Ibert, Honegger: L’Aiglon, 1937. Reportage vidéo exclusifLausanne, Opéra. Du 21 au 28 avril 2013

reportage vidéo
Jacques Ibert et Arthur Honegger : L’Aiglon, 1937

Opéra de Lausanne, les 21,24,26 et 28 avril 2013


C’est le temps fort de la saison lyrique 12-13 de l’Opéra de Lausanne : L’Aiglon ressuscite à Lausanne porté entre autres par la confrontation de plus en plus terrifiante entre le prince de Metternich (Franco Pomponi) et le jeune Duc de Reichstadt (remarquable Carine Séchaye)… Drame historique surtout construction psychologique à deux figures (fantastique effrayant de l’acte II), la production lyrique présentée par l’Opéra de Lausanne (reprise à Tours en mai) est un spectacle incontournable. Reportage vidéo exclusif : entretiens avec Eric Vigié, directeur général de l’Opéra de Lausanne, Carine Séchaye (L’Aiglon), Renée Auphan (mise en scène), Jean-Yves Ossonce (direction musicale)…
Créé en 1937, l’opéra L’Aiglon évoque la carrière dérisoire du
fils de Napoléon. Proclamé roi de Rome à sa naissance en 1811,
Napoléon II « régna » quelques jours de 1815 ; mais si son père abdique
en sa faveur, les Alliés préfèrent Louis XVIII. Après l’Empire, et ses
aspirations décevantes, retour de la monarchie. A Vienne, le jeune
héritier encombrant, devient le duc de Reichstadt, et vit cloîtré au
Palais de Schönbrunn, auprès de son grand-père maternel François II,
empereur d’Autriche, sous la surveillance étroite voire obsessionnelle
du ministre Metternich…
Un Duc de 20 ans, aux ailes brisées…
Le texte de Rostang brosse son portrait en 1831, lorsque les révolutions
libertaires européennes laissent espérer un nouveau monde, débarrassé
des despotismes monarchiques pour… le retour du fils de Napoléon. On
lui fait miroiter de vaines illusions de pouvoir : il a alors 20 ans,
l’âge de toutes les illusions et de toutes les manipulations.
Trop occulté par l’ombre du père, Napoléon Bonaparte, soumis voire
humilié par l’intraitable chancelier Metternich, le jeune homme meurt à
propos, de tuberculose en 1832… Auparavant s’exalte et s’enflamme une âme lyrique avortée, pourtant capable d’une ardeur régénérée (Acte IV, le plaine de Wagram : quand l’Aiglon imagine la bataille victorieuse aux côtés de son compagnon fidèle, l’ex grognard Flambeau lequel mourant, imagine soudain qu’il meurt en combattant)… En lire +
Ibert, Honegger
L’Aiglon
1937
D’après la pièce d’Edmond Rostand, adaptée par Henri Caïn
Mise en scène : Renée Auphan d’après Patrice Caurier et Moshe Leiser

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