PARIS, Gaveau. RĂ©cital CHOPIN, A la Mazur par GASPARD DEHAENE, piano

gaspard-dehaene-piano-concert-gaveau-9-fevrier-piano-classiquenews-1001-NOTES-CHOPINPARIS, Salle Gaveau, Mer 9 fĂ©v 2022. RĂ©cital Gaspard Dehaene, piano. Chopin : Mazurkas, PolonaisesGaspard Dehaene a mis de cĂŽtĂ© sa carriĂšre de Champion de Tennis pour Ă©pouser l’habit de concertiste (comme sa mĂšre Anne Queffelec), aprĂšs avoir eu le choc de Chopin, un compositeur qui a dĂ©cidĂ© ainsi de sa vocation artistique. Le pianiste nous avait fait partager sa sensibilitĂ© Ă  part ; riche de filiations intimes. En un geste explorateur, osant des passerelles enivrantes entre Schubert, Liszt et la piĂšce contemporaine de Rodolphe Bruneau-Boulmier, dans son prĂ©cĂ©dent cd au titre emblĂ©matique « Vers l’Ailleurs ». Son dernier cd (juin 2021, intitulĂ© « À la Mazur » ) est dĂ©diĂ© au Polonais. Le concert de Gaveau ce 9 fĂ©vrier 2022 prolonge la promesse et la rĂ©ussite de cet album discographique. L’artiste sait nous surprendre car pour lui, l’expĂ©rience de la scĂšne, stimulĂ© par la prĂ©sence du public, amĂšne l’interprĂšte Ă  se libĂ©rer de la rĂ©pĂ©tition solitaire ; face au public, il s’agit de se libĂ©rer et de s’affranchir de toutes les contraintes liĂ©es Ă  la prĂ©paration du pianiste.

 

 

 

PARIS, Salle Gaveauboutonreservation
Mercredi 9 février 2021, 20h

Gaspard Dehaene, piano

 

 

Frédéric CHOPIN
Nocturne op. posthume en do diĂšse mineur
Mazurkas op. 24, Barcarolle op. 60, 4 Mazurkas op. 30
Polonaise op. 44, 3 Mazurkas op. 63, Ballade n° 4 op. 52
Fantaisie-impromptu op. 66, Berceuse op. 57

 

 

INFOS et RÉSERVATIONS
https://festival1001notes.com/agenda/evenement/gaspard-dehaene-salle-gaveau

 

 

 

 

 

APPROFONDIR
Lire l’entretien avec Gaspard Dehaene sur le site du Festival 1001 NOTES dont le pianiste est un complice depuis de longues annĂ©es. Le pianiste y dĂ©voile sa passion de la musique et du tennis (son admiration pour Nadal, pour sa probitĂ©, sa dĂ©fense de l’éducation – son yacht s’appelle « le Beethoven », 
), ses livres prĂ©fĂ©rĂ©s, ses derniĂšres Ă©coutes musicales saisissantes (Chopin par Cortot, PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy, Symphonie n°5 de Mahler par Abbado), 

https://festival1001notes.com/blog/linterview-dilemme-gaspard-dehaene

 

CD A la Mazur. Chopin par Gaspard Dehaene (juin 2021, label 1001 NOTES).
VISITEZ la Boutique 1001 NOTES
https://festival1001notes.com/collection

 

gaspard-dehaene-piano-concert-gaveau-9-fevrier-piano-classiquenews-1001-NOTES-CHOPIN

 

 
 

 
 

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 LIRE aussi notre ENTRETIEN avec GASPARD DEHAENE… :

 

dehaene-gaspard-chopin-a-la-mazur-cd-concert-annonce-critique-classiquenews

 

 

ENTRETIEN avec le pianiste GASPARD DEHAENE
 LE TENNIS, LE PIANO, LE GESTE
 Qu’il s’agisse de tenir la raquette (de tennis) ou de jouer sur le clavier (du piano), Gaspard Dehaene est l’un des rares artistes capables d’une ambivalence remarquable, profitable pour la richesse de l’expĂ©rience, la soliditĂ© du mĂ©tier. Pour l’une et l’autre de ses passions, le perfectionniste a la souci du geste
 « ĂȘtre le geste plutĂŽt que faire le geste ». Un idĂ©al qui nĂ©cessite tout un cheminement dans la discipline et la solitude. La sensibilitĂ© artistique qui en dĂ©coule, s’entend clairement dans son nouvel album, dĂ©diĂ© Ă  Chopin dont le pianiste Ă©claire la prĂ©sence des Mazurkas et Ă  travers elle, son attachement Ă  jamais douloureux Ă  la terre natale, Ă  l’enfance
 Entretien avec Gaspard Dehaene Ă  propos de son nouvel album « Á la mazur » (Ă©ditĂ© par le label 1001 NOTES) que le pianiste joue Salle GAVEAU, le 9 fĂ©vrier prochain.

 

 

 

 

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LIRE notre critique du CD A LA MAZUR / CHOPIN : Mazurkas par Gaspard Dehaene :

dehaene-gaspard-cd-piano-chopin-critique-cd-concert-classiquenewsCRITIQUE, cd Ă©vĂ©nement. GASPARD DEHAENE : CHOPIN, « A la mazur » (1 cd 1001 Notes) – Entre ombre et lumiĂšre, sur l’aile de phrasĂ©s pudiquement expressifs, Gaspard Dehaene livre son Chopin, Ă  l’énoncĂ© sobre et clair, d’une vivacitĂ© immĂ©diatement touchante. Ce qu’apporte le pianiste, c’est une comprĂ©hension naturel et libre de l’élĂ©gance passionnĂ©e du grand exilĂ©, de sa pudeur secrĂšte, de ses miroirs crĂ©pusculaires (Nocturne en do diĂšse mineur), de ses soupirs suspendus tels qu’ils se dĂ©ploient avec toute la noblesse de l’intimitĂ© prĂ©servĂ©e dĂšs la Ballade premiĂšre (opus 52 n°4), celle qui a dĂ©cidĂ© le tennisman Dehaene Ă  se dĂ©dier dĂ©sormais au piano. La piĂšce saisit par son ampleur enivrĂ©e, sobrement dĂ©ployĂ©e tel le manifeste personnel d’une passion indĂ©fectible pour la musique. CLIC de CLASSIQUENEWS janvier 2022.

 
 
 
 

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Précédent cd de Gaspard Dehaene, critiqué sur CLASSIQUENEWS
« Vers l’Ailleurs »
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-piano-poetique-de-gaspard-dehaene-1-cd-1001-notes-vers-lailleurs/

PIANO POÉTIQUECD, critique. VERS L’AILLEURS. GASPARD DEHAENE, piano. Schubert, Liszt, Bruneau-Boulmier (1 cd Collection 1001 Notes – nov 2018). ITINERANCES POETIQUES
 Le pianiste Gaspard Dehaene confirme une sensibilitĂ© Ă  part ; riche de filiations intimes. C’est un geste explorateur, qui ose des passerelles enivrantes entre Schubert, Liszt et la piĂšce contemporaine de Rodolphe Bruneau-Boulmier. Ce 2Ăš cd est une belle rĂ©ussite. AprĂšs son premier (Fantaisie – Ă©galement Ă©ditĂ© par 1001 Notes), le pianiste français rĂ©cidive dans la poĂ©sie et l’originalitĂ©. Il aime prendre son temps ; un temps intĂ©rieur pour concevoir chaque programme ; pour mesurer aussi dans quelle mesure chaque piĂšce choisie signifie autant que les autres, dans une continuitĂ© qui fait sens. La cohĂ©rence poĂ©tique de ce second cd Ă©blouit immĂ©diatement par sa justesse, sa sobre profondeur et dans l’éloquence du clavier maĂźtrisĂ©, sa souple Ă©lĂ©gance. Les filiations inspirent son jeu allusif : la premiĂšre relie ainsi Schubert cĂ©lĂ©brĂ© par Liszt. La seconde engage le pianiste lui-mĂȘme dans le sillon qui le mĂšne Ă  son grand pĂšre, Henri QueffĂ©lec, Ă©crivain de la mer, et figure inspirant ce cheminement entre terre et mer, « vers l’Ailleurs ». En somme, c’est le songe mobile de Schubert, – le wanderer / voyageur, dont l’errance est comme rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e et superbement rĂ©investis, sous des doigts complices et fraternels.

 

 

 

GAVEAU. RĂ©cital CHOPIN par GASPARD DEHAENE, piano (” A la Mazur “)

gaspard-dehaene-piano-concert-gaveau-9-fevrier-piano-classiquenews-1001-NOTES-CHOPINPARIS, Salle Gaveau, Mer 9 fĂ©v 2022. RĂ©cital Gaspard Dehaene, piano. Chopin : Mazurkas, PolonaisesGaspard Dehaene a mis de cĂŽtĂ© sa carriĂšre de Champion de Tennis pour Ă©pouser l’habit de concertiste (comme sa mĂšre Anne Queffelec), aprĂšs avoir eu le choc de Chopin, un compositeur qui a dĂ©cidĂ© ainsi de sa vocation artistique. Le pianiste nous avait fait partager sa sensibilitĂ© Ă  part ; riche de filiations intimes. En un geste explorateur, osant des passerelles enivrantes entre Schubert, Liszt et la piĂšce contemporaine de Rodolphe Bruneau-Boulmier, dans son prĂ©cĂ©dent cd au titre emblĂ©matique « Vers l’Ailleurs ». Son dernier cd (juin 2021, intitulĂ© «À la Mazur » ) est dĂ©diĂ© au Polonais. Le concert de Gaveau ce 9 fĂ©vrier 2022 prolonge la promesse et la rĂ©ussite de cet album discographique. L’artiste sait nous surprendre car pour lui, l’expĂ©rience de la scĂšne, stimulĂ© par la prĂ©sence du public, amĂšne l’interprĂšte Ă  se libĂ©rer de la rĂ©pĂ©tition solitaire ; face au public, il s’agit de se libĂ©rer et de s’affranchir de toutes les contraintes liĂ©es Ă  la prĂ©paration du pianiste.

 

 

 

PARIS, Salle Gaveauboutonreservation
Mercredi 9 février 2021, 20h

Gaspard Dehaene, piano

 

 

Frédéric CHOPIN
Nocturne op. posthume en do diĂšse mineur
Mazurkas op. 24, Barcarolle op. 60, 4 Mazurkas op. 30
Polonaise op. 44, 3 Mazurkas op. 63, Ballade n° 4 op. 52
Fantaisie-impromptu op. 66, Berceuse op. 57

 

 

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APPROFONDIR
Lire l’entretien avec Gaspard Dehaene sur le site du Festival 1001 NOTES dont le pianiste est un complice depuis de longues annĂ©es. Le pianiste y dĂ©voile sa passion de la musique et du tennis (son admiration pour Nadal, pour sa probitĂ©, sa dĂ©fense de l’éducation – son yacht s’appelle « le Beethoven », 
), ses livres prĂ©fĂ©rĂ©s, ses derniĂšres Ă©coutes musicales saisissantes (Chopin par Cortot, PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy, Symphonie n°5 de Mahler par Abbado), 

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CD A la Mazur. Chopin par Gaspard Dehaene (juin 2021, label 1001 NOTES).
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LIRE notre critique du CD A LA MAZUR / CHOPIN : Mazurkas par Gaspard Dehaene :

dehaene-gaspard-cd-piano-chopin-critique-cd-concert-classiquenewsCRITIQUE, cd Ă©vĂ©nement. GASPARD DEHAENE : CHOPIN, « A la mazur » (1 cd 1001 Notes) – Entre ombre et lumiĂšre, sur l’aile de phrasĂ©s pudiquement expressifs, Gaspard Dehaene livre son Chopin, Ă  l’énoncĂ© sobre et clair, d’une vivacitĂ© immĂ©diatement touchante. Ce qu’apporte le pianiste, c’est une comprĂ©hension naturel et libre de l’élĂ©gance passionnĂ©e du grand exilĂ©, de sa pudeur secrĂšte, de ses miroirs crĂ©pusculaires (Nocturne en do diĂšse mineur), de ses soupirs suspendus tels qu’ils se dĂ©ploient avec toute la noblesse de l’intimitĂ© prĂ©servĂ©e dĂšs la Ballade premiĂšre (opus 52 n°4), celle qui a dĂ©cidĂ© le tennisman Dehaene Ă  se dĂ©dier dĂ©sormais au piano. La piĂšce saisit par son ampleur enivrĂ©e, sobrement dĂ©ployĂ©e tel le manifeste personnel d’une passion indĂ©fectible pour la musique. CLIC de CLASSIQUENEWS janvier 2022.

 

 

 
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Précédent cd de Gaspard Dehaene, critiqué sur CLASSIQUENEWS
« Vers l’Ailleurs »
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PIANO POÉTIQUECD, critique. VERS L’AILLEURS. GASPARD DEHAENE, piano. Schubert, Liszt, Bruneau-Boulmier (1 cd Collection 1001 Notes – nov 2018). ITINERANCES POETIQUES
 Le pianiste Gaspard Dehaene confirme une sensibilitĂ© Ă  part ; riche de filiations intimes. C’est un geste explorateur, qui ose des passerelles enivrantes entre Schubert, Liszt et la piĂšce contemporaine de Rodolphe Bruneau-Boulmier. Ce 2Ăš cd est une belle rĂ©ussite. AprĂšs son premier (Fantaisie – Ă©galement Ă©ditĂ© par 1001 Notes), le pianiste français rĂ©cidive dans la poĂ©sie et l’originalitĂ©. Il aime prendre son temps ; un temps intĂ©rieur pour concevoir chaque programme ; pour mesurer aussi dans quelle mesure chaque piĂšce choisie signifie autant que les autres, dans une continuitĂ© qui fait sens. La cohĂ©rence poĂ©tique de ce second cd Ă©blouit immĂ©diatement par sa justesse, sa sobre profondeur et dans l’éloquence du clavier maĂźtrisĂ©, sa souple Ă©lĂ©gance. Les filiations inspirent son jeu allusif : la premiĂšre relie ainsi Schubert cĂ©lĂ©brĂ© par Liszt. La seconde engage le pianiste lui-mĂȘme dans le sillon qui le mĂšne Ă  son grand pĂšre, Henri QueffĂ©lec, Ă©crivain de la mer, et figure inspirant ce cheminement entre terre et mer, « vers l’Ailleurs ». En somme, c’est le songe mobile de Schubert, – le wanderer / voyageur, dont l’errance est comme rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e et superbement rĂ©investis, sous des doigts complices et fraternels.

PARIS. RĂ©cital de piano : Jean-Nicolas DIATKINE Ă  GAVEAU

Jean-Nicolas Diatkine Ă  GaveauPARIS, Gaveau. 3 avril 2019, 20h. RĂ©cital JN DIATKINE, piano. Classiquenews avait dĂ©jĂ  remarquĂ© le jeu facĂ©tieux mais prĂ©cis, imaginatif mais juste du pianiste Jean-Nicolas Diatkine (Ă  Gaveau aussi en nov 2014 : programme Ravel, Chopin
). C’est un lutin Ă©clairĂ© et cultivĂ© qui lui-mĂȘme cherche et trouve des filiations poĂ©tiques secrĂštes d’un musicien l’autre, d’une partition Ă  un Ă©crivain (ainsi Proust parlant de Chopin
). L’éclectisme des programmes nourrit en rĂ©alitĂ© une riche rĂ©flexion sur le jeu des inspirations, sur la construction des Ă©difices poĂ©tiques… C’est Ă©videmment le cas de ce nouveau rĂ©cital qui marie Mozart (gluckiste, et d’une gravitas enfin apaisĂ©e dans l’Adagio k540), Beethoven (passionnĂ©, conquĂ©rant, inflexible) et Chopin (mĂ©lancolique et langoureux mais surtout vif, nerveux, fier
).

Diatkine jean nicolas piano gaveau JNDDans l’Appassionnata, Beethoven alors au service du Prince Lichnowsky, refuse de jouer pour les Français de NapolĂ©on qui occupent son palais : Lichnowsky fait enfoncer la porte de la chambre du compositeur qui s’y Ă©tait rĂ©fugiĂ© ; mais Beethoven fier comme un paon, s’obstine et quitte les lieux (et son protecteur Ă  Vienne). Dans une lettre demeurĂ©e fameuse, il exprime comme Mozart, l’unicitĂ© et l’indĂ©pendance non serviles de son gĂ©nie : « « Prince, ce que vous ĂȘtes, vous l’ĂȘtes par le hasard de la naissance. Ce que je suis, je le suis par moi-mĂȘme. Des princes, il y en a et il y en aura des milliers. Il n’y a qu’un seul Beethoven – signé : Beethoven ». JN Diatkine saura souligner entre chaque note musicale, cette assurance qui n’est pas arrogance mais suprĂȘme conscience de la puretĂ© de son art. Inflexible Beethoven et tellement naĂŻf aussi.

Puis la main preste, allĂ©gĂ©e, s’accorde Ă  la pensĂ©e fugace des PrĂ©ludes, ceux de Chopin : 24 esquisses dont l’acuitĂ© critique du pianiste rĂ©vĂ©lera surtout le fourmillement des idĂ©es, jaillissantes, fulgurantes. Mais le gĂ©nie de Chopin tient surtout Ă  sa relecture du genre emblĂ©matique de la dignitĂ© de sa nation, occupĂ©e, meurtrie, martyrisĂ©e : dans la Polonaise opus 53, il y a certes le souvenir de la marche noble des princes en reprĂ©sentation ; il y a surtout l’expression intime d’une blessure qui sublime la souffrance en 
 grĂące. Magie de l’acte crĂ©ateur et poĂ©tique.

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RĂ©cital Jean-Nicolas DIATKINE, piano

PARIS, Salle Gaveau
Mercredi 3 avril 2019, 20h30

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.sallegaveau.com/spectacles/jean-nicolas-diatkine-piano

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Programme: 

Mozart :
Adagio K. 540 et Variations sur un thĂšme de Gluck K. 455

Beethoven :
Sonate n°23 op.57 « Appassionata”

Chopin :
24 Préludes (1839)
Polonaise op. 53 “HĂ©roĂŻque” (1842)

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Salle Gaveau Ă  PARIS
45-47 rue La Boétie
75008 PARIS
01.49.53.05.07

Gaveau : Elizabeth Sombart joue les Concertos de Chopin

SOMBART_NB_260_clavier_elisabeth_sombartParis, salle Cortot. RĂ©cital Chopin. Elizabeth Sombart, le 14 fĂ©vrier 2016, 17h30. Pianiste engagĂ©e, soucieuse de transmettre et de rendre accessible au plus grand nombre, la musique classique, Elizabeth Sombart aborde Ă  Paris, un compositeur qu’elle sert avec passion et profondeur, FrĂ©dĂ©ric Chopin. Etre lĂ©gendaire, d’une tendresse mozartienne qui ouvrit des perspectives inĂ©dites, crĂ©pusculaires et intimes, alors Ă  l’Ă©poque oĂč Liszt enflammait par son brio virtuose voire pĂ©taradant, les audiences europĂ©ennes, Chopin a nĂ©anmoins traitĂ© la forme concertante d’une virtuositĂ© cependant introspective et mĂȘme passionnĂ©e. En tĂ©moignent ses deux Concertos de jeunesse, composĂ©s en Pologne avant sa dĂ©part pour Vienne et la France. D’une subtilitĂ© allusive dont elle a le secret, la pianiste Elizabeth Sombart, crĂ©atrice de la Fondation RĂ©sonnance depuis 1998, ne cesse de s’impliquer dans l’explicitation gĂ©nĂ©reuse et limpide du pianisme chopinien. En fondant la fondation RĂ©sonnance (qui a son siĂšge Ă  Morges en Suisse et compte de nombreuses Ă©coles de musique), Elizabeth Sombart s’engage pour rendre accessible l’expĂ©rience de la musique classique au plus large public, le public habituĂ© des concerts certes mais aussi les patients et rĂ©sidents des lieux de souffrance (maison de vie, retraitĂ©s, hĂŽpitaux) : en un dialogue tĂ©nu, silencieux et pourtant immĂ©diat, la pianiste sait rĂ©tablir ce lien entre auditeurs et instrumentiste, dans ce cycle dĂ©sormais rĂ©unifiĂ© que suscite le temps du jeu musical… Son approche a Ă©tĂ© marquĂ©e par la phĂ©nomĂ©nologie apprise auprĂšs du chef d’orchestre Sergiu Cilibidace entre autres.

SOmbart Quatuor resonances elizabeth sombart concert Chopin concertos pour piano version de chambreConcentrĂ© et inspirĂ©, le jeu d’Elizabeth Sombart tĂ©moigne d’une quĂȘte permanente, exigente et sincĂšre, que stimule une sensibilitĂ© Ă©tonnante aux champs intĂ©rieurs. Son Chopin toujours fraternel et hypnotique ne laisse pas de nous captiver. Le 14 fĂ©vrier 2016, salle Cortot Ă  Paris, l’interprĂšte s’intĂ©resse Ă  nous offrir sa version des deux Concertos pour piano de Chopin, en effectif chambriste (avec un quatuor Ă  cordes) soit la complicitĂ© de musiciens qui partagent avec elle, cet amour du jeu et du don collectif. Concert Ă  Paris, Salle Cortot, incontournable.

 

 

 

sombart-elizabeth-resonance-concert-piano-classiquenews

 

 

 

Le Concerto pour piano n°1 est dĂ©diĂ© au prodige Kalkbrenner qui le crĂ©Ă©e Ă  Varsovie le 11 octobre 1830. Chopin y signe sa derniĂšre offrande encore juvĂ©nile mais trĂšs inspirĂ©e (comme le souligne Ravel contre les dĂ©tracteurs qui le tiennent pour une maladresse fruit de l’inexpĂ©rience…), avant son dĂ©part pour Vienne puis Paris, oĂč ne rejoignant jamais Londres comme il en avait fait le projet, il meurt prĂ©cocĂ©ment en 1849 (Ă  l’Ăąge de 30 ans). Plan : allegro maestoso, Romance (larghetto), Rondo vivace. La Romance centrale est celle qui dĂ©voile dĂ©jĂ  le mieux ce qu’est le caractĂšre intime et profond de Chopin : elle annonce ses futurs Nocturnes, inscrits voire ensevelis dans plis et replis d’une vie intĂ©rieure secrĂšte mais riche et active.

chopin_frederic portrait chopin classiquenewsLe Concert pour piano n°2 est crĂ©Ă© Ă  Varsovie lui aussi mais avant le n°1, c’est Ă  dire le 17 mars 1830 Ă  Varsovie, en hommage Ă  la Comtesse Potocka. Il est plus contrastĂ© voire impĂ©tueux que le Concerto n°1. Plan : Maestoso. Larghetto puis Allegro vivace. Le larghetto est en fait une longue cantilĂšne Ă  l’italienne : allusivement dĂ©diĂ©e Ă  une femme aimĂ©e, Konstanze Gladowska, la piĂšce suit les mĂ©andres d’une douce dĂ©clartion amoureuse Ă  peine masquĂ©e dont Chopin aime cultiver la ligne suspendue Ă©tirĂ©e. Son impact se ressent jusqu’Ă  Schumann et Liszt qui s’en souviendront dans leurs Concertos respectifs (en mi bĂ©mol majeur pour le second). Loin d’ĂȘtre ses esquisses maladroites qu’on a bien voulu Ă©crire et rĂ©pandre, les deux Concertos polonais de Chopin expriment au plus prĂšs, l’Ăąme ardente, Ă©prise du Mozart romantique, nĂ© pour faire chanter le piano.
Elizabeth Sombart en révÚle à Paris, la tendresse éperdue, juvénile, ardente, dans une version chambriste pour piano et instruments à cordes.

 

 

 

Concertos de Chopin (version pour quatuor)
Concerto n°1 en mi mineur, op. 11
Concerto n°2 en fa mineur, op. 21

Elizabeth Sombart, pianosombart-elizabeth-piano-concert-classiquenews-review-critique-cd-classiquenews-CLIC-de-classiquenews
et le Quatuor RĂ©sonance
Fabienne Stadelman, alto
Lucie BessiĂšre, violon
Nathanaëlle Marie, violon
Christophe Beau, violoncelliste

 

 

boutonreservationEn concert Ă  la Salle Cortot
Le Dimanche 14 février 2016 à 17h30
78, rue Cardinet – 75017 Paris
Tarifs: de 16 Ă  25 euros
Location: 01 43 37 60 71

 

 

VOIR notre reportage Elizabeth Sombart joue auprĂšs des patients en souffrance…

 

Elizabeth Sombart, piano, la musique Ă  l'hĂŽpital, rĂ©cital, RĂ©sonnanceLa musique Ă  l’hĂŽpital. La pianiste Elizabeth Sombart se dĂ©die totalement Ă  la diffusion de la musique classique hors des salles de concerts. En tĂ©moigne son rĂ©cital offert aux rĂ©sidents de la Maison Saint-Jean de Malte (Paris 19Ăšme ardt). Le programme est choisi par les rĂ©sidents ; le partage, la rencontre sont au coeur d’une expĂ©rience intense, profondĂ©ment humaniste et fraternelle. Reportage vidĂ©o exclusif CLASSIQUENEWS.COM (rĂ©alisĂ© en novembre 2013). VOIR notre reportage vidĂ©o complet

 

Festival Arpeggiata, Christina Pluhar Ă  Gaveau

pluhar PLUHAR CHRISTINA arpeggiata festival 2015 CLASSIQUENEWSPARIS, salle Gaveau. Festival L’Arpeggiata. les 14 et 15 novembre 2015. Week end L’Arpeggiata / Christina Pluhar : 4 concerts.  1 concert le samedi, 3 concerts enchaĂźnĂ©s dans l’esprit d’une fĂȘte familiale dimanche. La thĂ©orbiste et chef d’orchestre, Christina Pluhar qui a la goĂ»t des autres et du partage, propose un week end mĂ©morable fondĂ© sur les mĂ©tissages, la rencontre, les regards croisĂ©s, et la souveraine sensualitĂ© baroque (celle en particulier de Cavalli et de Purcell…), autour de la pratique sur instruments anciens baroque et l’improvisation jazz… Au programme : tarentelles trĂ©pidantes et improvisations, voix fabuleuses, danses endiablĂ©es, humour et cocktail de surprises
 Pour fĂȘter ses 15 ans d’existence, comme fondatrice de l’ensemble sur instruments anciens L’Arpeggiata, Christina Pluhar au thĂ©orbe dirige ses amis et partenaires de longue date pour un cycle de concerts commĂ©moratifs oĂč l’amitiĂ©, la complicitĂ© et le partage au service des oeuvres baroque sont Ă  l’honneur.

 

 

samedi 14 novembre 2015


Cavalli révélé
21h : Francesco Cavalli « L’Amore innamorato »
Programme du nouveau disque de l’Arpeggiata (parution le 23 octobre chez Erato, CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2015, critique complùte sur classiquenews.com).

dimanche 15 novembre 2015
16h30 : concert anniversaire « Arpeggiata – 15 ans ! » programme surprise
20h30 : « Music for a while », cycle d’improvisations d’aprĂšs les musiques d’Henry Purcell
23h : « JAM SESSION – Late Night Club »

 

 

 

Samedi 14 novembre 2015

Cavalli_francesco21h : Francesco Cavalli « L’Amore innamorato ». Programme du nouveau disque de l’Arpeggiata (parution le 23 octobre chez Erato).
Pour fĂȘter la sortie du nouveau disque de l’Arpeggiata, le festival 15 ans! s’ouvrira le 14 novembre avec un beau programme composĂ© d’arie et lamenti des opĂ©ras de Francesco Cavalli. Pour l’occasion, les sopranos Nurial Rial et Hana BlazĂ­kovĂĄ, qui ont participĂ© Ă  l’album, chanteront la lyre sensuelle et Ă©rotique de Cavalli, le plus grand compositeur d’opĂ©ras au XVIIĂš, grand invitĂ© de Mazarin pour jouer Ă  Paris, Xerse (1660) et Ercole Amante (1661) pour le mariage du jeune Louis XIV avec l’Infante Marie-ThĂ©rĂšse d’Autriche. Les musiciens de l’Arpeggiata joueront Ă©galement une sĂ©lection de piĂšces instrumentales virtuoses et feront renaitre au cƓur de Paris, l’éclat de la flamboyante Venise…

Dimanche 15 novembre 2015

pluhar PLUHAR CHRISTINA arpeggiata festival 2015 CLASSIQUENEWS16h30 : Arpeggiata – 15 ans ! Concert anniversaire – programme surprise
Quinze ans dĂ©jĂ  que l’ensemble l’Arpeggiata enchante les auditeurs du monde entier !
Ce concert anniversaire est l’occasion de revenir sur quinze annĂ©es d’aventures musicales, en partageant avec le public un spectacle exceptionnel et unique. On y retrouvera bien entendu les fidĂšles musiciens et chanteurs de l’ensemble. Au programme : tarentelles trĂ©pidantes, improvisations entre baroque et jazz, voix envoĂ»tantes, danses endiablĂ©es, humour, complicitĂ©, partage : Christina Pluhar s’est entendu comme personne Ă  culitver les amitiĂ©s artistiques, regroupant autour d’elle des partenaires forts comme Philippe Jaroussky Ă  ses dĂ©buts, toute une nouvelle gĂ©nĂ©ration de chanteurs et d’instrumentistes passionnĂ©s par l’interprĂ©tation historiquement informĂ©e et la maĂźtrise des instruments d’époque
 L’intuition et le tempĂ©rament de la thĂ©orbiste fondatrice de L’Arpeggiata l’ont conduit Ă  dĂ©fricher, explorer, expĂ©rimenter, parfois en associant des styles en pĂ©riphĂ©rie de la pratique orthodoxe, ce qui lui a valu des critiques souvent excessives : pourtant et jazz ont en gĂšne commun, l’art subtil de l’improvisation.

20h30 : « Music for a while » Improvisations sur Henry Purcell
Purcell-portraitRetrouvons Christina Pluhar et l’Arpeggiata Ă  la croisĂ©e des mondes avec le programme «Music for a while», une parenthĂšse audacieuse, mĂȘlant la pure tradition baroque et l’improvisation jazz. Avec les solistes CĂ©line Scheen et Vincenzo Capezzuto, la musique de Purcell rĂ©vĂšle toute sa finesse, sa beautĂ© et se pare d’une dimension nouvelle grĂące aux chaleureuses improvisations des musiciens de l’Arpeggiata, rejoints pour l’occasion par le clarinettiste Gianluigi Trovesi et son phrasĂ© unique. C’est une vĂ©ritable invitation au rĂȘve, qui rĂ©vĂšle la justesse Ă©motionnelle et la modernitĂ© extraordinaire de la musique de Henry Purcell, le plus grand auteur britannique du XVIIĂš, l’égal de Cavalli Ă  Venise.

23h : « JAM SESSION – Late Night Club »
Christina Pluharfoto: Marco BorggreveLe mĂ©lange des genres musicaux est aujourd’hui devenu une spĂ©cialitĂ© de Christina Pluhar et de son ensemble audacieux. Si les incursions jazzistiques de l’ensemble et les multiples talents musicaux des musiciens de l’Arpeggiata ont su vous sĂ©duire voire vous envoĂ»ter, ce concert de clĂŽture du festival est fait pour vous. Christina Pluhar invite les musiciens jazzy de l’ensemble et leur donne carte blanche pour une joute virtuose et expĂ©rimentale unique et prometteuse.

 

 

Artistes annoncĂ©s au festival L’Arpeggiata – 15 ans !

L’Arpeggiata – Christina Pluhar

Nuria Rial, soprano
Vincenzo Capezzuto, alto
Nahuel Pennisi, voix & guitare
Ensemble Barbara Furtuna
Gianluigi Trovesi, clarinette
Anna Dego, teatro-danza
et invitĂ©s surprise…!

Doron Sherwin, cornet Ă  bouquin
Veronika Skuplik, violon baroque
Margit Übellacker, psaltĂ©rion
Sarah Ridy, harpe baroque
Eero Palviainen, archiluth, guitare baroque
Marcello Vitale, chitarra battente, guitare baroque
Rodney Prada, viole de gambe
David Mayoral & Sergey Saprichev, percussions
Boris Schmidt, contrebasse
Francesco Turrisi, clavecin & piano
Haru Kitamika, clavecin & orgue positif

Christina Pluhar, théorbe & direction

Christina Pluharfoto: Marco BorggreveEn 2000 naissait l’ensemble l’Arpeggiata, collectif ou plutĂŽt famille fondĂ© par la thĂ©orbiste, harpiste et chef d’orchestre Christina Pluhar. Leur succĂšs dure depuis 15 ans maintenant. Depuis sa crĂ©ation, L’Arpeggiata a donnĂ© environ 800 concerts en Europe, AmĂ©rique du Nord, AmĂ©rique du Sud, Asie et Australie. L’ensemble a enregistrĂ© 13 albums (prĂšs de 600.000 disques vendus
) dĂ©diĂ©s principalement Ă  l’expression des passions humaines Ă  l’ñge baroque, avec une prĂ©dilection pour les compositeurs italiens du Seicento, dont Monteverdi bien sĂ»r et aujourd’hui, Cavalli et Purcell.

 

 

 

boutonreservationInfos, réservations sur le site de la salle Gaveau, Paris
Samedi 14 novembre 2015 Ă  21h
Dimanche 15 novembre 2015 Ă  16h30, 20h30, 23h

Cocktail offert l’issue du concert pour toutes les places en CATEGORIE OR

Tarif Abonnement* : -20% Ă  partir de deux concerts de l’Arpeggiata les 14 et 15 novembre (sauf “Jam Session – Late Night Club”)

 

 

Cavalli rĂ©vĂ©lĂ©CD. LIRE notre critique complĂšte du disque L’amore innamorato : Cavalli, extrait d’opĂ©ras par L’Arpeggiata et Christina Pluhar … “Ne distinguons que quelques exemples d’un programme trĂšs cohĂ©rent oĂč deux voix fĂ©minines incarnent intensĂ©ment les accents les plus expressifs et les plus divers de la lyre cavallienne.  Saluons l’éloquence ciselĂ©e trĂšs finement articulĂ©e de la soprano ibĂ©rique Nuria Rial qui traversant tous les paysages Ă©motionnels du programme nouveau de L’Arpeggiata, captive par sa subtilitĂ© dramatique et la suavitĂ© de son chant incarnĂ©”…

Cyril HuvĂ© fĂȘte le centenaire Scriabine

Cyrilhuve_webParis, Salle Gaveau. Cyril HuvĂ©, piano. RĂ©cital Scriabine, le 3 mars 2015, 20h30. ElĂšve de Claudio Arrau et de György Cziffra, Cyril HuvĂ© – Victoire de la musique classique 2010 (pour un superbe programme Mendelssohn sur instrument d’époque), offre Ă  l’occasion du centenaire Scriabine, un rĂ©cital dĂ©diĂ© Ă  l’auteur de Vers la flamme, aphorisme musical d’une profondeur inĂ©galĂ©e. Entre ivresse et vertige, quĂȘte mystique et sublimation musicale, l’écriture d’Alexandre Scriabine prolonge Chopin et Liszt et annonce Satie, Debussy, Stockhausen
 les modernes Ă  venir aprĂšs lui. ProfondĂ©ment touchĂ© par la thĂ©osophie, Scriabine double l’expĂ©rience musicale et donc pianistique, d’une exigence spirituelle oĂč les notions de mort, de rĂ©surrection, de salut sont manifestement abordĂ©es. LIRE notre dossier Alexandre Scriabine 2015.

Alexandre ScriabineConcis, suggestif, essentiel, l’art de Scriabine tĂ©moigne d’un penseur hors normes qui contemporain et ami de Rachmaninov, fut un prophĂšte. Salle Gaveau, mardi 3 mars 2015, Cyril HuvĂ© joue :

Alexandre Scriabine

Préludes opus 9, 11 et 13

Etudes opus 8 n°2, n°12

Fantaisie opus 28 en si mineur

Sonate n°5

Masque opus 63

Etrangeté opus 63

PoĂšme nocturne opus 61

Vers la flamme opus 72

Le récital commence par la Sonate funÚbre opus 35 de Chopin.

Cyril HuvĂ© vient de publier un nouveau cd chez Paraty : dĂ©diĂ© Ă  Franz Liszt (Carnet d’un PĂšlerin, sur piano Steinweg 1875 : Sposalizio, Il Penseroso, Sonnet de PĂ©trarque, AprĂšs une lecture de Dante
).

Le pianiste Jean-Nicolas Diatkine Ă  Gaveau

Diatkine jean nicolas piano gaveau JNDParis, Salle Gaveau, le 12 novembre 2014, 20h30. RĂ©cital Jean-Nicolas Diatkine, piano. Beethoven, Brahms, Ravel, Chopin marquent chacun un jalon dans les traversĂ©es intĂ©rieures que propose le pianiste Jean-Nicolas Diatkine. Dans la Vienne du premier romantisme, les Sonates pour piano de Beethoven font l’admiration des mĂ©lomanes : dans les salons de la bonne sociĂ©tĂ© oĂč le dĂ©coratif et le moderne stimulent l’attrait pour l’Ă©lĂ©gance musicale, la personnalitĂ© de monsieur Ludwig Van Beethoven intrigue dĂ©jĂ . Victime de son succĂšs fracassant, le compositeur pianiste regrette que bon nombre d’Ă©diteurs publient sans son contrĂŽle, de nombreuses transcriptions de ses oeuvres. La Sonate n°9 prend le contrecoup de cette usurpation organisĂ©e : Beethoven en Ă©crit lui-mĂȘme la transcription pour quatuor Ă  cordes : dans sa conception mĂȘme pour le piano, Ludwig y concentre et renouvelle dans le mĂȘme temps le principe des 4 voix dialoguĂ©es (dans l’esprit facĂ©tieux, resserrĂ©, Ă©lĂ©gantissime du modĂšle pour tous, Haydn). Les 4 parties discutent et concertent sur le clavier avec une telle souplesse et vivacitĂ© que l’on pense Ă  l’inverse : Beethoven n’aurait-il pas Ă©crit d’abord le quatuor puis sa transcription pour le piano seul ?… Depuis la madrigal monteverdien, jamais le musique n’aura Ă  ce point exprimer la volubilitĂ© concertante, le plaisir rare et d’un instant partagĂ©, vĂ©cu Ă  … quatre, comme l’emblĂšme d’une conversation fraternelle… dĂ©jĂ  se profile la fraternitĂ© de l’Hymne Ă  la joie, composĂ© effectivement 25 ans aprĂšs.

A l’inverse, Brahms dans ses huit piĂšces de l’opus 76 se replie en une introspection fĂ©conde, d’une rare intĂ©rioritĂ© qui sait pourtant comme Sibelius, interroger le mystĂšre de la nature, comme s’il s’agissait d’Ă©tablir une secrĂšte correspondance entre les Ă©lans de l’Ăąme solitaire avec les phĂ©nomĂšnes du cosmos. En rĂ©fĂ©rences Ă  Mendelssohn, le critique Hansslick, son champion, vivement remontĂ© contre Wagner alors, y  parle de “Romances sans paroles” : plĂ©nitude expressive des notes, aussi puissantes que les mots du poĂšte.

 

 

 

De la Structure Ă  la Magie

Jean-Nicolas Diatkine Ă  Gaveau

 

diatkine jean nicolas piano salle gaveauDans Gaspard de La Nuit, d’aprĂšs les trois poĂšmes d’Aloysius Bertrand (1820), Ravel  ressuscite les mondes enchantĂ©s fantastiques du romantisme germanique le plus troublant. Jean-Nicolas Diatkine prĂ©cise combien l’Ă©criture filigranĂ©e et ciselĂ©e du musicien rĂ©pond prĂ©cisĂ©ment au raffinement parfois dĂ©lirant mais subjuguant du poĂšme originel : “Soulignons seulement comment Ravel y  exprime le caractĂšre diabolique du lutin Scarbo : Tout en se dilatant jusqu’ Ă  devenir aussi grand qu’une cathĂ©drale puis rĂ©trĂ©cir et disparaĂźtre sous le lit, il Ă©met toutes sortes de sons inquiĂ©tants auxquels se mĂȘlent des caractĂšres de danse hispaniques parfaitement reconnaissables. La fĂ©minitĂ© de ces rythmes diaboliques nous emmĂšne  bien loin  de MĂ©phistophĂ©lĂšs tel que Liszt le conçoit dans sa valse du mĂȘme nom, valse dont la virtuositĂ© a pourtant certainement  influencĂ© Ravel dans sa composition “, l’on ne saurait ĂȘtre plus sensible et ouvert Ă  la puissante et fĂ©conde magie du miroitement poĂ©tique.

Diatkine jean nicolas piano salle gaveau diatkine jean nicolas ditakine pianiste 428589_jean-nicolas-diatkine-recital-de-piano-1_203319Le rĂ©cital Ă©vĂ©nement de Jean-Nicolas Diatkine se conclue par les Trois Mazurkas, et la Sonate N°3 op.58 de FrĂ©dĂ©ric Chopin dont on ne souligne pas assez l’intensitĂ© douloureuse parfois impĂ©tueuse et puissante de l’Ă©toffe musicale : si Liszt brille et pavane, volontiers dĂ©monstratif et toujours trĂšs virtuose, surtout pendant sa pĂ©riode de rĂ©citaliste-, FrĂ©dĂ©rici Chopin tout en cultivant le murmure crĂ©pusculaire et les climats allusifs, exprime tout autant une Ă©tonnante force de dĂ©termination.  Jean-Nicolas Diatkine nous rappelle l’expression du compositeur, ici particuliĂšrement emblĂ©matique : « La plume me brĂ»le les doigts ». Le pianiste ajoute, pour conclure sa prĂ©sentation du programme Ă  Gaveau : “Laissons donc le dernier mot Ă  Marcel Proust : « Les phrases au long col sinueux et dĂ©mesurĂ© de Chopin, si libres, si flexibles, si tactiles, qui commencent par chercher et essayer leur place en dehors et bien loin de la direction de leur dĂ©part, bien loin du point oĂč on avait su espĂ©rer qu’atteindrait leur attouchement, et qui ne se jouent dans cet Ă©cart de fantaisie que pour revenir plus dĂ©libĂ©rĂ©ment – d’un retour plus prĂ©mĂ©ditĂ©, avec plus de prĂ©cision, comme sur un cristal qui rĂ©sonnerait jusqu’à faire crier – vous frapper au cƓur. »

RĂ©cital du pianiste Jean-Nicolas Diatkine. Paris, Salle Gaveau, mercredi 12 novembre 2014, 20h30.

Programme

Beethoven, Sonate N°9 op.14 N°1
Brahms, Huit piĂšces pour piano op.76
Ravel, Gaspard de la Nuit
Chopin, Trois Mazurkas, Sonate N°3 op.58

Jean-Nicolas Diatkine : en savoir plus

À lire et Ă  Ă©couter 

Critique musicale sur France Musique, émission « Changez de disque » : 
http://bit.ly/1lPndjQ
Interview de Jean-Nicolas Diatkine par Thierry Vagne: 
http://vagnethierry.fr/jean-nicolas-diatkine/ 
Vidéo du concert de Jean-Nicolas Diatkine du 5 décembre 2011, salle >
Gaveau: http://youtu.be/B-PQGZe_IGY
Son CD consacré à Liszt, Schumann & Bonet, est disponible sur 
Qobuz.com: http://bit.ly/131bciE
La page officielle facebook de JN Diatkine: https://www.facebook.com/jean.nicolas.diatkine.pianiste 

Discographie 

Beethoven : n° 21 en do Majeur, opus 53,Waldstein –  Robert Schumann : Carnaval, opus 9. Enregistrement 2012.   Franz Liszt : Sonate en si mineur - Robert Schumann : Kreisleriana - Narcis Bonet : Cincos Noturnos (ParnassiĂ© Editions 2007).  SĂ©lection de MĂ©lodies de Georges Bizet avec Zeger Vandersteene, tĂ©nor (Gents MuzikaalArchief 2006).  Les 16 MĂ©lodies de Henri Duparc avec Zeger Vandersteene, tĂ©nor (Gents MuzikaalArchief 2005). 

 

Informations pratiques salle Gaveau 

Mercredi 12 novembre 2014 Ă  20h30
Salle Gaveau
45 rue de la Boétie
75008 Paris
Tarifs : 45 €, 35 €, 25 €, 15 €
RĂ©servation : 01 49 53 05 07
www.sallegaveau.com 

Compte rendu, concert. Paris. Salle Gaveau, le 14 février 2014. Le mystÚre Bizet, de et par Eric-Emanuel Schmitt. Avec Karine Deshayes, mezzo soprano. Philippe Do, ténor. Nicolas Stavy, piano.

bizet_mystere_schmitt_theatre_operaCompte-rendu : Le MystĂšre Bizet … En prĂšs de deux heures, Eric-Emanuel Schmitt dĂ©mĂȘle la carriĂšre d’un gĂ©nie romantique français : Georges Bizet. Un gĂ©nie prĂ©coce et trop prometteur, puis des alĂ©as et beaucoup de compromis (malheureux ?), enfin l’accomplissement grĂące Ă  son dernier opĂ©ra (il Ă©tait temps) : Carmen, coup de gĂ©nie mais qui demeure de son vivant totalement incompris.
Il y a bien un mystĂšre Bizet qui interroge surtout sa mort et donc rĂ©clame des Ă©claircissements … ce en quoi le dĂ©roulement du spectacle nous satisfait.
Georges qui vient de livrer l’Ɠuvre de sa vie : Carmen, en 1875, son opĂ©ra le plus abouti et aussi le plus autobiographique, ne se remettra jamais d’une mauvaise baignade Ă  Bougival. Il n’avait que 36 ans. Acte suicidaire manquĂ© (Ă  quelques jours de dĂ©calage cependant) ou assassinat astucieusement maquillĂ©, nul le saura peut-ĂȘtre jamais, quoiqu’en dernier recours, – Ă  l’extrĂȘme fin de la soirĂ©e, Eric Emmanuel Schmitt apporte en enquĂȘteur zĂ©lĂ© et passionnant, une piĂšce nouvelle au dossier : piĂšce maĂźtresse en vĂ©ritĂ© qui permet de comprendre le contexte sentimental dans lequel le compositeur a vĂ©cu ses derniers instants.

 

le dernier spectacle musical d’Eric-Emanuel Schmitt

Le mystĂšre Bizet : Carmen… c’est moi !

 

Les deux heures de spectacle s’Ă©coulent ainsi comme une Ă©vocation thĂ©Ăątrale et musicale plutĂŽt bien rythmĂ©e, alternant rĂ©cit et musique, que le piano de Nicolas Stavy (pas toujours Ă  l’Ă©coute rĂ©elle des chanteurs car il joue souvent trop fort) rehausse encore en jouant des Chants du Rhin (1865), L’Aurore et Le Retour… La musique de Bizet commence ici par une baignade pour finir comme un anĂ©antissement liquide, en une Ă©vocation magistralement pilotĂ©e par l’Ă©crivain comĂ©dien, avocat argumentĂ© pour la dĂ©fense du gĂ©nial compositeur.
AprĂšs avoir Ă©tĂ© ce symphoniste inouĂŻ de 17 ans (Symphonie en ut) capable de dĂ©passer son maĂźtre Gounod, Bizet poursuit Ă  l’Ă©poque du Second Empire quand rĂšgne le comique dĂ©jantĂ© d’Offenbach, une carriĂšre parisienne plutĂŽt chaotique, jalonnĂ©e d’Ɠuvres souvent inĂ©gales (Ă©voquĂ©es par extraits : Le docteur Mircale de 1857 ; La Jolie fille de Perth de 1867 …), surtout dĂ©truites par la compromission d’un esprit qui veut rĂ©ussir et plaire. Pourtant ce que dĂ©voile la soirĂ©e, tel un fil conducteur trĂšs bien identifiĂ©, c’est la quĂȘte d’une sensualitĂ© toujours plus immĂ©diate et Ăąpre Ă  laquelle le mezzo veloutĂ© et de plus en plus assurĂ©e de Karine Deshayes offre son timbre rayonnant, sa prĂ©sence ensorcelante jusqu’Ă  incarner une Carmen d’une justesse exemplaire. Quelle cantatrice et quelle prĂ©sence. Sans chichi, d’une sincĂ©ritĂ© admirable.

Des Adieux de l’hĂŽtesse arabe (sur le poĂšme de Victor Hugo), Ă  Djamileh (1872), se profile et s’impose peu Ă  peu, sur fond d’orientalisme, la figure de la femme libre et audacieuse, furieuse et passionnĂ©e, l’Ă©gal fĂ©minin de Don Giovanni : Carmen. Tout le spectacle prĂ©pare Ă  comprendre ce qui fait la modernitĂ© et la grandeur philosophique du personnage inspirĂ© de MĂ©rimĂ©e… pas moins de cinq extraits (solos et duos) exprime la chair incandescente de cette femme monstrueusement humaine. GĂ©nĂ©reux dans son enquĂȘte, le rĂ©citant habitĂ© nous immerge mĂȘme dans l’atelier de Bizet occupĂ© Ă  composer sa fameuse habanera ” l’amour est un enfant rebelle ” : inspirĂ© par une mĂ©lodie originelle signĂ©e Sebastian Yradier ( El Arreglito), Bizet reprend, rĂ©Ă©crit le texte pour accoucher d’un air Ă  jamais universel : les deux versions comparĂ©e sont d’un apport Ă©loquent. Bizet est bien comme le peintre Manet, ce passionnĂ© d’Espagne, au style franc, immĂ©diat, d’une sensualitĂ© directe voire scandaleuse.

Accessible, prĂ©cis, souvent drĂŽle, le texte Ă©crit par Eric-Emmanuel Schmitt compose le plus bel hommage rendu Ă  Bizet. Son admiration pour Carmen s’expose en un playdoyer trĂšs argumentĂ© qui nous fait prendre conscience de la sauvagerie fascinante d’une Ɠuvre qui scandalisa par sa cruditĂ©. DouĂ© d’une bel empathie, le charismatique Ă©crivain nous fait aimer Carmen… une partition qui aurait pu ĂȘtre composĂ©e par Mozart sur un livret de Nietzsche. Et si Ă  l’opĂ©ra, le seul vĂ©ritable hĂ©ros, digne de tous les Ă©loges Ă©tait une … femme ? L’art d’apprendre et de se divertir nous est ici rĂ©vĂ©lĂ©. A voir et Ă  Ă©couter de toute urgence. Brillant.

 

Paris. Salle Gaveau, le 14 février 2014. Le mystÚre Bizet, de et par Eric-Emanuel Schmitt. Avec Karine Deshayes, mezzo soprano. Philippe Do, ténor. Nicolas Stavy, piano.