La Belle au Bois dormant de Ratmansky Ă  Bastille

la-et-sleelping-beauty-review-pictures-003PARIS, Opéra Bastille. La Belle au bois dormant, 2-10 septembre 2016. RATMANSKY, défenseur respectueux des ballets romantiques… L’Opéra Bastille à Paris accueille du 2 au 10 septembre 2016, sa vision de La Belle au bois dormant puis du Lac des cygnes : une nouvelle offre qui s’inscrit dans l’histoire de la Maison parisienne, aux côtés des productions mythiques écrites par/pour Rudolf Noureev. En réalité, que vaut l’écriture du chorégraphe russe Alexei Ratmansky, véritable « tsar du ballet » qui réside aux USA et que l’on souhaite nous présenter comme le créateur chorégraphique de l’heure ? Imposture et surestimation, ou tempérament poétique à suivre… De fait en s’attaquant aux grands classiques du ballet romantique, ceux qui ont permis au Corps de Ballet de l’Opéra de Paris de se hisser actuellement au sommet, Ratmansky renouvelle la forme et le vocabulaire de la troupe habituelle (dans les costumes traditionnels inspirés de Léon Bakst). Même s’il est russe, le chorégraphe se dit au carrefour des cultures, celles de l’Ouest et de l’Est, soucieux surtout d’éclairer un langage corporel expressif. L’ex directeur artistique du Bolchoï (2004-2009) a mené de longues recherches à Harvard entre autres pour retrouver la séduction originelle des ballets de Petipa : l’enjeu pour lui est de retrouver la rythmique originale dont le chorégraphe russe parle avant lui : technicité, tension, donc précision et discipline… soit une lecture plutôt historique, tout au moins respectueuse des sources romantiques, pour autant que l’on puisse les connaître. Quitte à passer pour un conservateur, Ratmansky assume totalement son grand respect des sources : s’il est important d’innover, il faut pouvoir aussi transmettre et s’inscrire dans une continuité artistique ; son travail cultive donc la mémoire et la compréhension profonde, intuitive (par le corps, à force de répétitions) des oeuvres léguées par le passé.
Dans le cas de La Belle au Bois dormant (inspiré par le conte de Perrault : « Histoires ou contes du passé », 1697), La création du ballet est une série de péripéties qui multiplie la métamorphose du projet initial : du ballet premier créé par Tchaikovsky en 1890 (au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg), Ratmansky reprend la chorégraphie de Petipa, dans décors et costumes que Bakst avait conçu en 1921, pour les Ballets Russes de Diaghilev au moment de la reprise du ballet de Tchaikovsky à Paris. Ratmansky / Tchaikovsky / Petipa / Bakst : quel sera le fruit de cette équation prometteuse ? A découvrir sur la scène de l’Opéra Bastille à partir du 2 septembre 2016.

Alexei Ratmansky à Paris. Nouveau regard sur deux ballets emblématiques du ballet romantique par Alexei Ratmansky et la troupe de l’American Ballet Theatre : « La Belle au bois dormant », chorégraphie d’Alexei Ratmansky du 2 au 10 septembre, Opéra Bastille, Paris.
Puis, à Paris toujours mais au Palais des congrès, du 5 au 13 novembre 2016 : « Le lac des cygnes », chorégraphie Alexei Ratmansky, par le Ballet de la Scala de Milan

RESERVEZ pour La BELLE AU BOIS DORMANT à l’OPERA BASTILLE, PARIS
DurĂ©e : 2h50mn – avec 2 entractes

Compte rendu, ballet. Paris. Palais Garnier, le 24 mars 2016. Ratmansky, Robbins, Balanchine, Peck : premières. Ballet de l’OpĂ©ra de Paris

Compte rendu, ballet. Paris. Palais Garnier, le 24 mars 2016. Ratmansky, Robbins, Balanchine, Peck, chorĂ©graphes. Mathias Heymann, Ludmila Pagliero, Vincent Chaillet, Daniel Stokes… Ballet de l’OpĂ©ra de Paris. D. Scarlatti, F. Chopin, I. Stravinsky, P. Glass, musiques. Elena Bonnay, Vessela Pelovska, Jean-Yves SĂ©billotte, piano. Karin Ato, violon. SoirĂ©e Made in U.S au Palais Garnier ! 4 ballets, dont 3 entrĂ©es au rĂ©pertoire Ă  l’affiche ce soir de l’OpĂ©ra de Paris ! Au chorĂ©graphe vedette Alexei Ratmansky, se joignent Balanchine, Robbins et le jeune Justin Peck. S’il n’y avait pas ce dernier, la soirĂ©e aurait pu Ă©galement s’appeler « From Russia with love », tellement la perspective nĂ©oclassique prĂ©sentĂ©e est d’origine russe. Une soirĂ©e inĂ©gale mais dont la conclusion est tout Ă  fait mĂ©ritoire et enthousiasmante !

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Frayeurs et bonheurs des néoclassiques

 

Celui qui paraĂ®trait ĂŞtre le chouchou de la danse classique, Alexei Ratmansky, ouvre la soirĂ©e avec l’entrĂ©e au rĂ©pertoire de son ballet nĂ©oclassique (musique de Domenico Scarlatti) : « Seven Sonatas ». Si nous Ă©tions de ceux Ă  ne pas avoir dĂ©testĂ© son PsychĂ©, nous avons un avis diffĂ©rent pour cet opus. 3 couples de danseurs habillĂ©s en blanc post-romantique, tout moulant, tout Ă©lĂ©gance, s’attaquent Ă  une danse nĂ©oclassique qui a Ă©tĂ© en l’occurrence pas du tout nĂ©o dans la facture, et pas très classique dans l’exĂ©cution. Quelle perplexitĂ© de voir l’abysse qui sĂ©pare les danseurs masculins Audric Bezard, Florian Magnenet et Marc Moreau… Surtout les trous dans la mĂ©moire des deux premiers par rapport au dernier, le Sujet qui se rappelle de toute la chorĂ©graphie et pas les Premiers Danseurs, l’Ă©tonnement ! Attention, Ă  part les problèmes de synchronisation, il y a du beau dans cette pièce, et si nous prenons les couples sĂ©parĂ©ment, il y a des belles choses… Florian Magnenet a une ligne bellissime, Alice Renavand a du caractère ; Laura Hecquet, de la prestance… Mais combien paraissent-ils disparates et peu complices ! Surtout, Alexei Ratmansky prĂ©sente une chorĂ©graphie qui rĂ©duit la musique de Scarlatti au divertissement dĂ©pourvu d’intĂ©rĂŞt et de profondeur, pourtant riche en prĂ©tention. Une incomprĂ©hension qui est de surcroĂ®t Ă©vidente et rapidement lassante. Mais au moins la danse est charmante, plus ou moins.

Heureusement le couple d’Etoiles composĂ© par Mathias Heymann et Ludmila Pagliero dans « Other danses » de Robbins, fait remonter l’enthousiasme. La chorĂ©graphie sur la musique de Chopin est d’une musicalitĂ© incroyable, tout comme l’interprĂ©tation des danseurs, dont le partenariat doit ĂŞtre l’un des plus rĂ©ussis Ă  l’heure actuelle Ă  l’OpĂ©ra de Paris. Elle, technicienne de rĂ©putation se montre très libre et naturelle ; lui est non seulement un solide partenaire mais fait preuve de virtuositĂ© insolente dans ses sauts impressionnants, et d’une vĂ©ritable attention Ă  la technique avec son travail du bas du corps. Ils sont poĂ©tiques, coquins voire un petit peu folkloriques et c’est pour le plus grand plaisir de l’auditoire. Le plaisir ne devra pas durer longtemps.

Après l’entracte vient l’entrĂ©e au rĂ©pertoire d’un autre Balanchine « Duo Concertant » sur la superbe musique pastorale de Stravinsky (Duo concertant pour Violon et Piano, 1931), interprĂ©tĂ© par Laura Hecquet et Hugo Marchand. Il y en a qui pensent que le ballet est l’un des plus beaux pas de deux du chorĂ©graphe russe, père de la danse nĂ©oclassique aux Etats-Unis ; pour nous, il s’agĂ®t d’un Balanchine pas très inspirĂ©. Tout y est pour faire plaisir cette nuit, la musique est superbe, les danseurs dansent bien ; elle, avec une certaine dĂ©licatesse qui contraste avec l’aspect technique important du ballet ; et lui est tout beau et tout grand, malgrĂ© l’aspect quelque peu ingrat et utilitaire de la plupart des rĂ´les pour homme conçus par Balanchine. Nous sommes mitigĂ©s comme pour Ratmansky, bien que moins surpris.

peck justin portortrait ballet everywhere we go in creases opera de paris classiquenews review critique compte rendu account ofJUSTIN PECK, la rĂ©vĂ©lation… Mais le vĂ©ritable choc esthĂ©tique, dĂ» surtout Ă  une belle dĂ©couverte inattendue, est venu Ă  la fin de la courte soirĂ©e, avec les dĂ©buts Ă  l’OpĂ©ra de Paris du jeune danseur et chorĂ©graphe amĂ©ricain Justin Peck, pour l’entrĂ©e au repertoire de son ballet « In Creases ». Si une histoire au programme expliquant un jeu-de-mot tient plus ou moins la route (In Creases devrait faire aussi rĂ©fĂ©rence Ă  une crise quelconque…), le ballet en soi est une très belle dĂ©couverte ! 4 danseuses et 4 danseurs (dont le retour sur scène du Premier Danseur Vincent Chaillet), sur la musique dĂ©licieusement rĂ©pĂ©titive de Philip Glass (deux mouvements de son opus « Four mouvements for two pianos »), enchaĂ®nant une sĂ©rie de mouvements abstraits et quelque peu gĂ©omĂ©triques dont l’entrain et l’énergie captivent l’audience et installent une cohĂ©rence narrative lĂ  oĂą il n’y a pas de narration. La fluiditĂ© est impeccable et constante au cours des 12 minutes de l’œuvre. Nous avons bien aimĂ© Valentine Colasante, Ă  la fois radieuse et imposante, tout comme les performances sans dĂ©faut ou presque de Vincent Chaillet et Daniel Stokes, mais aussi celle d’Alexandre Gasse, et surtout celle du Sujet Marc Moreau avec un certain magnĂ©tisme et ces sauts et tours insolents. In creases est une fabuleuse et très fraĂ®che cerise sur un beau gateau (quoi que plutĂ´t sec) venu d’Outre-Atlantique. Une soirĂ©e montrant les bonheurs et prĂ©occupations de la danse nĂ©oclassique aujourd’hui, et 3 entrĂ©es au repertoire au passage ! Une occasion bel et bien spĂ©ciale à voir au Palais Garnier Ă  Paris encore les 29 et 31 mars, ainsi que les 2, 4 et 5 avril 2016.

Compte rendu, ballet. Paris. OpĂ©ra National de Paris (Palais Garnier), le 19 juin 2014. SoirĂ©e Robbins / Ratmansky, prĂ©cĂ©dĂ©e du Grand DĂ©filĂ© du Ballet de l’OpĂ©ra. « Dances at a gathering », Jerome Robbins, chorĂ©graphe. « PsychĂ© », AlexeĂŻ Ratmansky, chorĂ©graphe. Ballet de l’OpĂ©ra National de Paris. Choeur Accentus, Orchestre de l’OpĂ©ra National de Paris. Felix Krieger, direction musicale. Ryoko Hisayama, piano.

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SoirĂ©e d’une beautĂ© rayonnante au Palais Garnier ! Le Ballet de l’OpĂ©ra National de Paris prĂ©sente son dĂ©filĂ© annuel, dĂ©monstration de la noblesse et de la grandeur de la danse française Ă  son plus haut niveau, dans le lieu le plus emblĂ©matique. Le dĂ©filĂ© prĂ©cède deux ballets nĂ©o-classiques de rĂŞve, joyau en joie et poĂ©sie de Jerome Robbins « Dances at a gathering » sur la musique de Chopin, et« PsychĂ© » d’AlexeĂŻ Ratmansky, succession des tableaux fĂ©eriques au sujet merveilleux sur la musique Ă©ponyme de CĂ©sar Franck.

Poésie et virtuosité 

Les Ă©lèves de l’Ecole de Danse de l’OpĂ©ra de Paris commencent le somptueux dĂ©filĂ© en toute dignitĂ©. C’est l’occasion pour les « petits rats » de l’OpĂ©ra de se prĂ©senter sur la scène imposante et fantastique du Palais Garnier ; de recevoir les applaudissements d’un public impressionnĂ© par leur prestance dĂ©jĂ  avĂ©rĂ©e Ă  un si jeune âge ! Le rĂŞve de beautĂ© commençant Ă  peine, leur succèdent les danseurs du Corps de Ballet, les Premier Danseurs et les Etoiles. La marche d’Hector Berlioz extraite de l’opĂ©ra Les Troyens donne la mesure aux futurs et actuels protagonistes de la danse classique planĂ©taire, pendant une quinzaine de minutes. Un dĂ©lice visuel tout en prestige qui dĂ©bute une soirĂ©e au rituel fortement attendu.

Le chorĂ©graphe amĂ©ricain d’origine russe Jerome Robbins (1918-1998) a un parcours particulier. C’est l’une des figures inoubliables de la danse au XXe siècle. Il devient cĂ©lèbre en chorĂ©graphiant des comĂ©dies musicales Ă  succès, telles Fancy Free, Le roi et moi, Un violon sur le toit et West Side Story notamment. En 1969, il revient au New York City Ballet pour la crĂ©ation de « Dances at a gathering », ballet nĂ©o-classique abstrait au lyrisme infini pour 10 danseurs sur une succession de pièces de Chopin (surtout des valses et des mazurkas). S’il s’agĂ®t d’un ballet Ă  l’aspect poĂ©tique confirmĂ©, les danseurs de l’OpĂ©ra y ajoutent une certaine fraĂ®cheur, une joie de vivre qui relève du je ne sais quoi charmant si propre Ă  Robbins. Nous avons trouvĂ© la distribution riche en Etoiles tout Ă  fait exemplaires : Mathieu Ganio est un danseur brun qui ravit l’audience par son allure très romantique, mais aussi par son Ă©lĂ©gance, sa musicalitĂ©, une finesse dans l’expression,y compris dans ses sauts parfois impressionnants. Josua Hoffalt, en danseur vert, fut une rĂ©vĂ©lation. S’il voit la danse comme un sport selon ses dĂ©clarations, il se montre ce soir avant-tout artiste de talent , faisant preuve d’une souplesse incroyable, voire d’une virtuositĂ© insolente. Les Premiers Danseurs Christophe Duquenne et Emmanuel Thibault, en danseurs bleu et rouge brique respectivement, sont Ă  la hauteur, mĂ©langeant tĂ©nacitĂ©, entrain, humour et bonheur dans leurs mouvements. Karl Paquette, en violet est un artiste talentueux et partenaire ès mĂ©rite, avec des portĂ©s les plus stables et les plus solides de la soirĂ©e. Il brille avec la lumière de l’excellence avec ses port de bras allĂ©chants et une technique irrĂ©prochable. D’ailleurs, son partenariat avec Ludmila Pagliero, Etoile en danseuse rose est, comme d’habitude, particulièrement rĂ©ussi. La danseuse argentine est d’une prĂ©sence gĂ©niale dans Robbins, sa dĂ©licatesse alliĂ©e Ă  une certaine virtuositĂ© dans l’expression fait mouche. Nolwenn Daniel et Charline Giezendanner se montrent pĂ©tillantes et rĂ©actives. C’est une joie de les voir danser avec autant d’engagement, de vivacitĂ© et de fraĂ®cheur. Le public ne peut d’ailleurs pas s’empĂŞcher de les ovationner, avec Amandine Albisson, Etoile mauve, lors d’un pas de six impressionnant. Cette dernière a une Ă©lĂ©gance et une grâce particulière… Très en vogue en ce moment, nous l’avons trouvĂ© charmante et avec ce soir, un beau legato. Finalement AurĂ©lie Dupont, en vert, campe une performance de brio. Superbe technicienne, elle fait preuve aussi, bien heureusement, d’humour comme de piquant.

Nouveaux visages prometteurs

« PsychĂ© » d’AlexeĂŻ Ratmansky, ancien directeur du BolchoĂŻ, revient Ă  Paris après sa crĂ©ation en 2011. InspirĂ© du mythe tardif lĂ©guĂ© par ApulĂ©e, auteur Latin du IIe siècle, le ballet nĂ©o-classique plutĂ´t narratif raconte l’histoire et quelques aventures de PsychĂ© et d’Eros, sous la musique fabuleuse du poème symphonique de CĂ©sar Franck (pour grand orchestre et choeur). Aux dĂ©cors vibrants et enchanteurs de l’artiste contemporaine Karen Kilimnik s’ajoutent les beaux costumes, non moins enchanteurs, allĂ©gĂ©s par rapport Ă  la crĂ©ation, d’Adeline AndrĂ©. Avec les tableaux chorĂ©graphiques de Ratmansky, et ces ensembles attirants et quelques solos impressionnants, le ballet s’impose en vĂ©ritable bijou.
Que cela soit dĂ» aux blessures, Ă  l’indisposition des Etoiles de la compagnie, ou tout simplement d’une dĂ©cision de l’administration, la distribution compte avec des personnalitĂ©s que nous voyons rarement sur le plateau. Le couple d’Eros et PsychĂ© est interprĂ©tĂ© par le sujet (!) Marc Moreau et l’Etoile LaĂ«titia Pujol. Elle incarne le rĂ´le-titre avec aisance, sa performance a quelque chose de théâtral et de touchant. Le couple est en gĂ©nĂ©ral très aimable. Marc Moreau est une rĂ©elle surprise. Il allie un entrain fabuleux Ă  une tendresse ravissante dans l’expression. Le Corps de Ballet et quelques rĂ´les secondaires ont Ă©tĂ© particulièrement dĂ©licieux Ă  regarder. Ratmansky rĂ©ussit très bien ses tableaux et leur donne de la matière pour exprimer leur dons de danseurs. Remarquons particulièrement Laurence Laffon, LĂ©onore Baulac, SĂ©bastien Bertaud, AurĂ©lien Houette, Axel Ibot et Alexis Renaud ; ainsi que les Quatre ZĂ©phyrs de Daniel Stokes, Simon Valastro, Adrien Couvez et Alexandre Labrot au bel investissement. Finalement Alice Renavand, Etoile dans le rĂ´le de VĂ©nus montre les qualitĂ©s de sa danse et une prĂ©sence altière qui lui sied bien. La fin du ballet en marque l’apothĂ©ose, et nous insistons sur le talent, rare, du chorĂ©graphe Ă  crĂ©er des beaux tableaux visuels incluant tous les danseurs.

Un duo de ballets d’une rare beautĂ© Ă  ne surtout pas rater. Encore Ă  l’affiche du Palais Garnier Ă  Paris, les 23, 25, 27 et 29 juin, ainsi que les 1er, 2, 3, 4, 5 et 7 juillet 2014.