EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

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dépêches

  • POITIERS arie van beek maestro chef -concert-TAP-connesson-schumann-haendel-van-Beek-annonce-concert-opera-classiquenews

    POITIERS, TAP, le 7 mai 2019. Haendel, Connesson, Schumann. Le concert de Poitiers ambitionne un programme original qui fait dialoguer le Baroque de Haendel, son Ă©cho contemporain conçu par Guillaume Connesson, et un pilier du rĂ©pertoire symphonique romantique, signĂ© Schumann… Le concerto grosso, forme orchestrale concertante, Ă©tait au XVIIIè siècle un concerto pour plusieurs instruments : l’écriture fait alterner le petiti orchestre (ripieno) avec l’ensemble (tutti). Le feu, le rythme, les contrastes dĂ©veloppent un pur esprit du mouvement et du dialogue. Le chef Arie van Beek (qui a assurĂ© la crĂ©ation de nombreuses partitions contemporaines signĂ©es Kaija Saariaho, Aulis Sallinen,…

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    QUÉBEC (Canada). FESTIVAL CLASSICA 2019 : BERLIOZ, OFFENBACH, ROUSSEL et les BEE GEES. Du 24 mai au 16 juin 2019 (9ème édition). C’est le premier grand festival de musique classique au Québec, éclectique, fédérateur, populaire, au sens le plus noble du terme, le Festival CLASSICA depuis le cœur de la ville de Saint-Lambert, au sud de Montréal, n’en finit pas de croître et convaincre les publics, proposant une diversité de spectacles dans plusieurs cités québécoises tout au long du Saint-Laurent.
     
     

     
     
     

     
     
     
    Le cocktail est enchanteur : Ă  Saint-Lambert, s’étendre au cĹ“ur du bourg,…

  • fernando-SOR-philippe-Mouratoglou-guitare-cd-critique-classiquenews-musique-classique-guitare-classique-critique-cd-classiquenews-cd-vision-fugitive-Visuel-FERNANDO-SOR-HD---copie

    TEASER VIDEO : Philippe MOURATOGLOU joue FERNANDO SOR (1 cd Vision Fugitive) - CD Ă©vĂ©nement, annonce. FERNANDO SOR par Philippe Mouratoglou, guitare solo (1 cd Vision Fugitive). Parution Ă©vĂ©nement (ce 26 avril 2019), le nouvel album ciselĂ©, enchanteur, personnel et original dĂ©diĂ© par le guitariste Philippe Mouratoglou à l’œuvre si singulière du compositeur barcelonais nĂ© en 1778, Fernando SOR. L’écriture y exprime le chemin tracĂ© par un auteur indĂ©pendant, d’une force de caractère et de dĂ©passement admirable, qui ose Ă  l’époque de l’Europe napolĂ©onienne (et de Goya), rĂ©Ă©crire la langue pour guitare. A la chute de l’Empereur (juin 1813), Sor…

  • HERMANN livres critique annonce francois le roux romain raynaldy livre critique annonce clic de classiquenews l-opera-francais-une-question-de-style

    LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. L’OpĂ©ra français : une question de style / De l’interprĂ©tation lyrique par LE ROUX François, RAYNALDY Romain (Hermann, Musique). Baryton diseur, d’une intelligibilitĂ© exemplaire, chanteur accompli c’est Ă  dire acteur fin et habitĂ©, François Le Roux tĂ©moigne de l’intĂ©rieur : 25 opĂ©ras français qu’il a interprĂ©tĂ©s, trouvent ici un commentaire, une analyse, un regard pertinent qui s’appuie sur l’expĂ©rience. Après Le chant intime (2004), le baryton français exprime sa passion d’un certain opĂ©ra, celui sublimĂ© quand le style est dĂ©fendu, juste, naturel, pertinent (selon une prosodie naturelle). Il pose la question : comment chanter l’opĂ©ra français ?…

  • fernando-SOR-philippe-Mouratoglou-guitare-cd-critique-classiquenews-musique-classique-guitare-classique-critique-cd-classiquenews-cd-vision-fugitive-Visuel-FERNANDO-SOR-HD---copie

    CD événement, annonce. FERNANDO SOR par Philippe Mouratoglou, guitare solo (1 cd Vision Fugitive). Parution événement (ce 26 avril 2019), le nouvel album ciselé, enchanteur, personnel et original dédié par le guitariste Philippe Mouratoglou à l’œuvre si singulière du compositeur barcelonais né en 1778, Fernando SOR. L’écriture y exprime le chemin tracé par un auteur indépendant, d’une force de caractère et de dépassement admirable, qui ose à l’époque de l’Europe napoléonienne (et de Goya), réécrire la langue pour guitare. A la chute de l’Empereur (juin 1813), Sor doit fuir l’Espagne et rejoint Paris.
    Le guitariste Philippe Mouratoglou mesure les dĂ©fis…

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  • FRANCE MUSIQUE, Dim 14 avril 2019, 20h. TCHAIKOVSKI : L’Enchanteresse. Les dĂ©couvertes d’œuvres rares de compositeurs pourtant archiconnus sont elles aussi exceptionnelles et cette Enchanteresse de l’auteur de Casse Noisette, Eugène OnĂ©guine (1879), La Dame de pique (1890), demeure une rĂ©vĂ©lation majeure de ces dernières semaines. ReprĂ©sentĂ© en mars 2019 Ă  l’OpĂ©ra de Lyon, l’opĂ©ra de Piotr Illiytch en 4 actes, est inspirĂ© de la pièce Ă©ponyme de Ippolit Chpajinski
    L’exceptionnel ouvrage L’Enchanteresse (1887) reste Ă©trangement mĂ©connu ; c’est le 9è opĂ©ra de TchaĂŻkovski, composĂ© juste avant sa Cinquième Symphonie. n’est plus jouĂ© aujourd’hui. A torts. Anvers l’avait rĂ©cemment mis…

  • FRANCE, MUSIQUE, Dim 14 avril 2019, 16h. FAUST-SYMPHONIE, LISZT. La Tribune des critiques de disque questionne l’œuvre clĂ© de Franz Liszt, composĂ©e en 1854 Ă  43 ans. Le virtuose au piano impose son gĂ©nie de la couleur et de la construction orchestrale dans cet ample poème symphonique avec tĂ©nor, crĂ©Ă© Ă  Weimar en 1857, structurĂ© en 3 portraits psychologiques qui campent dĂ©sirs et agissements des 3 protagonistes du mythe crĂ©Ă© par Goethe : Faust, Marguerite, MĂ©phistophĂ©lès.
     
     
     
    Les 3 visages d’un mythe / Faust en triptyque
    Liszt : l’orchestre psychologique
     
     
     

     
     
     
    Un point…


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  • ARTE, Sam 27 avril 2019, 20:50 : TOUTANKHAMON, documentaire inĂ©dit. Toute la vĂ©ritĂ© sur les conditions de la dĂ©couverte en novembre 1922 de la tombe quasi intacte du jeune souverain Ă©gyptien du Nouvel Empire (XVIIIè dynastie) : Toutankhamon. Personne jusqu’alors n’avait supposĂ© l’emplacement de sa sĂ©pulture dans un site que l’on croyait avoir sondĂ© : la VallĂ©e des Rois.
    Inconnu, non documentĂ© jusqu’à sa dĂ©couverte, le roi de l’Ancien Egypte ressuscite ainsi grâce aux objets en or de sa sĂ©pulture, retrouvĂ© presque par hasard par l’égyptologue Howard Carter (financĂ© par Lord Carnavon).  On sait depuis quelques dĂ©cennies, grâce aux dernières…

  • ARTE, jeudi 11 avril 2019, 5h. SIBELIUS : Symphonie n°1. Concert symphonique enregistrĂ© en 2015, l’annĂ©e des 150 ans de Jean Sibelius (1865-1957), le plus grand compositeur symphonique en Europe, dans la première moitiĂ© du XXè, avec Ravel et Debussy, R Strauss et Mahler.
    L’opus 39 de Sibelius est l’oeuvre d’un jeune compositeur de 34 ans qui achève son premier opus symphonique dĂ©but 1899, suscitant une admiration telle qu’il obtient une rente de l’état finnois Ă  vie. Heureux crĂ©ateur, reconnu pour son talent… DĂ©jĂ  dans la forme classique de ce premier coup de gĂ©nie, s’affirment des ruptures de ton, des…


    concerts et opéras

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  • POITIERS, TAP, le 7 mai 2019. Haendel, Connesson, Schumann. Le concert de Poitiers ambitionne un programme original qui fait dialoguer le Baroque de Haendel, son Ă©cho contemporain conçu par Guillaume Connesson, et un pilier du rĂ©pertoire symphonique romantique, signĂ© Schumann… Le concerto grosso, forme orchestrale concertante, Ă©tait au XVIIIè siècle un concerto pour plusieurs instruments : l’écriture fait alterner le petiti orchestre (ripieno) avec l’ensemble (tutti). Le feu, le rythme, les contrastes dĂ©veloppent un pur esprit du mouvement et du dialogue. Le chef Arie van Beek (qui a assurĂ© la crĂ©ation de nombreuses partitions contemporaines signĂ©es Kaija Saariaho, Aulis Sallinen,…

  • TOURS, OpĂ©ra. Les 4, 5 mai 2019. BERLIOZ : Symphonie Fantastique. Samuel Jean dirige les musiciens de l’Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours, cĂ©lĂ©brant l’anniversaire Berlioz en 2019, son gĂ©nie orchestral, sa stature d’architecte capable par les seuls instruments, de composer ainsi un drame passionnel, amour tragique et maudit (le hĂ©ros songe Ă  la belle inaccessible, qu’elle s’appelle dans la vraie vie d’Hector, Estelle, OphĂ©lie, Harriet…), et visions surnaturelles et orgiaques dont les grimaces et les soubresauts emportent toute la partition dans son dĂ©nouement spectaculaire et littĂ©ralement fantastique.
    C’est le manifeste de tout un courant d’idĂ©es, un premier aboutissement de…

  • ORLÉANS, ORCHESTRE SYMPHONIQUE, les 27, 28 avril 2019. Sonnerie d’OrlĂ©ans. Nouvelle session orchestrale Ă  OrlĂ©ans : l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans poursuit sa riche saison 2018 – 2019 sur le thèmes des sonneries. Les cuivres en fanfare sont Ă  l’honneur, indiquant l’esprit de cĂ©lĂ©bration et le goĂ»t de l’ampleur, mais aussi la recherche de timbre, de spatialisation et de couleurs. C’est au regard de la diversitĂ© des Ă©critures et du caractère de chaque pièce, un dĂ©fi pour l’orchestre, passant de l’opulence assumĂ©e du jeune Richard Strauss (Fanfare et Suite en si bĂ©mol majeur), Ă  la mĂ©trique si complexe d’un Stravinsky (Symphonies), aux…

  • SAINT-ETIENNE, OpĂ©ra. Isoaurd : Cendrillon : 3, 5 mai 2019. Après Dante, recrĂ©ation majeure de 2019, qui ressuscite le gĂ©nie oubliĂ©, mĂ©sestimĂ© du compositeur romantique Benjamin Godard, rĂ©cemment remis Ă  l’honneur, voici une autre pĂ©pite lyrique que dĂ©voile l’OpĂ©ra de Saint-Etienne : Cendrillon du Français romantique mort en 1818, Ă  44 ans, NICOLAS ISOUARD (1773 – 1818). On lui doit un Barbier de SĂ©ville dès 1796 (d’après Beaumarchais) dont la verve et le raffinement mĂ©lodique marquera Rossini : formĂ© Ă  Malte et Ă  Naples, Isouard est un auteur qui maĂ®trise la virtuositĂ© vocale alliĂ© Ă  un sens rĂ©el du drame.…

  • LEVALLOIS-P. OPERA FUOCO, le 11 mai 2019 : KORNGOLD : Die Stumme Serenade, crĂ©ation française. Opera Fuoco / David Stern confirme son geste convaincant, dĂ©fricheur dans l’exhumation de purs joyaux lyriques. Une source de dĂ©couverte pour le public, un moyen concret de professionnalisation pour la troupe de jeunes tempĂ©raments coachĂ©s par David Stern, et prĂŞts Ă  relever les dĂ©fis de nouveaux ouvrages. Chanter, jouer, surtout articuler un texte : voilĂ  les ressorts d’une rĂ©ussite musicale que CLASSIQUENEWS a peu Ă  peu suivi et distinguĂ©. La compagnie OPERA FUOCO est une Ă©quipe de chanteurs et aussi un orchestre (sur instruments anciens)…

  • ORLÉANS, ORCHESTRE SYMPHONIQUE, les 27, 28 avril 2019. Sonnerie d’OrlĂ©ans. Nouvelle session orchestrale Ă  OrlĂ©ans : l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans poursuit sa riche saison 2018 – 2019 sur le thèmes des sonneries. Les cuivres en fanfare sont Ă  l’honneur, indiquant l’esprit de cĂ©lĂ©bration et le goĂ»t de l’ampleur, mais aussi la recherche de timbre, de spatialisation et de couleurs. C’est au regard de la diversitĂ© des Ă©critures et du caractère de chaque pièce, un dĂ©fi pour l’orchestre, passant de l’opulence assumĂ©e du jeune Richard Strauss (Fanfare et Suite en si bĂ©mol majeur), Ă  la mĂ©trique si complexe d’un Stravinsky (Symphonies), aux…

  • PARIS, Cortot. Le 5 avril 2019 : A ROUSSEL. ConfĂ©rence et concert pour commĂ©morer les 150 ans d’Albert Roussel, compositeur aussi gĂ©nial que tristement mĂ©connu… ConfĂ©rence par le spĂ©cialiste français de Roussel, Damien TOP Ă  18h, puis concert rĂ©vĂ©lant une raretĂ© symphonique par les musiciens de l’école normale de musique sous la direction d’un autre Rousselien de la première heure, Daniel Kawka… 2019 marque le 150è anniversaire de la naissance du compositeur français nĂ© Ă  Tourcoing en 1869. Sa sensibilitĂ© instrumentale rejoint Berlioz, Ravel et Debussy ; son imagination les plus grands auteurs français.
    Pour preuve, ses ballets, symphonies (4),…

  • LILLE, le 3 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Alexandre Bloch pilote l’orchestre National de Lille, son orchestre puisqu’il en est le directeur musical, dans une Ă©popĂ©e Ă  risques, mais spectaculaire et singulière : les 9 symphonies de Gustav Mahler, architecte visionnaire dont le souffle, le goĂ»t des timbres, et le sens des Ă©tagements s’avèrent sous la baguette du maestro… passionnants Ă  suivre. Jusqu’en juin 2019, le premier objectif est de jouer les 5 premières symphonies. Un marathon qui expose les musiciens Ă  de multiples dĂ©fis. Après les Symphonies 1 et 2, voici venir les 3 et 4 avril prochains,…

  • POITIERS, TAP, le 7 mai 2019. Haendel, Connesson, Schumann. Le concert de Poitiers ambitionne un programme original qui fait dialoguer le Baroque de Haendel, son Ă©cho contemporain conçu par Guillaume Connesson, et un pilier du rĂ©pertoire symphonique romantique, signĂ© Schumann… Le concerto grosso, forme orchestrale concertante, Ă©tait au XVIIIè siècle un concerto pour plusieurs instruments : l’écriture fait alterner le petiti orchestre (ripieno) avec l’ensemble (tutti). Le feu, le rythme, les contrastes dĂ©veloppent un pur esprit du mouvement et du dialogue. Le chef Arie van Beek (qui a assurĂ© la crĂ©ation de nombreuses partitions contemporaines signĂ©es Kaija Saariaho, Aulis Sallinen,…

  • POITIERS, TAP. 1er avril 2019 : BACH, Passion selon St Jean. Parmi les grandes Ĺ“uvres religieuses de Johann Sebastian Bach, la Passion selon Saint Jean reste la plus introspective, celle qui parle et s’adresse directement Ă  l’auditeur, croyant ou non. L’Évangile selon Saint Jean Ă©voque les mortels impuissants dĂ©munis que des Ă©vĂ©nements extraordinaires et troublants dĂ©passent. Bach compose un tableau dramatique très humain aux figures marquantes dont JĂ©sus le sacrifiĂ© et le Sauveur, Pierre le traĂ®tre qui se repend, Pilate et, omniprĂ©sentes, les foules versatiles et hostiles (turba), en quĂŞte de salut, en rpoie au dĂ©sespoir… En Suisse, Stephan MacLeod…

  • TOURCOING, Atelier Lyrique : 17 – 21 mai 2019. ROSSINI : L’occasione fa il ladro. L’occasion fait le larron… A 20 ans, Rossini compose 5 farces lyriques (burletta, burla ou encore burlettina) en 1812 pour la scène vĂ©nitienne, le théâtre San Moisè : ainsi naissent La Cambiale di matrimonio, L’Inganno felice, La Scala di seta, Il Signor Bruschino et L’Occasione fa il ladro. Ces petits opĂ©ras miniature sont jouĂ©s comme intermèdes entre les actes d’un opĂ©ra seria.
    GĂ©nie prĂ©coce, rĂ©formateur audacieux, insolent, Rossini cultive ce qui relance toujours la tension et les surprises du drame : quiproquos, travestissements, Ă©changes d’identitĂ©,…

  • SCEAUX, La Schubertiade. Le 30 mars 2019, Quatuor Elmire. Fin de saison mais somptueuse affiche pour son dernier concert… La Schubertiade de Sceaux nous a rĂ©galĂ© depuis octobre dernier, faisant de la salle de rĂ©union de l’HĂ´tel de Ville de Sceaux, un haut lieu de musique de chambre, volet après volet. Pour la dernière, voici les quatre musiciens du Quatuor Elmire, jeune phalange instrumentale en pleine ascension, donc Ă  suivre. Après la Quatuor Modigliani rĂ©cemment, les Elmire cultivent eux aussi la lyre intimiste et passionnel…  En rĂ©sidence Ă  ProQuartet, le Quatuor, fondĂ© en 2016, est 2è prix du concours europĂ©en…

temps forts

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  • Internet en direct. BALANCHINE : JEWELS, le 11 avril 2019, 19h30. STAATSOPER.TV, Munich, Bayerische Staatsoper. L’opĂ©ra de Bavière Ă  Munich crĂ©Ă© l’évĂ©nement avec la retransmission du Ballet JEWELS de George Balanchine (1967) / Music: Gabriel FaurĂ©, Igor Strawinsky, Peter I. Tschaikowsky / Soloists and ensemble of the Bayerisches Staatsballett. Dans l’ordre, Emeraude, Rubis, Diamants
    LIVE STREAM, JEUDI 11 avril 2019 Ă  19h30 (7.30 pm CEST)
    + d’infos : https://www.staatsoper.de/en/staatsopertv.html?no_cache=1&utm_campaign=advertisement&utm_medium=display&utm_source=bachtrack.com
     
     
     
    L’élégance Balanchine
     
    Joyaux (Jewels), triptyque chorĂ©graphique conçu par le maĂ®tre du ballet nĂ©oclassique, Balanchine est crĂ©Ă© en 1967 Ă  New York et devient l’emblème de la compagnie…

  • MUPA, BUDAPEST, en direct sur internet. Lun 11 mars 2019, 19h (MUPA Budapest). MONTECLAIR : JephtĂ©. György VASHEGYI, direction. Le chef hongrois György Vashegyi recrĂ©e JephtĂ©, chef-d’œuvre de Michel Pignolet de MontĂ©clair, unique exemple de tragĂ©die composĂ©e sur un sujet biblique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. MONTECLAIR (Michel Pignolet de MontĂ©clair : 1667 – 1737) fait le lien entre les derniers feux du règne de Louis XIV et l’esprit de la rĂ©gence. C’est le maillon qui manquait Ă  notre connaissance entre la pompe de Lully et le gĂ©nie symphonique de Rameau. Pignolet devenu Monteclair Ă  partir de son…

  • LILLE, Nouveau Siècle : La 2ème Symphonie de Mahler, le 28 fĂ©vrier 2019. Et aussi en direct sur Youtube. 2è volet de l’épopĂ©e orchestrale majeure, portĂ©e par l’ONL Orchestre National de Lille… Après une Symphonie n°1, « Titan », mĂ©morable, voici le dĂ©jĂ  2ème volet : la Symphonie n°2 dite « RĂ©surrection » qui sollicite en plus de l’orchestre, le concours du chĹ“ur (adultes et enfants), deus voix fĂ©minines – alto et soprano, afin que se rĂ©alise cette ascension spirituelle du FInale oĂą le salut est enfin promis au hĂ©ros (et donc Ă  l’auditeur). Pas facile de se confronter Ă …

  • DIRECT LIVE : BERLINER PHILHARMONIKER : Y NĂ©zet-SĂ©guin : Debussy, Prokofiev, aujourd’hui, ven 15 fev 2019, 20h. NĂ© Ă  Montreal en 1975, le franco canadien YANNICK NEZET SEGUIN, est directeur musical du Metropolitan Opera New York depuis sept 2018. Le chef dirige ce programme français, poursuite de son concert prĂ©cĂ©dent Ă  Berlin comprenant des oeuvres de Berlioz (Symphonie Fantastique), Messiaen (Les offrandes oubliĂ©es) et dĂ©jĂ  Prokofiev (Concerto pour piano n°2 avec le paianiste Yefim Bronfman) en octobre 2010, c’était ses dĂ©buts avec le Philharmonique de Berlin / Berliner Philharmoniker. Clou de ce cycle orchestral, le poème pour orchestre La Mer…

  • INTERNET. OPERAVISION : Jusqu’au 11 aoĂ»t 2019. PONCHIELLI, La Gioconda. Intrigues en sous main, complots et rivalitĂ©s, La Gioconda (qui aurait pu donner son nom au portrait de Leonardo da Vinci) souligne le sens de l’honneur et du sacrifice d’une jeune femme harcelĂ©e et torturĂ©e qui Ĺ“uvre pour sauver et l’homme qu’elle aime (Enzo Grimaldo), et la femme que ce dernier affectionne (Laura Adorno. Dans la Venise baroque (du XVIIè), son sacrifice est double, et son humilitĂ© gĂ©nĂ©reuse, admirable. Le rĂ´le titre est Ă©crit pour un grand soprano lyrique et dramatique, angĂ©lique et aussi d’une couleur tragique, souvent hallucinĂ©e. Pilier…


    cinéma

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  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fĂ©v 2019. CinĂ©-concert de rĂŞve Ă  Lille… La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de rĂ©sonateur, d’amplificateur Ă  sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composĂ© l’une des musiques de films les plus envoĂ»tantes, inscrites dans le mystère voire la terreur (quand l’infâme Dark Vador paraĂ®t), mais aussi dans le drame et l’onirisme des Ă©toiles… L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand Ă©cran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…

  • DON PASQUALE au cinĂ©ma, mardi 19 juin 2018, 19h30. La saison lyrique 2017/2018 s’achève Ă  Paris, avec une Ĺ“uvre inĂ©dite sur la scène de Bastille : DON PASQUALE, comĂ©die bouffe de Donizetti. CrĂ©Ă© Ă  Paris en 1843, Ă  la charnière de plusieurs Ă©poques, DON PASQUALE, Ĺ“uvre composite et variĂ©e, est l’apothĂ©ose du genre buffa. Un clin d’œil de Donizetti au gĂ©nie qui l’a prĂ©cĂ©dĂ© : le Rossini du Barbier de SĂ©ville. La mise en scène est confiĂ©e Ă  Damiano Michieletto qui inscirt la voie de la sincĂ©ritĂ© et de la profondeur dramatiques au cĹ“ur d’une Ĺ“uvre en apparence lĂ©gère. Au…

  • CINEMA, le 12 avril 2018. BERLIOZ : Benvenuto Cellini par Terry Gilliam. CrĂ©Ă©e en 2014 en Grande Bretagne (pour l’English National Opera), la production de Benvenuto Cellini de Berlioz – grand opĂ©ra historique Renaissance du Romantique, admirateur de Gluck, a tournĂ© dans les grands théâtres lyriques d’Europe – Madrid, Barcelone et Rome, … dans la conception du rĂ©alisateur pĂ©taradant Terry Gilliam (ex Monty Python, concepteur du film lui aussi dĂ©lirant et très juste Brazil). Pas sĂ»r que l’imagination style « grand bazar » facile au grand Ă©cran, s’accore idĂ©alement au dispositif de la scène lyrique… Ă  la rĂ©alitĂ© de sa…

  • CINEMA. Le 25 avril 2017, 19h : SNEGOUROTCHKA de Rimsky-Korsakov. En direct de l’OpĂ©ra national de Paris, les salles de cinĂ©ma partenaires diffusent en direct l’opĂ©ra de Rimski-Korsakov très rarement jouĂ©e en France: SNEGOUROTCHKA ou LA FILLE DE NEIGE. Chef-d’œuvre de la littĂ©rature populaire slave, LA FILLE DE NEIGE dĂ©veloppe un imaginaire fĂ©erique nourri des rigueurs du climat. C’est la nouvelle soprano Ă©gĂ©rie du label Decca, Aida Garifullina, qui prĂŞte sa voix Ă  Snegourotchka, la direction musicale et la mise en scène rĂ©unissant deux autres artistes russes : le jeune chef d’orchestre Mikhail Tatarnikov et le metteur en scène Dmitri…

  • CINEMA. Sonya Yoncheva chante Norma, lundi 26 septembre 2016, 19h30. En direct du Royal Opera House de Covent Garden, les salles de cinĂ©ma diffusent la prise de rĂ´le Ă©vĂ©nement de cette rentrĂ©e lyrique europĂ©enne : Norma par la soprano vedette Sonya Yoncheva.
     
     
    A l’affiche du Royal Opera House de Covent Garden Ă  Londres, le sommet belcantiste de Bellini, Norma de 1831, permet actuellement une prise de rĂ´le proche du sublime par la soprano Sonya Yoncheva, – pour classiquenews, l’une des divas assolutas de l’heure, avec sa consoeur Anna Netrebko (dont le rĂ©cent album discographique Verismo a obtenu le…


    expos

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  • Exposition. PARIS, « Un air d’Italie », Palais Garnier, Bibliothèque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution : 28 mai – 1er septembre 2019. OrganisĂ©e par la BnF et l’OpĂ©ra national de Paris, l’exposition souligne le 350e anniversaire de l’OpĂ©ra de Paris ; elle interroge l’histoire, souvent tumultueuse, de la première scène lyrique française, sous un angle inĂ©dit : celui du dialogue continu entre les modèles français et italien. De 1669 Ă  1791, l’OpĂ©ra de Paris tente d’incarner sa propre continuitĂ© entre rĂ©fĂ©rence Ă  un modèle transalpin et affirmation d’une ambition nationale. 130 pièces (manuscrits,…

  • PARIS, MusĂ©e d’Orsay, DEGAS Ă  l’OpĂ©ra : 24 sept 2019-19 janv 2020. Quand il peint les danseuses, Edgar Degas aime les plans originaux, dĂ©calĂ©s, hors scène frontale, dans les coulisses et en dehors de la reprĂ©sentation elle-mĂŞme ; c’est pourquoi, ses vues dĂ©voilent ce qui n’est pas connu ni officialisĂ© : l’arrière de la scène, le foyer, les rĂ©pĂ©titions,… tout un monde non convenu, jamais attendu dont la libertĂ© se lit dans les poses inĂ©dites. Il peint des corps dĂ©sarticulĂ©s, et comme mĂ©canisĂ©s, c’est Ă  dire dĂ©shumanisĂ©s, mais dont la ligne est saisissante. A l’OpĂ©ra, aux cĂ´tĂ©s des danseuses et…

  • NANCY, OpĂ©ra. EXPOSITION «  OpĂ©ra ! », 3 siècles de crĂ©ation Ă  Nancy : 9 nov 2018 – 24 fev 2019. Avant les cĂ©lĂ©brations du Centenaire de l’OpĂ©ra de Nancy inaugurĂ© le 14 octobre 1919, l’exposition « OpĂ©ra ! » propose de retracer 310 ans d’histoire artistique au coeur de la citĂ© ducale nancĂ©ienne. 3 salles de spectacle se sont succĂ©dĂ©es Ă  Nancy depuis le XVIIIème siècle. En 1709, un opĂ©ra est inaugurĂ© Ă  proximitĂ© du palais ducal. Construit pour le duc LĂ©opold de Lorraine, il est rĂ©alisĂ© sur des plans de l’architecte italien, spĂ©cialiste des machineries et des dispositifs…

  • PARIS, Exposition VENISE Ă©blouissante. Du 26 sept 2018 au 21 janv 2019. RĂ©trospective attendue et totalement enivrante… Après l’exposition sur le Second Empire « spectaculaire » (Orsay), voici venu le temps de Venise « éblouissante » : notre Ă©poque surmĂ©diatisĂ©e affectionne les superlatifs pour exister et crĂ©er le buzz (?!). Aux plus rĂ©servĂ©s, avouons que cette exposition parisienne prĂ©sentĂ©e au Grand Palais pourrait bien ĂŞtre l’expo phare de cette rentrĂ©e, tant l’art qui y est concentrĂ©, suscite l’admiration par son raffinement et sa joie de vivre. D’autant que la pĂ©riode analysĂ©e (le XVIIIè) est peu connue. En effet si l’on…

  • SAINT-GERMAIN : Exposition Debussy Ă  la plage, jusqu’au 15 dĂ©cembre 2018. Un Ă©pisode dans la vie de Debussy… Saint-Germain en Laye (78), la ville natale de Debussy rend hommage Ă  son gĂ©nie Ă  travers un Ă©clairage inĂ©dit et plutĂ´t surprenant s’agissant d’un compositeur qui de surcroit n’a pas Ă©tĂ© très bavard sur sa vie privĂ©e (comme Ravel). Le 1er aoĂ»t 1911, Claude Debussy s’installe avec sa famille sur une plage normande. Pendant son sĂ©jour Ă  Houlgate, il n’Ă©crira pas une note de musique. Durant un mois, l’auteur reconnu, Ă  la fois raffinĂ© et rĂ©volutionnaire, qui a Ă©crit l’opĂ©ra singulier « …


EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

opera-incendie-hubert-robert-1781-exposition-air-d-italie-annonce-critique-classiquenews-musique-classique-opera-annocne-critique-musqiue-classique-news-concerts-critiqueExposition. PARIS, « Un air d’Italie », Palais Garnier, Bibliothèque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution : 28 mai – 1er septembre 2019. OrganisĂ©e par la BnF et l’OpĂ©ra national de Paris, l’exposition souligne le 350e anniversaire de l’OpĂ©ra de Paris ; elle interroge l’histoire, souvent tumultueuse, de la première scène lyrique française, sous un angle inĂ©dit : celui du dialogue continu entre les modèles français et italien. De 1669 Ă  1791, l’OpĂ©ra de Paris tente d’incarner sa propre continuitĂ© entre rĂ©fĂ©rence Ă  un modèle transalpin et affirmation d’une ambition nationale. 130 pièces (manuscrits, dessins de costumes, maquettes de dĂ©cor, estampes, partitions…) rĂ©capitulent les annĂ©es flamboyantes de l’OpĂ©ra, oĂą paraissent et questionnent Louis XIV, Lully, Rameau, Gluck, Rousseau, Beaumarchais, … quand Paris s’affirme peu Ă  peu telle la capitale musicale de l’Europe.

 

 

 

EXPO. PARIS, Bibliothèque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : 28 mai – 1er septembre 2019.  Pour les 350 ans de l’OpĂ©ra de Paris. 

 

 

 

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 Incendie de l’OpĂ©ra en 1781 par Hubert Robert (DR)

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Parcours muséographique :

Aux origines : le ballet de cour et l’opéra italien (1600-1669)
Né en Italie au début du xviie siècle, l’opéra réunit tous les arts : musique, chant, danse, poésie dramatique, peinture, architecture. La représentation du premier opéra occidental dont la musique est conservée, Euridice, a lieu à Florence le 6 octobre 1600, jour des noces du roi Henri IV avec Marie de Médicis. Si la nouvelle reine s’emploie à faire la promotion du spectacle italien dès son arrivée en France, c’est seulement quelques années plus tard, sous l’impulsion de Mazarin, que les premiers opéras italiens sont donnés à Paris. Pour les acclimater au goût français, on y ajoute des danses spectaculaires, qui ont les faveurs d’un public friand de ballets de cour où le roi lui-même se produit. De cette hybridation des cultures française et italienne, naît alors l’opéra français.

Les créateurs de l’opéra français (1669-1695)
Les fameuses lettres patentes par lesquelles le roi Louis XIV et son ministre Colbert accordent en 1669 un privilège d’opéra au poète et entrepreneur de spectacles Pierre Perrin illustrent à merveille la pérennité de l’influence italienne sur les arts du spectacle en France. Bien qu’établies « à l’imitation des Italiens », les académies d’opéra doivent promouvoir, à Paris comme en province, des « représentations en musique et en vers français ». C’est donc à la fois en réponse à une forme théâtrale venue de l’étranger et sous l’emprise d’un modèle italien toujours dominant qu’une réélaboration dans un style national naît en France dans la seconde moitié du xviie siècle. Le Florentin Jean-Baptiste Lully en est la figure la plus marquante. En 1672, il rachète le privilège de Perrin, rebaptise l’Opéra de Paris « Académie royale de musique » et invente une forme dramatique spécifiquement française – la tragédie en musique – promise à une grande fortune jusqu’à la Révolution.

L’opéra-ballet (1695-1715)
De la mort de Lully, en 1687, jusqu’à la Régence, s’ouvre une période d’expérimentations impliquant de nombreux compositeurs et chorégraphes, notamment André Campra et Guillaume-Louis Pécour qui contribuent à l’éclosion d’un nouveau genre lyrique, l’« opéra-ballet », dans lequel la danse conquiert un statut égal à celui du chant. Dieux et héros de l’Antiquité cèdent leur place à des personnages modernes, Français, Italiens, Espagnols, Turcs, Chinois, et tout le personnel comique écarté de la scène lyrique par Lully réapparaît à travers les figures dansantes d’Arlequin et Polichinelle, issues de la commedia dell’arte.

L’ère des controverses (1715-1781)
Gagnant en prestige et en renommée dans toute l’Europe, l’Opéra de Paris devient, au xviiie siècle, le terrain de nombreuses controverses, tant musicales et chorégraphiques qu’esthétiques. L’une des plus célèbres est la querelle des Bouffons, qui fait rage en 1752 suite à l’arrivée à Paris d’une troupe de chanteurs italiens interprétant La Serva padrona de Pergolèse. Féroce, cette polémique oppose les partisans de l’opéra napolitain, regroupés derrière Rousseau, à ceux de la musique française qui, choqués de voir des « histrions ultramontains » profaner ce temple du goût qu’est l’Opéra de Paris, en appellent à Rameau, vu comme le garant du grand genre de la tragédie. Pendant tout le siècle, alternent ainsi des périodes de restauration de l’ancien répertoire musical national et des moments d’ouverture aux influences étrangères, comme en 1778, lorsque le directeur de l’Opéra programme une saison d’opere buffe et souffle à dessein sur les braises d’une nouvelle querelle franco-italienne, celle des Gluckistes et des Piccinnistes.

À l’aube de la Révolution (1781-1791)
L’incendie de la salle du Palais-Royal contraint l’Opéra à se déplacer dans une nouvelle salle, près de la porte Saint- Martin, où il subit la concurrence des théâtres bordant les boulevards de Paris. Devant renouveler son répertoire, ainsi que son fonds de décors et costumes, il continue d’accueillir des Italiens, parmi lesquels Salieri qui s’emploie à consolider le modèle de la tragédie en musique, mis à mal après le départ de Gluck. En 1787, Tarare, sur un livret de Beaumarchais au parfum révolutionnaire, embrase la capitale. Malgré ce succès, l’Opéra accumule les dettes et doit être cédé à la ville de Paris. Si la loi du 13 janvier 1791 proclamant la liberté des théâtres et la fin du système des privilèges sonne comme un coup de grâce pour l’Opéra, un rapport remis au corps municipal préconise d’en assurer la sauvegarde, ainsi que le rayonnement pour de nombreuses années encore.

Une dizaine de bornes musicales et trois interludes ponctuent le parcours de la visite : un intermède lyrique d’une part, avec une leçon de chant de Stéphanie d’Oustrac et des extraits vidéos de spectacles du répertoire de l’Académie royale de musique évoquant ces deux siècles de vie musicale ; un intermède chorégraphique, d’autre part, avec une projection audiovisuelle d’un travail de recherche expérimental montrant l’évolution des pas de danse du xviiie siècle au tout début du xixe siècle.

 

 

 

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EXPOSITION : « Un air d’Italie ». L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution – 28 mai – 1er septembre 2019

Bibliothèque-musée de l’Opéra, Palais Garnier
Entrée à l’angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e ardt

Tous les jours 10h > 17h et jusqu’à 18h à partir du 15 juillet 2019.
Fermetures exceptionnelles le 17 juin et à partir de 13h : les 16, 30 juin , 6 et 14 juillet et jusqu’à14h le 23 juin.

Plein tarif : 14€ – Tarif rĂ©duit : 10€ – EntrĂ©e gratuite pour les moins de 12 ans et les demandeurs d’emploi

 

 

Catalogue
Sous la direction de Mickaël Bouffard, Christian Schirm et Jean-Michel Vinciguerra Co-édition BnF Éditions / RMN
22 x 27 cm, 192 pages, 110 illustrations environ, 39 euros

bnf.fr / operadeparis.fr

Centenaire DEBUSSY 2018. Entretien avec Rémy Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE

debussy-a-la-plage-exposition-saint-germain-par-classiquenewsDEBUSSY A LA PLAGE… Entretien avec Rémy Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE, archéologie d’un album photographique », actuellement au Domaine national de Saint-Germain en Laye (78) ; et jusqu’au 15 décembre 2018. Qu’a à faire Claude Debussy à l’été 1911 sur les plages et bords de mer normand, à Houlgate précisément, appareil photographique à la main, arpentant les lieux de vie, parfois mondains, souvent familiaux, promenades et jetées, près du Casino et des cabines de bain ? Rémy Campos soulève le voile et révèle la passion ou plutôt l’œil photographique d’un Debussy viscéralement sauvage et solitaire, quelques années avant la déclaration de guerre…

 

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : De tout le corpus photographique que vous avez visualisĂ©, quels dĂ©tails ou facettes – ainsi rĂ©vĂ©lĂ©s ou dĂ©couverts- de Debussy vous ont surpris, Ă©bloui, enchantĂ© ?

Rémy CAMPOS / RC : Il y a d’abord eu la découverte de documents inédits. Pour un historien, c’est évidemment un moment palpitant. Seules quatre ou cinq images du séjour des Debussy à Houlgate avaient été régulièrement reproduites depuis les années 1920. Toutes les images représentant Emma et sa mère avaient jusqu’ici dormi dans les albums de familles conservés à la Bibliothèque nationale de France. Ceux-ci contenaient aussi un très grand nombre de clichés pris dans le jardin de l’hôtel particulier des Debussy (avenue du Bois – aujourd’hui avenue Foch). Dans ces images intimes, on voit beaucoup Chouchou, la fille du couple, et on découvre aussi le quotidien d’une famille bourgeoise avec nurse anglaise, domestiques, visites familiales et réception d’amis.
Et puis il y a eu l’aventure documentaire amorcée par la découverte fortuite de photographies que le jeune Jacques Henri Lartigue avait prises de la famille Debussy, sans savoir toujours qui passait devant son objectif. L’enquête nous a entraîné loin, jusqu’à des trouvailles inattendues comme cette photographie de presse prise aux courses à Longchamp où l’on découvre Emma et sa fille parmi les dames élégantes présentes ce jour-là au bord des pistes.
De fil en aiguille, les images rassemblées ont suscité une réflexion inattendue sur le rapport des Debussy à l’image photographique.

 

 

 

 

CNC : Quelle est la relation de Debussy à la société, à la plage ou à Paris, ces clichés rassemblés nous révèlent-ils ?

debussy a la plage catalogue gallimard livre CLIC de classiquenews critique livre par classiquenewsSi on le compare à Gabriel Fauré ou à Igor Stravinsky, pour ne prendre que deux de ses contemporains, Claude Debussy est un créateur solitaire, surtout dans la dernière partie de sa carrière. L’accès à l’hôtel particulier de l’avenue du Bois est strictement limité à la famille des deux époux et à un cercle très étroit d’amis. Rares seront les journalistes à pouvoir approcher le compositeur et les importuns sont tenus à distance. Les photographies témoignent de cet isolement recherché. Ce sont toujours les mêmes personnes que l’on retrouve dans les images. Aucun cliché ne montre des réunions mondaines comme il en existe du temps où Debussy fréquentait Ernest Chausson dans les années 1890. Les témoignages de ses proches vont dans le même sens. Raoul Bardac, fils du premier mariage d’Emma et élève en composition de Claude Debussy, témoigne du goût de la solitude du musicien.
Le séjour à Houlgate en août 1911, voulu par sa femme, est par conséquent une terrible épreuve pour Claude Debussy qui se trouve plongé dans la trépidante vie mondaine que les Parisiens séjournant sur la côte normande, transportent avec eux le temps d’un été. La station est parmi les plus élégante de l’époque mais on y trouve tout ce que Claude Debussy déteste : les musiques faciles des casinos, les clients envahissants d’un Grand-Hôtel cosmopolite, l’obsession du paraître, etc.

 

 

 

CNC :Comment expliquer cette “passion” photographique, de la part de Debussy ?

L’intérêt de Claude Debussy pour la photographie ne nous est connu qu’en creux. Le musicien n’a jamais écrit un article où il se serait enthousiasmé pour cet art encore jeune, sa correspondance n’y fait allusion que de façon sporadique et il ne semble pas qu’il ait possédé dans les années 1880-1900 le coûteux appareillage nécessaire aux prises de vues. Pendant sa jeunesse, le musicien a pour plus proche ami Pierre Louÿs, écrivain ayant la passion de la photographie, qui le mettra en scène dans des images très soignées, comme on en produisait alors dans les milieux artistiques (Edgard Degas ou Pierre Bonnard, par exemple, ont consacré beaucoup de temps à fabriquer des images photographiques qui entendaient dialoguer avec la peinture).
Durant les vingt dernières années de sa vie en revanche, Claude Debussy et sa femme Emma ont été des photographes amateurs comme il en existait alors des milliers. Séduits par la facilité d’usage des appareils de type Kodak et de développement des clichés que l’on peut alors confier à un détaillant, la famille Debussy réalise un très grand nombre d’images, dont beaucoup sont d’ailleurs mal cadrées ou peu éclairées. La photographie est alors une pratique en passe de devenir banale. Les Debussy ne se distinguent pas dans ce domaine de leurs contemporains.

 

 

 

CNC : Savons-nous sur quelles partitions Debussy travaillait-il pendant ses étés à la plage ?

Dès les premières années de vie commune, le couple Debussy part tous les étés en vacances au bord de la Manche. En 1904 à Pourville où Claude corrige des épreuves d’imprimerie, en 1905 à Eastbourne où il travaille à la première série des Images pour piano, en 1906 près de Dieppe où il emporte ses Images pour orchestre en cours d’écriture et en 1907 de nouveau à Pourville où il songe à un Tristan qui ne verra jamais le jour.
Le voyage à Houlgate qui est au cœur du livre Debussy à la plage est le seul à avoir lieu entre 1908 et 1914. Pendant ce séjour en août 1911, Claude Debussy travaille à l’orchestration de la Rhapsodie pour clarinette originellement composée pour les concours du Conservatoire de Paris avec un accompagnement de piano. Ou plutôt, il promet à son éditeur un arrangement auquel il ne se consacrera que de retour à Paris en septembre. Le moment houlgatais est celui d’un grand désarroi artistique.
En pleine guerre, la villégiature à Pourville de juillet à octobre 1915 fait exception. Claude Debussy n’habite pas dans un de ces hôtels internationaux dont il dit tant de mal dans sa correspondance mais dans la villa « Mon coin », éloignée du rivage et donc des touristes. Dans cette maison prêtée par des amis, la Manche n’est visible qu’au loin. Parce qu’il n’est pas astreint aux obligations mondaines d’une station balnéaire, Claude Debussy parvient à écrire pendant les quatre mois de ce dernier séjour normand plusieurs de ses ultimes chefs-d’œuvre : En blanc et noir, les deux livres d’Études pour piano, la Sonate pour flûte, alto et harpes.
Lors des deux vacances maritimes suivantes – au Moulleau, près d’Arcachon, pendant l’été 1916 puis à Saint-Jean-de-Luz en 1917 –, Claude Debussy sera gravement malade et n’écrira plus de musique.
Malgré la véritable fascination de Debussy pour la mer, le musicien aura finalement peu écrit près des rivages. Ultime paradoxe : on sait aujourd’hui que le musicien a commencé la composition de la Mer à Bichain dans l’Yonne pendant les vacances de l’été 1903…

 

 

Propos recueillis en octobre 2018.

 

 

 

 

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SAINT-GERMAIN EN LAYE (78), DEBUSSY A LA PLAGE, Exposition au Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, ville natale de Claude Debussy, du 15 septembre au 15 dĂ©cembre 2018. Commissaire : RĂ©gis Campo. PrĂ©sentation critique du catalogue Ă  venir sur classiquenews. Exposition en plein air, grilles du château et de la Mairie de Saint-Germain : photographies en grand format 

 

 

 

 LIRE aussi notre présentation du Livre Catalogue “Debussy à la Plage” (Gallimard)

 

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MOULINS : “Barockissimo!”, Les Arts Flo en scène

MCOSTUMES DE SCENE des ARTS FLO Ă  MOULINSOULINS. Exposition. BAROCKISSIMO! Les Arts Florissants en scène jusqu’au 18 septembre 2016. Le Centre national du costume de scène expose quelques uns des joyaux en tissu, façonnĂ©s pour les productions lyriques dirigĂ©es par la directeur et fondateur des Arts Flo, William Christie. OpportunitĂ© pour le chef d’orchestre mythique et dĂ©sormais incontournable sur le sujet de l’opĂ©ra baroque en France, de rĂ©capituler plusieurs dĂ©cennies de recherches, d’approfondissement et surtout de trouvailles visuelles … ici le dĂ©ploiement des Ă©toffes prolonge, habille, explicite le geste musical. Le catalogue concentre la pertinence de l’approche musĂ©ale, tout en permettant aux personnalitĂ©s organisatrices de s’exprimer sur les choix, la sĂ©lection des objets (costumes, maquettes, etc…) prĂ©sentĂ©s (chapitre ou “acte” I), et aussi la rĂ©flexion nĂ©e Ă  partir des rĂ©pertoires abordĂ©s : “L’Italie et la naissance de l’opĂ©ra, les voix” (acte II) ; “La France, Louis XIV et Lully” ; “L’Angleterre, Purcell et Shakespeare” ; “Handel et l’opĂ©ra” ; “L’OpĂ©ra français, Ă  l’heure de Jean-Philippe Rameau”, sans omettre de tracer des perspectives : “au delĂ  du baroque”. Ainsi Catherine Massip, Martine Kahane dont les recherches sont depuis longtemps associĂ©es Ă  l’activitĂ© des Arts Florissants analysent très finement les ouvrages abordĂ©s, et la singularitĂ© critique dĂ©fendue depuis ses dĂ©buts par le fondateur William Christie.

LES ARTS FLORISSANTS : 1979-2015
30 ans d’enchantement visuel et scĂ©nique

Christie-william-rouvre-PORTRAIT-carre-578-582-home-a-lafficheUne très intĂ©ressante partie connexe et complĂ©mentaire intitulĂ©e “Ascoltando” (cosignĂ©e par Dider Doumergue et Anne Verdier, les chefs costumiers des productions lyriques Ă©voquĂ©es) est dĂ©diĂ©e aux formes et enjeux du spectacles : dimension sociale (Atys et Le malade imaginaire), affirmation d’une Ă©lĂ©gance rhĂ©torique (La FĂ©e Urgèle, La rĂ©pĂ©tition interrompue), la musique au fondement de l’inspiration (MĂ©dĂ©e, Hippolyte et Aricie), Montage de sens, montage de temps (L’amour mĂ©decin, Le sicilien ou l’amour peintre) ; sans omettre la très intĂ©ressante contribution de Jean-Marie VillĂ©gier Ă  propos de sa coopĂ©ration avec Bill autour de la production lĂ©gendaire d’Atys (“Quelques feuillets de mon album, 1985-1992″, texte Ă©crit en janvier 2016 pour l’exposition)… Au final le très beaux livre de 126 pages rend compte, tout autant que les objets de l’exposition Ă  Moulins dans son intĂ©gralitĂ©, de la grande diversitĂ© des propositions de costumes dont le raffinement et le luxe rĂ©pond directement au dĂ©sir d’enchantement et d’Ă©loquence dĂ©fendu par William Christie quand il interprète telle ou telle partition ancienne et baroque.
A partir de l’”Acte II”, — Ă  partir de l’Ă©vocation thĂ©matisĂ©e de la naissance de l’opĂ©ra en Italie, la publication met en lumière, photographies en pleine page, la beautĂ© des costumes façonnĂ©s pour chaque production. Costumes de Sant’Alessio (Caen, 2007), Il Riturno d’Ulisse (Aix, 2000 — avec un chapitre complĂ©mentaire dĂ©diĂ© aux ateliers de costumes du Festival aixois…), L’Incoronazione di Poppea (Madrid, 2010), Il Tito de Cesti (Strasbourg, 2001 — en complĂ©ment plusieurs photos de scène en noir et blanc) ; la France baroque renaĂ®t aussi grâce aux costumes des spectacles ainsi ressuscitĂ©s : Le Malade imaginaire (Châtelet, 1990), Ă©videment Atys (costumes de la crĂ©ation de 1986 Ă  Florence puis Ă  l’OpĂ©ra Comique en 1987, enfin pour la rĂ©cente reprise de 2011 — costumes du dieu du sommeil pour Paul Agnew…) ; ActĂ©on de Charpentier (TCE, Paris, 2011) ; Armide (TCE, 2008)…; sans omettre, cĂ´tĂ© baroques britanniques : chez Purcell (Dido and Aeneas (New York, 2010), The Fairy Queen (Aix, 1989), enfin propre aux enchantements multiples du théâtre de Handel : Alcina (Palais Garnier, Paris, juin 1999), Serse (TCE, Paris, 2003), Hercules (Aix, 2004), Theodora (TCE, Paris, 2015)… accomplissement tout autant convaincant, l’offre visuelle pour les opĂ©ras de Rameau dont son Ă©voquĂ©s aussi par de magnifiques costumes : Hippolyte et Aricie (Paris, Palais Garnier, 1996 — dont l’inimaginable costume en une pièce des 3 Parques, sorte de monstruositĂ© textile Ă  trois tĂŞtes !), Les Indes Galantes (Palais Garnier, Paris, 1999), la rĂ©cente production crĂ©Ă©e Ă  Caen : Rameau, MaĂ®tre Ă  danser (2014), PlatĂ©e (Vienne, puis paris, 2014), Pygmalion (Aix, 2010), Les BorĂ©ades (Palais Garnier, Paris, 2003), … Jamais l’univers visuel et poĂ©tique de William Christie et de ses Arts Flo (fondĂ©s en 1979), n’auront Ă  ce point enchanter en une grande fresque onirique reconstruite sur plusieurs dĂ©cennies. La perspective ainsi restituĂ©e est inĂ©dite et la richesse de l’offre visuelle, passionnante. Exposition et catalogue, incontournables.

EXPOSITION : Barockissimo ! Les Arts Florissants en scène. Moulins, Centre national du costume de scène (CNCS), du 9 avril au 18 septembre 2016. Catalogue 220 pages, Édition lienart, Les Arts Florissants William Christie. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2016.

Paris : Exposition Rameau et la scène (Palais Garnier, 16 décembre 2014-8 mars 2015)

Jean-Philippe Rameau Ă  Paris

 

Paris : Exposition Rameau et la scène (Palais Garnier, 16 dĂ©cembre 2014-8 mars 2015). Pour les 250 ans de la mort de Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Ă  dĂ©faut d’avoir programmer une tragĂ©die lyrique du compositeur dijonnais (omission impardonnable de la part de l’institution pour laquelle Rameau a conçu son théâtre lyrique et livrer ses plus grandes partitions théâtrales), le Palais Garnier et sa Bibliothèque-MusĂ©e prĂ©sentent, compensation opportune, une exposition Ă  partir du mois de dĂ©cembre 2014 et jusqu’en mars 2015. « Rameau et la scène », le titre prĂ©cise ce qui sera mis en avant sur les cimaises du musĂ©e. Avant les baroqueux des annĂ©es 1960-1970 dont le premier ramĂ©lien sur instruments d’époque (William Christie), D’Indy et Saint-SaĂ«ns puis Debussy, Ă  l’époque oĂą il fallait rĂ©gĂ©nĂ©rer l’art français en puisant dans son glorieux passĂ© national, ont su distinguer le gĂ©nie du plus grand compositeur du XVIIIè : harmoniste virtuose, expĂ©rimentateur gĂ©nial, thĂ©oricien plutĂ´t polĂ©miste et très argumentĂ© (vis Ă  vis de JJ Rousseau et des EncyclopĂ©distes), rĂ©inventeur (après Lully) de l’opĂ©ra tragique (Hippolyte et Aricie, Castor et Pollux, Dardanus, Zoroastre…), de la comĂ©die musicale (PlatĂ©e), de l’opĂ©ra-ballet (Les Indes Galantes, Les fĂŞtes d’HĂ©bĂ©)… , un Ă©rudit sensuel d’une audace jamais vue jusque lĂ . S’il ne crĂ©Ă©e pas vĂ©ritablement chacune de ses formes lyriques, il en donne des exemples dĂ©cisifs qui assurent la pĂ©rennitĂ© de chaque genre. L’exposition parisienne 2014/2015 souhaite rĂ©capituler les ferments du gĂ©nie de Rameau Ă  la scène : les opĂ©ras du Dijonais sur la scène lyrique parisienne de leur crĂ©ation Ă  nos jours, des chefs d’oeuvres pour la Cour versaillaise de Louis XV aux productions plus rĂ©centes Ă  l’OpĂ©ra Comique. Que signifie Rameau aujourd’hui dans le goĂ»t moderne ? Quelles avancĂ©es reconnaĂ®tre Ă  ses ouvrages tragiques, chorĂ©graphiques et comiques ?  Quel dĂ©ploiement visuel pour chaque production ? Quels grands interprète de Rameau : chanteurs tels JĂ©lyotte ou Marie Fel, mais aussi premières Ă©toiles de la danse : Marie SallĂ© ou La Camargo ! Comment chanter Rameau ? Rameau prĂ©fĂ©rait-il le chant ou le texte ? Et comment fut-il un orchestrateur inouĂŻ, capable de couleurs et de combinaisons dĂ©jĂ  debussystes ? RĂ©ponses au Palais Garnier, Galerie des expositions de la Bibliothèque MusĂ©e de l’OpĂ©ra, Ă  partir de novembre 2014.

 

 

 

rameau-et-la-scene_catalogue bnf expositionUn remarquable catalogue est conjointement Ă©ditĂ© par la BNF, 216 pages, 143 illustrations, qui met en lumière les Ă©tapes de la redĂ©couverte de Rameau  au dĂ©but du XXème siècle puis sur instruments anciens grâce Ă  William Christie., Gardiner, Malgoire et leurs disciples… Entretiens avec Jean-Paul FauchĂ©court (sur le chant et l’articulation du texte), avec Jean-Marie VillĂ©gier (sur le gĂ©nie théâtral de Rameau), entre autres ; dossier spĂ©cial sur Hippolyte et Aricie, l’oeuvre du commencement datĂ©e de 1733, Ă  travers sa crĂ©ation et ses reprises jusqu’en 2012 Ă  l’OpĂ©ra de Paris, l’âge du chant Ă  l’Ă©poque de Rameau… sont quelques pistes qui agrĂ©mentĂ©es de superbes illustrations, restituent Rameau dans son Ă©poque, dans sa formidable modernitĂ©. Lecture incontournable.

 

 

Paris, Exposition Francis Poulenc au TCE, jusqu’au 2 janvier 2014

Poulenc au Théâtre des Champs-Elysées, Exposition présentée au TCE à Paris. Du 10 décembre 2013 au 2 janvier 2014, les soirs de représentation. L’exposition présentée au Théâtres des Champs-Elysées à l’occasion des  représentations de la nouvelle production des Dialogues des Carmélites suit un double parcours : celui qui mena l’ouvrage de la Scala à l’Opéra de Paris, de janvier à juin 1957, et celui de la collaboration du compositeur avec la salle parisienne,  pendant quarante ans.

 

 

Francis Poulenc Ă  Paris

 

 

poulenc_exposition_dialogues_tce_parisParmi le matériel exposé, les deux partitions personnelles du compositeur sont présentées : celle pour piano et chant comporte une dédicace de chacun des créateurs français et italiens de l’œuvre ; celle pour orchestre, plusieurs annotations de la main de Poulenc. Sont également exposés les programmes des deux créations, des photographies prises lors des répétitions, et les coupures de presse conservées par le compositeur.
Le Salon des dames accueille quant à lui les croquis des costumes conçus par Suzanne Lalique, conservés par la Bibliothèque-Musée de l’Opéra. La période du Groupe des Six est illustrée par l’affiche de la soirée du Bœuf sur le toit, pieusement conservée par Poulenc, et de nombreuses photographies des Mariés de la tour Eiffel.
La création parisienne des Biches au Théâtre des Champs-Elysées est illustrée avec la partition dédicacée par Poulenc à sa « tante »  Liénard, ou encore la photographie que la Nijinska offrit à Poulenc. Une monumentale affiche provenant des archives de la Caisse des Dépôts annonce le copieux concert donné en décembre 1929 pour le dixième anniversaire du Groupe des Six (illustration ci contre).

Quelques mois plus tard, le Théâtre accueille la crĂ©ation publique d’Aubade, dont la partition dĂ©dicacĂ©e de Poulenc Ă  …  lui-mĂŞme est exposĂ©e.
Le programme de la dernière soirée des Concerts de la Pléiade rappelle qu’au sortir de la guerre, c’est encore au Théâtre des Champs-Elysées qu’eut lieu la création d’une œuvre majeure de Poulenc, la cantate Figure humaine, écrite sur des poèmes de Paul Eluard.

Les partitions de Poulenc du Gloria et de La Dame de  Monte Carlo achèvent ce parcours.

Francis Poulenc et le Théâtre des Champs ElysĂ©es. Exposition accessible au Théâtre des Champs ElysĂ©es, les soirs de concerts ou d’opĂ©ras, du 10 dĂ©cembre 2013 au 2 janvier 2014, en marge des reprĂ©sentations de la nouvelle production de Dialogues des CarmĂ©lites, Ă  l’affiche jusqu’au 21 dĂ©cembre 2013. Exposition, conçue par Pierre Miscevic, est organisĂ©e par l’Association des Amis  de Francis Poulenc (BenoĂ®t Seringe, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral).

Illustration : affiche de concert pour le dixième anniversaire du Groupe des Six – Fonds Archives Caisse des Dépôts

 
 

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014      …

 

Exposition, Ecouen

La musique au XVIème : ” Un air de Renaissance “

Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014

 

ECOUEN_exposition_renaissance_Zacchia_portrait_joueur_violeContrairement Ă  la civilisation Baroque Ă  prĂ©sent bien connue, jamais la musique de la Renaissance (en particulier celle du XVIème siècle) n’avait Ă©tĂ© le sujet d’une exposition thĂ©matique. Justice est faite Ă  prĂ©sent grâce Ă  la rĂ©trospective prĂ©sentĂ©e au Château d’Ecouen Ă  partir du 11 septembre 2013. Dès la fin du XVè et surtout au XVIème siècle, la pratique musicale est au coeur de la sociĂ©tĂ© : sacrĂ©e et d’une Ă©criture de plus savante chantĂ©e dans les Ă©glises par les voix d’enfants et d’hommes (les femmes Ă©tant exclues des lieux de cultes) ; c’est aussi un essor nouveau de la musique de chambre vocale et instrumentale, pratiquĂ©e dans le noyau familial,  bourgeois, aristocratique et royal, s’appuyant sur le concours de l’Ă©pinette, du luth, de la viole … La pensĂ©e rĂ©formĂ©e favorise l’expĂ©rience musicale dans l’espace privĂ© donnant naissance Ă  une nouvelle pratique amateur particulièrement active. L’impression des partitions en plein dĂ©veloppement permet une large diffusion des oeuvres distinguĂ©es par le goĂ»t des amateurs ; les musiciens et compositeurs se professionnalisent aussi, sachant se ” vendre ” auprès des Cours demandeuses, soucieuses de prestige culturel et musical.
L’alliance de la poĂ©sie et de la musique se rĂ©alise dans l’art princier et noble du madrigal (d’origine italienne) dont le souci de caractĂ©risation du verbe suscite une nouvelle Ă©criture Ă©mancipĂ©e du tissu strictement polyphonique, vers la structure monodique avec basse continue …
L’individualisation des tempĂ©raments se prĂ©cise et profite d’un marchĂ© alors naissant : de grandes figures s’imposent alors Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne, malgrĂ© le contexte des guerres de religion : Josquin des PrĂ©s, Vittoria, Lassus, Claude Goudimel, Claudin de Sermisy, Albert de Rippe, Jacques Arcadelt, Tallis … Chacun prĂ©pare au sommet monteverdien, Ă  l’aube – baroque : 1607 – de l’Orfeo qui est autant l’aboutissement de l’esthĂ©tique de la Renaissance que la première oeuvre relevant d’une pensĂ©e proprement baroque.

Le parcours de l’exposition rassemble instruments et partitions, manuscrits et tableaux restituant Ă  la musique le rĂ´le social, symbolique et politique qu’elle occupe pendant la Renaissance (XVème et XVIème siècle). Exposition Ă©vĂ©nement. Compte rendu plus dĂ©veloppĂ© de l’exposition Un air de Renaissance, Ă  venir sur classiquenews.com

Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle. MusĂ©e national de la Renaissance, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014.  Renseignements au 01 34 38 38 50

Illustration: Paolo Zacchia : Portrait d’un joueur de viole (vers 1545). Paris, MusĂ©e du Louvre. © RMN Grand Palais / Franck Raux