Joyce DiDonato chante Agrippina de Haendel en direct du MET

agrippina-joyce-didonato-metropolitan-opera-opera-baroqueEN DIRECT du MET : le 29 fév 2020. HAENDEL : AGRIPPINA, Joyce DiDonato. Cinémas Pathé. C’est l’une des divas les plus charismatiques de l’heure, actrice autant que chanteuse et même tragédienne (elle l’a encore montré en Didon et Marguerite chez Berlioz (Les troyens puis La damnation de Faust), Joyce DiDonato sait ciseler son tempérament de louve et de dragon comme peu, offrant à sa conception d’Agrippina, la mère conquérante de Néron, un visage viscéral voire halluciné, mais profondément humain. C’est ce qui ressort de ses diverses prises du rôle, en concert, sur scène (dirigée par Barrie Kosky), et dans cette mise en scène de David McVicar, production « déjà voue » comme disent les agnlo-saxons, à La Monnaie et au TCE, vision acide du pouvoir romain où les manipulations d’Agrippina ressortent quasi monstrueuses. A ses côtés, un parterre de chanteurs aguerris à la passion haendélienne : Kate Lindsey (Néron, le fils d’Agrippine), Brenda Rae (Poppée dont est épris Néron), Iestyn Davies (Ottone, le favori de l’empereur Claude qu’il a choisi comme successeur), Matthew Rose (Claude)… Direction musicale : Harry Bicket

 

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

EN DIRECT du MET : le 29 fév 2020. HAENDEL : AGRIPPINA, Joyce DiDonato – dans les salles en France à partir de 18h55

 

 

 
 

 

 
________________________________________________________________________________________________

PLUS D’INFOS sur le site du Metropolitan Opera de New York / Agrippina de Handel
https://www.metopera.org/season/2019-20-season/agrippina/

VOIR ici le réseau des cinémas Pathé diffusant en direct Agrippina de Haendel
https://www.pathelive.com/agrippina-19-20

Diffusion : salle de cinéma Pathé / radio SiriusXM channel 75 : https://www.siriusxm.com/metropolitanopera

A vivre aussi en streaming sur www.metopera.org
https://www.metopera.org/season/on-demand/

 

 

________________________________________________________________________________________________

EXTRAIT VIDEO
Joyce DiDonato sings “Pensieri, voi mi tormentate” (from Agrippina, HWV 6, Act 2)
https://www.youtube.com/watch?v=0v3MzJ7mqKU

Air le plus long dévolu à la primadonna, dans lequel l’intrigante politique est tourmentée soudainement par les remords et la pensée qu’elle tomber et échouer dans son projet de mettre son fils Néron sur le trône impérial – c’est à dire d’obtenir de l’empereur Claude qu’il reconnaisse ce fils qui n’est pas le sien…

 

 

________________________________________________________________________________________________

CD : ERATO vient de publier l’Agrippina de Joyce DiDonato avec une distribution différente de celle new yorkaise :
LIRE notre critique du cd Erato Joyce DiDonato chante Agrippina de Haendel РCLIC de classiquenews de f̩vrier 2020
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-handel-agrippina-didonato-fagioli-vistoli-3-cd-erato-2019/

didonato-joyce-agrippina-fagioli-pisaroni-orlinski-vistoli-lemieux-maxim-EMELYANYCHEV-il-pomo-doro-cd-opera-cd-review-opera-concert-orchestre-classiquenews-gd-formatEXTRAIT de notre critique : Joyce DiDonato, Agrippina impérieuse…
« …Haendel invente littéralement des scènes mythiques indissociables de l’histoire même du genre opéra : le Baroque fabrique ici une scène promise à un grand avenir sur les planches, en particulier à l’âge romantique : comment ne pas songer à l’air des bijoux de Marguerite du Faust de Gounod, en écoutant « Vaghe perle », premier air qui dépeint la badine et légère Poppea, ici première coquette magnifique en sa vacuité profonde ?
Sur cet échiquier, où l’ambition et les manigances flirtent avec folie et désir de meurtre, triomphe évidemment Agrippine, parce qu’elle est sans scrupule ni morale, et pourtant hantée par l’échec, ainsi que le dévoile l’air sublime du II comme nous l’avons souligné (« Pensieri, voi mi tormentate ») : diva ardente et volubile, viscéralement ancrée dans la passion exacerbée, Joyce DiDonato souligne la louve et le dragon chez la mère de Néron, avec les moyens vocaux et l’implication organique, requis. C’est elle qui règne incontestablement dans cet enregistrement, comme l’indique du reste le visuel de couverture : Agrippina / Joyce très à l’aise, en majesté sur le trône…. » par Camille de Joyeuse

________________________________________________________________________________________________

Depuis le MET, Joyce DiDonato chante AGRIPPINA au cinéma

agrippina-joyce-didonato-metropolitan-opera-opera-baroqueCINEMA, en direct du MET : HAENDEL, AGRIPPINA. Le 29 fév 2020. Joyce DiDonato, impératrice haendélienne chante la mère de Néron, prête à tout pour que l’empereur Claude son époux, nomme comme son successeur le fils qu’elle a eu en premières noces. Néron ne pouvait trouver mère plus ambitieuse et travailleuse, et manipulatrice, d’une obsession quasi maladive… au bord de la folie. ERATO vient de publier l’intégrale d’AGRIPPINA avec le très fougueux Maxym Emelyanychev pilotant la nervosité expressive de son ensemble Il Pomo d’Oro. A New York, dans la nouvelle production événement à New york (déjà vue à Bruxelles), David McVICAR met en scène, et Harry Bicket dirige…

 didonato-joyce-agrippina-fagioli-pisaroni-orlinski-vistoli-lemieux-maxim-EMELYANYCHEV-il-pomo-doro-cd-opera-cd-review-opera-concert-orchestre-classiquenews-gd-format… “Sur cet échiquier, où l’ambition et les manigances flirtent avec folie et désir de meurtre, triomphe évidemment Agrippine, parce qu’elle est sans scrupule ni morale, et pourtant hantée par l’échec, ainsi que le dévoile l’air sublime du II comme nous l’avons souligné (« Pensieri, voi mi tormentate ») : diva ardente et volubile, viscéralement ancrée dans la passion exacerbée, Joyce DiDonato souligne la louve et le dragon chez la mère de Néron, avec les moyens vocaux et l’implication organique, requis. C’est elle qui règne incontestablement dans cet enregistrement, comme l’indique du reste le visuel de couverture : Agrippina / Joyce très à l’aise, en majesté sur le trône.
A ses pieds, tous les hommes sont soumis….” extrait de la critique du cd Agrippina par Joyce DiDonato

agrippina-joyce-didonato-metropolitan-opera-opera-baroque

 
joyce-didonato-agrippina-opera-critique-classiquenews-annonce-opera-classiquenews

 

 

Opéra au cinéma, en direct
LIVE performance from the MET / LIVE HD
Samedi 29 f̩vrier 2020 Р12h55 pm local
EUROPE Рr̩seau des salles PATHE LIVE : 18h55
INFOS sur le site du METROPOLITAN OPERA / Agrippina
https://www.metopera.org/season/in-cinemas/2019-20-season/agrippina-live-in-hd/

Joyce DiDonato : Agrippina
Kate Lindsey : Nerone
Brenda Rae : Poppea
Iestyn Davies : Ottone
Matthew Rose : Claudius

 

 

INFOS et BILLETTERIE sur le site des cinémas Pathé Gaumont

 https://www.cinemaspathegaumont.com/evenements/agrippina-metropolitan-opera

 

 

 

LIRE aussi notre critique du coffret événement AGRIPPINA de HANDEL / HAENDEL par Joyce DiDonato / Franco Fagioli
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-handel-agrippina-didonato-fagioli-vistoli-3-cd-erato-2019/

 

 

 

agrippina-handel-joycedidonato-metropolitan-opera-opera-annonce-582

 

 

 

COMPTE-RENDU, opéra. NEW YORK, Met, le 1er fév 2020. GERSHWIN : Porgy and Bess.David Robertson / James Robinson


COMPTE-RENDU, opéra. NEW YORK, Met, le 1er fév 2020. GERSHWIN : Porgy and Bess.David Robertson / James Robinson
. Avec Wozzeck, dirigé par Yannck Nézet-Séguin, voici l’autre production événement qui atteste de l’excellente santé artistique du Met… Porgy and Bess (1935) fait un retour remarqué et réussi sur la scène du Met après plus de 30 années d’absence, avec retransmission en direct en bonus, – très apprécié. L’opéra black que Georg Gershwin écrit avec son frère Ira (pour le livret) doit être chanté par une distribution uniquement black : clause respectée ici à la lettre… La mise en scène de James Robinson ressuscite ainsi le village de Catfish Row et ses habitants si attachants. Pour décor unique, une vaste résidence d’un état du sud américain, où l’action prend place dans chaque pièce ; sa mobilité puisque le dispositif tourne sur lui-même dynamise tous les ensembles, en particulier les danses et les chÅ“urs dont le souffle collectif si essentiel au sujet est assuré par le chÅ“ur du Met très bien chauffé (très réussi, solide et prenant, choeur « Gone, gone, gone »). La ferveur en Dieu relève toujours cette humanité tant de fois mise à terre…

 

 

image

 

 

Dans la fosse, le chef David Robertson rend grâce à une partition qui élève le jazz au genre opéra, soulignant l’éclat de l’orchestration qui fait la part belle aux cuivres. C’est carré, solide, percutant, incisif car certains protagonistes ne font rien dans la dentelle… s’ils ne tirent un profit concret et immédiat. Rien à dire à l’ensemble des chanteurs dont l’égal investissement renforce les détails de cette fresque humaine très prenante.

Voir le plateau général :

https://www.youtube.com/watch?v=NghjBMn6ZJM&feature=emb_logo

 

 

Le couple Jake / Clara (Donovan Singletary et Golda Schultz) offrent des profils puissants et sensuels de leur personnage (convaincant Summertime du début par Golda Schultz). Belle énergie aussi pour Denyce Grave aux graves sirupeux et assurés (Maria), capables de faire face aux manipulations du dealer sans scrupules et venimeux Sportin’life (très juste et même mordant comme un serpent, Frederik Ballentine, au très sensuel lui aussi It ain’t necessarily so). Troublante et touchante, saluons la Serena très humaine de Latonia Moore dans son air de femme trahie, abandonnée (My man’s gone now) ; comme le presque mystérieux et fin Crown de Alfred Walker (acte II surtout) : on comprend que Bess un temps se soit entichée de lui, pour revenir vers Porgy. D’autant que le Porgy de Eric Owens s’inscrit lui aussi dans une humanité sobre et caractérisée, voire naïve et candide, dont la vérité fait relief (beau duo avec la Bess d’Angel Blue).

 
porgy-and-bess-metropolitan-opera-new-york-critique-annonce-opera-classiquenews

 

________________________________________________________________________________________________

VIDEO, extrait, duo Porgy / Bess :

Eric Owens et Angel Blue dans le duo de Porgy and Bess’s (Acte I) – avec citation du motif de Summertime… Filmé lors de la générale – Production: James Robinson. Conductor: David Robertson. 2019–20 season.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=dQb3FxyKw-c&feature=emb_logo

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

A l’affiche du METROPOLITAN OPERA NEW YORK : Porgy and Bess
Direction : David Robertson. Mise en scène : James Robinson. Angel Blue (Bess), Eric Owens (Porgy), Golda Schultz (Clara), Latonia Moore (Serena), Denyce Graves (Maria), Frederick Ballentine (Sportin’ Life), Alfred Walker (Crown), Donovan Singletary (Jake)… Le 1er février 2020. Reprise : 28 mars, 30 mars, 1er et 5 avril 2020. Illustration : © K Howard / Metropolitan Opera NY

_____________________________________

 

 

OPERA, New York. Yannick Nézet-Séguin succède à James Levine au Metropolitan Opera

seguin_yannick_nezet_chef_maetroOPERA, New York. Yannick Nézet-Séguin succède à James Levine au Metropolitan Opera. Le directeur du Metropolitan Opera de New York, Peter Gelb, confirme avoir nommé le jeune chef canadien Yannick-Nézet Séguin (41 ans, né en 1975), directeur musical, successeur de James Levine (72 ans), empêché récemment à cause de problèmes de santé. C’est la première nomination nouvelle depuis 40 ans dans l’histoire de l’institution new yorkaise. YNZ est directeur musical de l’Orchestre Metropoltain de Montréal depuis 2000, du Phildephia Orchestra depuis 2012 (mandat renouvelé jusqu’à la saison 2025-2026), du Rotterdam Philharmonic depuis 2008. Sa prise de fonction au Metropolitan Opera sera effective progressivement, à partir de la saison 2017-2018 (où il dirigera 2 productions lyriques dont une nouvelle Traviata), puis à partir de la saison 2020-21, dirigeant in loco 5 productions lyriques, devenant de fait, le nouveau réel directeur musical du Met, avec des projets signés : Wagner, Strauss, Puccini, Poulenc et Verdi. L’emploi du temps du maestro Nézet-Séguin ne pouvant pas permettre un engagement new yorkais plus tôt.
Signe distinctif : direction analytique et fiévreuse, d’une énergie souvent irrésistible, « viscérale », assurément l’une des meilleures baguettes de l’heure – Autrement : tatouage (tortue) à l’épaule droite, réalisé lors d’un séjour à Tahiti. C’est une représentation de La Bohème, justement au Met… alors qu’il avait 16 ans, qui aurait décidé de sa vocation musicale.

 

Nézet-Séguin : un jeune maestro au Met

 

Nezet segin 03METCONDUCTOR-master768-v2

 

 

 

Serait-ce le signe d’une volonté de renouvellement spectaculaire à la direction musicale du Met ? Force est de constater que malgré la politique médiatique spectaculaire sur le plan mondial (grâce à ses séries de directs Live des productions retransmises au cinéma, dans le monde entier), le Metropolitan Opera qui aujourd’hui ne totalise plus que 72% de remplissage en moyenne, a dû procéder à des coupes sombres sur son budget annuel courant de 300 millions de dollars.

De son côté, Yannick Nézet Séguin s’est dit ravi d’organiser dans les années à venir son travail symphonique et lyrique, aux USA, principalement entre Philadelphie et New York. James Levine prend sa retraite progressive, devenant dès ce printemps, directeur musical « emeritus »

 

 

 

CD dirigés par Yannick Nézet-Séguin, récemment critiqués, distingués par CLASSIQUENEWS :

CHEF LYRIQUE… Evidemment le cycle des opéras live de Mozart, joués / enregistrés chaque été au festival de Baden Baden :

mozart-2-cd-deutsche-grammophon-die-entfurhung-aus-dem-serail-enlevement-au-serail-yannick-nezet-seguin-villazon-prohaska-paul-schweinester-rolando-villazonCD, compte rendu critique. Mozart : L’Enlèvement au sérail, Die Entfhürung aus dem serail. Schweinester, Prohaska, Damrau, Villazon, Nézet-Séguin (2 cd Deutsche Grammophon). Après Don Giovanni et Cosi fan tutte, que vaut la brillante turquerie composée par Mozart en 1782, au coeur des Lumières défendue à Baden Baden par Nézet-Séguin et son équipe ? Évidemment avec son léger accent mexicain le non germanophone Rolando Villazon peine à convaincre dans le rôle de Belmonte;  outre l’articulation contournée de l’allemand, c’est surtout un style qui reste pas assez sobre, trop maniéré à notre goût, autant de petites anomalies qui malgré l’intensité du chant placent le chanteur en dehors du rôle… LIRE notre critique complète de L’enlèvement au sérail / Die Entführung aux rem Serail de Mozart par Yannick Nézet-Séguin

LIRE aussi notre compte rendu critique de DON GIOVANNI et de COSI FAN TUTTE par la même équipe Villazon / Nézet-Séguin qui fait actuellement l’affiche de Banden Baden chaque été (cycle des opéras de Mozart à Baden Baden)

CHEF SYMPHONIQUE… 

schumann robert schumann nezet seguin  chamber orchestra of europe symphonies deutsche grammophon cdCD. Schumann : 4 Symphonies (Chamber orchestra of Europe, Nézet Séguin, 2013). Le chef Yannick Nézet Séguinpublie chez Deutsche Grammophon les 4 Symphonies de Robert Schumann. Le feu bouillonnant du chef québécois Yannick Nézet-Séguin (36 ans en 2014) nouvellement arrivé chez Deutsche Grammophon (pour lequel il a gravé une intégrale de la trilogie mozartienne en cours : ne manque plus que Les Nozze di Figaro à paraître d’ici fin 2014) s’est réalisé auparavant au concert en octobre 2012 à Paris lors d’une intégrale des Symphonies de Schumann. L’enregistrement de Deutsche Grammophon qui paraît en mars 2014 reflète ce travail sur la texture orchestrale et la vitalité d’une écriture exaltée, volcanique qui dit assez outre l’autobiographie qui s’écrit alors, la volonté radicale d’un être passionné, déterminé à s’inscrire dans la lumière, l’antithèse de ses dérèglements psychiques qui ne tarderont pas à poindre. Exaltation, juvénilité, feu et embrasement, voire excitation des finales, Yannick Nézet-Séguin pourrait bien bouleverser la donne discographique en place (car les épisodes plus intérieurs et introspectifs : adagio de la 2, Feierlich de la 3, Romanze de la 4… y gagnent en mystère et en sombres questionnements). La direction affûtée se montre proche d’un cœur ardent dont le diapason versatile incarne toute la complexité et l’ambivalence de la sensibilité romantique… Doué d’une baguette vive et articulée, disposant d’un collectif ductile et énergique, la lecture du chef montréalais s’impose très honorablement par sa générosité sensible, si proche du jeu incessant des humeurs d’un Schumann ambivalent, imprévisible, contrasté. Du pain béni pour un orchestre qui souhaite en découdre comme galvanisé par l’appétit scintillante du maestro. Compte rendu détaillé de chaque symphonie pour mieux identifier l’apport de Yannick Nézet-Séguin. Le double cd Schumann par Yannick Nézet Séguin est «  CLIC » de CLASSIQUENEWS.COM. LIRE notre critique complète des Symphonies de Schumann par Yannick Nézet-Séguin

 

 

Berg : Lulu en direct du Metropolitan Opera.

Berg-Alban-06Berg : Lulu en direct du Metropolitan Opera. Nouvelle Lullu du Met, samedi 21 octobre 2016, 18h30. Nouvel événement lyrique planétaire, la nouvelle Lulu new yorkaise s’annonce prometteuse… en grand écran, dans les salles de cinéma et en direct. Le Metropolitan Opera de New York diffuse en direct dans le cinéma sa nouvelle production de l’opéra Lulu d’Alban Berg. Le sud-africain  William Kentridge en signe la mise en scène. Le spectacle est retransmis  en direct au cinéma par satellite, en HD et son 5.1, le  samedi 21 novembre 2015 à 18h30 dans les salles de cinémas partenaires de la diffusion en France : les cinémas Gaumont Pathé, Kinepolis, Cinéville, Cap Cinéma, Cinemovida, Ciné Alpes et des dizaines de cinémas indépendants (Liste des cinémas participants sur www.pathelive.com).

lulu-metropolitan-opera-direct-cinemaUltime incarnation pour une Lulu anthologique… La  soprano allemande presque quinqua Marlis Petersen (née en 1968) qui chante le personnage et en exprime toutes les facettes déconcertantes depuis 18 années, incarne le rôle-titre. Celle qui a participé depuis sa prise de rôle, à plus de dix productions différentes de Lulu, devrait caractériser avec précision et subtilité chaque séquence de la vie de Lulu, femme fatale, fille immature, monstre inconscient, ingénue sublime et terrifiante, entre haine et fascination, l’image de la femme provocante innocente reste un défi vertigineux pour toute interprète et dans la carrière d’une soprano, surtout de langue allemande, un accomplissement décisif. Face à la caméra, et en plans serrés, la soprano incarnera sa dernière Lulu. William Kentridge applique son système graphique en noir et blanc sur la scène, les décors, jusqu’aux costumes des chanteurs. Le noir de l’encre qu’il utilise et compose le centre de son travail, rappelle évidemment le sang des sacrifiés qui jalonnent la vie de Lulu. Kentridge annonce un esthétisme glaçant à la Hitchcock, référence claire aux films noirs américains. Ici l’homme (la femme en particulier) est une saloperie délicieuse… qui exploite et consomme sans scrupule ni morale jusqu’à la mort. Lulu, une bête humaine déshumanisée ? Le comble de l’horreur ? La musique elle, atonale, exprime cette désintégration profonde, fait entendre le bruit interne d’une implosion intérieure…

 

Approfondir Alban Berg et Lulu

Livres. Alban Berg et Hanna Fuchs : Suite lyrique pour deux amants. Par Constantin Floros (Actes Sud).

DVD. Berg : Lulu. Barbara Hannigan (La Monnaie, Bruxelles, 2012). On attendait encore une mise en scène décalée, déjantée du perturbateur et souvent rien que provocateur Krzysztof Warlikowski : de facto sa Lulu dont il fait une frustrée de la danse classique, est prévisible et guère réellement mordante : certes noire et sombre mais pas fulgurante.

DVD, critique. Alban Berg : Lulu. Mojca Erdmann (Barenboim, 2012, 1 dvd Deutsche Grammophon). Berlin, avril 2012 : au théâtre Unter den Linden, Barenboim dirige Wozzek puis Lulu, ici dans la version non de Friedrich Cerha, mais celle, s’agissant du III, de D R Coleman. A partir des fragments laissés par Berg en 1935, le musicologue a reconcentré les sections parvenues, décousu l’ordre de Cerha (plus de prologue ni de scène parisienne habituelles dans le III) mais une formule resserrée, dense, précipitant la mort de Lulu (en coulisses), afin de « préserver l’effet de symétrie » souhaité par Berg dans l’architecture globale de son second opéra. Andrea Breth peine à révéler une vision cohérente et précise d’un drame scénique qui éblouit par son étrangeté pourtant. Il y a de la confusion dans ce dispositif quoique la tension reste palpable.

 

 

 

 

 

Lulu de Berg au Metropolitan Opera de New York
Samedi 21 novembre 2015 à 18h30

Opéra en un prologue 3 actes.
Durée : 4h16

Compositeur : Alban Berg
Mise en scène : Willam Kentridge

Direction musicale : Lothar Koenigs
En allemand sous-titré français

Avec Marlis Petersen (Lulu), Susan Graham (Geschwitz), Daniel Alwa (Alwa), Johan Reuter (Dr. Schön/Jack l’Eventreur).

Dans un Paris art déco, Lulu est une femme fatale à qui personne ne résiste. Admirateurs, maris ou amants, ses charmes inéluctables mènent ses conquêtes sur un chemin où l’amour, l’obsession et la mort fusionnent… Phénix terrifiant qui renaît après chaque catastrophe, Lulu rencontre finalement en un face à face ultime – comme Carmen face à José lors de leurs retrouvailles fatales-, son bourreau : Jack l’éventreur.

 

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Billets en vente directement aux caisses des cinémas et/ou sur les sites internet des cinémas

Liste des cinémas partenaires de l’opération sur www.pathelive.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 prochains rvs lyriques en direct du Metropolitan Opera :

 

 

Samedi 16 janvier 2016, 18h55
nouvelle production
BIZET : LES PÊCHEURS DE PERLES
Gianandrea Noseda, direction
Penny Woolcock, mise en scène
Avec Diana Damrau, Matthew Polenzani, Mariusz Kwiecien

 

 

 

 

Nina Stemme chante deux personnages éblouissants :

TURANDOT de Puccini : samedi 30 janvier 2016, 18h55

ELEKTRA de Richard Strauss (nouvelle production) : samedi 30 avril 2016, 18h55 avec à ses côtés : Adrianne Pieczonka (Chrysotemis), Waltraud Meier (Clytemnestre)

 

 

 

 

Puis, Kristine Opolais incarne deux héroïnes de Puccini :

Manon Lescaut : samedi 5 mars 2016, 18h55, avec le Des Grieux de Joans Kaufmann

Madame Butterfly : samedi 2 avril 2016, 18h55, avec le Pimkerton de Roberto Alagna

 

 

 

 

Ne manquez pas non plus :

Sondra Radvanovsky, Elina Garanca chantent la nouvelle production lyrique de l’opéra Roberto Devereux de Donizetti : samedi 16 avril 2016, 18h55 (nouvelle production).

 

 

Anna Netrebko chante Iolanta

netrebko anna-anna_netrebko_dario_acostaOpéra. Janvier, juin 2015. Tchaikovski : Anna Netrebko chante Iolanta. Pour la saison 1891-1892, les Théâtres Impérieux commandent 2 nouvelles œuvres à Tchaïkovski : un opéra son 10ème et dernier, Iolanta et le légendaire ballet, Casse-Noisette. Les deux partitions portant la marque du dernier Tchaïkovski : un sentiment irrépressiblement tragique s’accompagne d’une orchestration particulièrement raffinée. Iolanta mêle histoire et féerie : le compositeur aborde comme un conte de fée l’histoire médiévale française (à la Cour du Roi René de Provence) où Iolanta est une princesse aveugle qui apprend l’amour. A la suite de Tatiana d’Eugène Onéguine, Iolanta doit d’abord prendre conscience de sa cécité avant de trouver son identité, diriger son destin, devenir elle-même. La qualité et la richesse des mélodies qui se succèdent intensifient le drame, conçu en un seul acte sur le livret du frère de Piotr Illiych, Modeste. L’ouverture et la mise en avant des instruments à vents (chant plaintif et vénéneux, presque énigmatique du hautbois, accompagné par les bassons et les cors…), cette aspiration échevelée aux couleurs et résonances de l’étrange réalisant une immersion dans un monde féerique et fantastique (l’ouverture a été très critiquée par Rimsky), la figure du docteur maure Ebn Hakia (baryton), rare incursion d’un orientalisme concédé (beaucoup plus flamboyant chez les autres compositeurs russes comme Rimsky), la concentration de la musique sur la vie intérieure des protagonistes, l’absence des chœurs, tout l’itinéraire aux résonances psychanalytiques de la jeune fille, des ténèbres à l’éblouissement positif final-, fondent l’originalité du dernier opéra de Tchaïkovski : huit clos où s’exprime le mouvement de la psyché d’une jeune femme à l’esprit ardent, tenue (par son père le roi René) à l’écart du monde. Après la mort de Tchaïkovski (1893), Mahler assure la création allemande de Iolanta (Hambourg). L’oeuvre plus applaudie que Casse Noisette à sa création russe (Saint-Pétersbourg en 1892), traverse l’oublie jusqu’en 1940 quand la cantatrice russe Galina Vichnievskaïa, affirme et la figure captivante du personnage d’Iolanta, et la magie symphonique d’un opéra à redécouvrir. Car tout Tchaïkovski et le meilleur de son inspiration se concentrent dans Iolanta.

Résumé

tchaikovski Pyotr+Ilyich+Tchaikovsky-1L’Opéra Iolantha est en un acte et 9 tableaux. Alors que le Roi René tient à l’écart du monde, sa propre fille Iolanta, aveugle, absente à sa propre infirmité, le médecin maure Ebn Hakia (baryton) annonce que la jeune princesse doit prendre conscience de son handicap pour s’en détacher et peut-être en guérir…le Roi trop possessif demeure indécis mais le comte Vaudémont (ténor), tombé amoureux de Iolanta, lui apprend la lumière et l’amour : Iolanta, consciente désormais ce qu’elle est, peut découvrir le monde et vivre sa vie. La jeune femme tenue cloîtrée, fait l’expérience de la maturité : en se détachant du joug paternel, elle s’émancipe enfin.

synopsis de l’acte acte unique

1. Dans le verger du Palais où elle est tenue à l’écart du monde et des hommes, la fille du Roi René,Iolanta, se désespère s’interroge : sa nourrice Martha dissimule une terrible vérité : elle est aveugle mais ne doit pas comprendre la nature de son handicap. Pourtant Iolanta a le sentiment que pour vivre il faut souffrir. Ses compagnes lui chantent une berceuse pour la rassurer.

2. Survient le Roi René et le médecin maure Ebn Hakia : son diagnostic est clair : pour que Iolanta dépasse sa cécité, il faut qu’elle en prenne conscience afin de vouloir en guérir. Le Roi, coupable, hésite.

3. Le duc Robert de Bourgogne et le chevalier Vaudémont arrivent dans le parc du Palais. Vaudémont tombe immédiatement amoureux de la princesse Iolanta quand il la voit. Il lui demande par deux fois une rose rouge mais elle lui tend une rose blanche…il comprend qu’elle est aveugle. Vaudémont parle alors à Iolanta de lumière et l’invite à découvrir le monde à ses côtés…

4. Pour stimuler sa fille sur la voie de la guérison, le Roi René annonce qu’il exécutera Vaudémont si le traitement du médecin Ebn Hakia échoue. Iolanta, pour sauver son fiancé, se déclare prête à tout : elle suit le docteur maure.

5. Quand Ebn Hakia ôte la bandeau qui protégeait les yeux de Iolanta, la princesse peut désormais voir toutes les merveilles du monde et vivre son amour. Le Roi bénit l’union de Iolanta et de Vaudémont : tous chantent la gloire divine qui a permis un tel prodige.

netrebko anna-anna_netrebko_dario_acostaCD, Opéra… En 2015, Anna Netrebko chante Iolanta de Tchaïkovski. La soprano austro russe révélée par Gergiev, égérie des festivals de Baden Baden et de Salzbourg (entre autres), continue ses prises de rôles ; après Leonora du Trouvère, Lady Macbeth chez Verdi en 2013 et 2014, la soprano vedette enregistre et chante Iolanta, 10ème et ultime opéra de Tchaikovski (1892). Intimiste, aux résonances psychanalytiques, l’ouvrage est d’une beauté austère, un drame resserré comme une pièce de théâtre ou un mélodrame (un acte seul) qui simultanément au ballet Casse-Noisette (créé la même année et au cours de la même soirée), affirme le génie d’orchestrateur de Piotr Illiytch. Le disque est publié le 5 janvier 2015 par Deutsche Grammophon (sous la direction d’Emmanuel Villaume). Côté scène, Anna Netrebko chante Iolanta sur les planches du Metropolitan Opera de New York du 26 janvier au 21 février 2015 sous la direction de Valéry Gergiev. L’opéra en un acte raconte l’émancipation d’une jeune princesse française tenue à l’égard du monde et des hommes par son père le Roi Réne de Provence : l’action du maure (Ibn-Hakia) lui dévoile le vrai monde, celui qu’elle peut d’abord imaginer, puis voir et vivre pleinement, après avoir pris conscience de sa cécité, et exprimé le désir d’en guérir. Iolanta, surprotégée par son père, parviendra-t-elle à s’émanciper et vivre sa propre vie ?

Anna Netrebko reprend le rôle d’Iolanta à l’Opéra de Monte-Carlo, en version de concert, dimanche 21 juin 2015, 11h, également sous la direction d’Emmanuel Villaume. Prochaine critique complète de l’opéra Iolanta par Anna Netrebko dans le mag cd dvd livres de classiquenews, le 5 janvier 2015.

Netrebko iolanta, tchaikovski metropolitanopera new york opera monte carlo metoperaiolanta1900x506Anna Netrebko au Metropolitan Opera de New York. Anna Netrebko chante en janvier 2015, Iolanta de Tchaikovski sur les planches du Metropolitan Opera de New York : 26, 29 janvier puis 3,7,10,14,18, 21 février 2015, 20h. Sous la direction de avec Piotr Beczala (Vaudémont)… Oeuvre couplée avec Le Chateau de Barbe Bleue de Bartok (avec Nadja Michael). Les deux opéras sont mis en scène par Mariusz Trelinski, sous la direction musicale de Valery Gergiev.

iolanta anna netrebko tchaikovski cd deutsche grammophonSimultanément à ses représentations new yorkaises, Deutsche Grammophon publie l’opéra où rayonne le timbre embrasé, charnel et angélique d’Anna Netrebko, assurément avantagée par une langue qu’elle parle depuis l’enfance. Nuances, richesse dynamique, finesse de l’articulation, intonation juste et intérieure, celle d’une jeune âme ardente et implorante, pourtant pleine de détermination et passionnée, la diva austro-russe marque évidement l’interprétation du rôle. De quoi favoriser la nouvelle estimation d’un opéra, le dernier de Tchaïkovski, trop rarement joué.  En jouant sur l’imbrication très raffinée de la voix de la soliste et des instruments surtout bois et vents (clarinette, hautbois, basson) et vents (cors), Tchaïkovski s’entend à merveille à exprimer les aspirations profondes d’une âme sensible, fragile, déterminée : un profil d’héroïne idéal, qui répond totalement au caractère radical du compositeur. Toute la musique de Tchaïkovski (52 ans) exprime la volonté de se défaire d’un secret, de rompre une malédiction… La voix corsé, intensément colorée de la soprano, la richesse de ses harmoniques offrent l’épaisseur au rôle-titre, ses aspirations désirantes : un personnage conçu pour elle. Voilà qui renoue avec la réussite pleine et entière de ses récentes prises de rôles verdiennes (Leonora du trouvère, Lady Macbeth) et fait oublier son erreur straussienne (Quatre derniers lieder de Richard Strauss).

 Iolanta au cinéma

Iolanta et Le Château de Barbe-Bleue. Retransmission dans les salles de cinéma, le 14 février 2015

DVD. Wagner : Parsifal (Kaufmann, Mattei, Pape, Gatti, 2013)

Parsifal Jonas KaufmannDVD. Wagner : Parsifal (Kaufmann, Mattei, Pape, Gatti, 2013). De toute évidence, dans le rôle-titre, le ténor Jonas Kaufmann (44 ans en 2014) poursuit l’une des carrières wagnériennes les plus passionnantes : superbe Siegmund au disque (Decca), éblouissant Lohengrin à Bayreuth, son Parsifal new yorkais touche par sa sobriété, sa musicalité envoûtante qui dévoile l’intense et juvénile curiosité du jeune homme enchanteur, qui tourné vers l’Autre, assure l’avènement du miracle final. Le munichois né en 1969 incarne un héros habité par un drame intérieur, tragédien et humain, celui qui recueille et éprouve la malédiction de l’humanité pour la sauver…. par compassion, maître mot de la dernière partition de Wagner.

 

 

La perfection au masculin

 

CLIC_macaron_2014Il y a toujours chez le compositeur et particulièrement dans Parsifal le poids d’un passé immémorial qui infléchit le profil psychique de chaque personnage. Le seul affranchi d’un cycle de malédictions fatales reste le pur Parsifal, l’étranger, l’agent de la métamorphose espérée, ultime. La production du Met a été créée en 2012 à Lyon (coproduction). Peter Gelb en poste depuis 2006 l’intègre au Met dans une distribution assez époustouflante et certainement mieux chantante et plus cohérente que celle française. Ni trop chrétienne ni trop abstraite, la mise en scène de François Girard reste claire, sans en rajouter, centrée sur la possibilité pour chacun – pourtant détruit ou rescapé (Amfortas, prêtre ensanglanté et mourant qui agonise sans cicatriser ; Klingsor qui a renoncé à l’amour pour détruire et manipuler (Evgeny Nikitin assez terne) ; Kundry la vénéneuse, pêcheresse éreintée en quête de salut…, de renaître.

Katarina_Dalayman_Rene_Pape_Jonas_Kaufmann_Parsifal_2013_MET_Francois_Girard_wagner_KonigEfficace, la direction de Daniele Gatti sait imprimer le sens du rythme dramatique sauf au II où malgré la puissance sauvage et sensuelle à l’œuvre, la baguette étire au risque de diluer. Il est vrai que, – hier à Bastille Brunnhilde un peu courte, Katarina Dalayman accuse une sérieuse étroitesse émotionnelle et langoureuse en Kundry : on reste comme Parsifal étranger à sa froideur voluptueuse. Elle est, avec Nikitin trop prosaïque et rustaud, le maillon faible du plateau. Même les filles fleurs sont tout sauf énigmatiques et sensuelles, … une mêlée de glaçons bien ordinaires.
Les hommes en revanche sont… parfaits. René Pape familier du rôle et sur les mêmes planches métropolitaines offre son dernier Gurnemanz, racé, articulé, nuancé : un modèle dont on ne se lasse guère. Déjà honoré et salué pour un Onéguine fabuleux et un Don Giovanni non moins ardemment défendu, Peter Mattei décroche lui aussi la timbale d’or : son Amfortas exprime le désarroi d’une âme perdue, déchirée, anéantie et même le Titurel de Runi Brattaberg emporte l’adhésion par sa noblesse sans chichi : une humanité souterraine qui sait chanter sans schématiser ni caricaturer. Quels chanteurs !

Wagner : Parsifal. Jonas Kaufmann : Parsifal. René Pape : Gurnemanz. Peter Mattei : Amfortas. Katarina Dalayman : Kundry. Metropolitan Opera Orchestra and Chorus / Daniele Gatti, direction. Mise en scène : François Girard. Enregistrement live réalisé au Metropolitan Opera de New York en février 2013. 2 dvd Sony classical / Sony 88883725729