Presque quadra, le pianiste norvégien Leif Ove Andsnes incarne l'excellence du piano actuel grâce à un toucher aussi délicat que fluide, d'une agilité souveraine qui sait exprimer et surtout suggérer. Soliste, partenaire subtil dans le lied (avec le ténor Ian Bostridge)...
Comme Beethoven, l'oeuvre de Bruckner ne dépassa pas l'opus 9. La Symphonie n°9, ultime parcours d'un cheminement d'une vaste interrogation formelle sur le plan de l'écriture, remonte pour es premières esquisses à 1887. Or l'insuccès et même le rejet suscité par la Symphonie n°8, portèrent un coup profond à l'enthousiasme du compositeur...
Trois lundis de suite, France Musique consacre sa soirée symphonique en programmant Bruckner. En diffusant les Symphonies n°4, n°5 et n°9, parmi les plus passionnantes du compositeur autrichien, il s'agit aussi d'offrir la découverte de trois grands maestros, donc trois grands styles, parfois totalement opposés: Kurt Masur, Paavo Järvi et Philippe Herreweghe...
Superbe programme dont l'éventail musical particulièrement large, de Niedermeyer à Poulenc en passant par Debussy, Chausson, Fauré, Schmitt et un inédit du Prince de Polignac dont le salon de musique permit aux plus grands compositeur français de faire entendre leurs oeuvres, donne aussi un aspect des multiples talents d'une phalange chorale et solistique hors pair...
Nouveau concert chambriste et majeur de l'Ensemble Orchestral Contemporain (dirigé depuis sa création en 1992, par le chef Daniel Kawka). A Montrond, c'est le jeune maestro très engagé sur la scène contemporaine, Jonathan Heskell qui pilote cette étape remarquable du travail des interprètes, ambassadeurs des auteurs du XX ème siècle
Agilité de velours, expressivité fine et sensible, effusion suggestive, en rien démonstrative... Denis Matsuev poursuit sa carrière avec panache, flamme, mais pas seulement: justesse et musicalité.
Créé au Broadway Ethel Barrymore Theatre, en 1950, Le Consul épingle les lenteurs et l'inertie de l'administration au moment où Magda désirant obtenir un visa pour rejoindre l'homme qu'elle aime, se heurte aux rouages aberrantes du système officiel. L'individu contre le système:
Voilà la réalisation d'un désir ancien: restituer la prosodie et la déclamation spécifique du chant baroque français à l'époque de Louis XIV, en articulier ce fameux récitatif lullyste, tant admiré des écrivains postérieurs, tel Voltaire qui estimait beaucoup les vers de Philippe Quinault, des compositeurs tels Rameau, admirateur de l'équilibre éclatant atteint par son prédécesseur Lully...
Dans le personnage radical de Floria Tosca, cantatrice, se mêlent la pureté d'un coeur fervent et la passion d'une amoureuse jalouse et exclusive. Sur son chemin se dresse l'infâme Scarpia, chef de la police romaine, assoiffé de sang et de torture qui préfère tuer et manipuler celle qu'il aime, que de la voir dans les bras d'un autre. Surtout que cet autre, est un peintre doué mais libertaire...
La production dirigée par René Jacobs et scénographiée par le couple Herrmann, a été créée au Nederlandse Opera d’Amsterdam en 2001. Les spectateurs du théâtre bruxellois retrouveront le duo des metteurs en scène Karl-Ernst & Ursel Herrmann, familiers du lieu depuis leur première production locale à l'invitation de Gérard Mortier, en 1982 dans une Clemenza di Tito de Mozart, particulièrement acclamée et pertinente, qui d'ailleurs reprise à Bruxelles puis Paris, a montré sa longévité moderne