PARIS, Opéra Comique. FIDELIO, 25 sept > 3 oct 2021

Fidelio-beethoven-teste-pichon-opera-comique-septembre-2021-annonce-critique-opera-classiquenewsPARIS, OpĂ©ra Comique. BEETHOVEN : Fidelio. 25 sept > 3 oct 2021. Pichon / Teste. AprĂšs les deux premiĂšres versions crĂ©Ă©es en 1804 et 1805, sous le nom de « LĂ©onore », la 3Ăš et derniĂšre proposition par l’auteur, jouĂ©e Ă  Vienne en 1814, s’intitule dĂ©sormais « Fidelio ». Le metteur en scĂšne exploite les champs significatifs liĂ©s au travestissement de l’épouse fidĂšle LĂ©onore, devenu « Fidelio » pour sauver son Ă©poux emprisonnĂ© : « J’ai choisi (
) de considĂ©rer le travestissement comme une expĂ©rience identitaire vertigineuse dans laquelle je est toujours un autre.

Leonore ou Fidelio ?

Une fois changĂ©e en homme, LĂ©onore n’est pas plus LĂ©onore que Fidelio mais son corps est devenu une arme politique capable de renverser l’ordre du monde. De dĂ©jouer un systĂšme injuste dans lequel l’idĂ©ologie de la surveillance rĂšgne en maĂźtre. Il y a quelque chose de l’ordre de la naissance dans ce travestissement : devenir homme ici, c’est renaĂźtre, mais renaĂźtre au cƓur d’un paradoxe : dans le corps de l’ennemi, le gardien de prison. Sommet de l’imposture : faire semblant d’appartenir Ă  un systĂšme que l’on attaque de l’intĂ©rieur ; en Ă©pouser les codes, les gestes, la langue pour construire un rĂ©cit fictif qui se dĂ©ploie au cƓur du rĂ©el, et qui paraĂźt plus vrai que vrai. La fiction Fidelio trompe non seulement les travailleurs et le gouverneur de la prison mais aussi Marceline dans l’intimitĂ© de son dĂ©sir. C’est dire son pouvoir de subversion et sa puissance », prĂ©cise Cyril Teste, acteur principal de la nouvelle production.

Le spectacle devrait aussi mettre en lumiĂšre ce qui est tenu cachĂ©, dans l’obscuritĂ© de l’arbitraire injuste, le choeur des prisonniers et Florestan, l’époux incarcĂ©rĂ© de Leonore / Fidelio, victime d’un procĂšs partial et d’un systĂšme tyrannique abject. Beethoven est clairement du cĂŽtĂ© de la libertĂ© fraternelle, contre le despotisme incarnĂ© ici par Pizzaro, brute sadique qui organise l’exĂ©cution de Florestan par injection lĂ©tale (Acte II : « sans sang, sans arme, et sans douleur »). Toute l’action au final heureux, traverse les tĂ©nĂšbres barbares pour renaĂźtre Ă  la lumiĂšre
 De sorte qu’avec la libĂ©ration de Fidelio, la constance indĂ©fectible de Leonore, l’espoir peut vaincre la fatalitĂ©.

PARIS, Opéra Comiqueboutonreservation
Beethoven : Fidelio
5 représentations, du 25 septembre au 3 octobre 2021
Singspiel en deux actes. Livret de Joseph Sonnleithner et Georg Friedrich Treitschke.
Créé (version III) en 1814 au Theater an der Wien

Leonore  : Siobhan Stagg
Florestan : Michael Spyres
Marzelline : Mari Eriksmoen
Rocco : Albert Dohmen
Don Pizarro : Gabor Bretz
Don Fernando : Christian Immler
Jaquino : Linard Vrielink

Choeur et orchestre Pygmalion
Direction musicale : Raphaël Pichon
Mise en scĂšne : Cyril Teste

Spectacle en allemand surtitré en français et en anglais
Durée estimée : 2h05 sans entracte

INFOS, RÉSERVATIONS
sur le site de l’OpĂ©ra Comique Ă  PARIS
https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2021/fidelio

Tarifs :  145, 125, 100, 75, 50, 35, 15, 6 €
Renseignements www.opera-comique.com

samedi 25 septembre Ă  20h
lundi 27 septembre Ă  20h
mercredi 29 septembre Ă  20h
vendredi 1 octobre Ă  20h
dimanche 3 octobre Ă  15h

Nina STEMME chante FIDELIO de BEETHOVEN

Nina StemmeBRUXELLES, PARIS : FIDELIO, les 25, 27 fev 2020. L’annĂ©e Beethoven a bel et bien commencé  En voici un premier temps fort, son unique opĂ©ra portĂ© ici par un plateau suĂ©dois, couronnĂ© par la soprano wagnĂ©rienne Nina Stemme (dĂ©tentrice du prix Birgit Nilson 2018). S’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Beethoven s’est concentrĂ© sur un seul opĂ©ra. Fidelio demeure son unique ouvrage lyrique. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes. les diverses ouvertures Leonore fixe les avancĂ©es et modifications opĂ©rĂ©es version aprĂšs version.

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS
BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique. Comme l’hymne Ă  la joie de Schiller, sublimĂ© dans le finale de la 9Ăš symphonie est le manifeste pour l’avĂšnement de la sociĂ©tĂ© fraternelle, un idĂ©al supĂ©rieur toujours utopique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est la paix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan. Elle doit vaincre la barbarie des gĂ©oliers dont surtout l’infect Pizzaro, aidĂ© de Rocco

Temps forts de l’action : le monologue tragique de Forestan dans l’obscuritĂ© de sa cellule (dĂ©but du II), le duo d’amour entre Leonore / Fidelio et Florestan ensuite
 le chƓur de la libertĂ© entonnĂ© par le peuple Ă  la fin du drame.

Fin heureuse, les deux Ă©poux sĂ©parĂ©s se retrouvent et le prisonnier est libĂ©rĂ© quand paraĂźt le ministre Don Fernando, image du politique vertueux, inspirĂ© par l’esprit des lumiĂšres. Du reste tout le final est portĂ© par une irrĂ©pressible jubilation, victorieuse et lumineuse.

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

A Bruxelles, Bozar
Mardi 25février 2020
version de concert
https://www.bozar.be/fr/activities/150959-fidelio-semi-concertante-premiere-en-belgique

Swedish Chamber Orchestra – Swedish Radio Choir – Thomas Dausgaard, direction – Nina Stemme, Leonore – Michael Weinius, Florestan – John Lundgren, Pizzaro – Malin Christensson, Marcellina – Johan Schinkler, Rocco – Karl Magnus Fredriksson, Don Fernando – Daniel Johannsen, Joaquino – Sam Brown, « mise en scĂšne » – Bengt GomĂ©r, dĂ©cors, crĂ©ation lumiĂšres

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

A Paris, TCE
Jeudi 27 février 2020
version de concert
https://www.theatrechampselysees.fr/la-saison/opera-en-concert-et-oratorio/fidelio

Nina Stemme, Leonore
Michael Weinius, Florestan
Malin Christensson, Marzelline
John Lundgren, Don Pizarro
Karl-Magnus Fredriksson, Don Fernando
Johan Schinkler, Rocco
Daniel Johannsen, Jaquino
Thomas Dausgaard, direction
Swedish Chamber Orchestra
Swedish Radio Choir

 

 

 

OpĂ©ra chantĂ© en allemand, surtitrĂ© en français et en anglais  -  PrĂ©sentation de l’opĂ©ra Fidelio de Beethoven sur le site du TCE / Paris :
La victoire de l’amour conjugal sur la tyrannie est le thĂšme central de l’unique opĂ©ra de Beethoven, mĂȘme si l’ouvrage connut une lente maturation avec une premiĂšre version qui vit le jour sous le nom de Leonore, en l’honneur de son hĂ©roĂŻne illustrant esprit de libertĂ© et fidĂ©litĂ©. Par sa forme, Fidelio appartient au genre du singspiel allemand dont la particularitĂ© est de faire alterner dialogues parlĂ©s (et non des rĂ©citatifs) et chant. Ici tout l’art de l’écriture pour orchestre du musicien s’y dĂ©ploie avec majestĂ© dĂšs l’ouverture. Cet hymne Ă  la libertĂ© est Ă©galement une partition redoutable pour les voix et une Ɠuvre qui occupe aujourd’hui encore une place particuliĂšre par sa force et sa dimension « fĂ©ministe » et politique. Un rĂŽle-titre Ă©crasant ici incarnĂ© par l’immense Nina Stemme.
Diffusion ultérieure sur France Musique.

________________________________________________________________________________________________

 

 

 
 

 

 

Fidelio de choc Ă  Tourcoing

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, 7, 9 dĂ©c 2018. BEETHOVEN : FIDELIO. Tourcoing Ă  l’heure du romantisme allemand
 S’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Fidelio est l’unique opĂ©ra de Beethoven. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes !

 
 
 

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS

 
 
 

Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est lapaix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan.
Beethoven_Hornemann-500-carreLa version que prĂ©sente l’ALT Atelier Lyrique de Tourcoing, est celle souhaitĂ©e par Jean-Claude Malgoire (qui nous a quittĂ© en avril dernier), soit celle de 1814, en version concert, comme toujours sur instruments d’origine et avec un casting idĂ©alement choisi : les spectateurs retrouvent ainsi le tĂ©nor Donald Litaker, pour qui Florestan n’a plus vraiment de secret ! Parmi les fidĂšles interprĂštes : VĂ©ronique Gens (pour la premiĂšre fois incarnant le rĂŽle-titre), mais aussi Alain Buet (PellĂ©as et MĂ©lisande, Voyage d’hiver en novembre 2018 qui chante donc l’infĂąme et diabolique Pizzaro) et Nicolas Rivenq (Don Giovanni, TannhĂ€user : Fernando). JĂ©rĂ©my Duffau et Luigi De Donato ont Ă©galement dĂ©jĂ  Ă©tĂ© entendus sur nos planches. Chaque annĂ©e, l’ALT accueille aussi de jeunes chanteurs et pour ce chef d’Ɠuvre, c’est une Ă©lĂšve d’Alain Buet : Marie Perbost (Marcellina).

 
 
 

——————————————————————————————————————————————————

FIDELIO Ă  TOURCOINGboutonreservation
TOURCOING Théùtre Municipal R. Devos
Vendredi 7 dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 9 dĂ©cembre 2018 – 15h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/fidelio/

 
 
 

——————————————————————————————————————————————————

distribution :
Direction musicale : Nicolas Kruger
Scénographie : Jacky Lautem

Leonore / Fidelio : Véronique Gens, soprano
Florestan : Donald Litaker, ténor
Rocco : Luigi de Donato, basse
Marcellina: Marie Perbost, soprano
Jaquino: Jérémy Duffau, ténor
Don Pizzaro: Alain Buet, baryton-basse
Don Fernando: Nicolas Rivenq, baryton

‹ChƓur RĂ©gional des Hauts de France
La Grande Écurie et la Chambre du Roy

——————————————————————————————————————————————————

 
 
 

L’HISTOIRE : À SĂ©ville, Leonore se travestit en Fidelio pour tenter de sauver son mari Florestan, prĂ©tendu mort, mais retenu prisonnier par Pizzaro le gouverneur de la prison et son geĂŽlier Rocco.

 
 
 

REGARD SUR FIDELIO…

Beethoven jeune 1012554_1151146791564340_4447833172979903169_nL’amour et la fidĂ©litĂ© contre la tyrannie
 Fidelio est cette femme (Leonore) travestie en homme et donc devenue Fidelio qui par amour s’infiltre dans une prison pour y libĂ©rer son mari emprisonnĂ©, laissĂ© mourant dans sa geĂŽle : Florestan. Tout l’opĂ©ra, manifeste contre la tyrannie, pour la libertĂ© universelle, prĂ©pare au grand air, monologue de Florestan, au dĂ©but de l’acte II, oĂč la victime crie comme une priĂšre dĂ©chirante, sa rĂ©volte et son destin tragique (Gott! Welch dunkel hier
).
Beethoven a tout d’abord exposĂ© les personnages : Jaquino, jeune portier de la prison Ă  SĂ©ville qui est tombĂ© amoureux de Marzelline, la fille du geĂŽlier Rocco ; mais celle ci lui prĂ©fĂšre nettement Leonore / Fidelio ; tandis que Rocco (basse) reste humain et compatissant pour la souffrance qui l’environne, Pizzaro le gouverneur a dĂ©cidĂ© d’assassiner Florestan, aprĂšs l’avoir affamĂ© dans le cachot le plus sombre et reculĂ©.
La fabuleuse ouverture (fruit de plusieurs versions qui montrent l’éloquence Ă©ruptive de l’orchestre), le quatuor vocal du I (Mir ist so wunderbar), l’air de Florestan ouvrant le II, puis le duo avec Fidelio (O namenlose Freude), avant que Rocco ne les mĂšne vers la lumiĂšre
 composent un opĂ©ra d’une puissance dramatique exceptionnelle, meilleure offrande de l’époque des LumiĂšres, au genre lyrique. La derniĂšre version de 1814 en deux actes (contrairement Ă  celle en III actes de 1805) dĂ©voile le gĂ©nie BeethovĂ©nien, aussi douĂ© Ă  l’opĂ©ra que dans l’écriture symphonique.