TOURS, Opéra. 8-14 mars, La Flûte Enchantée de Mozart

MOZART-1790-le-derneir-mozart-photo-de-pedro-par-CLASSIQUENEWS-dossier-special-dernier-Mozart-et-exposition-Mozart-a-parisTOURS, Opéra. 8-14 mars, La Flûte Enchantée de Mozart. C’est la 4è production lyrique de la saison 2018-2019 de l’Opéra de Tours et non la moindre. En attendant Andrea Chénier pour la fin de la saison (24-28 mai 2019), Benjamin Pionnier, directeur des lieux, dirige cette nouvelle production du chef d’œuvre de Wolfgang, à la fois conte initiatique (avec claires références à la franc-maçonnerie puisque le compositeur à Vienne était membre d’une loge) et aussi opéra populaire au sens le plus noble du terme : créé le 30 sept 1791 dans la mise en scène du directeur de théâtre (et acteur) Emanuel Shikaneder, La Flûte Enchantée recueille la conception et le travail du dernier Mozart (qui devait mourir quelques semaines après); la partition brille par la force de son orchestre (l’un des plus raffinés de Mozart), par la justesse et la sincérité des situations et des personnages : Mozart fidèle à sa vision de l’opéra, approfondit chaque personnage comme un caractère qui saisit par sa force et son humanité ; y paraissent les héros, acteurs et sujets des épreuves propres à les faire passer de l’ombre à la lumière : la dépressive Pamina (prête à se suicider), le prince qui la sauve Tamino (qui possède la fameuse flûte) ; pour contraster avec ce premier couple « sérieux » et héroïque, Mozart en ajoute un second, car l’opéra est aussi une comédie : Papageno (l’oiseleur trop bavard qui n’écoute pas les autres) et Papagena, sa promise. Tous sont pris dans des situations qui les dépassent, dont le conflit opposant les forces du mal (La reine de la Nuit et ses deux airs stratosphériques) et le temple de la lumière (et de la sagesse) dirigé par le grand prêtre Sarastro dont le savoir s’inscrit dans la philosophie égyptienne. Qui dit vrai dans ce labyrinthe des illusions ? Qui manipule qui ? Quel est le sens de cette action ? Tamino deviendra-t-il cet être de lumière, entraînant dans sa geste héroïque tous ceux qui l’accompagne ? Nouvelle production événement à l’Opéra de Tours.

 

 
 

 
 

 

 

 
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Opéra de Tours,
Vendredi 8 mars 2019 – 20h
Dimanche 10 mars 2019 – 15h
Mardi 12 mars 2019 – 20h
Jeudi 14 mars 2019 – 20h
RESERVER VOTRE PLACE ici
http://www.operadetours.fr/la-flute-enchantee

Samedi 2 mars 2019, conférence à 14h30
Accès libre, réservation recommandée

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MOZART : La Flûte enchantée
Singspiel en 2 actes
Créé le 30 septembre 1791 au Theater auf der Wieden
Livret d’Emanuel Schikaneder

Nouvelle production de l’Opéra de Tours

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Mise en scène : Bérénice Collet
Scénographie et costumes: Christophe Ouvrard
Vidéo: Christophe Waksmann
Lumières: Bérénice Collet et Alexandre Ursini

Tamino : Florian Laconi
Pamina : Marie Perbost
Papageno : Régis Mengus
La Reine de la Nuit : Marie-Bénédicte Souquet
Sarastro : Jérome Varnier
Papagena : Marion Tassou
Première Dame : Clémence Garcia
Deuxième Dame : Yumiko Tanimura
Troisième Dame Delphine Haidan
Monostatos : Olivier Trommenschlager
L’Orateur : François Bazola
Premier Prêtre / Homme d’armes : Camille Tresmontant
Trois Enfants : Maîtrise du Conservatoire Francis Poulenc

Choeur de l’Opéra de Tours
Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours

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Grand Théâtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

02.47.60.20.00
Contactez-nous

Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 à 13h00 / 14h00 à 17h45

02.47.60.20.20
theatre-billetterie@ville-tours.fr

http://www.operadetours.fr/la-flute-enchantee

Duni, Philidor, … Musiques et Franc-Maconnerie par Almazis

yakovos pappasPARIS. Concerts à la BNF : Duni, Philidor, … musique et Franc-maçonnerie. Jeudi 9 juin 2016, 18h30. Avec l’impertinence/pertinence que nous lui connaissons à présent, le plus défricheur des clavecinistes baroques, Yakovos Pappas a choisi une collection de joyaux lyriques et dramatiques parmi les fonds oubliés de la Bibliothèque nationale de France… La BNF explore ses trésors musicaux, sélectionne les partitions méconnues parmi ses archives et les dévoile en concert : ce sont “les inédits de la BnF”. Car toutes les partitions avant cette première passionnantes étaient oubliées, mésestimées, en tout cas jamais écoutées jusque là depuis leur composition.

Musique maçonnique ou d’inspiration maçonnique. La musique est au coeur de la maçonnerie dès le XVIIIe siècle, composante centrale des rites avec la “colonne d’harmonie” ; elle est aussi, une discipline propice aux échanges éclairés de nombreux créateurs engagés dans les loges de réflexion : favorisant la réflexion et l’esprit de progrès social, la Franc-maçonnerie encourage l’effort des intellectuels et des philosophes pour construire une nouvelle société celle des Lumières. On connaît l’engagement du claveciniste et chef d’orchestre Yakovos Pappas pour le répertoire français baroque, surtout son intuition hors normes et hors convention, pour dénicher, explorer les partitions les plus raffinées et les moins convenues. Les perles de la BnF profitent de son talent défricheur : Tous les auteurs ainsi révélés sortent de l’ombre dans laquelle les tenait notre indifférence, à torts, tant la pertinence/impertinence des textes, l’intelligence de l’écriture musicale justifient amplement cette collection de redécouvertes lyriques et dramatiques, de surcroît servis par une cohorte de jeunes interprètes inspirés prometteurs, dont l’excellent ténor Martin Candela dont nous suivons les pas et les avancées chez Opera Fuoco ou dans ce nouveau programme des plus réjouissants. Yakovos Pappas vient de publier en mars 2016 un superbe cd dédié aux fables de La Fontaine, travail ciselé sur le verbe français du XVIIè, mis en musique au siècle suivant par Clérambault…

 

 

 

PROGRAMME

Egidio Duni (1709-1775)
Ouverture des Moissonneurs (1768)

Jacques Christophe Naudot (1690?-1762)
Marche des Francs Maçons, Unissons nous mes frères

Louis François Lemaire (1676-1749)
Les Francs-Maçons, Cantate nouvelle pour une Basse-Taille (1744)

André-Ernest-Modest Grétry (1741-1813)
Lucille (1769)

François-André Danican Philidor (1726-1795)
Le Bûcheron ou les trois souhaits (1763),
Ernelinde, princesse de Norvège (1767)

François Giroust (1738-1799),
Le Déluge, Rituel funèbre

Ensemble Almazis
Stéphanie VARNERIN et Elizabeth FERNANDEZ, sopranos
Martin CANDELLA, ténor
Guillaume DURAND, basse-taille
Vlad CROSMAN, basse
Iakovos PAPPAS, direction et clavecin.

(toutes les pièces jouées sont inédites et issues des collections de la BnF) :

INFOS, RESERVATIONS
Visitez le site des Inédits de la BnF

Musique et franc-maçonnerie

Initiation Ceremony in a Viennese Masonic Lodge During the Reign of Joseph II, with Mozart Seated on the Extreme Left by Ignaz UnterbergerArte. Les francs-maçons et la musique, le 24 août 2014, 00h15. De Mozart à Duke Ellington, voici une riche histoire des relations entre la franc-maçonnerie et la musique. Quel est le point commun entre Jean Sibelius, Franz Liszt, Wolfgang Amadeus Mozart, Duke Ellington, Count Basie, Lionel Hampton ou Louis Armstrong, sans omettre Schiller, Goethe, Beethoven et sa fameuse ode à la joie concluant sa dernière symphonie ? Tous ont été francs-maçons ou ont été influencés par l’idéal fraternel de la franc-maçonnerie ! Voilà qui explique pourquoi les idéaux qui animaient les loges (sagesse, force, beauté) ont inspiré les oeuvres les plus variées – chansons populaires, opéras, cantates, morceaux de jazz… L’opéra La flûte enchantée de Mozart, par exemple, comporte de nombreuses références maçonniques : son déroulement dramatique emprunte aux rituels maçonnique que Mozart connaissant très bien pour être membre avec Shikaneder, – le poète librettiste de La Flûte, de la loge à Vienne : « du nouvel espoir couronné ». C’est aussi le cas des symphonies parisiennes de Joseph Haydn, commandées par la loge “Olympique” et de la Fantasia quasi Sonata de Franz Liszt (le compositeur avait été reçu en 1841 au sein de la loge “Zur Einigkeit”, à Francfort). Mais l’histoire des relations entre la francmaçonnerie et la musique ne se limite pas à l’Europe des Lumières. MOZART_Opera_portrait_profilDe nombreuses loges afro-américaines sont nées aux États-Unis. Dans la première moitié du XXe siècle, elles accueillent Duke Ellington, Count Basie, Lionel Hampton, Louis Armstrong… Et Lafayette lui-même, franc maçon, membre de la loge de Provence, écrivit la Déclaration universelle des Droits de l’homme qui reste encore un idéal fraternel et social inégalé. Les symboles franc-maçons sont fixés au XVIIIème, à l’époque des Lumières. Ils puisent dans l’abondante iconographie crées au Moyen Age, à l’époque des cathédrales gothiques quand tailleurs de pierre et architectes se représentent avec leurs outils, comme les concepteurs des églises et de leurs riches décors. L’édification des cathédrales exigent adresse, compétence, savoir, mais aussi entente fraternelle entre ouvriers et concepteurs. Le documentaire très illustré met en scène les valeurs de fraternité des franc-maçons : en témoignent Sibelius, Albert Lortzing (auteur de l’opéra le Tsar et le charpentier dont les mélodies ont toutes été d’abord conçu pour la loge à laquelle appartenait le compositeur). De tous les musiciens, c’est Mozart qui se distingue nettement : sa musique n’a jamais été égalée tant elle exprime toutes les valeurs franc-maçonne : sa Trauermusik, aux côtés de La Flûte Enchantée, illustre de façon poétique et subtile, toutes les thématiques qui tiraillent le cœur de l’apprenti, devenu Frère : la mort, le travail sur la pierre brute, sur le moi profond, la vérité de l’être et sa place et son action sur le monde et dans la société. La question n’a jamais été autant actuelle,  vive et pertinente. En défendant des valeurs morales hautement humanistes, la franc maçonnerie reste par son idéal d’humanité fraternelle, une source d’inspiration à laquelle bon nombre de musiciens et non des moindres, se sont abreuvés.

arte_logo_2013Arte. Les francs-maçons et la musique, le 24 août 2014, 00h15. Tous les hommes deviennent frères. Documentaire de Michael Meert (Allemagne, 2012, 52mn)