Compte-rendu concert. Chorégies 2017. Orange. Théâtre Antique, le 4 août 2017.  G. Holst : Les Planètes. Orchestre National de France. Jesko Sirvend.

IMG_1377Compte-rendu concert. Chorégies 2017. Orange. Théâtre Antique, le 4 août 2017.  G. Holst : Les Planètes. Orchestre National de France. Jesko Sirvend. Belle idée de proposer au public un concert sous les étoiles du ciel provençal avec la musique des Planètes de Gustav Holst. Le public certes moins nombreux que pour Aida est venu emplir confortablement le vaste théâtre à cette invitation. La projection d‘images est en fait un film construit et ce concert est d’avantage apparenté à un ciné-concert de grand luxe, qu’à une projection grandiose sur la totalité du Mur antique. Le film américain mettant en mouvement des images de la NASA est en fait un peu trop sérieux et scientifique et manque de poésie. Pas une image qui ne vient changer l’ordonnancement exact des Planètes. Et la taille de l’image est parfois trop étroite pour contenir la planète alors que le mur est si vaste.
C’est donc l’Orchestre National de France avec une splendeur sonore de chaque instant qui a fait souffler le vent épique, a diffusé la grâce subtile, a susurré l’étrangeté envoûtante ou a su faire exploser les bulles de l’espièglerie, sans oublier de faire sonner fortissimo la splendeur de Jupiter. La direction de Jesko Sirvend est riche en subtilités. Le chef allemand connaît la partition par cœur et la dirige en semblant donner à chaque instrumentiste de l’orchestre, la clef qui lui permet des sonorités somptueuses dans des phrasés ailés et confortables. Les nuances sont subtilement amenées et l’acoustique du Théâtre Antique permet une écoute attentive et délicate.
Un bien beau concert qui a permis de déguster les sonorités chaudes des bois, éthérées des flûtes, rutilantes des cuivres, et des cordes absolument lumineuses et profondes. N’oublions pas les percussions très fêtées par la brillante orchestration de Holst. Ni la subtilité des deux harpes.
La trop courte intervention des chœurs féminins en final, et hors vue, a apporté une magie subtile qui termine avec une impression d’inachevé et de plénitude ce voyage parmi les planètes sœurs de notre terre dans notre système solaire.
En bis le chef a proposé une orchestration, peut être une peu solennelle, de Clair de Lune de Debussy. D’autant plus en situation que notre beau satellite délaissé par Holst dans sa suite préparait sa sensuelle plénitude dans le ciel nocturne et caniculaire.

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Compte-rendu concert. Chorégies 2017. Orange. Théâtre Antique, le 4 août 2017. Gustav Holst (1874-1934) : Les Planètes, Suite pour grand orchestre en sept mouvements. Chœurs d’Angers-Nantes Opéra ;  Chœur du Grand Opéra Avignon ; Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo ; Chœur de l’Opéra de Toulon ; Coordination des Chœurs : Stefano Visconti ; Orchestre National de France ; Direction Musicale : Jesko Sirvend.

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