Les Amants Magnifiques de Lully Ă  TOURCOING

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING. LULLY : Les Amants magnifiques. 15, 16 NOV 2019. Les Amants magnifiques de Lully daté de février 1670 incarnent un premier idéal lyrique et théâtral qui mêle comédie parlée et entrées de ballet. L’opéra français à proprement parler naîtra 3 années plus tard : mais en 1670, si les deux genres, musical et théâtral n’ont pas encore fusionné, l’accord entre les deux, complémentaire et alterné, favorise la forme d’un spectacle nouveau, inédit à la Cour de France qui en associant les discipline du spectacle s’avère marquant. Lully allait seul, sans Molière, inventer l’opéra entièrement chanté et une seule action continue, Cadmius et Hermione en 1673.

 

 

Le divertissement de Cour avant l’opĂ©ra

 

 

louis-XIV-portrait-roi-soleil-king-sun-classiquenews-582-390-portrait_de_louis_xiv_en_buste28534_0Commandé par le roi à Molière et Lully pour le carnaval de 1670, l’ouvrage réalise alors la synthèse du divertissement de cour : Molière y traite de la poésie galante, quasi marivaldienne, qui analyse avec une rare acidité voire une ironie douce amère, le sentiment amoureux à la cour. ici, deux princes se disputent une jeune princesse, amoureuse quant à elle d’un homme sans titre qui saura gagner le coeur de la belle par son courage et sa vertu… Vertiges, illusions trompeuses, trahisons et manipulations redessinent la carte du tendre, semée d’épines mortelles… autant de péripéties sublimés et commentés par les fameux divertissements dansés.
Créée la même année que le Bourgeois gentilhomme, la comédie-ballet Les Amants magnifiques découle de la collaboration entre Molière et Lully. Représentée devant la cour à l’occasion du carnaval de 1670 au cours d’une grande fête intitulée le « Divertissement royal », l’oeuvre voit paraître pour la dernière fois Louis XIV sur scène comme danseur

Toujours mordant sous le masque comique, Molière y attaque l’astrologie. Lully, de son côté, déploie le « théâtre dans le théâtre » et compose une petite pastorale chantée et dansée, préfigurant l’opéra à venir. Les Amants magnifiques sont remontés avec tous leurs intermèdes chantés et dansés.

 

 

 

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TOURCOING, Théâtre Municipal Raymond Devos

Vendredi 15 novembre 2019 / 20hboutonreservation
Samedi 16 novembre 2019 / 20h

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://web.digitick.com/les-amants-magnifiques-spectacle-opera-css5-atelierlyriquedetourcoingweb-pg51-ei691029.html

Jean-Baptiste Lully (1632-1687)
Les Amants magnifiques
Comédie-ballet en 5 actes
Texte de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière (1622-1673)
Comédie mêlée de musique et d’entrées de ballet,
représentée devant le roi à Saint-Germain-en-Laye
en février 1670

 

 

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Mise en scène et direction artistique : Vincent Tavernier, Les Malins Plaisirs

Chef associé : Nicolas André
Assistante à la mise en scène : Marie-Louise Duthoit
Chorégraphie : Marie-Geneviève Massé
Assistant à la chorégraphie : Olivier Collin

Sostrate, général en chef des armées d’Aristione: Laurent Prévôt
Clitidas, plaisant de cour de la suite d’Eriphile: Pierre-Guy Cluzeau
Le prince Iphicrate, prétendant à la main d’Eriphile: Maxime Costa
La princesse Aristione: MĂ©lanie Le Moine
Le prince Timoclès, autre prétendant à la main d’Eriphile: Benoît Dallongeville
Anaxarque, astrologue d’Aristione: Quentin-Maya Boyé
Cléon, fils d’Anaxarque: Olivier Berhault
Cléonice, dame de compagnie d’Eriphile: Jeanne Bonenfant
La princesse Eriphile, fille d’Aristione: Marie Loisel
La nymphe du Tempée, la Prêtresse: Lucie Roche
Eole, le 2e satyre: Geoffroy Buffière / Nathanaël Tavernier
MĂ©nandre, 3e Amour: Stephen Colardelle
Lycaste, le 2e Grec: Clément Debieuvre
Le Triton, le 1er satyre, le 3e Grec: Thibault de Damas
Tircis: Laurent Deleuil
Philinte, 4e Amour: David Witczak
Climène, 1er Amour et 1ère Grecque: Margo Arsane
Caliste: Marie Favier

La Compagnie de Danse l’éventail
Romain Arreghini, Bruno Benne, Anne-Sophie Berring, Bérengère Bodénan, Sylvain Bouvier, Olivier Collin, Robert Le Nuz, Artur Zakirov

Le Concert spirituel
Direction musicale : Hervé Niquet

 

 

 

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La danse au XVIIe
louis-XIV-danseur-ballet-royal-de-la-nuit-le-roi-soleil-aurore-et-naissance-du-mythe-royal-solaire-Paris-theatre-du-petit-bourbon-fevrier-1653-CLASSIQUENEWS-dossier-presentationLe XVIIe marque l’âge d’or de la danse. Pour les élites bien nées, bien éduquées, et ce depuis la Renaissance, danser est aussi nécessaire que savoir lire. La danse est une chose sérieuse. « Danser au bal de la cour demande beaucoup de travail avec un maître à danser. Danser c’est se livrer, s’exposer au jugement. Jusqu’alors, bal et ballet se mêlent, à part que dans le deuxième on joue un personnage. Lully professionnalise la danse. On passe de la grâce et l’élégance à la technique. Lully veut transmettre par les pas ce qui caractérise les personnages et leurs émotions. De sa collaboration avec Molière naît un genre nouveau : la comédie-ballet. Les ballets font intégralement partie de l’action. Le ballet de cour est dansé par des hommes. Il faudra attendre Le Triomphe de l’amour en 1682 pour voir des danseuses professionnelles » ainsi qu’il est précisé dans la présentation de la production des Amants Magnifiques sur le site de l’Atelier Lyrique de Tourcoing.

VOIR LE TEASER VIDEO :

 

 
 
 
 

TOURCOING, Atelier Lyrique : 17 – 21 mai 2019. ROSSINI : L’occasione fa il ladro

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, Atelier Lyrique : 17 – 21 mai 2019. ROSSINI : L’occasione fa il ladro. L’occasion fait le larron… A 20 ans, Rossini compose 5 farces lyriques (burletta, burla ou encore burlettina) en 1812 pour la scène vĂ©nitienne, le théâtre San Moisè : ainsi naissent La Cambiale di matrimonio, L’Inganno felice, La Scala di seta, Il Signor Bruschino et L’Occasione fa il ladro. Ces petits opĂ©ras miniature sont jouĂ©s comme intermèdes entre les actes d’un opĂ©ra seria.
Génie précoce, réformateur audacieux, insolent, Rossini cultive ce qui relance toujours la tension et les surprises du drame : quiproquos, travestissements, échanges d’identité, féminisme avant l’heure (Bérénice chante ici sa détermination comme plus tard Rosina, habile à réussir son émancipation…). Et sur le plan de l’écriture, ivresse des mélodies, virtuosité vocale et bau chant… car Rossini demeure le maître des élégances, y compris dans le registre comique, déluré, délirant.

Parmenione / Berenice
USURPATEURS, OPPORTUNS & DÉLURÉS


rossini_portraitL’HISTOIRE
 : Avec son serviteur Martino,  Don Parmenione part à la recherche de la sœur d’un de ses amis ; les deux complices fuient une tempête et se réfugient dans une auberge. Ils y rencontre le jeune Comte Alberto, sur la route pour épouser sa future femme (Bérénice), jamais vue. Par mégarde, les deux compères prennent la valise d’Albert dans laquelle se trouve un portrait… serait ce la fameuse qu’ils recherchent ? Alors Parmenione prend l’identité d’Alberto et se passe comme tel vis à vis de la belle Bérénice à Naples… qui entre temps, méfiante devant son mariage arrangé, a demandé à sa servante, Ernestina, de prendre sa place… ainsi le faux Alberto s’pérend de la fausse Bérénice. Qui est qui ? Qui trompe qui ? Dans ce jeu d’usurpateur, la vérité jaillit, inspirée par la sincérité des cœurs épris (ou piégés)…

Laurent Serrano met en scène cette burla rossinienne en soulignant sa nature musicale burlesque (burletta per musica), et rappelle combien le livret de Rossini s’inspire d’une pièce française, à succès – Le Prétendu par hasard– du poète Eugène Scribe, alors génie du vaudeville. Le metteur en scène promet de polir et ciseler sa lecture de la verve et du délire rossiniens, d’autant qu’il retrouve ainsi en mai 2019, la même équipe à Tourcoing, celle de l’Atelier lyrique déjà dirigée pour La cambiale di matrimonio, un autre sommet rossinien, mis en scène en janvier 2017. Nouvelle production événement à Tourcoing, confirmant la belle continuité de l’Atelier lyrique de Tourcoing, toujours pertinente, défricheuse, surprenante…

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TOURCOING, Théâtre Municipal Raymond Devos
Gioacchino Rossini (1792-1868) : L’Occasione fa il ladro,
DU 17 AU 21 MAI 2019

RESERVEZ VOTRE PLACE ici /
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/loccasione-fa-il-ladro/

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CRÉATION
Dès 8 ans – 1h30
ITALIEN SURTITRE FRANÇAIS
L’Occasion fait le larron ou L’Échange de valise
Burletta per musica (farce en musique)
en un acte, créée au Teatro san Moisè de Venise le 24 novembre 1812
Livret de Luigi Prividalli
Basé sur le vaudeville d’Eugène Scribe le prétendu par hasard, ou l’occasion fait le larron

TOURCOING, Atelier Lyrique : 17 – 21 mai 2019. ROSSINI : L’occasione fa il ladro

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, Atelier Lyrique : 17 – 21 mai 2019. ROSSINI : L’occasione fa il ladro. L’occasion fait le larron… A 20 ans, Rossini compose 5 farces lyriques (burletta, burla ou encore burlettina) en 1812 pour la scène vĂ©nitienne, le théâtre San Moisè : ainsi naissent La Cambiale di matrimonio, L’Inganno felice, La Scala di seta, Il Signor Bruschino et L’Occasione fa il ladro. Ces petits opĂ©ras miniature sont jouĂ©s comme intermèdes entre les actes d’un opĂ©ra seria.
Génie précoce, réformateur audacieux, insolent, Rossini cultive ce qui relance toujours la tension et les surprises du drame : quiproquos, travestissements, échanges d’identité, féminisme avant l’heure (Bérénice chante ici sa détermination comme plus tard Rosina, habile à réussir son émancipation…). Et sur le plan de l’écriture, ivresse des mélodies, virtuosité vocale et bau chant… car Rossini demeure le maître des élégances, y compris dans le registre comique, déluré, délirant.

Parmenione / Berenice
USURPATEURS, OPPORTUNS & DÉLURÉS


rossini_portraitL’HISTOIRE
 : Avec son serviteur Martino,  Don Parmenione part à la recherche de la sœur d’un de ses amis ; les deux complices fuient une tempête et se réfugient dans une auberge. Ils y rencontre le jeune Comte Alberto, sur la route pour épouser sa future femme (Bérénice), jamais vue. Par mégarde, les deux compères prennent la valise d’Albert dans laquelle se trouve un portrait… serait ce la fameuse qu’ils recherchent ? Alors Parmenione prend l’identité d’Alberto et se passe comme tel vis à vis de la belle Bérénice à Naples… qui entre temps, méfiante devant son mariage arrangé, a demandé à sa servante, Ernestina, de prendre sa place… ainsi le faux Alberto s’pérend de la fausse Bérénice. Qui est qui ? Qui trompe qui ? Dans ce jeu d’usurpateur, la vérité jaillit, inspirée par la sincérité des cœurs épris (ou piégés)…

Laurent Serrano met en scène cette burla rossinienne en soulignant sa nature musicale burlesque (burletta per musica), et rappelle combien le livret de Rossini s’inspire d’une pièce française, à succès – Le Prétendu par hasard– du poète Eugène Scribe, alors génie du vaudeville. Le metteur en scène promet de polir et ciseler sa lecture de la verve et du délire rossiniens, d’autant qu’il retrouve ainsi en mai 2019, la même équipe à Tourcoing, celle de l’Atelier lyrique déjà dirigée pour La cambiale di matrimonio, un autre sommet rossinien, mis en scène en janvier 2017. Nouvelle production événement à Tourcoing, confirmant la belle continuité de l’Atelier lyrique de Tourcoing, toujours pertinente, défricheuse, surprenante…

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TOURCOING, Théâtre Municipal Raymond Devos
Gioacchino Rossini (1792-1868) : L’Occasione fa il ladro,
DU 17 AU 21 MAI 2019

RESERVEZ VOTRE PLACE ici /
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/loccasione-fa-il-ladro/

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CRÉATION
Dès 8 ans – 1h30
ITALIEN SURTITRE FRANÇAIS
L’Occasion fait le larron ou L’Échange de valise
Burletta per musica (farce en musique)
en un acte, créée au Teatro san Moisè de Venise le 24 novembre 1812
Livret de Luigi Prividalli
Basé sur le vaudeville d’Eugène Scribe le prétendu par hasard, ou l’occasion fait le larron

TOURCOING : les 7 Paroles du Christ (1787)

CHRIST-oratorio-concert-opera-haydn-critique-annonce-opera-classiquenewsTOURCOING, Dim 17 mars 2019. HAYDN : 7 dernières paroles du Christ. MĂ©lodiste de gĂ©nie, Joseph Haydn a composĂ© plusieurs versions des 7 dernières paroles du Christ dont une pour quatuor Ă  cordes, que l’Atelier Lyrique de Tourcoing propose d’entendre, avec la complicitĂ© de 4 solistes familiers de la troupe : MaĂŻlys de Villoutreys, Ambroisine BrĂ©, Robert Getchell, Alain Buet et l’AcadĂ©mie Ste CĂ©cile dirigĂ©e par Philippe Couvert.
La verve dramatique de Haydn est bien connue. L’inventeur du genre symphonique et du quatuor à cordes à Vienne, a aussi illuminé tous les genres liés au chant et au théâtre lyrique. Habile autant qu’inspiré, c’est à dire doué d’élégance comme de profondeur, Joseph Haydn a su aussi renouveler le genre sacré en proposant sa propre conception du drame intimiste sur un sujet tragique : les souffrances du Christ sur la croix. Sujet de déploration et de terreur, suscitant compassion et sublimation spirituelle, l’œuvre méritait un nouveau cadre formel, que le compositeur réalise en différents dispositifs, à Tourcoing, avec chanteurs, chœur et orchestre resserré.

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TOURCOINGboutonreservation
Église Saint-Christophe
Dimanche 17 mars 2019, 15h30
(durée 1h30)

Joseph Haydn (1732-1809)
LES SEPT PAROLES DU CHRIST EN CROIX
Die Sieben Letzten Worte Unseres Erlösers Am Kreuze.
Hob XX-4

Version pour quatuor Ă  cordes, quatuor de solistes vocaux, choeur mixte et orgue
MaĂŻlys de Villoutreys, soprano
Ambroisine Bré, mezzo-soprano
Robert Getchell, ténor
Alain Buet, baryton
Choeur régional des Hauts de France
Académie Sainte Cécile en quatuor
(Philippe Couvert / violon I, Sandrine Naudy / violon II, Jean-Luc Thonnerieux / alto, Dominique Dujardin / violoncelle)
Philippe Couvert, direction

BILLETTERIE EN LIGNE
www.atelierlyriquedetourcoing.fr

TARIFS :
Plein 20€, réduit 16€, -28 ans 10€, -18ans 6€

christ-haydn-sept-paroles-du-christ-en-croix-grand-format-tourcoing-GF-classiquenews-annonce-concert-festival-opera-classiquenews-critique-opera

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haydn joseph-crop-412x332ORATORIO CHAMBRISTE ET TRAGIQUE… La commande remonte à l’année 1786, quand il reçoit une importante commande venue de la Cathédrale de Cadix en Andalousie. Il s’agissait d’écrire une partition uniquement orchestrale destinée à illustrer les Sept dernières paroles du Christ pour un oratorio réalisé comme chaque année, durant le carême. Au final, les Sept Paroles furent destinées, non pas à la cathédrale de Cadix, mais à l’église de Santa Cueva, construite à l’intérieur d’une grotte (Vendredi Saint de 1787) : la représentation du Mystère, souffrance, mort et résurrection du Christ sont sublimés par le cadre naturel, où jouent l’ombre et la lumière, en un clair-obscur pictural digne du Caravage (mais que reprend l’admirable génie de Velasquez dans sa propre vision du Christ agonisant sur la croix, 1632. cf notre illustration).
Le cycle original comprend sept sonates avec une introduction et un tremblement de terre à la fin, pour grand orchestre. Les tempos sont lents, ils cultivent la méditation propre au genre de l’oratorio (en particulier du sepolcro, propre au XVIIè à Vienne) et préparent au coup de théâtre, le Terremoto final (tremblement de terre au moment de la mort du Christ). Le souci des tonalités, des thèmes, des rythmes régénère pendant toute leur succession, les 7 sonates ainsi enchaînées. Haydn composa ensuite, une version pour quatuor de solistes et quatuor à cordes. Intimiste et fulgurante, la version est à l’affiche de Tourcoing, ce 17 mars 2019. Concert événement.

COMPTE-RENDU, CRITIQUE, opéra. TOURCOING, le 7 fév 2019. MOZART : La Clémence de Titus. Duffau, Tilquin, Boucher, …Olivier, Schiaretti.

titus-clemence-tourcoing-duffau-tilquin-boucher-mozart-critique-opera-trio-classiquenews-compte-rendu-critiqueCOMPTE-RENDU, CRITIQUE, opéra. TOURCOING, le 7 fév 2019. MOZART : La Clémence de Titus. Duffau, Tilquin, Boucher, …Olivier, Schiaretti. Tourcoing, fabrique lyrique unique. Presque un après la disparition de son fondateur Jean-Claude Malgoire (le 14 avril 2018), L’Atelier Lyrique poursuit très haut cette exigence salvatrice et magicienne qui réalise l’équation ténue du chant, de la musique, et du théâtre. Détenteur d’un secret fédérateur, Jean-Claude Malgoire comme nul autre, savait choisir les œuvres, les interprètes, surtout ses complices à la mise en scène : une intelligence globalisante unique qui a permis et permet encore aujourd’hui, de proposer des lectures toujours justes et fines des oeuvres du répertoire ou moins connues. Une vision et une façon de travailler qui font désormais la réputation de la ville de Tourcoing.

C’est assurĂ©ment le cas de cette nouvelle production du dernier seria de Wolfgang, La ClĂ©mence de Titus (crĂ©Ă©e Ă  Prague en septembre 1791). InspirĂ© de Racine (moins du sujet que de sa vision intimiste et psychologique) et d’abord du livret de MĂ©tastase, la partition tĂ©moigne du dernier Mozart, lequel avec son librettiste Mazzola, tout en rĂ©pondant Ă  une commande de circonstance (pour le couronnement de l’Empereur Leopold II), propose sa version du genre seria : Ă©purĂ©e, franche, directe. En deux parties, l’action ne faiblit pas et musicalement produit des enchaĂ®nements fabuleux qui renforcent ce flux orchestral inĂ©dit, d’un souffle expressif nouveau – dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ© dans son seria antĂ©rieur Idomeneo (n’écoutez que la succesion des airs finaux du I, depuis le fameux « Parto » de Sesto, au trio puis Ă  l’incendie de Rome et au chĹ“ur funèbre qui pleure la mort supposĂ©e de l’Empereur….). Tout cela est d’un sang neuf, visionnaire mĂŞme.

 
 
 

A Tourcoing, poursuite d’une excellence lyrique
TITUS ou l’opéra du cœur

 

 

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Ici, un vrai travail d’équipe éclaire dans l’opéra politique de Mozart, sa force émotionnelle qui distingue les personnalités clés de Titus et Vitellia… Le chef Emmanuel Olivier qui a travaillé avec Jean-Claude Malgoire, prolonge l’esprit de troupe et cette implication collective qui continue de distinguer Tourcoing des autres foyers de création lyrique. La direction est vive, imaginative, au diapason d’une partition affûtée dont il sait souligner la force dramatique (malgré les idées fausses distillées contre elle). Le brio et la sensualité sombre des airs avec la clarinette d’amour (ou clarinette de basset), pour l’air précité de Sesto : « Parto » au I ; ou avec le cor de basset pour l’air capital de Vitellia « Non più di fiori »), l’acuité des timbres instrumentaux, l’allant des cordes (dès l’ouverture), et chaque final (avec chœur) … au dessin à la fois claire et puisant, accréditent une direction que n’aurait pas renié Malgoire lui-même.
D’autant que Titus était son opéra préféré. On peut déduire que le choix du maestro défunt quant au metteur en scène, était lui aussi capital. La présence de Christian Schiaretti est évidente ; les deux hommes ont travaillé à Tourcoing pour 12 productions, dont un somptueux Pelléas créé en 2015, repris à Tourcoing en 2018 ; cette Clémence aurait du être leur 13è. S’y cristallise le vœu esthétique de Malgoire : la fusion parfaite du théâtre et de la musique ; l’un et l’autre ne tirant jamais la couverture à soi, surtout pas au détriment de l’autre. De sorte que sur scène, se déploie une action lyrique produite comme une pièce de théâtre (économie et lisibilité discrète des décors / peut-être davantage de lumière parfois aurait été profitable, en particulier pour éclairer le relief mordant et essentiel ici des récitatifs, parmi les mieux écrits des opéras mozartiens ; qu’ils aient été pour partie écrits par son élève Süsmayer…). Qu’importe l’œil du compositeur a veillé à la cohérence dramatique, à la force de l’architecture globale, à la violence des passions qui s’affrontent, révélant comme toujours chez Mozart, la vérité des âmes, et la sincérité des cœurs.
Conçue comme un théâtre simplifié, presque symbolique (Le serment des Horaces de David n’est pas loin), la scène lyrique prend souvent des airs de bas-relief antique dont le diamant synthétique du texte, l’intensité émotionnelle des airs accrochent l’écoute par leur justesse et leur vérité.

 

 

 

 

 

LES CHANTEURS… Piliers de la distribution, trois voix se distinguent nettement. La vaillance du ténor Jérémy Duffau dans le rôle-titre fait mouche. On lui reprocherait certaines notes mal négociées ou des aigus parfois tendus… n’empêche, la franchise de l’émission et l’intonation globale crédibilisent son incarnation, une réalisation solide d’un empereur tiraillé entre devoir et affection (pour Sesto, voire davantage), en proie à l’inflexibilité mais au final, porté par cet idéal des Lumières qui en fait un Prince vertueux et… clément. S’il sait pardonner à ceux qui ont intrigué pour sa mort, Sesto et Vitellia, Titus sait aussi les tenir fermement, les obligeant à un vœu de loyauté s’ils veulent désormais conserver la vie. Cette tension politique est bien présente, idéalement incarnée par la posture du ténor.

 

 

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 Marc Boucher (Publius)

 

 

Double discret et permanent, Ă  la silhouette d’acteur très aboutie, Ă  la fois souple et investie, le Publio du baryton Marc Boucher soigne les nuances de son personnage dont il fait le garant coĂ»te que coĂ»te de l’autoritĂ© impĂ©riale. En lui s’affirme malgrĂ© les avatars et pĂ©ripĂ©ties de l’action, une conscience politique et morale imperturbable, de surcroĂ®t dotĂ©e surtout d’une clairvoyance exceptionnelle : c’est lui qui rĂ©vèle au dĂ©tour d’une tirade (II) que la relation entre Titus et Sesto serait de nature amoureuse… Le chanteur, ailleurs très fin diseur (il poursuit l’enregistrement de mĂ©lodies françaises, travail Ă  long terme et d’un apport majeur, hier dĂ©diĂ© Ă  FaurĂ©, prochainement Ă  Massenet). La couleur du timbre est superbe (il fut cet Ă©tĂ© Ă  QuĂ©bec un Golaud embrasĂ©) et par son seul air (au II dĂ©cidĂ©ment), le baryton canadien, ciselant le mĂ©tal argentĂ© de ses rĂ©citatifs, apporte une Ă©paisseur remarquable au rĂ´le qui assoit aussi harmoniquement les ensembles auxquels il participe.

 
 

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Marc Boucher (Publio) et Jérémy Duffau (Titus)

  

 

Enfin, torche vivante et palpitante qui fait de Titus un opĂ©ra du cĹ“ur avant d’être un manifeste politique, la soprano suisse ClĂ©mence Tilquin illumine les planches par l’intelligence captivante de sa Vitellia : aussi haineuse, infecte, manipulatrice au I (envoĂ»tant Sesto jusqu’à en faire l’assassin de l’Empereur), que ravagĂ©e par la culpabilitĂ© de son intrigue criminelle au II, – hyène dĂ©truite, vĂ©ritablement terrassĂ©e par une triple prise de conscience : celle du meurtre qu’elle a pilotĂ© (contre Titus), celle de la trahison Ă  Sesto (exploitant l’amour de ce dernier dont elle n’avait pas su mesurer jusque lĂ   la puissance ni la sincĂ©ritĂ©), enfin celle de sa propre lâchetĂ© qui lui inspirent alors dans son air essentiel « Non piĂą di fiori », le sentiment de sa mort. Il est vrai que le jeu tout en simplicitĂ© et profondeur onirique du clarinettiste Lorenzo Coppola (jouant alors du cor de basset Ă  l’exotisme lugubre et glaçant) renforce l’impact ahurissant de cet air qui bien qu’il ait Ă©tĂ© recyclĂ© dans l’opĂ©ra, fonctionne Ă  merveille, faisant de Vitellia, le personnage clĂ© de la partition par cette sublime mĂ©tamorphose (l’intrigante est saisie par une humanitĂ© inconnue qui la dĂ©passe soudainement). Une passionnante prise de rĂ´le qui confirme les vertus dramatiques et vocales de la jeune soprano, dĂ©jĂ  remarquĂ©e par CLASSIQUENEWS pour son interprĂ©tation du rĂ´le de Colombe dans Ascanio de Saint-SaĂ«ns, opĂ©ra rĂ©vĂ©lĂ© en 2018 par le chef Guillaume Tourniaire (CLIC de classiquenews d’octobre 2018).

 

 

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Amaya Dominguez (Sesto) et Clémence Tilquin (Vitellia)

  

 

Théâtrale et intimiste, d’une épure et lisibilité affûtée, bien dans l’esprit de l’écriture mozartienne, cette nouvelle production de La Clémence de Titus prolonge la leçon de Jean-Claude Malgoire. La continuité est donc assurée à Tourcoing. Une « aventure » qui se poursuit et comptera un nouveau volet passionnant du 17 au 21 mai prochains avec la burletta d’une ineffable finesse, L’Occasione fa il ladro de Rossini, autre production choisie par Jean-Claude Malgoire, et dirigée également par Emmanuel Olivier (avec les mêmes Jérémy Duffau et Clémence Tilquin)… A suivre.

  

  
  
 

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COMPTE-RENDU, CRITIQUE, opéra. TOURCOING, le 7 fév 2019. MOZART : La Clémence de Titus. Duffau, Tilquin, Boucher, …Olivier, Schiaretti.

Wolfgang Amadeus Mozart : La Clémence de Titus (1791)
OpĂ©ra en deux actes – Livret de Caterino Mazzola d’après Pietro Metastasio

Tito: Jérémy Duffau, ténor
Vitellia: Clémence  Tilquin, soprano
Sesto: Amaya Dominguez, mezzo-soprano
Annio: Ambroisine Bré, soprano
Servilia: Juliette Raffin Gay, soprano
Publio: Marc Boucher, baryton-basse

ChĹ“ur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande Écurie et la Chambre du Roy
Direction musicale : Emmanuel Olivier
Mise en scène : Christian Schiaretti

 

 

 

 

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Approfondir
LIRE nos dossiers dédiés au dernier seria de Mozart La Clémence de Titus de Mozart
http://www.classiquenews.com/tag/la-clemence-de-titus/

 

 

VOIR notre reportage vidéo de la production de Pelléas et Mélisande par le duo Schiaretti et Malgoire, créée en 2015, reprise à Tourcoing en mars 2018 pour le centenaire Debussy

 

TOURCOING. La Clémence de Titus, ce soir, mardi 5, puis jeudi 7 fév 2019

titus-clemence-mozart-1791-opera-tourcoing-atelier-lyrique-de-tourcoing-fevrier-2019-annonce-dossier-presentationTOURCOING. La ClĂ©mence de Titus, ce soir et jeudi 7 fĂ©v 2019. Encore 2 soirĂ©es pour La ClĂ©mence de Titus, dernier opĂ©ra seria de Mozart (1791), au verbe ciselĂ©, portĂ© par un orchestre incandescent (l’incendie du Capitole)… L’empereur Titus fait l’expĂ©rience amère de la trahison et de la solitude, mais sait pardonner Ă  tous ceux qui l’ont trahi ; sa clĂ©mence devient l’emblème du politique vertueux. L’Atelier Lyrique de Tourcoing poursuit son exploration de l’opĂ©ra mozartien avec l’engagement que l’on sait. Avant de mourir Mozart nous laisse un message de fraternitĂ© Ă©loquente Ă  travers l’exemple de l’empereur Titus, homme loyal et moralement admirable qui fut «  le dĂ©lice du genre humain »… Nouvelle production Ă©vĂ©nement. Ce soir, mardi 5 fĂ©vrier 2019, 20h, puis dernière jeudi 7 fĂ©vrier 2019, 20h, Théâtre Municipal Raymond Devos

 

INFOS, présentation & RESERVATIONS
http://www.classiquenews.com/tourcoing-mozart-la-clemence-de-titus-par-latelier-lyrique-3-7-fevrier-2019/

TITUS-clemence-MOZART-atelier-lyrique-tourcoing-Publio-Marc-boucher-tito-jeremy-duffaut-opera-annonce-critique-opera-sur-classiquenews

 

Publio et Titus (Marc Boucher / Jérémy Duffau) / Photo : Atelier Lyrique de Tourcoing 2019

 


Tito / Titus : Jérémy Duffau, ténor
Vitellia : Clémence Tilquin, soprano
Sesto : Amaya Dominguez, mezzo-soprano
Annio : Ambroisine Bré, soprano
Servilia : Juliette Raffin Gay, soprano
Publio : Marc Boucher, baryton-basse

Chœur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande Écurie et la Chambre du Roy
Direction musicale : Emmanuel Olivier

Mise en scène : Christian Schiaretti
Chef de chant : Flore Merlin

 

Nouvelle Clémence de Titus à TOURCOING

MOZART wolfgang vienne 1780 1790 classiquenews 1138381-portrait-wolfgang-amadeus-mozartTOURCOING, 3-7 février 2019. MOZART : La Clémence de Titus. Créé au Théâtre National de Prague le 6 septembre 1791, sur le livret de Caterino Mazzolà d’après Pietro Metastasio, l’opéra « La Clémence de Titus » est l’ultime « opera seria » de Mozart, commandé l’année de sa mort, pour le couronnement de Léopold II sacré roi de Bohème. L’œuvre de circonstance devient par le génie mozartien, chef d’oeuvre absolu, encore mésestimé, et qui illustre l’idéal du politique vertueux, une vision influencée par l’esprit des Lumières, Leopold, alors qu’il était Grand-Duc de Toscane, décide la fin des pratiques de torture et abolit la peine de mort.  Sur le métier de son autre chef d’oeuvre, la Flûte enchantée, Mozart voulait composer La Titus en allemand comme La Flûte, mais le théâtre destinataire (l’opéra de Prague) a été construit pour produire des opéras italiens (il y a créé Don Giovanni).
Mozart imagine à Rome, Titus, vertueux, est promis à Bérénice, (la princesse orientale lui a transmis les valeurs morales les plus hautes…). Or dans la capitale impériale, l’empereur est la proie d’une trahison et d’un complot contre sa personne. Vitellia qui aime Titus, manipule le meilleur ami de Titus, Sextus (d’auant plus facilement que ce dernier aime Vitellia).
Dans ce nœud passionnel et politique, Titus révèle sa valeur : la responsabilité, la justice, la clémence. A son contact, même la perfide et haineuse Vitellia se transforme et évolue. En associant émotion, sentiment et devoir, Mozart réalise un sommet de l’inspiration seria. La Clémence de Titus est un opéra à réévaluer d’urgence.
Le compositeur qui écrit aussi le Requiem (laissé inachevé), conçoit des ensembles qui annonce le final à la Rossini : synthèse dramatique et réunion des personnages qui dans ce temps suspendu, expriment chacun leur propre pensée et sentiments.
Parmi les instruments choisis qui colorent la partition, la clarinette de basset pour Sextus, le cor de basset pour le grand air de Vitellia au II (où l’intrigante bascule en une révélation intime qui la rend enfin plus humaine et compatissante). Pour écrire les parties de chacun de ces instruments, Mozart profite de sa proximité avec son frère de loge, Anton Stadler (1753-1812), joueur virtuose de cor de basset et clarinettiste… il a inventé la clarinette de basset avec l’aide du fabricant Theodor Lotz. Toute l’action mène à la scène finale, éloquente manifestation des vertus du pouvoir : la clémence de Titus avec laquelle l’empereur accepte de pardonner à tous ceux qui ont voulu le tuer. Avant de mourir, Mozart nous laisse un message humaniste et profondément fraternel.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : La Clémence de Titus
Opéra en deux actes
3 représentations, Du 3 au 7 février 2019

OPÉRA, CRÉATION, dès 10 ans
2h45
ITALIEN SURTITRE FRANÇAIS

Dimanche 3 février 2019 15h30
Mardi 5 février 2019 20h
Jeudi 7 février 2019 20h

TOURCOING, Théâtre Municipal Raymond Devos
de 6 à 45€
RÉSERVEZ
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/la-clemence-de-titus/

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Tito / Titus : Jérémy Duffau, ténor
Vitellia : Clémence Tilquin, soprano
Sesto : Amaya Dominguez, mezzo-soprano
Annio : Ambroisine Bré, soprano
Servilia : Juliette Raffin Gay, soprano
Publio : Marc Boucher, baryton-basse

Chœur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande Écurie et la Chambre du Roy
Direction musicale : Emmanuel Olivier

Mise en scène : Christian Schiaretti
Chef de chant : Flore Merlin

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titus-clemence-mozart-1791-opera-tourcoing-atelier-lyrique-de-tourcoing-fevrier-2019-annonce-dossier-presentation

TOURCOING. La RĂ©surrection de Neukomm, le Couronnement de Mozart

COURONNEMENT et RÉSURRECTION Ă  TOURCOING et VERSAILLESTOURCOING, le 11 janvier 2019. MOZART, NEUKOMM, ATL Atelier Lyrique de Tourcoing. Programme rĂ©jouissant, cĂ©lĂ©bratif, et d’une rare Ă©lĂ©gance : L’Atelier Lyrique de Tourcoing se pare de couleurs majestueuses en janvier 2019 ; au programme, la Messe du Couronnement de Mozart, d’une lumière et d’une certitude Ă  toute Ă©preuve : composĂ©e en 1779, elle fait partie des partitions sacrĂ©es avec le Requiem (lui inachevĂ©) que Mozart nous laisse en hĂ©ritage, – emblèmes de son Ă©tonnante invention et conception dramatique ; l’oratorio la RĂ©surrection de Neukomm qui fut le grand dĂ©fenseur de Mozart après sa mort (en 1791donc), et le crĂ©ateur de nombre de ses Ĺ“uvres dans le Nouveau Monde et jusqu’au BrĂ©sil.  Son oratorio prolonge le raffinement et le dramatisme de Mozart jusque dans la premier tiers du XIXè romantique …

 

 



MOZART-portrait-romantique-mozart-genie-xviii-siecle-portrait-opera-compte-rendu-par-classiquenews-critique-comptes-rendus-concerts-par-classiquenews-mozart-et-salieriLa Messe du couronnement cĂ©lèbre la consĂ©cration politique de l’empereur du Saint Empire Germanique Leopold II comme roi de Bohème, qui eut lieu Ă  Prague en 1791. Pourtant Mozart l’écrit 12 ans plus tĂ´t en 1779. La partition est choisie par Salieri, alors maĂ®tre de chapelle de la Cour, qui la dirige pour cette occasion royale. La Messe tĂ©moigne de la maturitĂ© de Wolfgang au dĂ©but des annĂ©es 1780 – ampleur de la conception esthĂ©tique et orchestrale : le cadre classique et formel y implose par le souffle nouveau dĂ©volu Ă  l’orchestre ; Mozart est passĂ© par Mannheim, et ses formidables symphonistes.  Dans l’Agnus Dei, le dĂ©but du solo de soprano prĂ©figure dĂ©jĂ  la mĂ©lancolie ineffable de la Comtesse (« Dove sono i bei momenti ») de l’opĂ©ra Les Noces de Figaro, Ă©crit 7 ans plus tard.

neukomm-sigismond-compositeur-portrait-par-classiquenewsLa Résurrection de Sigismund Neukomm est une création mondiale car jamais jouée en France. Elle a été créée à Londres en 1828, et jouée une seule fois avec 3 solistes, un chœur, suivant le même plan que l’oratorio de Haendel, La Resurrezione (écrit en 1708). Avant Tourcoing et Versailles en janvier 2019, la partition oubliée de Neukomm, a été créée au Québec (LIRE ici notre critique du concert MOZART et NEUKOMM, au festival CLASSICA de Saint-Lambert, en juin 2018) ; l’opus déploie une imagination entre Mozart et Weber, mêlant raffinement instrumental et souffle de l’orchestre, tout en citant en plusieurs séquences l’opéra romantique allemand à l’époque de Neukomm.

L’Atelier Lyrique de Tourcoing poursuit ainsi le travail du regretté Jean Claude Malgoire qui s’est efforcé il y a longtemps déjà, de raviver la mémoire de Neukomm, français d’adoption né à Salzbourg, élève de Michael et Joseph Haydn, compositeur de près de 2000 œuvres pour la plupart conservées à la Bibliothèque Nationale de France… C’est d’ailleurs à la BNF que JC Malgoire le défricheur, jamais en reste d’une pépite oubliée, a découvert la partition de La Résurrection.

Le concert répond à la demande du Château de Versailles qui est  demeuré sous le charme de Sigismund Neukomm depuis que la Messe de Requiem à la mémoire de Louis XVI a été donnée à la Chapelle Royale. Dans La Résurrection, même prééminence dévolue au chœur, qui commente ce qui est évoqué par les chanteurs solistes. Voici l’un des chef-d’œuvres de Neukomm. Révélation à suivre.

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CONCERT MOZART / NEUKOMM
Messe du couronnement / La RĂ©surrection

Vendredi 11 janvier 2019  à 20hboutonreservation
TOURCOING Théâtre Municipal R. Devos

 

 

Dimanche 13 janvier 2019 Ă  16h
VERSAILLES Chapelle Royaleboutonreservation

 

 

dès 8 ans – 1h30
LATIN/ALLEMAND

 

 

MESSE DU COURONNEMENT
Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)
en ut majeur KV 317
créée le 23 mars 1779

LA RESURRECTION
Sigismund Neukomm(1778-1858)
oratorio – achevĂ© d’écrire Ă  Paris le 29 dĂ©cembre 1828

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Laetitia Grimaldi, soprano
Pauline Sabatier, mezzo (Mozart)
Antoine Bélanger, ténor
Marc Boucher, baryton

Chœur de Chambre de Namur
La Grande Écurie et la Chambre du Roy
Direction musicale : Leonardo Garcia Alarcon
Coproduction Festival Classica (Saint Lambert, Canada)

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LIRE aussi notre critique du concert MOZART / NEUKOMM donné à Boucherville, Québec, le 5 juin 2018 :

boucherville festival classica 6 juin concert neukomm et mozart marc boucher baryton laetitia grimaldi spitzer soprano _generale_du_concertCOMPTE-RENDU, concert. BOUCHERVILLE (Québec), le 5 juin 2018. Festival Classica. Mozart, Neukomm (La Résurection, récréation). Temps fort de la 8è édition du Festival CLASSICA au Québec, le concert « fermé », dans l’église très élégante de Boucherville, au bord du Saint-Laurent. Le programme devait être dirigé par le chef Jean-Claude Malgoire, décédé brutalement en avril dernier, si grand artiste passionné par le défrichement et qui continue de marquer la redécouverte actuelle de Neukomm. C’est lui qui ressuscitait déjà la version du Requiem de Mozart, telle que la partition fut achevée par le compositeur autrichien (Libera me final). Neukom, bien que contemporain de Beethoven, reste hermétique aux excès expressifs du grand Ludwig. Il s’engage plutôt pour le dernier Mozart et sa diffusion ainsi au Brésil (lors d’un fameux séjour transatlantique réalisé de 1816 à 1821 : la célèbre mission française au Brésil). Sigismond (von) Neukomm (1778-1858), fut élève de Michael Haydn, avant de servir à Vienne, son frère Joseph, comme confident et disciple. De ce dernier, Neukomm apprit les rudiments de son métier, partageant avec le concepteur de la Création (1799), ce goût pour le travail élégant, mesuré, classique, pourtant d’un raffinement absolu servant un dramatisme toujours lumineux et nerveux. Dans les faits, alors que Beethoven révolutionne le genre symphonique, Neukomm cultive et prolonge le goût et l’esprit des Lumières avec un équilibre aristocratique. LIRE la critique du concert dans son intégralité

TOURCOING : FIDELIO de BEETHOVEN

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, 7, 9 déc 2018. BEETHOVEN : FIDELIO. Tourcoing à l’heure du romantisme allemand… S’il a composé plusieurs musiques de scène, Fidelio est l’unique opéra de Beethoven. Célèbre et déjà estimé comme le prophète de la musique virile et moderne, Ludwig en écrit 3 versions. La première en 1805 comportait 3 actes, la deuxième en 1806 n’en comportait que 2. La troisième version créée le 23 mai 1814 à Vienne, a été représentée en France, à Paris à l’Odéon en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevé dans les versions précédentes. D’ailleurs, il n’était pas tout à fait prêt pour la première et il a continué à l’améliorer pour les dates suivantes !

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS

Le succès n’a fait qu’augmenter au fur et à mesure des représentations. Révolutionnaire, Beethoven transmet dans cet opéra sa passion pour la liberté, au point d’assurer aujourd’hui à l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opéra de la liberté contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est lapaix armée, prête à en découdre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libérer de sa prison son époux incarcéré, Florestan.
Beethoven_Hornemann-500-carreLa version que présente l’ALT Atelier Lyrique de Tourcoing, est celle souhaitée par Jean-Claude Malgoire (qui nous a quitté en avril dernier), soit celle de 1814, en version concert, comme toujours sur instruments d’origine et avec un casting idéalement choisi : les spectateurs retrouvent ainsi le ténor Donald Litaker, pour qui Florestan n’a plus vraiment de secret ! Parmi les fidèles interprètes : Véronique Gens (pour la première fois incarnant le rôle-titre), mais aussi Alain Buet (Pelléas et Mélisande, Voyage d’hiver en novembre 2018 qui chante donc l’infâme et diabolique Pizzaro) et Nicolas Rivenq (Don Giovanni, Tannhäuser : Fernando). Jérémy Duffau et Luigi De Donato ont également déjà été entendus sur nos planches. Chaque année, l’ALT accueille aussi de jeunes chanteurs et pour ce chef d’œuvre, c’est une élève d’Alain Buet : Marie Perbost (Marcellina).

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FIDELIO Ă  TOURCOINGboutonreservation
TOURCOING Théâtre Municipal R. Devos
Vendredi 7 dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 9 dĂ©cembre 2018 – 15h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/fidelio/

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distribution :
Direction musicale : Nicolas Kruger
Scénographie : Jacky Lautem

Leonore / Fidelio : Véronique Gens, soprano
Florestan : Donald Litaker, ténor
Rocco : Luigi de Donato, basse
Marcellina: Marie Perbost, soprano
Jaquino: Jérémy Duffau, ténor
Don Pizzaro: Alain Buet, baryton-basse
Don Fernando: Nicolas Rivenq, baryton


Chœur Régional des Hauts de France
La Grande Écurie et la Chambre du Roy

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L’HISTOIRE À Séville, Leonore se travestit en Fidelio pour tenter de sauver son mari Florestan, prétendu mort, mais retenu prisonnier par Pizzaro le gouverneur de la prison et son geôlier Rocco.

PERGOLESI / A SCARLATTI : STABAT MATER

stabat mater atelier lyrique de tourcoing annonce concert par classiquenews -1-500x340MARCQ en BAREUIL : STABAT MATER, le 8 nov 2018. L’Atelier Lyrique de Tourcoing propose une mise en perspective de deux Ă©critures baroques distinctes, celles de Pergolesi, jeune auteur gĂ©nial et fulgurant ; d’Alessandro Scarlatti, dĂ©tenteur avent lui d’une tradition vocale et musicale, de premier plan Ă  Naples… Les deux compositeurs ont mis en musique le mĂŞme texte sacrĂ©. Le Stabat Mater recueille les larmes de Marie au pied de la croix oĂą son Fils a Ă©tĂ© sacrifié… Debout la mère / Stabat mater… « Debout la mère des douleurs pleurait tout auprès de la croix oĂą son fils agonisait ; et son âme qui gĂ©missait, pleine de deuil et de tristesse, par le glaive fut percĂ©e… »

Plainte dolente et fervente, le texte remonte au XVIè, ici mis en musique par deux compositeurs baroques napolitains. Alessandro Scarlatti (en 1724, honorant une commande de la confrérie des Chevaliers de la Vierge des douleurs), puis le génial et mort trop tôt, Pergolesi, qui signe ainsi son testament artistique. L’inspiration est hautement spirituelle voire mystique, inspiré par la souffrance d’une mère, recueillant le corps torturé de son fils…
La partition de Scarlatti sera ainsi chanté chaque Vendredi Saint, jusqu’en 1736 à Naples selon le voeu des Chevaliers ; lesquels ensuite, désirant un opus plus moderne, passent commande au cadet de Scarlatti, le jeune et déjà génial Pergolesi qui n’a que 26 ans. Avant de mourir, deux mois après cette commande, à cause de la Tuberculose, le jeune napolitain livre un chef d’oeuvre pour deux voix solistes et continuo. Après avoir composé son Stabat, Pergolesi se retire au couvent des Capucines de Puzzuoli.
A Marcq en Barœul, la soprano Maïlys de Villoutreys (notre photo) et le contre-ténor Paul Figuier incarnent la chair mystique de ce cycle testament, accompagné par les instrumentistes de La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, fondé par le regretté Jean-Claude Malgoire.
Programme repris le vendredi 12 avril 2019, 20h (Les Rues des Vignes, Abbaye de Vaucelle ; puis Ă  Paris, TCE, dim 14 avril 2019, 11h).

 

 

 

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STABAT MATER
de Pergolesi et Alessandro Scarlatti
8 nov 2018
12, 14 avril 2019

Jeudi 8 novembre 2018, 20h30
MARCQ EN BARŒUL, église du Sacré Coeur

RESERVEZ VOTRE PLACE

 

 

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOUTES LES INFOS, les modalités de réservations, les infos pratiques
sur le site de l’Atelier Lyrique de TOURCOING
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr

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atelier-lyrique-de-tourcoing-saison-2018-2019-saison-par-classiquenews-selection-presentation

 

 

 

 

 

PERGOLESI / A SCARLATTI : STABAT MATER

stabat mater atelier lyrique de tourcoing annonce concert par classiquenews -1-500x340MARCQ en BAREUIL : STABAT MATER, le 8 nov 2018. L’Atelier Lyrique de Tourcoing propose une mise en perspective de deux Ă©critures baroques distinctes, celles de Pergolesi, jeune auteur gĂ©nial et fulgurant ; d’Alessandro Scarlatti, dĂ©tenteur avent lui d’une tradition vocale et musicale, de premier plan Ă  Naples… Les deux compositeurs ont mis en musique le mĂŞme texte sacrĂ©. Le Stabat Mater recueille les larmes de Marie au pied de la croix oĂą son Fils a Ă©tĂ© sacrifié… Debout la mère / Stabat mater… « Debout la mère des douleurs pleurait tout auprès de la croix oĂą son fils agonisait ; et son âme qui gĂ©missait, pleine de deuil et de tristesse, par le glaive fut percĂ©e… »

Plainte dolente et fervente, le texte remonte au XVIè, ici mis en musique par deux compositeurs baroques napolitains. Alessandro Scarlatti (en 1724, honorant une commande de la confrérie des Chevaliers de la Vierge des douleurs), puis le génial et mort trop tôt, Pergolesi, qui signe ainsi son testament artistique. L’inspiration est hautement spirituelle voire mystique, inspiré par la souffrance d’une mère, recueillant le corps torturé de son fils…
La partition de Scarlatti sera ainsi chanté chaque Vendredi Saint, jusqu’en 1736 à Naples selon le voeu des Chevaliers ; lesquels ensuite, désirant un opus plus moderne, passent commande au cadet de Scarlatti, le jeune et déjà génial Pergolesi qui n’a que 26 ans. Avant de mourir, deux mois après cette commande, à cause de la Tuberculose, le jeune napolitain livre un chef d’oeuvre pour deux voix solistes et continuo. Après avoir composé son Stabat, Pergolesi se retire au couvent des Capucines de Puzzuoli.
A Marcq en Barœul, la soprano Maïlys de Villoutreys (notre photo) et le contre-ténor Paul Figuier incarnent la chair mystique de ce cycle testament, accompagné par les instrumentistes de La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, fondé par le regretté Jean-Claude Malgoire.
Programme repris le vendredi 12 avril 2019, 20h (Les Rues des Vignes, Abbaye de Vaucelle ; puis Ă  Paris, TCE, dim 14 avril 2019, 11h).

 

 

 

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STABAT MATER
de Pergolesi et Alessandro Scarlatti

Jeudi 8 novembre 2018, 20h30
MARCQ EN BARŒUL, église du Sacré Coeur

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TOURCOING, Conservatoire : Le Voyage d’hiver de Schubert

TOURCOING, Conservatoire : Le Voyage d’hiver de Schubert, le 25 nov 2018, 15h30. Le baryton Alain Buet chante le cycle de lieder Le Voyage d’hiver de Franz Schubert. Immersion superlative dans l’imaginaire tendre, intime, mĂ©lancolique aussi du compositeur viennois disparu en 1828.

buet-alain-concert-air-annonce-opera-festival

Franz Schubert est l’un des plus grands compositeurs romantiques. Son œuvre énorme englobe tous les domaines, le concerto excepté. Avec « Marguerite au rouet » d’après Goethe, qu’il écrit à l’âge de 17 ans, il est le créateur du lied romantique : la voix et un accompagnement expressif au piano reproduisent en une miniature pleine de vie l’état d’âme du poète au moment où il composa. Il utilise les formes symphoniques du clacissisme, mais les amplifie à la fois par le développement et l’expression romantique. Une richesse mélodique inépuisable qui fait souvent penser à Mozart, une technique de composition favorable aux grands développements, une harmonie riche en modulations : telles sont les caractéristiques de son œuvre. Schubert offre l’exemple parfait d’une sensibilité romantique qui s’exprime sans détour.

 

 

Un certain regard — Alain Buet (baryton) / LE POINT DE VUE DE L’INTERPRETE

schubert-franz-schubertiade-concert-annonce-par-classiquenews« Le « Winterreise » ou « Voyage d’hiver » de Franz Schubert pour voix et piano sur les poèmes de Wilhelm Müller composé en 1827 est un pur chef-d’œuvre musical romantique qui a largement contribué à me donner l’envie de m’engager sur la voie du chant. Il m’a fallu une bonne quinzaine d’années de réflexion avant de m’attaquer à ces 24 lieder comme un alpiniste fasciné, paralysé et attiré par la magie d’une montagne.

Le choix du pianiste est d’une grande importance, selon le compagnon, le voyage sera toujours différent ; il est en quelque sorte un premier de cordée puisque Schubert a fait commencer tous les chants (lieder) du cycle par un prélude pianistique, les mots du chanteur devant suivre la voie ouverte et fusionner avec la musique pure. David Violi est un magnifique pianiste/poète avec lequel j’ai hâte de partager cette aventure pour Jean-Claude Malgoire et le public de Tourcoing.

Les textes de Wilhelm Müller expriment les souffrances causées par la perte de l’être aimé au travers des 24 poèmes qui sont 24 états de l’âme d’un homme en perdition dans le froid de l’hiver. Comment ne pas penser aux sans-abris, aux migrants, aux réfugiés, aux exilés de notre temps auxquels nous dédierons ce concert. » Alain Buet (baryton).

 

 

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Le Voyage d’hiver de Schubert
Dim 25 nov 2018, 15h30
TOURCOING, Conservatoire

Alain Buet, baryton
David Violi, piano
Winterreise, 24 lieder pour piano et voix (1827)

Franz Schubert (1797-1828) : Winterreise / 24 lieder pour piano et voix, composé en 1827 sur des poèmes de Wilhelm Müller

RESERVEZ VOTRE PLACE

sur le site de l’Atelier Lyrique de Tourcoing

MOUVAUX, MARQUETTE l/LILLE (59), Le violoncelle poilu, 12,15 oct 2018

malgoire-jean-claude-portrait-chef-maestro-tourcoing-annonce-concert-critique-par-classiquenews-600x337_jean-claude-malgoirecdr_web_0MOUVAUX, Le violoncelle poilu, 12-15 oct 2018. Jean-Claude Malgoire avant de nous quitter en avril dernier, nous a laissé en héritage un nouveau cycle musical (saison 2018 2019) à méditer. Une nouvelle odyssée diffusant depuis le territoire de TOURCOING, l’idée d’une troupe expérimentale, d’une audace souvent inouïe… Concotée amoureusement par le chef explorateur la saison qui nous occupe jusqu’à mai 2019 a souhaité « oser l’émotion » et défendre l’idée ou mieux la passion d’être furieusement « romantique ».
Défricheur depuis 37 ans à la tête de sa compagnie laboratoire, au profil unique en France, Jean-Claude Malgoire, artiste aussi exceptionnelle que simple et accessible, fraternel, nous invite ainsi à explorer les états d’âme du « violoncelle poilu » (12-15 octobre / 18,23, 24 nov 2018) ; redécouvrir avant la fin de l’année 2018 : les Stabat Mater de Pergolesi et A. Scarlatti (8 nov 2018, repris les 12 et 14 avril 2019) ; le Voyage d’hiver de Schubert (25 nov 2018), enfin la puissance d’un amour révolté et libertaire, celui de Fidelio, unique et saisissant opéra de Beethoven (7-9 déc 2018)… Une fin d’année haute en couleurs et en (re)découvertes majeures. Avant de célébrer le génie de Mozart (Messe du couronnement, 11-13 janv 2019 ; puis l’opéra ultime dans le genre seria : la Clémence de Titus, 3-7 février 2019).


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Atelier Lyrique de Tourcoing
L’aventure continue…
D’ici la fin de l’année 2018

Le Violoncelle poilu

12 – 15 oct 2018
repris les 18, 23, 24 nov 2019

vendredi 12 octobre 2018, 20h
MOUVAUX (59), L’Etoile
RĂ©servations
www.letoile.mouvaux.fr
http://www.letoile.mouvaux.fr/levioloncelle-poilu

lundi 15 octobre 2018, 14h
MARQUETTE LEZ LILLE (59), Studio 4
RĂ©servations
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/le-violoncelle-poilu/

le-violoncelle-poilu-atelier-lyrique-de-tourcoing-octobre-2018-concert-annonceSpectacle pour toute la famille (dès 8 ans, durée : 50 mn), inspiré de la vie du poilu, Maurice Maréchal, violoncelliste devenu poilu pendant la Grande Guerre (1914-1918). Le chant du violoncelle se fait voix de la connaissance, de la musique de l’humanité comme de la barbarie… « …Dans le régiment de Maurice, il n’y a que des musiciens mais ceux-ci ne jouent plus… Chaque jour, les musiciens brancardiers risquent leur vie pour sauver celle des autres, au son des obus qui explosent et des fusils-mitrailleurs qui crépitent. »
Spectacle présenté à l’occasion des commémorations du 11 novembre 1918.
Avec Thomas Landbo, Isabelle Veyrier (violoncelle), Martial Gauthier (violon et voix off). Pascal Antonini, mise en scène.

TOUTES LES INFOS, les modalités de réservations, les infos pratiques
sur le site de l’Atelier Lyrique de TOURCOING
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr

violoncelle-poilu-atelier-lyrique-de-tourcoing-concert-annonce-par-classiquenews

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STABAT MATER
de Pergolesi et Alessandro Scarlatti
8 nov 2018
12, 14 avril 2019

Jeudi 8 novembre 2018, 20h30
MARCQ EN BARŒUL, église du Sacré Coeur

Le Stabat Mater recueille les larmes de Marie au pied de la croix où son Fils a été sacrifié… Debout la mère / Stabat mater… « Debout la mère des douleurs pleurait tout auprès de la croix où son fils agonisait ; et son âme qui gémissait, pleine de deuil et de tristesse, par le glaive fut percée… »
Plainte dolente et fervente, le texte remonte au XVIè, ici mis en musique par deux compositeurs baroques napolitains. Alessandro Scarlatti (en 1724, honorant une commande de la confrérie des Chevaliers de la Vierge des douleurs), puis le génial et mort trop tôt, Pergolesi, qui signe ainsi son testament artistique. L’inspiration est hautement spirituelle voire mystique, inspiré par la souffrance d’une mère, recueillant le corps torturé de son fils…
La partition de Scarlatti sera ainsi chanté chaque Vendredi Saint, jusqu’en 1736 à Naples selon le voeu des Chevaliers ; lesquels ensuite, désirant un opus plus moderne, passent commande au cadet de Scarlatti, le jeune et déjà génial Pergolesi qui n’a que 26 ans. Avant de mourir, deux mois après cette commande, à cause de la Tuberculose, le jeune napolitain livre un chef d’oeuvre pour deux voix solistes et continuo. Après avoir composé son Stabat, Pergolesi se retire au couvent des Capucines de Puzzuoli.
A Marc en Barœul, la soprano Maïlys de Villoutreys et le contre-ténor Paul Figuier incarnent la chair mystique de ce cycle testament, accompagné par les instrumentistes de La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, fondé par le regretté Jean-Claude Malgoire.
Programme repris le vendredi 12 avril 2019, 20h (Les Rues des Vignes, Abbaye de Vaucelle ; puis Ă  Paris, TCE, dim 14 avril 2019, 11h).

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buet-alain-concert-air-annonce-opera-festivalLe Voyage d’hiver de Schubert

Dim 25 nov 2018, 15h30
TOURCOING, Conservatoire
Alain Buet, baryton
David Violi, piano
Winterreise, 24 lieder pour piano et voix (1827)

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7 – 9 dĂ©cembre 2018beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3
BEETHOVEN : FIDELIO
TOURCOING, Théâtre Municipal Raymond Devos
Vend 7 décembre 2018, 20h
Dim 9 décembre 2018, 15h30
Avec Leonore / Fidelio : VĂ©ronique Gens
Florestan : David Litaker
Don Pizzaro : Alain Buet
A Séville, Leonore devient Fidelio pour pénétrer incognito dans la prison où est séquestré et condamné son époux Florestan, présumé mort… Le jeune femme doit braver l’empire de la barbarie et de la cruauté incarnée par Pizzaro le gouverneur de la prison et Rocco, l’infâme geôlier…

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOUTES LES INFOS, les modalités de réservations, les infos pratiques
sur le site de l’Atelier Lyrique de TOURCOING
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr

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atelier-lyrique-de-tourcoing-saison-2018-2019-saison-par-classiquenews-selection-presentation

 

Atelier Lyrique de Tourcoing, saison 2016 – 2017

atelier lyrique de tourcoing jeanc laude malgoire saison 16 17 cambiale rossini jean bernard mache mongol orlando furioso vivaldi israel en egypte handel oratorio presentation classiquenews anais_1617ATELIER LYRIQUE DE TOURCOING, saison 2016 – 2017. Pour les 50 ans de son orchestre sur instruments d’époque, – La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, originellement les deux phalanges crĂ©Ă©s par François Ier dès le XVIème siècle-, Jean-Claude Malgoire redouble d’ouverture d’esprit, d’imagination et d’expĂ©rimentation ; de sorte que cette 35ème saison lyrique de l’Atelier Lyrique de Tourcoing (ALT) porte haut les promesses d’un centre unique en France en rĂ©sidence au Théâtre municipal Raymond Devos de Tourcoing, une fabrique oĂą dans un esprit de troupe, le chef charismatique sait Ă©lectriser les Ă©nergies pour produire de nouvelles productions saisissantes. Le nord peut ĂŞtre fier de compter ainsi un foyer de crĂ©ativitĂ© et de crĂ©ation (un opĂ©ra en crĂ©ation mondial cette saison) dĂ©diĂ© au spectacle totale : l’opĂ©ra.

50 ans de défrichement orchestral

Programme inaugural dĂ©volu aux instruments de l’orchestre, d’abord, le concert des 12 et 14 octobre 2016 est dĂ©diĂ© au gĂ©nie instrumental et symphonique de Berlioz : Symphonie Fantastique (1830), ouverture de Benvenuto Cellini (1838) et cerise sur le gâteau, Les Nuits d’étĂ© d’après le poèmes de ThĂ©ophile Gautier, avec en soliste, le contre tĂ©nor Philippe Jaroussky, lequel n’en est plus Ă  un nouveau vocal près.

malgoire_jean_claudeLes délices lyriques de l’Atelier à Tourcoing se dévoilent surtout en 2017. 4 productions événements sont à l’affiche, rappelant qu’aux côtés de la Lille et son opéra bénéficiant d’autres moyens, une équipe à Tourcoing sait depuis 35 ans, nous séduire, et nous enchanter par son engagement et sa capacité à charmer. Premier volet, en facétie et subtilité, La Cambiale di Matrimonio de Rossini (1810). Jean-Claude Malgoire revient chaque saison au maître de Pesaro ; un retour aux sources du bel canto, promesse à chaque saison d’un nouvel accomplissement entre fluidité de l’orchestre et beau chant dramatique. Les 5, 7 et 9 février 2017 à Tourcoing, puis en version de concert, le 26 février 2017 au TCE, Paris. (Laurent Serrano, mise en scène). La production souligne la grâce
juvénile et le génie théâtral d’un Rossini très facétieux à Venise (San Moise) d’avant son chef d’oeuvre comique, Le Barbier de Séville de 1816…

En mars 2017, création mondiale de l’opéra de François-Bernard Mâche (né en 1935), Qaraqorum, Voyage dans l’Empire Mongol, les 2,3, 5 mars 2017. Au XIIIè, l’envoyé de Louis IX (Saint-Louis), le franciscain Guillaume de Rubrouck découvre en 1253, la cité capitale de Qaraqorum, ville mongol, cité idéale où toutes les religions vivent en paix… A la cour du petit fils de Gengis Khan, Mangu Khan, le chrétien découvre comment bouddhistes, chamans, musulmans ont appris à dialoguer et à se respecter.
Alain Platès, mise en scène. Musique et livret de François-Bernard Mâche.

Antonio_Vivaldi grand portrait classiquenews_1En mars et avril, Jean-Claude Malgoire retrouve Christian Schiaretti pour un Vivaldi lui aussi saisissant et d’une justesse émotionnelle irrésistible : Orlando Furioso d’après L’Arioste (créé au san Angelo de Venise en 1727). L’Arioste avant Shakespeare échafaude un labyrinthe des cœurs où la raison s’égare… Car le paladin Orlando (chanté par une femme) aime la belle Angelica qui lui préfère cependant Medoro. Sur l’île d’Alcina, la sorcière, Ruggiero oublie l’amour qui le liait à Bradamante (chanté par un homme)… trouble sentimentaux, identités croisées, travestissements et illusions… tout dans cet Orlando vivaldien, exprime les vertiges du théâtre baroque, d’autant que la musique es l’une des plus flamboyantes qui soit… avec Amaya Dominguez (Orlando), Clémence Tilquin (Alcina), … 4 dates événements : les 31 mars, 2 et 4 avril 2017 à Tourcoing. Le 19 avril en version de concert au TCE, Paris. Enfin, pour conclure la saison, Jean-Claude Malgoire aborde un sommet de l’oratorio anglais de Handel à Londres, Israël en Egypte de 1739, fresque habile et profonde qui souligne le génie du compositeur saxon devenu britannique dans l’édification des architectures chorales et sonores, comme l’introspection individuelle des âmes inquiètes et solitaires. Les 19 et 21 mai 2017 au Théâtre municipal Raymond Devos de Tourcoing.

 

 

 

INFOS, RESERVATIONS
sur le site de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
saison 2016 – 2017 – 35ème saison

 

 

 

 

 

CD. compte rendu critique. Dubois : Aben Hamet (Malgoire, 2 CD ALT, mars 2014

aben-hamet-dubois-cd-jean-claude-malgoire-theodore-dubois-guillaume-andrieux-cd-CLIC-de-classiquenewsCD. compte rendu critique. Dubois : Aben Hamet (Malgoire, 2 CD ALT -  mars 2014). Il y a un an, Jean-Claude Malgoire dans l’esprit de troupe qui l’anime Ă  la tĂŞte de l’Atelier Lyrique de Tourcoing osait reconstituer Aben Hamet d’après les AbencĂ©rages de Chateaubriand : un opĂ©ra orientaliste qui ne pouvait guère ĂŞtre montĂ© car la partition orchestre Ă©tait perdue (elle sera retrouvĂ©e Ă  la BNF par un heureux hasard de circonstance, juste après les reprĂ©sentations de Tourcoing) : pas dĂ©montĂ©, Jean-Claude Malgoire en proposait alors sa propre version orchestrale s’appuyant sur un solide travail d’orchestration d’après la partition connue chant et piano et d’après les traitĂ©s d’orchestration de l’Ă©poque comme la manière contemporaine de Gounod, Massenet, Bizet…. Le fondateur de l’Atelier lyrique de Tourcoing s’inspirait aussi de son Ă©coute attentive des autres partitions de ThĂ©odore Dubois mieux connues et Ă©ditorialement complètes (Symphonies, l’oratorio Le Paradis perdu…).
En dĂ©coule une instrumentation colorĂ©e et parfois miroitante (comme peu l’ĂŞtre un tableau de l’excellent peintre GĂ©rĂ´me, lui aussi “institution” comme le fut Dubois), oĂą règnent Ă©videmment la harpe, les cors, et le saxo, – alors instrument nouveau presque incontournable-, et les accents proprement orientalisants aux percussions tels que clochettes, castagnettes, tambour de basque…

Dans un esprit de troupe, Jean-Claude Malgoire restitue l’opĂ©ra orientaliste de Dubois : Aben Hamet

FatalitĂ© des guerres affrontĂ©es…

CLIC_macaron_2014Classiquenews avait soulignĂ© la rĂ©alisation de cette restitution lyrique, finement menĂ©e, bĂ©nĂ©ficiant comme toujours Ă  Tourcoing d’une distribution solide qui combinait des tempĂ©raments scrupuleusement caractĂ©risĂ©s. Dans les rĂ´les des amants maudits que leur religion respective Ă©carte dĂ©finitivement (leur duo Ă  l’Ă©glise au III scelle cette impossibilitĂ© tragique), Aben et Bianca, Guillaume Andrieux et Ruth Rosique incarnent avec ardeur deux profils Ă©perdus rattrapĂ©s par la fatalitĂ© des religions affrontĂ©es.
Le dernier AbencĂ©rage soulève vainement les Maures de Grenade, contre les Espagnols, certainement sous la pression d’une mère (ZulĂ©ma), rien que revancharde et haineuse : Aben y sacrifie toute vie amoureuse avec la catholique Bianca (fille du Duc de Santa Fe, elle mĂŞme descendante du Cid, vainqueur des Maures au XIè) : il y perd aussi la vie puisque l’action s’achève avec la mort du guerrier dĂ©risoire dans les bras de Bianca… L’amour est impossible entre deux jeunes gens de religions opposĂ©es, ainsi que Chateaubriand le dit aussi dans son roman Atala. C’est aussi la folie des haines sĂ©culaires et transgĂ©nĂ©rationnelles que les parents transmettent Ă  leurs enfants. Une sorte d’endoctrinement familial, stupide et destructeur. On voit bien que la partition ainsi n’est pas que dĂ©corative ni sĂ©duisante.

Le chef dĂ©fend avec conviction l’une des partitions les plus habiles de Dubois l’acadĂ©mique (version rĂ©Ă©quilibrĂ©e de 1888 conçue par l’auteur après la crĂ©ation de 1884), qui malgrĂ© les volontĂ©s ici et lĂ  de le rĂ©habiliter, peine Ă  ĂŞtre enfin reconnu : l’histoire dira si mon Ĺ“uvre sera apprĂ©ciĂ©e Ă  sa juste valeur… on connaĂ®t l’adage. Persistent une rĂ©ticence et le poids d’un soupçon tenace vis Ă  vis des AcadĂ©miques du XIXème, suspectĂ©s (Ă  torts) de conformitĂ© crasse. D’autant que Dubois fut membre de l’Institut, Professeur et directeur du Conservatoire, auteur d’un traitĂ© d’harmonie…

L’engouement pour son style prĂ©cis, souvent raffinĂ©, et ici fidèle aux enjeux humanistes du sujet illustrĂ© avant lui par Chateaubriant, reste timide. Il revient Ă  Jean-Claude Malgoire, chef toujours surprenant par ses choix et visionnaire, le mĂ©rite de ne jamais se tromper et servir des Ĺ“uvres qui mĂ©ritent absolument d’ĂŞtre rĂ©vĂ©lĂ©es au grand public. Le coffret de 2 cd souligne les bĂ©nĂ©fices d’un travail unique en France qui allie l’original raffinĂ© et l’esprit de troupe dont la cohĂ©rence et l’Ă©nergie collective font si souvent dĂ©faut ailleurs.

aben-hamet-dubois-cd-jean-claude-malgoire-theodore-dubois-guillaume-andrieux-cd-CLIC-de-classiquenewsCD. Dubois : Aben Hamet (version 1888). Avec Guillaume Andrieux, Ruth Rosique, Nora Sourouzian, Hasnaa Bennani, Marc Boucher… Atelier lyrique de Tourcoing, La Grande Ecurie et la chambre du Roy. Jean-Claude Malgoire, direction. EnregistrĂ© Ă  Tourcoing en mars 2014. 2 cd Atelier Lyrique de Tourcoing. LIRE aussi notre annonce de la parution du cd Aben Hamet de Dubois par Jean-Claude Malgoire...

Dominique Visse dirige David et Jonathas Ă  Tourcoing

visseTourcoing. Charpentier : David et Jonathas. Les 10, 12 octobre 2014. Jean-Claude Malgoire invite Dominique Visse pour ressusciter l’intense action dramatique (oratorio) conçu au XVIIème par Charpentier, ce dernier d’autant plus expressif et mordant qu’il vient de Rome où il a assimilé le sublime théâtre des passions sacrées du génial Carissimi. Dans l’église Saint-Christophe de Tourcoing, tous les effectifs engagés depuis des décennies par Jean-CLaude Malgoire répondent à la direction du chanteur piquant et atypique Dominique Visse : le spectacle devrait répondre  à notre attente : relief théâtral et langueur sacrée irrésistibles. La tragédie en musique en un prologue et 5 actes, créée en 1688, donc contemporaine des meilleures créations de Purcell, illustre l’apogée de l’art musical français, aussi raffiné, sensuel, dramatique que la source première, italienne. L’amour fraternel qui unit David et Jonathas se dresse contre la fatalité des rivalités claniques. Saül le père de Jonathas est ici obsédé par la figure victorieuse du jeune David, d’autant que la prophétie lui a précisé qu’il perdrait le pouvoir au profit du jeune homme, véritable aiguillon menaçant son autorité.  C’est justement dans le rôle de la Pythonisse, annonciatrice des événements futurs, que Dominique Visse a chanté l’oratorio, alors sous la direction de Wiliam Christie avec la complicité de ses Arts Florissants. A son origine, l’amour de David pour Jonathas illustrait symboliquement  l’union harmonique entre Jésus et les chrétiens ; aujourd’hui, les mises en scènes récentes, exploitent plutôt la connotation homoérotique du lien unissant les deux adolescents. Dominique Visse met en lumière en particulier l’intervention riche et omniprésente des chœurs ; dans une partition moins théâtrale et dramatique que dense et symbolique (proche en cela de l’écriture de l’oratorio), le contre ténor qui chante la Pythonisse, soigne surtout l’équilibre entre déroulement musical, polyphonie et théâtre. Sans omettre cette clair et ardente articulation française d’un texte qui reste essentiel dans l’unité et la cohésion de la partition. Pour sa première direction d’une oeuvre ambitieuse comptant 6 protagonistes et 12 choristes, Dominique Visse s’appuie sur son expérience aguerrie, célébrée comme partenaire de longue date des Arts Florissants. Production événement à Tourcoing.

David et Jonathas
Marc Antoine Charpentier
(1643-1704)
Tragédie en musique en un prologue et 5 actes
créée en 1688
Livret du Père François Bretonneau

David : Pascal Charbonneau
SaĂĽl : Renaud Delaigue
Jonathas : Amel Brahim-Djelloul
Joabel : Hugues Primard
L’Ombre de Samuel : Geoffroy Buffière
une Pythonisse : Dominique Visse
Ensemble vocal
La Grande Ecurie et la Chambre du Roy
Dominique Visse, direction

Vendredi 10 octobre 2014 20h
Dimanche 12 octobre 2014 15h
TOURCOING, Eglise St Christophe

Voir la saison 2014-2015 de l’Atelier lyrique de Tourcoing

VIDEO, reportage. ThĂ©odore Dubois : Aben Hamet, recrĂ©ation par l’Atelier Lyrique de Tourcoing

ABEN-hamet-theodore-dubois-575-jean-claude-malgoireVIDEO, reportage. Aben Hamet de ThĂ©odore Dubois. Jean-Claude Malgoire implique ses troupes de l’Atelier Lyrique de Tourcoing pour la recrĂ©ation en version scĂ©nique de l’opĂ©ra oubliĂ© de ThĂ©odore Dubois : ABEN HAMET d’après Le dernier AbencĂ©rage de Chateaubriand. Après la Reconquista, Aben Hamet tente de reconquĂ©rir depuis Grenade, l’ancien Califat de ses ancĂŞtres, poussĂ© par sa mère Zulema… Mais accostant en Espagne chrĂ©tienne, il tombre amoreux de la fille du Conte de Santa Fe, Bianca. Il est musulman, elle est chrĂ©tienne : les rivalitĂ©s religieuses auront elles raison de leur amour ? Grand reportage vidĂ©o de la recrĂ©ation rĂ©alisĂ©e Ă  Tourcoing par Jean-Claude Malgoire qui a rĂ©orchestrĂ© la partition en s’inspirant minutieusement des autres partitions autographes de Dubois… Grand reportage video CLASSIQUENEWS.COM, entretiens avec Jean-Claude Malgoire, Alita Baldi (mise en scène) et les chanteurs : Guillaume Andrieux (Aben Hamet), Marc Boucher (le duc de Santa Fe)…

Compte rendu, opéra. Tourcoing. Atelier Lyrique, le 16 mars 2014. Théodore Dubois : Aben Hamet. Guillaume Andrieux, Ruth Rosique, Nora Sourouzian, Hasnaa Bennani. Jean-Claude Malgoire, direction musicale. Alita Baldi, mise en scène

TOURCOING: Aben Hamet (1884) de Théodore Dubois, ressuscité!Initiative courageuse de la part de l’Atelier Lyrique de Tourcoing que de redonner vie au rarissime Aben Hamet de Theodore Dubois. Créé dans la langue de Dante au Théâtre Italien de Paris le 16 décembre 1884, avec dans le rôle-titre le légendaire Victor Maurel, créateur pour Verdi des rôles de Iago et Falstaff, et à ses côtés rien moins qu’Edouard de Reszké et Emma Calvé, cet ouvrage lyrique s’inspire du Dernier des Abencérages écrit par Châteaubriand. L’intrigue nous raconte comment Aben Hamet, fils du roi Boabdil, part vers Grenade pour soulever les musulmans demeurés en Espagne et reprendre le pouvoir. Suivi en secret par sa mère Zulema et sa promise Alfaïma, le jeune homme rencontre la belle Bianca, fille du Duc de Santa-Fe, dont il tombe instantanément amoureux. Mais elle est catholique alors qu’il est musulman, et leur amour demeure impossible, la barrière de la religion séparant leurs cœurs.

Le maure oublié

Elève de François Bazin et Ambroise Thomas, Théodore Dubois a développé dans cette œuvre un vrai talent de mélodiste, puisant dans la grande tradition française, où l’on reconnait parfois l’ombre de Gounod, l’air d’entrée d’Aben Hamet rappelant irrésistiblement Le Roi de Lahore de Massenet.
Quant à l’orchestration, demeurée perdue – du moins jusqu’à quelques jours avant la première représentation, la BNF annonçant qu’elle renfermait peut-être l’instrumentation originale –, elle a fait l’objet de toute l’imagination de Jean-Claude Malgoire et Vincent Boyer, tous deux ayant puisé dans les traits d’harmonie de l’époque de Dubois, afin d’en restituer les couleurs de la façon la plus plausible. Un travail de titan qui se doit d’être salué, tant le résultat se révèle probant, faisant la part belle aux cordes, ainsi qu’au saxophone et aux percussions orientales.
Après une version de concert de l’autre côté de l’Atlantique, à Saint-Lambert (Canada) en juin 2013, il était temps d’offrir un écrin scénique à cette redécouverte, utilisant la traduction française de l’original italien.
Alita Bladi fait de nécessité vertu, imaginant un cadre simple, délicatement orientalisant sans excès, laissant à la musique une place prépondérante.
Dans le rôle-titre, Guillaume Andrieux fait de son mieux, et met son baryton léger, presque ténorisant parfois, au service d’une vocalité qui, à notre sens, appelle un instrument plus large et plus vaillant – l’enregistrement qu’en a fait Jean Noté dans les années 1910 en donne un aperçu convainquant –, mais le jeune artiste se jette dans la bataille avec un enthousiasme communicatif et un beau sens musical.
Ruth Rosique incarne une sensible Bianca, le charnu et délicat soprano de la chanteuse espagnole convenant parfaitement à la vocalité du personnage, sensible sans mièvrerie.
En mère autoritaire, Nora Sourouzian fait fulminer son mezzo corsé et donne un beau relief à Zulema, notamment dans son arioso du premier acte, tandis que la douce Alfaïma apparaît sous les traits charmants et la vocalité pure de la jeune Hasnaa Bennani, dont nous suivons toujours de loin la carrière.
Aux côtés du Duc de Sante-Fe parfaitement à sa place de Marc Boucher, les chœurs participent avec passion à ce moment important pour l’Atelier Lyrique de Tourcoing.
Toujours seul maître à bord, Jean-Claude Malgoire galvanise les musiciens de sa Grande Ecurie et la Chambre du Roy, chacun mesurant l’enjeu de ce projet ambitieux.
Une redécouverte courageuse, qui donne envie d’entendre l’œuvre à nouveau, cette fois avec l’orchestration originale de Dubois et les formats vocaux pressentis, le rôle du Maure ne pouvant qu’intéresser les barytons de notre époque, ainsi que – pourquoi pas ? – dans la version initiale en italien.

Tourcoing. Atelier Lyrique, 16 mars 2014. Théodore Dubois : Aben Hamet. Livret de Léonce Détroyat et Achille de Lauzières. Avec Aben Hamet : Guillaume Andrieux ; Bianca : Ruth Rosique ; Zulema : Nora Sourouzian ; Alfaïma : Hasnaa Bennani ; Le Duc de Sante-Fe : Marc Boucher. Ensemble Vocal de l’Atelier Lyrique de Tourcoing. La Grande Ecurie et la Chambre du Roy. Jean-Claude Malgoire, direction musicale. Mise en scène : Alita Baldi ; Scénographie : Alain Lagarde ; Costumes : Christine Rabot-Pinson ; Lumières : Enrico Bagnoli ; Orchestration : Jean-Claude Malgoire et Vincent Boyer ; Chef de chant : Martin Surot

VIDEO. Reportage : Platée de Rameau par Paul Agnew et Jean-Claude Malgoire (2013)

VIDEO. Reportage : Platée de Rameau par Paul Agnew et Jean-Claude Malgoire. Platée 2013… Chef-d’oeuvre lyrique du règne de Louis XV, et à vrai dire d’un genre poétique totalement inclassable, Platée de Jean-Philippe Rameau (1745) reprend du service dans la mise en scène et l’univers visuel du
chorégraphe François Raffinot. Le créateur plasticien avait déjà réalisé une première production de l’ouvrage avec Jean-Claude Malgoire… en 1988. Le directeur et fondateur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing parle de “beauté infernale”, soulignant le bouillonnement inventif et volcanique de l’orchestre ; François Raffinot s’intéresse au profil humain, pathétique et touchant de Platée comme à la charge barbare et cynique de l’ouvrage où s’impose la figure centrale et omniprésente de la Folie. Entre mouvements incessants des danseurs, superbe incarnation de Paul Agnew dans le rôle-titre, et fosse d’une irrésistible invention, la nouvelle production de Platée confirme le génie inclassable de Rameau…

VIDEO. TOURCOING: Jean-Claude Malgoire ressuscite Aben Hamet de Théodore Dubois (clip vidéo)

ABEN-HAMET_dubois_vignette_fond-noirTourcoing: Théodore Dubois, Aben Hamet, 1884.Les 14,16,18 mars 2014. CLIP VIDEO. D’après Chateaubriand (Le dernier Abencérage), l’académicien Théodore Dubois et ses librettistes abordent la passion amoureuse sur fond d’inquisition et de guerres religieuses. Aben Hamet poussé par sa mère Zuléma tente de reconquérir pour la foi de ses ancêtres l’Espagne depuis Grenade : restaurer l’ancien Califat dont son père était le roi. Chrétiens et musulmans s’affrontent mais le maure Aben tombe amoureux de la belle chrétienne Bianca : défiant la fatalité des antagonismes héréditaires, leur amour foudroyant sera cependant vaincu par l’opposition des religions.

 

 

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CLIC_macaron_2014Audace et raffinement harmoniques, subtilitĂ© mĂ©lodique avec un usage très subtil des leitmotiv, puretĂ© stylistique et suprĂŞme Ă©lĂ©gance, l’opĂ©ra Aben Hamet (crĂ©Ă© en 1884) nous est restituĂ© dans une nouvelle orchestration, rĂ©alisĂ©e par Jean-Claude Malgoire d’après la version chant / piano originale. C’est l’occasion de savourer cet orientalisme français d’une irrĂ©sistible sĂ©duction (oĂą rayonne le timbre de la harpe, du saxophone…) : Aben Hamet poursuit la claire et lumineuse vision de Carmen de Bizet. Mais Dubois y ajoute aussi sa parfaite connaissance de l’opĂ©ra hĂ©ritĂ© de Gounod, FaurĂ©, Saint-SaĂ«ns, Massenet. Sa sensualitĂ© et sa finesse annoncent mĂŞme Debussy. C’est dire l’importance de cette rĂ©surrection. A Tourcoing, Jean-Claude Malgoire  rĂ©unit une distribution convaincante oĂą rayonne le timbre clair et juvĂ©nile du baryton Guillaume Andrieux dans le rĂ´le-titre : Ă  Grenade, le jeune prince dĂ©couvre l’amour mais doit affronter l’extrĂ©misme : il mourra sur le champ de bataille. Dans une mise en scène Ă©purĂ©e, Ă  la fois suggestive et abstraite (signĂ©e Alita Baldi), l’action lyrique suit son cours, sans faiblir jusqu’à la superbe scène finale d’un romantisme prĂ©servĂ©. Production Ă©vĂ©nement, Tourcoing les 14, 16 et 18 mars 2014. CLIC de CLASSIQUENEWS.COM

 

Lire notre prĂ©sentation de l’opĂ©ra ABEN HAMET de ThĂ©odore Dubois (1884)

Toutes les infos sur le site de L’Atelier Lyrique de Tourcoing 

 

 

Théodore Dubois (1837-1924)
Aben Hamet, 1884
création mondiale
version réorchestrée (JC Malgoire)
livret en français

 

boutonreservation

 

Vendredi 14 mars 2014 Ă  20h
Dimanche 16 mars 2014 Ă  15h30
Mardi 18 mars 2014 Ă  20h
Tourcoing, Théâtre Municipal R. Devos

Billetterie / 03 20 70 66 66

Livret de Léonce Détroyat et Achille de Lauzières d’après la nouvelle de Chateaubriand : Les Aventures du dernier Abencèrage. Opéra créé au Théâtre Italien à Paris le 16 décembre 1884

Jean Claude Malgoire et Vincent Boyer, orchestration
Jean Claude Malgoire, direction musicale
Alita Baldi, mise en scène
Alain Lagarde, scénographie
Enrico Bagnoli, lumières
Christine Rabot-Pinson, costumes

Aben Hamet : Guillaume Andrieux, baryton
Bianca : Ruth Rosique, soprano
AlfaĂŻma : Hasnaa Bennani, soprano
Zuléma : Nora Sourouzian, mezzo-soprano
Le Duc de Santa-Fe : Marc Boucher, baryton-basse

Ensemble vocal de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande Ecurie et la Chambre du Roy

 

RecrĂ©ation d’Aben Hamet de Dubois Ă  Tourcoing

ABEN-HAMET_dubois_malgoire_atelier_lyrique-de-Torucoing_affiche-petite-246Tourcoing : Aben Hamet de Dubois, recrĂ©ation. Les 14,16,18 mars 2014. CrĂ©ation mondiale en version scĂ©nique. Après en avoir proposĂ© la version de concert au Canada (en juin 2013 Ă  Saint-Lambert), Jean-Claude Malgoire et sa fidèle Ă©quipe (Atelier lyrique de Tourcoing, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy) proposent en 3 soirĂ©es la crĂ©ation en français et mise en scène de l’opĂ©ra Aben Hamet du compositeur classique acadĂ©mique ThĂ©odore Dubois. Le chant des amants contre la guerre religieuse. Le sujet brosse le portrait du dernier AbencĂ©rage (Aben Hamet, lui-mĂŞme fils du dernier roi des Maures, Boabdil); prĂŞt en accostant Ă  Grenade a reconquĂ©rir l’Espagne (malgrĂ© la dĂ©faite des Maures depuis 1492). Sur fond historique, exhalant parfums, couleurs et dĂ©cors orientalisants Ă  la manière du peintre GĂ©rĂ´me (lui-mĂŞme pompier et acadĂ©mique, ami proche de Dubois), le compositeur imagine vertiges et Ă©preuves d’un amour impossible, celui du musulman Aben Hamet passionnĂ©ment Ă©pris de la belle chrĂ©tienne Bianca, fille du gouverneur de Grenade… tout les sĂ©pare et pourtant ils ne peuvent vivre l’un sans l’autre. La loi des cĹ“urs contre la fatalitĂ© des conflits sĂ©culaires…  En mars 2014, Jean-Claude Malgoire ressuscite un opĂ©ra crĂ©Ă© en 1884 qui eut un immense retentissement et dont le sujet polĂ©mique (le chant de deux coeurs amoureux contre les antagonismes politiques et la barbarie de la guerre) explique qu’il fut scrupuleusement Ă©cartĂ© et mis dans l’ombre très vite. Le chef en propose sa version personnelle d’après un long travail de recherche et de mise en forme respectueuse de l’esprit de l’oeuvre. L’opĂ©ra crĂ©Ă© en italien est ici chantĂ© en français. Et la partition d’orchestre a Ă©tĂ© totalement rĂ©Ă©crite Ă  partir d’une version chant piano, seule manuscrit parvenu, transmis par l’arrière-petit fils du compositeur.

 

ABEN-HAMET_dubois_vignette_fond-noirRĂ©orchester Aben. A partir des traitĂ©s d’orchestration de Gounod et de Massenet, Jean-Claude Malgoire a rĂ©tabli une pâte sonore aux Ă©vocations orientales de Dubois ; le chef a aussi consultĂ© la matière disponible aujourd’hui, c’est Ă  dire les partitions des oratorios de Dubois :  Le Paradis Perdu rĂ©cemment ressuscitĂ©, Les Sept paroles du Christ en croix, de ses symphonies dont la Symphonie française. ThĂ©odore Dubois Ă©tait alors plus connu comme compositeur Ă  l’Ă©glise qu’auteur lyrique. Autant de sources permettant aujourd’hui de mieux connaĂ®tre l’orchestrateur Ă©lĂ©gant, sensible, raffinĂ© et transparent que fut Dubois : une personnalitĂ© musicale du milieu parisien très estimĂ©e. Dans la fosse d’opĂ©ra, Ă  l’Ă©poque de Dubois se distinguent les cordes (dont la harpe inĂ©vitable alors), mais aussi l’importance du pupitre des vents (saxophone) et des cuivres (ophiclĂ©ide) sans omettre la richesse des percussions aux couleurs nettement orientalisantes (clochettes, castagnettes, tambour de basque …).

 

ABEN-HAMET_dubois_vignette_fond-noirL’amour ou le devoir. Jean-Claude Malgoire a resserrĂ© le livret français tout en adaptant les mots et les rĂ©fĂ©rences religieuses selon notre propre sensibilitĂ© ; s’agissant d’un terrain toujours polĂ©mique, les choix linguistiques et lexicaux ont Ă©tĂ© particulièrement soignĂ©s afin d’inscrire le sujet et l’action de l’oeuvre de Dubois dans notre actualitĂ©. Pour se faire, la seconde version validĂ©e par l’auteur en 1888, – pour d’Ă©ventuelles reprises, après la crĂ©ation de 1884, a Ă©tĂ© adoptĂ©e, dont les tailles dans l’acte III, mais aussi l’ajout d’une scène ultime oĂą la mère d’Aben, ZulĂ©ma, voix de la fatalitĂ© guerrière et de la vengeance suicidaire, exhorte son fils Ă  rĂ©aliser par devoir, son destin politique : venger l’âme de son père en conquĂ©rant Grenade : or comment pourrait-il honorer son père le roi Boabdil s’il Ă©pouse une chrĂ©tienne ? La violence du sujet vient du choix que fait Dubois : montrer l’impossibilitĂ© des deux amants de vivre leur amour face Ă  l’antagonisme religieux et politique hĂ©ritĂ© de leurs aĂ®nĂ©s.

 

 

Théodore Dubois (1837-1924)
Aben Hamet, 1884
création mondiale
version réorchestrée (JC Malgoire)
livret en français

 

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Vendredi 14 mars 2014 Ă  20h
Dimanche 16 mars 2014 Ă  15h30
Mardi 18 mars 2014 Ă  20h
Tourcoing, Théâtre Municipal R. Devos

Billetterie / 03 20 70 66 66

Livret de Léonce Détroyat et Achille de Lauzières d’après la nouvelle de Chateaubriand : Les Aventures du dernier Abencèrage. Opéra créé au Théâtre Italien à Paris le 16 décembre 1884

Jean Claude Malgoire et Vincent Boyer, orchestration
Jean Claude Malgoire, direction musicale
Alita Baldi, mise en scène
Alain Lagarde, scénographie
Enrico Bagnoli, lumières
Christine Rabot-Pinson, costumes

Aben Hamet : Guillaume Andrieux, baryton
Bianca : Ruth Rosique, soprano
AlfaĂŻma : Hasnaa Bennani, soprano
Zuléma : Nora Sourouzian, mezzo-soprano
Le Duc de Santa-Fe : Marc Boucher, baryton-basse

Ensemble vocal de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande Ecurie et la Chambre du Roy