GSTAAD (Suisse): Festival et Académie Yehudi Menuhin, jusqu’au 3 septembre 2016

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsGSTAAD (Suisse), Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 : jusqu’au 3 septembre 2016. S’il ne fallait suivre qu’un seul festival musical en Suisse cet été, ce serait assurément celui fondé il y a 60 ans par le légendaire Yehudi Menuhin. A Gstaad, mais aussi à Saanen, surtout sous la fameuse tente blanche, promesse des grands concerts symphoniques (entre autres), se déroule l’un des cycle de musique classique parmi les plus convaincants, associant les grands noms de l’interprétation actuelle sans omettre les jeunes académiciens apprentis qui apprennent leur futur métier et que les festivaliers peuvent suivre et encourager à chaque session…, ce dans les 5 disciplines désormais présentes à Gstaad (piano, cette année avec Lang Lang ; chant avec la mère de Cecilia Bartoli ; flûte et musique baroque, enfin, volet important permettant de mesurer les progrès des candidats placés à la tête de l’orchestre du Festival, l’académie de direction d’orchestre, conduit par le maestro Neeme Järvi)…

Depuis la mi juillet et en août et septembre 2016, GSTAAD 2016 ce sont 70 concerts dans tous les genres (récitals instrumentaux et lyriques, concerts symphoniques, musique de chambre…), soit une fête permanente à voire au rythme de l’été et dans le cadre d’une nature enchanteresse où les jeunes et les familles sont particulièrement choyés.

 

 

Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60è édition du Festival) :
http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/

 

 

 

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LIRE notre compte rendu des premiers concerts du Festival 2016 (14, 15 et 16 juillet 2016) et découvrez nos temps forts de l’édition du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016.

 

 

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VIDEO. VOIR aussi notre reportage exclusif GSTAAD 2016, réalisé au moment des premiers concerts du Festival 2016 (avec les sœurs Labèque, Paul McCreesh, la jeune pianiste Danae Dörken, et Christoph Müller, directeur artistique et intendant du Festival…)

 

 

 

GSTAAD (Suisse) : Yehudi Menuhin Festival & Academy, jusqu’au 3 septembre 2016

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsGSTAAD (Suisse), Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 : jusqu’au 3 septembre 2016. S’il ne fallait suivre qu’un seul festival musical en Suisse cet été, ce serait assurément celui fondé il y a 60 ans par le légendaire Yehudi Menuhin. A Gstaad, mais aussi à Saanen, surtout sous la fameuse tente blanche, promesse des grands concerts symphoniques (entre autres), se déroule l’un des cycle de musique classique parmi les plus convaincants, associant les grands noms de l’interprétation actuelle sans omettre les jeunes académiciens apprentis qui apprennent leur futur métier et que les festivaliers peuvent suivre et encourager à chaque session…, ce dans les 5 disciplines désormais présentes à Gstaad (piano, cette année avec Lang Lang ; chant avec la mère de Cecilia Bartoli ; flûte et musique baroque, enfin, volet important permettant de mesurer les progrès des candidats placés à la tête de l’orchestre du Festival, l’académie de direction d’orchestre, conduit par le maestro Neeme Järvi)…

Depuis la mi juillet et en août et septembre 2016, GSTAAD 2016 ce sont 70 concerts dans tous les genres (récitals instrumentaux et lyriques, concerts symphoniques, musique de chambre…), soit une fête permanente à voire au rythme de l’été et dans le cadre d’une nature enchanteresse où les jeunes et les familles sont particulièrement choyés.

 

 

Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60è édition du Festival) :
http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/

 

 

 

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LIRE notre compte rendu des premiers concerts du Festival 2016 (14, 15 et 16 juillet 2016) et découvrez nos temps forts de l’édition du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016.

 

 

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VIDEO. VOIR aussi notre reportage exclusif GSTAAD 2016, réalisé au moment des premiers concerts du Festival 2016 (avec les sœurs Labèque, Paul McCreesh, la jeune pianiste Danae Dörken, et Christoph Müller, directeur artistique et intendant du Festival…)

 

 

 

REPORTAGE : GSTAAD MENUHIN Festival & Academy, présentation

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsREPORTAGE VIDEO : notre immersion au GSTAAD Menuhin Festival & Academy (Suisse) — Depuis 60 ans (à l’été 2016), le Gstaad Menuhin Festival & Academy fait rayonner depuis Gstaad et Saanen en Suisse, les valeurs du violoniste et chef d’orchestre Yehudi Menuhin dont le Centenaire de la naissance a été aussi fêté en juillet 2016 : ouverture, générosité, transmission et partage. De fait, l’actuel directeur artistique et intendant Christoph Müller défend une offre très équilibrée entre concerts et expérience pédagogique à destination des musiciens amateurs et musiciens professionnels. Tous les publics sont invités à Gstaad chaque été pour y découvrir les grands interprètes (Lang Lang, Sol Gabetta, Katia et Marielle Labèque,…) mais aussi les jeunes talents (cycle des “Matinées des jeunes étoiles”), s’émerveiller des grands orchestres et des chefs renommés invités sous la fameuse tente blanche à les diriger… Présentation par Christoph Müller, intendant et directeur artistique. REPORTAGE EXCLUSIF © studio CLASSIQUENEWS.COM — Réalisation : Philippe-Alexandre Pham / © 2016

COMPTE RENDU des premiers concerts du Gstaad Menuhin Festival et Academy 2016 :

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsCompte rendu, Festivals. GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Suisse). Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016. Plutôt tourné vers l’Est de la Suisse c’est à dire du côté germanique (vers Bern, Zurich…), le festival fondé il y a 60 ans par Yehudi Menuhin à Gstaad, au delà de Montreux et Lausanne, défend depuis ses débuts en 1977 et la direction du violoniste légendaire, les valeurs que l’auguste musicien a portées et qui fondent toujours la flamboyante activité de l’événement (en 2016, pas moins de 70 concerts de juillet à septembre) : le mélange des genres, l’interaction avec le paysage majestueux des cimes alpines, surtout la transmission et la pédagogie, d’où, portées et développées par Christoph Müller, actuel intendant et directeur artistique, ses pas moins de 5 académies, toutes promesses à des sessions de travail passionnant, et pour le public, des concerts finaux qui aux côtés des programmes défendus par les artistes renommés invités, constituent tout l’intérêt du Festival Suisse. Ainsi, en plus d’une académie dédiée aux cordes, aux chant, au Baroque, et au piano, Gstaad organise aussi chaque été, une académie de direction d’orchestre sous la houlette du maestro Neeme Järvi. De quoi enrichir en fin de session, le fameux concert de l’Académie, qui couronne un nouveau jeune maestro à la tête de l’orchestre du Festival : cette année, les festivaliers pourront suivre les avancées des candidats académiciens les 1er, 9 puis 17 août (avec pour cette dernière session, sous la tente blanche du Festival, la remise du prix Neeme Järvi au meilleur d’entre eux). LIRE notre compte rendu complet des premiers concerts 2016…

 

 

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GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016. Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016.

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsCompte rendu, Festivals. GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Suisse). Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016. Plutôt tourné vers l’Est de la Suisse c’est à dire du côté germanique (vers Bern, Zurich…), le festival fondé il y a 60 ans par Yehudi Menuhin à Gstaad, au delà de Montreux et Lausanne, défend depuis ses débuts en 1977 et la direction du violoniste légendaire, les valeurs que l’auguste musicien a portées et qui fondent toujours la flamboyante activité de l’événement (en 2016, pas moins de 70 concerts de juillet à septembre) : le mélange des genres, l’interaction avec le paysage majestueux des cimes alpines, surtout la transmission et la pédagogie, d’où, portées et développées par Christoph Müller, actuel intendant et directeur artistique, ses pas moins de 5 académies, toutes promesses à des sessions de travail passionnant, et pour le public, des concerts finaux qui aux côtés des programmes défendus par les artistes renommés invités, constituent tout l’intérêt du Festival Suisse. Ainsi, en plus d’une académie dédiée aux cordes, aux chant, au Baroque, et au piano, Gstaad organise aussi chaque été, une académie de direction d’orchestre sous la houlette du maestro Neeme Järvi. De quoi enrichir en fin de session, le fameux concert de l’Académie, qui couronne un nouveau jeune maestro à la tête de l’orchestre du Festival : cette année, les festivaliers pourront suivre les avancées des candidats académiciens les 1er, 9 puis 17 août (avec pour cette dernière session, sous la tente blanche du Festival, la remise du prix Neeme Järvi au meilleur d’entre eux).

 

 

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labeque katia et marielle piano quatre mains classiquenewsLES LABEQUE EN OUVERTURE… Déjà invitées en 2011, dans le Boléro de Ravel à quatre mains, les soeurs Labèque, Katia et Marielle, ouvrent le festival 2016 ce 14 juillet, dans un programme idéalement respectueux de la thématique générale « Musique & famille » ; de fait, les deux pianistes, à la complicité fusionnelle, abordent une collection de pièces de différents compositeurs dont chaque atmosphère renvoie inéluctablement à leur enfance, et à la figure de leurs parents. La danse est à l’honneur, entraînante et rythmiquement voluptueuse sous la nef de la formidable acoustique de l’église de Saanen : Danses hongroise et slave de Brahms, de Dvorak ; Pizzicato Polka et Schnellpolka de Johann Strauss. C’est surtout dans la seconde partie du récital à 4 mains, que les interprètes se révèlent davantage inspirées, ambassadrice d’ambiance ténues, parmi les plus allusives et intimes, au chatoiement pudique d’une ineffable et secrète cohérence : Dolly de Fauré – redoutable dans son jeu des mains imbriquées- fait référence à une Å“uvre décisive pour la constitution du duo ; Scaramouche de Milhaud était une pièce vénérée par leur mère ; et l’on comprend la place spécifique, finale, du Lutoslawski (rare variation sur un thème de Paganini) qui est réécriture d’une mélodie bien connue, dont l’implosion progressive indique l’accomplissement d’un passage obligé, celui d’un incessant mouvement recréateur ; toutes ces pages amoureusement, intimement énoncées récapitulent l’élaboration d’une sensibilité à 4 mains et 2 cÅ“urs, qui sait aujourd’hui, s’ouvrir à de nouvelles expériences musicales, quitte à prendre des risques toujours stimulants. Voilà pourquoi en bis, Katia et Marielle Labèque jouent leur cher Philipp Glass, un compositeur dont elles sont proches et ont participé à la progressive reconnaissance, à une époque où personne ne le considérait véritablement. Investi, riche, divers, à la fois éclectique mais profondément unitaire, le récital diffuse une remarquable maîtrise, un temps suspendu alors qu’à quelques kms de là, foudroyait la tragédie du massacre de Nice en France. Instant précieux en temps de barbarie.

 

 

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menuhin yehudi violonCONCERT HOMMAGE pour le CENTENAIRE YEHUDI MENUHIN. Le lendemain 15 juillet, dans la même église (et repris pour une seconde session le 16), le britannique Paul McCreesh dirige le concert hommage officiel célébrant le centenaire de la naissance du fondateur Yehudi Menuhin. Eglise comble, officiels en rangs serrés, venus applaudir les discours préalables de la famille Menuhin dont la mémoire c’est à dire les valeurs artistiques et morales sont de fait, toujours vivaces : ouverture, transmission, échanges… Paul McCressh dirige ses effectifs (Gabrieli Consort & Players) dans le Requiem de Mozart (version rare – du moins méconnue en France-, signée Franz Beyer propre aux années 1970, plus efficace et dramatique, moins édulcorée que celle ordinairement jouée et qui comprend les maladresses et redites de l’élève de Wolfgang, Süsmayer). Le sens des contrastes, la vibrante expressivité des tutti, – la vitalité générale des pointes solistiques (belle plasticité du timbre de la soprano Charlotte Beament) affirment le tempérament du chef, qui sculpte la matière orchestrale et le tissu choral avec un tempérament acéré, celle d’un fauve concentré, soucieux d’allant et d’équilibre.
Auparavant, les choristes ont imposé leur maîtrise dans leur langue natale, dans l’Hymne to St. Cecilia – prière et lamento de 10 minutes d’une impeccable tenue : sublime lecture de Britten sur le baroque britannique qui l’a précédé. En bis, les effectifs – chanteurs seuls, entonnent un motet d’Elgar, compositeur qui occupe actuellement chef et chanteurs, pour un enregistrement récemment élaboré avant cet été 2016. La beauté des paysages montagneux de Gstaad ne fait pas uniquement l’attrait d’un festival unique en Europe. La diversité des programmes, l’activité des 5 académies professionnalisantes pour les jeunes musiciens et chanteurs, et que peuvent suivre les festivaliers pas à pas, expliquent la pertinence du Festival suisse laissé en héritage par le légendaire Menuhin.

 

 

 

A NE PAS MANQUER

 


5 prochains temps forts du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy

(à l’affiche jusqu’au 3 septembre 2016) :

 

 

en juillet 2016 :

1 – 25 juillet 2016 : dans la sublime église de Launen (et son décor montagneux de rêve !), le volet III du cycle hommage à Menuhin par le pianiste Andras Schiff

2 – 28 juillet 2016 : premier volet des sessions de la Conducting Academy / Académie de direction d’orchestre : les festivaliers découvrent alors les tempéraments de chaque jeune maestro apprentis, d’autant plus sollicité/exposé, que chacun est invité ainsi à diriger l’orchestre du Festival. Expérience unique en Europe.

en août 2016 :

1 – 17 août 2016 : concert final de l’Académie de direction avec la remise du prix Neeme Pärvi (tente du Festival)

2 – Cycle Lang Lang : le pédagogue sous la tente du Festival, le 26 août 2016 (15h) ; puis le récitaliste, même lieu le 27 août 2016, 19h30, dans Les Saisons de Tchaibkovk (un programme récemment défendu par classiquenews, LIRE notre critique du dvd Lang Lang joue les Saisons de Tchaikovsky dans la Galerie des Glaces de Versailles, enregistré en juin 2015)

en septembre 2016 :

Symphonie de Beethoven (9ème), sujet réinterprété et réarrangé pour les lycéens des cantons de Berne, soit le 2 septembre 2016 à 19h30. Yehudi Menuhin fondateur du Festival de Gstaad entendait défendre coûte que coûte la transmission vers les jeunes et les familles, l’accès et la sensibilisation à l’adresse d’un très large public… pari toujours relevé et réussi aujourd’hui comme en témoigne ce concert performance qui engage directement les jeunes spectateurs et leurs familles.

  
 
 
 

Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60è édition du Festival) :
http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/

LIRE AUSSI notre présentation complète du Festival GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016

SUISSE : festival de GSTAAD, à partir du 14 juillet 2016

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsSUISSE : festival de GSTAAD, à partir du 14 juillet 2016. Premiers concerts à Gstaad en Suisse, les 14, 15, 16 juillet 2016. Le premier festival estival en Suisse, poursuit l’activité de Yehudi Menuhin, son fondateur, en accordant excellence des programmes défendus par des grands interprètes (solistes, chefs, orchestres) et transmission et programmes pédagogiques en direction des publics et des familles sans omettre les jeunes musiciens (car le festival est aussi une académie). Cette année, ouverture avec le piano à quatre mains des soeurs Katia et Marielle Labèque, le jeudi 14 juillet à 19h30 (église de Saanen : Tchaikovski, Schumann, Brahms, Gershwin… RESERVEZ.

Puis vendredi 15 juillet à 19h30 (même lieu), Requiem de Mozart à la mémoire de Yehudi Menuhin, couplé avec deux oeuvres de JS Bach et Britten(Hymn to St Caecilia) – Paul McCreesh, Gabrieli Consort / repris samedi 16 juillet, mêmes heure et lieu. RESERVEZ

Samedi 16 à 10h30 (Chapelle de Gstaad : récital de la jeune pianiste Danae Dörken « jeune étoile » du festival 2016 : Brahms, Janacek, Schubert)… RESERVEZ

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Festival de GSTAAD – GSTAAD Menuhin Festival & Academy, du 14 juillet au 3 septembre 2016. Tous les concerts, tous les artistes sur le site du festival de Gstaad 2016

LIRE aussi notre présentation complète du Festival avec l’entretien avec le directeur artistique Christoph Müller

Centenaire Yehudi Menuhin sur Arte

menuhin yehudi violonARTE. JOURNEE YEHUDI MENUHIN, dimanche 1er mai 2016,18h30, 22h50, 00h45. Le 22 avril 2016 a marqué le centenaire du violoniste prodige, véritable légende du violon, tant par sa divine musicalité, sa sonorité angélique, lumineuse, divine que l’éclat moral de sa personnalité, sans omettre ses engagements humanistes et fraternels, actes de courage et solidaire, hors du milieu strictement classique. Décédé en décembre 1999, Sir Yehudi Menuhin incarne l’excellence de l’artiste et la passion généreuse de l’homme, complice citoyen et citoyen du monde, diffusant partout autant que possible le chant transcendant de son violon enchanteur. Violoniste et chef d’orchestre, le musicien a su aussi s’ouvrir à d’autres formes, d’autres cultures afin de renouveler toujours le formidable don qu’il avait su recueillir, cultiver, entretenir, perfectionner; Menuhin fut aussi un pédagogue, un passeur d’un formidable charisme. Arte lui rend hommage en 3 étapes, demain dimanche 1er mai 2016.

 

 

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3 RVS sur ARTE

Dimanche 1er mai 2016 

 

 

 

18h30

Yehudi Menuhin et Herbet von Karajan. La caméra d’Henri-Claude Cluzot fixe laarte_logo_2013 complicité du soliste et du chef mythiques. En 1966, le réalisateur filme répétition puis concert du Concerto pour violon n°5 en la majeur de Mozart : entretien riche et croisé entre deux monstres sacrés, curieux, généreux, exigeants… 43 mn

22h50

Portrait : Yehudi Menuhin, le violon du siècle

Documentaire

00h45

Hommage à Yehudi Menuhin

Concert hommage

 

 

 

LIRE aussi notre dossier présentation de la série de rééditions discographiques publiées pour le Centenaire Yehudi Menuhin par Warner classics

 

 

 

 

CD, réédition: Centenaire Yehudi Menuhin par Warner classics

Yehudi menuhin cd review critique Prodige-violon-Yehudi-Menuhin-portait-aussi-valeurs-humanistes_0_730_657CD, réédition: Centenaire Yehudi Menuhin par Warner classics. Le 22 avril 2016 naissait, new yorkais, le violoniste virtuose Yehudi Menuhin. Si Dieu était un son, il serait le violon de Yehudi Menuhin : on connaît la célèbre déclaration d’Albert Einstein à propos du charisme précoce du Menuhin pourtant adolescent : “Ce soir vous m’avez prouvé l’existence de Dieu”… déclarait le témoin sidéré. A 10 ans, Yehudi Menuhin était déjà doué d’une maturité musicale interprétative phénoménale. Warner classics hériter du fonds Menuhin célèbre donc le centenaire de la naissance du violoniste mythique né en 1916 et fait exceptionnel pour un artiste, autant humaniste convaincu militant, citoyen du monde pacifiste et altruiste que fin musicien. L’homme et l’instrumentiste dans son cas ne font qu’un : d’une rare force morale et artistique. Mais Menuhin fut aussi doué d’une générosité et d’une curiosité peu communes qui demeurent exemplaires… Son legs comme c’est le cas de Karajan pour DG par exemple, montre l’étendue d’une sensibilité à la palette très large : soit 80 cd (remastérisés) / 11 dvd et un livre en un coffret composant l’édition “magistrale” Yehudi Menuhin 1916 – 2016 ; ou 80 cd en 5 coffrets séparés (intitulés “The Menuhin Century”), complétés par quelques titres complémentaires et thématisés (“Le Violon du siècle” en 2cd, ou 1 dvd ; “Yehudi Menuhin pour les enfants”, “Yehudi Menuhin avec Ravi Shankar” en single…). Plutôt qu’une intégrale bien sage et trop classique, Warner mise avec raison sur une approche thématique qui évite les doublons car le violoniste légendaire a enregistré à plusieurs reprises ses Å“uvres fétiches qui étaient  nombreuses (Bach, Mozart, Mendelssohn…). Si la somme constituée est incomplète, l’apport et son approche éditoriale sont justes, plutôt passionnants. Ainsi le coffret unique ou ceux démultipliés autonomes comprennent plusieurs inédits gravés en concert, permettant de mesurer le charisme de l’interprète sur le vif, capable d’intériorité et de tension, de gravité lumineuse, d’innocence préservée, de compassion fraternelle… C’est peu dire que Menuhin a nourri son archet d’un supplément d’âme ; à techniques égales, beaucoup de solistes actuels n’atteignent pas à cette simplicité, cette évidence stylistique qui sert la musique plutôt que de se servir d’elle pour faire vibrer leur égo narcissique, souvent démesuré. Il est vrai nourri par un marketing outrancier, tapageur.

 

 

 

 

CLIC_macaron_2014Le violoniste au son angélique, divin, incandescent et quasi immatériel ; le chambriste, partenaire inspiré en duo fraternel au sens strict avec sa sÅ“ur Hephzibah ; mais aussi le chef d’orchestre avec son orchestre à Bath… sont évoqués : ils ressuscitent grâce à cette collection en 80 cd. A tous les moments de sa vie de citoyen comme d’artiste concerné, Yehudi Menuhin semble réinventer son propre son, soucieux de son évidence et du sens de son geste, plutôt que de sa sonorité démonstrative. Parmi nos coffrets préférés, -parmi ceux que la Rédaction de Classiquenews a reçu, soulignons la valeur des cycles suivant :

 

Hephzibah yehudi menuhin complete recordings 20 cd warner classics classiquenews review critique cd1 – “Complete recordings with Hephzibah Menuhin” / Intégrale des enregistrements avec Hephzibah Menuhin, piano / 1933 – 1978 : 20 cd où violon et piano dansent, dialoguent, s’embrasent chez Mozart, Beethoven, Brahms, Lekeu, Franck, Enescu, Bartok, Elgar… (Sonates, duos, trios, Concertos…). Les deux âmes fusionnent et s’exaltent véritablement en une entente prodigieuse, un miracle fraternel et même gémellaire sur le plan musical qui semble réactiver le modèle historique légendaire sousjacent, celui baroque et néoclassique des enfants Mozart, Wolfgang et Nannerl. Décédée en 1981, la sÅ“ur tant aimée laisse un Menuhin à jamais orphelin d’une totalité perdue.

 

Unpublished recordings and Rareties2 – “Unpublished recordings and Rareties” / inédits et raretés” : c’est le coffret essentiel de la série, celui qui collant à l’angle thématique, révèle plusieurs enregistrements inconnus d’autant plus précieux sur l’art de Menuhin, de surcroît dans des partitions souvent rares, dont le choix dévoile aussi l’étendue du répertoire abordé et l’intelligence dans sa gestion progressive  ; les années 1930 et 1940 constituent un socle (Bach, Beethoven, Bruch, Tartini, Ravel, Kreisler… mais aussi les baroques Locatelli et Haendel, sans omettre Dvorak, Bartok…) ; les années 1950 donc l’après guerre, ouvrent de nouveaux champs d’exploration : Lalo, Paganini aux côtés des immortels inusables Mendelssohn, Mozart… (jusqu’en 1958) ; Warner ajoute un cycle inoubliable par sa musicalité profonde et subtile, alliance née d’une entente fraternelle et d’une complicité humaine et artistique : les 2 cd en duo avec Gerald Moore (Wienewski, Kreisler, Corelli, Sarasate, Debussy… 1947-1968) ;  les piliers de l’accomplissement Menuhin demeurent ici, révélés dans leur intensité intérieure : les 2 cd Bach (violon / clavecin – George Malcolm : 1961) ; les Concertos de Viotti, Bruch (1971-1976 dont Bruch donc avec Adrian Boult, LSO – 1971), les Sonates de Brahms (Louis Kentner, piano /1980), sans omettre révélateurs d’une curiosité à 360° y compris dans les dernières années : 12 Sonates opus 5 pour violon et continuo de Corelli (le plus solaire des Baroques ?, comme Menuhin : avec George Malcolm au clavecin et Robert Donington comme gambiste / 2 cd Londres 1978-1979), les Concertos de Leclair et Tartini (Polish chamber orchestra / 1983). Le classement chronologique des 22 cd ainsi réunis facilite leur écoute et rétablit l’évolution du goût comme du style de Yehudi Menuhin. On peut relever ici et là, défis et réalités des live mais aussi vieillissement inéluctable de l’expérience et du parcours artistique, une justesse aléatoire et une main moins sûre surtout à partir de 1961… qu’importe, la perfection n’étant pas humaine, – et ailleurs, l’équité et la sincérité étant toujours omniprésentes, le geste Menuhin dans sa globalité, reste irrésistible. Indispensable.

 

yehudi menuhin pour les enfants enfant magicien instruments de l'orchestre warneer classics3 – Yehudi Menuhin pour les enfants : les 2 cd soulignent évidemment le souci du violoniste pour la transmission : toute une vie dédiée à l’accessibilité de la musique et son explication au plus grand nombre comme aux plus jeunes. Le cd1 raconte la vie de Yehudi Menuhin, texte clair et prenant, illustré par une collection de pièces courte mais évocatrices jouées par Menuhin lui-même. Le cd2, permet au chef violoniste de prendre la parole et d’expliquer les instruments de l’orchestre par familles (cordes, bois, cuivres, enfin harpe, célesta et percussions – avec les membres du Philharmonia Orchestra)… jubilatoire.

 

4 – DVD. Ne manquez pas d’acquérir  non plus le dvd réédité pour le centenaire 2016 : “YEHUDI MENUHIN : Le violon du siècle / The violin of the century”, documentaire de B. Monsaingeon, 1994 – Euroarts / Warner. Profil acéré, silhouette nerveuse et regard vif : Yehudi était aussi un interprète au charme saisissant…

 

 

 

 

CLIC_macaron_2014CD, réédition: Centenaire Yehudi Menuhin par Warner classics. Inédits remarquables, son remastérisés, sélection pertinente : autant de qualités qui font la très haute valeur des coffrets Yehudi Menuhin édités par Warner classics, pour son centenaire 2016. + d’infos sur le site de WARNER classics / VISITER aussi la page dédiée à l’édition Yehudi Menuhin 2016 sur le site de Warner classics

Yehudi Menuhin, centenaire 2016

menuhin yehudi violon engagement review critique portrait classiquenews centenary centenaire 2016Anniversaire Yehudi Menuhin (1916-1999) : le centenaire Menuhin 2016. Musicien fraternel.  Le 22 avril 2016 marque les 100 ans du violoniste et chef américain Yehudi Menuhin, figure majeure de l’histoire musicale du XXè et pour tous les artistes et interprètes, un modèle moral d’abnégation, de générosité, d’humanisme… Précocité, richesse du répertoire, souci des créations, mais aussi finesse et intelligence voire subtilité musicale, autant de facettes dérivées de ses maîtres (légendaires) dont les premiers restent Enesco (dont il est l’élève dès 1927 à 11 ans!) et Adolf Busch (aux étés 1929 et 1930), Yehudi Menuhin est la grande figure du violoniste, virtuose et humaniste. A la perfection d’une pureté expressive et poétique absolue, l’interprète ajoute l’évidence de la grâce, la présence tangible de l’âme en musique ; l’enfant, l’adolescent respire musique, pense musique, vit musique ; soucieux de révéler au monde, l’harmonie dont l’homme est capable, Yehudi Menuhin n’eut de cesse d’incarner cet idéal du spirituel et du sensuel, du fraternel et de l’universel, déjà par lui-même (union / fusion esprit et corps réalisées grâce au yoga qu’il pratiqua quotidiennement), afin d’exprimer et de communiquer tangiblement les bénéfices de la musique pour tous. Né en 1916, décédé en 1999, le violoniste et chef américain traverse tout le XXè, recueillant les souffrances de ses contemporains telles des sources de dépassements fraternels majeurs, révélant pour tous combien la musique est ce baume au coeur, ce medium permettant de vaincre la violence et la barbarie par une remise en ordre, en harmonie de la société humaine.

Comme Rostropovitch, le travail artistique de Menuhin est surtout un engagement pour l’humanité. Jouer c’est penser, communiquer, exprimer avec l’autre. Souffrir et grandir avec lui. De son enfance à l’âge adulte, Menuhin a su conserver son innocence et son espérance intactes. Une acuité qui relève de l’omniscience comme un gardien de la pureté pourtant éprouvée (par les guerres et les atrocités de la barbarie environnante).

PACIFICATEUR pour le grand pardon. Le jeune homme tolérant, apôtre de la réconciliation, sut régénérer le dernier Bartok auquel il commandait la Sonate pour violon, dernier sommet d’un créateur accablé, usé ; de même, il sut défendre le vieux Furtwängler, suspecté de connivence passive avec le nazisme : Menuhin lui apporta un soutien indéfectible pour sa dénazification (Berlin, septembre 1947). Dans l’adversité, les hommes sont touts frères, se soutenant, s’épaulant, se comprenant : une vision humaniste et résolument pacifique que tend à affirmer et transmettre le chef Daniel Barenboim vis à vis du conflit Israelo-Palestinien… C’est pourquoi dans tous les fronts où Menuhin s’affirma, il faut voire et le musicien et l’homme sublime, éblouissant littéralement par sa hauteur de vue et sa discipline morale. Le violon compassionnel de Yehudi Menuhin se distingue entre tous : il a souffert avec tous, quand tous aujourd’hui veulent briller individuellement en se réclamant de sa figure.

Il faut écouter le violoniste sage, humaniste soucieux du sens comme du salut, dans Bach et Mozart, mais aussi comme chambriste (avec Kempff dans Beethoven) surtout pilier rayonnant d’une mécanique familiale, jouant avec son fils Jeremy et sa soeur cadette Hephzibah, sa cadette, aussi voire plus musicienne encore que lui… A tout un chacun, Yehudi Menuhin aura dévoilé la force spirituelle de la musique pour le bienfaits des hommes, pour l’évolution heureuse de nos sociétés.

PEDAGOGUE. Son activité altruiste se concrétise entre autres en Angleterre où il fonde l’Ecole Menuhin à Cobham (Surrey, en 1962), puis en Suisse à Gstaad (il est devenu citoyen suisse en 1970) dont l’actuel Festival souhaite perpétuer sa conception de la musique, entre dépassement artistique et engagement humaniste. En 1994, le violoniste anobli par la Reine (1993), crée le programme MUSE, cycle d’éducation artistique pour les enfants pour prévenir les effets de la violence et du racisme comme de tous les extrêmismes. Donner une voix à ceux qui en sont privés, réduire l’exclusion, favoriser l’entente et le partage grâce à l’art et à la musique…

En général, ses concerts d’après guerre, après la douleur et la compassion des temps de guerre, sont les meilleurs de sa carrière de récitaliste ; ainsi les programmes Beethoven Brahms, Mendelssohn des années 1950, certains sujets d’enregistrements, sont-ils particulièrement vénérés. Ouvert, tolérant, curieux, ayant comme Bernstein le goût des autres, Menuhin expérimente de nouvelles orientations musicales au gré de ses rencontres ; deux seront marquantes, parce qu’elles lui apportent le bénéfice d’un élément jusque là étranger à son art (déjà grand) mais si essentiel pour l’harmonie de son âme artistique : l’improvisation. Expérience vécue et approfondie ainsi avec les instrumentistes Ravi Shankar et le violoniste Stephane Grappelli dont les concerts ensemble dans les années 1980 marquent un nouvel accomplissement du métier et de l’approche musicale et humaine.

Bilan des éditions spéciales 2016 (celles que nous avons reçues) :

 

menuhin yehudi violon rca classical victor 6 cd review presentation classiquenews compte rendu critique CLASSIQUENEWSYehudi Menuhin : the complete american Victor recordings : 6 enregistrement des débuts 1929 – 1952 — 6 cd RCA red seal / Sony classical (dont le Concerto de Bruch 1945 et 1951 respectivement avec Pierre Monteux puis Charles Munch ; sans compter l’éblouissant témoignage Bartok : Concerto pour violon et Sonate avec Antal Dorati et le pianiste Adolph Baller en 1947 et 1949).

menuhin yehudi le violon du siecle 3 cd review compte rendu classiquenews review presentation centenaire MenuhinCoffret Yehudi Menuhin : le violon du siècle (pour reprendre le titre du docu de Monsaingeon) : aperçu de l’art du violoniste américain comme concerttiste dans Bach, Vivaldi (les Quatre saisons), Viotti, Beethoven, Mendelssohn, Tchaikovski, Brahms, Paganini ; comme chambriste (Beethoven, Brahms, Schubert, Mozart, Bach, Franck, Fauré … 3 cd Warner classics

2016 : centenaire de Yehudi Menuhin

menuhin yehudi violon engagement review critique portrait classiquenews centenary centenaire 20162016 : centenaire Yehudi Menuhin. Né en 1916 et décédé en 1999, le violoniste Yehudi Menuhin aurait eu 100 ans en 2016. De nombreuses parutions sont annoncées et le festival de GSTAAD, qu’il fondé en 1957, célèbre particulièrement le centenaire du musicien, dont la pureté du son comme l’intégrité humaine et l’engagement humaniste ont ébloui le monde musical au XXème siècle. L’angélisme déchirant de l’innocence chez l’enfant prodige à la virtuosité étonnament précoce, puis les combats fraternels du citoyen du monde fondent ici une biographie en forme d’éthique : la musique est d’abord un combat moral. Yehudi Menuhin comme Mitslav Rostropovitch incarne d’abord une conscience qui est exigence ; rien de marketing dans ses choix : tout converge vers l’étonnante cohérence de son legs et de son activité comme interprète. L’enfant formé à San Francisco, éduqué très tôt à l’école de la grâce la plus exigeante, celle de Bach et de Mozart, affirme mieux que tout autre – ses contemporains Oistrakh ou Isaac Stern-, une souveraine musicalité, une intelligence naturelle, lumineuse, irrésistible. Ce dès ses premiers concerts et enregistrements. Dès 13 ans (en 1929), le jeune Menuhin, touché par le sublime incarné, joue sous la direction de Bruno Walter. C’est dire. Un phare dans un monde bientôt condamné à l’apocalypse. En 1927, il avait rencontré son maître à Paris, George Enescu.
Jeune génie du violon, Menuhin multiplie les engagements au risque de perdre l’équilibre indispensable à une bonne conscience musicale. En crise, l’adolescent de 18/19 ans, se retire pour réfléchir et marquer une pause salvatrice. Il reprendra du service en 1938 auprès des Alliés, insufflant l’espérance auprès des jeunes soldats.
Le témoin de la seconde guerre et de la barbarie nazie sait après le conflit qui a décimé l’Europe, tendre la main, Å“uvrer pour la réconciliation, la tolérance et l’espoir : tout ce que l’homme peut défendre de grand, sublime, beau… Yehudi Menuhin est là pour le défendre et le montrer, le cultiver, l’encourager sans limites. Un forcené de l’idéal et de la beauté. Ainsi à New York, Menuhin sait “sauver” le dernier Bartok, en lui commandant l’une de ses dernières Å“uvres, la sublime Sonate pour violon : un nouvel éclair tranchant les ténèbres, inspiré par un ange descendu sur terre pour sauver les hommes.
Soucieux de transmettre et de susciter les jeunes vocations, Yehudi Menuhin fonde l’école Menuhin en Angleterre dès 1963, pépinière réservée aux jeunes violonistes ; puis en 1977, l’Académie de musique de Gstaad pour les jeunes musiciens sur instruments à cordes. En 1993, la reine Elizabeth II l’anoblit.
yehudi-menuhin11Au parti des Justes, Yehudi qui (comme Bush, Serkin, Casals à contrario de tant d’autres) n’a jamais pactisé avec les hitlériens , sait encore secourir le chef Furtwängler, suspecté d’ambivalence après la guerre… le message fraternel de Menuhin se veut universel. Outre son violon accroché au niveau des étoiles et de la poésie pure (ce qu’a peint Chagall), Menuhin affiche pour l’éternité, un sourire indéfectible, ce même en dépit de la souffrance à laquelle l’instrumentiste, toujours svelte et autodiscipliné, a réservé une écoute particulière : souffrir avec l’autre, c’est être proche, être frère. Aimer l’autre, jouer. Réenchanter le monde et inspirer les hommes. Notre époque où règnent le zapping et l’absence de figures aussi charismatiques, la violence et les conflits de toute sorte, aurait bien besoin de tels piliers fraternels. Le message et le legs de Yehudi Menuhin conservent aujourd’hui toute leur actualité. Parcours admirable.