Johannes Brahms, Requiem: version de Londres (1871)Les Solistes de Lyon. Du 16 novembre 2007 au 27 mai 2008

Johannes Brahms

Un requiem allemand
version de Londres, 1871
Du 16 novembre 2007 au 27 mai 2008

Ingrid Perruche, soprano
Stéphane Degout, baryton
Les Solistes de Lyon-Bernard TĂ©tu
Bernard TĂ©tu
, direction

Vendredi 16 novembre 2007 Ă  20h

Clermont Ferrand (63), Ă©glise Saint-Genes-Les Carmes
Valérie Pley et Philippe Grammatico, pianos

Jeudi 7 février 2008 à 20h

Paris, MusĂ©e d’Orsay. Salle des FĂȘtes
Emmanuel Strosser, Frédéric Vaysse-Knitter, pianos

Samedi 9 février 2008 à 20h30

Lyon, chapelle du Lycée Saint-Marc
Valérie Pley et Philippe Grammatico, pianos

Lundi 17 mars 2008 Ă  20h30

Mouilleron-en-Pareds (85), Ă©glise Saint-Hilaire

Mardi 27 mai 2008

Chambéry (73), espace Malraux, scÚne nationale
dans le cadre des Voix du Prieuré

Requiem personnel

En croyant connaisseur des textes bibliques, Johannes Brahms n’hĂ©sita pas Ă  transgresser les rĂšgles en opĂ©rant lui-mĂȘme la sĂ©lection des priĂšres et chants qu’il souhaitait mettre en musique pour son Requiem. IntitulĂ© Requiem allemand, l’oeuvre s’Ă©cartait ainsi de la tradition en n’Ă©tant pas chantĂ©e en latin. La force et la ferveur de l’oeuvre n’en a que plus d’intensitĂ© et d’Ă©motivitĂ©, abordant sans amĂ©nagement les sujets essentiels que doit affronter le commun des mortels, la mort et la course du temps, la perte des ĂȘtres chers, la finitude de toute chose… Il s’agit d’un tĂ©moignage personnel traversĂ© par ses impressions et sentiments, par ses expĂ©riences personnelles aussi qui ont endeuillĂ© sa propre vie.
MenĂ©e par une jeune Ăąme de 21 ans, la composition s’Ă©tend sur plusieurs annĂ©es, de 1854 Ă  1868. De graves Ă©vĂ©nements en ont marquĂ© la genĂšse et la couleur particuliĂšre, ainsi “Den alles Aleisch” dĂ©veloppe l’esquisse d’une sonate Ă©crite au moment de la tentative de suicide de Robert Schumann dont Brahms Ă©tait trĂšs proche. D’autres parties seraient contemporaines de la mort de Schumann (1856) mais Brahms n’a pas prĂ©cisĂ© lesquelles, d’autres encore auraient Ă©tĂ© composĂ©es dans la suite du dĂ©cĂšs de sa mĂšre en 1865.

1871, “Mon oeuvre immortelle”

Le compositeur favorable Ă  la diffusion Ă  grande Ă©chelle de son oeuvre, Ă©crivit une version rĂ©duite d’Un Requiem allemand (Ein Deutsches Requiem), pour solistes, choeur et deux pianos ou un piano Ă  4 mains. L’oeuvre fut ainsi crĂ©Ă©e avec son contrĂŽle, Ă  Londres, le 7 juillet 1871.
Dans cette transcription souhaitĂ©e par Brahms, dans laquelle ce dernier voyait un arrangement de “mon oeuvre immortelle afin qu’elle fasse Ă  sont tour les dĂ©lices des Ăąmes Ă  quatre mains”, Didier Puntos qui a rĂ©alisĂ© pour l’OpĂ©ra de Lyon, une version pour piano Ă  4 mains, flĂ»te et violoncelle de l’Enfant et les sortilĂšges de Ravel, a travaillĂ© avec ValĂ©rie Pley les indications du compositeur. Au lieu d’un orchestre foisonnant, le piano Ă  quatre mains souligne l’intimitĂ© de la priĂšre et dans l’inspiration du musicien, chaque repli de l’Ăąme auquel correspond un souvenir personnel.

Crédit Photographique
Les solistes des Lyon-Bernard Tétu © V. Dargent

Comments are closed.