Ce soir sur Arte, 20h45 : Dorothea Röschmann chante la Comtesse

arte_logo_2013Ce soir sur Arte, Dorothea Röschmann chante Mozart… Divine Mozartienne. Hier éblouissante Susanna, ardente, juvénile, la soprano Dorothea Röschamnn consacrée à Salzbourg comme subtile mozartienne, chante ce soir sur Arte, en direct de Berlin, la Comtesse des Noces de Figaro de Mozart. Rosina est devenue la Comtesse Almaviva : hier courtisée, aimée, désirée, elle est désormais une épouse respectable et rangée mais négligée par son mari le Comte plus excité à l’idée de conquérir sa soubrette Susanna justement… Ame tendre et nostalgique d’un temps révolu, la Comtesse Almaviva se désespère puis fomente un complot bien troussé pour piéger l’inconstance de son époux… avec la complicité de Figaro et de sa future épouse Susanna, femme humiliée et serviteurs libertaires donnent une leçon d’humanisme et respect au despote domestique… les Noces sont morales… mais pour combien de temps ?

 

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Sous la baguette de l’impétueux vénézuélien Gustavo Dudamel que l’on connaît moins en chef lyrique, la soprano Dorothea Röschmann chante la Comtesse des Noces de Figaro de Mozart en direct de Berlin.
dudamel-gustavo-maestro-classiquenews-presentation-review-critique-account-of-arte_logo_2013Arte. En direct : Les Noces de Figaro de Mozart. Vendredi 13 novembre 2015. Gustavo Dudamel, direction.  En direct du Staatsoper im Schiller Theater Unter der linden de Berlin, le vénézuélien actuel direction musical du Los Angeles Philharmonic, Gustavo Dudamel, l’élève le plus doué et le plus médiatisé du Sistema vénézuélien s’essaie (enfin) à la direction lyrique en pilotant la Staatskapelle de Berlin. Après ses réalisations réussies, toutes enregistrées par Deutsche Grammophon (Symphonie de Mahler en particulier), le jeune maestro joue de la baguette opératique dans le sommet sentimental de Mozart et da Ponte d’après Beaumarchais. La Folle Journée mozartienne trépigne d’une indicible excitation, que rendent explicite les airs de Chérubin, jeune cœur éperdu bientôt enrôlé (mais si troublé par la Comtesse) … Lire notre présentation complète des Noces de Figaro de Mozart avec Dorothea Röschmann

 

 

 

Dorothea_Ro_schmann_Mozart_Arias_Sony_Classical_Daniel_HardingCD, compte rendu critique. Dorothea Röschmann : Mozart Arias (1 cd Sony classical). Le timbre mûr, éloquent, charnel et aussi très investi de la soprano allemande Dorothea Röschmann (née en Allemagne, à Flensbourg en juin 1967) nous touche infiniment : depuis sa coopération avec René Jacobs dans des réalisations qui demeurent éblouissantes (Alessandro Scarlatti: Il Primo Omicidio, entre autres – pilier de toute discographie pour les amoureux d’oratorios et d’opéras baroques du XVIIè), la chanteuse sait colorer, phraser, nuancer et surtout articuler le texte comme peu, avec une intelligence de la situation qui éclaire son sens de la prosodie. Un chant intérieur, souvent embrasé qui la conduit naturellement aux emplois lyriques évidemment mozartiens. LIRE notre compte rendu critique du CD MOZART Arias par Dorothea Röschmann

 

CD, compte rendu critique. Dorothea Röschmann : Mozart Arias (1 cd Sony classical)

Dorothea_Ro_schmann_Mozart_Arias_Sony_Classical_Daniel_HardingCD, compte rendu critique. Dorothea Röschmann : Mozart Arias (1 cd Sony classical). Le timbre mûr, éloquent, charnel et aussi très investi de la soprano allemande Dorothea Röschmann (née en Allemagne, à Flensbourg en juin 1967) nous touche infiniment : depuis sa coopération avec René Jacobs dans des réalisations qui demeurent éblouissantes (Alessandro Scarlatti: Il Primo Omicidio, entre autres – pilier de toute discographie pour les amoureux d’oratorios et d’opéras baroques du XVIIè), la chanteuse sait colorer, phraser, nuancer et surtout articuler le texte comme peu, avec une intelligence de la situation qui éclaire son sens de la prosodie. Un chant intérieur, souvent embrasé qui la conduit naturellement aux emplois lyriques évidemment mozartiens.

Cantatrice pour le lied (LIRE notre compte rendu du récent cd réalisé avec Mitsuko Ushida : liederkreis, Frauenliebe une leben de Schumann, live londonien de mai 2015, édité par Decca), elle est mozartienne accomplie, par la justesse sobre du timbre, une élégance intérieure qui préserve l’intelligibilité et aussi le naturel expressif, dévoilant l’architecture émotionnelle de chaque séquence, y compris pour des rôles dont elle n’a apparemment ni le caractère ni la tessiture ; or on y relève et mesure la même finesse d’élocution qui donne vie et sang, mais aussi chair aux incarnations ainsi formidablement réalisées. Diamantin, incarné, le timbre de Dorothea Röschmann s’affirme par sa plasticité ardente et ciselée.

Ici Elettra d’Idomeneo peut surprendre (d’autant qu’elle chante l’autre rôle, positif-, du second seria mozartien, après Lucio Silla : celui d’Ilia). Même sublime caractérisation pour La Clémence de Titus, de dernier seria de Wolfgang (1791), où jaillit la noire mais compassionnelle Vitellia et son (ici 2ème) grand air bouleversant « non più di fiori : un air de renoncement qui laisse ahuri par la justesse lugubre du texte et sa mise en musique d’un tendresse inédite jusque là. C’est un air de bascule évidemment, longuement commenté : Röschmann y exprime le dénuement sincère d’une âme touchée par la grâce : une méchante qui se répand : quoi de plus bouleversant sur la scène lyrique et théâtrale ? La soprano lui apporte sa chair éruptive qui dit la profonde et silencieuse métamorphose qui se réalise alors. Une incarnation passionnante.

 

 

 

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Mozartienne superlative

Dorothea Röschmann, diamant vocal, palpitant incarné

 

A contrario du visuel de couverture et de la coiffure d’un goût biscornu et fantasque, un rien inutilement sophistiqué, le chant de Dorothea Röschmann demeure fort heureusement, simple et flexible, absolument naturel, soignant et la ligne et l’articulation du verbe.

A Salzbourg, elle a pu montrer sa subtilité d’actrice et son intelligence dramatique comme chanteuse chez Mozart : Suzanne ardente (il y a déjà 20 ans), et surtout dernièrement, Rosina devenue Comtessa dans les Noces de Figaro : âme éperdue mais nostalgique d’un temps d’amour révolu. Arte diffusera d’ailleurs depuis Berlin sa comtesse sous la direction de Gustavo Dudamel, le 13 novembre 2015 prochain.

Ainsi ce récital Sony récapitule une sorte d’offrande personnelle, très engagée, de ses incarnations mozartiennes où s’imposent particulièrement les deux airs de la Comtesse des Noces justement : « Porgi amor », puis « Dove sono i bei momenti… » instant suspendus, où flotte préservée l’intensité d’un désir qui s’est évanoui. Les deux airs d’Idomeneo (1781), outre l’activité scintillante de l’orchestre suédois sous la direction habile de Daniel Harding mais parfois lisse et imprécise, affirme la tenue linguistique de la diva : airs caractérisés chacun dans son registre, furieuse voire hystérique pour Electre, suave, angélique pour Ilia (il est vrai que c’est elle qui par son amour sincère sauve Idamante du sacrifice auquel son père Idomeneo, le roi de Crête, le destinait…

Son Elvira (Don Giovanni : “In quali eccessi, o Numi”) frappe par sa cadence pulsionnelle palpitante : une amoureuse qui à défaut de la Comtesse, ne maîtrise pas ses émotions, toute reproches et injonctions.

CLIC D'OR macaron 200roschmann - soprano portrait critique review cd classiquenews dorothea-roeschmann_1Enfin cerise sur le gâteau: le dernier air isolé, très sturm und drang, c’est à dire habité par une conscience sombre voire désespérée, aux éclairs passionnés superbement contrastés (l’orchestre y est somptueux) : « Bella Flamma, addio » K528, air de Titano saisit par sa grâce mesurée, son intensité sincère où brûle et son consume une âme ardente et aimante.  La chanteuse y développe une carrure dramatique retenue, digne et introspective, finement colorée par le sentiment tragique : son débit, son art de la phrase dans le récitatif préalable convoque le grand Racine, noblesse, dignité mais souffrance ultime, transfiguré elle aussi par une succession de visions radicale auxquelles l’orchestre diffuse des harmonies hypnotiques, sensuelles, mystérieuses. L’articulation de la diseuse, la finesse nuancée de l’interprète éclairent toutes les connotations du texte mis en musique à l’origine par Mozart pour Josefa Dusek pendant son séjour à Prague en 1787. A suivre pas à pas ce travail unique en son siècle sur la langue et le poème musical, on se dit que Mozart, s’il n’était pas mort si tôt en 1791, aurait participé directement à l’émergence du romantisme européen, apportant son offrande personnelle d’une troublante vérité.

Le récital peut s’entendre comme un parcours sensible et scintillant à travers l’échiquier de la passion amoureuse mozartienne, c’est aussi une contribution très subtile à l’éloquence poétique d’un Mozart, connaisseur et poète du cœur humain. Voici une mozartienne au chant superlatif, juste, vrai, irrésistible. Chapeau bas à Dorothea Röschmann.

 

 

 

CD, compte rendu critique. Dorothea Röschmann, soprano. Mozart Arias. Sony Classical. Enregistrement réalisé en Suède en novembre 2014. 1 cd Sony classical

 

 

LIRE aussi notre critique complète du cd Robert Schumann : liederkreis, Frauenliebe une leben de Schumann, live londonien de mai 2015 par Dorothea Röschmann et Mitsuko Ushida (1 cd Decca).

Cd, compte rendu critique. Schumann : Lederkreis opus 39. Frauenliebe und leben. Berg : 7 lieder de jeunesse. Dorothea Röschmann, soprano. Mitsuka Uchida, piano. 1 cd Decca

Cd, compte rendu critique. Schumann : Lederkreis opus 39. Frauenliebe und leben. Berg : 7 lieder de jeunesse. Dorothea Röschmann, soprano. Mitsuka Uchida, piano. 1 cd Decca. Le sens du verbe, l’élocution ardente et précise de Dorothea Röschmann rétablit les climats proches malgré leur disparité esthétique, des lieder de Schumann et de Berg. Schumann vit de l’intérieur le drame sentimental ; Berg en exprime avec distanciation tous les questionnements. En apparence étrangers l’un à l’autre, les deux écritures pourtant s’abandonnent à une intensité lyrique, des épanchements irrépressibles, clairement inspirés par l’univers profond voire mystérieux de la nuit, que le timbre mûr de la soprano allemande sert avec un tact remarquable. L’exquise interprète écoute tous les vertiges intérieurs des mots. C’est une diseuse soucieuse de l’intelligibilité vivante de chaque poème. L’engagement vocal exprime chez Schumann comme Berg, le haut degré d’une conscience marquée, éprouvée qui néanmoins est en quête de reconstruction permanente.

CLIC_macaron_2014schumann-cd-review-critique-CLASSIQUENEWS-dorothea-roschmann-mitsuko-uchida-lieder-decca-&-cd-critique-review-CLASSIQUENEWSComposés en 1840, pour célébrer son union enfin réalisée avec la jeune pianiste Clara Wieck, les Frauenliebe und leben lieder affirme l’exaltation du jeune époux Schumann qui écrit dans un jaillissement presque exclusif (après n’avoir écrit que des pièce pour piano seul), une série de lieder inspirés par son amour pour Clara. Les poèmes d’Adelbert von Chamisso, d’origine française, dépeint la vie d’une femme mariée. “J’ai aimé et vécu”, chante-t-elle dans le dernier des huit lieder, et le cycle retrace son voyage de son premier amour, en passant par les fiançailles, le mariage, la maternité, jusqu’au deuil. L’hommage d’un amant admiratif au delà de tout mot se lit ici dans une joie indicible que l’articulation sans prétention ni affectation de la soprano, éclaire d’une intensité, naturelle, flexible. D’une rare cohérence, puisque certain passage du dernier rappelle l’énoncé du premier, le cycle suit pas à pas chaque sentiment féminin avec un tact subtil, mettant en avant l’impact du verbe. De ce point de vue, Ich kann’s nicht fassen, nicht glauben, très proche du parlé, fusionne admirablement les vertiges musicaux et le sens du poème. D’une infinie finesse de projection, gérant un souffle qui se fait oublier tellement la prononciation est exemplaire, Dorothea Röschmann éclaire chaque séquence d’une sensibilité naturelle qui porte entre autres, l’exultation à peine mesurée mais d’un abattage linguistique parfait des 5è et 6è mélodies (Helft mir, ihr Schwestern… et Süßer Freund, du blackest…). Sans décors ni prolongement visuel, ce live restitue l’impact dramatique de chaque épisode, la force de la situation ; l’essence du théâtre ans le chant. Le cycle s’achève sur l’abîme de douleur de la veuve éplorée au chant tragique et lugubre (Nun hast du mir den ersten Schmerz getan…) : l’attention de la soprano à chaque couleur du poème réalise un sommet de justesse sincère par sa diversité nuancée, son élocution là aussi millimétrée en pianissimi ténus d’une indicible langueur doloriste. D’autant que Schumann y cite les premiers élans des premiers lieder : une réitération d’une pudeur allusive bouleversante sous les doigts à l’écoute, divins de l’autre magicienne de ce récital exceptionnel: Mitsuko Uchida. Cette dernière phrase essentiellement pianistique est la meilleure fin offerte au chant irradié, embrasé de l’immense soprano qui a tout donné auparavant. La complicité est rayonnante; la compréhension et l’entente indiscutable. Le résultat : un récital d’une force suggestive et musicale mémorable.

Mélodies de Schumann et de Berg à Londres

Röschmann et Uchida : l’écoute et le partage

 

Datés de mai 1840 mais publiés en 1842, les Liederkreis, opus 39 sont eux-aussi portés par un jaillissement radical des forces du désir, et du bonheur conjugal enfin vécu. Die Stille (5) est un chant embrasé par une nuit d’extase infinie où la tendresse et l’innocence étendent leur ombre carressante. Le piano file un intimisme qui se fait repli d’une pudeur préservée : toute la délicatesse et l’implicite dont est capable la magicienne de la suggestion Mitsuko Uchida, sont là, synthétisés dans un Schumann serviteur d’une effusion première, idéale, comme virginale.
En fin de cycle , trois mélodies retiennent plus précisément notre attention : Wehmut, (9), plus apaisé, est appel au pardon, tissé dans un sentiment de réconciliation tendre ; puis Zwielicht (10) souligne les ressources de la diseuse embrasée, diseuse perfectionniste surtout, et d’une précision archanéenne, quant à la coloration et l’intention de chaque mot, n’hésitant pas à déclamer une imprécation habitée qui convoque les références fantastiques du texte (de fait la poésie d’Eichendorff est constellé de détails parfois terrifiants comme ces arbres frissonnants sous l’effet d’une puissance occulte et inconnue). Enfin, l’ultime : Frühlingsnacht (retour à la nuit, 12) s’affirme en son élan printanier, palpitant, celui d’une ardeur souveraine et conquérante, porteur d’un irrépressible sentiment d’extase, avec cette coloration régulière crépusculaire, référence à la nuit du rêve et de l’onirisme.

 

 

Dorothea-Roeschmann--Mitsuko-Uchida

 

 

Au centre du cycle se trouvent deux lieder liés : “Auf einer Burg” et “In der Fremde”. Le premier, avec sa subtile tapisserie contrapuntique, est écrit dans un style ancien, et son atmosphère austère préfigure le célèbre mouvement évoquant la “Cathédrale de Cologne” dans la Symphonie “Rhénane” de Schumann. La tonalité réelle du lied n’est pas le mi mineur dans lequel il commence, mais un la mineur suggestif. La musique aboutit à une demi-cadence sur l’accord de mi majeur, formant une transition avec le lied suivant, dont la ligne mélodique est clairement issue de la même graine.
Les autres lieder du Liederkreis op. 39 sont parmi les plus célèbres de Schumann : “Intermezzo”, (“Dein Bildnis wunderselig”), avec son accompagnement de piano syncopé d’une excitation à peine contenue ; l’évocation magique d’une nuit au clair de lune dans “Mondnacht”, avec la ligne vocale répétée hypnotiquement est lui aussi paysage nocturne, du moins jusqu’au retour chez lui du poète mais enivré et exalté dans le “Frühlingsnacht” final, où il voit son amour comblé au retour du printemps.
Les paysages nocturnes des Sept Lieder de jeunesse d’Alban Berg, remontent à ses études quand il était élève de composition en 1904 dans la classe de Schoenberg, et furent regroupés et minutieusement édités avec accompagnement orchestral en 1928. Dorothea Röschmann chante leur transcription pour piano. Le plus éperdu (plage 15) demeure Die Nachtigall (le Rossignol) lequel marqué par le romantisme d’un Strauss semble récapituler par son souffle et son intensité, toute la littérature romantique tardive, synthétisant et Schumann et Brahms. Pianiste et chanteuse abordent avec un soin quasi clinique chaque changement de climat et de caractère, offrant une ciselure du mot d’une intensité sidérante : impressionnisme de Nacht, traumgekrönt plus wagnérien, ou Sommertage (jours d’été) clairement influencé par son maître d’alors Schoenberg : fondé sur une déconstruction et un style à rebours caractéristique éléments dont le piano à la fois mesuré, incandescent de Uchida souligne l’embrasement harmonique, jusqu’à l’ultime résonance de la dernière note du dernier lied. D’après Nikolaus Lenau, Theodor Storm et Rainer Maria Rilke —, Berg cultive ses goûts littéraires avec une exigence digne des grands maîtres qui l’ont précédé. Dorothea Röschmann semble en connaître les moindres recoins sémantiques, les plus infimes allusions poétiques qui fait de son chant un geste vocal qui retrouve l’essence théâtrale et l’enivrement lyrique les plus justes.

schumann-cd-review-critique-CLASSIQUENEWS-dorothea-roschmann-mitsuko-uchida-lieder-decca-&-cd-critique-review-CLASSIQUENEWSCd, compte rendu critique. Schumann : Lederkreis opus 39. Frauenliebe und leben. Berg : 7 lieder de jeunesse. Dorothea Röschmann, soprano. Mitsuka Uchida, piano. 1 cd Decca 00289 478 8439. Enregistrement live réalisé au Wigmore Hall, London, 2 & 5 Mai 2015.

ROBERT SCHUMANN (1810–1856)
Liederkreis, op.39

1 I In der Fremde 1.45
2 II Intermezzo 1.53
3 III Waldesgespräch 2.38
4 IV Die Stille 1.49
5 V Mondnacht 3.52
6 VI Schöne Fremde 1.22
7 VII Auf einer Burg 3.19
8 VIII In der Fremde 1.25
9 IX Wehmut 2.40
10 X Zwielicht 3.29
11 XI Im Walde 1.35
12 XII Frühlingsnacht 1.28

ALBAN BERG (1885–1935)
Sieben frühe Lieder
Seven Early Songs · Sept Lieder de jeunesse

13 I Nacht 4.14
14 II Schilflied 2.18
15 III Die Nachtigall 2.14
16 IV Traumgekrönt 2.41
17 V Im Zimmer 1.21
18 VI Liebesode 1.57
19 VII Sommertage 2.00

ROBERT SCHUMANN
Frauenliebe und -leben, op.42

20 I Seit ich ihn gesehen 2.39
21 II Er, der Herrlichste von allen 3.41
22 III Ich kann’s nicht fassen, nicht glauben 1.58
23 IV Du Ring an meinem Finger 3.01
24 V Helft mir, ihr Schwestern 2.15
25 VI Süßer Freund, du blickest 4.43
26 VII An meinem Herzen, an meiner Brust 1.33
27 VIII Nun hast du mir den ersten Schmerz getan 4.39

DOROTHEA RÖSCHMANN soprano
MITSUKO UCHIDA piano

CD/Download 00289 478 8439
Recording Location: Wigmore Hall, London, 2 & 5 mai 2015 (enregistrement live ).