POITIERS, TAP. Orchestre de chambre Nouvelle-Aquitaine, le 15 octobre 2017

corlay dylan maestro tap poitiersPOITIERS, TAP. Orchestre de chambre Nouvelle-Aquitaine, le 15 octobre 2017. L’Auditorium du TAP Ă  Poitiers, Ă©crin idĂ©al pour une immersion orchestrale, grĂące aux performances acoustiques de la salle de concert (l’une des plus saisissantes d’Europe) affiche ce 15 octobre, un programme gĂ©nĂ©reux et exaltant, stimulant les capacitĂ©s des instrumentistes, Ă  travers les oeuvres de Haydn, Dvorak, Richard Strauss. Soit du classicisme viennois, Ă  la fois classique et facĂ©tieux, aux grands romantiques de la fin du XIXĂš et du premier XXù
 Il n’en fallait pas moins pour que l’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine (ex Poutou-Charentes) ne fasse dĂ©monstration de ses capacitĂ©s en fluide caractĂ©risation.

MUSIQUE NATIONALE TCHEQUE
 Anton Dvorak recherche et trouve les ferments d’un langage musical spĂ©cifiquement tchĂšque, ainsi qu’en tĂ©moignent les Danses slaves, crĂ©Ă©es en 1878 Ă  Prague, puis surtout, dans ce mĂȘme esprit « d’invention patriotique », la Suite TchĂšque, suite pour petit orchestre (crĂ©Ă©e en 1879, mĂȘme lieu) d’un fini original et puissant, onirique et expressif, idĂ©alement Ă©quilibrĂ©.
En cinq mouvements contrastĂ©s, la Suite en rĂ© majeur recycle avec gĂ©nie une collection d’airs slaves, originaires de BohĂȘme et de Moravie. L’intelligence de Dvorak sait sublimer la matĂ©riau de base, outrepasser l’élan folklorique pour atteindre un flux et un souffle purement personnel. Pastorale, Polka (danse tchĂšque et non polonaise), ou sousedska (menuet), en provenance de BohĂšme, puis romance (au caractĂšre intĂ©rieur, propre au songe), enfin « furiant » pour conclure (danse tchĂšque vive), composent un kalĂ©idoscope des plus entraĂźnants.

A 19 ans, en 1883, Richard Strauss compose un Concerto pour cor dĂ©diĂ© Ă  son pĂšre, corniste renommĂ© de l’Orchestre de la Cour de BaviĂšre. En 1942, le fils inspirĂ©, compose un second concerto. Dans cet opus plus rarement jouĂ©, c’est l’expĂ©rience et la carriĂšre d’un Strauss presque octogĂ©naire qui s’imposent, entre virtuositĂ© et grand raffinement harmonique. Construit comme une suite ininterrompu, l’ouvrage fait se succĂ©der 3 mouvements enchaĂźnĂ©s : Allegro initial un rien bavard, trĂšs volubile et proche de la voix / Andante onirique et introspectif comme suspendu / Rondo Ă©poustouflant par sa brillante architecture exigeant souffle et digitalitĂ© comme vocalisĂ©e. Un dĂ©fi pour le soliste. Comme c’est le cas de ses opĂ©ras composĂ©s pendant la guerre (dont Capriccio ou DaphnĂ©), le 2Ăš Concerto pour cor Ă©tonne par ses audaces, sa virtuositĂ© mozartienne, son brio raffiné 

haydn joseph-crop-412x332Parmi les 12 Symphonies londoniennes, – propres au dernier Haydn, le Symphonie n°103 (1795) ouvre par un retentissant roulement de tambour
 emblĂšme d’un compositeur toujours spectaculaire et surprenant, maniant l’humour et la surprise avec Ă©lĂ©gance et mesure. MĂȘme versatilitĂ© enjouĂ©e et inspirĂ©e dans les mouvements suivants dont le Menuet d’une grĂące parfois parodique; enfin le Finale, dĂ©montre la maestriĂ  du Haydn visionnaire et superbement audacieux, ne dĂ©veloppant qu’un seul motif mais quel esprit et quel panache.

 

 

 

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Dimanche 15 octobre 2017, 16h
RĂ©servez votre place
http://www.tap-poitiers.com/dvorak-strauss-haydn-2151

 

Programme

Dvoƙák, Strauss, Haydn
Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine
Dylan Corlay, direction
David Guerrier, cor

> Antonín Dvoƙák
Suite tchÚque en ré majeur op. 39

> Richard Strauss
Concerto pour cor n° 2 en mi bémol majeur

> Joseph Haydn
Symphonie n° 103 en mi bémol majeur « Roulement de timbales »

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