vendredi, décembre 9, 2022

SELECTION STREAMINGS. Danse : le 25 nov 2022. Double side, Pärt, Purcell / Raffo / Desnoyers

A ne pas rater

STREAMING, danse : le 25 nov 2022. Double side, Pärt, Purcell / Raffo / Desnoyers. Depuis Reggio Emilia (Italie), Operavision diffuse un spectacle lyrique et chorégraphique « Double Side » couplant l’univers de deux chorégraphes à découvrir absolument, du Canada et de Cuba : Danièle Desnoyers et Norge Cedeño Raffo.

La Fondazione Nazionale della Danza / Aterballetto, une structure pionnière de la danse en Italie, présentent les 2 chorégraphes Danièle Desnoyers et Norge Cedeño Raffo. En étroite collaboration avec l’Orchestre La Toscanini de Parme, Teatro Municipale Valli Reggio Emilia, Double Side est ainsi une performance pour danseurs, chanteurs, joueurs de cordes sur une musique composée d’une suite de Purcell et du Stabat Mater d’Arvo Pärt.

Desnoyers est originaire de Montréal, la métropole de la danse moderne canadienne, où son style léger et fluide et sa compagnie lui ont permis de s’imposer sur la scène contemporaine. Avec un sens aigu du théâtre, ses créations ont toujours un rapport étroit avec la musique. Sa nouvelle œuvre pour la Cie Aterballetto est basée sur une suite de Federico Gon, un compositeur baroque italien qui s’est inspiré de Henry Purcell.
Raffo, quant à lui, s’inspire de la musique religieuse, celle contemporaine du néoclassique et mystique Arvo Pärt. Le jeune chorégraphe, ancien soliste de Danza Contemporánea de Cuba, la plus importante compagnie de danse contemporaine de Cuba, s’approprie le Stabat Mater de l’estonien Arvo Pärt comme un rite d’adieu douloureux. Le compositeur estonien a mis en musique un le texte médiéval sur la douleur de la Vierge.
L’émotion de la musique se traduit dans une danse expressive, libre, pure. Comment retrouver espoir dans un monde en ruine après une si grande perte, comment continuer à vivre ? interroge la danse de Norge Cedeño Raffo.

 

 

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Operavision, ven 25 nov 2022, 19h CET
En Replay jusqu’au 25 mai 2023 sur operavision
https://operavision.eu/performance/double-side

 

 

 

 

Programme

Stabat Mater (Arvo Pärt)
/ Chorégraphie : Norge Cedeño Raffo
Danseurs : Compagnia Aterballetto
Musiciens : Quartetto Motus
Theodora Io Koutsothodoru, soprano
Nicolò Balducci, contreténor
Kim Bowoo, ténor

With Drooping wings (Purcell)
/ Chorégraphie : Danièle Desnoyers
Danseurs : Compagnia Aterballetto
Musiciens : Quartetto Motus
Musique : An English Suite by Federico Gon from Henry Purcell
Interlude by Ben Shemie

 

 

 

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Photo : Stabat Mater / Norge Cedeño Raffo / © Fondazione Nazionale della Danza / Aterballetto

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Précédent STREAMING / programme Operavision « coup de coeur » de CLASSIQUENEWS :

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OPERAVISION, le 16 nov 2022 18h. STRAUSS : Der Rosenkavalier – OperaVision diffuse Der Rosenkavalier (1911), en direct de La Monnaie / De Munt depuis Bruxelles. L’énigme du temps résonne tout au long du livret poétique et nostalgique de Hugo von Hofmannsthal, familier librettiste de Richard Strauss, lequel remonte le temps pour une évocation pleine d’élégance et de raffinement de la Vienne du XVIIIe siècle. Valses sirupeuses et enivrées, style néo mozartien avec la puissance d’un Wagner, l’écriture musicale de Strauss atteint ici un sommet en délices symphoniques. Fidèles à leurs valeurs esthétiques, Strauss et Hofmannsthal restituent un monde idéal hors des temps de guerre, hors de la barbarie ordinaire, dans le palais de la Maréchale, princesse déjà âgée dont l’amant (Octavian / Quinquin) se détourne progressivement et lui préfère une jeune beauté rafraîchissante, Sophie de Faninal, à laquelle il exprime son désir lors de la fameuse remise de la rose d’argent… La Maréchale exprime son renoncement à l’amour, fruit désormais perdu à cause de sa beauté flétrie, cependant que les deux jeunes amants incarnent en fin de partition, la magie du désir naissant… (en un trio éperdu, suspendu avec La maréchale).

 

 

 

 

 

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VOIR le Chevalier à la rose / der Rosenkavalier, nouvelle production présentée à La Monnaie Bruxelles (28 oct – 18 nov 2022) :
https://operavision.eu/performance/der-rosenkavalier-0
En replay jusqu’16 mai 2023

 

PLUS D’INFOS sur le site de La Monnaie / Bruxelles / The Munt :
https://www.lamonnaiedemunt.be/fr/program/2299-der-rosenkavalier

Durée : 4h20 – 2 pauses incluses
Diffusion sur Musiq’3, le 17 déc 2022
Mise en scène : Damiano Michieletto
Avec Sally Matthews (La Maréchale, princess von Werdenberg), Matthew Rose (Baron Ochs auf Lerchenau), Michèle Losier (Octavian), Liv Redpath (Sophie von Faninal)…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Précédent STREAMING « coup de coeur » de CLASSIQUENEWS :

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INTERNET, replay : MOZART : Cosi fan tutte (TCE, mars 2022)   –   Così fan tutte est certainement, de tous les opéras mozartiens, celui où l’érotisme affleure d’une manière brûlante : ici, deux jeunes femmes que leurs fiancés ont laissées seules pour rejoindre le front, peinent à résister aux avances de nouveaux prétendants… Ainsi font-elles toutes /  » Cosi fan tutte « … Les serments d’hier peuvent-ils demeurer toujours ? La musique épouse le rythme haletant du livret et tous les registres psychologiques d’un échiquier troublant ; aux deux couples amoureux interchangeables, répondent la sagesse avisée voire cynique des deux âmes plus expérimentés : Don Alfonso et surtout la servante Despina, prête à se déguiser pour tromper les cœurs trop naïfs et favoriser l’œuvre de la tentation déloyale…. Voyez plutôt cette action éloquente qui se joue à Naples au XVIIIè dans laquelle Wolfgang offre une brillante et sulfurence leçon de réalisme à l’école des amants… La connaissance qu’a le compositeur du cœur humain est infaillible. Ce dernier opéra conçu avec Lorenzo Da Ponte le révèle indiscutablement.

 

 

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REPLAY diffusé le 12/11/22 à 21h10 / disponible sur CULTUREBOX jusqu’au 12/05/23

VOIR COSI FAN TUTTE sur culturebox :
https://www.france.tv/spectacles-et-culture/opera-et-musique-classique/4269856-cosi-fan-tutte.html

 

 

 

 

 

 

PLUS D’INFOS sur le site du TCE Théâtre des Champs Elysées :
https://www.theatrechampselysees.fr/saison-2021-2022/opera-mis-en-scene-1/cosi-fan-tutte-2

Distribution :

Laurent Pelly | mise en scène et costumes

Vannina Santoni | Fiordiligi
Gaëlle Arquez | Dorabella
Cyrille Dubois | Ferrando
Florian Sempey | Guglielmo
Laurène Paternò | Despina
Laurent Naouri | Don Alfonso

Le Concert d’Astrée
Chœur Unikanti | direction Gaël Darchen
Emmanuelle Haïm | direction

 

 

 

Photos : © V Pontet / TCE Paris 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Précédent STREAMING opéra « coup de cœur de CLASSIQUENEWS » :

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OPERAVISION, le 22 juil 2022, 19h30. PUCCINI : Turandot. L’ultime tragédie amoureuse de Puccini est une énigme, ou plutôt trois : car en résolvant celles de la princesse vierge Turandot, le prince tatar Calaf lie son destin à une jeune femme frigide, qui a juré de venger son aïeule… L’empereur de Chine règne sur la Cité interdite de Pékin. Et sa fille Turandot entraîne la mort par décapitation de tous les prétendants qui ne parviennent pas à résoudre ses énigmes. Jusqu’à Calaf, intrépide et astucieux qui cependant veut être aimé par celle qui souhaite néanmoins sa mort. Inachevé, l’opéra de Puccini est ici présenté dans le finale écrit par Luciano Berio (2002). Le metteur en scène Daniel Kramer à Genève transpose le vieux conte de fées dans un monde futuriste où la magie de Turandot fait loi. Dans un jeu télévisé dystopique, qui n’est pas sans rappeler Hunger Games, la princesse orchestre la surveillance de masse : les hommes sont abattus et la race humaine n’est reproduite qu’en laboratoire. Pour la première fois, le collectif artistique teamLab livre une nouvelle scénographie mêlant les technologies visuelles de pointe pour exprimer un monde fascinant et terrifiant. Le chef Antonino Fogliani dirige une distribution avec Ingela Brimberg qui revient à Genève dans le rôle de la terrible princesse chinoise, après sa performance dans le rôle-titre d’Elektra, diffusé aussi sur OperaVision.

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Opéravision, 22 juil 2022, 19h30
En replay jusqu’au 22 janv 2023
https://operavision.eu/fr/performance/turandot-1?utm_source=OperaVision&utm_campaign=2c6a0bfe2a-JULY_2022+FR&utm_medium=email&utm_term=0_be53dc455e-2c6a0bfe2a-100559298

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LIRE aussi notre critique complète de TURANDOT de Puccini à l’Opéra de Genève / Kramer / Fogliani – par notre envoyé spécial à Genève, Florent Coudeyrat (représentation du 24 juin 2022):
… »On aime aussi l’investissement dramatique éloquent de Teodor Ilincăi, qui donne à son Calaf des traits déchirants d’humanité, en miroir de son parcours initiatique. Si quelques changements de registre laissent entrevoir des différences de style entre l’émission en pleine puissance et les parties en cantabile, de même qu’une tenue de note un peu courte par endroits, le Roumain emporte l’adhésion par sa sincérité et sa vaillance sur la durée.

A ses côtés, Ingela Brimberg assume son rôle difficile avec courage, mais déçoit dans les parties en suraigu, arrachées avec un effort trop audible, au détriment de la beauté du timbre. C’est d’autant plus regrettable que la Suédoise donne elle aussi une incarnation engagée, à l’instar de la superlative Liù de Francesca Dotto, très à l’aise au niveau technique. Il ne lui reste qu’à donner davantage d’émotion à son chant, parfois un rien trop propre, pour nous emporter davantage, notamment dans sa scène finale. Quelle classe vocale pour le chant altier et noble de Liang Li, très applaudi en fin de représentation… ».
http://www.classiquenews.com/critique-opera-geneve-grand-theatre-le-24-juin-2022-puccini-turandot-antonino-fogliani-daniel-kramer/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Précédent STREAMING « coup de coeur » de CLASSIQUENEWS :

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Salzbourg, août 22. PUCCINI : Trittico / Welzer-Möst. Vedette indiscutable par son chant sobre et musical, la soprano Asmik Grigorian qui endosse les 3 rôles féminins de chacun des 3 drames enchaînés, a particulièrement convaincu sur la scène autrichienne estivale ; tout allant de plus en plus dans le drame et la dignité tragique ; de l’adolescente amoureuse Lauretta, innocente dans Gianni Schicchi, à Giorgetta, épouse malheureuse, libertairemais finalement détruite ; surtout Suor Angelica, sour de souffrance et de contrition, finalement libérée, suicidaire après la découverte d’une terrible nouvelle, celle de la mort de son fils…
L’actrice se révèle peu à peu à mesure de l’épaisseur des 3 portraits féminins, offrant en fin d’action, un cri de liberté, en phase avec une mise en scène sobre et particulièrement efficace qui montre la salvation d’une âme coupable et humble, trompée et démunie, mais qui concentre toute la tendresse de Puccini. La fin est bouleversante quant celle qui s’est percé les yeux, voit son fils mort il y a deux années sans qu’elle en a été informée.

 

Triomphe à Salzbourg 2022

Asmik Grigorian fabuleuse et incandescente Angelica

 

Auparavant, le chef Franz Welser-Möst poursuit dans la fosse de Salzbourg, sa complicité avec les Wiener Philharmoniker (qu’il a dirigé à nombreuses reprises dont pour le concert du Nouvel An hypermédiatisé le 1er janvier 2018 ???) – Welser-Möst exprime la charge ironique voire cynique (Gianni Schicchi), tragique et même désespérée (Il Tabarro puis surtout Suor Angelica) d’un Puccini atteignant lors de la création à New York (1918) le sublime lyrique, dans ce mariage naturel entre fluidité cinématographique des séquences et situations, et vivacité enivrée de la parure orchestrale. Chef et orchestre éclairent ainsi le réalisme cru et direct d’après La Divine Comédie de Dante dont s’inspirent compositeur et librettiste.
Bien que Christof Loy bouleverse l’ordre des 3 drames en un acte, commençant par Schicchi (son délire infernal et machiavélique), puis s’achevant par la promesse du pardon voire le paradis pour une Angelica finale, quand même suicidaire et totalement détruite. Loy attendri par son héroïne, en fait une mère aveugle, déjà morte, mais rassérénée enb lotissant son fils mort dans ses bras. Son apothéose fusionne avec l’image bouleversante de l’innocence sacrifiée. Une scène comme il a été dit précédemment, déchirante et un très fort moment théâtral.
Le soin dans le jeu d’acteurs se lit aussi avec bonheur dans Il Tabarro car ici c’est avec justesse le mort de l’enfant qui scelle la rupture du couple Michele et Giorgetta ; ou dans Suor Angelica, la confrontation de la tante amorale et froide (Karita Mattila) qui obtient la signature de la Sœur sacrifiée, emmurée, maudite. Le comble du sordide est atteint, … ce qui transcende davantage, par un effet de contraste vertigineux, le « rêve » d’Angelica à la fin, en femme libre et mère enfin comblée.

De quoi réaliser sur la scène (vaste) du Festspeilhaus de Salzbourg, l’inimité psychologique de chaque protagoniste. En soi un premier défi réussi. Cette production est plus que convaincante : éblouissante par son intelligence (et son respect des partitions).

 

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CRITIQUE, opéra. SALZBOURG, le 13 août 2022. PUCCINI : Il Trittico. Welser-Möst / C Loy. Asmik Grigorian (Lauretta, Giorgetta, Suor Angelica), … Wiener Philharmoniker. Photos : © Monika Rittershaus Salzburg festspiel 2022

REVOIR sur ARTEconcert, Il Trittico de Puccini, Salzbourg 2022 (Gioanni Schicchi, Il Tabarro, Suor Angelica) : 
https://www.arte.tv/fr/videos/110428-001-A/giacomo-puccini-il-trittico/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Précent streaming opéra « coup de cour de CLASSIQUENEWS  » :

 

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STREAMING. Opéra de PARIS. Le RING 2020 de Philippe JORDAN – Opéra de Paris / Offre Opéra chez soi : retour sur le RING de WAGNER 2020, Philippe Jordan – Fin novembre 2020, Philippe Jordan dirige L’Anneau du Nibelung à l’Opéra Bastille et à l’Auditorium de Radio France, avec l’Orchestre et les Chœurs de l’Opéra national de Paris. C’est sa dernière production, conculant son mandat de directeur musical de la Maison lyrique parisienne. Enregistré en version concert pour être retransmis sur France Musique du 26 décembre au 2 janvier 2021, le cycle avait d’abord été prévu en version scénique avec mise en scène par Calixto Bieito mais un an plus tard, en mars 2020, la crise sanitaire contraignait l’Opéra à annuler les représentations de L’Or du Rhin et de La Walkyrie. Au final deux cycles en version concert prévus à l’automne 2020 : l’un à l’Opéra Bastille et l’autre à Radio France. En octobre 2020, à l’annonce de la fermeture des théâtres jusqu’à fin décembre, Alexander Neef qui avait pris ses fonctions de directeur général un mois plus tôt (avec un an d’avance), choisissait de maintenir le Ring sous la forme d’un enregistrement. 
Malgré les difficultés liées à la crise sanitaire, les multiples péripéties et nécessaires adaptations, ce Ring aura pu aboutir grâce à un engagement farouche et collectif… 
Retour sur l’aventure du Ring 2020 à l’Opéra de Paris.

 

 

 

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VISIONNER le docu : Une odyssée du Ring – Un film de Jérémie Cuvillier / 53 mn
https://chezsoi.operadeparis.fr/carrousel/videos/une-odyssee-du-ring
 

 

 

 

 

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