La Garenne Colombes (92) : 5ème Concours de bel Canto Vincenzo Bellini, les 3 et 4 décembre 2015

5ème CONCOURS BELLINI à La Garenne Colombes : les 3 et 4 décembre 2015La Garenne Colombes (92) : 5ème Concours de bel Canto Vincenzo Bellini, les 3 et 4 décembre 2015. La 5ème édition du Concours international de belcanto Vincenzo Bellini  se déroule à La Garenne Colombes (92) au Théâtre de la Garenne Colombes,  les  3  et  4 décembre 2015. Co fondé par le chef d’orchestre Marco Guidarini et Youra Nymoff-Simonetti, le Concours est la seule compétition totalement dédiée à l’art si exigeant du bel canto italien, celui subtile et expressif fixé par Vincenzo Bellini, avant Verdi.

 

Concours Vincenzo BELLINI 2015


Théâtre de la Garenne Colombes
Demi-finale  le 3 décembre 2015 à 19h
Finale  le 4 décembre 2015  à 20h.

La compétition lyrique qui est  unique au monde par sa spécificité  et le niveau de ses candidats, attire depuis sa création l’attention du public, des médias, des jeunes artistes, des professionnels de l’art, soucieux d’y mesurer le niveau et la maturité artistique des candidats en lice.

 

 

guidarini-marco---copyright---j-rabaraLa personnalité de son  fondateur et Président, le chef italien Marco GUIDARINI  dont on connait la place éminente qu’il occupe sur les grandes scènes mondiales et l’étendue de son expertise dans le domaine lyrique, en particulier de l’opéra italien,  lui confère une crédibilité qui se confirme à chaque édition. En 2015,  pour son cinquième anniversaire, le Concours aura lieu cette année au Théâtre de la  Garenne Colombes, devenu pour l’occasion et le temps des épreuves, un haut lieu de l’art lyrique  dans les  Hauts-de -Seine.
En comptant de nouveaux partenaires internationaux, le Concours accroît son rayonnement international :  l’Argentine,  (et sa capitale Buenos- Aires),  “l’autre patrie du bel canto”, accueillera les auditions de la  sélection argentine  des candidats en 2016 , et  figurera désormais dans la liste des pays où les candidats sont rigoureusement sélectionnés par le Maestro . Le Concours a annoncé également la naissance  de sa propre Académie lyrique ” Vincenzo Bellini belcanto Academy ” , créée dans le but de proposer  aux chanteurs une formation ciblée permettant d’aborder et de maîtriser le redoutable répertoire grâce à l’enseignement de spécialistes chevronnés.

 

 

En décembre 2015, le Jury du Concours International Vincenzo Bellini est présidé par Alain LANCERON, PDG de Warner Music Group / ERATO.

Parmi les membres du Jury 2015 :

Inva MULA, soprano Albanaise,
Sergio SEGALINI, musicologue, ex directeur de la revue Opéra international, de la Fenice  de Venise, du San Carlo de Naples , du Festival de Martina Franca  et de l’Accademia de   canto de Osimo,
Isabelle MASSET, directeur Adjoint du Grand Théâtre de Bordeaux
Gioacchino LANZA-TOMASI   musicologue , biographe de  Vincenzo Bellini, ex surintendant du San Carlo de Naples, de l’Opéra de Rome, directeur général  du Centre Culturel italien de New York

Informations et réservations sur le site officiel du Concours International Vincenzo Bellini

contact : musicarte-org@live.fr

5ème CONCOURS BELLINI à La Garenne Colombes : les 3 et 4 décembre 2015

 

 

 

Théâtre de la Garenne Colombes

22 avenue de Verdun-1916
92 250 La Garenne-Colombes

Accueil du public: 16h-20h
Le samedi : 14h-19h
Tél.: 01 72 42 45 85
www.lagarennecolombes.fr

VOIR notre reportage vidéo CONCOURS INTERNATIONAL Vincenzo Bellini 2014

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Anna Kassyan chante Despina à Toulon

kassian-anna-imogene-bellini-2013Toulon, Opéra. Mozart : Cosi fan tutte. Les 22, 24 et 27 novembre 2015. L’excellente production de Cosi fan tutte signée Gilles Bouillon, vue à l’Opéra de Tours (octobre 2014)  fait escale à Toulon avec une distribution pétillante où dominent les talents ciselés de l’irrésistible Anna Kassyan (1er Prix du Concours Bellini 2013) et le baryton Alexandre Duhamel. La première connaît d’autant mieux le rôle qu’elle incarne, l’astucieuse et truculente servante Despina qu’elle a chanté le personnage dans la version déjantée, dépoussiérée et pour certains provocante du chef Teodor Currentzis, dans son intégrale des opéras de Mozart et de da Ponte chez Sony classical. Le second poursuit une carrière assurée et marquée par le sens de la finesse : son Guglielmo; ardent, dépité et finalement métamorphosé, devrait convaincre tout autant.
COSI-FAN-TUTTE-opera-Tours---photo-francois-BerthonDes trois livrets écrits par Lorenzo da Ponte pour Mozart, celui de Cosi fan Tutte est le seul dont le sujet est une oeuvre originale. Les Noces de Figaro s’inspirent de la pièce de Beaumarchais, quant à Don Giovanni, c’est l’un des nombreux avatars d’un mythe séculaire. Cet ouvrage est habité par l’esprit des Lumières et rappelle les comédies de Molière et de Marivaux avec leurs travestissements (Despina déguisée en notaire, les fiancés travestis en turcs…), faux-semblants, serviteurs insolents et personnages dupés : Alfonso donne aux cÅ“urs juvénile une belle leçon d’inconstance… Dédaigné au XIXe siècle, Cosi dont on reprochait la pauvreté du livret (à torts), s’impose à nous par la modernité noire et cynique de sa poésie sincère que depuis le milieu du XXe. Depuis, l’ouvrage d’une justesse irrésistible sur l’âme humaine et le désir souverain, n’a plus quitté le répertoire.

boutonreservationCosi fan tutte de Mozart à l’Opéra de Toulon
Les 22, 24 et 27 novembre 2015

Opera buffa en deux actes K 588 de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Livret de Lorenzo da Ponte (1749-1838)
Création : Vienne, Burgtheater, 26 janvier 1790

Direction musicale : Darrell Ang
Mise en scène : Gilles Bouillon
Fiordiligi : Marie-Adeline Henry
Dorabella : Marie Gautrot
Despina : Anna Kasyan
Ferrando : Leonardo Ferrando
Guglielmo : Alexandre Duhamel
Don Alfonso : Riccardo Novaro

Orchestre et choeur de l’Opéra de Toulon
Production de l’Opéra de Tours

CD. Mozart : Cosi fan tutte (Kassian, Currentzis, 2013)

CLIC D'OR macaron 200CD. Mozart : Cosi fan tutte (Kassian, Currentzis, 2013). Décapant, enivré : le Cosi du chef Teodor Currentzis né grec mais citoyen russe (42 ans). Livré tout chaud des presse Sony en ce 17 novembre 2014, le Currentzis nouveau vient de sortir : la suite après des Noces décapantes, de la trilogie Mozart Da Ponte. Avant Don Giovanni (à paraître automne 2015), voici un Cosi supérieur encore aux Noces de l’an dernier : en énergie mais ciselée, en voix mieux homogènes, en finesse et subtilité (le duo Despina Alfonso fonctionne à merveille), en juvénilité ardente, naïve, celle des fiancés parieurs (Ferrando et Guglielmo) d’un bout à l’autre totalement engagés, et même palpitants. Ces officiers y apprennent l’inconstance et la philosophie d’en accepter le jeu.

mozart cosi fan tutte teodor currentzis cd sony classical kasyan kassian despinaA Perm, capitale culturelle isolée, à l’extrémité orientale de l’Oural, sévit une baguette embrasée, celle du directeur artistique de l’Opéra local, Teodor Currentzis (depuis 2011). Non content d’être reconnus modialement pour leur interprétation de Casse-noisette de Tchaikvoski grâce aux Ballet maison qui rivalise avec le Kirov et le Mariinsky, Perm gagne même une crédibilité mozartienne avec cette odyssée discographique menée à vive allure et qui s’avère totalement passionnante malgré ses options parfois radicales; ni tiède ni complaisante, la direction du chef entend régénérer fondamentalement notre écoute et notre mémorie sonore de la trilogie mozartienne : le travail sur les tempi, les phrasés, la dynamique et toutes les nuances hagogiques servant l’explicitation des climats et des situations comme l’articulation du texte d’une comédie déjantée restent là encore saisissants. La farce, l’ivresse d’un temps de folie collective, tous les possibles d’une situation née d’un quiproquo époustouflant, le plus impressionnant de l’histoire de l’opéra, sont revivifiés ici avec un tempérament de feu.

currentzis teodor cosi fan tutte mozart dirige baltasar neumannLa verve dont est capable le frénétique Currentzis qui a quitté son Athènes native pour étudier auprès d’Illya Musin à Saint-Pétersbourg, dès ses 22 ans, gagne en éloquence et en pétulance : jamais la scène napolitaine ne fut aussi électrisante et électrique tant le chef semble radicaliser son geste, mais à juste titre, celui des instrumentistes et des chanteurs pour chaque mesure. L’art des transitions entre récitatifs accompagnés au pianoforte et airs orchestraux y est particulièrement soigné, offrant une nouvelle continuité souple mais très caractérisée pour chaque séquence. Toute la dernière partie, à partir de la défaite de Fiordiligi dans son duo avec Ferrando déguisé en faux albanais, le faux mariage en présence du faux notaire (Despina hilarante), le finale où tous se démasquent, relève d’une vitalité hallucinée à la morale très juste, … une préfiguration des comédies les plus pétillantes à venir (La Chauve Souris, La vie parisienne…) : Currentzis a un geste percussif et tranchant,  essentiellement et naturellement théâtral, d’une justesse dramatique peu commune : peut-être le fruit de son ancienne collaboration avec l’autre champion du drame incarné, le metteur en scène tout aussi exacerbé par sa manière jusqu’auboutiste, Dmitri Cherniakov, à l’opéra de Novosibirsk dès 2004 ? Currentzis sait capter l’insouciance d’un temps de folie collective, la pulsation qui fait imploser l’ordre apparent de la vie, même si tout redevient à un équilibre final, – comme dans Les Noces de Figaro- la musique ayant superbement dévoilé la psyché trouble et contradictoire de chaque protagoniste et avec quelle finesse, on sent bien que le lendemain tout peut recommencer : Mozart a cette capacité à révéler la fragilité inhérente des situations où tout nouvel ordre peut à nouveau basculer. Currentzis se fonde sur cette motricité du désordre pour établir une approche résolument vertigineuse.

 

 

 

 

Ivresse, palpitations, délires de Cosi

 

Teodor Currentzis : maestro furioso !Au terme de répétitions sans limitation de durée (clause de son contrat à Perm), en cela accompagné par de vrais instrumentistes complices qui partagent son même perfectionnisme radical (les musiciens de l’ensemble qu’il a fondé à Novossibirsk : MusicAeterna), le chef peut être fier d’avoir atteint un nouveau standard de perfection, dans les attaques, dans l’unisson motorique des cordes ; la précision fait loi, toujours au service d’une expressivité justifiée. Jamais Cosi n’a semblé si proche de l’éros et du désir troublant ; la violence des fiancées d’abord réticentes à toute approche infidèle face aux jeunes orientaux venus les éprouver en l’absence supposée de leurs fiancés, paraît suspecte : sous la braise agressive, deux volcans sont prêts à se laisser enflammer… Et le duo Despina qui a tant de froideur enjouée vis à vis de la gens masculine, avec Alfonco, vieux cynique glaçant achève de boucler un tableau passionnant, résolument ironique et mordant, d’autant que les jeunes officiers se font prendre à leur propre jeu : l’infidélité des femmes, la facilité avec laquelle, déguisés, ils les ont retournées, offrent une leçon de réalisme sentimental qui n’a rien à envier ni à Marivaux ni Musset ni au Flaubert de l’Education sentimentale ou de Madame Bovary. Mais ce geste électrique, embrasé rompt définitivement le joug des lectures si nombreuses et si conformes, ternes, tièdes, lisses (celui du Mozart poli et décoratif). En réformant l’approche musicale par le souffle et la vie, Currentzis redéfinit aussi notre propre place d’auditeur, notre expérience musicale et aussi le jeu même des interprètes : certains y souscrivent naturellement, comme aimantés par tant de vivacité communicante, d’autres restent de marbre, souvent hors sujet à notre avis, parfois d’une consternante tiédeur : c’est le cas des deux voix féminines exprimant bien platement l’inconstance des deux soeurs… quant leur servante Despina éblouit par son jeu étourdissant d’intelligence et de finesse. Autre réserve, péché d’orgueil d’un chef qui pense d’abord par son orchestre : le volume sonore de l’orchestre, beaucoup trop élevé par rapport aux voix ; l’orchestre déjà stylistiquement survolté couvre le chant si détaillé par exemple, de la sublime Despinetta  de la jeune soprano Anna Kassian: or le travail naturel, flexible, ciselé de la jeune cantatrice confirme bien son talent, récemment couronné par le Concours Bellini 2013 -, une voix exceptionnelle à suivre désormais.

Globalement, l’enregistrement satisfait notre attente : affirmant une intelligence ivre réellement délectable qui souligne la folie et les délires de cette mascarade née d’un dangereux pari : la nature comique, légère, délirante du sujet y gagne un surcroît de vitalité. Comparée à leur anthologie Rameau publié aussi en novembre 2014 mais réalisé il y a déjà deux ans (Rameau : the sound of light, 2012), le style des musiciens nous paraît plus homogène et moins disparate.  C’est donc un CLIC de classiquenews, confirmant le choix de cette version de Cosi tel un excellent cadeau de Noël.
mozart cosi fan tutte currentzis 3 cd anna kasyanMozart : Cosi fan tutte. Simone Kermes (Fiordiligi), Malena Ernman (Dorabella), Christopher Maltman (Gugielmo), Kenneth Tarver (Ferrando), Anna Kasyan / Kassian (Despina), Kostantin Wolff (Don Alfonso).  MusicAeterna (orchestre et choeur). Teodor Currentzis, direction. 3 cd Sony classical 88765466162. Enregistrement réalisé en janvier 2013 à Perm, Opéra Tchaikovski.

 

 

 

 

 

approfondir


rameau courrentzis musicaeterna tteodor currentzis sound of lightCD. Rameau : the sound of light (Currentzis, 2012)
. Voici un Rameau qui fait réagir : lisez d’abord le titre de cette anthologie, The sound of light, le son de la lumière… Lumineux et même solarisé (serait-ce une référence indirecte à son appartenance à une loge comme à ses nombreux ouvrages pénétrés de symboles et rituels maçonniques : de Zaïs à Zoroastre…?). Frénétique, motorique, surexpressive… la lecture de Teodor Currentzis, jeune chef athénien formé dans la classe d’Illya Musin à Saint-Pétersbourg (à 22 ans) qui est passé par l’Opéra de Novossibirsk puis actuellement Perm, – où il est directeur artistique, ne laisse pas indifférent : sa baguette suractive exaspère comme elle transporte.
Pour le 250ème anniversaire de sa mort, le compositeur vit une année 2014 finalement florissante : aux concerts (Le Temple de la gloire, Zaïs… resteront de grands moments de redécouverte… à l’Opéra de Versailles), ou à l’opéra (Castor et Pollux, Les Indes Galantes, Platée…), s’ajoutent plusieurs réalisations discographiques dont ce programme pourtant enregistrée déjà en juin 2012 à Perm (Maison Diaghilev, Oural).  LIRE notre critique complète du cd RAMEAU : The sound of light (1 cd Sony classical, enregistré en 2012, édité en décembre 2014)

Anna Kassian chante Rusalka à l’Opéra de Rome

dvorak antoninRome, Opéra. Anna Kassian, Rusalka, les 12 et 14 décembre 2014. Rusalka, opéra en trois actes reste l’un des plus connus du répertoire lyrique tchèque : il met en scène le monde poétique et symbolique, fantastique et surnaturel du milieu aquatique et des sortilèges. Dès sa création en 1901 au Théâtre National de Prague (l’année de la création de Tosca de Puccini), Antonín Dvořák constate l’immense succès de son ouvrage. Rusalka, aux côtés d’Ondine ou de la Petite Sirène d’Andersen, est une nymphe des eaux. Inspiré par le monde des esprits, Dvorak nourrit une écriture orchestrale extrêmement raffinée qui réutilise le principe du leitmotiv wagnérien, emprunte aussi au lied et à l’aria en une langue continue. La mélodie la plus connue en est le Chant à la lune de Rusalka (I), prière et aspiration ardente de la nymphe désireuse de prendre apparence humaine pour être aimé d’un prince qu’elle a rencontré et qui se baigne dans le lac… celui ci sera-t-il digne de l’amour qu’il a suscité. En traitant le thème de l’amour absolu, de la femme sacrifiée et des forces mystérieuses de la nature, Dvorak signe surtout un opéra élevé au rang de mythe symboliste, fantastique, essentiellement onirique. Ici la tendresse éperdue de Rusalka attriste son père Vodnik, roi du lac mais suscite la terrible machination de la sorcière Jezibaba qui exploite jusqu’à sa mort, la crédulité de la nymphe, trop optimiste quant à la loyauté des hommes… la dernière image est l’une des plus belles du théâtre lyrique : le prince qui avait trahi Rusalka revient au bord du lac et se laisse inanimé entrainer dans les profondeurs dans les bras de la nymphe…

 

 

 

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Couronnée au  Concours Bellini 2013, la soprano Anna Kassian qui a participé aussi dans l’enregistrement de Cosi fan tutte de Mozart dirigé par Teodor Currentzis (Despina piquante et touchante) incarne la nymphe amoureuse Rusalka sur la scène de l’Opéra de Rome sous la direction de Eivind Gulberg Jensen, les 12 et 14 décembre prochains. Une prise de rôle à suivre absolument. Rusalka de Dvorak à l’Opéra de Rome du 27 novembre au 14 décembre 2014 (8 représentations).

VISITER la distribution sur le site de l’Opéra de Rome

 

 

 

VOIR notre reportage vidéo LE CONCOURS international de Bel canto Vincenzo Bellini 2013 avec Anna Kassian, soprano (Premier Prix 2013) 

 

 

 

Compte rendu, récital lyrique. La Garenne Colombes. Théâtre de la Garenne, le 17 octobre 2014. Récital de la soprano Anna Kassian. Bellini, Donizetti, Rossini. Patrick Ivorra, piano.

anna-kassian-chante-imogene-bellini-2013Le talent de la soprano franco-géorgienne Anna Kassian a été confirmé par le Concours Vincenzo Bellini 2013 : l’artiste démontrait au cours de la finale parisienne, son agilité vocale mais aussi surtout, un tempérament frappant par son intensité et son intelligence dramatique : l’air de folie d’Imogène extrait du Pirate de Bellini – un opéra splendide totalement écarté des scènes lyriques-, mettait à nu, un talent inouï, soudainement présent sur la scène du Concours lyrique. Le récital de ce 17 octobre, dans le théâtre neuf de la Garenne (La Garenne-Collombes, 92) s’inscrit dans les objectifs du Concours : faire rayonner le répertoire bellinien et offrir à ses lauréats du Premier Prix, une date de concert après la remise de la médaille.

« La Kassian », diva bellinienne

Le programme du récital de La Garenne-Colombes montre l’intelligence dramatique dont sait faire preuve la soprano Anna Kassian : déjà dans la succession des airs, passant de Bellini à Donizetti puis Rossini afin de conclure par l’air somptueusement tragique de Bellini, extrait du Pirate. En Lucrezia, Sémiramis, Rosina, Imogène, Anna Kassian revêt toutes les facettes de la passion élégante et digne, dans un style ciselé, celui fin et subtil, articulé et profond du bel canto préverdien. La confirmation est de taille car la jeune diva avait souhaité passer le Concours Bellini fondé par le maestro Marco Guidarini, pour démontrer justement ses aptitudes dans l’art bellinien, elle qui était surtout sollicitée pour Verdi.

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014D’abord, les mélodies si rares et raffinées de Bellini chauffent la voix, de moins en moins dur, de plus en plus chaude, permettant à l‘interprète de raffiner peu à peu son chant intérieur. Ce qui captive chez « La Kassian », c’est outre la puissance et l’agilité, une intelligence intime qui lui permet de colorer en profondeur chacun des personnages abordés. La couleur et l’intention spécifiques que la cantatrice apporte à chaque air offre une leçon de dramatisation à la fois intuitive et claire, d’un bel équilibre expressif. Premier air ample et d’une stature tragique, Lucrezia Borgia. La présence scénique, la profondeur et la sincérité du style prolonge l’enthousiasme du jury du Concours Bellini 2013 qui lui avait valu son premier prix. Le réalisme donizettien, sa faculté à colorer et caractériser un portrait de princesse, intense et fragile à la fois, brille d’un feu convaincant grâce au chant très habité de la soprano qui pour cet air, chante sans partition, occupant tout l’espace de la scène. Avec la Kassian, le récital devient théâtre de la passion : le portrait d’une femme qui aime et se déchire. Sa Sémiramide a noble allure, ses vocalises bien en place, l’émission franche et claire au diapason de l’idéal rossinien: voici de toute évidence une Reine, sûre de son destin, affirmant son autorité.

Passé l’entracte, deux Donizetti plongent dans ce bel canto frémissant et palpitant, celui des amoureuses éperdues, abandonnées (Il Barcaiolo, puis chantée en français : La Corrispondenza amorosa, colorée d’humour et de légèreté filigranée). Révélations d’un programme riche en nuances amoureuses et émotionnelles, les deux Rossini qui suivent, accrochent davantage encore l’attention : véritable scène pathétique et tragique au fort contenu comique cependant (tout l’esprit de Rossini est là), « Adieux à la vie » cristallise les dernières volontés d’une âme encore enivrée et aimante sur le ton facétieux d’une truculence à peine masquée, parfois parodique. Le sensibilité et la finesse d’intonation d’Anna Kassian font mouche là encore dans cette scène dramatique parfaite qui préfigure le climat tragicodélirant de La Voix humaine, une sorte de soliloque dont Rossini tisse toutes les couleurs de la plainte, de la résignation, de l’accablement digne et fragile à la fois. Il faut le talent  d’une immense comédienne pour réussir sans vulgarité ni caricature ce long monologue a voce cola racontant dans le détail les épreuves et défis d’un cœur d’amour épris: « La Kassian » y pourvoit sans failles. Enfin après une Rosina malicieuse à souhait, à la vocalità astucieuse et piquante, voici le grand air tragique d’Imogène, superbe incarnation à laquelle la soprano, tendue, habitée et même hallucinée offre toute sa finesse d’expression, sa formidable versatilité dramatique.

Pianiste fin et nuancé, Patrick Ivorra veille à ne pas couvrir la voix de l’interprète : il prolonge idéalement sa coopération aux éditions antérieures du Concours, et même sa complicité avec Anna Kassian pendant tout le récital, tire profit de cette expérience spécifique où l’instrument ne fait pas qu’accompagner : il instaure un climat (en particulier dans le prélude purement instrumental du grand air d’Imogène), répond à la passion contrastée d’une authentique actrice. Leur duo est convaincant.

 

 

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En nous offrant comme bis un extrait de L’Amour masqué de Messager, Anna Kassian déploie dans la détente retrouvée, la vivacité comique, d’une légèreté impliquante, d’une amoureuse maîtresse, touchée et de façon tendre et sincère par la bêtise des hommes : « C’est bête un homme… alors vous pensez… deux ! » s’exclame la diva avec un talent de vérité peu commun. Actrice et cantatrice jusqu’à la pointe des cils, Anna Kassian nous fait déjà espérer de nouvelles soirées lyriques toutes aussi convaincantes et inventives. On attend avec impatience sa Despina dans Cosi fan tutte, le nouveau jalon de l’intégrale Mozart Da Ponte sous la direction de Teodor Currentzis, prochain coffret cd à paraître chez Sony classical dont elle devrait être la vedette souhaitons-le, cocasse, fulgurante, enchantée.

Compte rendu, récital lyrique. La Garenne Colombes. Théâtre de la Garenne, le 17 octobre 2014. Récital de la soprano Anna Kassian. Bellini, Donizetti, Rossini.  Patrick Ivorra, piano.

LIRE aussi le compte rendu de notre collaborateur Nicolas Grieneberger lors de la finale du Concours Bellini 2013 à Paris (Conservatoire CRR, rue de Madrid). 

 

 

 

Récital Anna Kassian, soprano à la Garenne Colombes (92)

kassian annaLa Garenne Colombes (92) : Récital Anna Kassian, le 17 octobre 2014, 20h. Récital événement ce 17 octobre au Théâtre nouveau de La Garenne dans les Hauts de Seine : la jeune diva révélée lors du dernier Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini offre un programme belcantiste dans la lignée de son air halluciné, saisissant d’Imogène extrait du Pirate de Bellini, et qui lui a valu en 2013, le Premier Prix du Concours Bellini à l’unanimité. Elle vient d’incarner Hélène des Vêpres Siciliennes de Verdi à l’Opéra de Nice sous la direction de Marco Guidarini et chante Despina du Cosi à paraître chez Sony Classical sous la direction de Teodor Currentzis. Voix veloutée et diction claire et incarnée, la jeune diva a tout d’une grande tragédienne bellinienne : le pathétique et la dignité, le style et l’émotivité, la finesse et la musicalité. La soprano convainc par son chant habité, son souci du verbe et de la situation dramatique, la finesse velouté du timbre et une présence qui frappe immédiatement. Récital événement. VOIR LA VIDEO : Imogène chantée par Anna Kassian (Concours Bellini, octobre 2013).

 

Bellini_vincenzo_belliniLe concert prélude à la prochaine édition (4ème) du Concours International de Bel Canto Vincenzo Bellini qui a lieu au Théâtre de la Garenne Colombes les 30 et 31 octobre 2014. Douze candidats ont été scrupuleusement sélectionnés par le maestro Marco Guidarini, avant d’être les 30 et 31 octobre prochains soumis à l’évaluation du un jury placé sous la présidence d’Alain Lanceron (Warner Music Group). Après Pretty Yende (2010), Anna Kassian (2013), quel(le) sera la(e) prochain(e) lauréat(e) du Concours Bellini 2014 ? Réponse le 31 octobre au terme de la finale.

+ d’Infos sur le site de La Garenne Colombes

 

 

Récital Anna Kassian, soprano (Premier Prix Concours Bellini 2013),
le 17 octobre, 20h

Réservation sur le site de la FNAC ou au Théâtre 01 72 42 45 85
Théâtre de La Garenne Colombes : 22, avenue de Verdun
Tél.: 01 72 42 45 74

 

Bellini
Malinconi, ninfa gentile
Vanne, o rosa fortunata
Almen se non poss’io
Ma rendi pur contento

Donizetti
Scène finale de Lucrezia Borgia

Rossini
Bel raggio lusinghier
Sémiramis, cavatine

—-

Donizetti
Il Barcaiolo
La corrispondenza amorosa

Rossini
Adieux à la vie
Le Barbier de Séville : Air de Rosine
Una voca poco fa

Bellini
Il Pirata, scène finale d’Imogène

 

4ème Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini
Théâtre de La Garenne Colombes
Demi-finale 30 octobre 2014 à 19h
Finale 31 octobre 2014 à 20h.

MusicArte Productions site : www.concoursinternationaldebelcantovincenzobelllini.com

 

 

kassian-anna-imogene-bellini-2013

 

 

VOIR LA VIDEO : Imogène chantée par Anna Kassian (Concours Bellini, octobre 2013).

Récital Anna Kassian, soprano à la Garenne Colombes (92)

kassian annaLa Garenne Colombes (92) : Récital Anna Kassian, le 17 octobre 2014, 20h. Récital événement ce 17 octobre au Théâtre nouveau de La Garenne dans les Hauts de Seine : la jeune diva révélée lors du dernier Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini offre un programme belcantiste dans la lignée de son air halluciné, saisissant d’Imogène extrait du Pirate de Bellini, et qui lui a valu en 2013, le Premier Prix du Concours Bellini à l’unanimité. Elle vient d’incarner Hélène des Vêpres Siciliennes de Verdi à l’Opéra de Nice sous la direction de Marco Guidarini et chante Despina du Cosi à paraître chez Sony Classical sous la direction de Teodor Currentzis. Voix veloutée et diction claire et incarnée, la jeune diva a tout d’une grande tragédienne bellinienne : le pathétique et la dignité, le style et l’émotivité, la finesse et la musicalité. La soprano convainc par son chant habité, son souci du verbe et de la situation dramatique, la finesse velouté du timbre et une présence qui frappe immédiatement. Récital événement. VOIR LA VIDEO : Imogène chantée par Anna Kassian (Concours Bellini, octobre 2013).

 

Bellini_vincenzo_belliniLe concert prélude à la prochaine édition (4ème) du Concours International de Bel Canto Vincenzo Bellini qui a lieu au Théâtre de la Garenne Colombes les 30 et 31 octobre 2014. Douze candidats ont été scrupuleusement sélectionnés par le maestro Marco Guidarini, avant d’être les 30 et 31 octobre prochains soumis à l’évaluation du un jury placé sous la présidence d’Alain Lanceron (Warner Music Group). Après Pretty Yende (2010), Anna Kassian (2013), quel(le) sera la(e) prochain(e) lauréat(e) du Concours Bellini 2014 ? Réponse le 31 octobre au terme de la finale.

+ d’Infos sur le site de La Garenne Colombes

 

 

Concours Bellini 2014 à La Garenne Colombes (92)

Récital Anna Kassian, soprano (Premier Prix 2013), le 17 octobre, 20h

Réservation sur le site de la FNAC ou au Théâtre 01 72 42 45 85

Théâtre de La Garenne Colombes : 22, avenue de Verdun
Tél.: 01 72 42 45 74

 

 

4ème Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini

Demi-finale 30 octobre 2014 à 19h
Finale 31 octobre 2014 à 20h.

MusicArte Productions site : www.concoursinternationaldebelcantovincenzobelllini.com

 

 

Jury 2014 

Président : Alain LANCERON

 

Mme Isabelle MASSET,

directrice adjointe du Grand Théâtre de Bordeaux.

Mr Maurice XIBERRAS,

directeur de l’Opéra de Marseille.

Mme Viorica CORTES, mezzo soprano

Mr Badri MAYZURADZE, ténor, Galina Vichnevskaya, Opéra center

Mr Daniel KOTLINSKY, baryton

 

 

 

 

Liste des 12 candidats 2014 

 

Adèle BOXBERGER, mezzo (France)

Myrto BOCOLINI, soprano (Grèce)

Paola CACCIATORI, mezzo (Italie)

Jeremy  DUFFAU, ténor (France)

Alexey  GUSEV, baryton (Russie)

Cristina GIANNELLI, soprano (Italie)

Odile HEIMBURGER, (soprano (France)

Patrick  KABONGO, ténor (Congo)

Marion LEBEGUE, mezzo (France)

Victoria  MARKARYAN, mezzo (Georgie)

Anna   MARSHANIYA( soprano, Georgie/Russie)

Franco CERRI, baryton (Italie)

 

 

+ d’Infos : www.concoursinternationaldebelcantovincenzobellini.com

 

 

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VOIR LA VIDEO : Imogène chantée par Anna Kassian (Concours Bellini, octobre 2013).

Marco Guidarini dirige Les Vêpres Siciliennes de Verdi à l’Opéra de Nice

Marco Guidarini : maestrissimo !Actualité du chef Marco Guidarini (octobre 2014)… Marco Guidarini fait partie des chefs charismatiques que sa grande culture, sa sensibilité et sa finesse rendent incontournable pour certains répertoires en particulier l’opéra italien (mais pas que), la forme concertante, tout ce qui exige subtilité, tension, dramatisme. Toronto, Glasgow, hier Nice (ex directeur du Philharmonique en ses heures glorieuses…), le chef touche autant par ses qualités humaines que sa faculté à porter et conduire à un orchestre jusque dans ses ultimes retranchements. Le mois d’octobre 2014 est pour le maestro italien, un mois d’intense activité : il ouvre la nouvelle saison 2014-2015 de l’Opéra de Nice avec les très attendues Vêpres Siciliennes de Giuseppe Verdi (en version de concert): un opéra peu joué, mais ambitieux, nécessitant tout ce que le chef aime et qu’il maîtrise à merveille, un orchestre voluptueux et épique, un chÅ“ur acteur et très présent et bien sûr une brochette de solistes, vrais tempéraments expressifs… Première le 3 octobre 2014.  

 

 

 

Marco Guidarini : chef charismatique de Nice à La Garenne

 


Marco Guidarini 3 - Photo R.DurosellePuis à la fin du mois, les 30 et 31 octobre, Marco Guidarin
i présente la déjà 4ème édition du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini qu’il a créé avec Youra Nymoff-Simonetti. Un duo particulièrement convaincant et dynamique qui offre enfin en France et pour le monde, une compétition digne de son enjeu : repérer et distinguer les grandes voix bel cantistes de demain. Dès sa première édition, le Concours Vincenzo Bellini couronnait (avant le concours Operalia de Placido Domingo), la juvénile et ardente soprano sud-africaine Pretty Yende (la jeune cantatrice chante à présent à La Scala de Milan et au Met de New York) ; puis se fut l’an dernier, en 2013, la soprano Anna Kassian, éblouissante révélation grâce à son jeu engagé et vibrant d’Imogène du Pirate. Chanter Bellini signifie savoir jouer, colorer, nuancer, exprimer avec son cœur plutôt qu’avec ses poumons. Est ce un hasard si Anna Kassian lauréate du Premier Prix 2013 chante le rôle d’Hélène à l’Opéra de Nice dans Les Vêpres Siciliennes justement en octobre prochain : une prise de rôle attendu qui promet le meilleur et qui prouve pour tous les candidats futurs du Concours Bellini, qu’à l’issue de la compétition, la distinction étant unanimement célébrée et reconnue, des engagements en découlent concrètement. Pour Marco Guidarini qui veille à la relève lyrique, nul doute que le parcours d’Anna Kassian, comme les débuts flamboyants de Pretty Yende, est l’objet d’une grande fierté. La prochaine moisson de jeunes tempéraments concourant pour le Prix Bellini 2014 devrait selon les dernières rumeurs, susciter encore bien des surprises, toutes aussi heureuses et spectaculaires. Rendez vous donc à Nice, les 3 et 5 octobre, puis à La Garenne Colombes, pour la demi finale et la Finale du Concours Bellini, les 30 et 31 octobre 2014.

 

 

Agenda de Marco Guidarini

 

Verdi : Les Vêpres Siciliennes à l’Opéra de Nice
Les 3 et 5 octobre 2014, 20h et 15h

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014Grand opéra en cinq actes, écrit par Verdi sur un livret en français d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier, Les Vêpres siciliennes sont une commande de l’Opéra de Paris, pour l’Exposition Universelle de 1855. En fait, Scribe a repris le livret du Duc d’Albe, écrit à l’origine pour un opéra de Donizetti, dont il a transposé l’action des Flandres en Sicile, au XIIIe siècle, lors de la révolte des patriotes insulaires, conduits par Giovanni da Procida, contre les troupes françaises occupantes de Charles d’Anjou. Après de nombreux avatars, dont la fugue de la diva Sophie Cruvelli, la création peut finalement avoir lieu, le 13 juin 1855, en présence de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. L’ouvrage est accueilli avec enthousiasme par un public où se trouvent de nombreux italiens. Souvent jouée en concert, l’ouverture est une des plus imposantes du musicien et l’air patriotique de Procida au deuxième acte, est un clin d’oeil au Risorgimento, dont Verdi est le musicien depuis Nabucco.

Grand opéra en 5 actes
Livret d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier
Création à l’Académie Impériale de musique,
Paris, le 13 juin 1855
Version de concert en langue française
[durée 3h10 env.]

Direction musicale : Marco Guidarini
Hélène : Anna Kasyan
Ninetta : Sophie Fournier
Henri : Marcello Giordani
Guy de Montfort:  Davide Damiani
Jean Procida : Kihwan Sim
Thibault : Frédéric Diquero
Danieli : Gianluca Bocchino
Mainfroid : Aurelio Gabaldon
Robert:  Bernard Imbert
Le Sire de Béthune : Ziyan Atfeh
Le Comte de Vaudemont : Daniel Golossov

Orchestre Philharmonique de Nice
Choeur de l’Opéra de Nice

 

 

 

 

Auditions 2014   affiche france version JPG

Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini 2014 (4ème édition)
Nouveau Théâtre de la Garenne Colombes
Les 30 et 31 octobre 2014, 20h
Toutes les infos sur le site du Concours Vincenzo Bellini 2014

Les amateurs pourront aussi assister au récital d’Anna Kassian au Théâtre de La Garenne Colombes, le 17 octobre 2014, 20h.

Théâtre de La Garenne
22, avenue de Verdun-1916
92250 La Garenne-Colombes
Tél. : 01 72 42 45 74 et 01 42 42 30 19 (DEJCS)

 

 

 

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014VIDEO : visionner notre vidéo exclusive ANNA KASSIAN chante Imogène du Pirate de Bellini (l’air lui a permis de décrocher le Grand Prix du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini) 

 

 

En mars 2015, Marco Guidarini dirigera une nouvelle production du Voyage à Reims de Rossini avec les classes de chant et les ressources du CNSPD Paris (orchestre du Conservatoire)… Philharmonie de Paris, vendredi 13 mars 2015, 19h30. Dramma giocoso en un acte, composé pour le Sacre de Charles X en 1825. Inspiré du roman Corine de Madame de Staël, Le Voyage à Reims se déroule dans l’auberge du Lys où se retrouvent comtes, marquis et barons, tous impatients d’assister au Sacre du Roi. C’est compter sans de nombreux avatars et imprévus.

Guidarini © R. Duroselle

 

VIDEO. Anna Kassian chante Imogène du Pirate de Bellini (Grand Prix du Concours Bellini 2013)

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014La soprano Anna Kassian a remporté le Grand Prix du dernier Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini 2013. Voix veloutée et diction claire et incarnée, la jeune diva a tout d’une grande tragédienne bellinienne : le pathétique et la dignité, le style et l’émotivité. La cantatrice ainsi distinguée a d’autant plus de mérite d’avoir décroché la première distinction au Concours Bellini 2013 que l’air d’Imogène (extrait du Pirate) est l’un des plus difficiles du répertoire, moins par son exigence en agilité vocale, que par le défi dramatique et psychologique qu’il requiert.

3ème Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini 2013 : Anna Kasyan, soprano (France), lauréate du Grand Prix 2013

3ème Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini 2013 : Anna Kasyan, soprano (France), lauréate du Grand Prix 2013

Anna Kasyan, soprano : nouvelle diva à suivre

Eblouissante Imogène du Pirate de Bellini …

 

Jeudi 24 octobre 2013, s’est déroulée la finale du 3ème Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini 2013 à l’Auditorium Marcel Landowski du CRR Conservatoire de Paris, 14 rue de Madrid 75008 Paris. Le palmarès est le suivant :

1er Grand Prix à l’unanimité : Anna Kassyan, soprano (France)
site d’Anna Kasyan

Prix Spécial du NewYear Music Festival de Gstaad : Heera BAE, soprano (Corée du Sud)

Prix Spécial pour la meilleure interprétation d’un air chanté en français (Prix MusicArte ) à Paul GAUGLER, ténor (France)
« Ange si pur » tiré de la Favorite de Donizetti

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014Le Jury 2013 regroupait parmi ses membres Alain Lanceron (directeur du label Warner classics France), Mady Mesplé, soprano, Mireille Laroche …
Musicalité, tempérament dramatique tout en finesse, puissance et nuance d’un chant maîtrisé, la soprano française d’origine georgienne, Anna Kasyan qui s’est formée au Conservatoire de Tsibili, au cours de ses deux airs, dont en particulier celui d’Imogène extrait du Pirate de Bellini a fortement impressionné jury et public. En 2011, la Première édition du Concours international Vincenzo Bellini avait distingué (avant Operalia) le charisme envoutant de la jeune sud-africaine, Pretty Yende, aujourd’hui invitée au Met et à la Scala. Souhaitons à la française Anna Kassian, le même parcours fulgurant.
L’intensité dramatique monte encore en puissance avec une cabalette d’une indiscutable autorité et des terrifiantes agilités parfaitement maîtrisées, l’artiste semblant se dépasser elle-même. Et c’est une immense ovation qui salue ce qui apparaît pour nous comme la naissance d’une grande tragédienne lyrique. Voilà celle qui aurait du incarner la Vestale pour sa recréation parisienne au Théâtre des Champs-Elysées. “, écrit notre rédacteur Nicolas Grienenberger, présent à la Finale 2013.