Ann Petersen
Tristan : Stefan Vinke
Brangaine : Ekaterina Gubanova


Voir l’ensemble de la distribution sur le site du Teatro Bologna
http://www.tcbo.it/eventi/tristan-und-isolde/

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SAMEDI 25 JANVIER 2020

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19h, KOMISCHE Oper-Livestream, operavision
Jaromir Weinberger, FrĂŒhlingsstĂŒrme – Berlin, Komische Oper, premiĂšre – direct 2020

En live stream KOMISCHE OPEA_R
A l’affiche de l’opĂ©ra Komische, du 25 janvier 28 mars 2020
https://www.komische-oper-berlin.de/programm/premieren/fruehlingsstuerme/

Sur OPERAVISION
https://operavision.eu/fr/bibliotheque/spectacles/operas/spring-storms-komische-oper-berlin

Compositeur tchĂšque juif, JaromĂ­r Weinberger (1896-1967), Ă©crit son opĂ©ra mĂ©connu TempĂȘtes de printemps pour la scĂšne berlinoise oĂč l’ouvrage est crĂ©Ă© juste avant l’avĂšnement des nazis, en mars 1933. AussitĂŽt crĂ©Ă©e, aussitĂŽt oubliĂ©e (aprĂšs une vingtaine de reprĂ©sentations cependant), l’opĂ©rette unique de Weinberger est pourtant un joyau de la fragile RĂ©publique de Weimar, ainsi ressuscitĂ©e plus de 85 ans aprĂšs sa crĂ©ation.
ChassĂ© croisĂ© en Mandchourie
 et galerie de portraits hauts en couleurs : Ă  l’époque de la guerre entre Japonais et Russes, nations Ă©trangĂšres intruses, les officiers succombent au charme d’une belle veuve, un journaliste vĂ©reux voire salace moque la fille du gĂ©nĂ©ral
. Le goĂ»t du drame dĂ©lirant, la verve et souvent l’autodĂ©rision du metteur en scĂšne Barrie Kosky, qui est aussi le directeur du Komische Oper de Berlin, devraient faire scintiller les ressorts expressifs d’une piĂšce Ă  redĂ©couvrir de toute urgence. La prĂ©sente production est remontĂ©e Ă  partir d’une partition reconstituĂ©e et rĂ©orchestrĂ©e. L’action a Ă©tĂ© conçue Ă  l’origine pour les crĂ©ateurs de 1933, Richard Tauber (Ito) et Jarmila NovotnĂ  (Lydia) formant le couple des amants sĂ©rieux, auquel correspond un second couple buffo


Distribution
Général Wladimir Katschalow : Stefan Kurt
Tatjana : Alma Sadé
Lydia Pawlowska : Vera-Lotte Boecker
Roderich Zirbitz : Dominik Köninger
Ito : Tansel Akzeybek

Orchestre Komische Oper Berlin
Jordan de Souza, direction
Barrie Kosky, mise en scĂšne

VOIR la prĂ©sentation de cette nouvelle production et recrĂ©ation de FRÜHLINGSSTÜRME l’unique opĂ©rette de JaromĂ­r Weinberger sur le site du Komische Oper Berlin / Barrie Kosky :
https://www.komische-oper-berlin.de/programm/a-z/fruehlingsstuerme/

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DIMANCHE 26 JANVIER 2020

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17h30. MASSIMO PALERMOTV et RAI3
RICHARD WAGNER : PARSIFAL
Palerme, Teatro Massimo, premiÚre   -  en direct 2020
MASSIMO PALERMO tv
http://www.teatromassimo.it/teatro-massimo-tv-567/

Avec la premiĂšre Kundry de Catherine Hunold
Omer Meir Wellber, direction
Graham Vick, mise en scĂšne

Orchestra, Coro del Teatro Massimo
Nuovo allestimento in coproduzione con il Teatro Comunale di Bologna

C’est une prise de rĂŽle attendue tant la diva française, Catherine Hunold, est une berliozienne et une wagnĂ©rienne pour nous Ă©vidente, mais ailleurs mĂ©sestimĂ©e. Palerme lui offre donc un tremplin exemplaire (Ă  quand en France ?) – certes il y eut son Ortrud dans une version de 
 concert Ă  Nantes
 En Sicile au thĂ©Ăątre Bellini, voici donc sa premiĂšre Kundry scĂ©nique, Ă  partir du 26 janvier : sa voix profonde et soyeuse, aux Ă©clats mordorĂ©s et cuivrĂ©s affinera une incarnation certainement captivante de la crĂ©ature manipulĂ©e par le mage castrĂ© Klingsor, tour Ă  tour sirĂšne tentatrice et sĂ©ductrice, puis touchĂ©e par la grĂące compassionnelle de Parsifal, pĂȘcheresse pĂ©nitente proche de la bĂȘte terrassĂ©e et blessĂ©e. Les dĂ©fis du rĂŽle sont multiples et certainement Ă  la mesure de l’immense cantatrice qui se rĂ©vĂ©lera ainsi.

A ses cĂŽtĂ©s : Daniel Kirch (Parsifal), TĂłmas TĂłmasson (Amfortas), Alexei Tanovitsky (Titurel), John Relyea (Gurnemanz), Thomas Ghazeli (Klingsor), sous la direction de Omar Meir Wellber, de surcroĂźt dans la nouvelle mise en scĂšne de l’excellent Graham Vick, lequel avait dĂ©jĂ  prĂ©cĂ©demment enchantĂ© l’OpĂ©ra Bastille


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19h, BRKLASSIK
REYNALDO HAHN : L’Île du rĂȘve
Munich, Prinzregententheater, direct 2020 (durée 2h 30)

BRKLASSIK
https://www.br-klassik.de/programm/radio/ausstrahlung-1982018.html

MUNICH, Prinzregententheater
https://www.theaterakademie.de/spielplan-tickets/stueckinfo/3-sonntagskonzert-des-muenchner-rundfunkorchesters-lile-du-reve/2020-01-26-19-00.html

hahn_reynaldo_04Enfin nous est dĂ©voilĂ© le premier opĂ©ra du jeune Reynaldo Hahn, L’Île du RĂȘve, amourache exotique polynĂ©sienne, composĂ© Ă  24 ans, en 1898. DĂ©jĂ  Hahn s’y montre d’un dĂ©licieux et suave abandon mĂ©lancolique qui colore chaque sĂ©quence d’une douceur intĂ©rieure singuliĂšre : sa marque dĂ©sormais. Le livret de AndrĂ© Alexandre et Georges Hartmann adapte Le Mariage de Loti, roman de Pierre Loti.
La distribution est dĂ©fendue par plusieurs jeunes tempĂ©raments français qui ont dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lĂ© leur indiscutable talent, vocal et dramatique : Cyrille Dubois (l’officier de marine Loti), HĂ©lĂšne Guilmette (la tahitienne MahĂ©nu)
 couple aussi intense que fragile car l’officier ne restera pas sur son Ăźle d’amour. Avec Ludivine Gombert, AnaĂŻk Morel, Artavazd Sargsyan, Thomas Dolié 

Orchesterlieder von Jules Massenet, Reynaldo Hahn und Gabriel Fauré

Reynaldo Hahn: “L’Ăźle du rĂȘve »
Idylle polynésienne en 3 actes

Distribution
MahĂ©nu – HĂ©lĂšne Guilmette
TĂ©ria/Faimana – Ludivine Gombert
OrĂ©na – AnaĂŻk Morel
Loti – Artavazd Sargsyan
Tsen Lee/Kerven – Cyrille Dubois
Tairapa/Henry – Thomas DoliĂ©
Le Concert Spirituel / direction : H Niquet

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LUNDI 27 JANVIER 2020

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1h55, ARTE CONCERT
“Le Coq d’or” de Nikolai Rimski-Korsakov
Au Théùtre de la Monnaie, Bruxelles

Le dernier opĂ©ra de NikolaĂŻ Rimski-Korsakov affirme le gĂ©nie du bouillonnant orchestrateur, flamboyant et orientaliste Ă  sa façon, propre Ă  portraiturer avec justesse chaque personnages de l’action.
En 2016, Alain Altinoglu, nouveau directeur musical, dirige alors son premier opéra à la Monnaie.

LassĂ© de tout, des guerres, responsabilitĂ©s politiques, le tsar Dodone ne pense qu’à dormir et manger. Un astrologue lui prĂ©sente un coq d’or, capable de prĂ©voir la moindre attaque contre le royaume. Ainsi finis les jours et les nuits de veille pour dĂ©fendre le territoire. Mais bientĂŽt en Ă©change d’un tel prodige qui rend service au monarque dĂ©sabusĂ©, l’astrologue demande la rĂ©compense pour prix de cette aide inespĂ©rĂ©e
 L’action reprend le conte fĂ©erique de Pouchkine.

    Avec :
Konstantin Shushakov (Tsarévitch Aphrone)
Venera Gimadieva (Tsarine de Chemakhane)
Pavlo Hunka (Tsar Dodone)
Alexey Dolgov (Tsarévitch Guidon)
Alexander Vassiliev (VoĂŻvode Polkane)
Agnes Zwierko (Intendante Amelfa)
Alexander Kravets (Astrologue)
Sheva Tehoval (Coq d’or (rĂŽle chantĂ©)
Sarah Demarthe (Coq d’or (rĂŽle dansĂ©)

RĂ©alisation TV : Myriam Hoyer
Mise en scĂšne : Laurent Pelly
Chorégraphie : Lionel Hoche
Académie des choeurs de la Monnaie
Production 2016

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MERCREDI 29 JANVIER 2020

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1h25, MET-LIVERADIO
HECTOR BERLIOZ : La Damnation de Faust
New York, METROPOLITAN OPERA  -  en direct 2020

MET-LIVERADIO
https://www.metopera.org/Season/Radio/Free-Live-Audio-Streams/
19h55 heure locale, NY

A l’affiche du Metropolitan Opera de New York, du 25 janv au 8 fĂ©vrier 2020
https://www.metopera.org/season/2019-20-season/la-damnation-de-faust/

Edward Gardner, direction
Elina Garanca, Marguerite
Bryan Hymel, Faust
Ildar Abdrazakov, MéphistophélÚs

PremiÚre à Paris, Opéra-Comique, 1846
Livret de Berlioz d’aprùs Faust

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