EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

Classiquenews.com

recevez l'info en continu: inscrivez vous ici

dépêches

  • CHAUVE SOURIS JUIN 2021 OPERA DE RENNES Chauve souris

    RENNES, OpĂ©ra. Le 9 juin 2021. Johann Strauss : La Chauve Souris. Nouvelle production. PrivĂ© de son public habituel, l’OpĂ©ra de Rennes, prĂ©sente ce nouveau spectacle sous la forme d’une projection filmĂ©e sur grands Ă©crans Ă  l’extĂ©rieur en Bretagne et en Pays de la Loire dès que la situation sanitaire le permettra, et diffusĂ©e aussi sur les chaĂ®nes de France Musique et France TĂ©lĂ©vision. A RENNES : projection en plein air gratuite mercredi 9 juin 2021, 20h – place de l’OpĂ©ra.
    PLUS D’INFOS ici :
    https://www.opera-rennes.fr/fr/evenement/la-chauve-souris-sur-ecrans
    InspirĂ© d’une pièce française (le RĂ©veillon) signĂ©e des librettistes de Carmen, Meilhac et HalĂ©vy,…

  • fc-2021-visuel-16.9-990000079e04513c

    QUÉBEC SOLIDAIRE : Le Festival CLASSICA lance sa campagne de sociofinancement. Nos cousins français du QuĂ©bec ne sont jamais en reste d’une initiative exemplaire au profit des artistes et du maintien coĂ»te que coĂ»te de l’activitĂ© artistique malgrĂ© la pandĂ©mie. Outre-Atlantique, le Festival CLASSICA a lancĂ© le 30 mars dernier sa toute première campagne de sociofinancement (intitulĂ©e « MUSICALEMENT SOLIDAIRE ») avec l’objectif ultime de recueillir une somme de 100 000 $ (dollars canadiens). Sans engagements de concerts et de spectacles, sans issue de performance devant un public, nombre de talents songent Ă  rĂ©orienter leu carrière… Partant de ce constat,…

  • musique-et-memoire-2021-festial-vosges-du-sud-classiquenews

    Festival Musique et MĂ©moire 2021 – 16 juil – 1er aoĂ»t 2021 – Programmation des 3 week ends : Après une programmation 2020 allĂ©gĂ©e, Musique & MĂ©moire maintient son cap dans les Vosges du Sud Ă  l’étĂ© 2021 : « Edition 2021, on y croit ! », l’exclamation en dit long sur la volontĂ© de rĂ©silience pour sortir la culture et le spectacle vivant de cette mise sous cloche, imposĂ©e depuis des mois. En une Ă©dition qui fait la critique des semaines Ă©coulĂ©es (et subies), tirant profit aussi des nouvelles mesures sanitaires, le premier festival vosgiens, explore de nouveaux horizons…

  • arne artaxerxes ian page mozartists cd 2009 critque cd review classiquenews

    CD événement, annonce. ARNE : Artaxerxes / The Mozartists / Ian Page / 2 cd Signum classics. L’excellent chef Ian Page conduit ses troupes mozartiennes en terres lyriques primitives, quand simultanément à Gluck (Orfeo), le compositeur national Thomas ARNE proposait une version anglaise de l’opéra seria (italien), avec originalité et cohérence comme en témoigne son Artaxerxes, opéra seria chanté en anglais, créé à Covent Garden en 1762.
    D’une AntiquitĂ© orientale revisitĂ©e, le compositeur et son librettiste (sur le texte de Metastase) retiennent ici deux couples princiers (Artaxerxes / Semira et Arbaces / Mandane) dont l’union et le sort sont mis…

  • beethoven symph 7 teodor currentzis critique review cd CLIC de classiquenews avril 2021

    CD Ă©vĂ©nement, annonce. BEETHOVEN : Symph n°7 – Teodor Currentzis / Anima Aeterna (1 cd SONY classical, Vienne, 2018).
    Currentzis et son formidable collectif instrumental Musica Aeterna investissent avec de rĂ©els arguments les cimes romantiques, avec cette sensibilitĂ© et cette finesse pour les timbres, ciselĂ©es depuis leurs dĂ©buts baroqueux. Ils incarnent aujourd’hui le meilleur des tentatives prĂ©cĂ©demment accomplies par les pionniers de l’approche historique : Harnoncourt, Bruggen, Herreweghe… C’est une conception sonore toute autre qui remodèle notre conception des Ĺ“uvres aussi fondamentales que le sont les symphonies du rĂ©volutionnaire Beethoven : rapport et spatialisation des pupitres, balance sonore, acuitĂ© des…

lire toutes les dépêches

à ne pas manquer

    radio

    tous les programmes accéder au mag radio
  • FRANCE MUSIQUE, SAM 20 MARS 2021, 20h. Zad Moultaka : HĂ©mon. CrĂ©ation. Depuis l’OpĂ©ra de Strasbourg, OpĂ©ra National du Rhin. Dans le cadre de son Festival Arsmondo Liban, l’OpĂ©ra national du Rhin se dĂ©roule sous une forme numĂ©rique (dès le 10 mars), dont la crĂ©ation attendue de HĂ©mon, nouvel opĂ©ra du compositeur Zad Moultaka et du philosophe Paul Audi (qui a Ă©crit le livret). L’opĂ©ra est retransmis en direct ce 20 mars par France-Musique, donc sans public. Le duo Moultaka / Audi relit le mythe de l’Antigone de Sophocle Ă  travers HĂ©mon, qui, contrairement Ă  la tragĂ©die originale, ne se…

  • FRANCE MUSIQUE, sam 27 mars 2021, 20h. POULENC / ESCAICH. La soprano familière des grands dĂ©fis vocaux chante La Voix humaine du premier, Point d’orgue du second (crĂ©ation, prĂ©sentĂ©e en mars au TCE, sans public). Captation les 3 et 5 mars 2021 pour diffusion sur la toile ultĂ©rieure (avril 2021?).
    _____________________________________________________________________________________
     
     
     FRANCE MUSIQUE, Samedi 27 mars 2021, 20h
    Programme double :
    La Voix Humaine de Poulenc / Point d’Orgue de Thierry Escaich (création mondiale).
    Mise en scène : O.Py,
    avec P. Petibon (Elle), J.S Bou (Lui), C.Dubois (L’Autre) – Orchestre National de Bordeaux / J. Rhorer, direction.
    _____________________________________________________________________________________…


    télé

    tous les programmes accéder au mag télé
  • ARTE, dim 18 avril 2021, 23h40. EDDA MOSER. Voix mozartienne absolue (c’est la Reine de la nuit idĂ©ale), la soprano berlinoise Edda Moser nĂ©e en 1938, tĂ©moigne de sa carrière, brillante, cĂ©lĂ©brĂ©e dans les annĂ©es 1960 et 1970 ; Sa Reine de la Nuit (personnage clĂ© de l’opĂ©ra de Mozart, La FlĂ»te enchantĂ©e) est enregistrĂ©e sous la baguette de l’excellent wagnĂ©rien Sawalisch elle figure aussi dans le film Don Giovanni de Losey (1979 / direction musicale : Lorin Maazel) oĂą sa noblesse naturelle, son port de reine offre une nouvelle incarnation de Donna Anna, Ă  la fois Ă©tincelante et humaine…

  • ARTE, dim 18 avril 2021, 18h45. REQUIEM, Bartabas. Mozart au Manège des rochers : l’équation est magique ; elle s’est imposĂ©e au Festival de Salzbourg 2017. DĂ©jĂ  en 2015, pour un autre ouvrage de Mozart (celui lĂ  propre Ă  la jeunesse et moins connu : Davide Penitente), le fondateur du ballet Ă©questre Ă  Versailles, Bartabas avait scĂ©nographiĂ© la partition mozartienne, ciselant les figures des chevaux, exploitant aussi le vaste espace du Manège aux rochers, Ă©crin singulier dĂ©sormais emblĂ©matique du Festival de Salzbourg. Instrumentistes, chanteurs et chĹ“ur sont placĂ©s dans les galeries cintrĂ©es qui entourent l’espace clos. La lecture restitue au…


    concerts et opéras

    voir notre agenda accéder au mag concerts et opéra
  • RENNES, OpĂ©ra. Le 9 juin 2021. Johann Strauss : La Chauve Souris. Nouvelle production. PrivĂ© de son public habituel, l’OpĂ©ra de Rennes, prĂ©sente ce nouveau spectacle sous la forme d’une projection filmĂ©e sur grands Ă©crans Ă  l’extĂ©rieur en Bretagne et en Pays de la Loire dès que la situation sanitaire le permettra, et diffusĂ©e aussi sur les chaĂ®nes de France Musique et France TĂ©lĂ©vision. A RENNES : projection en plein air gratuite mercredi 9 juin 2021, 20h – place de l’OpĂ©ra.
    PLUS D’INFOS ici :
    https://www.opera-rennes.fr/fr/evenement/la-chauve-souris-sur-ecrans
    InspirĂ© d’une pièce française (le RĂ©veillon) signĂ©e des librettistes de Carmen, Meilhac et HalĂ©vy,…

  • MONACO, jusqu’au 3 mai 2021. BALLETS de Monte Carlo : COPPEL-I-A / LAC / LE SONGE (JC Maillot). 16 avril – 3 mai 2021. Monaco Grimaldi Forum. Le chorĂ©graphe Jean-Christophe Maillot, directeur des Ballets de Monte-Carlo, aborde avec Coppelia, le mythe de la poupĂ©e humaine ; illusion / rĂ©alisme, aveuglement /fascination face au dĂ©fi d’une mĂ©canique suprahumaine, le sujet ne laisse pas d’inspirer les crĂ©ateurs contemporains. Le nouveau spectacle revisite aussi l’idĂ©al amoureux Ă  l’heure oĂą la technologie laisse envisager la possibilitĂ© de crĂ©er demain un ĂŞtre virtuel idĂ©al donc une intelligence artificielle… JC Maillot en propose une nouvelle version,…

  • LIVE STREAMING, LILLE, ONL : sam 17 avril 2021. MOZART : Cto pour piano n°20 – MA NGUCI / D REILAND. Programme Ă©vĂ©nement ce samedi grâce Ă  la complicitĂ© de l’Orchestre National de Lille et du chef (actuel directeur musical de l’Orchestre national de Metz), David Reiland : l’Auditorium du Nouveau Siècle affiche en direct samedi Ă  partir de 20h, l’un des concertos les plus Ă©blouissants de Mozart, son n°20 : frappĂ© du sceau de l’urgence, de la gravitĂ©, de la profondeur et de l’élĂ©gance… mozartienne. Il faut un toucher de velours qui sait aussi mordre pour exprimer l’écriture Ă …

  • STREAMING concert. LILLE, sam 10 avril 2021, 20h. L’Orchestre National de Lille poursuit ses concerts 100% numĂ©riques en live streaming. Prochain direct depuis l’auditorium du Nouveau Siècle Ă  Lille, samedi 10 avril 2021 : Concerto en sol de Ravel, Symphonie n°2 de Beethoven par la cheffe hong-kongaise ELIM CHAN (directrice musicale de l’Antwerp Symphony Orchestra) et la pianiste nippo-allemande Alice Sara Ott.
    Ravel, de retour d’une tournĂ©e aux USA (1928), Ă©blouit par son Ă©criture virtuose, lĂ©gère, nĂ©o mozartienne, Ă  la fois classique et swinguĂ©e dans l’esprit aussi de Saint-SaĂ«ns. La Symphonie n°2 de Beethoven affirme en 1803, le tempĂ©rament rĂ©formateur…

  • STREAMING OPERA : PellĂ©as et MĂ©lisande, jusqu’au 9 oct 2021. L’OpĂ©ra de Lille a enregistrĂ© cette nouvelle production en mars 2021. L’argument principal est certes la distribution, principalement francophone, mais surtout la couleur spĂ©cifique d’un orchestre sur instruments d’époque, qui plus est dirigĂ© par l’excellent chef François-Xavier ROTH… Ici l’orchestre dit et parle une langue que les chanteurs n’entendent pas ; Ă  l’inverse, la prose onirique de Maeterlinck dont la pièce Ă©ponyme est la source de l’opĂ©ra, cultive un verbe Ă©nigmatique mais onirique d’individualitĂ©s saisies comme en transe qui ne communiquent pas entre elle. Le drame naĂ®t de la jalousie…

  • STREAMING, Pâques 2021. JS BACH : Oratorio de Pâques / Ascension, D Guillon et le Banquet CĂ©leste nous porte haut, très haut dans un concert filmĂ© Ă  Rennes dont l’affiche est plus que sĂ©duisante en ces temps d’incertitude : alors que la nouvelle de la rĂ©ouverture des salles de spectacles nous parvient en provenance de New York, voici un programme jouĂ© sans masques (instrumentistes) et de façon distanciĂ©e.
    La veine dramatique habite et inspire Bach quoique l’on dise : outre ses Passions, son Oratorio de NoĂ«l, ceux comme ici de Pâques et de l’Ascension, enchaĂ®nĂ©s avec conviction et pertinence, soulignent…

  • STREAMING, OpĂ©ra. Dim 18 avril 2021. BRITTEN : Mort Ă  Venise. L’OpĂ©ra national du Rhin (OnR) a filmĂ© sa nouvelle production signĂ©e du collectif « Clarac-Deloeuil > le Lab », annulĂ©e en fĂ©vrier, mais cependant captĂ©e. A voir sur le site de l’OnR dès le 18 avril 2021. Le 17 avril sur certaines chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision (*)
    Après les coups d’éclats de la jeunesse – Peter Grimes, Billy Budd – partitions proches de la comĂ©die mais parfois sombres et toujours tendues vers le mystère, le britannique Benjamin Britten au dĂ©but des annĂ©es 1970, mettre en musique le chef d’œuvre de…

  • STREAMING, Pâques. Ven 2 avril 2021. Pour le Vendredi Saint (prochain, 2 avril 2021), John Eliot Gardiner dirige ses troupes pour rĂ©aliser la Passion Saint-Jean de JS BACH (BWV 245), plus fulgurante et contrastĂ©e, plus passionnĂ©e et pourtant essentielle voire Ă©purĂ©e (en tous cas plus courte) que la Saint-Mathieu. La Saint-Jean est crĂ©Ă©e vraisemblablement le Vendredi Saint 1724 Ă  l’église Saint-Thomas de Leipzig. Les Britanniques semblent en cette fin mars 2021 crier victoire sur la covid, ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© davantage qu’en France, d’approvisionnement en vaccins (Astra-Zeneca principalement). L’embellie est toujours au bout du tunnel… VoilĂ  qui donnera une saveur particulière Ă …

  • STREAMING, concert. Sam 3 avril 21, 20h. Wagner, Sibelius. ON LILLE, Dalia Stasevska. Pour ce nouveau rv numĂ©rique, dans le cadre de son offre digitale AUDIO 2.0, L’ON LILLE Orchestre National de Lille diffuse ce samedi Ă  20h, un nouveau programme symphonique… et lyrique sous la direction (première collaboration) de la maestra finlandaise Dalia Stasevska, principale invitĂ©e du BBC Symphony Orchestra.
    IntitulĂ© « Enchantements », le programme associe la jeune cheffe et la soprano suĂ©doise Ingela Brimberg dans le diptyque wagnĂ©ren « PrĂ©lude et Mort d’Isolde », sorte de synthèse orchestrale et lyrique de l’opĂ©ra Tristan et Isolde, sommet romantique,…

  • ARTE concert, ven 2 avril 2021, 19h30. JS BACH : Passion selon St-Mathieu. Pygmalion. Depuis le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence formatĂ© en une Ă©dition 100% numĂ©rique, Arte cĂ©lèbre la magie et l’espoir du temps de Pâques. Au programme : l’oratorio la Passion selon Saint-Matthieu (BWV 244) de Jean-SĂ©bastien Bach, sommet du baroque sacrĂ© germanique luthĂ©rien avec la Passion selon Saint-Jean (plus courte et plus fulgurante) et la Messe en si (testament spirituel du compositeur). La partition fut probablement rĂ©alisĂ©e pour la première fois Ă  Leipzig, le 7 avril 1727 (Vendredi Saint) Ă  l’église Saint-Thomas ; au cours de sa fonction…

  • STREAMING OPERA. Ven 2 avril 2021, 20h. WAGNER : Parsifal. L’OpĂ©ra de Genève qui a du annuler les reprĂ©sentations scĂ©niques et publiques prĂ©vues du 30 mars au 11 avril 2021, maintient une sĂ©ance, celle du 2 avril prochain, diffusĂ©e sur le site GTG Digital et RTS Play (en replay jusqu’au 5 avril 2021). C’est une version de concert ajustĂ©e, d’autant plus oportune au moment des FĂŞtes Pascales : la fameuse et sublime sĂ©quence lyrique et orchestrale du Vendredi Saint, telle que l’a conçue Wagner dans le dĂ©roulement de son opĂ©ra, gagne une pertinence accrue ainsi.
    Un monde condamnĂ©, sclĂ©rosĂ©, celui…

  • STREAMING OPERA. La FlĂ»te (Cyber) enchantĂ©e, sam 27 mars 2021, 20h. L’OpĂ©ra de Vichy diffuse une nouvelle production totalement produite dans ses murs et rĂ©alisĂ©e en un mois… un dĂ©fi artistique qui est aussi un pied de nez Ă  la crise sanitaire et Ă  la mise sous cloche des salles de spectacles.  En Ă  peine un mois, les Ă©quipes de Vichy Culture ont bouclĂ© la relecture de l’opĂ©ra la FlĂ»te EnchantĂ©e (Die Zauberflöte), dernier drame en allemand de Wolfgang Amadeus Mozart d’après le livret d’Emanuel Schikaneder (1791). Le metteur en scène Samuel SenĂ© en conçoit un projet mĂŞlant numĂ©rique et…

temps forts

    en direct sur internet

    toute la grille accéder au mag internet
  • STREAMING BAROQUE : dim 21 mars 2021. Concerts et opĂ©ras pour la JournĂ©e europĂ©enne de musique ancienne (donc baroque). Cette annĂ©e, la violoniste Rachel Podger (après Skip SempĂ©) est l’ambassadrice officielle de la journĂ©e musicale Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne. Voici les meilleurs programmes retransmis ce 21 mars 2021, Ă  ne pas manquer :
     
     
     
     
    17h
    ________________________________________________________________________________________________
    RAMEAU : Acanthe et CĂ©phise, version 1751
    Extraits, version de concert
    VOIR ici
    https://www.youtube.com/watch?v=cTNUPRRjxvE
    Avec Sabine Devieilhe, Cyrille Dubois, David Witczak, Judith Van Wanroij, Les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles, Les Ambassadeurs – La Grande Ecurie / Alexis Kossenko,…

  • STREAMING, FESTIVAL DE PONTOISE, le 5 mars 2021, 20h30. CASANOVA rĂ©sistant… Des Italiens Ă  PARIS. Qui pourrait imaginer Casanova baissant les bras devant les difficultĂ©s ? CASANOVA, hĂ©ros de la rĂ©silience… Une Ă©vasion de la prison la plus sĂ»re de Venise, 18 ans d’exil dans toute l’Europe, un duel Ă  mort contre le sous-chambellan du roi de Pologne, toutes les pĂ©ripĂ©ties et les rebondissements de la vie d’un des italiens les plus cĂ©lèbres du XVIIIe siècle peuvent nous inspirer Ă©nergie et rĂ©silience aujourd’hui.
    Les PincĂ©es Musicales, le Festival Baroque de Pontoise et le théâtre de l’Antarès de VaurĂ©al ont donc…

  • STREAMING, opĂ©ra, critique I SONYA YONCHEVA, soprano. Le 27 fĂ©vrier 2021. VERDI, PURCELL, PUCCINI, MASSENET… La bibliothèque rococo de l’Abbaye de Schussenried (Allemagne) offre un Ă©crin somptueux pour ce rĂ©cital prĂ©sentĂ© par le Metropolitan Opera dans le cadre de sa sĂ©rie digitale « Met Stars Live in Concert ». C’est un nouveau volet mĂ©morable de l’offre de streaming de l’institution newyorkaise dont la rentrĂ©e lyrique ne se fera pas avant … septembre 2021. Pour rompre le silence, la voix de la soprano bulgare Sonya Yoncheva, diva Ă©vanescente dans sa robe rouge, rĂ©alise un parcours semĂ© de perles indiscutables.
    Sonya YONCHEVA…

  • STREAMING, opĂ©ra. MOZART : Der SchauspielDirektor, 19 fĂ©v 21, 20h. En streaming depuis l’opĂ©ra La Monnaie Ă  Bruxelles, l’opĂ©ra de Mozart n’a jamais semblĂ© plus actuel, dès les premières paroles du livret : « Nous avons la permission de jouer! ». Dans cette (trop) courte « comĂ©die accompagnĂ©e de musique », Mozart scrute voire parodie avec humour et invention le petit monde de l’opĂ©ra dont les susceptibilitĂ©s et rivalitĂ©s entre les divas. Voici les coulisses d’une production d’opĂ©ra imaginĂ©es par  Wolfgang alors qu’il Ă©crit dans le mĂŞme temps son chef d’Ĺ“uvre Les Nozze di Figaro d’après Beaumarchais… Comme « opera…

  • STREAMING, concert. LILLE, sam 13 fĂ©v 2021, 20h. BEETHOVEN / STRAVINSKY, ON LILLE, FX Roth. Nouveau concert en streaming du National de Lille ce samedi 13 fĂ©vrier 2021 (dans le cadre de son offre digitale intitulĂ©e « AUDITO 2.0 » : tous les concerts sont enregistrĂ©s diffusĂ©s depuis l’Auditorium du Nouveau Siècle Ă  Lille). Au programme deux Ĺ“uvres dont l’effectif restent compatibles avec les mesures sanitaires exigĂ©es pour la pratique en orchestre, soit deux Ĺ“uvres en formation Mozart et de chambre : le premier Concerto pour piano de Beethoven, encore redevable Ă  l’esprit de Mozart, Ă  l’élĂ©gance de Haydn (surtout…


    cinéma

    toute la grille accéder au mag cinéma
  • CINEMA, Anna Netrebko chante AIDA de Verdi, les 25 juin et 2 juillet 2020. Retour de l’opĂ©ra dans les salles obscures. Dans le cadre de l’opĂ©ration Viva l’opĂ©ra !, Ă  19h30 pour les deux dates, revivez la magie d’une production convaincante grâce au nerf expressif du chef Riccardo Muti, au timbre charnel blessĂ© de la soprano Anna Netrebko dans le rĂ´le d’Aida, esclave Ă  la cour de Pharaon et dont est Ă©pris le gĂ©nĂ©ral victorieux Radamès… Pour autant, la fille de Pharaon, Amneris (ample contralto sombre) jalouse Aida car elle aime aussi Radamès. Anna Netrebko Ă©tait alors diva verdienne, ayant…

  • CINÉMA, Fidelio le 17 mars 2020, 18h. Jonas Kaufmann chante Florestan dans les salles obscures… CĂ©lĂ©brez le 250ème anniversaire de Mudwig Beethoven, grâce Ă  la diffusion en live de la nouvelle production du Royal Opera Fidelio, avec dans le rĂ´el de Florestan, le prisonnier, victime de l’arbitraire tyranique, JONAS KAUFMANN dont le timbre rauque, de fĂ©lin blessĂ©, la puissance et la finesse devraient renouveler l’interprĂ©tation du personnage, dans le sillon d’un John Vickers avant lui.
    Fidelio narre le parcours de LĂ©onore, qui sous les traits d’un homme (Fidelio), entend sauver son mari Florestan, prisonnier politique dĂ©tenu par le tyran Don…

  • CINEMA, en direct du MET : HAENDEL, AGRIPPINA. Le 29 fĂ©v 2020. Joyce DiDonato, impĂ©ratrice haendĂ©lienne chante la mère de NĂ©ron, prĂŞte Ă  tout pour que l’empereur Claude son Ă©poux, nomme comme son successeur le fils qu’elle a eu en premières noces. NĂ©ron ne pouvait trouver mère plus ambitieuse et travailleuse, et manipulatrice, d’une obsession quasi maladive… au bord de la folie. ERATO vient de publier l’intĂ©grale d’AGRIPPINA avec le très fougueux Maxym Emelyanychev pilotant la nervositĂ© expressive de son ensemble Il Pomo d’Oro. A New York, dans la nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  New york (dĂ©jĂ  vue Ă  Bruxelles), David…

  • CinĂ©ma, ballet. CoppĂ©lia, mardi 10 dĂ©cembre 2019 en direct du ROH, Londres. CoppĂ©lia, grand classique du Royal Ballet Ă  Covent Garden (londres), est ainsi projetĂ© en direct dans les cinĂ©mas partout en France, ce 10 dĂ©cembre 2019 (20h15). Fantastique et poĂ©tique, le ballet CoppĂ©lia bĂ©nĂ©ficie d’une musique raffinĂ©e, conçue par LĂ©o Delibes. A Londres, la partition est devenue un pilier du rĂ©pertoire de la troupe de danseurs britanniques depuis qu’elle a Ă©tĂ© chorĂ©graphiĂ©e par la fondatrice du Royal Ballet, Dame Ninette de Valois. InspirĂ© des Contes d’Hoffmann, l’action fait paraĂ®tre une poupĂ©e mĂ©canique plus vraie que la vie, charmant jusqu’à…

  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fĂ©v 2019. CinĂ©-concert de rĂŞve Ă  Lille… La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de rĂ©sonateur, d’amplificateur Ă  sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composĂ© l’une des musiques de films les plus envoĂ»tantes, inscrites dans le mystère voire la terreur (quand l’infâme Dark Vador paraĂ®t), mais aussi dans le drame et l’onirisme des Ă©toiles… L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand Ă©cran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…


    expos

    toute la grille accéder au mag concerts et expos
  • PARIS, Exposition : « SAINT-SAĂ‹NS, un esprit libre » : 5 mars > 20 juin 2020. Le Palais Garnier Ă  PARIS, Ă  travers la Bibliothèque MusĂ©e de l’OpĂ©ra cĂ©lèbre le centenaire de la mort (1921 – 2021) du plus grand romantique français de la seconde moitiĂ© du XIXè : Camille Saint-SaĂ«ns (1835 – 1921), jamais couronnĂ© par le Prix de Rome ni reconnu Ă  sa juste valeur par les institutions Ă©tatiques ; aux cĂ´tĂ©s de Massenet, Saint-SaĂ«ns offre un visage diffĂ©rent du romantisme Ă  la française grâce Ă  son sens du drame (ses opĂ©ras Samson et Dalila ou Ascanio rĂ©cemment…

  • EXPO, Paris. Les Musiques de Picasso Ă  la Philharmonie, jusqu’au 3 janvier 2021 : c’est l’expo Ă©vĂ©nement de cette rentrĂ©e post confinement. La musique chez Picasso est d’autant plus passionnante Ă  mesurer et dĂ©couvrir que le sujet fut source de passion et de dĂ©clarations spectaculaires voire dĂ©finitive de la part du peintre. S’il a dĂ©clarĂ© qu’il n’aimait pas la musique, Picasso comme Victor Hugo avait une idĂ©e trop haute de la crĂ©ation musicale et des citations instrumentales pour accepter leur dĂ©voiement. Pas une toile ou une composition de Picasso qui en reprĂ©sentant un instrument ou un instrumentiste, n’ait Ă©tĂ© minutieusement…

  • CONFINEMENT. EXPOS et musĂ©es virtuels Ă  visiter.
    Et si le confinement Ă©tait tout simplement le temps des musĂ©es et des expos ? Comme pour l’opĂ©ra, les ballets et les concerts en ligne dĂ©sormais, l’offre culturelle musĂ©ale comme les expositions enrichissent considĂ©rablement leurs contenus. Les parcours et programmes virtuels sont en plein essor. CLASSIQUENEWS vous propose sa sĂ©lection des sites les plus captivants. Le monde de demain a dĂ©jĂ  commencĂ© : ce ne sont pas les programmes culturels ci après sĂ©lectionnĂ©s qui infirmeront cette Ă©volution sociĂ©tale et culturelle. Il faut Ă  prĂ©sent envisager de nouvelles manières d’accĂ©der aux Ĺ“uvres, de vivre…

  • ARTE, dim 5 avril 2020, 17h45. JAMES TISSOT L’étoffe d’un peintre – Portraitiste de la haute sociĂ©tĂ© britannique et parisienne, le nantais James Tissot (1836-1902) portraiture les mondanitĂ©s et les rituels sociaux comme les mutations de son temps, en particulier celui de l’Angleterre Ă  l’âge industriel quand il se fixe Ă  Londres (1871) après la guerre de 1870.
    S’il a reniĂ© son prĂ©nom (Jacques-Joseph) fleurant bon la bourgeoisie provinciale (nantaise) du XIXe siècle succombant Ă  l’anglomanie ambiante (l’Angleterre victorienne, celle du musicien Elgar, est la première puissance europĂ©enne), « James » Tissot, nĂ© Ă  Nantes en 1836, a conservĂ© le…

  • PARIS, Palais Garnier, EXPO « L’aventure du Ring en France », 5 mai – 13 sept 2020. Bibliothèque-musĂ©e de l’OpĂ©ra / BNF – OpĂ©ra national de Paris. Histoire de la mise en scène de la TĂ©tralogie en France, de la fin du 19e siècle Ă  aujourd’hui. Au dĂ©but des annĂ©es 1890, Charles Lamoureux s’investit plus que tout autre pour faire Ă©couter les opĂ©ras de Wagner dont Lohengrin et Tristan und Isolde. Mais le Ring wagnĂ©rien crĂ©Ă© Ă  Bayreuth en aoĂ»t 1876 s’imposera plus tard encore sur la scène de l’OpĂ©ra national. Il est vrai que le contexte de la première…


EXPOSITION. PARIS, un air d’Italie (Palais Garnier : 28 mai – 1er septembre 2019)

opera-incendie-hubert-robert-1781-exposition-air-d-italie-annonce-critique-classiquenews-musique-classique-opera-annocne-critique-musqiue-classique-news-concerts-critiqueExposition. PARIS, « Un air d’Italie », Palais Garnier, Bibliothèque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution : 28 mai – 1er septembre 2019. OrganisĂ©e par la BnF et l’OpĂ©ra national de Paris, l’exposition souligne le 350e anniversaire de l’OpĂ©ra de Paris ; elle interroge l’histoire, souvent tumultueuse, de la première scène lyrique française, sous un angle inĂ©dit : celui du dialogue continu entre les modèles français et italien. De 1669 Ă  1791, l’OpĂ©ra de Paris tente d’incarner sa propre continuitĂ© entre rĂ©fĂ©rence Ă  un modèle transalpin et affirmation d’une ambition nationale. 130 pièces (manuscrits, dessins de costumes, maquettes de dĂ©cor, estampes, partitions…) rĂ©capitulent les annĂ©es flamboyantes de l’OpĂ©ra, oĂą paraissent et questionnent Louis XIV, Lully, Rameau, Gluck, Rousseau, Beaumarchais, … quand Paris s’affirme peu Ă  peu telle la capitale musicale de l’Europe.

 

 

 

EXPO. PARIS, Bibliothèque-MusĂ©e de l’OpĂ©ra : 28 mai – 1er septembre 2019.  Pour les 350 ans de l’OpĂ©ra de Paris. 

 

 

 

 opera-incendie-hubert-robert-1781-exposition-air-d-italie-annonce-critique-classiquenews-musique-classique-opera-annocne-critique-musqiue-classique-news-concerts-critique

 

 Incendie de l’OpĂ©ra en 1781 par Hubert Robert (DR)

______________________________________________

 

 

 

__________________________________________________

Parcours muséographique :

Aux origines : le ballet de cour et l’opéra italien (1600-1669)
Né en Italie au début du xviie siècle, l’opéra réunit tous les arts : musique, chant, danse, poésie dramatique, peinture, architecture. La représentation du premier opéra occidental dont la musique est conservée, Euridice, a lieu à Florence le 6 octobre 1600, jour des noces du roi Henri IV avec Marie de Médicis. Si la nouvelle reine s’emploie à faire la promotion du spectacle italien dès son arrivée en France, c’est seulement quelques années plus tard, sous l’impulsion de Mazarin, que les premiers opéras italiens sont donnés à Paris. Pour les acclimater au goût français, on y ajoute des danses spectaculaires, qui ont les faveurs d’un public friand de ballets de cour où le roi lui-même se produit. De cette hybridation des cultures française et italienne, naît alors l’opéra français.

Les créateurs de l’opéra français (1669-1695)
Les fameuses lettres patentes par lesquelles le roi Louis XIV et son ministre Colbert accordent en 1669 un privilège d’opéra au poète et entrepreneur de spectacles Pierre Perrin illustrent à merveille la pérennité de l’influence italienne sur les arts du spectacle en France. Bien qu’établies « à l’imitation des Italiens », les académies d’opéra doivent promouvoir, à Paris comme en province, des « représentations en musique et en vers français ». C’est donc à la fois en réponse à une forme théâtrale venue de l’étranger et sous l’emprise d’un modèle italien toujours dominant qu’une réélaboration dans un style national naît en France dans la seconde moitié du xviie siècle. Le Florentin Jean-Baptiste Lully en est la figure la plus marquante. En 1672, il rachète le privilège de Perrin, rebaptise l’Opéra de Paris « Académie royale de musique » et invente une forme dramatique spécifiquement française – la tragédie en musique – promise à une grande fortune jusqu’à la Révolution.

L’opéra-ballet (1695-1715)
De la mort de Lully, en 1687, jusqu’à la Régence, s’ouvre une période d’expérimentations impliquant de nombreux compositeurs et chorégraphes, notamment André Campra et Guillaume-Louis Pécour qui contribuent à l’éclosion d’un nouveau genre lyrique, l’« opéra-ballet », dans lequel la danse conquiert un statut égal à celui du chant. Dieux et héros de l’Antiquité cèdent leur place à des personnages modernes, Français, Italiens, Espagnols, Turcs, Chinois, et tout le personnel comique écarté de la scène lyrique par Lully réapparaît à travers les figures dansantes d’Arlequin et Polichinelle, issues de la commedia dell’arte.

L’ère des controverses (1715-1781)
Gagnant en prestige et en renommée dans toute l’Europe, l’Opéra de Paris devient, au xviiie siècle, le terrain de nombreuses controverses, tant musicales et chorégraphiques qu’esthétiques. L’une des plus célèbres est la querelle des Bouffons, qui fait rage en 1752 suite à l’arrivée à Paris d’une troupe de chanteurs italiens interprétant La Serva padrona de Pergolèse. Féroce, cette polémique oppose les partisans de l’opéra napolitain, regroupés derrière Rousseau, à ceux de la musique française qui, choqués de voir des « histrions ultramontains » profaner ce temple du goût qu’est l’Opéra de Paris, en appellent à Rameau, vu comme le garant du grand genre de la tragédie. Pendant tout le siècle, alternent ainsi des périodes de restauration de l’ancien répertoire musical national et des moments d’ouverture aux influences étrangères, comme en 1778, lorsque le directeur de l’Opéra programme une saison d’opere buffe et souffle à dessein sur les braises d’une nouvelle querelle franco-italienne, celle des Gluckistes et des Piccinnistes.

À l’aube de la Révolution (1781-1791)
L’incendie de la salle du Palais-Royal contraint l’Opéra à se déplacer dans une nouvelle salle, près de la porte Saint- Martin, où il subit la concurrence des théâtres bordant les boulevards de Paris. Devant renouveler son répertoire, ainsi que son fonds de décors et costumes, il continue d’accueillir des Italiens, parmi lesquels Salieri qui s’emploie à consolider le modèle de la tragédie en musique, mis à mal après le départ de Gluck. En 1787, Tarare, sur un livret de Beaumarchais au parfum révolutionnaire, embrase la capitale. Malgré ce succès, l’Opéra accumule les dettes et doit être cédé à la ville de Paris. Si la loi du 13 janvier 1791 proclamant la liberté des théâtres et la fin du système des privilèges sonne comme un coup de grâce pour l’Opéra, un rapport remis au corps municipal préconise d’en assurer la sauvegarde, ainsi que le rayonnement pour de nombreuses années encore.

Une dizaine de bornes musicales et trois interludes ponctuent le parcours de la visite : un intermède lyrique d’une part, avec une leçon de chant de Stéphanie d’Oustrac et des extraits vidéos de spectacles du répertoire de l’Académie royale de musique évoquant ces deux siècles de vie musicale ; un intermède chorégraphique, d’autre part, avec une projection audiovisuelle d’un travail de recherche expérimental montrant l’évolution des pas de danse du xviiie siècle au tout début du xixe siècle.

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

EXPOSITION : « Un air d’Italie ». L’OpĂ©ra de Paris de Louis XIV Ă  la RĂ©volution – 28 mai – 1er septembre 2019

Bibliothèque-musée de l’Opéra, Palais Garnier
Entrée à l’angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e ardt

Tous les jours 10h > 17h et jusqu’à 18h à partir du 15 juillet 2019.
Fermetures exceptionnelles le 17 juin et à partir de 13h : les 16, 30 juin , 6 et 14 juillet et jusqu’à14h le 23 juin.

Plein tarif : 14€ – Tarif rĂ©duit : 10€ – EntrĂ©e gratuite pour les moins de 12 ans et les demandeurs d’emploi

 

 

Catalogue
Sous la direction de Mickaël Bouffard, Christian Schirm et Jean-Michel Vinciguerra Co-édition BnF Éditions / RMN
22 x 27 cm, 192 pages, 110 illustrations environ, 39 euros

bnf.fr / operadeparis.fr

Centenaire DEBUSSY 2018. Entretien avec Rémy Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE

debussy-a-la-plage-exposition-saint-germain-par-classiquenewsDEBUSSY A LA PLAGE… Entretien avec Rémy Campos, commissaire de l’exposition « DEBUSSY A LA PLAGE, archéologie d’un album photographique », actuellement au Domaine national de Saint-Germain en Laye (78) ; et jusqu’au 15 décembre 2018. Qu’a à faire Claude Debussy à l’été 1911 sur les plages et bords de mer normand, à Houlgate précisément, appareil photographique à la main, arpentant les lieux de vie, parfois mondains, souvent familiaux, promenades et jetées, près du Casino et des cabines de bain ? Rémy Campos soulève le voile et révèle la passion ou plutôt l’œil photographique d’un Debussy viscéralement sauvage et solitaire, quelques années avant la déclaration de guerre…

 

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : De tout le corpus photographique que vous avez visualisĂ©, quels dĂ©tails ou facettes – ainsi rĂ©vĂ©lĂ©s ou dĂ©couverts- de Debussy vous ont surpris, Ă©bloui, enchantĂ© ?

Rémy CAMPOS / RC : Il y a d’abord eu la découverte de documents inédits. Pour un historien, c’est évidemment un moment palpitant. Seules quatre ou cinq images du séjour des Debussy à Houlgate avaient été régulièrement reproduites depuis les années 1920. Toutes les images représentant Emma et sa mère avaient jusqu’ici dormi dans les albums de familles conservés à la Bibliothèque nationale de France. Ceux-ci contenaient aussi un très grand nombre de clichés pris dans le jardin de l’hôtel particulier des Debussy (avenue du Bois – aujourd’hui avenue Foch). Dans ces images intimes, on voit beaucoup Chouchou, la fille du couple, et on découvre aussi le quotidien d’une famille bourgeoise avec nurse anglaise, domestiques, visites familiales et réception d’amis.
Et puis il y a eu l’aventure documentaire amorcée par la découverte fortuite de photographies que le jeune Jacques Henri Lartigue avait prises de la famille Debussy, sans savoir toujours qui passait devant son objectif. L’enquête nous a entraîné loin, jusqu’à des trouvailles inattendues comme cette photographie de presse prise aux courses à Longchamp où l’on découvre Emma et sa fille parmi les dames élégantes présentes ce jour-là au bord des pistes.
De fil en aiguille, les images rassemblées ont suscité une réflexion inattendue sur le rapport des Debussy à l’image photographique.

 

 

 

 

CNC : Quelle est la relation de Debussy à la société, à la plage ou à Paris, ces clichés rassemblés nous révèlent-ils ?

debussy a la plage catalogue gallimard livre CLIC de classiquenews critique livre par classiquenewsSi on le compare à Gabriel Fauré ou à Igor Stravinsky, pour ne prendre que deux de ses contemporains, Claude Debussy est un créateur solitaire, surtout dans la dernière partie de sa carrière. L’accès à l’hôtel particulier de l’avenue du Bois est strictement limité à la famille des deux époux et à un cercle très étroit d’amis. Rares seront les journalistes à pouvoir approcher le compositeur et les importuns sont tenus à distance. Les photographies témoignent de cet isolement recherché. Ce sont toujours les mêmes personnes que l’on retrouve dans les images. Aucun cliché ne montre des réunions mondaines comme il en existe du temps où Debussy fréquentait Ernest Chausson dans les années 1890. Les témoignages de ses proches vont dans le même sens. Raoul Bardac, fils du premier mariage d’Emma et élève en composition de Claude Debussy, témoigne du goût de la solitude du musicien.
Le séjour à Houlgate en août 1911, voulu par sa femme, est par conséquent une terrible épreuve pour Claude Debussy qui se trouve plongé dans la trépidante vie mondaine que les Parisiens séjournant sur la côte normande, transportent avec eux le temps d’un été. La station est parmi les plus élégante de l’époque mais on y trouve tout ce que Claude Debussy déteste : les musiques faciles des casinos, les clients envahissants d’un Grand-Hôtel cosmopolite, l’obsession du paraître, etc.

 

 

 

CNC :Comment expliquer cette “passion” photographique, de la part de Debussy ?

L’intérêt de Claude Debussy pour la photographie ne nous est connu qu’en creux. Le musicien n’a jamais écrit un article où il se serait enthousiasmé pour cet art encore jeune, sa correspondance n’y fait allusion que de façon sporadique et il ne semble pas qu’il ait possédé dans les années 1880-1900 le coûteux appareillage nécessaire aux prises de vues. Pendant sa jeunesse, le musicien a pour plus proche ami Pierre Louÿs, écrivain ayant la passion de la photographie, qui le mettra en scène dans des images très soignées, comme on en produisait alors dans les milieux artistiques (Edgard Degas ou Pierre Bonnard, par exemple, ont consacré beaucoup de temps à fabriquer des images photographiques qui entendaient dialoguer avec la peinture).
Durant les vingt dernières années de sa vie en revanche, Claude Debussy et sa femme Emma ont été des photographes amateurs comme il en existait alors des milliers. Séduits par la facilité d’usage des appareils de type Kodak et de développement des clichés que l’on peut alors confier à un détaillant, la famille Debussy réalise un très grand nombre d’images, dont beaucoup sont d’ailleurs mal cadrées ou peu éclairées. La photographie est alors une pratique en passe de devenir banale. Les Debussy ne se distinguent pas dans ce domaine de leurs contemporains.

 

 

 

CNC : Savons-nous sur quelles partitions Debussy travaillait-il pendant ses étés à la plage ?

Dès les premières années de vie commune, le couple Debussy part tous les étés en vacances au bord de la Manche. En 1904 à Pourville où Claude corrige des épreuves d’imprimerie, en 1905 à Eastbourne où il travaille à la première série des Images pour piano, en 1906 près de Dieppe où il emporte ses Images pour orchestre en cours d’écriture et en 1907 de nouveau à Pourville où il songe à un Tristan qui ne verra jamais le jour.
Le voyage à Houlgate qui est au cœur du livre Debussy à la plage est le seul à avoir lieu entre 1908 et 1914. Pendant ce séjour en août 1911, Claude Debussy travaille à l’orchestration de la Rhapsodie pour clarinette originellement composée pour les concours du Conservatoire de Paris avec un accompagnement de piano. Ou plutôt, il promet à son éditeur un arrangement auquel il ne se consacrera que de retour à Paris en septembre. Le moment houlgatais est celui d’un grand désarroi artistique.
En pleine guerre, la villégiature à Pourville de juillet à octobre 1915 fait exception. Claude Debussy n’habite pas dans un de ces hôtels internationaux dont il dit tant de mal dans sa correspondance mais dans la villa « Mon coin », éloignée du rivage et donc des touristes. Dans cette maison prêtée par des amis, la Manche n’est visible qu’au loin. Parce qu’il n’est pas astreint aux obligations mondaines d’une station balnéaire, Claude Debussy parvient à écrire pendant les quatre mois de ce dernier séjour normand plusieurs de ses ultimes chefs-d’œuvre : En blanc et noir, les deux livres d’Études pour piano, la Sonate pour flûte, alto et harpes.
Lors des deux vacances maritimes suivantes – au Moulleau, près d’Arcachon, pendant l’été 1916 puis à Saint-Jean-de-Luz en 1917 –, Claude Debussy sera gravement malade et n’écrira plus de musique.
Malgré la véritable fascination de Debussy pour la mer, le musicien aura finalement peu écrit près des rivages. Ultime paradoxe : on sait aujourd’hui que le musicien a commencé la composition de la Mer à Bichain dans l’Yonne pendant les vacances de l’été 1903…

 

 

Propos recueillis en octobre 2018.

 

 

 

 

——————————————————————————————————————————————————
 

SAINT-GERMAIN EN LAYE (78), DEBUSSY A LA PLAGE, Exposition au Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, ville natale de Claude Debussy, du 15 septembre au 15 dĂ©cembre 2018. Commissaire : RĂ©gis Campo. PrĂ©sentation critique du catalogue Ă  venir sur classiquenews. Exposition en plein air, grilles du château et de la Mairie de Saint-Germain : photographies en grand format 

 

 

 

 LIRE aussi notre présentation du Livre Catalogue “Debussy à la Plage” (Gallimard)

 

 debussy a la plage catalogue gallimard livre CLIC de classiquenews critique livre par classiquenews

MOULINS : “Barockissimo!”, Les Arts Flo en scène

MCOSTUMES DE SCENE des ARTS FLO Ă  MOULINSOULINS. Exposition. BAROCKISSIMO! Les Arts Florissants en scène jusqu’au 18 septembre 2016. Le Centre national du costume de scène expose quelques uns des joyaux en tissu, façonnĂ©s pour les productions lyriques dirigĂ©es par la directeur et fondateur des Arts Flo, William Christie. OpportunitĂ© pour le chef d’orchestre mythique et dĂ©sormais incontournable sur le sujet de l’opĂ©ra baroque en France, de rĂ©capituler plusieurs dĂ©cennies de recherches, d’approfondissement et surtout de trouvailles visuelles … ici le dĂ©ploiement des Ă©toffes prolonge, habille, explicite le geste musical. Le catalogue concentre la pertinence de l’approche musĂ©ale, tout en permettant aux personnalitĂ©s organisatrices de s’exprimer sur les choix, la sĂ©lection des objets (costumes, maquettes, etc…) prĂ©sentĂ©s (chapitre ou “acte” I), et aussi la rĂ©flexion nĂ©e Ă  partir des rĂ©pertoires abordĂ©s : “L’Italie et la naissance de l’opĂ©ra, les voix” (acte II) ; “La France, Louis XIV et Lully” ; “L’Angleterre, Purcell et Shakespeare” ; “Handel et l’opĂ©ra” ; “L’OpĂ©ra français, Ă  l’heure de Jean-Philippe Rameau”, sans omettre de tracer des perspectives : “au delĂ  du baroque”. Ainsi Catherine Massip, Martine Kahane dont les recherches sont depuis longtemps associĂ©es Ă  l’activitĂ© des Arts Florissants analysent très finement les ouvrages abordĂ©s, et la singularitĂ© critique dĂ©fendue depuis ses dĂ©buts par le fondateur William Christie.

LES ARTS FLORISSANTS : 1979-2015
30 ans d’enchantement visuel et scĂ©nique

Christie-william-rouvre-PORTRAIT-carre-578-582-home-a-lafficheUne très intĂ©ressante partie connexe et complĂ©mentaire intitulĂ©e “Ascoltando” (cosignĂ©e par Dider Doumergue et Anne Verdier, les chefs costumiers des productions lyriques Ă©voquĂ©es) est dĂ©diĂ©e aux formes et enjeux du spectacles : dimension sociale (Atys et Le malade imaginaire), affirmation d’une Ă©lĂ©gance rhĂ©torique (La FĂ©e Urgèle, La rĂ©pĂ©tition interrompue), la musique au fondement de l’inspiration (MĂ©dĂ©e, Hippolyte et Aricie), Montage de sens, montage de temps (L’amour mĂ©decin, Le sicilien ou l’amour peintre) ; sans omettre la très intĂ©ressante contribution de Jean-Marie VillĂ©gier Ă  propos de sa coopĂ©ration avec Bill autour de la production lĂ©gendaire d’Atys (“Quelques feuillets de mon album, 1985-1992″, texte Ă©crit en janvier 2016 pour l’exposition)… Au final le très beaux livre de 126 pages rend compte, tout autant que les objets de l’exposition Ă  Moulins dans son intĂ©gralitĂ©, de la grande diversitĂ© des propositions de costumes dont le raffinement et le luxe rĂ©pond directement au dĂ©sir d’enchantement et d’Ă©loquence dĂ©fendu par William Christie quand il interprète telle ou telle partition ancienne et baroque.
A partir de l’”Acte II”, — Ă  partir de l’Ă©vocation thĂ©matisĂ©e de la naissance de l’opĂ©ra en Italie, la publication met en lumière, photographies en pleine page, la beautĂ© des costumes façonnĂ©s pour chaque production. Costumes de Sant’Alessio (Caen, 2007), Il Riturno d’Ulisse (Aix, 2000 — avec un chapitre complĂ©mentaire dĂ©diĂ© aux ateliers de costumes du Festival aixois…), L’Incoronazione di Poppea (Madrid, 2010), Il Tito de Cesti (Strasbourg, 2001 — en complĂ©ment plusieurs photos de scène en noir et blanc) ; la France baroque renaĂ®t aussi grâce aux costumes des spectacles ainsi ressuscitĂ©s : Le Malade imaginaire (Châtelet, 1990), Ă©videment Atys (costumes de la crĂ©ation de 1986 Ă  Florence puis Ă  l’OpĂ©ra Comique en 1987, enfin pour la rĂ©cente reprise de 2011 — costumes du dieu du sommeil pour Paul Agnew…) ; ActĂ©on de Charpentier (TCE, Paris, 2011) ; Armide (TCE, 2008)…; sans omettre, cĂ´tĂ© baroques britanniques : chez Purcell (Dido and Aeneas (New York, 2010), The Fairy Queen (Aix, 1989), enfin propre aux enchantements multiples du théâtre de Handel : Alcina (Palais Garnier, Paris, juin 1999), Serse (TCE, Paris, 2003), Hercules (Aix, 2004), Theodora (TCE, Paris, 2015)… accomplissement tout autant convaincant, l’offre visuelle pour les opĂ©ras de Rameau dont son Ă©voquĂ©s aussi par de magnifiques costumes : Hippolyte et Aricie (Paris, Palais Garnier, 1996 — dont l’inimaginable costume en une pièce des 3 Parques, sorte de monstruositĂ© textile Ă  trois tĂŞtes !), Les Indes Galantes (Palais Garnier, Paris, 1999), la rĂ©cente production crĂ©Ă©e Ă  Caen : Rameau, MaĂ®tre Ă  danser (2014), PlatĂ©e (Vienne, puis paris, 2014), Pygmalion (Aix, 2010), Les BorĂ©ades (Palais Garnier, Paris, 2003), … Jamais l’univers visuel et poĂ©tique de William Christie et de ses Arts Flo (fondĂ©s en 1979), n’auront Ă  ce point enchanter en une grande fresque onirique reconstruite sur plusieurs dĂ©cennies. La perspective ainsi restituĂ©e est inĂ©dite et la richesse de l’offre visuelle, passionnante. Exposition et catalogue, incontournables.

EXPOSITION : Barockissimo ! Les Arts Florissants en scène. Moulins, Centre national du costume de scène (CNCS), du 9 avril au 18 septembre 2016. Catalogue 220 pages, Édition lienart, Les Arts Florissants William Christie. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2016.

Paris : Exposition Rameau et la scène (Palais Garnier, 16 décembre 2014-8 mars 2015)

Jean-Philippe Rameau Ă  Paris

 

Paris : Exposition Rameau et la scène (Palais Garnier, 16 dĂ©cembre 2014-8 mars 2015). Pour les 250 ans de la mort de Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Ă  dĂ©faut d’avoir programmer une tragĂ©die lyrique du compositeur dijonnais (omission impardonnable de la part de l’institution pour laquelle Rameau a conçu son théâtre lyrique et livrer ses plus grandes partitions théâtrales), le Palais Garnier et sa Bibliothèque-MusĂ©e prĂ©sentent, compensation opportune, une exposition Ă  partir du mois de dĂ©cembre 2014 et jusqu’en mars 2015. « Rameau et la scène », le titre prĂ©cise ce qui sera mis en avant sur les cimaises du musĂ©e. Avant les baroqueux des annĂ©es 1960-1970 dont le premier ramĂ©lien sur instruments d’époque (William Christie), D’Indy et Saint-SaĂ«ns puis Debussy, Ă  l’époque oĂą il fallait rĂ©gĂ©nĂ©rer l’art français en puisant dans son glorieux passĂ© national, ont su distinguer le gĂ©nie du plus grand compositeur du XVIIIè : harmoniste virtuose, expĂ©rimentateur gĂ©nial, thĂ©oricien plutĂ´t polĂ©miste et très argumentĂ© (vis Ă  vis de JJ Rousseau et des EncyclopĂ©distes), rĂ©inventeur (après Lully) de l’opĂ©ra tragique (Hippolyte et Aricie, Castor et Pollux, Dardanus, Zoroastre…), de la comĂ©die musicale (PlatĂ©e), de l’opĂ©ra-ballet (Les Indes Galantes, Les fĂŞtes d’HĂ©bĂ©)… , un Ă©rudit sensuel d’une audace jamais vue jusque lĂ . S’il ne crĂ©Ă©e pas vĂ©ritablement chacune de ses formes lyriques, il en donne des exemples dĂ©cisifs qui assurent la pĂ©rennitĂ© de chaque genre. L’exposition parisienne 2014/2015 souhaite rĂ©capituler les ferments du gĂ©nie de Rameau Ă  la scène : les opĂ©ras du Dijonais sur la scène lyrique parisienne de leur crĂ©ation Ă  nos jours, des chefs d’oeuvres pour la Cour versaillaise de Louis XV aux productions plus rĂ©centes Ă  l’OpĂ©ra Comique. Que signifie Rameau aujourd’hui dans le goĂ»t moderne ? Quelles avancĂ©es reconnaĂ®tre Ă  ses ouvrages tragiques, chorĂ©graphiques et comiques ?  Quel dĂ©ploiement visuel pour chaque production ? Quels grands interprète de Rameau : chanteurs tels JĂ©lyotte ou Marie Fel, mais aussi premières Ă©toiles de la danse : Marie SallĂ© ou La Camargo ! Comment chanter Rameau ? Rameau prĂ©fĂ©rait-il le chant ou le texte ? Et comment fut-il un orchestrateur inouĂŻ, capable de couleurs et de combinaisons dĂ©jĂ  debussystes ? RĂ©ponses au Palais Garnier, Galerie des expositions de la Bibliothèque MusĂ©e de l’OpĂ©ra, Ă  partir de novembre 2014.

 

 

 

rameau-et-la-scene_catalogue bnf expositionUn remarquable catalogue est conjointement Ă©ditĂ© par la BNF, 216 pages, 143 illustrations, qui met en lumière les Ă©tapes de la redĂ©couverte de Rameau  au dĂ©but du XXème siècle puis sur instruments anciens grâce Ă  William Christie., Gardiner, Malgoire et leurs disciples… Entretiens avec Jean-Paul FauchĂ©court (sur le chant et l’articulation du texte), avec Jean-Marie VillĂ©gier (sur le gĂ©nie théâtral de Rameau), entre autres ; dossier spĂ©cial sur Hippolyte et Aricie, l’oeuvre du commencement datĂ©e de 1733, Ă  travers sa crĂ©ation et ses reprises jusqu’en 2012 Ă  l’OpĂ©ra de Paris, l’âge du chant Ă  l’Ă©poque de Rameau… sont quelques pistes qui agrĂ©mentĂ©es de superbes illustrations, restituent Rameau dans son Ă©poque, dans sa formidable modernitĂ©. Lecture incontournable.

 

 

Paris, Exposition Francis Poulenc au TCE, jusqu’au 2 janvier 2014

Poulenc au Théâtre des Champs-Elysées, Exposition présentée au TCE à Paris. Du 10 décembre 2013 au 2 janvier 2014, les soirs de représentation. L’exposition présentée au Théâtres des Champs-Elysées à l’occasion des  représentations de la nouvelle production des Dialogues des Carmélites suit un double parcours : celui qui mena l’ouvrage de la Scala à l’Opéra de Paris, de janvier à juin 1957, et celui de la collaboration du compositeur avec la salle parisienne,  pendant quarante ans.

 

 

Francis Poulenc Ă  Paris

 

 

poulenc_exposition_dialogues_tce_parisParmi le matériel exposé, les deux partitions personnelles du compositeur sont présentées : celle pour piano et chant comporte une dédicace de chacun des créateurs français et italiens de l’œuvre ; celle pour orchestre, plusieurs annotations de la main de Poulenc. Sont également exposés les programmes des deux créations, des photographies prises lors des répétitions, et les coupures de presse conservées par le compositeur.
Le Salon des dames accueille quant à lui les croquis des costumes conçus par Suzanne Lalique, conservés par la Bibliothèque-Musée de l’Opéra. La période du Groupe des Six est illustrée par l’affiche de la soirée du Bœuf sur le toit, pieusement conservée par Poulenc, et de nombreuses photographies des Mariés de la tour Eiffel.
La création parisienne des Biches au Théâtre des Champs-Elysées est illustrée avec la partition dédicacée par Poulenc à sa « tante »  Liénard, ou encore la photographie que la Nijinska offrit à Poulenc. Une monumentale affiche provenant des archives de la Caisse des Dépôts annonce le copieux concert donné en décembre 1929 pour le dixième anniversaire du Groupe des Six (illustration ci contre).

Quelques mois plus tard, le Théâtre accueille la crĂ©ation publique d’Aubade, dont la partition dĂ©dicacĂ©e de Poulenc Ă  …  lui-mĂŞme est exposĂ©e.
Le programme de la dernière soirée des Concerts de la Pléiade rappelle qu’au sortir de la guerre, c’est encore au Théâtre des Champs-Elysées qu’eut lieu la création d’une œuvre majeure de Poulenc, la cantate Figure humaine, écrite sur des poèmes de Paul Eluard.

Les partitions de Poulenc du Gloria et de La Dame de  Monte Carlo achèvent ce parcours.

Francis Poulenc et le Théâtre des Champs ElysĂ©es. Exposition accessible au Théâtre des Champs ElysĂ©es, les soirs de concerts ou d’opĂ©ras, du 10 dĂ©cembre 2013 au 2 janvier 2014, en marge des reprĂ©sentations de la nouvelle production de Dialogues des CarmĂ©lites, Ă  l’affiche jusqu’au 21 dĂ©cembre 2013. Exposition, conçue par Pierre Miscevic, est organisĂ©e par l’Association des Amis  de Francis Poulenc (BenoĂ®t Seringe, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral).

Illustration : affiche de concert pour le dixième anniversaire du Groupe des Six – Fonds Archives Caisse des Dépôts

 
 

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle

Exposition. Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014      …

 

Exposition, Ecouen

La musique au XVIème : ” Un air de Renaissance “

Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014

 

ECOUEN_exposition_renaissance_Zacchia_portrait_joueur_violeContrairement Ă  la civilisation Baroque Ă  prĂ©sent bien connue, jamais la musique de la Renaissance (en particulier celle du XVIème siècle) n’avait Ă©tĂ© le sujet d’une exposition thĂ©matique. Justice est faite Ă  prĂ©sent grâce Ă  la rĂ©trospective prĂ©sentĂ©e au Château d’Ecouen Ă  partir du 11 septembre 2013. Dès la fin du XVè et surtout au XVIème siècle, la pratique musicale est au coeur de la sociĂ©tĂ© : sacrĂ©e et d’une Ă©criture de plus savante chantĂ©e dans les Ă©glises par les voix d’enfants et d’hommes (les femmes Ă©tant exclues des lieux de cultes) ; c’est aussi un essor nouveau de la musique de chambre vocale et instrumentale, pratiquĂ©e dans le noyau familial,  bourgeois, aristocratique et royal, s’appuyant sur le concours de l’Ă©pinette, du luth, de la viole … La pensĂ©e rĂ©formĂ©e favorise l’expĂ©rience musicale dans l’espace privĂ© donnant naissance Ă  une nouvelle pratique amateur particulièrement active. L’impression des partitions en plein dĂ©veloppement permet une large diffusion des oeuvres distinguĂ©es par le goĂ»t des amateurs ; les musiciens et compositeurs se professionnalisent aussi, sachant se ” vendre ” auprès des Cours demandeuses, soucieuses de prestige culturel et musical.
L’alliance de la poĂ©sie et de la musique se rĂ©alise dans l’art princier et noble du madrigal (d’origine italienne) dont le souci de caractĂ©risation du verbe suscite une nouvelle Ă©criture Ă©mancipĂ©e du tissu strictement polyphonique, vers la structure monodique avec basse continue …
L’individualisation des tempĂ©raments se prĂ©cise et profite d’un marchĂ© alors naissant : de grandes figures s’imposent alors Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne, malgrĂ© le contexte des guerres de religion : Josquin des PrĂ©s, Vittoria, Lassus, Claude Goudimel, Claudin de Sermisy, Albert de Rippe, Jacques Arcadelt, Tallis … Chacun prĂ©pare au sommet monteverdien, Ă  l’aube – baroque : 1607 – de l’Orfeo qui est autant l’aboutissement de l’esthĂ©tique de la Renaissance que la première oeuvre relevant d’une pensĂ©e proprement baroque.

Le parcours de l’exposition rassemble instruments et partitions, manuscrits et tableaux restituant Ă  la musique le rĂ´le social, symbolique et politique qu’elle occupe pendant la Renaissance (XVème et XVIème siècle). Exposition Ă©vĂ©nement. Compte rendu plus dĂ©veloppĂ© de l’exposition Un air de Renaissance, Ă  venir sur classiquenews.com

Un air de Renaissance, la musique au XVIème siècle. MusĂ©e national de la Renaissance, Château d’Ecouen, du 11 septembre 2013 au 6 janvier 2014.  Renseignements au 01 34 38 38 50

Illustration: Paolo Zacchia : Portrait d’un joueur de viole (vers 1545). Paris, MusĂ©e du Louvre. © RMN Grand Palais / Franck Raux