Orchestre Symphonique Région Centre Tours (OSRCT) Jean-Yves Ossonce, direction. Saison 2010-2011

saison 2010-2011
Orchestre Symphonique
Région Centre Tours

(OSRCT)
Jean-Yves Ossonce, direction

C’est un orchestre défricheur et justement récompensé qui offre en 2010-2011 une nouvelle saison prometteuse, au moment de ses 50 ans. Célébré pour ses vertus expressives et poétiques dans son récent enregistrement de l’opéra de Séverac, La Coeur du Moulin, l’Orchestre Symphonique Région Centre Tours doit à la constance exigeante, entre souplesse et discipline de son chef attitré, Jean-Yves Ossonce, un niveau musical parmi les plus enviables de l’Hexagone.

L’activité continue de la formation pendant la saison est gage de qualité et de persévérance d’autant que sur le plan du répertoire, le maestro veille à l’équilibre des oeuvres jouées: répertoire classique et connu, mais aussi défrichement et poursuite critique et curieuse vers des partitions injustement oubliées: ainsi voyez cette saison la Faust Symphonie de Liszt (bicentenaire en 2011), la Symphonie n°3 de Guy Ropartz, une ouverture (Cyrano de Bergerac) d’un contemporain de Richard Strauss, le hollandais Johan Wagenaar (1862-1941).

Liszt et Faust

Toute la nouvelle saison est placée comme un double hommage à Liszt (né en 1811) et au mythe de Faust: la figure du pianiste virtuose (interprète de Beethoven), âme généreuse, curieuse, protectrice et mécène pour ses contemporains (il oeuvre sans compter pour les créations des opéras de ses contemporains tels Schumann, Wagner, Saint-Saëns…) et symphoniste de l’avenir, qui fut le beau-père de Wagner (sa fille Cosima épousa en secondes noces l’auteur du Ring), paraît régulièrement tout au long du cycle 2010-2011: ainsi la Faust Symphonie ouvre l’année du Bicentenaire Liszt, tout en illustrant et de quelle manière le mythe faustéen (15 et 16 janvier 2010)! Jean-Yves Ossonce propose une immersion dans l’époque lisztéenne; c’est Liszt et ses contemporains: Paganini, Brahms, Wagner, Mendelssohn…) qui paraissent ainsi, nous conviant au banquet du romantisme germanique le plus irrésistible.

Saison du cinquantenaire

Débuts de saison les 20 et 21 novembre 2010 avec le Concerto pour piano et orchestre de Sergueï Rachmaninov (soliste: Eugen Indjic), puis Symphonie fantastique (manifeste de la révolution romantique musicale de 1830) de Berlioz (dans le cadre de l’opération nationale “Orchestres en fête 2010″).
L’OSRCT poursuit son oeuvre de création (premières à tours) et de défrichement, les 4 et 5 décembre 2010 au cours du cycle “L’Opéra danse…” qui met à l’honneur la musique de ballet extraite des opéras de Verdi (ballet “les quatre saisons des Vêpres Siciliennes), de Gounod (ballet de Faust), de Richard Strauss (Suite pour orchestre tiré du Chevalier à la rose). Le programme promet une nouvelle mise en avant des qualités expressives et rythmiques de l’Orchestre dans des pages qui exigent puissance, lyrisme et tendresse.

Au commencement de l’année 2011 et du bicentenaire Liszt (né en 1811), Jean-Yves Ossonce et ses musiciens jouent La Damnation de Faust de Berlioz (3 extraits symphoniques: marche hongroise, ballet des Sylphes, menuet des follets), puis la Faust Symphonie, exceptionnelle fresque orchestrale de Liszt (et là aussi première à Tours) qui souligne combien Liszt est le créateur du poème symphonique romantique. Concert Berlioz-Liszt, les 15 et 16 janvier 2010.

En février 2011, les 12 et 13 février, pleins feux sur le Concerto pour piano et orchestre n°2 (soliste: Marie-Josèphe Jude), puis le poème symphonique (méconnu) les Préludes de Liszt, et de Tristan und Isolde de Wagner, Prélude et mort d’Isolde (final de l’opéra). La perspective de ces Préludes divers promet un programme en dialogue où l’orchestre doit explorer jusqu’aux limites du romantisme germanique.

Les 19 et 20 mars 2010, Tedi Papavrami joue le Concerto pour violon et orchestre n°2 de Paganini, dans un programme qui sous la direction de Vincent de Kort, comprend aussi la Symphonie Réformation n°5 de Mendelssohn et l’ouverture Cyrano de Bergerac de Johan Wagenaar (1862-1941), compositeur méconnu… ainsi dévoile (en une autre “première tourangelle”.

Enfin, pour ses 2 derniers concerts de la saison nouvelle, les 21 et 22 mai 2011, Jean-Yves Ossonce et l’Orchestre Symphonique Région Centre Tours jouent le Concerto pour piano et orchestre n°4 (soliste: Anne Queffélec) et, révélation attendue, (en première à Tours), la Symphonie n°3 de Joseph-Guy Ropartz (1864-1955) avec la collaboration des Ensembles vocaux Erik Satie, Jacques Ibert, Opus 37. La lecture du chef et de l’orchestre est d’autant plus prometteuse qu’en 2008, les mêmes interprètes avaient convaincu dans la résurrection de l’opéra de Ropartz, Le Pays, production scénique présentée à l’Opéra de Tours…

Toutes les informations et les modalités de réservation sur le site de l’Opéra de Tours, Orchestre Symphonique Région Centre Tours.

Illustration: Liszt enfant (DR)

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