GSTAAD (Suisse): Festival et AcadĂ©mie Yehudi Menuhin, jusqu’au 3 septembre 2016

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsGSTAAD (Suisse), Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 : jusqu’au 3 septembre 2016. S’il ne fallait suivre qu’un seul festival musical en Suisse cet été, ce serait assurément celui fondé il y a 60 ans par le légendaire Yehudi Menuhin. A Gstaad, mais aussi à Saanen, surtout sous la fameuse tente blanche, promesse des grands concerts symphoniques (entre autres), se déroule l’un des cycle de musique classique parmi les plus convaincants, associant les grands noms de l’interprétation actuelle sans omettre les jeunes académiciens apprentis qui apprennent leur futur métier et que les festivaliers peuvent suivre et encourager à chaque session…, ce dans les 5 disciplines désormais présentes à Gstaad (piano, cette année avec Lang Lang ; chant avec la mère de Cecilia Bartoli ; flûte et musique baroque, enfin, volet important permettant de mesurer les progrès des candidats placés à la tête de l’orchestre du Festival, l’académie de direction d’orchestre, conduit par le maestro Neeme Järvi)…

Depuis la mi juillet et en août et septembre 2016, GSTAAD 2016 ce sont 70 concerts dans tous les genres (récitals instrumentaux et lyriques, concerts symphoniques, musique de chambre…), soit une fête permanente à voire au rythme de l’été et dans le cadre d’une nature enchanteresse où les jeunes et les familles sont particulièrement choyés.

 

 

Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60è édition du Festival) :
http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/

 

 

 

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LIRE notre compte rendu des premiers concerts du Festival 2016 (14, 15 et 16 juillet 2016) et découvrez nos temps forts de l’édition du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016.

 

 

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VIDEO. VOIR aussi notre reportage exclusif GSTAAD 2016, réalisé au moment des premiers concerts du Festival 2016 (avec les sœurs Labèque, Paul McCreesh, la jeune pianiste Danae Dörken, et Christoph Müller, directeur artistique et intendant du Festival…)

 

 

 

GSTAAD (Suisse) : Yehudi Menuhin Festival & Academy, jusqu’au 3 septembre 2016

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsGSTAAD (Suisse), Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 : jusqu’au 3 septembre 2016. S’il ne fallait suivre qu’un seul festival musical en Suisse cet été, ce serait assurément celui fondé il y a 60 ans par le légendaire Yehudi Menuhin. A Gstaad, mais aussi à Saanen, surtout sous la fameuse tente blanche, promesse des grands concerts symphoniques (entre autres), se déroule l’un des cycle de musique classique parmi les plus convaincants, associant les grands noms de l’interprétation actuelle sans omettre les jeunes académiciens apprentis qui apprennent leur futur métier et que les festivaliers peuvent suivre et encourager à chaque session…, ce dans les 5 disciplines désormais présentes à Gstaad (piano, cette année avec Lang Lang ; chant avec la mère de Cecilia Bartoli ; flûte et musique baroque, enfin, volet important permettant de mesurer les progrès des candidats placés à la tête de l’orchestre du Festival, l’académie de direction d’orchestre, conduit par le maestro Neeme Järvi)…

Depuis la mi juillet et en août et septembre 2016, GSTAAD 2016 ce sont 70 concerts dans tous les genres (récitals instrumentaux et lyriques, concerts symphoniques, musique de chambre…), soit une fête permanente à voire au rythme de l’été et dans le cadre d’une nature enchanteresse où les jeunes et les familles sont particulièrement choyés.

 

 

Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60è édition du Festival) :
http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/

 

 

 

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LIRE notre compte rendu des premiers concerts du Festival 2016 (14, 15 et 16 juillet 2016) et découvrez nos temps forts de l’édition du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016.

 

 

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VIDEO. VOIR aussi notre reportage exclusif GSTAAD 2016, réalisé au moment des premiers concerts du Festival 2016 (avec les sœurs Labèque, Paul McCreesh, la jeune pianiste Danae Dörken, et Christoph Müller, directeur artistique et intendant du Festival…)

 

 

 

REPORTAGE : GSTAAD MENUHIN Festival & Academy, présentation

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsREPORTAGE VIDEO : notre immersion au GSTAAD Menuhin Festival & Academy (Suisse) — Depuis 60 ans (Ă  l’Ă©tĂ© 2016), le Gstaad Menuhin Festival & Academy fait rayonner depuis Gstaad et Saanen en Suisse, les valeurs du violoniste et chef d’orchestre Yehudi Menuhin dont le Centenaire de la naissance a Ă©tĂ© aussi fĂŞtĂ© en juillet 2016 : ouverture, gĂ©nĂ©rositĂ©, transmission et partage. De fait, l’actuel directeur artistique et intendant Christoph MĂĽller dĂ©fend une offre très Ă©quilibrĂ©e entre concerts et expĂ©rience pĂ©dagogique Ă  destination des musiciens amateurs et musiciens professionnels. Tous les publics sont invitĂ©s Ă  Gstaad chaque Ă©tĂ© pour y dĂ©couvrir les grands interprètes (Lang Lang, Sol Gabetta, Katia et Marielle Labèque,…) mais aussi les jeunes talents (cycle des “MatinĂ©es des jeunes Ă©toiles”), s’Ă©merveiller des grands orchestres et des chefs renommĂ©s invitĂ©s sous la fameuse tente blanche Ă  les diriger… PrĂ©sentation par Christoph MĂĽller, intendant et directeur artistique. REPORTAGE EXCLUSIF © studio CLASSIQUENEWS.COM — RĂ©alisation : Philippe-Alexandre Pham / © 2016

COMPTE RENDU des premiers concerts du Gstaad Menuhin Festival et Academy 2016 :

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsCompte rendu, Festivals. GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Suisse). Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016. PlutĂ´t tournĂ© vers l’Est de la Suisse c’est Ă  dire du cĂ´tĂ© germanique (vers Bern, Zurich…), le festival fondĂ© il y a 60 ans par Yehudi Menuhin Ă  Gstaad, au delĂ  de Montreux et Lausanne, dĂ©fend depuis ses dĂ©buts en 1977 et la direction du violoniste lĂ©gendaire, les valeurs que l’auguste musicien a portĂ©es et qui fondent toujours la flamboyante activitĂ© de l’évĂ©nement (en 2016, pas moins de 70 concerts de juillet Ă  septembre) : le mĂ©lange des genres, l’interaction avec le paysage majestueux des cimes alpines, surtout la transmission et la pĂ©dagogie, d’oĂą, portĂ©es et dĂ©veloppĂ©es par Christoph MĂĽller, actuel intendant et directeur artistique, ses pas moins de 5 acadĂ©mies, toutes promesses Ă  des sessions de travail passionnant, et pour le public, des concerts finaux qui aux cĂ´tĂ©s des programmes dĂ©fendus par les artistes renommĂ©s invitĂ©s, constituent tout l’intĂ©rĂŞt du Festival Suisse. Ainsi, en plus d’une acadĂ©mie dĂ©diĂ©e aux cordes, aux chant, au Baroque, et au piano, Gstaad organise aussi chaque Ă©tĂ©, une acadĂ©mie de direction d’orchestre sous la houlette du maestro Neeme Järvi. De quoi enrichir en fin de session, le fameux concert de l’AcadĂ©mie, qui couronne un nouveau jeune maestro Ă  la tĂŞte de l’orchestre du Festival : cette annĂ©e, les festivaliers pourront suivre les avancĂ©es des candidats acadĂ©miciens les 1er, 9 puis 17 aoĂ»t (avec pour cette dernière session, sous la tente blanche du Festival, la remise du prix Neeme Järvi au meilleur d’entre eux). LIRE notre compte rendu complet des premiers concerts 2016…

 

 

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GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016. Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016.

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsCompte rendu, Festivals. GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Suisse). Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016. Plutôt tourné vers l’Est de la Suisse c’est à dire du côté germanique (vers Bern, Zurich…), le festival fondé il y a 60 ans par Yehudi Menuhin à Gstaad, au delà de Montreux et Lausanne, défend depuis ses débuts en 1977 et la direction du violoniste légendaire, les valeurs que l’auguste musicien a portées et qui fondent toujours la flamboyante activité de l’événement (en 2016, pas moins de 70 concerts de juillet à septembre) : le mélange des genres, l’interaction avec le paysage majestueux des cimes alpines, surtout la transmission et la pédagogie, d’où, portées et développées par Christoph Müller, actuel intendant et directeur artistique, ses pas moins de 5 académies, toutes promesses à des sessions de travail passionnant, et pour le public, des concerts finaux qui aux côtés des programmes défendus par les artistes renommés invités, constituent tout l’intérêt du Festival Suisse. Ainsi, en plus d’une académie dédiée aux cordes, aux chant, au Baroque, et au piano, Gstaad organise aussi chaque été, une académie de direction d’orchestre sous la houlette du maestro Neeme Järvi. De quoi enrichir en fin de session, le fameux concert de l’Académie, qui couronne un nouveau jeune maestro à la tête de l’orchestre du Festival : cette année, les festivaliers pourront suivre les avancées des candidats académiciens les 1er, 9 puis 17 août (avec pour cette dernière session, sous la tente blanche du Festival, la remise du prix Neeme Järvi au meilleur d’entre eux).

 

 

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labeque katia et marielle piano quatre mains classiquenewsLES LABEQUE EN OUVERTURE… DĂ©jĂ  invitĂ©es en 2011, dans le BolĂ©ro de Ravel Ă  quatre mains, les soeurs Labèque, Katia et Marielle, ouvrent le festival 2016 ce 14 juillet, dans un programme idĂ©alement respectueux de la thĂ©matique gĂ©nĂ©rale « Musique & famille » ; de fait, les deux pianistes, Ă  la complicitĂ© fusionnelle, abordent une collection de pièces de diffĂ©rents compositeurs dont chaque atmosphère renvoie inĂ©luctablement Ă  leur enfance, et Ă  la figure de leurs parents. La danse est Ă  l’honneur, entraĂ®nante et rythmiquement voluptueuse sous la nef de la formidable acoustique de l’église de Saanen : Danses hongroise et slave de Brahms, de Dvorak ; Pizzicato Polka et Schnellpolka de Johann Strauss. C’est surtout dans la seconde partie du rĂ©cital Ă  4 mains, que les interprètes se rĂ©vèlent davantage inspirĂ©es, ambassadrice d’ambiance tĂ©nues, parmi les plus allusives et intimes, au chatoiement pudique d’une ineffable et secrète cohĂ©rence : Dolly de FaurĂ© – redoutable dans son jeu des mains imbriquĂ©es- fait rĂ©fĂ©rence Ă  une Ĺ“uvre dĂ©cisive pour la constitution du duo ; Scaramouche de Milhaud Ă©tait une pièce vĂ©nĂ©rĂ©e par leur mère ; et l’on comprend la place spĂ©cifique, finale, du Lutoslawski (rare variation sur un thème de Paganini) qui est rĂ©Ă©criture d’une mĂ©lodie bien connue, dont l’implosion progressive indique l’accomplissement d’un passage obligĂ©, celui d’un incessant mouvement recrĂ©ateur ; toutes ces pages amoureusement, intimement Ă©noncĂ©es rĂ©capitulent l’élaboration d’une sensibilitĂ© Ă  4 mains et 2 cĹ“urs, qui sait aujourd’hui, s’ouvrir Ă  de nouvelles expĂ©riences musicales, quitte Ă  prendre des risques toujours stimulants. VoilĂ  pourquoi en bis, Katia et Marielle Labèque jouent leur cher Philipp Glass, un compositeur dont elles sont proches et ont participĂ© Ă  la progressive reconnaissance, Ă  une Ă©poque oĂą personne ne le considĂ©rait vĂ©ritablement. Investi, riche, divers, Ă  la fois Ă©clectique mais profondĂ©ment unitaire, le rĂ©cital diffuse une remarquable maĂ®trise, un temps suspendu alors qu’à quelques kms de lĂ , foudroyait la tragĂ©die du massacre de Nice en France. Instant prĂ©cieux en temps de barbarie.

 

 

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menuhin yehudi violonCONCERT HOMMAGE pour le CENTENAIRE YEHUDI MENUHIN. Le lendemain 15 juillet, dans la mĂŞme Ă©glise (et repris pour une seconde session le 16), le britannique Paul McCreesh dirige le concert hommage officiel cĂ©lĂ©brant le centenaire de la naissance du fondateur Yehudi Menuhin. Eglise comble, officiels en rangs serrĂ©s, venus applaudir les discours prĂ©alables de la famille Menuhin dont la mĂ©moire c’est Ă  dire les valeurs artistiques et morales sont de fait, toujours vivaces : ouverture, transmission, Ă©changes… Paul McCressh dirige ses effectifs (Gabrieli Consort & Players) dans le Requiem de Mozart (version rare – du moins mĂ©connue en France-, signĂ©e Franz Beyer propre aux annĂ©es 1970, plus efficace et dramatique, moins Ă©dulcorĂ©e que celle ordinairement jouĂ©e et qui comprend les maladresses et redites de l’élève de Wolfgang, SĂĽsmayer). Le sens des contrastes, la vibrante expressivitĂ© des tutti, – la vitalitĂ© gĂ©nĂ©rale des pointes solistiques (belle plasticitĂ© du timbre de la soprano Charlotte Beament) affirment le tempĂ©rament du chef, qui sculpte la matière orchestrale et le tissu choral avec un tempĂ©rament acĂ©rĂ©, celle d’un fauve concentrĂ©, soucieux d’allant et d’équilibre.
Auparavant, les choristes ont imposĂ© leur maĂ®trise dans leur langue natale, dans l’Hymne to St. Cecilia – prière et lamento de 10 minutes d’une impeccable tenue : sublime lecture de Britten sur le baroque britannique qui l’a prĂ©cĂ©dĂ©. En bis, les effectifs – chanteurs seuls, entonnent un motet d’Elgar, compositeur qui occupe actuellement chef et chanteurs, pour un enregistrement rĂ©cemment Ă©laborĂ© avant cet Ă©tĂ© 2016. La beautĂ© des paysages montagneux de Gstaad ne fait pas uniquement l’attrait d’un festival unique en Europe. La diversitĂ© des programmes, l’activitĂ© des 5 acadĂ©mies professionnalisantes pour les jeunes musiciens et chanteurs, et que peuvent suivre les festivaliers pas Ă  pas, expliquent la pertinence du Festival suisse laissĂ© en hĂ©ritage par le lĂ©gendaire Menuhin.

 

 

 

A NE PAS MANQUER

 


5 prochains temps forts du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy

(à l’affiche jusqu’au 3 septembre 2016) :

 

 

en juillet 2016 :

1 – 25 juillet 2016 : dans la sublime Ă©glise de Launen (et son dĂ©cor montagneux de rĂŞve !), le volet III du cycle hommage Ă  Menuhin par le pianiste Andras Schiff

2 – 28 juillet 2016 : premier volet des sessions de la Conducting Academy / AcadĂ©mie de direction d’orchestre : les festivaliers dĂ©couvrent alors les tempĂ©raments de chaque jeune maestro apprentis, d’autant plus sollicitĂ©/exposĂ©, que chacun est invitĂ© ainsi Ă  diriger l’orchestre du Festival. ExpĂ©rience unique en Europe.

en août 2016 :

1 – 17 aoĂ»t 2016 : concert final de l’AcadĂ©mie de direction avec la remise du prix Neeme Pärvi (tente du Festival)

2 – Cycle Lang Lang : le pĂ©dagogue sous la tente du Festival, le 26 aoĂ»t 2016 (15h) ; puis le rĂ©citaliste, mĂŞme lieu le 27 aoĂ»t 2016, 19h30, dans Les Saisons de Tchaibkovk (un programme rĂ©cemment dĂ©fendu par classiquenews, LIRE notre critique du dvd Lang Lang joue les Saisons de Tchaikovsky dans la Galerie des Glaces de Versailles, enregistrĂ© en juin 2015)

en septembre 2016 :

Symphonie de Beethoven (9ème), sujet rĂ©interprĂ©tĂ© et rĂ©arrangĂ© pour les lycĂ©ens des cantons de Berne, soit le 2 septembre 2016 Ă  19h30. Yehudi Menuhin fondateur du Festival de Gstaad entendait dĂ©fendre coĂ»te que coĂ»te la transmission vers les jeunes et les familles, l’accès et la sensibilisation Ă  l’adresse d’un très large public… pari toujours relevĂ© et rĂ©ussi aujourd’hui comme en tĂ©moigne ce concert performance qui engage directement les jeunes spectateurs et leurs familles.

  
 
 
 

Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60è édition du Festival) :
http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/

LIRE AUSSI notre présentation complète du Festival GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016

SUISSE : festival de GSTAAD, Ă  partir du 14 juillet 2016

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsSUISSE : festival de GSTAAD, à partir du 14 juillet 2016. Premiers concerts à Gstaad en Suisse, les 14, 15, 16 juillet 2016. Le premier festival estival en Suisse, poursuit l’activité de Yehudi Menuhin, son fondateur, en accordant excellence des programmes défendus par des grands interprètes (solistes, chefs, orchestres) et transmission et programmes pédagogiques en direction des publics et des familles sans omettre les jeunes musiciens (car le festival est aussi une académie). Cette année, ouverture avec le piano à quatre mains des soeurs Katia et Marielle Labèque, le jeudi 14 juillet à 19h30 (église de Saanen : Tchaikovski, Schumann, Brahms, Gershwin… RESERVEZ.

Puis vendredi 15 juillet Ă  19h30 (mĂŞme lieu), Requiem de Mozart Ă  la mĂ©moire de Yehudi Menuhin, couplĂ© avec deux oeuvres de JS Bach et Britten(Hymn to St Caecilia) – Paul McCreesh, Gabrieli Consort / repris samedi 16 juillet, mĂŞmes heure et lieu. RESERVEZ

Samedi 16 à 10h30 (Chapelle de Gstaad : récital de la jeune pianiste Danae Dörken « jeune étoile » du festival 2016 : Brahms, Janacek, Schubert)… RESERVEZ

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Festival de GSTAAD – GSTAAD Menuhin Festival & Academy, du 14 juillet au 3 septembre 2016. Tous les concerts, tous les artistes sur le site du festival de Gstaad 2016

LIRE aussi notre présentation complète du Festival avec l’entretien avec le directeur artistique Christoph Müller

Centenaire Yehudi Menuhin sur Arte

menuhin yehudi violonARTE. JOURNEE YEHUDI MENUHIN, dimanche 1er mai 2016,18h30, 22h50, 00h45. Le 22 avril 2016 a marqué le centenaire du violoniste prodige, véritable légende du violon, tant par sa divine musicalité, sa sonorité angélique, lumineuse, divine que l’éclat moral de sa personnalité, sans omettre ses engagements humanistes et fraternels, actes de courage et solidaire, hors du milieu strictement classique. Décédé en décembre 1999, Sir Yehudi Menuhin incarne l’excellence de l’artiste et la passion généreuse de l’homme, complice citoyen et citoyen du monde, diffusant partout autant que possible le chant transcendant de son violon enchanteur. Violoniste et chef d’orchestre, le musicien a su aussi s’ouvrir à d’autres formes, d’autres cultures afin de renouveler toujours le formidable don qu’il avait su recueillir, cultiver, entretenir, perfectionner; Menuhin fut aussi un pédagogue, un passeur d’un formidable charisme. Arte lui rend hommage en 3 étapes, demain dimanche 1er mai 2016.

 

 

Yehudi menuhin cd review critique Prodige-violon-Yehudi-Menuhin-portait-aussi-valeurs-humanistes_0_730_657

 

 

 

 

 

 

 

 

3 RVS sur ARTE

Dimanche 1er mai 2016 

 

 

 

18h30

Yehudi Menuhin et Herbet von Karajan. La caméra d’Henri-Claude Cluzot fixe laarte_logo_2013 complicité du soliste et du chef mythiques. En 1966, le réalisateur filme répétition puis concert du Concerto pour violon n°5 en la majeur de Mozart : entretien riche et croisé entre deux monstres sacrés, curieux, généreux, exigeants… 43 mn

22h50

Portrait : Yehudi Menuhin, le violon du siècle

Documentaire

00h45

Hommage Ă  Yehudi Menuhin

Concert hommage

 

 

 

LIRE aussi notre dossier présentation de la série de rééditions discographiques publiées pour le Centenaire Yehudi Menuhin par Warner classics

 

 

 

 

CD, réédition: Centenaire Yehudi Menuhin par Warner classics

Yehudi menuhin cd review critique Prodige-violon-Yehudi-Menuhin-portait-aussi-valeurs-humanistes_0_730_657CD, rĂ©Ă©dition: Centenaire Yehudi Menuhin par Warner classics. Le 22 avril 2016 naissait, new yorkais, le violoniste virtuose Yehudi Menuhin. Si Dieu Ă©tait un son, il serait le violon de Yehudi Menuhin : on connaĂ®t la cĂ©lèbre dĂ©claration d’Albert Einstein Ă  propos du charisme prĂ©coce du Menuhin pourtant adolescent : “Ce soir vous m’avez prouvĂ© l’existence de Dieu”… dĂ©clarait le tĂ©moin sidĂ©rĂ©. A 10 ans, Yehudi Menuhin Ă©tait dĂ©jĂ  douĂ© d’une maturitĂ© musicale interprĂ©tative phĂ©nomĂ©nale. Warner classics hĂ©riter du fonds Menuhin cĂ©lèbre donc le centenaire de la naissance du violoniste mythique nĂ© en 1916 et fait exceptionnel pour un artiste, autant humaniste convaincu militant, citoyen du monde pacifiste et altruiste que fin musicien. L’homme et l’instrumentiste dans son cas ne font qu’un : d’une rare force morale et artistique. Mais Menuhin fut aussi douĂ© d’une gĂ©nĂ©rositĂ© et d’une curiositĂ© peu communes qui demeurent exemplaires… Son legs comme c’est le cas de Karajan pour DG par exemple, montre l’Ă©tendue d’une sensibilitĂ© Ă  la palette très large : soit 80 cd (remastĂ©risĂ©s) / 11 dvd et un livre en un coffret composant l’Ă©dition “magistrale” Yehudi Menuhin 1916 – 2016 ; ou 80 cd en 5 coffrets sĂ©parĂ©s (intitulĂ©s “The Menuhin Century”), complĂ©tĂ©s par quelques titres complĂ©mentaires et thĂ©matisĂ©s (“Le Violon du siècle” en 2cd, ou 1 dvd ; “Yehudi Menuhin pour les enfants”, “Yehudi Menuhin avec Ravi Shankar” en single…). PlutĂ´t qu’une intĂ©grale bien sage et trop classique, Warner mise avec raison sur une approche thĂ©matique qui Ă©vite les doublons car le violoniste lĂ©gendaire a enregistrĂ© Ă  plusieurs reprises ses Ĺ“uvres fĂ©tiches qui Ă©taient  nombreuses (Bach, Mozart, Mendelssohn…). Si la somme constituĂ©e est incomplète, l’apport et son approche Ă©ditoriale sont justes, plutĂ´t passionnants. Ainsi le coffret unique ou ceux dĂ©multipliĂ©s autonomes comprennent plusieurs inĂ©dits gravĂ©s en concert, permettant de mesurer le charisme de l’interprète sur le vif, capable d’intĂ©rioritĂ© et de tension, de gravitĂ© lumineuse, d’innocence prĂ©servĂ©e, de compassion fraternelle… C’est peu dire que Menuhin a nourri son archet d’un supplĂ©ment d’âme ; Ă  techniques Ă©gales, beaucoup de solistes actuels n’atteignent pas Ă  cette simplicitĂ©, cette Ă©vidence stylistique qui sert la musique plutĂ´t que de se servir d’elle pour faire vibrer leur Ă©go narcissique, souvent dĂ©mesurĂ©. Il est vrai nourri par un marketing outrancier, tapageur.

 

 

 

 

CLIC_macaron_2014Le violoniste au son angĂ©lique, divin, incandescent et quasi immatĂ©riel ; le chambriste, partenaire inspirĂ© en duo fraternel au sens strict avec sa sĹ“ur Hephzibah ; mais aussi le chef d’orchestre avec son orchestre Ă  Bath… sont Ă©voquĂ©s : ils ressuscitent grâce Ă  cette collection en 80 cd. A tous les moments de sa vie de citoyen comme d’artiste concernĂ©, Yehudi Menuhin semble rĂ©inventer son propre son, soucieux de son Ă©vidence et du sens de son geste, plutĂ´t que de sa sonoritĂ© dĂ©monstrative. Parmi nos coffrets prĂ©fĂ©rĂ©s, -parmi ceux que la RĂ©daction de Classiquenews a reçu, soulignons la valeur des cycles suivant :

 

Hephzibah yehudi menuhin complete recordings 20 cd warner classics classiquenews review critique cd1 – “Complete recordings with Hephzibah Menuhin” / IntĂ©grale des enregistrements avec Hephzibah Menuhin, piano / 1933 – 1978 : 20 cd oĂą violon et piano dansent, dialoguent, s’embrasent chez Mozart, Beethoven, Brahms, Lekeu, Franck, Enescu, Bartok, Elgar… (Sonates, duos, trios, Concertos…). Les deux âmes fusionnent et s’exaltent vĂ©ritablement en une entente prodigieuse, un miracle fraternel et mĂŞme gĂ©mellaire sur le plan musical qui semble rĂ©activer le modèle historique lĂ©gendaire sousjacent, celui baroque et nĂ©oclassique des enfants Mozart, Wolfgang et Nannerl. DĂ©cĂ©dĂ©e en 1981, la sĹ“ur tant aimĂ©e laisse un Menuhin Ă  jamais orphelin d’une totalitĂ© perdue.

 

Unpublished recordings and Rareties2 – “Unpublished recordings and Rareties” / inĂ©dits et raretĂ©s” : c’est le coffret essentiel de la sĂ©rie, celui qui collant Ă  l’angle thĂ©matique, rĂ©vèle plusieurs enregistrements inconnus d’autant plus prĂ©cieux sur l’art de Menuhin, de surcroĂ®t dans des partitions souvent rares, dont le choix dĂ©voile aussi l’Ă©tendue du rĂ©pertoire abordĂ© et l’intelligence dans sa gestion progressive  ; les annĂ©es 1930 et 1940 constituent un socle (Bach, Beethoven, Bruch, Tartini, Ravel, Kreisler… mais aussi les baroques Locatelli et Haendel, sans omettre Dvorak, Bartok…) ; les annĂ©es 1950 donc l’après guerre, ouvrent de nouveaux champs d’exploration : Lalo, Paganini aux cĂ´tĂ©s des immortels inusables Mendelssohn, Mozart… (jusqu’en 1958) ; Warner ajoute un cycle inoubliable par sa musicalitĂ© profonde et subtile, alliance nĂ©e d’une entente fraternelle et d’une complicitĂ© humaine et artistique : les 2 cd en duo avec Gerald Moore (Wienewski, Kreisler, Corelli, Sarasate, Debussy… 1947-1968) ;  les piliers de l’accomplissement Menuhin demeurent ici, rĂ©vĂ©lĂ©s dans leur intensitĂ© intĂ©rieure : les 2 cd Bach (violon / clavecin – George Malcolm : 1961) ; les Concertos de Viotti, Bruch (1971-1976 dont Bruch donc avec Adrian Boult, LSO – 1971), les Sonates de Brahms (Louis Kentner, piano /1980), sans omettre rĂ©vĂ©lateurs d’une curiositĂ© Ă  360° y compris dans les dernières annĂ©es : 12 Sonates opus 5 pour violon et continuo de Corelli (le plus solaire des Baroques ?, comme Menuhin : avec George Malcolm au clavecin et Robert Donington comme gambiste / 2 cd Londres 1978-1979), les Concertos de Leclair et Tartini (Polish chamber orchestra / 1983). Le classement chronologique des 22 cd ainsi rĂ©unis facilite leur Ă©coute et rĂ©tablit l’Ă©volution du goĂ»t comme du style de Yehudi Menuhin. On peut relever ici et lĂ , dĂ©fis et rĂ©alitĂ©s des live mais aussi vieillissement inĂ©luctable de l’expĂ©rience et du parcours artistique, une justesse alĂ©atoire et une main moins sĂ»re surtout Ă  partir de 1961… qu’importe, la perfection n’Ă©tant pas humaine, – et ailleurs, l’Ă©quitĂ© et la sincĂ©ritĂ© Ă©tant toujours omniprĂ©sentes, le geste Menuhin dans sa globalitĂ©, reste irrĂ©sistible. Indispensable.

 

yehudi menuhin pour les enfants enfant magicien instruments de l'orchestre warneer classics3 – Yehudi Menuhin pour les enfants : les 2 cd soulignent Ă©videmment le souci du violoniste pour la transmission : toute une vie dĂ©diĂ©e Ă  l’accessibilitĂ© de la musique et son explication au plus grand nombre comme aux plus jeunes. Le cd1 raconte la vie de Yehudi Menuhin, texte clair et prenant, illustrĂ© par une collection de pièces courte mais Ă©vocatrices jouĂ©es par Menuhin lui-mĂŞme. Le cd2, permet au chef violoniste de prendre la parole et d’expliquer les instruments de l’orchestre par familles (cordes, bois, cuivres, enfin harpe, cĂ©lesta et percussions – avec les membres du Philharmonia Orchestra)… jubilatoire.

 

4 – DVD. Ne manquez pas d’acquĂ©rir  non plus le dvd rĂ©Ă©ditĂ© pour le centenaire 2016 : “YEHUDI MENUHIN : Le violon du siècle / The violin of the century”, documentaire de B. Monsaingeon, 1994 – Euroarts / Warner. Profil acĂ©rĂ©, silhouette nerveuse et regard vif : Yehudi Ă©tait aussi un interprète au charme saisissant…

 

 

 

 

CLIC_macaron_2014CD, rĂ©Ă©dition: Centenaire Yehudi Menuhin par Warner classics. InĂ©dits remarquables, son remastĂ©risĂ©s, sĂ©lection pertinente : autant de qualitĂ©s qui font la très haute valeur des coffrets Yehudi Menuhin Ă©ditĂ©s par Warner classics, pour son centenaire 2016. + d’infos sur le site de WARNER classics / VISITER aussi la page dĂ©diĂ©e Ă  l’Ă©dition Yehudi Menuhin 2016 sur le site de Warner classics

Yehudi Menuhin, centenaire 2016

menuhin yehudi violon engagement review critique portrait classiquenews centenary centenaire 2016Anniversaire Yehudi Menuhin (1916-1999) : le centenaire Menuhin 2016. Musicien fraternel.  Le 22 avril 2016 marque les 100 ans du violoniste et chef amĂ©ricain Yehudi Menuhin, figure majeure de l’histoire musicale du XXè et pour tous les artistes et interprètes, un modèle moral d’abnĂ©gation, de gĂ©nĂ©rositĂ©, d’humanisme… PrĂ©cocitĂ©, richesse du rĂ©pertoire, souci des crĂ©ations, mais aussi finesse et intelligence voire subtilitĂ© musicale, autant de facettes dĂ©rivĂ©es de ses maĂ®tres (lĂ©gendaires) dont les premiers restent Enesco (dont il est l’Ă©lève dès 1927 Ă  11 ans!) et Adolf Busch (aux Ă©tĂ©s 1929 et 1930), Yehudi Menuhin est la grande figure du violoniste, virtuose et humaniste. A la perfection d’une puretĂ© expressive et poĂ©tique absolue, l’interprète ajoute l’Ă©vidence de la grâce, la prĂ©sence tangible de l’âme en musique ; l’enfant, l’adolescent respire musique, pense musique, vit musique ; soucieux de rĂ©vĂ©ler au monde, l’harmonie dont l’homme est capable, Yehudi Menuhin n’eut de cesse d’incarner cet idĂ©al du spirituel et du sensuel, du fraternel et de l’universel, dĂ©jĂ  par lui-mĂŞme (union / fusion esprit et corps rĂ©alisĂ©es grâce au yoga qu’il pratiqua quotidiennement), afin d’exprimer et de communiquer tangiblement les bĂ©nĂ©fices de la musique pour tous. NĂ© en 1916, dĂ©cĂ©dĂ© en 1999, le violoniste et chef amĂ©ricain traverse tout le XXè, recueillant les souffrances de ses contemporains telles des sources de dĂ©passements fraternels majeurs, rĂ©vĂ©lant pour tous combien la musique est ce baume au coeur, ce medium permettant de vaincre la violence et la barbarie par une remise en ordre, en harmonie de la sociĂ©tĂ© humaine.

Comme Rostropovitch, le travail artistique de Menuhin est surtout un engagement pour l’humanitĂ©. Jouer c’est penser, communiquer, exprimer avec l’autre. Souffrir et grandir avec lui. De son enfance Ă  l’âge adulte, Menuhin a su conserver son innocence et son espĂ©rance intactes. Une acuitĂ© qui relève de l’omniscience comme un gardien de la puretĂ© pourtant Ă©prouvĂ©e (par les guerres et les atrocitĂ©s de la barbarie environnante).

PACIFICATEUR pour le grand pardon. Le jeune homme tolĂ©rant, apĂ´tre de la rĂ©conciliation, sut rĂ©gĂ©nĂ©rer le dernier Bartok auquel il commandait la Sonate pour violon, dernier sommet d’un crĂ©ateur accablĂ©, usĂ© ; de mĂŞme, il sut dĂ©fendre le vieux Furtwängler, suspectĂ© de connivence passive avec le nazisme : Menuhin lui apporta un soutien indĂ©fectible pour sa dĂ©nazification (Berlin, septembre 1947). Dans l’adversitĂ©, les hommes sont touts frères, se soutenant, s’Ă©paulant, se comprenant : une vision humaniste et rĂ©solument pacifique que tend Ă  affirmer et transmettre le chef Daniel Barenboim vis Ă  vis du conflit Israelo-Palestinien… C’est pourquoi dans tous les fronts oĂą Menuhin s’affirma, il faut voire et le musicien et l’homme sublime, Ă©blouissant littĂ©ralement par sa hauteur de vue et sa discipline morale. Le violon compassionnel de Yehudi Menuhin se distingue entre tous : il a souffert avec tous, quand tous aujourd’hui veulent briller individuellement en se rĂ©clamant de sa figure.

Il faut Ă©couter le violoniste sage, humaniste soucieux du sens comme du salut, dans Bach et Mozart, mais aussi comme chambriste (avec Kempff dans Beethoven) surtout pilier rayonnant d’une mĂ©canique familiale, jouant avec son fils Jeremy et sa soeur cadette Hephzibah, sa cadette, aussi voire plus musicienne encore que lui… A tout un chacun, Yehudi Menuhin aura dĂ©voilĂ© la force spirituelle de la musique pour le bienfaits des hommes, pour l’Ă©volution heureuse de nos sociĂ©tĂ©s.

PEDAGOGUE. Son activitĂ© altruiste se concrĂ©tise entre autres en Angleterre oĂą il fonde l’Ecole Menuhin Ă  Cobham (Surrey, en 1962), puis en Suisse Ă  Gstaad (il est devenu citoyen suisse en 1970) dont l’actuel Festival souhaite perpĂ©tuer sa conception de la musique, entre dĂ©passement artistique et engagement humaniste. En 1994, le violoniste anobli par la Reine (1993), crĂ©e le programme MUSE, cycle d’Ă©ducation artistique pour les enfants pour prĂ©venir les effets de la violence et du racisme comme de tous les extrĂŞmismes. Donner une voix Ă  ceux qui en sont privĂ©s, rĂ©duire l’exclusion, favoriser l’entente et le partage grâce Ă  l’art et Ă  la musique…

En gĂ©nĂ©ral, ses concerts d’après guerre, après la douleur et la compassion des temps de guerre, sont les meilleurs de sa carrière de rĂ©citaliste ; ainsi les programmes Beethoven Brahms, Mendelssohn des annĂ©es 1950, certains sujets d’enregistrements, sont-ils particulièrement vĂ©nĂ©rĂ©s. Ouvert, tolĂ©rant, curieux, ayant comme Bernstein le goĂ»t des autres, Menuhin expĂ©rimente de nouvelles orientations musicales au grĂ© de ses rencontres ; deux seront marquantes, parce qu’elles lui apportent le bĂ©nĂ©fice d’un Ă©lĂ©ment jusque lĂ  Ă©tranger Ă  son art (dĂ©jĂ  grand) mais si essentiel pour l’harmonie de son âme artistique : l’improvisation. ExpĂ©rience vĂ©cue et approfondie ainsi avec les instrumentistes Ravi Shankar et le violoniste Stephane Grappelli dont les concerts ensemble dans les annĂ©es 1980 marquent un nouvel accomplissement du mĂ©tier et de l’approche musicale et humaine.

Bilan des éditions spéciales 2016 (celles que nous avons reçues) :

 

menuhin yehudi violon rca classical victor 6 cd review presentation classiquenews compte rendu critique CLASSIQUENEWSYehudi Menuhin : the complete american Victor recordings : 6 enregistrement des dĂ©buts 1929 – 1952 — 6 cd RCA red seal / Sony classical (dont le Concerto de Bruch 1945 et 1951 respectivement avec Pierre Monteux puis Charles Munch ; sans compter l’Ă©blouissant tĂ©moignage Bartok : Concerto pour violon et Sonate avec Antal Dorati et le pianiste Adolph Baller en 1947 et 1949).

menuhin yehudi le violon du siecle 3 cd review compte rendu classiquenews review presentation centenaire MenuhinCoffret Yehudi Menuhin : le violon du siècle (pour reprendre le titre du docu de Monsaingeon) : aperçu de l’art du violoniste amĂ©ricain comme concerttiste dans Bach, Vivaldi (les Quatre saisons), Viotti, Beethoven, Mendelssohn, Tchaikovski, Brahms, Paganini ; comme chambriste (Beethoven, Brahms, Schubert, Mozart, Bach, Franck, FaurĂ© … 3 cd Warner classics

2016 : centenaire de Yehudi Menuhin

menuhin yehudi violon engagement review critique portrait classiquenews centenary centenaire 20162016 : centenaire Yehudi Menuhin. NĂ© en 1916 et dĂ©cĂ©dĂ© en 1999, le violoniste Yehudi Menuhin aurait eu 100 ans en 2016. De nombreuses parutions sont annoncĂ©es et le festival de GSTAAD, qu’il fondĂ© en 1957, cĂ©lèbre particulièrement le centenaire du musicien, dont la puretĂ© du son comme l’intĂ©gritĂ© humaine et l’engagement humaniste ont Ă©bloui le monde musical au XXème siècle. L’angĂ©lisme dĂ©chirant de l’innocence chez l’enfant prodige Ă  la virtuositĂ© Ă©tonnament prĂ©coce, puis les combats fraternels du citoyen du monde fondent ici une biographie en forme d’Ă©thique : la musique est d’abord un combat moral. Yehudi Menuhin comme Mitslav Rostropovitch incarne d’abord une conscience qui est exigence ; rien de marketing dans ses choix : tout converge vers l’Ă©tonnante cohĂ©rence de son legs et de son activitĂ© comme interprète. L’enfant formĂ© Ă  San Francisco, Ă©duquĂ© très tĂ´t Ă  l’Ă©cole de la grâce la plus exigeante, celle de Bach et de Mozart, affirme mieux que tout autre – ses contemporains Oistrakh ou Isaac Stern-, une souveraine musicalitĂ©, une intelligence naturelle, lumineuse, irrĂ©sistible. Ce dès ses premiers concerts et enregistrements. Dès 13 ans (en 1929), le jeune Menuhin, touchĂ© par le sublime incarnĂ©, joue sous la direction de Bruno Walter. C’est dire. Un phare dans un monde bientĂ´t condamnĂ© Ă  l’apocalypse. En 1927, il avait rencontrĂ© son maĂ®tre Ă  Paris, George Enescu.
Jeune gĂ©nie du violon, Menuhin multiplie les engagements au risque de perdre l’Ă©quilibre indispensable Ă  une bonne conscience musicale. En crise, l’adolescent de 18/19 ans, se retire pour rĂ©flĂ©chir et marquer une pause salvatrice. Il reprendra du service en 1938 auprès des AlliĂ©s, insufflant l’espĂ©rance auprès des jeunes soldats.
Le tĂ©moin de la seconde guerre et de la barbarie nazie sait après le conflit qui a dĂ©cimĂ© l’Europe, tendre la main, Ĺ“uvrer pour la rĂ©conciliation, la tolĂ©rance et l’espoir : tout ce que l’homme peut dĂ©fendre de grand, sublime, beau… Yehudi Menuhin est lĂ  pour le dĂ©fendre et le montrer, le cultiver, l’encourager sans limites. Un forcenĂ© de l’idĂ©al et de la beautĂ©. Ainsi Ă  New York, Menuhin sait “sauver” le dernier Bartok, en lui commandant l’une de ses dernières Ĺ“uvres, la sublime Sonate pour violon : un nouvel Ă©clair tranchant les tĂ©nèbres, inspirĂ© par un ange descendu sur terre pour sauver les hommes.
Soucieux de transmettre et de susciter les jeunes vocations, Yehudi Menuhin fonde l’Ă©cole Menuhin en Angleterre dès 1963, pĂ©pinière rĂ©servĂ©e aux jeunes violonistes ; puis en 1977, l’AcadĂ©mie de musique de Gstaad pour les jeunes musiciens sur instruments Ă  cordes. En 1993, la reine Elizabeth II l’anoblit.
yehudi-menuhin11Au parti des Justes, Yehudi qui (comme Bush, Serkin, Casals Ă  contrario de tant d’autres) n’a jamais pactisĂ© avec les hitlĂ©riens , sait encore secourir le chef Furtwängler, suspectĂ© d’ambivalence après la guerre… le message fraternel de Menuhin se veut universel. Outre son violon accrochĂ© au niveau des Ă©toiles et de la poĂ©sie pure (ce qu’a peint Chagall), Menuhin affiche pour l’Ă©ternitĂ©, un sourire indĂ©fectible, ce mĂŞme en dĂ©pit de la souffrance Ă  laquelle l’instrumentiste, toujours svelte et autodisciplinĂ©, a rĂ©servĂ© une Ă©coute particulière : souffrir avec l’autre, c’est ĂŞtre proche, ĂŞtre frère. Aimer l’autre, jouer. RĂ©enchanter le monde et inspirer les hommes. Notre Ă©poque oĂą règnent le zapping et l’absence de figures aussi charismatiques, la violence et les conflits de toute sorte, aurait bien besoin de tels piliers fraternels. Le message et le legs de Yehudi Menuhin conservent aujourd’hui toute leur actualitĂ©. Parcours admirable.