ORLÉANS. SCENES RUSSES par l’Orchestre Symphonique

ORLEANS-orchestre-symphonique-logo-partenaires-Annonce-web-160x600ORLEANS, Orchestre symphonique. Les 18 et 19 novembre 2017. Scènes russes… L’Orchestre Symphonique d’Orléans, fondé en 1921, poursuit son aventure musicale unique et singulière qui a trouvé son public. Peu de phalange orchestrale portant fièrement le nom de leur ville d’implantation, peuvent s’enorgueillir de perpétuer une histoire artistique dans la continuité. Après tout les orchestres arborant le nom d’une ville en France, ne sont pas si nombreux tant, malgré le prestige et les bénéfices multiples que cela produit, les orchestre « municipaux » demeurent exceptionnels. Il y a certes Bordeaux, Dijon, Paris, Lille, Lyon… soit des capitales en province d’une toute autre taille. A Orléans, revient le mérite de prolonger ainsi une tradition orchestrale qui fait le mérite de l’équipe qui en porte chaque jour le fonctionnement, qui fait l’honneur des élus prêts à soutenir une telle aventure: car la culture doit bien être une priorité nationale.

 

 

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Le premier concert de la saison 2017 – 2018 de l’Orchestre Symphonique d’Orléans est emblématique du nouveau cycle musical, à la fois divers dans les choix de répertoire (Concertos, pièces orchestrales et symphonies…) mais aussi pluriel dans les formes et dispositifs placés sous la direction du directeur artistique et musical, Marius Stieghorst, chef allemand, wagnérien passionné, ayant travaillé à Osnabrück et à Graz, et qui est aussi une baguette lyrique articulée et vive, à l’Opéra Bastille (il a dirigé entre autres, Don Giovanni de Mozart par Michel Haneke, ou Le Nozze di Figaro mises en scène par Giorgio Strehler). Car pour ce premier programme, l’Orchestre symphonique retrouve le Choeur symphonique du Conservatoire d’Orléans afin de réaliser les Danses Polovtsiennes n°17 de Borodine (extrait de son opéra Prince Igor).

 

 

 

 

Concert « Scènes Russes »
Borodine, Arutiunian, Tchaïkovski

boutonreservationSamedi 18 novembre 2017, 20h30
Dimanche 19 novembre 2017, 16h
ORLEANS, Salle Touchard, Théâtre d’Orléans
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.orchestre-orleans.com/concert/scenes-russes/

 

ALEXANDRE BORODINE
Prince Igor : Danse Polovtsienne n°17
avec le Chœur Symphonique du Conservatoire d’Orléans
Chef de Chœur : Elisabeth RENAULT

ALEKSANDER ARUTIUNIAN
Concerto pour Trompette et Orchestre
en la bémol majeur
David GUERRIER, trompette

PYOTR ILYICH TCHAÏKOVSKY
Symphonie n°4, op.36, en fa mineur

ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
Marius STIEGHORST, direction

 

 

Présentation des oeuvres :

 

 

BorodineD’abord, les Danses polovtsiennes par l’ambition des effectifs requis et la puissance mélodique comme l’impétuosité de l’orchestration sont un sommet spectaculaire du folklore russe à la fois raffiné et flamboyant, « d’une sensualité âpre, sauvage, et d’une rare virtuosité orchestrale ». Elles furent créées à Saint-Pétersbourg, en version de concert, le 27 février 1879, sous la direction de Rimski-Korsakov.

Puis invitant le soliste français David Guerrier, – virtuose surprenant qui maîtrise aussi bien la trompette que le cor, l’Orchestre orléanais joue le Concerto pour trompette de l’arménien Aleksander Arutiunian (1950), une autre partition qui montre combien les compositeurs dits « savants » se sont emparés des mélodies traditionnelles pour enrichir leur propre partitions. Le Concerto en la bémol majeur est sa sixième « grande » composition.

 

 

tchaikovski Pyotr+Ilyich+Tchaikovsky-1En seconde partie, les instrumentistes abordent l’un des sommets symphoniques de Piotr Illiytch Tchaikovski, sa 4ème Symphonie. Créée le 10 février 1878 à Moscou, sous la direction de Nikolaï Rubinstein, la 4è est composée quand l’auteur débute une riche correspondance avec sa bienfaitrice et protectrice la comtesse Nadejda von Meck ; c’est elle qui totalement convaincue par l’écriture de Piotr Illiytch, a financé nombre de ses projets et chantiers musicaux. L’opus est dédié « À ma meilleure amie », et le compositeur de poursuivre : « Vous y trouverez des échos de vos idées et de vos sentiments les plus profonds » (lettre de mai 1877). Le compositeur y exprime la puissance obsédante d’un destin contraire (les sonneries de cuivres qui ouvrent le cycle, affirment dès le début de l’opus, la présence du fatum, … telle une force hostile qui rattrape toujours l’homme, enchaînant son destin vers l’incontournable dépression…).
Les trois premiers mouvements sont composés à Venise (décembre 1877), au Londra Palace – alors l’Hôtel Beau Rivage), qui donne sur le Grand Canal. Elle s’ouvre en fa mineur (premier mouvement : Andante sostenuto / Moderato con anima), puis se conclue en fa majeur (finale : Allegro con fuoco). D’une ivresse parfois éperdue mais traversée par le sentiment de la malédiction, la Symphonie de Tchaikovski est devenue dès sa création un pilier du répertoire symphonique russe, grâce aussi à l’élégance de son orchestration… C’est à la fois une puissante et irrésistible confession autobiographique, et aussi un jeu formel où brillent contrastes et couleurs d’un orchestre somptueux et scintillant.

Les quatre mouvements sont :
1- Andante sostenuto – Moderato con anima (fa mineur)
2- Andantino en modo di canzona (ré bémol majeur)
3- Scherzo. Pizzacato ostinato. Allegro (fa majeur)
4- Finale. Allegro con fuoco (fa majeur)

  

 

 ORLEANS-repetition-marius-stieghorst-direction-musicale-maestro-orleans-par-classiquenews-Orchestre-symphonique-Orléans-©-Michel-Perreau-2-750x400

 

  

 

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