Musiques de Napoléon à Fontainebleau

salle-de-bal-fontainebleau-concert-renaissance-thomas-hengelbrock-classiquenewsFONTAINEBLEAU, Musiques de NAPOLÉON, 25, 26 septembre 2021. 2 concerts ce jour, samedi 25 sept Ă  15h puis 19h30, puis dimanche 26 sept Ă  15h : le chef d’orchestre Thomas Hengelbrock et les ensembles Balthasar Neumann retrouvent la salle de Bal du chĂąteau de Fontainebleau pour y jouer les compositeurs apprĂ©ciĂ©s par NapolĂ©on Ier , en particulier Cherubini, Beethoven et HĂ©rold, soit les acteurs du renouveau romantique en France. Les concerts complĂštent une sĂ©rie de cĂ©lĂ©brations Ă  l’occasion du bicentenaire de la mort du souverain dont l’exposition : “ Un Palais pour l’Empereur. Napoleon Ier Ă  Fontainebleau “, jusqu’au 3 janvier 2022. Les concerts programmĂ©s offrent l’opportunitĂ© de complĂ©ter sa visite du domaine et de ses collections : les grands appartements, le musĂ©e NapolĂ©on Ier


 

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

RÉSERVATIONS ici
https://chateaudefontainebleau.tickeasy.com/fr-FR/accueil

VISITEZ le site du chĂąteau de Fontainebleau :
https://www.chateaudefontainebleau.fr

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

programme des concerts

Samedi 25 septembre Ă  15h puis 19h30
Luigi Cherubini – Ouverture de MĂ©dĂ©e
Ferdinand HĂ©rold – Symphonie No. 2 en RĂ© majeur
L.v. Beethoven – Symphonie No. 5 en Do mineur

Dimanche 26 septembre Ă  15h
Antonín Dvoƙák – Terzetto op. 74
Martin-Joseph Mengal – Quintette (Arrangement de la Sonate K. 304 de Mozart)
L.v. Beethoven – Septuor op. 20

AccĂšs aux concerts et au chĂąteau : Pass sanitaire obligatoire

COMPTE-RENDU critique, concert. FONTAINEBLEAU, salle de bal, dim 18 oct 2020. RĂ©sidence Thomas Hengelbrock I : de Monteverdi Ă  Chardavoine


salle-de-bal-fontainebleau-concert-renaissance-thomas-hengelbrock-classiquenewsCOMPTE-RENDU critique, concert. FONTAINEBLEAU, salle de bal, dim 18 oct 2020. RĂ©sidence Thomas Hengelbrock I : de Monteverdi Ă  Chardavoine
 Fontainebleau, capitale musicale Ă  l’époque des Valois. Si Versailles demeure le foyer du goĂ»t des rois Bourbons (le roi soleil en est l’astre Ă©tincelant), Fontainebleau avait dĂ©jĂ  favorisĂ© dĂšs le XVIĂš, l’art de cour et l’essor des divertissements sous le rĂšgne des Valois, François Ier et Henri II particuliĂšrement. voilĂ  donc un concert riche en symbole et aussi en promesses 

Comme premiĂšre Ă©tape de sa rĂ©sidence bellifontaine, le chef allemand Thomas Hengelbrock dirige son ensemble Balthasar Neumann, ici en formation de chambre : il se consacre exclusivement aux Ă©critures de la Renaissance et du premier Baroque, alternant cycle d’Ɠuvres italiennes et françaises.
Le spectateur Ă  Fontainebleau, heureux dĂ©tenteur d’une place de concert, traverse de somptueux appartements avant de rejoindre la salle de bal oĂč l’attendent les musiciens. C’est un voyage unique dans le temps dont les jalons remarquables sont l’enfilade des appartements royaux (ceux d’Anne d’Autriche et de Louis XIII qui est nĂ© in loco) ; puis, la fameuse galerie François Ier, l’étonnant Ă©crin maniĂ©riste (comptant fresques et stucs Ă©rotiques) de la Chambre de la Duchesse d’Etampes, enfin la salle de bal proprement dite, vĂ©ritable « Vatican français » (selon Ingres lui-mĂȘme). De fait les impressionnantes fresques par Niccolo del‘Abbate sous la direction du Primatice, mĂȘme situĂ© Ă  bonne hauteur composent un ensemble unique au monde ; le rythme des allĂ©gories, des figures et nombre de Dianes lunaires et chasseresses forment le meilleur Ă©cho aux Ɠuvres choisies : tout un monde poĂ©tique et raffinĂ© que les musiciens ressuscitent. Au Monteverdi souterrain, d’abord murmurĂ©, presque fantastique (sublime « Hor che ciel ») rĂ©pondent les chansonniers Sermisy, Costeley, Lassus et surtout Guedron dont on aime retrouver l’exaltation du verbe, cet allant hĂ©doniste que les 6 chanteurs dĂ©fendent avec ardeur (« ça donnons Ă  tous nos sens »). La fantasia de Purcell puis la Sonate de Castello fait passer des brumes de la Tamise, – dans leur texture Ă©tirĂ©e, en rĂ©alitĂ© trĂšs françaises, au soleil virtuose italien, grĂące Ă  la vĂ©locitĂ© chantante du premier violon Daniel Spec. Parmi les Français, se distingue d’aprĂšs Ronsard : « Mignonne, allons voir si la rose » mis en musique par Jehan Chardavoine, bien Ă©noncĂ©e par l’alto Christian Rohrbach (voix petite mais trĂšs musicale). Thomas Hengelbrock Ă©voque la figure de Marguerite de Navarre, la Reine Margot (fille d’Henri II et derniĂšre Valois), rĂ©sidente ici mĂȘme, dont le souvenir est incarnĂ© grĂące Ă  l’Hymne que compose Claude Goudimel pour sa mort (1615).

La derniĂšre partition du programme est dĂ©jĂ  en soi un jalon exemplaire, en particulier dans le volume de la salle de bal (photo ci dessus) ; on imagine aisĂ©ment comment l’Orfeo de Monteverdi Ă  sa crĂ©ation au palais ducal de Mantoue (1607) a pu s’accorder au volume d’un Ă©crin palatial, dans une acoustique moins rĂ©sonante qu’une Ă©glise. L’expĂ©rience Ă  Fontainebleau est trĂšs convaincante : la scĂšne sĂ©lectionnĂ©e permet Ă  chaque chanteur d’affirmer un vrai tempĂ©rament dramatique, car ici les 6 chanteurs sont solistes, assurant son personnage comme sa partie au sein du chƓur (extrait « Rosa del Ciel »). La vitalitĂ© souple du continuo oĂč brillent sur le tapis aĂ©rien des violons, les timbres plus scintillants de la harpe et du thĂ©orbe, ajoute Ă  l’expressivitĂ© de la direction : Hengelbrock maĂźtrise l’élan et le souffle lyrique, la libertĂ© dansante des rythmes d’un opĂ©ra Ă  la fois madrigalesque et baroque ; veillant aux Ă©quilibres entre voix, chƓur et instruments. En cela l’ultime piĂšce donnĂ©e (en bis), le bouleversant Lamento della Ninfa, chef d’oeuvre languissant de Monteverdi, saisit par la sincĂ©ritĂ© et la musicalitĂ© des interprĂštes : aux 3 hommes tragiques et dĂ©clamatoires rĂ©pond la priĂšre ciselĂ©e et naturelle de la soprano requise (Bobbie Blommesteijn), sobre, humaine, au chant Ă©perdue et sensible. Divine Ninfa pour un programme idĂ©alement Ă©quilibrĂ©. On attend la suite de la rĂ©sidence de Thomas Hengelbrock Ă  Fontainebleau, en particulier en 2021, pour le bicentenaire NapolĂ©on Ier, Israel en Egypte de Haendel qui Ă©voque la campagne de Bonaparte en Egypte (8 et 9 mai 2021). A suivre.
http://www.classiquenews.com/fontainebleau-salle-de-bal-concert-renaissance/

FONTAINEBLEAU, salle de Bal : Concert RENAISSANCE

hengelborock-thomas-musique-renaissance-bonaparte-fontainebleauFONTAINEBLEAU, dim 18 oct : Concert RENAISSANCE par Thomas Hengelbrock, Ens Balthasar Neumann. Le chef allemand, spĂ©cialiste des interprĂ©tations historiquement informĂ©es, inaugure sa rĂ©sidence artistique Ă  Fontainebleau par un cycle de premiers concerts. Ce Dim 18 oct, rv incontournable dans la SALLE DE BAL du ChĂąteau Ă  11h puis 15h30 : madrigaux, ballets et scĂšnes d’opĂ©ra de la Renaissance jouĂ©s, notamment lors des fĂȘtes donnĂ©es Ă  la cour des Valois. Programme : madrigaux de Gesualdo et du 8e Livre de Monteverdi, chansons de compositeurs ayant Ă©crit pour Fontainebleau dont le cĂ©lĂšbre « Chant des oiseaux » de ClĂ©ment Janequin ou des chants sur le thĂšme de l’amour comme « Mignonne, allons voir si la rose » de Guillaume Costeley ou « Languir me fais » de Claude de Sermisy
 Fontenaibleau ressuscite enfin grĂące Ă  l’essor nouveau de son rayonnement musical.

 
 
salle-de-bal-fontainebleau-concert-renaissance-thomas-hengelbrock-classiquenews
 

 Salle de bal – ChĂąteau de Fontainebleau (DR)

————————————————————————————————————————————————–

 
 

Informations et réservation sur : chùteaudefontainebleau.fr
https://www.chateaudefontainebleau.fr/

————————————————————————————————————————————————–

 

 

fontainbleau-escalier-chateau-classiquenews-concerts-musiqueProchains concerts : les sam 8 et dim 9 mai 2021 pour le bicentenaire de la mort de NapolĂ©on 1er : Bonaparte et l’Egypte. IsraĂ«l en Egypte de Georg Friedrich Haendel / Lorsque Bonaparte se lance en 1789 dans la campagne d’Égypte, son objectif est de renforcer l’influence de la France ; de faire de l’Égypte une province française. L’entreprise se heurte Ă  la rĂ©sistance militaire de la Grande-Bretagne (Nelson) et finit par Ă©chouer. Mais il reste un engouement pour l’Egypte jamais dĂ©menti depuis
 L’oratorio pour chƓur « IsraĂ«l en Égypte » d’Haendel est antĂ©rieur Ă  cet Ă©pisode mais Ă©voque dans le paysage Ă©gyptien, la fuite du peuple d’IsraĂ«l de sa captivitĂ© en Égypte. Le souffle dramatique de Haendel est complĂ©tĂ© par des textes relatant l’expĂ©dition d’Égypte de NapolĂ©on.