Compte rendu, festival. Haute-Saône, Musique et Mémoire. Week end 20-24 juillet 2016. Les Cyclopes à Musique et Mémoire : les 400 ans de Froberger

musique et mémoire 2016 visuel grand format 1000Compte rendu, festival. Haute-Saône, Musique et Mémoire. Week end 20-24 juillet 2016. Les Cyclopes à Musique et Mémoire. Les Cyclopes, ensemble instrumental et vocal codirigé par Bibiane Lapointe (clavecin) et Thierry Maeder (orgue) ont apporté une preuve éclatante de la réussite du projet artistique façonné édition par édition par le directeur du Festival, Fabrice Creux. Comme pour la résidence féconde du jeune collectif Les Timbres (dont le noyau des fondateurs forme un trio pétillant, irrésistible, d’une élégance superlative), – c’est comme Les Cyclopes, ensemble sur instruments d’époque-, le bénéfice d’une compréhension musicale et humaine particulièrement forte, entre une institution idéalement ancrée dans son territoire et des familles de musiciens qui unis dans l’esprit d’une troupe à forte affinité et complicité, sont prêts à relever les derniers défis du spectacle vivant et accessible : adéquation toujours profitable pour les festivaliers venus découvrir les fruits de cette coopération qui réinvente la notion même de festival.

Ce grand « week end » des 20 au 24 juillet 2016,  – soit 6 programmes inédits, véritables jalons d’un nouveau marathon artistique-, Les Cyclopes mettent en lumière l’oeuvre de Johan Jacob Froberger (1616-1667), qui souffle ses 400 ans en 2016, et qui est mort sur le territoire même des Vosges Saônoises, en 1667. La trace de ce dernier séjour est encore présente au château d’Héricourt, bâtisse de sa protectrice et élève, la princesse Sybille de Wurtemberg.

Les Cyclopes à Musique et Mémoire réussissent le pari de l’exploration heureuse…

Clarifier FROBERGER et le rendre vivant

LE SAVANT rendu palpitant… Oeuvre particulière vouée à la recherche, et d’un caractère « réservé », c’est à dire conçue pour une élite d’amateurs et de proches, – amis ou protecteurs-, dont Sybille de Wurtemberg auquel le compositeur avait demandé de ne pas publier ni diffuser ses oeuvres, le corpus des partitions ainsi abordé, restait méconnu du grand public. Pourtant Froberger a voyagé dans l’Europe entière, comme compositeur (et certainement diplomate), rencontrant Weckmann, Gibbons, Frescobaldi puis Carrissimi, et aussi Louis Couperin, en un tour d’Europe, – Italie, Grande Bretagne, Allemagne, France-, qui indique l’ampleur du périple parcouru et la pensée musicale qui en résulte. Un auteur qui avant Jean-Sébastien Bach, réalise une synthèse musicale et esthétique à l’échelle européenne. D’où la valeur de son écriture qui méritait bien ce focus dédié à son oeuvre et sa pensée.

froberger johann jacobMort en mai 1667 (d’apoplexie) dans la tour d’Héricourt actuelle (vestige le plus spectaculaire de l’ancien château de la princesse Sybille), Johan Jacob Froberger réalise et laisse en héritage une prodigieuse synthèse entre toutes les cours européennes d’alors : fascinante, son oeuvre pour clavier influence tous ses contemporains par sa richesse et son raffinement ; surtout par son contrepoint remarquable (appris auprès de Frescobaldi) et par sa maîtrise du style français des luthistes (dans les nombreuses plaintes à Sybille, à lui-même, à Ferdinand III son protecteur) ; un style aussi assimilé auprès de Kirchner, le prodige fou rencontré en Italie (« le savant aux milles savoirs ») avec lequel Froberger élucide et explicite le fameux Stilus fantasticus, cet art spécifique qui fait parler le clavier, propre à l’Allemagne du nord, particulièrement marquant pour des auteurs tels Weckmann et aussi Buxtehude. C’est dire son importance. Pas un seul portrait identifié mais une musique singulière et profonde, parfois complexe qui cependant saisit aussitôt qu’elle s’écoute.

Les interprètes que la succession des 7 programmes semble non pas contraindre mais au contraire stimuler, rendent immédiatement accessible tout un monde sonore jusque là connu de quelques amateurs. Les défis sont pourtant nombreux car chaque concert mérite une attention / concentration particulière et un effectif singulier.

LES VOYAGES DE FROBERGER. C’est d’abord l’explication du génie « à la vie secrète » (concert conférence, le 20 juillet à Héricourt) : soutenu, compris (quoi de plus encourageant pour un créateur que de se voir estimé et respecté pour ses idées et son oeuvre ?), Froberger pourrait bien avoir été comme son contemporain le peintre Rubens, – préfigurant la carrière diplomatique de Stefani au XVIIIème, un artiste missionné (et financé) par un riche et puissant protecteur, en l’occurrence pour Froberger, l’Empereur Ferdinand III, tout au long de ses nombreuses escales européennes. Le 22 juillet suivant, oeuvres en l’honneur de « Madame Sybille » en référence à l’Allemande que le professeur dédia à sa meilleure élève et amie… Enfin les quatre derniers programmes les samedi 23 et dimanche 24 juillet, suivent les voyages de Froberger en Europe : à Rome, où il assimile l’oeuvre de Frescobaldi (Héricourt, église luthérienne, le 23 à 15h); puis à Hambourg où le jeu des rencontres réalisant des miracles stimulants ; il se lie avec Matthias Weckman (Belfort, temple St-Jean, le 23 à 21h) ; enfin jalons d’une pensée universelle, les concerts du dimanche 24 juillet : somptueux cheminement jusqu’à Londres (Plainte faite pour passer la mélancolie, en référence au titre de sa pièce composée pendant son séjour dans le royaume britannique, jusqu’à Oxford) ; surtout finale en apothéose : à Fresse, à l’église Sainte-Antide : évocation de la Diète d’Empire à Ratisbonne en 1653, réunion des politiques germaniques après la Guerre de Trente Ans, et donc célébrations musicales des grands de ce monde : Froberger y côtoie sans démériter, -relevant fièrement les défis de la comparaison…-, les Bertali, Valentini, surtout Schmelzer que Les Cyclopes connaissent bien pour lui avoir dédier un disque entier. Style germanique et italien fusionnent comme toujours aux noces des puissants (Ferdinand III épouse un princesse Gonzaga, Eleonore, sa 3ème femme, justement couronnée à Ratisbonne).

cyclopes-les-festival-musique-et-memoire-ete-2016-classiquenews-bibiane-lapointe-thierry-maeder-classiquenews-compte-rendu-critiqueCYCLOPES, VIVANTS AMBASSADEURS. Tout cela est magnifiquement exprimé, incarné par le collectif réuni autour des deux guides, Bibiane Lapointe et Thierry Maeder. La franchise des intentions, le naturel du style, la cohérence de l’ensemble éclairent chaque séquence avec une énergie convaincante. Au cœur de chaque proposition, la présence du clavier, instrument phare de son expérimentation et déjà avant Beethoven, Liszt, et Schumann comme Carl Philip, l’outil familier de toute la Recherche. A défaut de pouvoir voir les traits de Froberger – il n’existe aucun portrait authentifié de lui, les amateurs ne peuvent qu’écouter ses oeuvres, ce qui évidemment n’est pas négligeable. C’est pourquoi quand Bibiane Lapointe s’empare du clavier, c’est comme si nous assistions au travail de recherche mené par Un Froberger rendu à la vie. Le créateur est certes théoricien ; mais ses avancées dans l’écriture et la mise au propre de ses propres expérimentations formelles sont décisives. Il a su organiser c’est à dire, mettre en ordre la Suite française qui influencera JS Bach. Les Cyclopes relèvent un défi audacieux : exprimer la complexité d’une œuvre savante : lui rendre sa vivacité première, ce d’une éloquente façon.

lapointe-bibiane-les-cyclopes-concert-classiquenews-musique-et-memoire-2016MARATHON EN 5 JOURS. A l’invitation de Fabrice Creux, le parcours réalisé sur 5 jours, offre un aperçu sensationnel d’une écriture certes raffinée mais généreuse, abondante par sa densité, libre dans ses audaces. En somme, un profil qui sied admirablement au Festival Musique et Mémoire, que Fabrice Creux aime à définir non sans raison comme un « festival laboratoire ». Le compagnonnage entre le collectif artistique des Cyclopes et Musique et mémoire se donne tous les moyens pour démystifier la question musicale, et les interprètes requis, formidables ambassadeurs, en guides habités, rendent concrète la démarche esthétique, vivante sa fabuleuse créativité.
L’érudition du compositeur savant fait place à une offre flamboyante par sa diversité de formes, que Les Cyclopes réinscrivent dans leur contexte, celui d’une oeuvre resserrée mais très aboutie (à la manière d’un Leonard de Vinci) ; dans celui de l’époque où a vécu Froberger dont les relations professionnelles, amicales, ressuscitent une constellation humaines et artistique de premier plan. Le cycle de concerts suit les voyages en Europe de Froberger, restituant ce maillage complexe et très riche d’influences entre les foyers et les nations qu’il a su approcher.

Les Cyclopes éclairent à quel point l’oeuvre de Froberger n’a rien d’anecdotique, c’est a contrario l’affirmation d’une superbe pensée pour la musique : c’est un penseur qui même confidentiel laisse en héritage une oeuvre fondatrice dans l’élaboration du langage baroque européen.

L’ÂME D’UN FESTIVAL EXPLORATEUR. Ainsi l’esprit de troupe, telle une conscience collective porté par un geste commun d’une belle cohésion, inspire ici 6 programmes inédits (créations, commandes du festival : quel autre festival en France dédié aux musiques anciennes et baroques réalise le pari de l’invention, la création, le défrichement, le partage ?), couleurs et apports particuliers, cultivant ce qui n’a rien de convenu, préservant toujours la recherche sonore et musicale pour transmettre la clarté et l’évidence d’un courant, d’une question au départ abstraite et érudite, mais qui au final, parle directement à notre imaginaire contemporain.

Voici donc ce qui est particulier au Festival Musique et Mémoire et nul par ailleurs, l’esprit d’un atelier accessible, le dévoilement de la forge musicale, ouverts à tous : c’est la résolution d’une pensée savante enfin clarifiée par un geste clair, libre, naturel. C’est pourquoi tout ce qui se passe à Musique et Mémoire renouvelle notre approche actuelle des musiques anciennes et baroques. Audace et engagement, accessibilité et diversité des formes de concerts, voilà la clé d’un Festival exemplaire. Passionnant.

Compte rendu, festival. Haute-Saône, Musique et Mémoire. Week end II / 20-24 juillet 2016. Les Cyclopes à Musique et Mémoire. Les Cyclopes, ensemble instrumental et vocal , Bibiane Lapointe (clavecin) et Thierry Maeder (orgue), direction. Célébration des 400 ans de Johan Jacob Froberger en Haute-Saône.

Haute-Saône. Dernier week end Festival Musique et Mémoire : les 29, 30 et 31 juillet 2016

bach-vignette-portrait-carre-jean-sebastien-bach-582HAUTE-SAÔNE. Festival Musique et Mémoire : 29,30 et 31 juillet 2016. 3ème week end : JS BACH par Alia Mens. Suite des ensembles phares et percutants en résidence au Festival Musqiue et Mémoire 2016 ; après Les Timbres, d’une juvénilité ciselée, ardente, chambriste souvent époustouflante (le premier week end des 15, 16 et 17 juillet 2016), puis Les Cyclopes (ambassadeurs d’un grand week end passionnant dédié aux 400 ans de Froberger, les 20,21,22,23, et 24 juillet 2016), voici le dernier des ensembles qui sait exploiter le tremplin expérimental mis à disposition par Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire : week end 3 soit ” journées à nouveau passionnantes, les 29, 30 et 31 juillet 2016.

L’ensemble Alia Mens inaugure lors de ce week end sa première année de résidence (sur les habituelles 3 années réservées à chaque formation élue) : au programme 4 programmes inédits, tous créations et commandes du Festival ; soit un exemple unique en France d’accompagnement d’un festival vers ses formations invitées associées, lesquelles peuvent l’espace d’une résidence approfondir, oser, défricher, ciseler… tout ce qui fait aujourd’hui pour les publics du festival, les délices de la découverte et de l’engagement long terme.

 

 

 

Résidence d’Alia Mens, année 1, au Festival Musique et Mémoire
Jean-Sébastien Bach et Froberger en majesté

 

 

musique-et-memoire-2016-festival-vignette-intro-VIGNETTE-DEPECHE-juin-2016TEMPS FORTS d’ALIA MENS à Musique et Mémoire 2016. Dès vendredi 29 juillet, 21h, en la Basilique Saint-Pierre de Luxeuil les Bains (et son orgue XVIIè magnifiquement sculpté – lequel servait de décor naturel et spectaculaire à la recréation de Proserpine de Lully par Les Timbres : voir notre reportage vidéo Les Timbres en résidence à Musique et Mémoire, juillet 2015), pleins feux sur “La liturgie du verbe”… immersion dans l’univers recueilli, tour à tour grave, inquiet ou fervent et tendre du choral luthérien tel que l’immense Jean-Sébastien Bach l’a acclimaté à son génie de compositeur sacré. Fil rouge soutendant toute l’architecture de la partition (Motet Jesu mein freude, cantates BWV 4, 125…), ou citation alusivement confiée aux seuls instruments comme s’il s’agissait de commentaire, le choral innerve en profondeur et de façon très subtile toute la littérature sacrée de Bach.

 

 

musique-et-memoire-2016-festival-vignette-intro-VIGNETTE-DEPECHE-juin-2016Samedi 30 juillet à Luxeuil les Bains, 21h (Basilique Saint-Pierre) : Bach en “la cité céleste” de Weimar... au début du XVIIIè, le compositeur avant de rejoindre Leipzig, livre tout un cycle de partitions sacrées et instrumentales pour la Cour locale très amatrice de musique. Au programme 3 Cantates créées in loco entre 1711 et 1714 : Bach qui est nommé Concertmeister découvre aussi les auteurs italiens dont il assimile avec le génie que l’on sait la manière et l’esprit. Le compositeur excelle dans l’art de l’éloquence musicale, produisant chez les auditeurs, vertiges et contrastes émotionnels propres à exalter la ferveur et revivifier la croyance. Bach y atteint des sommets de profonde solitude (celle du croyant inquiet et critique) et d’exultation collective célébrant l’harmonie des cimes célestes… Répétitions ouvertes au public à 17h. Concert à 21h.

 

 

musique-et-memoire-2016-festival-vignette-intro-VIGNETTE-DEPECHE-juin-20163 concerts à LURE, le dimanche 31 juillet 2016. La journée finale est digne d’un marathon musical pour artistes et publics : 11h, Auditorium de Lure (“Le discours sans parole : Sonate et Suite de JS Bach) ; à 16h, Grand salon de l’Hôtel de Ville de Lure : récital pour clavecin par Jean-Luc Ho (clavicorde à pédalier de 2012), évocation de la joute musicale de Froberger et de Weckmann à Dresde en 1649. Oeuvres de Weckmann, Weiss, Bruhns… extraits du manuscrit Hintze Manuscript offert par Froberger à Weckmann…
Enfin, le dernier concert, est un temps fort de l’édition 2016 du Festival en Haute-Saône : “Collegium musicum” (LURE, à 21h, Eglise Saint-Martin) : essor du génie de JS Bach, à la fin de son séjour à Weimar quand il découvre et recycle l’écriture vivaldienne et le genre du Concerto italien. L’invention dont le compositeur est capable alors, désigne un maître audacieux et virtuose de l’expérimentation totale… au programme : les Concertos Brandebourgeois (6 Concertos à plusieurs instruments, en particulier les BWV 1049 pour 2 flûtes à bec, languissant, pastoral ; le BWV 1051 qui reprend le principe du consort de violes…), le Concerto pour violon et cordes BWV 1042… Chez Bach, tout concourt à faire chanter les instruments solistes et parler la musique.

 

 

Alia Mens au Festival Musique et Mémoire : le génie de JS Bach et Froberger en vedette, 5 concerts événements, les 29, 30 et 31 juillet 2016. INFOS et RESERVATIONS sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 

 

Reconduction des Timbres en résidence à Musique et Mémoire

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurRESIDENCE. Les Timbres confirmés pour un nouveau cycle de 3 années à Musique et Mémoire (Haute-Saône, 70). A l’issue du premier week end de Musique et Mémoire en Haute-Saône (70), Fabrice Creux, directeur du Festival, a particulièrement salué l’engagement et l’excellence du jeune ensemble invité Les Timbres qui concluait ainsi, ce dimanche 17 juillet 2016, sa coopération artistique avec le Festival, soit 3 années d’accompagnement et de partage. Après leur dernier concert (création dédiée aux Britanniques du XVIIè : « The way to Paradise »), les jeunes interprètes, fait unique dans l’histoire de Musique et Mémoire, ont pu se voir confirmés pour 3 nouvelles années d’un compagnonnage musical qui en ayant apporté tant de superbes créations et découvertes, promet de nouveaux accomplissements sur le territoire saônois, entre Belfort et Besançon. RV est pris en juillet 2017, pour découvrir les nouveaux enchantements orchestrés par Les Timbres.

Au moment de cette reconduction, CLASSIQUENEWS a posé 3 questions à Fabrice Creux, directeur de Musique et Mémoire, au sujet du renouvellement de la résidence des Timbres. Quelles sont les qualités de la jeune formation et quels enjeux motivent cette décision ?

 

Les Timbres : tisser une nouvelle connivence entre artistes et habitants du territoire

 

 

Vous avez choisi de renouveler la résidence des Timbres c’est à dire en leur offrant à nouveau tout un cycle de 3 années de coopération et d’accompagnement artistique. Pour quelles raisons musicales ? Que représentent pour vous le travail et la démarche de l’ensemble ainsi soutenu ?

creux-fabrice-musique-et-memoire-festival-Fabrice-Creux,-directeur-artistiqueFABRICE CREUX : Le travail que nous avons conduit depuis 3 ans avec l’ensemble Les Timbres a largement atteint ces objectifs dans les 3 directions que nous nous étions fixées : création, formation et sensibilisation. Cet ensemble à l’imaginaire “débridée” a su à chaque fois toucher “au coeur” les publics concernés, tout en portant des projets de créations extrêmement pertinents. Sur le plan musical les qualités de cette jeune formation de la scène baroque sont indéniables, comme en témoigne avec justesse ses deux premières productions discographiques. D’autre part, et c’est un point majeur pour moi, ces jeunes musiciens ont une appétence particulière pour le répertoire dans son expression la plus essentielle, mais s’attache toujours à créer les conditions favorables pour toucher les publics d’aujourd’hui, sans jamais “dénaturer” l’esprit initial de l’oeuvre. Un exemple ? : The Way to paradise.

 

 

Qu’attendez vous de cette nouvelle histoire qui va s’écrire ? Des lignes sont-elles déjà précisées ?

FC : Nous allons écrire ensemble ces nouvelles pages en fonction de nos attentes et envies respectives comme nous l’avons fait au cours des trois années qui viennent de s’écouler. Au fil du temps, nous avons su, je pense, créer les conditions d’une belle collaboration en se faisant confiance mutuellement et nous allons tout simplement poursuivre dans cette direction.

 

 

En quoi l’approche des Timbres vous paraît particulièrement correspondre à l’esprit du Festival Musique et Mémoire aujourd’hui ? En particulier concernant le rayonnement du Festival sur le territoire et le développement des activités hors Festival, c’est à dire pendant l’année scolaire ?

FC : Les Timbres ont une vraie capacité à entrer en connivence avec les populations d’un territoire. C’est vraiment une qualité que je tiens à souligner car elle assez rare. Car, il ne s’agit pas pour s’inscrire “concrètement” dans un espace géographique de venir avec un
“kit” d’actions préconçues, mais bien au contraire d’inventer une présence au territoire forte et originale à travers des projets co-construits. Cela demande évidemment du temps et de l’écoute ! Nous allons donc au cours des 3 années à venir cultiver encore cet esprit pour que l’ensemble Les Timbres se fonde totalement dans le paysage culturel local.

 

Propos recueillis en juillet 2016.

 

 

 

 

 

PROCHAINS CONCERTS du Festival Musique et Mémoire 2016 : acte III, l’ensemble Alia Mens joue Jean-Sébastien Bach, 5 concerts, du 29 au 31 juillet 2016. Toutes les infos et les modalités de réservation sur le site du Festival Musique et Mémoire

 

 
 

 
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Les 400 ans de Johann Jacob Froberger à Musique et Mémoire

musique-et-memoire-2016-festival-vignette-intro-VIGNETTE-DEPECHE-juin-2016Haute-Saône, festival Musique et Mémoire. 20-24 juillet 2016. Les Cyclopes, acteurs du 2ème week end, ou Froberger en majesté… en 1 conférence et 6 concerts événements. Pour son 23ème cru, le festival Musique et Mémoire au Pays des Mille étangs en Haute-Saône, poursuit cette équation captivante de l’exploration baroque au cœur du territoire rural (en l’occurrence les Vôsges Saônoises). Pour les 400 ans du compositeur baroque, mort sur son territoire, le festival dirigé par Fabrice Creux célèbre en 8 programmes inédits, le génie de Johann Jacob Froberger (1616-1667), non sans raison : mort au château d’Héricourt (3 concerts ont lieu dans l’église d’Héricourt), Froberger fut une étoile musicale à l’échelle de l’Europe. Son élève et protectrice, la Princesse Sybille a témoigné de l’art de toucher le clavier d’un Froberger divin poète dont l’enjeu des programmes proposés par Musique et Mémoire en 2016, entend bien restituer la force, la subtilité, la finesse allusive : par son caractère suggestif et introspectif, Froberger fut le Chopin du XVIIè, établissant déjà ce rapport intimiste et presque secret entre l’interprète, son clavier, ses proches auditeurs… Qui fut réellement Froberger ? Quels sont les compositeurs dont il fut proche et dont il transmit l’art spécifique ? Le Festival Musique et Mémoire est le seul en France cet été à célébrer à juste titre le génie de Froberger et évoquer ses passionnantes affinités avec la musique française, le Stylus Fantasticus, Frescobaldi et Mathias Wackmann… Et pour servir ce nouveau cycle exceptionnel, en découvertes et révélations, Fabrice Creux invite un nouvel ensemble sur instruments d’époque, en résidence au Festival, Les Cyclopes.

 

 

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L’époque et l’oeuvre de Johan Jacob Froberger au Festival Musique et Mémoire : destination incontournable de l’été 2016 en Haute-Saône. 7 concerts événements dont 5 programmes en création…

 

Musicien diplomate, mercredi 20 juillet 2016, 21h, Héricourt

Suites de Danses en duo…, jeudi 21 juillet 2016, 21h, Melisey

Froberger et son ami et protectrice Madame Sybille, vendredi 22 juillet 2016, 21h, Héricourt

Froberger à Rome… samedi 23 juillet 2016, 15h, Héricourt

Abendmusiken à Rome, samedi 23 juillet 2016 à 21h, Belfort

Passer la mélancolie… dimanche 24 juillet 2016, 11h, Saint-Barthélémy

1653, Ratisbonne, dimanche 24 juillet 2016, 17h, Fresse

Toutes les infos et les modalités de réservations : lire notre présentation complète du cycle Froberger par Les Cyclopes au Festival Musique et Mémoire, du 20 au 24 juillet 2016

 

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Les Cyclopes, acteurs du Festival Musique et Mémoire, acte II

musique-et-memoire-2016-festival-vignette-intro-VIGNETTE-DEPECHE-juin-2016Haute-Saône, festival Musique et Mémoire. 20-24 juillet 2016. Les Cyclopes, acteurs du 2ème week end, ou Froberger en majesté… en 1 conférence et 6 concerts événements. Pour son 23ème cru, le festival Musique et Mémoire au Pays des Mille étangs en Haute-Saône, poursuit cette équation captivante de l’exploration baroque au cœur du territoire rural (en l’occurrence les Vôsges Saônoises). Pour les 400 ans du compositeur baroque, mort sur son territoire, le festival dirigé par Fabrice Creux célèbre en 8 programmes inédits, le génie de Johann Jacob Froberger (1616-1667), non sans raison : mort au château d’Héricourt (3 concerts ont lieu dans l’église d’Héricourt), Froberger fut une étoile musicale à l’échelle de l’Europe. Son élève et protectrice, la Princesse Sybille a témoigné de l’art de toucher le clavier d’un Froberger divin poète dont l’enjeu des programmes proposés par Musique et Mémoire en 2016, entend bien restituer la force, la subtilité, la finesse allusive : par son caractère suggestif et introspectif, Froberger fut le Chopin du XVIIè, établissant déjà ce rapport intimiste et presque secret entre l’interprète, son clavier, ses proches auditeurs… Qui fut réellement Froberger ? Quels sont les compositeurs dont il fut proche et dont il transmit l’art spécifique ? Le Festival Musique et Mémoire est le seul en France cet été à célébrer à juste titre le génie de Froberger et évoquer ses passionnantes affinités avec la musique française, le Stylus Fantasticus, Frescobaldi et Mathias Wackmann… Et pour servir ce nouveau cycle exceptionnel, en découvertes et révélations, Fabrice Creux invite un nouvel ensemble sur instruments d’époque, en résidence au Festival, Les Cyclopes.

 

 

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1 – La vie secrète de Froberger

 


froberger johann jacobMusicien, diplomate ? La conférence du mercredi 20 juillet met l’accent sur l’itinérance d’un compositeur et interprète du clavier parmi les plus doués de son temps, dont l’activité musicale pourrait avoir été doublée de missions diplomatiques et politiques pour l’Empereur Ferdinand III (qui a financé tous ses déplacements à travers l’Europe). De fait, ses séjours parfois longs depuis Vienne, en France, en Angleterre, en terres germaniques et en Italie, lui apportent les composantes d’un riche substrat esthétique dont il réalise une puissante et originale synthèse. Bibiane La pointe (clavecin) et Thierry Maeder (orgue), directeurs artistiques de l’ensemble Les Cyclopes, associent leurs talents musiciens pour ressusciter la figure de Froberger, dans un lieu même que le compositeur aurait pu connaître et même investir lors de son séjour ultime à Héricourt… Héricourt, église luthérienne, à 21h, réservations conseillées : 03 84 49 33 46. (Illustration : Portrait de l’Empereur Ferdinand III, protecteur de Froberger).

 

 

2 – Froberger en tête-à-tête

 

Les 400 ans de Froberger célébrés par Musique et MémoireLe jeudi 21 juillet, le duo Coloquintes (violon / viole de gambe) joue plusieurs transcriptions et pièces inédites témoignant de la richesse d’inspiration de Froberger, toutes regroupées dans le manuscrit de la bibliothèque de Wolfenbüttel, le Ludwig Partiturbuch qui collecte les Suites de Danses pour violon et viole de gambe d’un Froberger irrésistiblement inventif et original. Réservations obligatoires. MELISEY, Chœur Roman, 21h. (Ci dessus, portrait de l’Empereur Ferdinand III, protecteur de Froberger dont il aurait été diplomate)…

 

 

 

Les 5 autres programmes sont d’autant plus exceptionnels qu’ils sont tous des créations / commandes du festival.

3 – A l’honneur de Madame Sibylle

Vendredi 22 juillet 2016
Héricourt, église luthérienne, 21h

Vermeer, Concert 1665fHommage à une mécène et amie… Les cas d’estime sincère et partagé sont finalement assez rares dans l’histoire musicale.
A l’instar de Louis XIV et son cher Lully, plus tard de Handel et de la Reine Caroline, Froberger sut cultiver une exceptionnelle relation avec la Princesse Sybille de Wurtemberg (1620-1707), sa cadette et non moins patronne et élève, qu’il rencontre d’abord à Stuttgart puis rejoint à la fin de sa vie en son château d’Héricourt à partir de 1664. La princesse est croyante, douée pour le clavier et certainement compositrice elle-même dans la proximité de Froberger, son mentor et maître. En hommage, le musicien appelait les Trois Grâces de Wurtemberg, Sybille et ses deux sœurs. Dans les secrets d’une compréhension complice, Froberger dédie à Sybille plusieurs pièces pour elle seule. Quand son “cher, fidèle et zélé professeur” meurt à Héricourt en 1667, d’apoplexie, la Princesse Sibylle endeuillée invite tous ses amis de Montbéliard pour célébrer la mémoire de son maître et ami, au cours d’une célébration fastueuse. Les Cyclopes évoquent la relation du musicien et de sa mécène dans un programme inédit, création et commande du festival Musique et Mémoire, comprenant des œuvres de Böddeceker, Monteverdi, Capricornus, et évidemment Froberger dont les instrumentistes jouent “l’Allemande faite à l’honneur de Madame Sybille Duchesse de Wurtemberg”. Réservation conseillée. Répétition publique ouverte à 17h. Concert à 21h.

 

 

 

4 – Froberger à Rome

 

Samedi 23 juillet 2016
Héricourt, église luthérienne, 15h.
frescobaldi girolamo portrait clavier romeFroberger réalise deux séjours à Rome : 1637-1641 puis 1645-1649. Converti au catholicisme, le musicien grâce au soutien de l’Empereur Ferdinand III, rejoint Rome pour apprendre l’art du génie local : Girolamo Frescobaldi (1583-1643), alors à la fin de sa vie. L’élève apprend vite : Froberger maîtrise très vite l’art de la Toccata, le contrepoint à la manière frescobaldienne. Après la mort de Frescobaldi, Froberger prend soin de contribuer à la diffusion de sa musique, modèle du genre. Pendant son second séjour romain, Froberger recueille l’enseignement du jésuite et professeur au Collegium Germanicum, Athanasius Kircher dont le recueil essentiel pour le premier baroque européen, Musurgia universalis (1650) fixe les caractères du stylus fantasticus, manifeste musical dont les préceptes théoriques ont certainement bénéficié aussi des suggestions et recherches de Froberger. En témoigne la Fantasia ut-ré-mi-fa-sol-la, seule oeuvre de Froberger présente dans de Kircher. Le maître de chapelle de Saint-Apollinare à Rome, Carissimi a certainement croisé la route de Froberger dont l’oeuvre recueille une influence manifeste. En témoignent les deux Motets, révélations centrales du programme proposé par Les Cyclopes : Apparuerunt apostolis, et Alleliua absorpta est mors, seules partition de Johann Jacob, non destinées au clavier.
Réservation conseillée.

 

 

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5 – Abendmusiken à Hambourg

 

Samedi 23 juillet 2016
Belfort, Temple saint-Jean, 21h
Froberger et Weckmann. Avant les Telemann et CPE Bach, champions hambourgeois du plein XVIIIè piliers de l’activité musicale locale, la ville hanséatique favorise l’inspiration des compositeurs, ainsi Matthias Weckmann (1616-1674), qui fonde à Hambourg le collegium Musicum : le compositeur rencontre son exact contemporain Froberger (ils sont nés tous deux en 1616) à Dresde alors qu’à l’hiver 1649, Froberger était envoyé par Ferdinand III pour remettre une lettre au Prince électeur Georges Ier de Saxe. Virtuoses de clavier, doué pour la composition comme l’improvisation, Weckmann et Froberger ne devait plus interrompre leur relation, dont une abondante correspondance témoigne. Les deux s’influencent mutuellement et se transmettent les ferments d’une puissante et originale synthèse entre contrepoint savant germanique, style français, stylus fantasticus où virtuosité et introspection trouvent un idéal équilibre. Au programme de ce concert alliant l’orgue et les instruments de l’orchestre baroque Les Cyclopes, Sonates de Weckmann et Ferro, Pièces pour le clavier de Weckmann et Froberger (extraits des manuscrits de la Singakademie et Hintze). Rservation conseillée.

 

 

 

6 – Passer la mélancolie

 

Dimanche 24 juillet 2016
Saint-Barthélémy, Eglise, 11h
Le concert évoque le séjour de Froberger en Angleterre (1652-1653) autour de la pièce emblématique au titre poétique : “Plainte faite à Londres pour passer la mélancolie”… Sonates et pièces pour le clavier de Locke, Froberger, Gibbons (organiste), Thomas Baltzar (violoniste)… tous musiciens et compositeurs reliés à Oxford, dont Froberger fut proche du milieu musical (en particulier de Mathiew Locke (1621-1677). Aux Anglais, Froberger transmet le goût des français et de Frescobaldi… Réservation conseillée.

 

 

 

7 – 1653, RATISBONNE

 

Dimanche 24 juillet 2016
Fresse, église Sainte-Antide, 17h
ferdinand-III-protecteur-de-Froberger-portrait-582-Ferdinand_III,_Holy_Roman_EmperorLa Diète d’Empire à Ratisbonne... musiques dynastiques et impériale. Pour le remercier de son indéfectible appui et protection, Froberger dédie en 1656, un recueil de nouvelles partitions à l’Empereur Ferdinand III : y figurent des pièces inspirées directement à ses aventures en Europe, durant ses nombreux déplacements. Froberger voyage sur les chemins et en mer, en Angleterre, pays germaniques, Pays-Bas, France, durant trois années où il vit le pire comme le plus exaltant : en 1653, il rejoint Ratisbonne où la famille impériale est présente pour la Diète d’Empire. Tous les princes influents sont représentés, en grande pompe et en fastueuse représentations musicales. En témoigne le recueil de 114 partitions, édité pour l’occasion et qui regroupe alors les meilleures manières germaniques : le Partiturbuch Ludwig. Au cours de la Diète de Ratisbonne de 1643, Ferdinand III fait ratifier la nomination de son fils comme son successeur (futur Ferdinand IV, Roi des romains) et aussi le couronnement de sa 3ème épouse Eléonore de Gonzague, comme impératrice. Mais le fils désigné, futur Ferdinand IV devait mourir de la variole à 21 ans, en juillet 1654. Le recueil dédié à l’Empereur en 1656 (Libro Quarto) évoque très précisément et de façon codifié, chacun des avatars et des péripéties de la famille impériale dont était proche Froberger.
Pour évoquer l’écriture virtuose de Froberger et le goût musical impérial, Les cyclopes jouent les Pièces pour le clavier de Froberger (Libro Quarto, 1656) et plusieurs Sonates de Bertali, Valentini, Schmelzer, toutes déposées dans le fameux Partiturbuch Ludwig de 1653. Réservation conseillée.

 

REMBRANDT-froberger-portrait-582-390

 

 

 

AGENDA
2ème week end du Festival Musique et Mémoire 2016 — les 20, 21, 22, 23 et 24 juillet 2016
Les Cyclopes
1 conférence – 6 programmes inédits

1- Mercredi 20 juillet 2016,
Héricourt, église luthérienne, 21h
Conférence : la vie secrète de Froberger

2- Jeudi 21 juillet 2016
Melisey, choeur roman, 21h
Froberger en tête à tête
Duo Coloquintes, Aparté

3- Vendredi 22 juillet 2016
Héricourt, église luthérienne
A l’honneur de madame Sibylle

4- Samedi 23 juillet 2016
Héricourt, église luthérienne, 15h
Froberger à Rome : Frescobaldi et Kircher

5- Samedi 23 juillet 2016
Belfort, Temple Saint-Jean, 21h
Abendmusiken à Hambourg

6- Dimanche 24 juillet 2016
Saint-Barthélémy, église, 11h
Plainte faite à Londres pour passer la mélancolie

7- Dimanche 24 juillet 2016
Fresse, église Sainte-Antide, 17h
La Diète d’Empire

INFOS, RESERVATIONS
sur le site du Festival Musique et Mémoire

 

 

BACH-JS-jean-sebastian-582-390-BACH-JS-4johann-sebastian-bachBACH à Musique et Mémoire. Dernier week end : les 29, 30 et 31 juillet 2016, est dédié à Jean-Sébastien Bach. L’ensemble Alia Mens réalise ainsi 4 concerts événements dont le dernier à Lure (Création / commande du Festival, Eglise saint-Martin, 21h), permet d’écouter le Concerto Brandebourgeois IV, BWV 1049 et VI BWV 1051, le concerto pour violon et cordes BWV 1042, In dulci jubilo, Wir danken dir, Herr Jesu Christ… Un nouvel ensemble défenseur de JS Bach confirmera-t-il ainsi pour Musique et Mémoire ses affinités musicales ? Réponses les 29, 30 et 31 juillet prochains.

 

 

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Festival Musique et Mémoire, Haute-Saône : 1er week end événement, les 15,17 et 17 juillet 2016

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire. 1er week end : 15, 16, 17 juillet 2016. Les Timbres. 3 jours, 5 programmes avec Les Timbres… Le premier week end de musique en Haute-Saône met à l’honneur l’ensemble Les Timbres, l’un des plus enivrants parmi les jeunes collectifs en France sur instruments anciens. On retrouve entre autres, la si subtile gambiste Myriam Rignol, partenaire habituelle des Arts FLorissants sous la direction de William Christie… C’est dire la maturité musicale de la jeune instrumentiste doéue d’une écoute chambriste et d’un jeu filigrané comme peu, parmi les artistes de sa génération. Entourée par ses complices des Timbres, le claveciniste Julien Wolfs et la violoniste Yoko Kawakubo, – Myriam Rignol incarne le très haut niveau expressif et péotique de l’ensemble Les Timbres qui en juillet 2016 présentent ainsi les fruits de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire.

les timbres Sur 3 jours, les 15, 16 et 17 juillet prochains, Les Timbres présentent pas moins de 5 programmes, soit un nouveau marathon que classiquenews a choisi de suivre, avec point d’orgue, le dernier concert intiutlé Way to Paradise (le dimanche 17 juillet 2016, 17h30 , église saint-Jean Baptiste de Corravillers). Leur récent enregistrement des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau précise les qualités d’un trio aux ressources phénoménales : écoute exceptionnelle pour un chambrisme incandescent, subtilité allusive de chaque jeu, entente donc complicité magicienne, souvent porteuse au concert comme au studio d’un rare jeu concertant. Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire a eu bien raison d’inviter les 3 complices, leur offrant ainsi une résidence aux apports déjà salués par classiquenews et qui s’achève en juillet 2016, ainsi par leur troisième et dernière année de travail en Haute-Saône.
Les 5 concerts présentent toutes le facettes diverses et complémentaires d’un collectif de jeunes musiciens, particulièrement riches en imagination. Le point d’orgue en est – après la recréation de l’opéra Proserpine de Lully en 2015, dans la version historique chambriste écrite du vivant de Lully…, – le programme baroque The Way to Paradise du 17 juillet.

 

 

 

Dernière années de résidence de l’ensemble fabuleusement doué, Les Timbres

5 concerts majeurs avec les Timbres

 

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireCONCERT 1. Création, commande du festival Musique et Mémoire, le programme des Concerts Royaux de François Couperin (1668-1733) ouvre le bal (vendredi 15 juillet 2016, 21h, SERVANCe, église Notre-Dame de l’Assomption). Destinés aux plaisirs de Louis XIV à la fin de son règne et pour sa chambre or et rouge de Versailles, les Concerts royaux publiés ensuite en 1722, soit 7 ans après la mort du Souverain (1715), illustrent le dernier goût d’un roi fatigué, enclin à la méditation, au calme, à la plénitude réconfortante. Couperin dit “Le Grand”, fut un proche du roi comme Marais et les frères Hotteterre. De la méditation profonde, solitaire, grave et presqua austère, donc typiquement française, Couperin opte surtout dans le sens d’une fusion des styles, pour la séduction aimable et insouciante de la manière italienne. Intitulés aussi les Goûts Réunis, les Concerts Royaux militent pour le mariage des caractères français et italiens.SEVRANCE : répétition ouverte au public à 17h. Concert à 21h.

froberger-johann-vignette-580-portraitCONCERT 2. A l’honneur en 2016, en particulier pour les 400 ans de sa naissance, Johann Jacob Froberger est d’autant plus à l’honneur en Haute-Saône et grâce au Festival Musique et Mémoire qu’il est mort sur le territoire (au château d’Héricourt). Pour célébrer le génie du compositeur en particulier doué pour le clavier, Julien Wolfs propose tout un récital de pièces à la fois intimes et majeures de l’art de Froberger. Comme Couperin, Froberger est aucarrefour des deux esthétiques baroques : l’italie (Toccate, canzon, fantasia, Ricercar, capriccio) et la France (essor des danses (Allemande, Courante, Sarabande, Gigue) et affection pour le style luthé. Rien n’était semblable au jeu indépassable de Froberger au clavier, selon le témoignage de sa protectrice et élève, la princesse Sybille : intériorité fluide, souplesse méditative d’une élocution poétique totalement ineffable… L’enjeu du récital de Julien Wolfs tient au génie méconnu de Froberger pour le clavier : plusieurs pièces du Maître sont ainsi ressuscitées avec la finesse et l’intensité idéales, certaines au titre anecdotique qui découle d’un souvenir et d’une expérience autobiographique dont la musique exprime la violence et la profondeur : Affligée et Tombeau sur la mort de monsieur Blanrocher, Lamentation sur la très douloureuse mort de sa majesté impériale Ferdinand III, Allemande faite en passant le Rhin… Faucogney, Chapelle Saint-Martin, samedi 16 juillet 2016, 15h. Julien Wolfs, clavecin. Récital Froberger. LIRE aussi notre grand dossier FROBERGER, 400 ans 2016

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurCONCERTS 3 et 4. Puis Les Timbres se dédient à l’expérimentation pure et simple. Celle remontant aux origines du Baroque italien, née du passage entre la polyphonie (Prima Prattica) et monodie avec basse continue (secunda Prattica) : c’est à dire où le langage musical quitte la riche texture contrapuntique des voix mêlées au chant incarnée, celui d’une voix mélodique principale qui exprime le chant d’un personnage ; ainsi le sentiment et les passions humaines pouvaient enfin librement et totalement s’exprimer. un individualisation de la musique qui reste l’apport le plus révolutionnaire de l’esthétique du XVIIè. Comme Caravage en peinture, lorsqu’il invente ce réalisme nouveau où le portrait de ses proches se précise de toiles en toiles, sous la lumière transcendante d’un clair obscur personnel… Le programme présenté par Les timbres, s’intutile La Suave melodia / la mélodie suave, d’après le titre d’une pièce d’Andrea Falconiero.
SAMEDI 16 JUILLET 2016, FAUCOGNEY, église saint-Georges, 21h. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurLe lendemain, dimanche 17 juillet, à 11h, à l’écomusée du Pays de la Cerise (Le petit Fahys), Les Timbres expérimentent davantage, inventant une nouvelle forme de concert : “Perspectives“, un lieu investi par la musique, à gauche, à droite, au dessus, en dessous…Grâce à la spatialisation du son, de nouvelles scènes musicales en 3 dimensions voient le jour… Mobiles, agiles, surprenants, les instrumentistes des Timbres occupent de façon surprenante l’espace et les salles de l’écomusée du Pays de la Cerise… Le concert est une expérience à vivre et pour le spectateur, auditeur, un parcours aux sensations inédites.
DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 11h. Ecomusée du Pays de la Cerise à Fougerolles.

 

 

 

Doués d’une sensibilité instrumentale exceptionnelle, Les Timbres offrent 5 programmes événements

The way to Paradise, une invitation qui ne se refuse pas

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

musique et memoire 2016 grand format Visuel 150 DPICONCERT 5. Point d’orgue, temps fort de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire, Les Timbres présentent leur dernier programme : The way to Paradise, véritable invitation à la poésie et au voyage intimiste et chambriste dans le style et selon le tempérament des musiciens anglais au carrefour entre XVIè et XVIIè siècles. Le concert associe le langage des instruments et le chant d’une voix déjà écoutée – dans la fameuse Proserpine de Lully recréée l’année dernière (celle de la soprano Julia Kirchner). Le baroque (et l’écriture monodique) permet un chant nouveau où le langage nouveaux des instruments égale voire dépasse en expressivité les mots eux-mêmes, ainsi que le précise Thomas Mace (Musick’s Monument de 1676), marquant ainsi un âge d’or de la pratique musicale. Pathétique, sublime, méditatif, pudique, doué / inspiré par un mystère impénétrable, le chant des instruments excelle dans le registre d’une ineffable mélancolie où brille essentiellement le raffinement des couleurs et des timbres ; cette hypersensibilité instrumentale se précise déjà à la fin du XVIè en Angleterre sous le règne d’Elisabeth 1ère (1558-1603) et de Jacques Ier (1603-1625). C’est un défi stimulant pour la fine équipe des Timbres, jeunes tempéraments affûtés jamais en reste d’un dépassement poétique, d’une entente en complicité, d’un nouvel accomplissement collectif : faire chanter les mots et parler les instruments. Et pour naviguer entre chaque sensibilité (Gibbons, Nicholson, Byrd, Morley, Ward, Playford, White, Ravenscroft, Johnson, Dowland…), Les Timbres conçoivent le cheminement en un cycle qui égrène les saisons, faisant du concert le miroir d’une existence humaine… Programme en création, commande du Festival. Incontournable.

DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 17h30. Corravillers, église Saint-Jean-Baptiste. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016. Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

VIDEO : grand reportage vidéo LES TIMBRES en résidence au Festival Musique et Mémoire (juillet 2015)

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

CONNAISSEZ-VOUS JOHANN JACOB FROBERGER ?

froberger johann jacobLes 400 ans de FROBERGER en HAUTE-SAÔNE… Pour célébrer à juste titre les 400 ans de sa naissance en 2016, le Festival Musique et Mémoire en Haute-Saône, est le seul festival de l’été en France à consacrer plusieurs cycles de concerts et programmes inédits à l’œuvre et à la personnalité du compositeur Johann Jacob FROBERGER (1616-1667) : voyageur infatigable, protégé et probable diplomate de l’Empereur Ferdinand III, Froberger se rend en Angleterre, à Rome, puis meurt à Héricourt, aujourd’hui dans les Vosges Saônoises : c’est donc un enfant du Pays que fête en 2016 le Festival Musique et Mémoire. Festival Musique et Mémoire, du 15 au 31 juillet 2016. Toute la programmation et les modalités de réservations ICI

 

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Festival Musique et Mémoire 2016. 5 concerts des Timbres

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire. 1er week end : 15, 16, 17 juillet 2016. Les Timbres. 3 jours, 5 programmes avec Les Timbres… Le premier week end de musique en Haute-Saône met à l’honneur l’ensemble Les Timbres, l’un des plus enivrants parmi les jeunes collectifs en France sur instruments anciens. On retrouve entre autres, la si subtile gambiste Myriam Rignol, partenaire habituelle des Arts FLorissants sous la direction de William Christie… C’est dire la maturité musicale de la jeune instrumentiste doéue d’une écoute chambriste et d’un jeu filigrané comme peu, parmi les artistes de sa génération. Entourée par ses complices des Timbres, le claveciniste Julien Wolfs et la violoniste Yoko Kawakubo, – Myriam Rignol incarne le très haut niveau expressif et péotique de l’ensemble Les Timbres qui en juillet 2016 présentent ainsi les fruits de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire.

les timbres Sur 3 jours, les 15, 16 et 17 juillet prochains, Les Timbres présentent pas moins de 5 programmes, soit un nouveau marathon que classiquenews a choisi de suivre, avec point d’orgue, le dernier concert intiutlé Way to Paradise (le dimanche 17 juillet 2016, 17h30 , église saint-Jean Baptiste de Corravillers). Leur récent enregistrement des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau précise les qualités d’un trio aux ressources phénoménales : écoute exceptionnelle pour un chambrisme incandescent, subtilité allusive de chaque jeu, entente donc complicité magicienne, souvent porteuse au concert comme au studio d’un rare jeu concertant. Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire a eu bien raison d’inviter les 3 complices, leur offrant ainsi une résidence aux apports déjà salués par classiquenews et qui s’achève en juillet 2016, ainsi par leur troisième et dernière année de travail en Haute-Saône.
Les 5 concerts présentent toutes le facettes diverses et complémentaires d’un collectif de jeunes musiciens, particulièrement riches en imagination. Le point d’orgue en est – après la recréation de l’opéra Proserpine de Lully en 2015, dans la version historique chambriste écrite du vivant de Lully…, – le programme baroque The Way to Paradise du 17 juillet.

 

 

 

Dernière années de résidence de l’ensemble fabuleusement doué, Les Timbres

5 concerts majeurs avec les Timbres

 

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireCONCERT 1. Création, commande du festival Musique et Mémoire, le programme des Concerts Royaux de François Couperin (1668-1733) ouvre le bal (vendredi 15 juillet 2016, 21h, SERVANCe, église Notre-Dame de l’Assomption). Destinés aux plaisirs de Louis XIV à la fin de son règne et pour sa chambre or et rouge de Versailles, les Concerts royaux publiés ensuite en 1722, soit 7 ans après la mort du Souverain (1715), illustrent le dernier goût d’un roi fatigué, enclin à la méditation, au calme, à la plénitude réconfortante. Couperin dit “Le Grand”, fut un proche du roi comme Marais et les frères Hotteterre. De la méditation profonde, solitaire, grave et presqua austère, donc typiquement française, Couperin opte surtout dans le sens d’une fusion des styles, pour la séduction aimable et insouciante de la manière italienne. Intitulés aussi les Goûts Réunis, les Concerts Royaux militent pour le mariage des caractères français et italiens.SEVRANCE : répétition ouverte au public à 17h. Concert à 21h.

froberger-johann-vignette-580-portraitCONCERT 2. A l’honneur en 2016, en particulier pour les 400 ans de sa naissance, Johann Jacob Froberger est d’autant plus à l’honneur en Haute-Saône et grâce au Festival Musique et Mémoire qu’il est mort sur le territoire (au château d’Héricourt). Pour célébrer le génie du compositeur en particulier doué pour le clavier, Julien Wolfs propose tout un récital de pièces à la fois intimes et majeures de l’art de Froberger. Comme Couperin, Froberger est aucarrefour des deux esthétiques baroques : l’italie (Toccate, canzon, fantasia, Ricercar, capriccio) et la France (essor des danses (Allemande, Courante, Sarabande, Gigue) et affection pour le style luthé. Rien n’était semblable au jeu indépassable de Froberger au clavier, selon le témoignage de sa protectrice et élève, la princesse Sybille : intériorité fluide, souplesse méditative d’une élocution poétique totalement ineffable… L’enjeu du récital de Julien Wolfs tient au génie méconnu de Froberger pour le clavier : plusieurs pièces du Maître sont ainsi ressuscitées avec la finesse et l’intensité idéales, certaines au titre anecdotique qui découle d’un souvenir et d’une expérience autobiographique dont la musique exprime la violence et la profondeur : Affligée et Tombeau sur la mort de monsieur Blanrocher, Lamentation sur la très douloureuse mort de sa majesté impériale Ferdinand III, Allemande faite en passant le Rhin… Faucogney, Chapelle Saint-Martin, samedi 16 juillet 2016, 15h. Julien Wolfs, clavecin. Récital Froberger. LIRE aussi notre grand dossier FROBERGER, 400 ans 2016

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurCONCERTS 3 et 4. Puis Les Timbres se dédient à l’expérimentation pure et simple. Celle remontant aux origines du Baroque italien, née du passage entre la polyphonie (Prima Prattica) et monodie avec basse continue (secunda Prattica) : c’est à dire où le langage musical quitte la riche texture contrapuntique des voix mêlées au chant incarnée, celui d’une voix mélodique principale qui exprime le chant d’un personnage ; ainsi le sentiment et les passions humaines pouvaient enfin librement et totalement s’exprimer. un individualisation de la musique qui reste l’apport le plus révolutionnaire de l’esthétique du XVIIè. Comme Caravage en peinture, lorsqu’il invente ce réalisme nouveau où le portrait de ses proches se précise de toiles en toiles, sous la lumière transcendante d’un clair obscur personnel… Le programme présenté par Les timbres, s’intutile La Suave melodia / la mélodie suave, d’après le titre d’une pièce d’Andrea Falconiero.
SAMEDI 16 JUILLET 2016, FAUCOGNEY, église saint-Georges, 21h. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurLe lendemain, dimanche 17 juillet, à 11h, à l’écomusée du Pays de la Cerise (Le petit Fahys), Les Timbres expérimentent davantage, inventant une nouvelle forme de concert : “Perspectives“, un lieu investi par la musique, à gauche, à droite, au dessus, en dessous…Grâce à la spatialisation du son, de nouvelles scènes musicales en 3 dimensions voient le jour… Mobiles, agiles, surprenants, les instrumentistes des Timbres occupent de façon surprenante l’espace et les salles de l’écomusée du Pays de la Cerise… Le concert est une expérience à vivre et pour le spectateur, auditeur, un parcours aux sensations inédites.
DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 11h. Ecomusée du Pays de la Cerise à Fougerolles.

 

 

 

Doués d’une sensibilité instrumentale exceptionnelle, Les Timbres offrent 5 programmes événements

The way to Paradise, une invitation qui ne se refuse pas

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

 
 
 

musique et memoire 2016 grand format Visuel 150 DPICONCERT 5. Point d’orgue, temps fort de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire, Les Timbres présentent leur dernier programme : The way to Paradise, véritable invitation à la poésie et au voyage intimiste et chambriste dans le style et selon le tempérament des musiciens anglais. Le concert associe le langage des instruments et le chant d’une voix déjà écoutée – dans la fameuse Proserpine de Lully recréée l’année dernière (celle de la soprano Julia Kirchner). Le baroque (et l’écriture monodique) permet un chant nouveau où le langage nouveaux des instruments égale voire dépasse en expressivité les mots eux-mêmes, ainsi que le précise Thomas Mace (Musick’s Monument de 1676), marquant ainsi un âge d’or de la pratique musicale. Pathétique, sublime, méditatif, pudique, doué / inspiré par un mystère impénétrable, le chant des instruments excelle dans le registre d’une ineffable mélancolie où brille essentiellement le raffinement des couleurs et des timbres ; cette hypersensibilité instrumentale se précise déjà à la fin du XVIè en Angleterre sous le règne d’Elisabeth 1ère (1558-1603) et de Jacques Ier (1603-1625). C’est un défi stimulant pour la fine équipe des Timbres, jeunes tempéraments affûtés jamais en reste d’un dépassement poétique, d’une entente en complicité, d’un nouvel accomplissement collectif : faire chanter les mots et parler les instruments. Programme en création, commande du Festival. Incontournable.

DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 17h30. Corravillers, église Saint-Jean-Baptiste. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

 
 
 

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016. Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 

VIDEO : grand reportage vidéo LES TIMBRES en résidence au Festival Musique et Mémoire (juillet 2015)

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

 
 
 

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end 3. 29 juillet – 2 août 2015

Haute-Saône (70). Festival Musique et Mémoire : Week end 3.  Résidence des Surprises, ” L’opéra du salon à l’église “, 6 concerts,  du 29 juillet au 2 août 2015

3ème week end Musique et Mémoire
(Haute Saône)

Ensemble en résidence : Les Timbres
Thématique : L’opéra, du salon à l’église

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Le 3ème et dernier week end musical du Festival Musique et Mémoire 2015 met à l’honneur l’Opéra, ” du salon à l’église “ : L’ensemble Les Surprises en résidence au festival Musique et Mémoire approfondit le thème de l’opéra. C’est une langue naturelle pour le jeune collectif sur instruments d’époque qui a choisi son nom d’artiste en référence au ballet Les Surprises de l’Amour de Rameau. Théâtralité, rhétorique des passions humaines, prééminence des contrastes, l’opéra né en Italie au XVIIè, connaît en France une faveur remarquable mais adaptée au goût des français : déclamation égalant le théâtre de Racine et de Corneille, ballets enchâssés dans l’action, thématiques en cour (fable amoureuse, mythologie, … entre comique et tragique, du tragique à la galanterie aimable, de l’héroïque au délicat, de les surprises ensemble residence musique et mémoire juillet août 2015 CLASSIQUENEWS.COMLully à… Rameau) : la France du XVIIè applaudit les tragédies en musique, celle du XVIIIè, les opéras ballets. Les champs d’investigation et d’accomplissement sont multiples : une palette étonnante de propositions est réalisée par Les Timbres au cours de leur résidence au Festival Musique et Mémoire, dès ce 29 juillet 2015, à travers un marathon exceptionnellement dense : 6 programmes entre musique lyrique profane et sacrée, dont beaucoup d’inédits / commandes du directeur Fabrice Creux, fondateur de Musique et Mémoire en Haute-Saône (c’est le défi du Festival lancé chaque année au jeune ensemble en résidence)…

 

 

 

Week end Bach à Musique et Mémoire

6 concerts événements pour comprendre l’opéra baroque, du salon à l’église

 

Mercredi 29 juillet, 21h (Espace Frichet, Luxeuil les Bains) : Mise en oreille. Les Elémennts, l’opéra de salon au XVIIIè. Conférence présentation. Réservation conseillée (accès gratuit)

Jeudi 30 juillet, 21h (Basilique Saint-Pierre, Luxeuil les Bains) : El Siglo de Oro. Musiques des cours hispaniques de Madrid à Innsbruck en passant par l’Amérique latine.

Vendredi 31 juillet, 21h (Basilique Saint-Pierre, Luxeuil les Bains) : Les Eléments, création / commande du festival Musique et Mémoire. Musiques des Mrs Delalande et Destouches. Répétition publique à 17h.

Samedi 1er août, 16h (Eglise Sainte-Odile, Belfort) : Récital d’orgue : Frescobaldi, l’ange du clavier. Création / commande du festival Musique et Mémoire. L’art du maître de Saint-Pierre de Rome, musiques sacrées et profanes. Extraits des Fiori Musicali, Arie, Partite  e Canzone…

Samedi 1er août, 21h (Cathédrale Saint-Cristophe, Belfort) : Miroir du temps, du XVIIIè au XXème siècles. Louis Marchand (1669-1732) et Jehan Alain (1911-1940). Création / Commande du festival Musique et Mémoire.

Dimanche 2 août, 11h (Chœur roman, Mélisey) :  La viole dans tous ses états. Musique baroque et contemporaine. Adapter, changer, ornementer, inventer : le musicien baroque a toujours été invité à transformer ce qu’il joue… Juliette Guignard, viole de gambe.

Dimanche 2 août, 17h (Eglise Notre-Dame de l’Assomption, Servance) :  Songes sacrés. Motets de Sébastien de Brossard, Louis-Nicolas Clérambault. Méditations pour le Carême de Marc-Antoine Charpentier, extraits. Musiques instrumentales de Louis Couperin et Marin Marais.

 

Réservations et informations sur le site du festival Musique et Mémoire

03 84 49 33 46

festival@musetmemoire.com

www.musetmemoire.com

 

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end 2. Bach : les origines (24,25,26 juillet 2015)

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end Bach / Vox Luminis (24,25,26 juillet 2015).

2ème week end Musique et Mémoire
(Haute Saône)

Ensemble en résidence : Vox Luminis, Lionel Meunier
Thématique : Bach, une famille au long cours !

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Le second week end musical du Festival Musique et Mémoire 2015 met à l’honneur la famille Bach : les prédécesseurs de Jean-Sébastien et ses fils, sont d’immenses musiciens et compositeurs que Vox Luminis révéle en pleine lumière. Fabrice Creux, directeur du festival en Haute-Saône donne carte blanche à Vox Luminis, l’ensemble vocal et instrumental dirigé par la basse Lionel Meunier : découvrir les origines du Bach mûr. Jean-Sébastien est lui-même l’héritier d’une tradition musicale familiale où la continuité dans l’excellence et la ferveur, l’originalité et la profondeur, reste de mise. A travers la diversité des formes (motets, cantates…), dans le maillage raffiné et complexe des sensibilités de chaque membre de la famille, émerge peu à peu le génie du plus grand compositeur du clan : Jean-Sébastien. Rares les occasions de suivre pas à pas Bach avant Bach. Musique et Mémoire permet d’explorer la maturation et l’inspiration du compositeur baroque, tout en goûtant l’acoustique particulière de chaque lieu investi : Héricourt, Lure, Fresse… Nous avions quitté Vox Luminis à Saintes, où le 12 juillet dernier, le collectif interprétait Purcell et Fux en un programme intensément déploratif (LIRE notre compte rendu concert Vox Luminis à Saintes : Purcell, Fux…).

 

meunier lionel vox luminis CLASSQUENEWS.COMDéjà invité en 2012, Vox Luminis revient au festival Musique et Mémoire pour se consacrer en 3 concerts à l’origine du génie de Bach : de quelle tradition familiale, Jean-Sébastien est il l’héritier ? Musique et Mémoire répond à la question. Installé en Belgique (Namur, lieu emblématique de l’excellence chorale), Vox Luminis est né en 2014 sous l’impulsion de son fondateur, le flûtiste et chanteur Lionel Meunier. La souplesse et la précision vocale, le souci de la sonorité à la fois pleine et articulée caractérisent depuis ses débuts, le geste musical de Vox Luminis (Voix de lumière en latin). Qu’il s’agisse de pièces sacrées ou profanes, Vox Luminis cisèle une approche saisissante par ses nuances expressives, le sens du texte, la prééminence de l’intelligibilité et un dramatisme jamais appuyé : agissant, selon le rythme naturel du souffle.

 

 

vox luminis lionel meunier festival musique et memoire juillet 2015

 

 

 

Week end Bach à Musique et Mémoire

3 concerts événements pour comprendre d’où vient Jean-Sébastien Bach

 

Vendredi 24 juillet, 21h (église luthérienne d’Héricourt) : motets de Johann, Johann Christoph, Johann Michael, Johann Ludwig Bach. Répétition publique ouverte à 17h.

Samedi 25 juillet, 21h (église Saint-Martin) : Bach, la lignée d’Arnstadt. Heinrich, Johann Michael, Johann Christoph, Jean-Sébastien Bach : cantates. Répétition publique ouverte à 18h.

Dimanche 26 juillet, 17h (église Sainte-Antide, Fresse) : Pachelbel et Bach. Cantates de jeunesse (sans récit ni choral harmonisé). Pachelbel grand mai de la famille et proche du père de Jean-Sébastien (Ambrosius) a transmis au futur Cantor de Leipzig, une maitrise exceptionnelle de la forme cantate, ce dès sa prime jeunesse. Le programme dévoile ce que doit JS Bach à l’art de Pachelbel.

 

 

Réservations et informations sur le site du festival Musique et Mémoire

03 84 49 33 46

festival@musetmemoire.com

www.musetmemoire.com

 

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end Bach (24,25,26 juillet 2015)

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end Bach / Vox Luminis (24,25,26 juillet 2015).

2ème week end Musique et Mémoire
(Haute Saône)

Ensemble en résidence : Vox Luminis, Lionel Meunier
Thématique : Bach, une famille au long cours !

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Le second week end musical du Festival Musique et Mémoire 2015 met à l’honneur la famille Bach : les prédécesseurs de Jean-Sébastien et ses fils, sont d’immenses musiciens et compositeurs que Vox Luminis révéle en pleine lumière. Fabrice Creux, directeur du festival en Haute-Saône donne carte blanche à Vox Luminis, l’ensemble vocal et instrumental dirigé par la basse Lionel Meunier : découvrir les origines du Bach mûr. Jean-Sébastien est lui-même l’héritier d’une tradition musicale familiale où la continuité dans l’excellence et la ferveur, l’originalité et la profondeur, reste de mise. A travers la diversité des formes (motets, cantates…), dans le maillage raffiné et complexe des sensibilités de chaque membre de la famille, émerge peu à peu le génie du plus grand compositeur du clan : Jean-Sébastien. Rares les occasions de suivre pas à pas Bach avant Bach. Musique et Mémoire permet d’explorer la maturation et l’inspiration du compositeur baroque, tout en goûtant l’acoustique particulière de chaque lieu investi : Héricourt, Lure, Fresse… Nous avions quitté Vox Luminis à Saintes, où le 12 juillet dernier, le collectif interprétait Purcell et Fux en un programme intensément déploratif (LIRE notre compte rendu concert Vox Luminis à Saintes : Purcell, Fux…).

 

meunier lionel vox luminis CLASSQUENEWS.COMDéjà invité en 2012, Vox Luminis revient au festival Musique et Mémoire pour se consacrer en 3 concerts à l’origine du génie de Bach : de quelle tradition familiale, Jean-Sébastien est il l’héritier ? Musique et Mémoire répond à la question. Installé en Belgique (Namur, lieu emblématique de l’excellence chorale), Vox Luminis est né en 2014 sous l’impulsion de son fondateur, le flûtiste et chanteur Lionel Meunier. La souplesse et la précision vocale, le souci de la sonorité à la fois pleine et articulée caractérisent depuis ses débuts, le geste musical de Vox Luminis (Voix de lumière en latin). Qu’il s’agisse de pièces sacrées ou profanes, Vox Luminis cisèle une approche saisissante par ses nuances expressives, le sens du texte, la prééminence de l’intelligibilité et un dramatisme jamais appuyé : agissant, selon le rythme naturel du souffle.

 

 

vox luminis lionel meunier festival musique et memoire juillet 2015

 

 

 

Week end Bach à Musique et Mémoire

3 concerts événements pour comprendre d’où vient Jean-Sébastien Bach

 

Vendredi 24 juillet, 21h (église luthérienne d’Héricourt) : motets de Johann, Johann Christoph, Johann Michael, Johann Ludwig Bach. Répétition publique ouverte à 17h.

Samedi 25 juillet, 21h (église Saint-Martin) : Bach, la lignée d’Arnstadt. Heinrich, Johann Michael, Johann Christoph, Jean-Sébastien Bach : cantates. Répétition publique ouverte à 18h.

Dimanche 26 juillet, 17h (église Sainte-Antide, Fresse) : Pachelbel et Bach. Cantates de jeunesse (sans récit ni choral harmonisé). Pachelbel grand mai de la famille et proche du père de Jean-Sébastien (Ambrosius) a transmis au futur Cantor de Leipzig, une maitrise exceptionnelle de la forme cantate, ce dès sa prime jeunesse. Le programme dévoile ce que doit JS Bach à l’art de Pachelbel.

 

 

Réservations et informations sur le site du festival Musique et Mémoire

03 84 49 33 46

festival@musetmemoire.com

www.musetmemoire.com

 

Proserpine par Les Timbres : Lully révélé

visuel festival Musique et Mémoire 2015Luxeuil les Bains (Vosges). Lully : Proserpine. Les Timbres, le 17 juillet 2015, 21h. Vosges saônoises. Festival Musique et Mémoire : 17 juillet > 2 août 2015. 22ème édition. Seul dans les Vosges, un festival défricheur repoussent les limites de la mémoire, réinvente la notion d’héritage et de traditions en exprimant tout ce que les œuvres anciennes et baroques ont de commun avec notre époque. Ainsi la résidence du jeune ensemble Les Timbres se poursuit en 2015, dévoilant l’éloquence des instruments et des voix à l’opéra, dans une formidable lecture de Proserpine de Lully, - version de chambre demeurée inédite et retrouvée à Anvers, le 17 juillet 2015 à Luxeuil les Bains, 21h … C’est le temps fort du premier week end, les 17, 18 et 19 juillet 2015, ou Les Timbres proposent pas moins de 7 concerts…

 

 

les-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenewsLes Timbres au festival Musique et Mémoire… Pour commémorer les 300 ans de la mort de Louis XIV(1638-1715), en septembre 1715, Les Timbres aborde pour sa seconde année de résidence, diverses manifestations de la scène et du spectacle propre au Grand Siècle. C’est le temps d’un âge d’or de l’art français dont se souviendront les derniers Bourbons, Louis XV et Louis XVI, accordant une admiration spécifique au Roi Soleil. Pour lui, dans l’écrin de Versailles, les ors solennels favorisent les replis de l’intimité tragique et grâce à Lully, l’opéra français peut naître, digne rival du théâtre classique de Corneille et de Racine. Pour preuve son opéra Proserpine, très rarement joué, qui aux côtés d’Armide ou d’Atys, porte très haut et très loin les recherches poétiques d’un genre qui s’affirme alors, dans le chant déclamé et chanté, l’articulation d’un texte surtout (où l’articulation prime sur la mélodie), où le ballet et les divertissements qu’il autorise dès lors, contraste avec la tension du drame.

 

 

Poésie lyrique du Grand Siècle : Les Timbres an2

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireEn juillet 2015, la théâtralité de la musique baroque française du Grand Siècle, mélange exquis de charme et de profondeur, d’élégance et de naturel, de majesté et de mesure, ressuscite. Le génie français s’exprime alors autant par l’inspiration de la musique que la qualité du texte poétique…. à l’expressivité resserrée des airs et des récitatifs de Lully répond la science inégalée depuis des livrets de Quinault… Proserpine, drame mythologique retrouve dans cette combinaison parfaite du verbe et de la note, l’expressivité épurée et très intense du théâtre classique néo antique de Corneille et surtout Racine lequel depuis l’accomplissement inouï de l’opéra tel qu’il est réalisé par Lully (dès les années 1670), ne compose plus de tragédies parlées ni déclamées ; désormais ses ultimes ouvrages prenant en compte l’impact du verbe chanté, intègrent  intermèdes et épisodes musicaux (c’est le cas de ses pièces sacrées Esther ou Athalie dont on retrouve aujourd’hui la pertinente conception jouant sur la musicalité des vers autant que l’essor spécifique des instruments).

 

 

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015
Week end 1 : résidence Les Timbres
7 Concerts les 17, 18 et 19 juillet 2015
Réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire
www.lestimbres.com

 

 

concert 1visuel festival Musique et Mémoire 2015
Vendredi 17 juillet 2015, 21h

Luxeuil les Bains, Basilique
Proserpine
Opéra de Jean-Baptiste Lully (1632-1687) en version “de chambre” (Anvers, 1682)
Reconstitution en première mondiale (commande du festival)

Ensemble Les Timbres
Proserpine (dessus) : Julia Kirchner
Cérès (bas-dessus) : Cécile Pilorger
Mercure (haute-contre) : Branislav Rakic
Jupiter (basse-taille) : Josep Cabré
Pluton (basse) : Marc Busnel

Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Elise Ferrière, flûtes à bec
Benoît Laurent, hautbois et flûtes à bec
Myriam Rignol, viole de gambe
Etienne Floutier, violone
Julien Wolfs, clavecin
Miléna Duflo, percussions

Jana Rémond, mise en espace
Benoît Colardelle, lumières

Samedi 18 juillet 2015, 17h
Espace Méliès
cinéma intercommunal du Pays de Lure

Tous les matins du Monde
Film français d’Alain Corneau (1991) – 1h54, d’après le roman de Pascal Quignard

 

 

Lully_versailles_portraitProserpine, version de chambre. Tragédie en musique sur un livret de Philippe Quinault, Proserpine fut créée le 3 février 1680 à Saint-Germain en Laye. A cette date, Lully est à la tête de l’Académie Royale de musique depuis déjà 8 ans. Personnalité incontournable indiscutable du règne de Louis XIV, le Florentin naturalisé français règne en maître sur le monde musical de la Cour du Roi Soleil. Il a éclipsé par sa renommée et son caractère la plupart de ses collègues compositeurs dramatiques. L’opéra c’est Lully. Et personne d’autres. Proserpine suscite l’enthousiasme de ses contemporains, comme en témoigne Madame de Sévigné qui écrit dans sa lettre datée du 9 février 1680 : « l’opéra est au dessus de tous les autres », et le nombre de reprises de cette oeuvre : plus de 10 fois entre 1680 et 1758 à Fontainebleau et au théâtre du Palais Royal. L’ouvrage fut représentée également à Wolfenbüttel en 1685, à Amsterdam, le 15 septembre 1688 et en 1703 ; des représentations eurent lieu également à Lyon en 1694, à Rouen en 1695. C’est donc une partition qui toucha le public et produit un écho européen immédiat.

Anvers, 1682. Proserpine fut aussi le premier opéra représenté à Anvers, fin 1682, du vivant de son auteur, et c’est cette version là dont Les Timbres proposent la re-création. Les partitions originales utilisées lors de cette représentation sont conservées au musée Vleeshuis d’Anvers. Elles sont d’un intérêt extrême, car elles permettent de déduire facilement l’instrumentation utilisée pour cette représentation : 2 dessus et basse-continue. “Cette instrumentation, si tant est qu’elle puisse nous surprendre actuellement (réduire l’effectif d’un opéra à une poignée de musiciens !), est des plus courantes à l’époque : en effet, l’orchestre de Lully était alors très fourni – 5 parties de cordes et de nombreux vents -, et il était donc difficile d’imaginer pouvoir jouer avec cette formation dans un cadre restreint. Réduire l’effectif instrumental permettait ainsi de pouvoir « transporter » la musique partout où le demande se faisait préssante. Plus intéressant, alors qu’il ne subsiste parfois des partitions d’orchestre de Lully que le dessus et la basse et que les parties intérieures sont à restituer, les partitions d’Anvers sont toutes originales : toutes les parties y soigneusement notées à l’époque“, précisent les instrumentistes des l’ensemble Les Timbres.
Cette instrumentation légère convient particulièrement à l’ensemble Les Timbres, qui promeut la musique de chambre, et non pas l’orchestre. En cela, la version d’Anvers de Proserpine de Lully est une version de musique de chambre d’un grand opéra français. Malgré son effectif restreint, l’expressivité, la poésie et la tension du drame sont préservés, grâce à une version chambriste très caractérisée, subtilement écrite dont les rebonds dramatiques seront préservés et spécifiquement articulés à Luxeuil les Bains dans les Vosges Saônoises, ce 17 juillet 2015 à 21h.

Le Carnaval baroque des Timbres

Les Timbres réenchantent Prosperpine de LullyLure. Les Timbres font leur Carnaval baroque, le 18 juillet 2015, 21h. Un Carnaval baroque inédit : Le Carnaval des Animaux. Avant Camille Saint-Saëns, les Baroques ont cultivé l’évocation musicale des tempéraments animaux… Les Timbres propose donc un spectacle inédit qui compose une satire du genre humain, tantôt tendre et moqueuse, tantôt piquante et interrogative : et si nous étions tous des animaux ? L’humeur, le caractère, le tempérament, l’acuité et l’expression du regard fondent ici une recherche comparée de vérité et de justesse. L’on pense évidemment aux conférences physiognomoniques de Charles Lebrun et de Lavater où le visage de l’homme selon sa morphologie est apparentée par un dessin très abouti et caractérisé aux animaux : chat, chouette, chameau, cheval, aigle, lion… Ce parallèle offre des séquences éloquentes et expressives propres à la quête d’une rhétorique idéale depuis le XVIème siècle.

Un texte écrit par Jana Rémond, met en scène différents aspects de nos caractères sous la forme de saynètes métaphoriques, illustrées par des oeuvres du répertoire baroque français inspirées par les animaux.

levasseur lebrun etudes tetes physiognomoniquesLe XVIIème siècle animal… Ce Carnaval est une fantaisie baroque construite sur un répertoire musical du XVIIIe siècle prenant comme thématique les animaux – Les Fauvettes Plaintives de Couperin, La Poule de Rameau, Le Dragon de Michel de la Barre… Les pièces dialoguent avec des textes d’inspiration baroque, offrant une galerie de portraits aussi cyniques que comiques. Dans cette vie en perpétuel changement, à quoi peut-on se raccrocher ? Pour trouver des réponses, le narrateur part à la rencontre d’animaux qui ont chacun leur mot à dire sur la question. Incarnant tour à tour les différents animaux des pièces musicales, le comédien se fait à la fois dragon, rossignol, papillon, moucheron…. Le dialogue entre texte et musique rend complices l’acteur et les musiciens, qui se font aussi partenaires de jeu. Gageons que nos interprètes défendent surtout des affinités analogiques avec les volatiles : de la Poule de Rameau aux Rossignols de Couperin et Caix d’Hervelois, sans omettre les Tourterelles de Monteclair, le chant des oiseaux inspirent particulièrement compositeurs et instruments… Durée : environ 45 min ou 1h.

Programme
Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) : La Poule
François COUPERIN (1668-1733) : Les Fauvettes plaintives ; Le Moucheron ; Les Satyres ; Le Rossignol en Amour ; Le Rossignol Vainqueur
Louis de CAIX d’HERVELOIS (1680-1759) : Rossignol ; Papillon
Michel PIGNOLET de MONTECLAIR (1667-1737) : Les Tourterelles ; Les Nayades

 

 

 



Samedi 18 juillet 2015, 21hvisuel festival Musique et Mémoire 2015

Cour de l’Hôtel de Ville de Lure
Le Carnaval des Animaux
Une satire du genre humain
Et si nous étions tous des animaux ?

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin
Aymeric Pol, comédien

Jana Rémond, texte et mise en espace
Benoît Colardelle, lumières

 

 

 

concert à suivrevisuel festival Musique et Mémoire 2015
Samedi 18 juillet 2015, 23h

Cour de l’Hôtel de Ville de Lure
La Gamme en forme de petit opéra
Marin Marais (1656-1728)
Morceaux de Simphonie pour le Violon, la Viole et le Clavecin (Paris, 1723),

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin
Aymeric Pol, comédien

Jana Rémond, projection
Simon Wolfs et Blaise Adilon, photographies
Benoît Colardelle, lumières

 

 

 

 

 

 

 

Festival Musique et Mémoire : 3 week ends événements, 17 juillet – 2 août 2015

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015. 22ème scène baroque – Vosges du Sud, Haute-Saône. Du 17 juillet au 2 août 2015. 3 week ends – 3 ensembles en résidence. Seul dans les Vosges, un festival défricheur repoussent les limites de la mémoire, réinvente la notion d’héritage et de traditions en exprimant tout ce que les œuvres anciennes et baroques ont de commun avec notre époque. Ni restitution formatée, ni postures péremptoires… le propre du festival Musique et mémoire est d’interroger avec liberté et exigence les répertoires de la fin de la Renaissance aux deux périodes baroques, XVIIè et XVIIIème, tout en renouvelant la forme du spectacle, suscitant rencontres et combinaisons variées de musiciens et d’instruments, comme la notion même de travail artistique.
Le premier week end (notre coup de coeur) : les 17, 18 et 19 juillet 2015, résidence marathon de l’ensemble Les Timbres, jeune collectif qui revisite les fondamentaux et les possibilités multiples de la musique de chambre baroque, cette année acclimatée au genre opéra (“l’opéra dans tous ses états” : Prosperine de Lully dans une version inédite et chambriste, un Carnaval des animaux résolument baroque : tempéraments animaliers dans la musique française, etc… 7 concerts enchaînés le temps d’un grand week end… Rien n’égale la découverte, la proximité, l’inventivité, la diversité et l’accompagnement artistique défendus par un festival exemplaire dans les Vosges Saônoises… 3 week ends à ne pas manquer. Réserver vos places, organiser votre séjour dans les Vosges (Haute-Saône).

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015
22ème scène baroque – Vosges du Sud, Haute-Saône
Du 17 juillet au 2 août 2015
3 week ends – 3 ensembles en résidence

 

 

 

WEEK END 1 – Les Timbresles timbres ensemble classiquenews.com

Les 17, 18, 19 juillet 2015
L’Opéra dans tous ses états. Pas moins de 7 programmes défendus par Les Timbres sur les 3 jours de résidence : véritable marathon musical qui dévoile les aptitudes artistiques du collectif pour la musique de chambre la plus délicieusement concertante et dramatique
Proserpine de Lullu
Le Carnaval des animaux
La Gamme en forme de petit opéra
Le clavecin du Grand Siècle
Simphonies pour les Soupers du Roy
La chasse aux concerts
Sonnons en trio

 

 

 

WEEK END 2 – Vox Luminisvisuel festival Musique et Mémoire 2015
Les 24, 25 et 26 juillet 2015
3 programmes mettent en lumière les accents embrasés de Vox Luminis
La dynastie Bach
Bach, la lignée d’Arnstadt
Pachelbel et Bach

 

 

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015WEEK END 3 – Les Surprises
Du 29 juillet au 2 août 2015
L’Opéra : du salon à l’église
El Siglo de Oro
Les elémants
Frescobaldi, l’ange du clavier
Miroir du temps
La viole dans tous ses états
Songes sacrés

 

 

 

RESERVER. Toutes les infos, les modalités de réservation
sur le site du festival Musique et mémoire 2015

 

 

LIRE notre présentation du Festival Musique et Mémoire 2015

 

 

VOIR la BANDE ANNONCE VIDEO du Festival Musique et Mémoire (images du festival 2014) : Parade dans les rues avec l’ensemble Les Suonatori…

 

 

Vosges saônoises. Festival Musique et Mémoire : 17 juillet > 2 août 2015

visuel festival Musique et Mémoire 2015Vosges saônoises. Festival Musique et Mémoire : 17 juillet > 2 août 2015. 22ème édition. Seul dans les Vosges, un festival défricheur repoussent les limites de la mémoire, réinvente la notion d’héritage et de traditions en exprimant tout ce que les œuvres anciennes et baroques ont de commun avec notre époque. Ni restitution formatée, ni postures péremptoires… le propre du festival Musique et mémoire est d’interroger avec liberté et exigence les répertoires de la fin de la Renaissance aux deux périodes baroques, XVIIè et XVIIIème, tout en renouvelant la forme du spectacle, suscitant rencontres et combinaisons variées de musiciens et d’instruments, comme la notion même de travail artistique.

 

 

 

Le Baroque autrement dans les Vosges Saônoises

 

C’est aussi des actions multipliées vers les publics et les jeunes. L’apport des résidences d’artistes cultive d’indiscutables fruits : selon une formule féconde favorisée par le directeur du festival, Fabrice Creux :  3 ensembles baroques y présentent sur 3 années, les avancées de leurs travaux, dans des conditions humaines, musicales idéalement préservées depuis le lancement de ce rythme festivalier. En 3 week ends intenses et remarquablement conçus, 3 formations ou 3 gestes artistiques explorent de fond en comble l’esthétique et la période qu’ils ont choisis de défendre.

 

 

Règle des 3

 

Le festival Musique et Mémoire cultive les vertus d’une saine trinité. Le “3 en 1″ musical: 3 ensembles / 3 résidences créatives / 3 parcours artistiques. Ainsi les festivaliers 2015 pourront (re)découvrir la sensibilité des 3 ensembles ainsi invités par Fabrice Creux: Les Timbres (week end 1 : les 17,18 et 19 juillet 2015),  Vox Luminis (week end 2 : les 24,25 et 26 juillet 2015) et Les Surprises (week end 3 : 29 juillet-2 août 2015). Poursuivant son action décisive dans l’émergence de nouveaux collectifs artistiques, Musique et Mémoire accueille Les Timbres pour l’acte 2 de leur résidence vosgienne avec comme fil conducteur d’un travail prometteur : l’opéra dans tous ses états.
Pour commémorer les 300 ans de la mort de Louis XIV(1638-1715), en septembre 1715,  Les Timbres aborde pour sa seconde année de résidence, diverses manifestations de la scène et du spectacle propre au Grand Siècle. C’est le temps d’un âge d’or de l’art français dont se souviendront les derniers Bourbons, Louis XV et Louis XVI, accordant une admiration spécifique au Roi Soleil. Pour lui, dans l’écrin de Versailles, les ors solennels favorisent les replis de l’intimité tragique et grâce à Lully, l’opéra français peut naître, digne rival du théâtre classique de Corneille et de Racine. Pour preuve son opéra Proserpine, très rarement joué, qui aux côtés d’Armide ou d’Atys, porte très haut et très loin les recherches poétiques d’un genre qui s’affirme alors, dans le chant déclamé et chanté, l’articulation d’un texte surtout (où l’articulation prime sur la mélodie), où le ballet et les divertissements qu’il autorise dès lors, contraste avec la tension du drame.

 

 

Poésie lyrique du Grand Siècle : Les Timbres an2

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireEn juillet 2015, la théâtralité de la musique baroque française du Grand Siècle, mélange exquis de charme et de profondeur, d’élégance et de naturel, de majesté et de mesure, ressuscite. Le génie français s’exprime alors autant par l’inspiration de la musique que la qualité du texte poétique…. à  l’expressivité resserrée des airs et des récitatifs de Lully répond la science inégalée depuis des livrets de Quinault… Proserpine, drame mythologique retrouve dans cette combinaison parfaite du verbe et de la note, l’expressivité épurée et très intense du théâtre classique neo antique de Corneille et surtout Racine lequel depuis l’accomplissement inouï de l’opéra tel qu’il est réalisé par Lully (dès les années 1670), ne compose plus de tragédies parlées ni declamées ou désormais ses ultimes ouvrages prenant en compte l’impact du verbe chanté, intègrent désormais intermèdes et épisodes musicaux  (c’est le cas de ses pièces sacrées Esther ou Athalie dont on retrouve aujourd’hui la pertinente conception  jouant sur la musicalité des vers autant que l’essor spécifique des instruments.

 

Puis c’est Vox Luminis (invité depuis 2012) qui revient lui aussi pour un dernier chapitre de créations dont un panorama dédié à l’extraordinaire dynastie Bach.

 

Enfin, Musique et Mémoire déroule le tapis rouge pour le 3ème ensemble musical, découvert en 2014, Les Surprises qui présentent ainsi en 2015, la recréation en première mondiale de l’opéra  Les Eléments de Mrs Delalande et Destouches. Cette collaboration accomplit un vaste programme d’explorations consacré au répertoire français au croisement des XVIIe et XVIIIe
siècles, ainsi qu’à la musique de chambre autour de l’orgue. Avec Les Timbres, le Festival pour cette 22ème édition, affirme davantage ses actions de sensibilisations et de transmissions à l’adresse des publics les plus larges et les plus variés du territoire : les offres d’explication des esthétiques, des ateliers de pratique musicale seront proposés (autour de Proserpine de Lully et de la chasse aux concerts, auprès du département de musique ancienne de l’Ecole départementale de musique de la Haute-Saône et dans les écoles de la  Communauté de communes des 1000 Etangs).

 

 

La 22ème édition souligne la vitalité d’un festival qui ne cesse de réinventer les formes du spectacles, insistant toujours sur les liens avec les publics et les lieux d’accueil. Opéra de Lully à la basilique St Pierre de Luxeuil-les-Bains, chasse aux concerts dans les rues de Faucogney, carnaval des animaux dans la cour de l’hôtel de ville de Lure, plongée dans la dynastie Bach à l’église luthérienne d’Héricourt… le festival Musique et Mémoire a tout pour enchanter votre été 2015.

 

 

Les Timbres réalisent nombre d’actions de sensibilisation et de transmission auprès des jeunes publics. Le Festival Musique et Mémoire et la sensibilisation des jeunes publics

Ecole départementale de musique,
département de musique ancienne
(secteur Vosges Saônoises)

Proserpine de Jean-Baptiste Lully (sensibilisation par la pratique)
Extraits des plus belles pièces instrumentales

Vendredi 27 mars 2015, de 18 h 30 à 21 h
(Ecole de musique, place du 8 mai 1945, Luxeuil-les-Bains)

Vendredi 29 mai 2015, de 18h30 à 21h
(Espace Frichet, 1 avenue des Thermes, Luxeuil-les-Bains)

Samedi 30 mai 2015, de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h 30
(Espace Frichet, Luxeuil-les-Bains)

17h30, présentation publique
(Espace Frichet, Luxeuil-les-Bains)

 

 

Milieu scolaire
Lundi 8 et mardi 9 juin (11 classes)

Sensibilisation à “la Chasse aux concerts” dans les écoles de la Communauté de communes des 1000 Etangs (Breuchotte, Faucogney, La Longine, Raddon, Saint-Bresson et Sainte-Marie-en-Chanois)

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015
Week end 1 : résidence Les Timbres
7 Concerts les 17, 18 et 19 juillet 2015
Réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire
www.lestimbres.com

 

 

concert 1visuel festival Musique et Mémoire 2015
Vendredi 17 juillet 2015, 21h

Luxeuil les Bains, Basilique
Proserpine
Opéra de Jean-Baptiste Lully (1632-1687) en version “de chambre” (Anvers, 1682)
Reconstitution en première mondiale (commande du festival)

Ensemble Les Timbres
Proserpine (dessus) : Julia Kirchner
Cérès (bas-dessus) : Cécile Pilorger
Mercure (haute-contre) : Branislav Rakic
Jupiter (basse-taille) : Josep Cabré
Pluton (basse) : Marc Busnel

Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Elise Ferrière, flûtes à bec
Benoît Laurent, hautbois et flûtes à bec
Myriam Rignol, viole de gambe
Etienne Floutier, violone
Julien Wolfs, clavecin
Miléna Duflo, percussions

Jana Rémond, mise en espace
Benoît Colardelle, lumières

Samedi 18 juillet 2015, 17h
Espace Méliès
cinéma intercommunal du Pays de Lure

Tous les matins du Monde
Film français d’Alain Corneau (1991) – 1h54, d’après le roman de Pascal Quignard

 

 

Tragédie en musique sur un livret de Philippe Quinault, Proserpine fut créée le 3 février 1680 à Saint-Germain en Laye. A cette date, Lully est à la tête de l’Académie Royale de musique depuis déjà 8 ans. Personnalité incontournable indiscutabe du règne de Louis XIV, le Florentin naturalisé français règne en maître sur le monde musical de la Cour du Roi Soleil. Il a éclipsé par sa renommée et son caractère la plupart de ses collègues compositeurs dramatiques. L’opéra c’est Lully. Et personne d’autres.

Proserpine suscite l’enthousiasme de ses contemporains, comme en témoigne Madame de Sévigné qui écrit dans sa lettre datée du 9 février 1680 : « l’opéra est au dessus de tous les autres », et le nombre de reprises de cette oeuvre : plus de 10 fois entre 1680 et 1758 à Fontainebleau et au théâtre du Palais Royal, elle fut représentée également à Wolfenbüttel en 1685, à Amsterdam, le 15 septembre 1688 et en 1703 ; des représentations eurent lieu également à Lyon en 1694, à Rouen en 1695. C’est donc une partition qui toucha le public et produit un écho européen immédiat.

Anvers, 1682
Proserpine fut aussi le premier opéra représenté à Anvers, fin 1682, du vivant de son auteur, et c’est cette version là dont nous proposons la re-création. Les partitions originales utilisées lors de cette représentation sont conservées au musée Vleeshuis d’Anvers. Les partitions sont d’un intérêt extrême, car elles permettent de déduire facilement l’instrumentation utilisée pour cette représentation : 2 dessus et basse-continue.
Cette instrumentation, si tant est qu’elle puisse nous surprendre actuellement (réduire l’effectif d’un opéra à une poignée de musiciens !), est des plus courante à l’époque : en effet, l’orchestre de Lully était alors très fourni – 5 parties de cordes et de nombreux vents -, et il était donc difficile d’imaginer pouvoir jouer avec cette formation dans un cadre restreint. Réduire l’effectif instrumental permettait ainsi de pouvoir « transporter » la musique partout où le demande se faisait préssante. Plus intéressant, alors qu’il ne subsiste parfois des partitions d’orchestre de Lully que le dessus et la basse et que les parties intérieures sont à restituer, les partitions d’Anvers sont toutes originales : toutes les parties y soigneusement notées à l’époque.
Cette instrumentation légère convient particulièrement à l’ensemble Les Timbres, qui promeut la musique de chambre, et non pas l’orchestre. En cela, la version d’Anvers de Proserpine de Lully est une version de musique de chambre d’un grand opéra français. Malgré son effectif restreint, l’expressivité, la poésie et la tension du drame sont préservés, grâce à une version chambriste très caractérisée.

 
 
 
 

concert 2visuel festival Musique et Mémoire 2015
Samedi 18 juillet 2015, 21h

Cour de l’Hôtel de Ville de Lure
Le Carnaval des Animaux
Une satire du genre humain
Et si nous étions tous des animaux ?

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin
Aymeric Pol, comédien

Jana Rémond, texte et mise en espace
Benoît Colardelle, lumières

 
 

Un Carnaval baroque inédit : Le Carnaval des Animaux. Avant Camille Saint-Saëns, les Baroques ont cultivé l’évocation musicale des tempéraments animaux… Les Timbres propose donc un spectacle inédit qui compose une satire du genre humain, tantôt tendre et moqueuse, tantôt piquante et interrogative : et si nous étions tous des animaux ? L’humeur, le caractère, le tempérament, l’acuité et l’expression du regard fondent ici une recherche comparée de vérité et de justesse. L’on pense évidemment aux conférences physiognomoniques de Charles Lebrun et de Lavater où le visage de l’homme selon sa morphologie est apparentée par un dessin très abouti et caractérisé aux animaux : chat, chouette, chameau, cheval, aigle… Ce parallèle offre des séquences éloquentes et expressives propres à la quête d’une rhétorique idéale depuis le XVIème siècle.

Un texte écrit par Jana Rémond, met en scène différents aspects de nos caractères sous la forme de saynètes métaphoriques, illustrées par des oeuvres du répertoire baroque français inspirées par les animaux.

Ce Carnaval est une fantaisie baroque construite sur un répertoire musical du XVIIIe siècle prenant comme thématique les animaux – Les Fauvettes Plaintives de Couperin, La Poule de Rameau, Le Dragon de Michel de la Barre… Les pièces dialoguent avec des textes d’inspiration baroque, offrant une galerie de portraits aussi cyniques que comiques. Dans cette vie en perpétuel changement, à quoi peut-on se raccrocher ? Pour trouver des réponses, le narrateur part à la rencontre d’animaux qui ont chacun leur mot à dire sur la question. Incarnant tour à tour les différents animaux des pièces musicales, le comédien se fait à la fois dragon, rossignol, papillon, moucheron…. Le dialogue entre texte et musique rend complices l’acteur et les musiciens, qui se font aussi partenaires de jeu. Gageons que nos interprètes défendent surtout des affinités analogiques avec les volatiles : de la Poule de Rameau aux Rossignols de Couperin et Caix d’Hervelois, sans omettre les Tourterelles de Monteclair, le chant des oiseaux inspirent particulièrement les instruments… Durée : environ 45 min ou 1h.

Programme
Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) : La Poule
François COUPERIN (1668-1733) : Les Fauvettes plaintives ; Le Moucheron ; Les Satyres ; Le Rossignol en Amour ; Le Rossignol Vainqueur
Louis de CAIX d’HERVELOIS (1680-1759) : Rossignol ; Papillon
Michel PIGNOLET de MONTECLAIR (1667-1737) : Les Tourterelles ; Les Nayades

 
 
 
 

concert 3visuel festival Musique et Mémoire 2015
Samedi 18 juillet 2015, 23h

Cour de l’Hôtel de Ville de Lure
La Gamme en forme de petit opéra
Marin Marais (1656-1728)
Morceaux de Simphonie pour le Violon, la Viole et le Clavecin (Paris, 1723),

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin
Aymeric Pol, comédien

Jana Rémond, projection
Simon Wolfs et Blaise Adilon, photographies
Benoît Colardelle, lumières

 

 

concert 4visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 11h

Chapelle Saint-Martin de Faucogney
Le Clavecin du Grand Siècle
Jacques Champion de Chambonnières (vers 1601/2-1672), Louis Couperin (1626-1661)
Et Jean-Henry  D’Anglebert (1629-1691)

Julien Wolfs, clavecin
Benoît Colardelle, lumières

 

 

concert 5visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 13h

Montagne Saint-Martin de Faucogney

Simphonies pour les Soupers du Roy
Pique-Nique sonore
création / commande du festival
Michel-Richard De Lalande (1657-1726)
Suites extraites des Simphonies pour les Soupers du Roy (Paris, 1703 et 1713)

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Elise Ferrière, flûte à bec
Myriam Rignol, viole de gambe

 

 

concert 6visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 15h

Faucogney (parcours historique)
La Chasse aux concerts
Un parcours énigmatique interactif pour petits et grands
création / commande du festival

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Elise Ferrière, flûte à bec
Myriam Rignol, viole de gambe
Jana Rémond, accessoires

 

 

Concert 7visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 17h30

Eglise Saint-Jean Baptiste de Corravillers
Sonnons en trio !
L’apparition et l’évolution de la sonate en trio au XVIIème et XVIIIème siècle en France
création / commande du festival

Michel Lambert (1610-1696), Marin Marais (1656-1728), François Couperin (1668-1733) et Jean-Marie Leclair    (1697-1764)

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin

Benoît Colardelle, lumières

 

 

Reportage vidéo : festival Musique et Mémoire 2014

Festival événement dans les Vosges saônnoisesRare Festival estival à l’Est de la France, le Festival Musique et Mémoire (chaque année fin juillet-début août), interroge les répertoires et les formes du concert en accompagnant les ensembles de musique en résidence. Cette année Les Sonadori réalise une parade de rue, un concert gastronomique, évoque la musique religieuse vénitienne… Rayonnant à l’international, le Festival créé par Fabrice Creux innove toujours sachant invité les phalanges étrangères (Musica Perduta dans un rare programme Stradella)… temps forts de la 21ème édition 2014, entretiens avec Fabrice Creux et Alain Gervreau (fondateur des Sonadori)… grand reportage vidéo © CLASSIQUENEWS.TV 2015. Réalisation : Philippe-Alexandre Pham

VOIR aussi notre reportage Musique et Mémoire 2013 : spéciale 20 ans

Festivals. Annonce vidéo : Musique et Mémoire : du 17 juillet au 2 août 2015

visuel festival Musique et Mémoire 2015Haute-Saône, Vosges, Pays des Mille étangs. Festival Musique et Mémoire 2015, du 17 juillet au 2 août 2015. 22ème édition. 3 ensembles en résidence : Les Timbres, Vox Luminis, Les Surprises. Il n’est pas de festival équivalent à Musique et Mémoire, festival créé par Fabrice Creux qui est son directeur artistique. TEASER Annonce vidéo © CLASSIQUENEWS.TV 2015. Durée : 2mn40. Un festival singulier au Pays des mille étangs : “Je veux défendre et partager l’esprit d’un festival laboratoire” ; renouvellement des formes : parade de rue par Les Sonadori : accompagnement des ensembles (recherche et création) ; coopération internationale (Musica Perduta à Luxeuil-les-Bains…).

 

 

 

VOIR aussi notre grand reportage vidéo Festival Musique et mémoire 2014

 

 

VOIR aussi notre reportage Musique et Mémoire 2013 : spéciale 20 ans

 

 

STAGES. 2 Stages Lully avec l’ensemble Les Timbres (Luxeuil les Bains, Vosges saônoises)



Festival événement dans les Vosges saônnoisesSTAGES. 2 Stages Lully avec l’ensemble Les Timbres (Luxeuil les Bains, Vosges saônoises). 

Le jeune ensemble Les Timbres réalise une résidence féconde au sein du festival Musique et mémoire (chaque été), jusqu’en 2016. Volontaire et acteur pour l’élargissement des actions culturelles, le Festival dirigé par Fabrice Creux, imagine au premier trimestre 2015, avec l’ensemble Les Timbres, un important volet d’actions de sensibilisation aux esthétiques anciennes auprès des pratiques et des publics locaux.

 

Jouer Lully à partir de Proserpine
les timbres ensemble classiquenews.comLully est le sujet de deux stages à venir en mars et mai 2015, soit 10h30 d’immersion pratique dans l’interprétation d’un opéra de Lully. Ainsi, 2 sessions participatives, en préambule à la recréation de “Proserpine” (un opéra de Jean-Baptiste Lully en version “de chambre”, Anvers, 1682 (programmé pour l’édition estival du Festival, soit le vendredi 17 juillet à la basilique St Pierre de Luxeuil-les-Bains), sont proposées au département de musique ancienne de l’Ecole départementale de musique de la Haute-Saône (à Luxeuil-les-Bains), autour d’extraits des plus belles pièces instrumentales de cet opéra :

 

 

3 dates : 1 séance d’introduction, 2 sessions de pratique

- vendredi 27 mars, séance introductive, de 18 h 30 à 21 h / Ecole de musique de Luxeuil-les-Bains, place du 8 mai 1945

- vendredi 29 mai, de 18 h 30 à 21 h / Ecole de musique de Luxeuil-les-Bains, place du 8 mai 1945

- samedi 30 mai 2015, de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h 30 / Espace Frichet de Luxeuil-les-Bains, 1 avenue des Thermes

Les musiciens amateurs non inscrits à l’Ecole départementale de musique peuvent également s’inscrire (30 € pour les 10 h 30 de stage).

 

 

renseignements et inscriptions : 03 84 40 13 50 ou Emile Aeby, responsable du département de musique ancienne, e.aeby@edm70.fr

 

Restitution publique
Samedi 30 mai, 17 h 30
Espace Frichet, Luxeuil-les-Bains
 (Gratuit)

 

+ d’infos sur le site du Festival Musique et Mémoire

 

 

(Haute-Saône) Festival Musique et Mémoire week-end 2, les 25, 26 et 27 juillet 2014

Festival Musique et Mémoire au Pays des 1000 étangs(Haute-Saône) Festival Musique et Mémoire week-end 2, les 25, 26 et 27 juillet 2014. La Haute-Saône, terre de nouvelles expériences et découvertes baroques grâce au festival créé par Fabrice Creux. Plus que jamais, la découverte de nouveaux grands talents et le défrichement pertinent sur les répertoires entre XVIè, XVIIè et XVIIIè siècles se réalisent au France Comté (Haute-Saône) au festival Musique et mémoire, élu à juste titre coup de coeur “CLIC” de classiquenews parmi “nos festivals favoris de l’été 2014″. Après un premier week end qui a confirmé la justesse artistique d’un festival exemplaire au Pays des mille étangs (Vosges saônoises), soulignant par exemple la proposition libre, formellement mobile de l’ensemble de cordes les Sonadori porté par Alain Gervreau, les prochains concerts programmés pour ce 2ème week end promettent de nouveaux accomplissements tout autant délectables (Rebel, CPE Bach, JS Bach).

3 concerts événements en Haute-Saône
Voici les 3 temps forts du Week end 2 du festival Musique et Mémoire :

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014vendredi 25 juillet 2014
Lure, église Saint-Martin, 21h
Rebel, père et fils : oeuvres de Jean-Féry et François son fils par Les Surprises. Aux côtés des Bach et Couperin, la dynastie des Rebel fait progresser sensiblement l’écriture baroque française, à l’opéra et pour les instruments. En témoigne ce programme très original qui éclaire l’oeuvre des Rebel, ardent défenseurs de la musique de leur ami, Rameau. Répétition à 17h, ouverte au public.

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014samedi 26 juillet 2014
Héricourt, église luthérienne, 17h
Récital Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788). Pour les 300 ans de sa naissance, CPE tant admiré par Mozart et Haydn, inventeur de la Sonate pour pianoforte, et grand virtuose pour le clavier (son salon était très prisé à Hambourg) est le sujet de ce programme concertant et lyrique par Les musiciens à la règle d’or (Arnaud Marzorati, baryton). Représentant du courant esthétique Sturm und Drang (Orages et passions) précurseur de la musique romantique, CPE est légitimement mis à l’honneur à Héricourt.

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014dimanche 27 juillet 2014
Luxeuil Les Bains, basilique Saint-Pierre, 21h
“Anti melancholicus” : ce programme irradiant, bénéficie de la ferveur incandescente du jeune JS Bach, d’une irrésistible croyance à travers les 3 cantates de jeunesse qui composent le programme du concert défendu par l’ensemble Alia Mens. Lumineuses, exhortant le croyant à la certitude dans l’allégresse, les cantates ici retenues réparent des vertiges et inquiétudes mélancoliques. Un baume pour le cœur et l’esprit frappés par l’inquiétude… Répétition à 17h, ouverte au public.


Renseignement et réservations :
Association Musique et Mémoire


Maison de Pays
 : 23 rue Jeannot Lamboley
 70310 Faucogney – 
Tél. : 03 84 49 33 46
Email : festival@musetmemoire.com

 

 

 

Lire notre présentation complète du Festival Musique et Mémoire, du 18 juillet au 3 août 2014, 3 week end de musique dans les Vosges saônoises

 

EN LIRE +, nos coups de coeur,  les ensembles et les programmes à ne pas manquer lors du festival Musique et Mémoire 2014

 

 


Nos 3 raisons

pour aller au festival Musique et Mémoire en Franche-Comté :
- l’accompagnement réservé aux ensembles “associés” qui ainsi peuvent approfondir sur 3 ans, leur démarche artistique propre
- le cadre vert et l’acoustique des églises, parfois perdus dans la nature (c’est le cas de l’église Saint-Georges à Faucogney) : une immersion saisissante ans des répertoires et dans des œuvres méconnus
- l’ambiance du festival cultivée, préservée par l’équipe et son directeur : il est très facile de rencontrer et de parler avec les artistes au sujet de leur programme… (répétitions ouvertes, pots d’après concert, conférences, repas en musique)

 

 

Festival Musique et Mémoire : musique italienne le 20 juillet 2014

Festival Musique et Mémoire au Pays des 1000 étangsFestival Musique et Mémoire : musique italienne ce 20 juillet 2014. Parade historique dans la ville, orgue et violon concertant, cantates et sonates d’A. Scarlatti par Les Sonadori et Musica Perduta (Faucogney, 14h30 ; église Saint-George de Faucogney, 15h30 ; basilique Saint-Pierre de Luxeuil, 21h).  Seul, joyau isolé au nord de la Loire et niché au cœur vert du massif des Vosges Saônnoises (Franche-Comté) qui lui confère ce caractère brut et fort, et d’un raffinement chaque année renouvelé grâce au discernement de son directeur fondateur Fabrice Creux, le festival Musique et Mémoire continue de nous étonner… pour preuve le programme inaugural du premier week end (18,19,20 juillet). Premier temps fort de l’édition 2014 : la réouverture de l’église Saint-Georges de Faucogney qui restaurée,  retrouve sa splendeur originelle ! Pour fêter cet événement, le festival Musique et Mémoire propose en ouverture de sa 21ème édition, le vendredi 18 juillet à 21h, une “Nuit à Saint-Georges”  (voir sur place le vitrail honorant le Saint patron) avec les ensembles invités cette année,  Les Sonadori et Les Timbres (nouvel ensemble associé jusqu’en 2016… En lire +

Festival Musique et Mémoire, week end 1
Dimanche 20 juillet 2014

 

Avec ce concert à l’église Saint Georges de Faucogney commence le festival Musique et Mémoire : scène plurielle et vivante ouverte aux nouvelles découvertes entre Renaissance et Baroque au coeur des paysages verts des Vosges saônnoises. Au cours du premier Week end (18,19,20 juillet) les Sonadori révéleront par un parcours dans la ville et en concert la formidable activité des bandes de violons familières dans le nord de l’Italie.Dimanche 20 juillet : 14h 30 à Faucogney: parade historique des Sonadori puis orgue et violons concertant à San Rocco de Venise (église Saint Georges de Faucogney à 15h30) ; enfin à 21h : cantate,  sonata e concerto d’Alessandro Scarlatti par Musica Perduta (basilique Saint-Pierre de Luxeuil les Bains).

 

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Festival Musique et Mémoire
Haute Saône (70)
Du 18 juillet au 3 août 2014:  programme complet en suivant ce lien
La Billetterie en ligne est ouverte, achetez vos places ici

 

Renseignement et réservations :
Association Musique et Mémoire


Maison de Pays
 : 23 rue Jeannot Lamboley
 70310 Faucogney – 
Tél. : 03 84 49 33 46
Email : festival@musetmemoire.com

 

EN LIRE +, nos coups de coeur,  les ensembles et les programmes à ne pas manquer lors du festival Musique et Mémoire 2014

 

 

 

Nos 3 raisons

pour aller au festival Musique et Mémoire en Franche-Comté :


- l’accompagnement réservé aux ensembles “associés” qui ainsi peuvent approfondir sur 3 ans, leur démarche artistique propre
- le cadre vert et l’acoustique des églises, parfois perdus dans la nature (c’est le cas de l’église Saint-Georges à Faucogney)
- l’ambiance du festival cultivée, préservée par l’équipe et son directeur : il est très facile de rencontrer et de parler avec les artistes au sujet de leur programme…

 

Festival Musique et Mémoire (Haute Saône), week end 1 (18,19,20 juillet 2014)

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Vosges Saônnoises : Musique et Mémoire : les 18,19 et 20 juillet 2014 (1er Week end). Seul, joyau isolé au nord de la Loire et niché au cœur vert du massif des Vosges Saônnoises (Franche-Comté) qui lui confère ce caractère brut et fort, et d’un raffinement chaque année renouvelé grâce au discernement de son directeur fondateur Fabrice Creux, le festival Musique et Mémoire continue de nous étonner… pour preuve le programme inaugural du premier week end (18,19,20 juillet). Premier temps fort de l’édition 2014 : la réouverture de l’église Saint-Georges de Faucogney qui restaurée,  retrouve sa splendeur originelle ! Pour fêter cet événement, le festival Musique et Mémoire propose en ouverture de sa 21ème édition, le vendredi 18 juillet à 21h, une “Nuit à Saint-Georges”  (voir sur place le vitrail honorant le Saint patron) avec les ensembles invités cette année,  Les Sonadori et Les Timbres (nouvel ensemble associé jusqu’en 2016).

 

 

 

Faucogney : retour aux sources

 

Festival Musique et Mémoire au Pays des 1000 étangsVoyageant à travers le temps, cette soirée musicalement riche, évoque d’abord le sanctuaire primitif édifié à la fin de la Renaissance, puis célèbre l’édifice actuel dans son dépouillement préservé et son espace idéal pour la résonance du concert . C’est une mise en musique originale de ce bel élément patrimonial, qui a vu naître il y a vingt ans le festival Musique et Mémoire (lors d’un concert mémorable aux premières heures du jour).
D’abord à 21h,  polyphonies, chansons, frottole, madrigaux accompagnés par le consort de cordes (soliste : Anne Delafosse Quentin), puis à 22h30 : Julia Kirchner, soprano et Les Timbres jouent les cantates de Rameau (dont Orphée,  1721), incursion du plein baroque français et clin d’oeil à la dernière tranche importante des travaux dans l’église de Faucogney achevée en 1712.

 

 

Festival Musique et Mémoire, week end 1
Vendredi 18, samedi, dimanche 20 juillet 2014

 

Avec ce concert à l’église Saint Georges de Faucogney commence le festival Musique et Mémoire : scène plurielle et vivante ouverte aux nouvelles découvertes entre Renaissance et Baroque au coeur des paysages verts des Vosges saônnoises. Au cours du premier Week end (18,19,20 juillet) les Sonadori révéleront par un parcours dans la ville et en concert la formidable activité des bandes de violons familières dans le nord de l’Italie. Dimanche 20 juillet : 14h 30 à Faucogney: parade historique des Sonadori puis orgue et violons concertant à San Rocco de Venise (église Saint Georges de Faucogney à 15h30) ; enfin à 21h : cantate,  sonata e concerto d’Alessandro Scarlatti par Musica Perduta (basilique Saint-Pierre de Luxeuil les Bains).

 

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Festival Musique et Mémoire
Haute Saône (70)
Du 18 juillet au 3 août 2014:  programme complet en suivant ce lien
La Billetterie en ligne est ouverte, achetez vos places ici

 


Renseignement et réservations :
Association Musique et Mémoire


Maison de Pays
 : 23 rue Jeannot Lamboley
 70310 Faucogney – 
Tél. : 03 84 49 33 46
Email : festival@musetmemoire.com

 

EN LIRE +, nos coups de coeur,  les ensembles et les programmes à ne pas manquer lors du festival Musique et Mémoire 2014

 

 

 

Nos 3 raisons

pour aller au festival Musique et Mémoire en Franche-Comté :


- l’accompagnement réservé aux ensembles “associés” qui ainsi peuvent approfondir sur 3 ans, leur démarche artistique propre
- le cadre vert et l’acoustique des églises, parfois perdus dans la nature (c’est le cas de l’église Saint-Georges à Faucogney)
- l’ambiance du festival cultivée, préservée par l’équipe et son directeur : il est très facile de rencontrer et de parler avec les artistes au sujet de leur programme…

Festival Musique et Mémoire, week end 1 (18,19,20 juillet 2014)

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Vosges Saônnoises : Musique et Mémoire : les 18,19 et 20 juillet 2014 (1er Week end). Seul, joyau isolé au nord de la Loire et niché au cœur vert du massif des Vosges Saônnoises (Franche-Comté) qui lui confère ce caractère brut et fort, et d’un raffinement chaque année renouvelé grâce au discernement de son directeur fondateur Fabrice Creux, le festival Musique et Mémoire continue de nous étonner… pour preuve le programme inaugural du premier week end (18,19,20 juillet). Premier temps fort de l’édition 2014 : la réouverture de l’église Saint-Georges de Faucogney qui restaurée,  retrouve sa splendeur originelle ! Pour fêter cet événement, le festival Musique et Mémoire propose en ouverture de sa 21ème édition, le vendredi 18 juillet à 21h, une “Nuit à Saint-Georges”  (voir sur place le vitrail honorant le Saint patron) avec les ensembles invités cette année,  Les Sonadori et Les Timbres (nouvel ensemble associé jusqu’en 2016).

 

 

 

Faucogney : retour aux sources

 

Festival Musique et Mémoire au Pays des 1000 étangsVoyageant à travers le temps, cette soirée musicalement riche, évoque d’abord le sanctuaire primitif édifié à la fin de la Renaissance, puis célèbre l’édifice actuel dans son dépouillement préservé et son espace idéal pour la résonance du concert . C’est une mise en musique originale de ce bel élément patrimonial, qui a vu naître il y a vingt ans le festival Musique et Mémoire (lors d’un concert mémorable aux premières heures du jour).
D’abord à 21h,  polyphonies, chansons, frottole, madrigaux accompagnés par le consort de cordes (soliste : Anne Delafosse Quentin), puis à 22h30 : Julia Kirchner, soprano et Les Timbres jouent les cantates de Rameau (dont Orphée,  1721), incursion du plein baroque français et clin d’oeil à la dernière tranche importante des travaux dans l’église de Faucogney achevée en 1712.

 

 

Festival Musique et Mémoire, week end 1
Vendredi 18, samedi, dimanche 20 juillet 2014

 

Avec ce concert à l’église Saint Georges de Faucogney commence le festival Musique et Mémoire : scène plurielle et vivante ouverte aux nouvelles découvertes entre Renaissance et Baroque au coeur des paysages verts des Vosges saônnoises. Au cours du premier Week end (18,19,20 juillet) les Sonadori révéleront par un parcours dans la ville et en concert la formidable activité des bandes de violons familières dans le nord de l’Italie. Dimanche 20 juillet : 14h 30 à Faucogney: parade historique des Sonadori puis orgue et violons concertant à San Rocco de Venise (église Saint Georges de Faucogney à 15h30) ; enfin à 21h : cantate,  sonata e concerto d’Alessandro Scarlatti par Musica Perduta (basilique Saint-Pierre de Luxeuil les Bains).

 

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Festival Musique et Mémoire
Haute Saône (70)
Du 18 juillet au 3 août 2014:  programme complet en suivant ce lien
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Renseignement et réservations :
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 : 23 rue Jeannot Lamboley
 70310 Faucogney – 
Tél. : 03 84 49 33 46
Email : festival@musetmemoire.com

 

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Nos 3 raisons

pour aller au festival Musique et Mémoire en Franche-Comté :
- l’accompagnement réservé aux ensembles “associés” qui ainsi peuvent approfondir sur 3 ans, leur démarche artistique propre
- le cadre vert et l’acoustique des églises, parfois perdus dans la nature (c’est le cas de l’église Saint-Georges à Faucogney)
- l’ambiance du festival cultivée, préservée par l’équipe et son directeur : il est très facile de rencontrer et de parler avec les artistes au sujet de leur programme…

Festival Musique et Mémoire 2014 : laboratoire musical dans les Vosges Saônnoises

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Festival Musique et mémoire. Du 18 juillet au 3 août 2014, 21ème édition. Vosges saônnoises (70), Pays des mille étangs. Porté par la passion du son directeur fondateur, Fabrice Creux, le festival Musique et Mémoire rayonne chaque été dans l’est de l’Hexagone, avec d’autant plus d’éclat et de mérite qu’il est l’un des seuls cycles de musique au nord de la Loire et dans l’Est, – quand la majorité des festivals d’été se concentrent dans le sud. Rien de tel qu’une escapade au Pays des mille étangs (Haute-Saône), au pied du ballon des Vosges : les concerts y ont depuis des années pris racines dans le massif vert des Vosges saônnoises, soit une offre musicale parmi les plus passionnantes sur le plan artistique, associée au tourisme vert. Avant d’être une offre de concerts et d’événements musicaux, Musique et Mémoire, c’est d’abord un état d’esprit qui allie défrichement, expérimentation, et aussi continuité et accompagnement sur la durée comme l’atteste à chaque édition, le principe d’une résidence d’artistes, en 2014 : place ainsi au jeune ensemble baroque Les Timbres (bénéficiaire d’un compagnonage jusqu’en 2016) dont le répertoire de prédilection se concentre sur la forme du trio conformément aux trois artistes fondateurs de l’ensemble (2 violons, 1 clavecin) qui aiment aussi à cultiver les passerelles avec d’autres disciplines comme la danse contemporaine…

Géographie. En Haute-Saône (Franche Comté), le festival rayonne sur une dizaine de sites dont le centre est le choeur roman de Mélisey, noyau d’une itinérance musicale et artistique qui en étoile, investit les villes de Luxeuil-les-Bains à l’ouest ; Faucogney et la Mer au nord ; Corravillers, Château-Lambert, Servance et Miellin au nord-est ; enfin Lure, Héricourt et Belfort au sud…

 

 

 

En 2014, le festival propose pas moins de 15 concerts sur 3 week ends.

 

 

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Week end 1
les vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 juillet 2014

Pleins feux lors du premier week end sur les Sonadori et l’ensemble en résidence Les Timbres : Chanson ornée entre Renaissance et Baroque (le 18 juillet, 21h), Cantates et pièces de clavecin de Rameau (Les Timbres, même jour, à 22h30). Les Sonadori, 6 violons Renaissance ; Du Mignard luth (le 19 juillet, 17h) ; Les Sonadori en parade ; Orgue et violon concertant pour l’Ospedale San Rocco de Venise (Les Sonadori, le 20, 15h30). Enfin le 20 juillet (Luxeuil les bains, Basilique Saint-Pierre) Cantate, sonate et concerto d’Alessandro Scarlatti par Musica Perduta.

 

 

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Week end 2
les jeudi 24, vendredi 25, samedi 26, dimanche 27 juillet 2014

L’école du nord (concert orgue en scène), le 24 juillet à 21h (Temple Saint-Jean de Belfort : Jean-Charles Ablitzer, orgue et Les Timbres). Le 25 juillet à Lure (église Saint-Martin, 21h) : concert Rebel père et fils (Les Surprises). Le 26 juillet à Héricourt (17h), Carl Phillip Emanuel Bach : le langage des sentiments (Les Musiciens à la règle d’or). Le 27 juillet, 21h (Luxeuil les Bains, Basilique Saint-Pierre) : Anti melancholicus : les cantates de jeunesse de JS Bach (Alia Mens).

 

 

musique et memoire festival 2014 vosges saonoises franche comte festivals ete 2014Week end 3
les mercredi 30, jeudi 31, vendredi 2 et samedi 3 août 2014

 

 

6 programmes au menu du dernier week end de Musique et Mémoire 2014. Folies et Canaries, le 30 juillet à Lure 21h par Manuel de Grange, guitare. Le 31 juillet, 21h (Château-Lambert) : Portrait de José Marín, prêtre, chanteur, voleur, assassin. Le 1er août (église Saint-Blaise de Liellin, 21h) : L’art d’aimer, une promenade dans l’Europe galante. Le 2 août (église Saint-Jean Baptiste de Corravillers, 21h) : L’air italien au temps de Luis XIII. Enfin, deux programmes le 3 août :
A 11h (choeur roman de Melisey) : Coplas, trois siècle de musique espagnole ; à 17h (église ND de l’Assomption de Servance): L’air espagnol au temps de Luis XIII. A nouveau en juillet et août 2014, le festival Musique et Mémoire promet une édition de découvertes et d’approfondissements exceptionnels.

 

 

Informations et réservations sur le site du festival Musique et Mémoire

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Votre hébergement pendant le festival Musique et Mémoire 2014 : réservations : 03 84 97 10 80
www.destination70.com
reservation@destination70.com

Grand reportage vidéo : le Festival Musique et Mémoire 2013 (les 20 ans)

Grand reportage vidéo : Festival Musique et Mémoire 2013. Au cœur du Pays des Vosges Saônoises, le festival Musique et Mémoire interroge les nouveaux champs créatifs de la Renaissance et du Baroque. A l’invitation de son directeur artistique et fondateur, Fabrice Creux, le Festival en laboratoire des pratiques musicales réinvente le principe des résidences d’artistes. Geste vocal, nouvelles formes de concerts, orgue en scène… sont les volets d’une démarche unique en France qui recherche toujours à conquérir de nouveaux publics. Reportage exclusif CLASSIQUENEWS : avec Fabrice Creux (directeur artistique fondateur du Festival), Bruno Boterf (directeur musical de l’ensemble en résidence Ludus Modalis), Jean-Charles Ablitzer (organiste associé du Festival).