FESTIVAL Présences 2017. Focus du 14 février 2017 : Quatre instants, OPHELIA/TIEFSEE

presences-2017-kaija-saariaho-portraitPARIS, Festival Présences 2017. FOCUS du 14 février : SAARIAHO, création de Quatre instants, ce soir, 20h. Pour la fête des amoureux, la Maison de la Radio poursuit son festival Présences et affiche au Studio 104, la création mondiale (entre autres) de Quatre Instants de la compositrice finlandaise, à l’honneur cette année, Quatre instants, pour soprano et orchestre de chambre. Au départ, dans sa première version de 2003 (commande du Châtelet) la soprano compatriote (finlandaise comme la compositrice), Karita Mattila avait demandé à Kaija Saariaho une nouvelle pièce lyrique pour ses récitals. Rien de mieux pour ce 14 février, que plusieurs visages / instants de l’amour : « Attente, Douleur, Parfum de l’instant et Résonances ». A partir de l’amplitude vocale et de la texture expressive si particulière de la diva, Kaija Saariaho façonne 4 miniatures, brèves, intenses, puissantes. Parfums, couleurs, sensations et émotions… la version nouvelle inédites, créée à Paris ce soir, entend respecter les scintillements à la fois clairs et brillants de la version originelle, piano et voix. Sur des textes du français Amin Maalouf, la compositrice ose un travail orfèvré entre chant et orchestre, un orchestre réduit, classique, qui réalise un prolongement poétique, plutôt qu’un accompagnement de la voix.

Le programme de ce 14 février, comprend aussi la création mondiale d’un jeune compatriote compositeur, lui aussi finlandais : Juha T. Koskinen (né en 1972) car la nouvelle génération des auteurs compositeurs est aussi très présente à Présences 2017. Ophelia / TIEFSEE est un mélologue en 9 scène pour récitant, alto solo et ensemble d’après Hamlet de Shakespeare, mais aussi Hamlet-Machine de Heiner Müller (1977). Koskinen réalise un brillant assemblage : de la tragédie interrogative shakespearienne, il déduit et synthétise la rage inquiète, hallucinée de Müller ; tandis que l’alto assure les échappées ou immersion dans l’ivresse romantique en citant par bribes Bach, Berlioz, Strauss… La pièce rétablit aussi l’épaisseur du personnage d’Ophélie, jeune femme, amoureuse sacrifiée, dont les apparitions chez Shakespeare sont vampirisées par l’égo d’un Hamlet surpuissant, surinquiet ; la seule scène où elle paraît, c’est dans sa folie, qui la mène jusqu’à son dernier cri dans l’eau, en noyée clandestine. Comme au XVIIè en 1600, au moment de la création de la pièce à Londres, Ophélie était incarnée par un homme : ici, idem. Deux créations mondiales événements, coups de cœur de CLASSIQUENEWS.COM.

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saariaho-kaija-portrait-festival-presences-2017VOIR aussi notre présentation vidéo du Festival Présences, avec la présentation du prochain concert du 16 février prochain (jeudi 16 février), à 20h : Polednice d’Ondrej Adamek (création mondiale de la nouvelle version), création française de True Fire (pour baryton et orchestre), ORION de Kaija Saariaho

TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS, sur le site de la Maison de la Radio / Radio France / Festival Présences 2017, jusqu’au 19 février 2017

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