CHD, Concert de l’Hostel-Dieu. L’autre Stabat Mater de Pergolesi

concert-de-l-hostel-dieu-vignette-partenaire-concert-annonce-saison-2018-2019-sur-classiquenewsLYON, 16, 18 nov 2018. CONCERT DE L’HOSTEL DIEU / Stabat mater de PERGOLESI. ImplantĂ© au cĹ“ur de la mĂ©tropole Lyonnaise, l’ensemble sur instruments anciens, fondĂ© par Franck-Emmanuel Comte : le Concert de l’Hostel-Dieu, poursuit une brillante nouvelle saison Ă  partir d’octobre 2018 : le premier programme « PLAY BACH » souligne la triple recherche du collectif : Ă©largir les champs de crĂ©ation, dĂ©fricher les partitions avec un regard neuf, rĂ©actualiser constamment le baroque comme s’il s’agissant d’un laboratoire propice Ă  l’expĂ©rimentation et Ă  l’invention. Et donc repenser et revivifier la forme du concert… Le spectateur est invitĂ© Ă  participer Ă  une aventure critique qui Ă©largit rĂ©pertoire et formes musicales, comme elle cherche aussi Ă  rĂ©inventer l’expĂ©rience du spectacle, du concert,  la place de l’auditeur. Le rĂ©cent spectacle prĂ©sentĂ© aux Nuits de Fourvière, accord superlatif de la musique baroque (instrumentale et vocale) et de la danse contemporaine : « Folia » , montre combien il est crucial pour Franck-Emmanuel Comte d’échanger et de croiser les expĂ©riences et les disciplines pour faire Ă©merger une aventure collective qui ne sacrifie rien Ă  la poĂ©sie pure. LIRE notre compte rendu du spectacle LA FOLIA prĂ©sentĂ© aux Nuits de Fourvière en juin 2018.
Concert de  l hostel dieu franck emmanuel comte saison 2018 2019 couverture-600x902Voici les premiers temps forts d’une saison particulièrement prometteuse et plurielle, emblĂ©matique d’un ensemble lyonnais qui sait ouvrir et rĂ©gĂ©nĂ©rer l’expĂ©rience du Baroque aujourd’hui. Play Bach, Stabat Mater, Marco Polo, Vivaldi reloaded… autant de jalons d’un parcours singulier d’octobre 2018 Ă  juin 2019 qui rĂ©gĂ©nère l’accès Ă  la musique classique. La nouvelle saison est intitulĂ©e “ALCHIMIE” : une dĂ©claration d’intention car en dĂ©finitive tout repose sur la conjonction d’Ă©lĂ©ments disparates, volatiles, tĂ©nus mais essentiels pour que se concrĂ©tise dans l’instant du concert, la poĂ©tique du partage et de la dĂ©couverte. Tout est question d’alchimie…

 

 

 

CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

Franck-Emmanuel Comte et les musiciens du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU © Jean Combier

 

 

 

 

 

 

 

NOVEMBRE 2018
PERGOLESI : STABAT MATER
Version d’époque, inédite et lyonnaise

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pergolesi-pergolese-portrait-classiquenews-pergolese1STABAT MATER … Le programme éclaire le travail spécifique de Franck Emmanuel Comte à partir des archives de la Bibliothèque de Lyon, dont un manuscrit retrouvé propose une version inédite du Stabat Mater de Pergolèse : son oeuvre ultime et son testament spirituel et musical puisque le jeune génie napolitain devait mourir quelques jours après avoir composé le Stabat. Le Concert de L’HOSTEL DIEU associe à la pièce de Pergolesi, des polyphonies traditionnelles et des tarentelles napolitaines, quelques chansons (Donna Isabella, La Carpinese) pour une immersion dans l’univers de la Semaine Sainte à Naples. La version restaurée est celle pour 5 solistes, plus éloquente et théâtrale. Le disque de ce programme inédit est annoncé chez ICM records en octobre 2018.
L’autre Stabat Mater : le Stabat Mater de Pergolèse que révèle Franck Emmanuel Comte éclaire la riche et très intense activité des sociétés de musique à Lyon dès le XVIIIè, comme l’Académie du Concert, institution très ouverte à la mode italienne et donc napolitaine. Partition célébrée dès ses premières exécutions, le Stabat mater de Pergolèse est l’objet de toutes les convoitises et se trouve adapté selon les effectifs à disposition. La version de l’Académie du Concert est aujourd’hui déposée à la Bibliothèque municipale de Lyon. La partie de l’alto y est confiée à un baryton, et les séquences des fugues et du verset « O quam tristes », sont arrangés pour cinq voix. Le poème latin gagne une nouvelle ampleur, des couleurs inédites, propice à une célébration opératique de la déploration de la Vierge confrontée au sacrifice et à la mort de son Fils. Franck Emmanuel Comte n’en oublie pas pour autant ce qui relève d’un véritable voyage mystique, immersion dans le contexte culturel et traditionnel napolitain que Le Concert de l’Hostel Dieu connaît particulièrement pour avoir découvert nombre de manuscrits étonnants dans le Fonds de la Bibliothèque de Lyon. Réservations et infos

 

 

 

 

 

3 DATES
Vendredi 16 novembre 2018 : Conférence musicale à la Bibliothèque municipale de Lyon (69)
Dimanche 18 novembre 2018 : Chapelle de l’Hôtel-Dieu à Lyon (69)
20 novembre 2018 : Saint John’s Smith Square – Londres (RU)

DURÉE : 1h10 sans entracte

 

 

 PROGRAMME

Giovanni Battista Pergolesi : Stabat Mater, version inédite issue d’un manuscrit conservé à la Bibliothèque de Lyon. Polyphonies traditionnelles et tarentelles napolitaines.

DISTRIBUTION
Heather Newhouse, soprano
Anthea Pichanick, contralto
Sebastian Monti, ténor
Romain Bockler, baryton
Guillaume Olry, basse
Le Concert de l’Hostel Dieu
Franck-Emmanuel Comte, orgue et direction

 

 

Le Stabat mater de Pergolesi… un mythe musical. Le Stabat Mater recueille les larmes de Marie au pied de la croix oĂą son Fils a Ă©tĂ© sacrifié… Debout la mère / Stabat mater… « Debout la mère des douleurs pleurait tout auprès de la croix oĂą son fils agonisait ; et son âme qui gĂ©missait, pleine de deuil et de tristesse, par le glaive fut percĂ©e… »
Plainte dolente et fervente, le texte remonte au XVIè, ici mis en musique par deux compositeurs baroques napolitains. Alessandro Scarlatti (en 1724, honorant une commande de la confrérie des Chevaliers de la Vierge des douleurs), puis le génial et mort trop tôt, Pergolesi, qui signe ainsi son testament artistique. L’inspiration est hautement spirituelle voire mystique, inspiré par la souffrance d’une mère, recueillant le corps torturé de son fils…
La partition de Scarlatti sera ainsi chanté chaque Vendredi Saint, jusqu’en 1736 à Naples selon le voeu des Chevaliers ; lesquels ensuite, désirant un opus plus moderne, passent commande au cadet de Scarlatti, le jeune et déjà génial Pergolesi qui n’a que 26 ans. Avant de mourir, deux mois après cette commande, à cause de la Tuberculose, le jeune napolitain livre un chef d’oeuvre pour deux voix solistes et continuo. Après avoir composé son Stabat, Pergolesi se retire au couvent des Capucines de Puzzuoli.

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