L’O.P.S. et Graziella Contratto pratiquent dans l’action de diffusion régionale le mélange du classique et du contemporain : en voici un exemple, associant la 43e de Haydn, le minimalisme de Phil Glass et la création instrumentale d‘un compositeur associé, Jean-Louis Agobet, avec le Quatuor de saxophones Raschèr.
Contrechamps, le groupe genevois qui organise chaque saison de nombreux concerts et manifestations autour des musiques d’aujourd’hui, et publie revue et livres, consacre une fin de semaine en mai à explorer « la dimension du Temps », son thème général de 2006-2007. Des œuvres de Jarrell, D’Adamo, Francesconi, Huber y dialoguent avec le jeune Ligeti, Messiaen ou Bartok. L’accent est mis aussi sur la conception du temps chez Elliott Carter
Trois schubertiades, c’est ce que propose pour son 20 ème anniversaire l’association grenobloise L’Oreille en fête – Musée en musique. A trois reprises (3, 12 et 23 mai 2007), ce groupe de musique de chambre offre avec des artistes qui ont été les familiers de son parcours entre arts musicaux et visuels plusieurs des partitions les plus importantes du dernier Schubert : Quintette à deux violoncelles, les deux Trios, la Sonate D.960, la Fantaisie pour piano à 4 mains…
Butinage en trois concerts : c’est le lot des visiteurs furtifs, dans un festival qui conjuguait « hommage à Scelsi, symphonie diagonale et atelier cosmopolite ». D’un côté, le jeune Quatuor Leonos, l’Ensemble vocal Séquence de Laurent Gay, la soprano Laure-Anne Payot, l’Ensemble du Conservatoire (Jean-Jacques Balet) , et de l’autre le piano héroïque de François-Frédéric Guy pour une « Sonate » de Hugues Dufourt.
Gilbert Amy a dirigé le Conservatoire Supérieur de Lyon pendant 14 ans. Il y revient pour conduire l’Orchestre des élèves dans un programme où figurent Rossignol de Stravinsky, La Valse de Ravel, et deux de ses œuvres récentes : le Concerto pour piano, et des Mélodies sur des poèmes de l’écrivain résistant lyonnais René Leynaud, assassiné par les Allemands en 1944.
L’Orchestre Symphonique Lyon-Villeurbanne que dirige Laurent Pillot fait souvent coexister dans ses concerts les œuvres du répertoire classique-romantique et la création : à l’église lyonnaise de l’Annonciation, les 20n et 21 avril, on écoutera – avec le Chœur d’Oratorio de Catherine Molmerret – la Messe en ut majeur de Beethoven , et une partition de la compositrice Pascal de Montaigne, Sarn VI, fragment d’une vaste « œuvre en progrès », commencée en 1991.
De Pergolèse à Tüûr. A Lyon, la chapelle de la Trinité accueille l’Orchestre des Pays de Savoie (Graziella Contratto)et la Maîtrise de la Loire (Jacques Berthelon) pour un mélange programmatique du XVIIIe (Stabat Mater de Pergolèse) et du XXIe (Triptyque du compositeur estonien Erkki-Sven Tüûr), par ailleurs « régionalisé » ce printemps et cet été.
Evgeni Koroliov appartient à ces pianistes aux rares apparitions françaises, mais dont l’autorité internationale est grande. En récital à Décines, dans l’agglomération lyonnaise, il a pu donner sa mesure en duo dans J.S.Bach
Lauréats du Concours International de Musique de Chambre lyonnais (2006), la soprano Yumiko Tanimura et le pianiste Jonas Vitaud donnent à la Salle Molière, les 17 et 18 avril 2007 un récital consacré aux chants de l’amour : Schumann, Wolf, Ravel et Messiaen y font écouter leur différence.
Coup de cœur lyonnais d’un samedi soir à l’Auditorium : l’Orchestre Tchaïkovski de la Radio de Moscou, dirigé par Vladimir Fedosseïev, enchante par son interprétation en profondeur de la 4e de Tchaïkovski et de la 9e de Chostakovitch. Quelques notes d’écoute pour une invitation très pertinente.