La 3 ème édition du mini-festival de Rochebonne en Beaujolais propose un programme de solistes et de musiciens de chambre, de Bach à Kurtag et en dominante de romantisme et post-romantisme. Le pianiste Hervé Billaut et la violoncelliste Anne Gastinel mènent la ronde d’automne entre les Pierres Dorées.
Baroque anglais, vous avez le droit d’interroger : et Shakespeare ? Ambronay y a évidemment pensé, et même ouvre sur la place devant l’abbatiale un « Théâtre du Globe », chapiteau sous lequel on entendra des Witches (sorcières instrumentales) , « entre poésie intense et ivresse de la danse ».
Loin de toute conception autoritaire – et donc moutonnière, pour les spectateurs -, le Festival de Tarentaise propose des programmes sans concessions, le plus souvent dans des églises baroques de ces hautes vallées. Aux Allues (Saint Martin), ce sont les écrins-grottes des retables, un tabernacle d’or enchâssé entre les colonnes torses « où le pampre à la rose s’allie »
Les Musicades de Lyon en sont à leur 17e édition. Mais cette numérotation cache une assez grande disparité entre les différentes époques de ces concerts à la fois prestigieux et sans fracas médiatique. A l’origine, en 1989, le luthier Jean-Frédéric Schmitt et sa femme Marie-Jo, Bernard Maillot et le musicologue Gilles Cantagrel...
Un lieu hautement historique sur les plateaux de la Haute-Loire, une tradition festivalière largement éprouvée, une dominante de musique sacrée ancienne, baroque et classico-romantique qui ne néglige pas les expressions contemporaines : c’est une dizaine de jours pour une quarantaine de concerts, en fin août, à La Chaise-Dieu.
Un festival « itinérant », dont les lieux de concerts – le plus souvent chapelles et églises – sont liés au baroque. Une montagne où hautes et moyennes vallées s’articulent autour du fleuve Isère à ses débuts (Tarentaise). Un art venu d’Italie. Une programmation évidemment à dominante baroque, mais qui rejoint aussi le médiéval et le classicisme….
Une Rotonde à l’acoustique parfaite dans un donjon du XIIe, un village perché de la Provence très intérieure, un 25e anniversaire pour un Festival exigeant qui relie musique médiévale et fastes baroques ; c’est Simiane la Rotonde en six concerts d’août.
Labeaume a toujours sa magie de vallée tournoyante en canyon (on aurait pu tourner là du western, naguère), et quand l’orage de canicule s’en mêle, les effets sont grandioses sur ce rebord à encaissements des Basses Cévennes, mais cela se produit plutôt une fois « les touristes partis », comme chantait Jean Ferrat à Entraigues
Côté Verdi 2007, nous voilà dans Le Trouvère, écrit en 1853, et qui passe pour le primo assoluto des opéras à chanteurs, là où la voix humaine en toutes ses virtuosités s’inscrit dans la nécessité dramaturgique souveraine. Mais c’est aussi, selon F.R.Tranchefort, « l’apparition d’une coloration générale de l’œuvre (en dépit d’épisodes contrastants)
Car depuis 1978, l’été à Sylvanès a célébré les rapports entre silence naturel ou intérieur et résonances de toutes musiques. Ce furent d’abord « des animations, où le chant sacré côtoyait la musique de chambre ou traditionnelle et l’opéra ». Puis le vocal et choral sacré s’imposa