Jonas Kaufmann chante Florestan dans Fidelio

Beethoven 2020 : JONAS KAUFMANN chante FlorestanFRANCE MUSIQUE, sam 28 mars 2020, 19h45. BEETHOVEN : Fidelio avec Jonas Kaufmann (le prisonnier Florestan) et Lise Davidsen (dans le rĂŽle-titre de Fidelio / Leonore)
 ReprĂ©sentation enregistrĂ©e le 3 mars 2020 Ă  Londres (Royal Opera House Covent Garden). C’était une nouvelle production lyrique trĂšs attendue avant le confinement et qui confirme l’adĂ©quation du chant du tĂ©nor Jonas Kaufmann avec un rĂŽle qui semble taillĂ© pour son vĂ©risme rauque, sobre, viscĂ©ral : celui du prisonnier Florestan, incarcĂ©rĂ© contre toute idĂ©e de justice et de fraternitĂ© dans la prison dirigĂ©e par l’infect Pizzaro, suplĂ©Ă© par son sbire le geĂŽlier Rocco.

 

 

France Musique : Samedi 28 mars 2020, 20h
En différé depuis la Royal Opera House de Londres

sur FRANCE MUSIQUE
et sur France Musique.fr
Pour les 250 ans de la naissance de Beethoven

avec Jonas Kaufmann et Lise Davidsen
Enregistrée le 3 mars dernier au Covent Garden, Royal Opera House de Londres.

 

 

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kaufmann-jonas-fidelio-opera-critique-classiquenews-gstaad-menuhin-festival-jonas-kaufmann-classiquenewsJuste avant le confinement et la fermeture de toutes les salles en Europe, voici la nouvelle production attendue, « sold out » depuis plusieurs mois. Jonas Kaufmann chante Florestan, rĂŽle qu’il a pu approfondir et ciseler mĂȘme sur les plus grandes scĂšnes (Zurich, Paris, Salzbourg et donc en mars 2020, Ă  Londres)
 À ses cĂŽtĂ©s, la soprano norvĂ©gienne Lise Davidsen (LĂ©onore), wagnĂ©rienne et straussienne accomplie
 douĂ©e d’un tempĂ©rament impĂ©tueux et mĂ©tallique qui pourrait bien lui permettre demain de chanter aussi 
Turandot de Puccini. A Londres, la cantatrice incarne l’amour loyal, fidĂšle, salvateur, celui de Leonore, qui sauve son Ă©poux Florestan.
Dans la fosse, directeur musical du Covent Garden, Antonio Pappano pilote l’orchestre et le chƓur du Covent Garden

 

 

 

GSTAAD Menuhin Festival, le 14 août 2020
WIEN-VIENNE-GSTAAD-2020-festival-classiquenews-critique-concert-opera-gstaad-menuhin-festivalOpĂ©ra repris le 14 aoĂ»t 2020, au GSTAAD MENUHIN Festival en version de concert, JONAS KAUFMANN incarne Florestan, Ă  ses cĂŽtĂ©s Anja Kampe (Leonore), Falk Struckmann (Pizarro), Andreas Bauer Kanabas (ROcco), Christina Landshamer (Marzelline) sous la direction de Jaap van Zweden (qui dirige l’excellent orchestre du Gstaad Menuhin Festival).. Voir ici la prĂ©sentation complĂšte sur le site du GSTAAD MENUHIN Festival 2020 (64Ăš Ă©dition, spĂ©ciale WIEN) :
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2020/14-08-20-opera-concertant

 

 

 

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FIDELIO de Beethoven

Ludwig-Van-BeethovenS’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Beethoven s’est concentrĂ© sur un seul opĂ©ra. Fidelio demeure son unique ouvrage lyrique. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, conquĂ©rante et frĂ©nĂ©tique, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes. Les diverses ouvertures Leonore I, II, III
 fixent les avancĂ©es et modifications opĂ©rĂ©es version aprĂšs version.

Fidelio c’est la victoire de l’amour loyal et de la fidĂ©litĂ© combattive contre la tyrannie et l’arbitraire barbare, contre l’emprisonnement et la torture. L’idĂ©e est l’hĂ©ritiĂšre de l’Esprit des lumiĂšres, transmis depuis Rameau (Les BorĂ©ades) et Mozart au XVIIIĂš. La libertĂ©, la justice
 Beethoven ajoute la fraternitĂ© et le chƓur final illustre l’apothĂ©ose des hommes fraternels, libĂ©rĂ©s. Beethoven est le poĂšte et le chantre visionnaire de l’émancipation des peuples. Il est aussi un poĂšte de l’amour, tel qu’il se prĂ©cise dans l’élan irrĂ©pressible qui porte Leonore : dĂ©guisĂ© en Fidelio, l’épouse infiltre la prison oĂč est captif et condamnĂ© son Ă©poux Florestan. Le dĂ©but de l’acte II, avec le monologue du hĂ©ros extĂ©nuĂ©, dĂ©muni, solitaire, puis son duo avec Leonore libĂ©ratrice atteint un sommet du romantisme engagĂ© et Ă©clairé  celui de Beethoven.

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Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique. Comme l’hymne Ă  la joie de Schiller, sublimĂ© dans le finale de la 9Ăš symphonie est le manifeste pour l’avĂšnement de la sociĂ©tĂ© fraternelle, un idĂ©al supĂ©rieur toujours utopique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est la paix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan. Elle doit vaincre la barbarie des gĂ©oliers dont surtout l’infect Pizzaro, aidĂ© de Rocco

Temps forts de l’action : le monologue tragique de Forestan dans l’obscuritĂ© de sa cellule (dĂ©but du II), le duo d’amour entre Leonore / Fidelio et Florestan ensuite
 le chƓur de la libertĂ© entonnĂ© par le peuple Ă  la fin du drame.
Fin heureuse, les deux Ă©poux sĂ©parĂ©s se retrouvent et le prisonnier est libĂ©rĂ© quand paraĂźt le ministre Don Fernando, image du politique vertueux, inspirĂ© par l’esprit des lumiĂšres. Du reste tout le final est portĂ© par une irrĂ©pressible jubilation, victorieuse et lumineuse.

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Direct cinéma : Jonas Kaufmann chante Florestan (FIDELIO)

royal-opera-house-ROH-logo-2019CINÉMA, Fidelio le 17 mars 2020, 18h. Jonas Kaufmann chante Florestan dans les salles obscures
 CĂ©lĂ©brez le 250Ăšme anniversaire de Mudwig Beethoven, grĂące Ă  la diffusion en live de la nouvelle production du Royal Opera Fidelio, avec dans le rĂŽel de Florestan, le prisonnier, victime de l’arbitraire tyranique, JONAS KAUFMANN dont le timbre rauque, de fĂ©lin blessĂ©, la puissance et la finesse devraient renouveler l’interprĂ©tation du personnage, dans le sillon d’un John Vickers avant lui.

Jonas Kaufmann... grand retour Ă  la scĂšneFidelio narre le parcours de LĂ©onore, qui sous les traits d’un homme (Fidelio), entend sauver son mari Florestan, prisonnier politique dĂ©tenu par le tyran Don Pizarro. Au sommet de l’inspiration digne et tragique de la partition, l’air monologue du prisonnier au bout de tout, mourant, solitaire, dans son cachot tombeau ; puis son duo avec LĂ©onore, celle qui le sauve par amour ; enfin dans le final inondĂ© de lumiĂšre, le chƓur des prisonniers libĂ©rĂ©s, ivresse collective la plus flamboyante de tout le rĂ©pertoire lyrique. La nouvelle mise en scĂšne de Tobias Kratzer, Ă©tablit des parallĂšles entre « la Terreur » de la RĂ©volution Française et les crises politiques actuelles ; elle met en lumiĂšre les thĂšmes intemporels du courage, de l’amour, de la « rĂ©silience Ă©motionnelle ».

ROH_19-20_FIDELIO_ONE_SHEET__FRENCH_L’unique opĂ©ra du compositeur, Fidelio est enregistrĂ©e en live du Royal Opera House le mardi 17 mars. Mise en scĂšne : Tobias Kratzer. Aux cĂŽtĂ©s du tĂ©nor allemand Jonas Kaufmann, la soprano italienne Lise Davidsen dans le rĂŽle-titre(Fidelio / LĂ©onore). Avec l’orchestre du Royal Opera House, le chƓur du Royal Opera, sous la direction du chef Antonio Pappano. Les retransmissions au cinĂ©ma depuis le Royal Opera House comprennent outre la captation de l’opĂ©ra, des entretiens et accĂšs exclusifs en coulisses. ProjetĂ© dans plus de 1000 cinĂ©mas dans 53 pays, le Royal OpĂ©ra House entend dĂ©mocratiser sa saison lyrique.

Durée : 2h55 mn (avec entractes / pauses)

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#ROHfidelio.

Pour plus d’informations et pour acheter les billets : https://www.rohcinema.fr
Identifier la salle la plus proche de votre domicile :
https://www.rohcinema.fr/

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VIDEO

JONAS KAUFMANN chante l’air de Florestan : “Gott, welch Dunkel hier!” / Dieu ! Quelle obscuritĂ© / effroyable silence 
 (Zurich, 2004 – direction : Niklaus Harnoncourt)

 

FIDELIO Salzbourg 2015 – mise en scĂšne Klaus Gut :

Autre extrait de cette production de Fidelio 2015 :
Kaufmann/Pieczonka/König : “Euch werde Lohn in besseren Welten”/Fidelio

 

 

 

Autre version de Fidelio / le choeur final de libération :
Beethoven – Fidelio: O Gott! Welch ein Augenblick! – Bernstein (1978)
Janowitz, Kollo…

 

 

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ANNONCE DE LA ROYAL OPERA HOUSE

https://www.roh.org.uk/cinemas/production/39547

https://www.roh.org.uk/cinemas/production/39547

https://www.youtube.com/watch?time_continue=33&v=U3LaeNr9Yyg&feature=emb_logo

LIRE aussi notre dossier FIDELIO de BEETHOVEN

BETHOVEN-2020-deutsche-grammophon-critique-cd-selection-cd-livres-classiquenews-dossier-beethoven-2020-classiquenewsBEETHOVEN CONTRE LES TYRANS… La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes ! Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique. Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est lapaix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan…

 

 

 

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La prochaine retransmission live du Royal Opera House sera Le Lac des Cygnes, du Royal Ballet, en direct au cinéma le mercredi 1er avril.

Nina STEMME chante FIDELIO de BEETHOVEN

Nina StemmeBRUXELLES, PARIS : FIDELIO, les 25, 27 fev 2020. L’annĂ©e Beethoven a bel et bien commencé  En voici un premier temps fort, son unique opĂ©ra portĂ© ici par un plateau suĂ©dois, couronnĂ© par la soprano wagnĂ©rienne Nina Stemme (dĂ©tentrice du prix Birgit Nilson 2018). S’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Beethoven s’est concentrĂ© sur un seul opĂ©ra. Fidelio demeure son unique ouvrage lyrique. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes. les diverses ouvertures Leonore fixe les avancĂ©es et modifications opĂ©rĂ©es version aprĂšs version.

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS
BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique. Comme l’hymne Ă  la joie de Schiller, sublimĂ© dans le finale de la 9Ăš symphonie est le manifeste pour l’avĂšnement de la sociĂ©tĂ© fraternelle, un idĂ©al supĂ©rieur toujours utopique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est la paix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan. Elle doit vaincre la barbarie des gĂ©oliers dont surtout l’infect Pizzaro, aidĂ© de Rocco

Temps forts de l’action : le monologue tragique de Forestan dans l’obscuritĂ© de sa cellule (dĂ©but du II), le duo d’amour entre Leonore / Fidelio et Florestan ensuite
 le chƓur de la libertĂ© entonnĂ© par le peuple Ă  la fin du drame.

Fin heureuse, les deux Ă©poux sĂ©parĂ©s se retrouvent et le prisonnier est libĂ©rĂ© quand paraĂźt le ministre Don Fernando, image du politique vertueux, inspirĂ© par l’esprit des lumiĂšres. Du reste tout le final est portĂ© par une irrĂ©pressible jubilation, victorieuse et lumineuse.

 

 

 

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A Bruxelles, Bozar
Mardi 25février 2020
version de concert
https://www.bozar.be/fr/activities/150959-fidelio-semi-concertante-premiere-en-belgique

Swedish Chamber Orchestra – Swedish Radio Choir – Thomas Dausgaard, direction – Nina Stemme, Leonore – Michael Weinius, Florestan – John Lundgren, Pizzaro – Malin Christensson, Marcellina – Johan Schinkler, Rocco – Karl Magnus Fredriksson, Don Fernando – Daniel Johannsen, Joaquino – Sam Brown, « mise en scĂšne » – Bengt GomĂ©r, dĂ©cors, crĂ©ation lumiĂšres

 

 

 

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A Paris, TCE
Jeudi 27 février 2020
version de concert
https://www.theatrechampselysees.fr/la-saison/opera-en-concert-et-oratorio/fidelio

Nina Stemme, Leonore
Michael Weinius, Florestan
Malin Christensson, Marzelline
John Lundgren, Don Pizarro
Karl-Magnus Fredriksson, Don Fernando
Johan Schinkler, Rocco
Daniel Johannsen, Jaquino
Thomas Dausgaard, direction
Swedish Chamber Orchestra
Swedish Radio Choir

 

 

 

OpĂ©ra chantĂ© en allemand, surtitrĂ© en français et en anglais  -  PrĂ©sentation de l’opĂ©ra Fidelio de Beethoven sur le site du TCE / Paris :
La victoire de l’amour conjugal sur la tyrannie est le thĂšme central de l’unique opĂ©ra de Beethoven, mĂȘme si l’ouvrage connut une lente maturation avec une premiĂšre version qui vit le jour sous le nom de Leonore, en l’honneur de son hĂ©roĂŻne illustrant esprit de libertĂ© et fidĂ©litĂ©. Par sa forme, Fidelio appartient au genre du singspiel allemand dont la particularitĂ© est de faire alterner dialogues parlĂ©s (et non des rĂ©citatifs) et chant. Ici tout l’art de l’écriture pour orchestre du musicien s’y dĂ©ploie avec majestĂ© dĂšs l’ouverture. Cet hymne Ă  la libertĂ© est Ă©galement une partition redoutable pour les voix et une Ɠuvre qui occupe aujourd’hui encore une place particuliĂšre par sa force et sa dimension « fĂ©ministe » et politique. Un rĂŽle-titre Ă©crasant ici incarnĂ© par l’immense Nina Stemme.
Diffusion ultérieure sur France Musique.

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BEETHOVEN 2020 sur ARTE, la Folle JournĂ©e, les Symphonies en direct (janv – juin 2020)

beethoven-2020-ARTE-concerts-annonces-operas-classiquenewsBEETHOVEN 2020 sur ARTE… L’annĂ©e 2020 marque les 250 ans de la naissance de Ludwig van Beethoven. ARTE diffuse pour cet anniversaire tout au long de l’annĂ©e un « intĂ©grale » de l’oeuvre du compositeur allemand nĂ© Ă  Bonn mais qui fit toute sa carriĂšre Ă  Vienne. Voici les premiers temps forts de janvier Ă  juin 2020 d’un cycle important de cĂ©lĂ©brations… Au programme : des concerts en direct, des concerts d’archives mythiques, pour rĂ©entendre les oeuvres les plus connues mais aussi redĂ©couvrir ses sonates, concertos, piĂšces de musique de chambre et ballet, lieder
 sans omettre des documentaires inĂ©dits.

La Folle JournĂ©e de Nantes 2020 est entiĂšrement dĂ©diĂ©e au compositeur, et donne le coup d’envoi de la programmation Ă  l’antenne d’ARTE, le 2 fĂ©vrier (direct du concert de clĂŽture du festival). Autre point d’orgue, toute la journĂ©e du 21 juin est consacrĂ©e Ă  la retransmission sur ARTE des neuf symphonies de Beethoven depuis de neuf pays europĂ©ens. Toute la programmation sur arte.tv/beethoven

 

 

 

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Toute la programmation :

 

 

 

Dimanche 2 février à 17h30 sur ARTE et ARTE Concert
La Folle JournĂ©e de Nantes 2020 – Concert de clĂŽture

folle-journee-beeethoven-2020En forme d’hommage Ă  la diversitĂ© et la complexitĂ© de l’oeuvre de Beethoven, le concert de clĂŽture saura ravir mĂ©lomanes et nĂ©ophytes. Au programme : des piĂšces de musique de chambre et de grandes pages de musique symphonique avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de la cheffe sino-amĂ©ricaine Xian Zhang. Le jeune pianiste russe Pavel Kolesnikov interprĂ©tera la Sonate au clair de lune. Le concert se poursuivra avec un mouvement de la Sonate pour piano et violon avec Fanny Clamagirand et Tanguy de Williencourt, puis c’est un extrait de l’Octuor Ă  vents interprĂ©tĂ© par Nicolas Baldeyrou et RaphaĂ«l SĂ©vĂšre Ă  la clarinette et l’Allegro du Concerto pour piano n°4 par Alexandre Kantorow. Le concert se poursuivra avec le 2Ăšme mouvement de la 7Ăšme Symphonie, l’un des thĂšmes les plus connus du compositeur. Le Concerto pour violon et orchestre sera jouĂ© par la jeune violoniste virtuose Liya Petrova et le concert se terminera par le final de la 7Ăšme Symphonie. ET AUSSI : De nombreux concerts Ă  dĂ©couvrir en direct du festival sur ARTE Concert les dĂšs vendredi 31 janvier 2020.

RÉALISATION : FRANÇOIS-RENÉ MARTIN
COPRODUCTION : ARTE FRANCE, KM (90MIN)

 

 

BEETHOVEN 2020 dossier portrait discographie selection classiquenewsSuivi à 23h45 du documentaire inédit :
La NeuviĂšme de Beethoven, une symphonie universelle
UN DOCUMENTAIRE DE CHRISTIAN BERGER
COPRODUCTION : ZDF/ARTE, SOUNDING IMAGES, DEUTSCHLAND 2020, 90 mn.
Les dessous de l’oeuvre la plus connue du monde.

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Du lundi 27 janvier au vendredi 31 janvier 2020 Ă  16h30
INVITATION AU VOYAGE
Semaine spéciale Beethoven

beethoven-ludwig-dossier-specila-file-annonce-concerts-opera-classiquenews-beethoven-20205 EVASIONS BEETHOVEN… La pastille Ă©vasion d’Arte, qui mĂȘle voyages et culture, « Invitation au voyage » se lance sur les traces de Beethoven, en Autriche, en Allemagne et en BohĂȘme. Au programme chaque jour de cette semaine spĂ©ciale : deux sujets pour voyager dans les pas du compositeur allemand mais aussi Ă  travers le monde, puis, lors d’une troisiĂšme partie d’émission exceptionnelle, c’est Ă  Vienne que Linda Lorin rencontre des passionnĂ©s de musique qui nous ouvrent les portes de l’univers de Beethoven.

Lundi 27 janvier
â€ș La RhĂ©nanie, berceau d’un gĂ©nie
â€ș Promenade musicale dans le palais de la Hofburg

Mardi 28 janvier
â€ș Le Viennois hĂ©roĂŻque
â€ș A Heiligenstadt, dans le refuge de Beethoven

Mercredi 29 janvier
â€ș Pom pom pom pom, la premiĂšre Ă©pique de la 5Ăšme
â€ș Au Palais Lobkowitz, leçon de piano : l’écriture de Beethoven pour le clavier

Jeudi 30 janvier
â€ș La BohĂȘme d’un grand romantique
â€ș Dans la chapelle impĂ©riale, comme Ă  l’époque de Beethoven

Vendredi 31 janvier 2020
â€ș Vienne rĂ©inventĂ©e dans la Joie
â€ș Avec Igudesman and Joo, insolents hĂ©ritiers de Beethoven

ÉMISSION PRÉSENTÉE PAR LINDA LORIN (FRANCE, 2020, 38MN)
COPRODUCTION : ARTE FRANCE, ELÉPHANT DOC

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4 CONCERTS de FEVRIER 2020

Samedi 1er février
en direct de l’OpĂ©ra de Vienne
LEONORE (op. 72a)
Sur ARTE.TV

MISE EN SCÈNE : AMÉLIE NIERMEYER
DIRECTION MUSICALE: TOMÁƠ NETOPIL
ORCHESTER DER WIENER STAATSOPER
CHOR DER WIENER STAATSOPER
AVEC JENNIFER DAVIS (LEONORE), KATRIN RÖVER
(LEONORE – DIE SCHAUSPIELERIN), BENJAMIN BRUNS
(FLORESTAN), THOMAS JOHANNES MAYER (PIZARRO),
CHEN REISS (MARCELLINE), JÖRG SCHNEIDER (JAQUINO)

Dimanche 9 février à 19h05
20 ans du West-Eastern Divan Orchestra
Le Triple concerto (op. 56) pour violon, violoncelle, piano et orchestre
Le West-Eastern Divan Orchestra fĂȘte ses vingt ans avec un concert exceptionnel : Anne-Sophie Mutter, Yo-Yo Ma et Daniel Barenboim (au piano et Ă  la direction) interprĂštent le Triple concerto pour piano, violon et violoncelle de Beethoven.

Dimanche 16 février à 19h05
La « Pathétique »  de Beethoven par Evgeny Kissin
Le pianiste russe Evgeny Kissin, fidÚle du prestigieux Verbier Festival en Suisse, a donné en juillet dernier un récital dédié au maßtre du classicisme viennois.

Dimanche 23 février à 18h30
Maurizio Pollini interprĂšte Beethoven
Le virtuose italien Maurizio Pollini interprÚte les sonates n°30 et 31 du célÚbre compositeur
allemand dans la salle Hercule de la résidence de Munich.

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AVRIL 2020

Lundi 13 avril 2020
En direct du Festival de PĂąques de Baden-Baden 2020, une version originale de l’opĂ©ra :
FIDELIO (op. 72c)

MISE EN SCÈNE: MATEJA KOLEĆœNIK
DIRECTION MUSICALE: KIRILL PETRENKOBERLINER PHILHARMONIKER
AVEC MARLIS PETERSEN (LEONORE), MATTHEW POLENZANI (FLORESTAN), WOLFGANG KOCH (DON PIZARRO)

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Journée spéciale : 21 JUIN 2020
9 DIRECTS / 9 SYMPHONIES : les symphonies de Beethoven
Dimanche 21 juin Ă  partir de 12h45 sur ARTE et arte.tv/beethoven

L’intĂ©grale des symphonies de Beethoven depuis 9 pays europĂ©ens partenaires d’ARTE
PRÉSENTATION: ANNETTE GERLACH, CONSULTANT : CHRISTIAN MERLIN (FRANCE MUSIQUE, LE FIGARO)

13.00
En direct de la Place du marché à Bonn, Allemagne
Symphonie n° 1 en ut majeur op. 21
DIRECTION MUSICALE : DANIELE GATTI
AVEC MAHLER CHAMBER ORCHESTRA

14.00
En direct de Galway, Irlande
Symphonie n° 2 en ré majeur op. 36
AVEC LE RTE CONCERT ORCHESTRA

15.00
Enregistrée en avril à Helsinki, Finlande
Symphonie n° 3 en mi bémol majeur
op. 55 dite HĂ©roĂŻque
DIRECTION MUSICALE : HANNU LINTU
AVEC L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LA RADIO
FINLANDAISE

16.00
En direct du Parc du Cinquantenaire Ă  Bruxelles,
Belgique
Symphonie n° 4 en si bémol majeur
op. 60
DIRECTION MUSICALE : MAXIM EMELYANYCHEV
AVEC L’ORCHESTRE NATIONAL DE BELGIQUE

17.00
En direct de la Place de la Vieille Ville Ă  Prague,
RĂ©publique TchĂšque
Symphonie n° 5 en ut mineur op. 67
DIRECTION MUSICALE : STEVEN MERCURIO
AVEC LE CZECH NATIONAL SYMPHONY ORCHESTRA

18.00
En direct des rives du lac de Lugano, Suisse
Symphonie n° 6 en fa
majeur op. 68 dite Pastorale
DIRECTION MUSICALE : DIEGO FASOLIS
AVEC L’ORCHESTRE I BAROCCHISTI

19.00
En direct de Rome, Italie
Symphonie n° 7 en la majeur op. 92
AVEC L’ORCHESTRE DE L’ACADÉMIE NATIONALE SAINTECÉCILE
DE ROME

20.15
En direct de la Place du ChĂąteau in Strasbourg
Symphonie n° 8 en fa majeur op. 93
DIRECTION MUSICALE : MARKO LETONJA
AVEC L’ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE STRASBOURG

21.00
Enregistrée en juin Musikverein de Vienne, Autriche
Symphonie n° 9 en ré mineur op. 125
DIRECTION MUSICALE : ANDRIS NELSONS
AVEC WIENER PHILHARMONIKER
CHOEUR : SINGVEREIN DER GESELLSCHAFT DER MUSIKFREUNDE IN WIEN
SOLISTES : KLAUS FLORIAN VOGT (TENOR), GÜNTHER GROISSBÖCK (BASS), LUCY CROWE (SOPRAN), GERHILD ROMBERGER (ALT)

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DEUX DOCUS Ă  venir sur la chaĂźne en 2020


 

 

Beethoven reloadedbeethoven-2020-ARTE-concerts-annonces-operas-classiquenews
Retraçant l’évolution artistique de Beethoven, ce documentaire raconte comment le compositeur est devenu un vĂ©ritable symbole europĂ©en. Un voyage fascinant qui tĂ©moigne de l’actualitĂ© et de la puissance dont fait preuve sa musique aujourd’hui encore.

UN DOCUMENTAIRE DE JULIA SPINOLA ET ANDY SOMMER
COPRODUCTION : WDR/ARTE, ACCENTUS MUSIC,
ALLEMAGNE (2020, 52 MIN.)

 

 


beethoven-2020-ARTE-concerts-annonces-operas-classiquenews
Beethoven intime
Une approche intime de la vie et de l’oeuvre de Beethoven en mĂȘlant sa
correspondance et ses carnets intimes avec sa musique.

UN DOCUMENTAIRE D’ANNA SIGALEVITCH ET
PRISCILLA PIZZATO
COPRODUCTION : ARTE FRANCE, REDSTONE
(FRANCE, 2019, 52 MIN.)

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TOUTES LES DIFFUSIONS sur le site d’ARTE.TV :

 

ARTE-BEETHOVEN-concerts-operas-directs-classiquenews-janv-juin-2020

 

 

 

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LIVRE

 

Beethoven, et aprĂšs livre fayard mirare folle journee beethoven 2020 annonce critique livre concert classiquenews 9782213716589-001-TLIVRE, Ă©vĂ©nement. Beethoven et aprĂšs par Élisabeth Brisson, Bernard Fournier, François-Gildas Tual (Fayard / Mirare).ImmĂ©diatement, le gĂ©nie beethovĂ©nien a Ă©tĂ© reconnu, mesurĂ©, analysĂ© Ă  sa juste valeur, crĂ©ant une onde de choc et d’influence, persistante et durable. Tous ses contemporains (exceptĂ© Goethe qui rencontre le musicien sans suite) ont cĂ©lĂ©brĂ© la grandeur de l’artiste, la dimension messianique de son Ă©criture, sa fougue rĂ©volutionnaire, en particulier dans ses Ɠuvres symphoniques. A l’époque qui suit la RĂ©volution française dont les valeurs suscitent l’adhĂ©sion du compositeur nĂ© Ă  Bonn (fraternitĂ©, Ă©galitĂ©, libertĂ©), quand Bonaparte prend le pouvoir et devient Empereur, Beethoven crĂ©e la musique de cette dĂ©flagration qui sculpte l’Europe politique. MĂȘme Ă  l’époque du CongrĂšs de Vienne (1815), Beethoven est le compositeur majeur reconnu par tous. Transcriptions, partitions conçues dans son influence directe


 

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BEETHOVEN 2020, feuilleton 4 : de Fidelio Ă  la 9Ăš symphonie

Dossier Beethoven 2020
 Suite et fin de notre grand dossier BEETHOVEN 2020
250 ans de la naissance de Ludwig Van Beethoven

 

Ludwig Van
 La crise des annĂ©es 1813 – 1815
Du CongrĂšs de Vienne Ă  Fidelio

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beethoven-ludwig-concertos-piano-symphonies-dossier-beethoven-2020-classiquenewsL’homme est dĂ©truit : sourd et malaimĂ©, ou sentimentalement trop exigeant. Amoureusement insatisfait. Mais la carrure de l’artiste, sa dĂ©mesure gĂ©niale et visionnaire lui redonnent goĂ»t Ă  la vie. Pendant le CongrĂšs de Vienne (sept 1814 – juin 1815), la victoire des alliĂ©s contre NapolĂ©on le consacre musicien de l’avenir et mĂȘme compositeur officiel : le politique utilise le prestige beethovĂ©nien pour assoir sa propre capacitĂ© Ă  gĂ©rer la crise europĂ©ene aprĂšs la chute de l’Empire napolĂ©onien. Beethoven Ă©crit alors la bataille de Vittoria / ou de Wellington, une faiblesse circonstancielle qu’il reniera ensuite. De plus en plus populaire, Ludwig peut prĂ©senter enfin en mai 1814, sa nouvelle version, dĂ©finitive cette fois, de son opĂ©ra Fidelio avec une ouverture affinĂ©e dite Fidelio, et non plus Leonore comme auparavant. Ludwig y cĂ©lĂšbre la force et la libertĂ©, la fidĂ©litĂ© et l’amour, incarnĂ©s par l’hĂ©roĂŻne, Leonore qui sous le travestissement de Fidelio s’est introduite dans la prison oĂč Ă©tait sĂ©questrĂ© son mari, Florestan
 PortĂ© et inspirĂ© par l’idĂ©al rĂ©volutionnaire français, Beethoven y concentre et renforce l’action de l’amour fidĂšle, indĂ©fectible, de la fraternitĂ© libre et conquĂ©rante contre toute forme de despotisme ou pouvoir arbitraire. Pourtant, l’ordre moral qu’impose Metternich alors inscrit un retour politique rĂ©trograde ; Beethoven n’aura de cesse de s’opposer Ă  cette nouvelle tyrannie qui veut museler les hommes.

En 1815, il trouve rĂ©confort et Ă©coute auprĂšs de la comtesse Marie Erdödy Ă  laquelle il dĂ©die les deux Sonates pour violoncelle et piano opus 102. En dĂ©cembre meurt son frĂšre Karl qui le dĂ©signe tuteur de son neveu Ă©galement nommĂ© Karl (ĂągĂ© de 8 ans) : Ludwig se prend d’affection pour l’enfant dont il dispute la garde exclusive avec sa mĂšre, Johanna, femme de petite vertu, dĂ©jĂ  condamnĂ©e pour adultĂšre, mais qui s’obstine Ă  vouloir garder son fils. Il s’en suit des annĂ©es de conflits, difficiles Ă  vivre pour les 3 ĂȘtres concernĂ©s. NommĂ© finalement tuteur exclusif du petit Karl, Beethoven pourtant trĂšs attachĂ©, n’aura que dĂ©boires et dĂ©ceptions envers un garçon dissimulateur et dĂ©loyal, qui pourtant a bien compris l’ampleur du gĂ©nie de son oncle compositeur. Une nouvelle Ă©pine dans la quotidien de l’aigle foudroyĂ© sur la terre.

 
 

1816 – 1817 : annĂ©es de crise
L’Immmortelle bien-aimĂ©e


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brentano-antonia-immortelle-bien-aimee-beethoven-dossier-beethoven-2020-classiquenewsL’annĂ©e 1816 est celle de l’Immortelle bien aimĂ©e, femme idĂ©ale autant que rĂ©elle, Ă  laquelle il dĂ©die une sĂ©rie de lettres et de partitions dont les 6 lieder « A la Bien-AimĂ©e lointaine » / An die ferne geliebte (dĂ©but 1816), Sonate pour piano opus 106 dite « Hammerklavier », achevĂ© en 1818
). Toute partition qui honore et cĂ©lĂšbre la divine « T », dont l’identitĂ© demeure apparemment Ă  jamais perdue mais que Beethoven adore plus que tout
 hĂ©las, l’aimĂ©e avec laquelle l’entente est idĂ©ale, n’est pas libre : Ludwig Ă©perdu souffre en solitaire. Ce pourrait ĂȘtre Antonia Brentano (dite « Tony ») qui mariĂ©e, a aimĂ© Ludwig mais ne put jamais divorcer pour lui
 Beethoven a rencontrĂ© Antonio alors qu’il frĂ©quente sa belle sƓur Bettina, muse, Ă©pouse de Arnim Brentano, qui se rĂ©vĂ©lera ĂȘtre une auteure renommĂ©e. C’est Bettina qui tente vainement un rapprochement entre Goethe et Beethoven
Autant d’insatisfaction et de frustration s’intensifient en 1816, dans une nouvelle crise existentielle avec tentations suicidaires. Le lion se rebiffe enfin, car son art et la musique lui permettent de tenir toujours. Mais s’il doute de son existence, s’il est pourtant un vrai pĂšre pour son neveu lui assurant les moyens de son Ă©ducation, Beethoven demeure un auteur cĂ©lĂ©brĂ© et estimĂ© : quand meurt son protecteur le prince Lobkowitz (15 dĂ©c 1816), ses hĂ©ritiers s’engagent Ă  verser la rente dĂ©volue au gĂ©nie du siĂšcle.
Beethoven garde des relations privilĂ©giĂ©es avec ses Ă©lĂšves, dont des femmes brillantes, pianistes chevronnĂ©es qui comprennent l’esprit de ses Ɠuvres : Marie Pachler qui sera aussi l’amie de Schubert, ou la baronne von Ertmann.

L’annĂ©e 1817 est difficile et au printemps 1818, Beethoven se remet comme aprĂšs un choc traumatique. C’est le moment oĂč il commande au facteur Streicher un nouveau piano, plus puissant, mieux adaptĂ© Ă  sa surditĂ© que ne l’était son Erard de 1804. Broadwood lui adresse de son cĂŽtĂ© son grand piano 6 octaves. La sociĂ©tĂ© Philharmonique de Londres propose une tournĂ©e de concerts et deux nouvelles symphonies. Mais Beethoven est encore trop faible pour voyager.

En 1818, Kloeber le portraiture et fixe les traits d’un sanguin, rĂȘveur, totalement habitĂ© par l’idĂ©al artistique, dont la conscience aiguĂ« relĂšve d’Ossian et du diable. Un pur esprit supĂ©rieur capable alors d’improviser au piano avec la fougue et l’imagination d’un alchimiste. Un dĂ©miurge sans pareil, comme Ă©lectriser par une nĂ©cessitĂ© intĂ©rieure, poĂ©tique et impĂ©rieuse. Dans son monde et coupĂ© du quotidien (il n’entend plus dĂ©sormais les vibrations du piano !), Beethoven adopte les fameux carnets de conversation qui nous apprennent beaucoup sur sa vie et ses relations avec les autres.
Plus que jamais inspirĂ©, Beethoven reprend le manuscrit de sa Missa Solemnis et ne cesse d’en affiner la parure et le sens musical jusqu’en 1822. L’Ɠuvre par ses dimensions, redĂ©finit depuis JS Bach et sa Messe en si, ou Haydn et sa CrĂ©ation, l’équilibre orchestre, choeur et solistes ; elle prĂ©pare la 9Ăš symphonie Ă  venir, mais cette fois, avec la profondeur et les aspirations d’un acte de foi. Plus libre que jamais, l’art beethovĂ©nien semble anticiper et deviner les frĂ©missements de l’avenir. Fin 1822, Ludwig intĂšgre dans son plan orchestral l’Ode Ă  la joie de Schiller (connue dĂšs 1792 Ă  Bonn), selon un nouveau plan symphonique qui sera achevĂ© au printemps 1824. L’ode est un hymne franc-maçon, car comme Haydn et Mozart, Beethoven adhĂšre aux idĂ©es maçonniques : le terme Freude, voulant dire LibertĂ© (Freiheit).

 

 

 

 

 

1819 – 1827 : Beethoven PromĂ©thĂ©e
LibĂ©rer les vivants jusqu’à la mort

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La Sonate opus 106 « Hammerklavier », – vĂ©ritable symphonie pour piano seul, crĂ©Ă©e dĂ©but 1819, marque cette renaissance. Plus lent dĂ©sormais, Ludwig rĂ©flĂ©chit avant chaque nouvelle piĂšce. Il n’écrit plus pour ses contemporains mais pour l’humanitĂ© Ă  venir.
Le clavier devient le miroir d’une mĂ©ditation personnelle ; et le piano, le terreau d’une conscience affinĂ©e, Ă©tendue, visionnaire.
Ainsi sont conçues comme des testaments les 3 derniĂšres Sonates, opus 109, 110 et 111 (1820 / 1822). Comme les Variations Diabelli (1819 / 1823) oĂč un air banal engendre des perspectives inĂ©dites. MĂȘme conception prophĂ©tique pour les 6 Bagatelles opus 126 (1824) au souffle impĂ©rieux lĂ  encore. AprĂšs des Ă©pisodes malheureux et assez humiliants pour Beethoven, le jugement dĂ©finitif est enfin rendu le 8 avril 1820 : Ludwig est reconnu tuteur de Karl. Johanna est dĂ©boutĂ©e.

En 1821, il est trĂšs malade, comme en 1825. Seules les 11 Bagatelles opus 119 attestent de son inspiration intacte.

Le 24 mai 1824, Beethoven propose un grand concert à Vienne comprenant des extraits de la Missa Solemnis et aussi la 9Ú et son Ode à la joie / à la liberté : la premiÚre est un triomphe ; quasi effacé lors de la reprise le lendemain, devant une salle à peine remplie.

Les derniers sursauts d’énergie permettent la rĂ©alisation de nouveaux chefs d’Ɠuvres que sont les quatuors travaillĂ©s Ă  partir de l’étĂ© 1824 et jusqu’en 1826 : les 12Ăš opus 127, 13Ăš opus130 (avec sa fugue finale, qui devient autonome, la Grande Fugue), surtout le 14Ăš opud 131 en ut diĂšse mineur qui pose la question existentielle (Muss es sein ? Le faut-il ?) et qui rĂ©pond sans rĂ©serve ni hĂ©sitation, au nom de la nĂ©cessitĂ© artistique et fraternelle : « il le faut ! / Es muss sein ! ».
Beethoven amorce le chantier de plusieurs nouvelles partitions : un oratorio sur les ElĂ©ments ; une 10Ăš symphonie
 surtout un opĂ©ra d’aprĂšs Faust de Goethe. AprĂšs deux mois d’une retraite Ă  la campagne, Beethoven rentre Ă  Vienne en dĂ©cembre 1826 : il prend froid et meurt Ă  56 ans, d’une cirrhose tuberculeuse : son dernier plaisir fut de reconnaĂźtre Ă  Vienne un autre gĂ©nie contemporain du sien, celui de
 Schubert.

Aucun autre compositeur n’a Ă  ce point exprimĂ© l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© de l’Art qui fait de l’artiste compositeur, un dĂ©miurge et un prophĂšte, annonçant l’avenir radieux, dont la musique fait entrevoir et entendre l’harmonie fraternelle Ă  venir. Beethoven est ce PromĂ©thĂ©e grĂące Ă  qui inventer et bĂątir le futur sont possibles. Ludwig avait raison : les nouvelles gĂ©nĂ©rations (et l’Europe des XXĂš et XXIĂš) lui ont donnĂ© crĂ©dit et rendu hommage. Pas un compositeur de la « grande musique » qui n’est Ă  ce point un tel succĂšs populaire, immĂ©diat, consensuel ; d’autant que sa vie est plus qu’aucun autre compositeur, parfaitement documentĂ©e. MĂȘme si des doutes persistent toujours sur l’identitĂ© de l’immortelle bien aimĂ©e. Mais c’est mieux ainsi, Ludwig ayant comme Berlioz, sacralisĂ© l’amour et l’ĂȘtre idĂ©al qui devait l’incarner.
Sur le plan artistique, Beethoven libĂšre la musique d’elle mĂȘme, comme son Ɠuvre fait Ă©couter Ă  l’homme libre, l’amour, l’harmonie fraternelle, la libertĂ© qu’il doit dĂ©fendre, pour lui-mĂȘme et pour tous les vivants.

 

 

 

 

 

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DOSSIER BEETHOVEN 2020, un portrait, clés de compréhension, discographie


 

DOSSIER
Ludwig-Van-BeethovenDOSSIER BEETHOVEN 2020 : 250 ans de la naissance de Beethoven. L’anniversaire du plus grand compositeur romantique (avec Berlioz puis Wagner Ă©videmment) sera cĂ©lĂ©brĂ© tout au long de la saison 2020. Mettant en avant le gĂ©nie de la forme symphonique, le chercheur et l’expĂ©rimentateur dans le cadre du Quatuor Ă  cordes, sans omettre la puissance de son invention, dans le genre concertant : Concerto pour piano, pour violon, lieder et sonates pour piano, seul ou en dialogue avec violon, violoncelle
 Le gĂ©nie de Ludwig van Beethoven nĂ© en 1770, mort en 1827) accompagne et Ă©blouit l’essor du premier romantisme, quand Ă  Vienne se disperse l’hĂ©ritage de Haydn (qui deviendra son maĂźtre fin 1792) et de Mozart :
http://www.classiquenews.com/dossier-beethoven-2020-les-250-ans-de-la-naissance-1770-2020/

 
FEUILLETONS 1 et 2
http://www.classiquenews.com/dossier-beethoven-2020-les-250-ans-de-la-naissance-1770-2020/

1
JEUNESSE à BONN : 1770 – 1792
Les 12 premiÚres années de la vie de Ludwig

2
Premiers accomplissement viennois (1793 – 1802)
Les méditations de Ludwig

 

 

FEUILLETON 3
beethoven-vieux-amer-dossier-beethoven-portrait-2020-annonce-concert-opera-festival-beethoven-2020-classiquenewsBEETHOVEN 2020, volet 3 : Ludwig Ă©pique (1802 – 1812) – HEILINGENSTATD, 1802 : une nouvelle naissance. FinancĂ© par l’aristocratie viennoise, Beethoven croit un moment qu’il peut prĂ©tendre rejoindre la classe supĂ©rieure ; nenni, musicien, il reste un ĂȘtre infĂ©rieur car il n’est pas noble. BientĂŽt en 1806, le prince Lichnowski qui le dotait d’une rente confortable lui enjoint de jouer pour ses invitĂ©s selon son plaisir : Beethoven se rebiffe ; il n’est pas un serviteur : fiĂšrement, aprĂšs qu’il ait Ă©tĂ© congĂ©diĂ© par son protecteur, le compositeur Ă©crit : « des nobles il y aura toujours ; mais il n’y aura jamais qu’un seul Beethoven ». Le voilĂ  comme Mozart quittant Salzbourg, en artiste crĂ©ateur misĂ©rable mais libre.
http://www.classiquenews.com/beethoven-2020-volet-3-ludwig-epique-1802-1812/

 

 

SĂ©lection cd, dvd, livres
BEETHOVEN 2020
http://www.classiquenews.com/dossier-beethoven-2020-les-250-ans-de-la-naissance-1770-2020/

Fidelio de choc Ă  Tourcoing

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, 7, 9 dĂ©c 2018. BEETHOVEN : FIDELIO. Tourcoing Ă  l’heure du romantisme allemand
 S’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Fidelio est l’unique opĂ©ra de Beethoven. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes !

 
 
 

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS

 
 
 

Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est lapaix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan.
Beethoven_Hornemann-500-carreLa version que prĂ©sente l’ALT Atelier Lyrique de Tourcoing, est celle souhaitĂ©e par Jean-Claude Malgoire (qui nous a quittĂ© en avril dernier), soit celle de 1814, en version concert, comme toujours sur instruments d’origine et avec un casting idĂ©alement choisi : les spectateurs retrouvent ainsi le tĂ©nor Donald Litaker, pour qui Florestan n’a plus vraiment de secret ! Parmi les fidĂšles interprĂštes : VĂ©ronique Gens (pour la premiĂšre fois incarnant le rĂŽle-titre), mais aussi Alain Buet (PellĂ©as et MĂ©lisande, Voyage d’hiver en novembre 2018 qui chante donc l’infĂąme et diabolique Pizzaro) et Nicolas Rivenq (Don Giovanni, TannhĂ€user : Fernando). JĂ©rĂ©my Duffau et Luigi De Donato ont Ă©galement dĂ©jĂ  Ă©tĂ© entendus sur nos planches. Chaque annĂ©e, l’ALT accueille aussi de jeunes chanteurs et pour ce chef d’Ɠuvre, c’est une Ă©lĂšve d’Alain Buet : Marie Perbost (Marcellina).

 
 
 

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FIDELIO Ă  TOURCOINGboutonreservation
TOURCOING Théùtre Municipal R. Devos
Vendredi 7 dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 9 dĂ©cembre 2018 – 15h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/fidelio/

 
 
 

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distribution :
Direction musicale : Nicolas Kruger
Scénographie : Jacky Lautem

Leonore / Fidelio : Véronique Gens, soprano
Florestan : Donald Litaker, ténor
Rocco : Luigi de Donato, basse
Marcellina: Marie Perbost, soprano
Jaquino: Jérémy Duffau, ténor
Don Pizzaro: Alain Buet, baryton-basse
Don Fernando: Nicolas Rivenq, baryton

‹ChƓur RĂ©gional des Hauts de France
La Grande Écurie et la Chambre du Roy

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L’HISTOIRE : À SĂ©ville, Leonore se travestit en Fidelio pour tenter de sauver son mari Florestan, prĂ©tendu mort, mais retenu prisonnier par Pizzaro le gouverneur de la prison et son geĂŽlier Rocco.

 
 
 

REGARD SUR FIDELIO…

Beethoven jeune 1012554_1151146791564340_4447833172979903169_nL’amour et la fidĂ©litĂ© contre la tyrannie
 Fidelio est cette femme (Leonore) travestie en homme et donc devenue Fidelio qui par amour s’infiltre dans une prison pour y libĂ©rer son mari emprisonnĂ©, laissĂ© mourant dans sa geĂŽle : Florestan. Tout l’opĂ©ra, manifeste contre la tyrannie, pour la libertĂ© universelle, prĂ©pare au grand air, monologue de Florestan, au dĂ©but de l’acte II, oĂč la victime crie comme une priĂšre dĂ©chirante, sa rĂ©volte et son destin tragique (Gott! Welch dunkel hier
).
Beethoven a tout d’abord exposĂ© les personnages : Jaquino, jeune portier de la prison Ă  SĂ©ville qui est tombĂ© amoureux de Marzelline, la fille du geĂŽlier Rocco ; mais celle ci lui prĂ©fĂšre nettement Leonore / Fidelio ; tandis que Rocco (basse) reste humain et compatissant pour la souffrance qui l’environne, Pizzaro le gouverneur a dĂ©cidĂ© d’assassiner Florestan, aprĂšs l’avoir affamĂ© dans le cachot le plus sombre et reculĂ©.
La fabuleuse ouverture (fruit de plusieurs versions qui montrent l’éloquence Ă©ruptive de l’orchestre), le quatuor vocal du I (Mir ist so wunderbar), l’air de Florestan ouvrant le II, puis le duo avec Fidelio (O namenlose Freude), avant que Rocco ne les mĂšne vers la lumiĂšre
 composent un opĂ©ra d’une puissance dramatique exceptionnelle, meilleure offrande de l’époque des LumiĂšres, au genre lyrique. La derniĂšre version de 1814 en deux actes (contrairement Ă  celle en III actes de 1805) dĂ©voile le gĂ©nie BeethovĂ©nien, aussi douĂ© Ă  l’opĂ©ra que dans l’écriture symphonique.

 
 
   
 
 

TOURCOING : nouveau FIDELIO de BEETHOVEN

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, 7, 9 dĂ©c 2018. BEETHOVEN : FIDELIO. Tourcoing Ă  l’heure du romantisme allemand
 S’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Fidelio est l’unique opĂ©ra de Beethoven. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes !

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS

Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est lapaix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan.
Beethoven_Hornemann-500-carreLa version que prĂ©sente l’ALT Atelier Lyrique de Tourcoing, est celle souhaitĂ©e par Jean-Claude Malgoire (qui nous a quittĂ© en avril dernier), soit celle de 1814, en version concert, comme toujours sur instruments d’origine et avec un casting idĂ©alement choisi : les spectateurs retrouvent ainsi le tĂ©nor Donald Litaker, pour qui Florestan n’a plus vraiment de secret ! Parmi les fidĂšles interprĂštes : VĂ©ronique Gens (pour la premiĂšre fois incarnant le rĂŽle-titre), mais aussi Alain Buet (PellĂ©as et MĂ©lisande, Voyage d’hiver en novembre 2018 qui chante donc l’infĂąme et diabolique Pizzaro) et Nicolas Rivenq (Don Giovanni, TannhĂ€user : Fernando). JĂ©rĂ©my Duffau et Luigi De Donato ont Ă©galement dĂ©jĂ  Ă©tĂ© entendus sur nos planches. Chaque annĂ©e, l’ALT accueille aussi de jeunes chanteurs et pour ce chef d’Ɠuvre, c’est une Ă©lĂšve d’Alain Buet : Marie Perbost (Marcellina).

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TOURCOING Théùtre Municipal R. Devos
Vendredi 7 dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 9 dĂ©cembre 2018 – 15h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
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distribution :
Direction musicale : Nicolas Kruger
Scénographie : Jacky Lautem

Leonore / Fidelio : Véronique Gens, soprano
Florestan : Donald Litaker, ténor
Rocco : Luigi de Donato, basse
Marcellina: Marie Perbost, soprano
Jaquino: Jérémy Duffau, ténor
Don Pizzaro: Alain Buet, baryton-basse
Don Fernando: Nicolas Rivenq, baryton

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La Grande Écurie et la Chambre du Roy

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L’HISTOIRE À SĂ©ville, Leonore se travestit en Fidelio pour tenter de sauver son mari Florestan, prĂ©tendu mort, mais retenu prisonnier par Pizzaro le gouverneur de la prison et son geĂŽlier Rocco.

TOURCOING : FIDELIO de BEETHOVEN

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, 7, 9 dĂ©c 2018. BEETHOVEN : FIDELIO. Tourcoing Ă  l’heure du romantisme allemand
 S’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Fidelio est l’unique opĂ©ra de Beethoven. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes !

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS

Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est lapaix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan.
Beethoven_Hornemann-500-carreLa version que prĂ©sente l’ALT Atelier Lyrique de Tourcoing, est celle souhaitĂ©e par Jean-Claude Malgoire (qui nous a quittĂ© en avril dernier), soit celle de 1814, en version concert, comme toujours sur instruments d’origine et avec un casting idĂ©alement choisi : les spectateurs retrouvent ainsi le tĂ©nor Donald Litaker, pour qui Florestan n’a plus vraiment de secret ! Parmi les fidĂšles interprĂštes : VĂ©ronique Gens (pour la premiĂšre fois incarnant le rĂŽle-titre), mais aussi Alain Buet (PellĂ©as et MĂ©lisande, Voyage d’hiver en novembre 2018 qui chante donc l’infĂąme et diabolique Pizzaro) et Nicolas Rivenq (Don Giovanni, TannhĂ€user : Fernando). JĂ©rĂ©my Duffau et Luigi De Donato ont Ă©galement dĂ©jĂ  Ă©tĂ© entendus sur nos planches. Chaque annĂ©e, l’ALT accueille aussi de jeunes chanteurs et pour ce chef d’Ɠuvre, c’est une Ă©lĂšve d’Alain Buet : Marie Perbost (Marcellina).

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FIDELIO Ă  TOURCOINGboutonreservation
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Vendredi 7 dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 9 dĂ©cembre 2018 – 15h30
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http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/fidelio/

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distribution :
Direction musicale : Nicolas Kruger
Scénographie : Jacky Lautem

Leonore / Fidelio : Véronique Gens, soprano
Florestan : Donald Litaker, ténor
Rocco : Luigi de Donato, basse
Marcellina: Marie Perbost, soprano
Jaquino: Jérémy Duffau, ténor
Don Pizzaro: Alain Buet, baryton-basse
Don Fernando: Nicolas Rivenq, baryton

‹ChƓur RĂ©gional des Hauts de France
La Grande Écurie et la Chambre du Roy

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L’HISTOIRE À SĂ©ville, Leonore se travestit en Fidelio pour tenter de sauver son mari Florestan, prĂ©tendu mort, mais retenu prisonnier par Pizzaro le gouverneur de la prison et son geĂŽlier Rocco.

Salzbourg. Jonas Kaufmann chante Florestan

Jonas Kaufmann, le plus grand tĂ©nor du monde !Salzbourg. Beethoven : Fidelio, les 4,7,10,13, 16, 19 aoĂ»t 2015. Alors que Cecilia Bartoli chante Norma et IphigĂ©nie, Jonas Kaufmann crĂ©e aussi l’Ă©vĂ©nement Ă  Salzbourg 2015, en incarnant un rĂŽle qui lui va comme un gant : le prisonnier Florestan, hĂ©ros moderne prĂȘt Ă  quitter l’ombre pour la lumiĂšre. Leonore, Ă©pouse de Florestan, est dĂ©terminĂ©e Ă  sauver son mari. DĂ©guisĂ©e en garçon, sous le nom de Fidelio, elle parvient Ă  s’introduire auprĂšs du geĂŽlier Rocco, Ă  gagner sa confiance et Ă  libĂ©rer Florestan, aidĂ©e par l’arrivĂ©e providentielle du ministre venu mettre fin Ă  l’arbitraire tyrannique de Don Pizarro
 Fidelio, opĂ©ra romantique, recueille les fruits solaire des LumiĂšres, soulignent la vertu d’une Ă©pouse fidĂšle et loyale prĂȘte Ă  sauver jusqu’à la mort celui qu’elle aime : telle Alceste de Gluck, c’est une figure de femme droite et dĂ©terminĂ©e que l’amour conduit jusqu’au sublime exemplaire. Livret Josef Sonnleithner et Georg Friedrich Treitschke.
Hymne Ă  l’amour triomphal, la partition de Fidelio exalte la vertu de la fidĂ©litĂ© conjugale contre la tyrannie. L’auteur illustre la constance de l’épouse, sa dĂ©termination exemplaire contre l’autoritĂ© du despote Pizzaro. Si Alceste descend aux enfers pour sauver son Ă©poux AdmĂšte, Leonore, devenue Fidelio, rejoint son Ă©poux Florestan dans la prison pour l’en libĂ©rer.  Le chef d’oeuvre lyrique de Beethoven est crĂ©Ă© dans sa version dĂ©finitive Ă  Vienne, en 1814. La partition met en lumiĂšre le long processus d’écriture dont tĂ©moigne aussi les diffĂ©rentes versions de l’ouverture notĂ©es Leonore I, II, III, selon les temps de rĂ©vision et de rĂ©Ă©criture. L’énergie et l’espĂ©rance de Beethoven sont portĂ©es Ă  leur plus haut degrĂ© d’accomplissement. Quand Beethoven compose, il Ă©crit pour la fraternitĂ© Ă  bĂątir, l’humanitĂ© Ă  sauver d’elle mĂȘme.
Un sujet Ă©difiant qui fait l’apothĂ©ose de la fidĂ©litĂ© d’une Ă©pouse.Tout d’abord inspirĂ© par le livret hĂ©roĂŻque d’Emmanuel Shikaneder, « Vestas Feuer » (Le feu de Vesta), le compositeur se dĂ©cida finalement pour la piĂšce en trois actes du secrĂ©taire du thĂ©Ăątre impĂ©rial de Vienne, Joseph Ferdinand von Sonnleithner, lui-mĂȘme s’inspirant de LĂ©onore ou l’amour conjugal du français Jean Nicolas Bouilly.‹L’histoire s’inspire d’un fait avĂ©rĂ©. Bouilly alors procureur du Tribunal rĂ©volutionnaire avait notĂ© le dĂ©vouement de la comtesse de Semblançay qui avait permis la libĂ©ration de son mari en pĂ©nĂ©trant dans la prison jacobine oĂč Ă©tait sequestrĂ© son Ă©poux, le Comte RenĂ©. Le texte de Bouilly fut ensuite portĂ© Ă  la scĂšne et mis en musique dans le style de Cherubini, par Pierre Gaveaux, au ThĂ©Ăątre Feydeau, le 19 fĂ©vrier 1798. L’heure Ă©tait au culte des hĂ©ros, du moins aux manifestations d’un idĂ©alisme exemplaire.

De 1805 Ă  1806: les deux premiĂšre versions

Fidelio de BeethovenBeethoven couche ses premiĂšre mesures fin 1803. Il faudra attendre encore deux annĂ©es avant la premiĂšre, le 20 novembre 1805. Entre temps, deux autres ouvrages lyriques furent crĂ©Ă©s sur le sujet, composĂ©s Ă  Dresde par PaĂ«r (3 octobre 1804), Ă  Padoue par Mayr (1805). Il est probable que Beethoven connut parfaitement la version de PaĂ«r. L’accueil dans une Vienne alors occupĂ©e par les français, – NapolĂ©on rĂšgne sur l’Europe-, ne fut pas des plus chaleureux. Les raisons de cette Ă©chec restent conjectures. Beethoven sourd qui avait imposĂ© sa dĂ©cision de diriger « sa Leonore », fut-il un Ă©lĂ©ment fragilisant la crĂ©ation ? L’orchestre Ă©tait-il Ă  la hauteur de ses exigences?‹Ainsi qu’il en est pour les Ɠuvres des gĂ©nies insatisfaits, Beethoven meurtri, demanda dĂšs le lendemain de la premiĂšre, Ă  Stephan von Breuning, de remanier le texte initial, de passer de trois Ă  deux actes, selon une formule efficace qui avait dĂ©jĂ  montrer ses avantages pour la Clemenza di tito de Mozart en 1791. Beethoven remanie aussi la partition, compose une nouvelle ouverture, aujourd’hui connue sous le nom d’ « ouverture Leonore III ». La premiĂšre n’ayant jamais Ă©tĂ© jouĂ©e du vivant du compositeur, c’est la seconde version qui fut abordĂ©e lors de la crĂ©ation de 1805.‹Avec l’ouverture Leonore III, son dĂ©coupage nouveau en deux actes, la nouvelle Leonore de Beethoven fut prĂ©sentĂ©e au public le 29 mars 1806. SuccĂšs immĂ©diat mais, obstacles ourdis par un destin contaire, Beethoven en brouille avec l’intendant du thĂ©Ăątre an der Wien qui affichait l’opĂ©ra, retira illico son Ɠuvre.

Version finale de 1814
Pour autant, le destin de Leonore n’était pas terminĂ©. Georg Friedrich Treitschke, sous-directeur du mĂȘme thĂ©Ăątre an der Wien en 1814, proposa Ă  Beethoven de remonter l’ouvrage. Et le compositeur de bonne volontĂ©, accepta de reprendre sa partition pour une troisiĂšme nouvelle version. “Cet opĂ©ra me vaudra la couronne des martyrs”, Ă©crit-il alors. RĂ©duction du texte de Sonnleithner, nouvelle ouverture en mi majeur, dite « Fidelio », nouvelle fin plus Ă©clatante, puisque les protagoniste chantent leur libĂ©ration non plus dans le cachot mais sur la place du chĂąteau. L’hymne Ă  la lumiĂšre y est d’autant plus explicite que Beethoven rĂ©utilise pour l’air final une mĂ©lodie tirĂ©e de sa cantate composĂ©e en 1790 pour la mort de Joseph II. Un style oratoire clame la libĂ©ration du couple, et au delĂ , la libertĂ© des hommes tournĂ©s vers l’idĂ©al des LumiĂšres.‹Si la fidĂ©litĂ© est la valeur premiĂšre cĂ©lĂ©brĂ©e dans l’Ɠuvre, il en est de mĂȘme pour la chanteuse crĂ©atrice de la premiĂšre Leonore en 1805 : Anna Midler chanta, presque dix ans plus tard, le rĂŽle-titre, lors de la recrĂ©ation de l’Ɠuvre, le 23 mai 1814. L’opĂ©ra suscita enfin un vĂ©ritable triomphe.
Ludwig van Beethoven, Fidelio (1805-1814)‹OpĂ©ra en deux actes sur un livret de Joseph Sonnleithner et Georg Friedrich Treischke d’aprĂšs le mĂ©lodrame de Jean-Nicolas Bouilly « LĂ©onore ou l’amour conjugual »

Salzbourg. Beethoven : Fidelio, les 4,7,10,13, 16, 19 août 2015. Avec Jonas Kaufmann, Pieczonka, Bezsmertna, König, Tézier. Welser-Möst, direction. Guth, mise en scÚne.

Le Fidelio de KF Vogt en direct de La Scala sur Arte

Fidelio de BeethovenArte. Beethoven : Fidelio, en direct de la Scala de Milan, dimanche 7 dĂ©cembre 2014, 20h45. Comme chaque annĂ©e pour la Saint Ambroise,  la Scala de Milan ouvre solennellement sa nouvelle saison lyrique, en dĂ©but d’hiver, cette annĂ©e point de lancement de sa programmation 2015-2016, une nouvelle production du seul opĂ©ra de Beethoven : Fidelio. CrĂ©Ă© Ă  Vienne dans sa version finale en 1814, l’ouvrage est une cĂ©lĂ©bration des plus vertus humaines, inspirĂ©es par la fidĂ©litĂ© et l’amour.  Beethoven ne fait pas que livrer un hymne dĂ©chirant pour la libertĂ© et l’amour universel … Le musicien accomplit surtout un sommet lyrique qui conclut la pĂ©riode du premier romantisme viennois portĂ© par l’esprit des LumiĂšres (depuis surtout l’oratorio de Haydn La CrĂ©ation de 1800)… Beethoven inspirĂ© par des idĂ©aux fraternels et humanistes y Ă©labore le premier opĂ©ra populaire en langue allemande accomplissant un travail amorcĂ© par Mozart avant lui dans La FlĂ»te enchantĂ©e (1791).

arte_logo_2013barenboim maestro dirige scala de milan le-maestro-israelo-argentin-daniel-barenboim-dirige-l-orchestre-philharmonique-de-vienne-le-1er-janvier-2014-a-vienne_4925007Beethoven : Fidelio. Daniel Barenboim, direction. Avec Klaus Florian Vogt (Fidelio), Anja Kampe (Leonore)
 Deborah Warner (mise en scĂšne). Outre la direction toujours exaltĂ©e et puissante de Daniel Barenboim chez Beethoven, La Scala offre au tĂ©nor wagnĂ©rien Klaus Florian Vogt une nouvelle prise de rĂŽle : chanter Florestan aprĂšs tant de Lohengrin angĂ©liques presque dĂ©sincarnĂ©s mais d’une douceur Ă©lĂ©gante saisissante, pourrait conduire le chanteur germanique Ă  une nouvelle expressivitĂ©. Plus de drame et de prĂ©sence, plus de chair moins d’air… mĂȘme si son timbre lui, restera lumineux, Ă©tincelant. De toute Ă©vidence, des qualitĂ©s Ă  suivre dans un rĂŽle oĂč l’incandescence rejoint l’ardeur la plus brĂ»lante (en particulier dans la scĂšne oĂč Florestan exprime sa solitude et sa souffrance au fond de sa cellule…)

 

 

 

Fidelio, femme amoureuse

 

fayard daniel barenboim la musique est un toutUnique opĂ©ra du symphoniste Beethoven, Fidelio est composĂ© durant prĂšs de 10 ans, du premier Ă©chec de 1805, jusqu’à la version finale de 1814. Les diffĂ©rentes versions de l’ouverture en tĂ©moignent : la genĂšse en fut longue,  difficile,  le compositeur Ă©tant probablement trĂšs investi dans l’Ă©laboration d’un opĂ©ra germanique et populaire,  un chantier laissĂ© vacant depuis La flĂ»te enchantĂ©e de Mozart (1791).  IntitulĂ©e LĂ©onore I,  II ou III, la piĂšce est devenue un morceau de choix pour tous les orchestres soucieux d’Ă©nergie, de drame mais aussi de finesse instrumentale. C est aussi prĂ©figuration du drame Ă  venir, le miroir annonciateur des points forts de l’action qui va ĂȘtre dĂ©veloppĂ©e aprĂšs le lever de rideau. Comme Wozzeck de Berg,  Fidelio s’inspire d’un fait divers rĂ©el survenu pendant la RĂ©volution française : par amour, une femme, dĂ©guisĂ©e en homme (Fidelio), infiltre la prison dans laquelle son mari est incarcĂ©rĂ©. Elle rĂ©ussit Ă  l’en libĂ©rer. Proche des valeurs morales des LumiĂšres,  le drame suit la lente et sublime avancĂ©e vers la lumiĂšre : des tĂ©nĂšbres de la geĂŽle humide et sombre oĂč est prisonnier l’aimĂ© de Fidelio, Florestan…  vers l’Ă©blouissement de la libĂ©ration finale. PortĂ© par l’amour et la fidĂ©litĂ© conjugale, l’action cĂ©lĂšbre la loyautĂ©,  une valeur d’absolu Ă  mettre Ă©videmment en parallĂšle avec l’idĂ©al dĂ©fendu dans la derniĂšre partie de sa 9Ăšme Symphonie,  qui incarne dans le choix du texte fraternel de Schiller,  un mĂȘme sentiment universel de dĂ©passement et de rĂ©alisation humaniste.  De mĂȘme,  le finale de La FlĂ»te enchantĂ©e de Mozart Ă©galement inspirĂ© par l’esprit des loges maçonniques et donc proche des valeurs des LumiĂšres,  affiche aussi un mĂȘme sentiment final d’entente civilisatrice et de rĂ©conciliation collective. L’aube d’une humanitĂ© enfin rĂ©formĂ©e.

L’intelligence de l’Ă©criture en fait une partition saisissante par sa force expressive et poĂ©tique,  brossant de trĂšs subtiles Ă©pisodes , tous dramatiquement trĂšs intense : l’univers carcĂ©ral que dĂ©couvre Leonore,  la prison sombre,  caverne inquiĂ©tante d’oĂč surgit le cri solitaire de Florestan prisonnier,  enfin le salut final, la dĂ©livrance qui efface souffrance et entraves…

Résumé, synopsis

LĂ©onore dĂ©guisĂ©e en homme s’est prĂ©sentĂ©e sous le nom de Fidelio pour se faire engager  comme aide-geĂŽlier dans la prison oĂč son mari Florestan est injustement incarcĂ©rĂ© sur l’ordre du cruel Don Pizzaro. Entre temps,  Fidelio a suscitĂ© l’amour de Marzelline, la fille du geĂŽlier. La courageuse et persĂ©vĂ©rante Ă©pouse sauve finalement son mari de la mort que lui rĂ©serve Pizzaro, ennemi politique et infĂąme manipulateur dont la traĂźtrise est enfin mise Ă  jour.

Acte 1. L’aristocrate espagnol Florestan (tĂ©nor), est incarcĂ©rĂ© sur ordre de Don Pizarro (baryton), le cruel gouverneur d’une prison d’État. Pour le libĂ©rer, sa femme LĂ©onore (soprano) se dĂ©guise en homme : elle devient Fidelio et y obtient un emploi : pour assoir sa position carcĂ©rale, Fidelio sĂ©duit la fille du geĂŽlier Rocco (basse), Marcelline (soprano). L’infĂąme Pizarro s’inquiĂ©tant de la visite imminente du ministre Don Fernando, entend supprimer tout ce qui pleut tĂ©moigner contre lui : il demande Ă  Rocco de tuer Florestan dans sa cellule. Leonore/Fidelio obtient de l’accompagner dans le cachot.

Acte 2. Dans sa cellule, s’exprime le chant solitaire et libertaire de Florestan, toujours vaillant. Mais quand Pizarro s’apprĂȘte Ă  tuer le prisonnier, Leonore s’interpose et se dresse contre le barbare. Les trompettes annoncent l’arrivĂ©e du ministre Fernando dans la prison pour son inspection. En un geste de clĂ©mence empruntĂ© Ă  l’opĂ©ra seria fixĂ© par MĂ©tastase, Beethoven Ă©crit un final choral qui chante la libertĂ© partagĂ©e et fraternelle : Fernando libĂšre Florestan et tous les prisonniers, punit Pizarro.

 

Fidelio de Beethoven

BEETHIVEN-home-radio-290-400France Musique, ce soir: Fidelio de Beethoven, mardi 29 juillet 2014, 20h. EnregistrĂ© au TCE Ă  Paris en juin 2014, voici un Fidelio rugueux et frĂ©nĂ©tique sur instruments d’époque, dirigĂ© par JĂ©rĂ©mie Rhorer. Hymne Ă  l’amour triomphal, la partition de Fidelio exalte la vertu de la fidĂ©litĂ© conjugale contre la tyrannie. L’auteur illustre la constance de l’épouse, sa dĂ©termination exemplaire contre l’autoritĂ© du despote Pizzaro. Si Alceste descend aux enfers pour sauver son Ă©poux AdmĂšte, Leonore, devenue Fidelio, rejoint son Ă©poux Florestan dans la prison pour l’en libĂ©rer.  Le chef d’oeuvre lyrique de Beethoven est crĂ©Ă© dans sa version dĂ©finitive Ă  Vienne, en 1814. La partition met en lumiĂšre le long processus d’écriture dont tĂ©moigne aussi les diffĂ©rentes versions de l’ouverture notĂ©es Leonore I, II, III, selon les temps de rĂ©vision et de rĂ©Ă©criture. L’énergie et l’espĂ©rance de Beethoven sont portĂ©es Ă  leur plus haut degrĂ© d’accomplissement. Quand Beethoven compose, il Ă©crit pour la fraternitĂ© Ă  bĂątir, l’humanitĂ© Ă  sauver d’elle mĂȘme
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logo_francemusiqueFrance Musique. Fidelio de Beethoven, mardi 29 juillet 2014, 20h. Enregistrement rĂ©alisĂ© en juin 2014 au TCE. Malin Byström, LĂ©onore. Joseph Kaiser, Florestan. Sophie KarthaĂŒser, Marzeline. Andrew Foster Williams, Don Pizarro
 Les ElĂ©ments, Le Cercle de l’Harmonie. JĂ©rĂ©mie Rhorer, direction.

 

Fidelio de Beethoven

BEETHIVEN-home-radio-290-400France Musique. Fidelio de Beethoven, mardi 29 juillet 2014, 20h. EnregistrĂ© au TCE Ă  Paris en juin 2014, voici un Fidelio rugueux et frĂ©nĂ©tique sur instruments d’Ă©poque, dirigĂ© par JĂ©rĂ©mie Rhorer. Hymne Ă  l’amour triomphal, la partition de Fidelio exalte la vertu de la
fidĂ©litĂ© conjugale contre la tyrannie. L’auteur illustre la constance de l’Ă©pouse, sa dĂ©termination exemplaire contre l’autoritĂ© du despote Pizzaro. Si Alceste descend aux enfers pour sauver son Ă©poux AdmĂšte, Leonore, devenue Fidelio, rejoint son Ă©poux Florestan dans la prison pour l’en libĂ©rer.  Le chef d’oeuvre lyrique de Beethoven est crĂ©Ă© dans sa version dĂ©finitive Ă  Vienne, en 1814. La partition met en lumiĂšre le long processus d’Ă©criture dont tĂ©moigne aussi les diffĂ©rentes versions de l’ouverture notĂ©es Leonore I, II, III, selon les temps de rĂ©vision et de rĂ©Ă©criture. L’Ă©nergie et l’espĂ©rance de Beethoven sont portĂ©es Ă  leur plus haut degrĂ© d’accomplissement. Quand Beethoven compose, il Ă©crit pour la fraternitĂ© Ă  bĂątir, l’humanitĂ© Ă  sauver d’elle mĂȘme…

LĂ©onore ou l’amour conjugal

A 32 ans, Beethoven commence l’écriture de son seul opĂ©ra, « Fidelio ou l’amour conjugal ». Sujet Ă©difiant qui fait l’apothĂ©ose de la fidĂ©litĂ© d’une Ă©pouse.Tout d’abord inspirĂ© par le livret hĂ©roĂŻque d’Emmanuel Shikaneder, « Vestas Feuer » (Le feu de Vesta), le compositeur se dĂ©cida finalement pour la piĂšce en trois actes du secrĂ©taire du thĂ©Ăątre impĂ©rial de Vienne, Joseph Ferdinand von Sonnleithner, lui-mĂȘme s’inspirant de LĂ©onore ou l’amour conjugal du français Jean Nicolas Bouilly. L’histoire s’inspire d’un fait avĂ©rĂ©. Bouilly alors procureur du Tribunal rĂ©volutionnaire avait notĂ© le dĂ©vouement de la comtesse de Semblançay qui avait permis la libĂ©ration de son mari en pĂ©nĂ©trant dans la prison jacobine oĂč Ă©tait sequestrĂ© son Ă©poux, le Comte RenĂ©. Le texte de Bouilly fut ensuite portĂ© Ă  la scĂšne et mis en musique dans le style de Cherubini, par Pierre Gaveaux, au ThĂ©Ăątre Feydeau, le 19 fĂ©vrier 1798. L’heure Ă©tait au culte des hĂ©ros, du moins aux manifestations d’un idĂ©alisme exemplaire.

De 1805 Ă  1806: les deux premiĂšre versions

Beethoven couche ses premiĂšre mesures fin 1803. Il faudra attendre encore deux annĂ©es avant la premiĂšre, le 20 novembre 1805. Entre temps, deux autres ouvrages lyriques furent crĂ©Ă©s sur le sujet, composĂ©s Ă  Dresde par PaĂ«r (3 octobre 1804), Ă  Padoue par Mayr (1805). Il est probable que Beethoven connut parfaitement la version de PaĂ«r. L’accueil dans une Vienne alors occupĂ©e par les français, – NapolĂ©on rĂšgne sur l’Europe-,
ne fut pas des plus chaleureux. Les raisons de cette Ă©chec restent conjectures. Beethoven sourd qui avait imposĂ© sa dĂ©cision de diriger « sa Leonore », fut-il un Ă©lĂ©ment fragilisant la crĂ©ation ? L’orchestre Ă©tait-il Ă  la hauteur de ses exigences?
Ainsi qu’il en est pour les Ɠuvres des gĂ©nies insatisfaits, Beethoven meurtri, demanda dĂšs le lendemain de la premiĂšre, Ă  Stephan von Breuning, de remanier le texte initial, de passer de trois Ă  deux actes, selon une formule efficace qui avait dĂ©jĂ  montrer ses avantages pour la Clemenza di tito de Mozart en 1791. Beethoven remanie aussi la partition, compose une nouvelle ouverture, aujourd’hui connue sous le nom d’ « ouverture Leonore III ». La premiĂšre n’ayant jamais Ă©tĂ© jouĂ©e du vivant du compositeur, c’est la seconde version qui fut abordĂ©e lors de la crĂ©ation de 1805.
Avec l’ouverture Leonore III, son dĂ©coupage nouveau en deux actes, la nouvelle Leonore de Beethoven fut prĂ©sentĂ©e au public le 29 mars 1806. SuccĂšs immĂ©diat mais, obstacles ourdis par un destin contaire, Beethoven en brouille avec l’intendant du thĂ©Ăątre an der Wien qui affichait l’opĂ©ra, retira illico son Ɠuvre.

Version finale de 1814

Pour autant, le destin de Leonore n’était pas terminĂ©. Georg Friedrich Treitschke, sous-directeur du mĂȘme thĂ©Ăątre an der Wien en 1814, proposa Ă  Beethoven de remonter l’ouvrage. Et le compositeur de bonne volontĂ©, accepta de reprendre sa partition pour une troisiĂšme nouvelle version. “Cet opĂ©ra me vaudra la couronne des martyrs”, Ă©crit-il alors. RĂ©duction du texte de Sonnleithner, nouvelle ouverture en mi majeur, dite « Fidelio », nouvelle fin plus Ă©clatante, puisque les protagonistes chantent leur libĂ©ration non plus dans le cachot mais sur la place du chĂąteau. L’hymne Ă  la lumiĂšre y est d’autant plus explicite que Beethoven rĂ©utilise pour l’air final une mĂ©lodie tirĂ©e de sa cantate composĂ©e en 1790 pour la mort de Joseph II. Un style oratoire clame la libĂ©ration du couple, et au delĂ , la libertĂ© des hommes tournĂ©s vers l’idĂ©al des LumiĂšres. Si la fidĂ©litĂ© est la valeur premiĂšre cĂ©lĂ©brĂ©e dans l’Ɠuvre, il en est
de mĂȘme pour la chanteuse crĂ©atrice de la premiĂšre Leonore en 1805 : Anna Midler chanta, presque dix ans plus tard, le rĂŽle-titre, lors de la recrĂ©ation de l’Ɠuvre, le 23 mai 1814. L’opĂ©ra suscita enfin un vĂ©ritable triomphe.

Ludwig van Beethoven, Fidelio (1805-1814)
Opéra en deux actes sur un livret de Joseph Sonnleithner et Georg
Friedrich Treischke d’aprĂšs le mĂ©lodrame de Jean-Nicolas Bouilly «
LĂ©onore ou l’amour conjugual »

 

 

logo_francemusiqueFrance Musique. Fidelio de Beethoven, mardi 29 juillet 2014, 20h. Enregistrement rĂ©alisĂ© en juin 2014 au TCE. Malin Byström, LĂ©onore. Joseph Kaiser, Florestan. Sophie KarthaĂŒser, Marzeline. Andrew Foster Williams, Don Pizarro… Les ElĂ©ments, Le Cercle de l’Harmonie. JĂ©rĂ©mie Rhorer, direction.

 

 

Fidelio en direct de liÚge sur internet, ce soir jeudi 6 février 2014 à 20 h

ORW_beethoven_fidelio_live_webEn direct sur internet, ce soir : Fidelio de Beethoven, le 6 fĂ©vrier 2014, 20h. Live web en direct de l’ORW Ă  LiĂšge. Depuis plusieurs annĂ©es, l’OpĂ©ra royal de Wallonie se met au diapason du numĂ©rique en offrant en accĂšs libre, l’accĂšs en direct de nombreuses productions de la saison lyrique en cours. Jeudi 6 fĂ©vrier 2014, en direct de l’OpĂ©ra royal de Wallonie Ă  LiĂšge, pleins feux sur Fidelio de Beethoven dĂšs 20h, sur le site de l’OpĂ©ra royal de Wallonie. En lire +, lire notre prĂ©sentation complĂšte

 

 

Fidelio en direct sur internet depuis l’OpĂ©ra Royal de Wallonie Ă  LiĂšge

 

ORW_liege_logo_tete_201_fond_violetFidelio de Beethoven, Direct live le 6 février 2014
Paolo Arrivabeni, direction
Mario Martone, mise en scĂšne
Jennifer Wilson (Leonore), Zoran Todorovitch (Florestan), Franz Hawlata (Rocco), Conzia Forte (Marzelline)

A l’affiche du 31 janvier au 11 fĂ©vrier 2014

 

fidelio_liege OpĂ©ra royal de Wallonie, Fidelio en direct sur internetL’amour d’une femme. L’action se situe en Espagne, dans une prison prĂšs de SĂ©ville Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle. Florestan a Ă©tĂ© jetĂ© en prison par le gouverneur Don Pizarro, dont il avait dĂ©noncĂ© les agissements illĂ©gaux. Leonore, Ă©pouse de Florestan, est dĂ©terminĂ©e Ă  sauver son mari. DĂ©guisĂ©e en garçon, sous le nom de Fidelio, elle parvient Ă  s’introduire auprĂšs du geĂŽlier Rocco, Ă  gagner sa confiance et Ă  libĂ©rer Florestan, aidĂ©e par l’arrivĂ©e providentielle du ministre venu mettre fin Ă  l’arbitraire tyrannique de Don Pizarro
 Fidelio, opĂ©ra romantique, recueille les fruits solaire des LumiĂšres, soulignent la vertu d’une Ă©pouse fidĂšle et loyale prĂȘte Ă  sauver jusqu’à la mort celui qu’elle aime : telle Alceste de Gluck, c’est une figure de femme droite et dĂ©terminĂ©e que l’amour conduit jusqu’au sublime exemplaire. Livret Josef Sonnleithner et Georg Friedrich Treitschke.
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Chaque sĂ©ance dĂ©bute Ă  20h, accessible depuis le site de l’OpĂ©ra royal de Wallonie.
Les Live Web de l’OpĂ©ra royal de Wallonie, consultez la page dĂ©diĂ© ” web & tv ” sur le site de l’OpĂ©ra royal de Wallonie ORW Ă  LiĂšge

 

En direct sur internet : Fidelio de Beethoven, jeudi 6 février 2014, 20h

ORW_beethoven_fidelio_live_webEn direct sur internet : Fidelio de Beethoven, le 6 fĂ©vrier 2014, 20h. Live web en direct de l’ORW Ă  LiĂšge. Depuis plusieurs annĂ©es, l’OpĂ©ra royal de Wallonie se met au diapason du numĂ©rique en offrant en accĂšs libre, l’accĂšs en direct de nombreuses productions de la saison lyrique en cours. Jeudi 6 fĂ©vrier 2014, en direct de l’OpĂ©ra royal de Wallonie Ă  LiĂšge, pleins feux sur Fidelio de Beethoven dĂšs 20h, sur le site de l’OpĂ©ra royal de Wallonie. En lire +, lire notre prĂ©sentation complĂšte

 

 

Fidelio en direct sur internet depuis l’OpĂ©ra Royal de Wallonie Ă  LiĂšge

 

ORW_liege_logo_tete_201_fond_violetFidelio de Beethoven, Direct live le 6 février 2014
Paolo Arrivabeni, direction
Mario Martone, mise en scĂšne
Jennifer Wilson (Leonore), Zoran Todorovitch (Florestan), Franz Hawlata (Rocco), Conzia Forte (Marzelline)

A l’affiche du 31 janvier au 11 fĂ©vrier 2014

 

fidelio_liege OpĂ©ra royal de Wallonie, Fidelio en direct sur internetL’amour d’une femme. L’action se situe en Espagne, dans une prison prĂšs de SĂ©ville Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle. Florestan a Ă©tĂ© jetĂ© en prison par le gouverneur Don Pizarro, dont il avait dĂ©noncĂ© les agissements illĂ©gaux. Leonore, Ă©pouse de Florestan, est dĂ©terminĂ©e Ă  sauver son mari. DĂ©guisĂ©e en garçon, sous le nom de Fidelio, elle parvient Ă  s’introduire auprĂšs du geĂŽlier Rocco, Ă  gagner sa confiance et Ă  libĂ©rer Florestan, aidĂ©e par l’arrivĂ©e providentielle du ministre venu mettre fin Ă  l’arbitraire tyrannique de Don Pizarro
 Fidelio, opĂ©ra romantique, recueille les fruits solaire des LumiĂšres, soulignent la vertu d’une Ă©pouse fidĂšle et loyale prĂȘte Ă  sauver jusqu’à la mort celui qu’elle aime : telle Alceste de Gluck, c’est une figure de femme droite et dĂ©terminĂ©e que l’amour conduit jusqu’au sublime exemplaire. Livret Josef Sonnleithner et Georg Friedrich Treitschke.
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Chaque sĂ©ance dĂ©bute Ă  20h, accessible depuis le site de l’OpĂ©ra royal de Wallonie.
Les Live Web de l’OpĂ©ra royal de Wallonie, consultez la page dĂ©diĂ© ” web & tv ” sur le site de l’OpĂ©ra royal de Wallonie ORW Ă  LiĂšge

 

Internet. Opéra royal de Wallonie : Fidelio en direct, le 6 février 2014, 20h

ORW_liege_logo_tete_201_fond_violetLive web. Fidelio en direct de l’ORW Ă  LiĂšge, le 6 fĂ©vrier 2014, 20h. Depuis plusieurs annĂ©es, l’OpĂ©ra royal de Wallonie se met au diapason du numĂ©rique en offrant en accĂšs libre, l’accĂšs en direct de nombreuses productions de la saison lyrique en cours. Jeudi 6 fĂ©vrier 2014, en direct de l’OpĂ©ra royal de Wallonie Ă  LiĂšge, pleins feux sur Fidelio de Beethoven dĂšs 20h, sur le site de l’OpĂ©ra royal de Wallonie. En lire +, lire notre prĂ©sentation complĂšte

 

 

Fidelio en direct sur internet depuis l’OpĂ©ra Royal de Wallonie  Ă  LiĂšge

 

ORW_liege_logo_tete_201_fond_violetFidelio de Beethoven, Direct live le 6 février 2014
Paolo Arrivabeni, direction
Mario Martone, mise en scĂšne
Jennifer Wilson (Leonore), Zoran Todorovitch (Florestan), Franz Hawlata (Rocco), Conzia Forte (Marzelline)

A l’affiche du 31 janvier au 11 fĂ©vrier 2014

 

L’amour d’une femme. L’action se situe en Espagne, dans une prison prĂšs de SĂ©ville Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle. Florestan a Ă©tĂ© jetĂ© en prison par le gouverneur Don Pizarro, dont il avait dĂ©noncĂ© les agissements illĂ©gaux. Leonore, Ă©pouse de Florestan, est dĂ©terminĂ©e Ă  sauver son mari. DĂ©guisĂ©e en garçon, sous le nom de Fidelio, elle parvient Ă  s’introduire auprĂšs du geĂŽlier Rocco, Ă  gagner sa confiance et Ă  libĂ©rer Florestan, aidĂ©e par l’arrivĂ©e providentielle du ministre venu mettre fin Ă  l’arbitraire tyrannique de Don Pizarro
 Fidelio, opĂ©ra romantique, recueille les fruits solaire des LumiĂšres, soulignent la vertu d’une Ă©pouse fidĂšle et loyale prĂȘte Ă  sauver jusqu’à la mort celui qu’elle aime : telle Alceste de Gluck, c’est une figure de femme droite et dĂ©terminĂ©e que l’amour conduit jusqu’au sublime exemplaire. Livret Josef Sonnleithner et Georg Friedrich Treitschke.
En lire +, lire notre présentation complÚte

 

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Chaque sĂ©ance dĂ©bute Ă  20h, accessible depuis le site de l’OpĂ©ra royal de Wallonie.
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