ORLEANS. L’Orchestre Symphonique d’Orléans joue Beethoven, Bartok

BEETHOVEN-AFFICHE-PNG-524x1024ORLEANS, les 10 et 11 février 2018. Beethoven… Et l’influence folklorique. L’Orchestre Symphonique d’Orléans poursuit sa nouvelle saison 2017 – 2018 en croisant les écritures éclectiques de Bartok, Beethoven, Kodaly… Toutes manifestent une volonté de renouvellement en intégrant les mélodies du folklore… On ne soulignera jamais assez la présence et l’influence des musiques populaires de tradition orale, dans le processus de création et de compositions des compositeurs, y compris chez les plus grands. Voilà qui efface bien des clichés et des partis pris, opposant de façon improductive, le « savant » (ou la grande musique) et le populaire… On ne s’étonne plus de mentionner chez Schubert et chez Brahms, des citations de landler, ou de motifs populaires ; ni de repérer chez Bartok ou Kodaly, d’authentiques citations qui ont valeur de références ethnologiques. Le cas est semblable chez Beethoven, comme le démontre ce nouveau programme événement de l’Orchestre d’Orléans les 10 et 11 février 2018.

ORLEANS, Théâtre / Salle Touchard
Le 10 février 2018, 20h30
Le 11 février 2018, 16h
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.orchestre-orleans.com/concert/beethoven-linfluence-folklorique/

Orchestre Symphonique d’Orléans
Takuya OTAKI, piano
Simon Proust, direction

Programme :

BÉLA BARTÓK

Romanian Folk Dances BB 76
Composées en 1917, les danses éclairent la volonté du musicien de ressusciter un patrimoine culturel par l’assimilation profonde du folklore dont il a lui-même noté dans les campagnes la diversité inspiratrice : rythmes, harmonisations respectueuses des caractères modaux de la musique populaire roumaine.

3ème Concerto pour Piano et Orchestre en mi majeur Sz119
Ecrit en 1945, le Concerto pour piano n°3 est le dernier ouvrage de Bartók. Il est dédié à sa femme, … d’où un certain caractère « féminin » (clarté dans la structure, transparence des tonalités, sérénité des sentiments exprimés … en une simplicité qui serait ainsi la marque de l’inspiration dernière de Bartók. La création posthume de l’œuvre a eu lieu l’année suivante en 1946 à Philadelphia avec Gyorgy Sandor au piano.

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Symphonie n°1 op.21 en do majeur
Par ce premier opus symphonique – préambule et manifeste d’un cycle à venir parmi les plus novateurs et visionnaires de l’histoire du genre symphonique, Beethoven cherche et trouve son propre langage. Cette première symphonie déborde d’énergie. Elle utilise de manière intensive les bois et les cuivres, au point qu’elle fut surnommée la « symphonie militaire ». Cette martialité qur tranche avec l’esprit d’élégance facétieuse et la grâce de Haydn et de Mozart, n’empêche pas une maîtrise absolue de l’orchestration. La 1ère audition eut lieu à Vienne en avril 1800 sous la direction du compositeur.

KODALY
Dances from Galanta
Aussi inspiré et ému sincèrement par les mélodies populaires de son enfance, Kodaly se souvient ici des thèmes de son village de Galanta, réputé pour son orchestre tzigane. Il intègre dans son propre langage musical, ce folklore riche en airs exotiques, parfois nostalgiques, toujours indomptés. Commande pour le 80e anniversaire de la Société Philharmonique de Budapest, les Danses Galanta sont créées le 23 octobre 1933.

Présentation des interprètes…

Takuya OTAKI, jeune pianiste japonais, interprétera le 3e concerto pour piano de Bartók. Le piano de Takuya est celui de Falla comme celui de Crumb, imaginatif et empreint de douceur et de violence.

Simon PROUST est un jeune chef d’orchestre dynamique et sensible qui réunit une direction expressive et un enthousiasme communicatif. En 2016, Il a obtenu un 2e Prix au Concours International de Direction George Enesco et à été nommé « Talent ADAMI 2016 ». Actuellement, il est « Conducting Fellow » au Royal Conservatoire of Scotland à Glasgow. Simon Proust vient d’être nommé Chef-assistant à l’Ensemble Intercontemporain.

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