#EUROBALCON. Confinement : Te Deum de Charpentier, tous les vendredi Ă  19h

Eurobalcon_visuel_bandeau-concert-confinement-balcon-te-deum-charpentier-classiquenews#EUROBALCON. Confinement : Te Deum de Charpentier, tous les vendredi Ă  19h – « À VOS BALCONS, À VOS FENÊTRES ! TOUS LES VENDREDIS À 19h, et dĂšs le 3 avril 2020 », dans un communiquĂ© deux conservatoires unissent leurs voix et soulignent combien il est difficile pour les instrumentistes de concilier confinement et entretien nĂ©cessaire (quotidien) de leur pratique : « En plus de l’isolement que nous partageons tous, ils ont souvent des difficultĂ©s pour combiner en habitat urbain le respect de leur voisinage et les nombreuses heures quotidiennes de travail nĂ©cessaires Ă  la pratique de leur art. Des difficultĂ©s que les Ă©tudiants partagent avec leurs enseignants et avec beaucoup de musiciens professionnels. Des difficultĂ©s qui n’empĂȘchent pas musiciens et danseurs de continuer de s’exprimer, notamment sur les rĂ©seaux sociaux, de fĂ©dĂ©rer autour de leur art et de s’associer au soutien de la population et des soignants, Ă  leur façon. »
Aussi les deux Conservatoires Nationaux SupĂ©rieurs de Musique et de Danse de Paris et Lyon proposent un moment symbolique de rencontre entre leurs Ă©tudiants musiciens, leurs enseignants et le public, et plus largement entre tous ceux qui jouent d’un instrument ou qui chantent :

 

 

tous les vendredis soir Ă  19h
jouez, chantez le début du TE DEUM

 
du compositeur baroque français Marc-Antoine Charpentier,
ex hymne de l’Eurovision, associĂ© Ă  chaque programme de tĂ©lĂ©vision en diffusion europĂ©enne.

 

Chacun quelque soit son niveau peut participer / partitions disponibles ici : https://cmbv.fr/fr/actualites/eurobalcon

 

 

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Chaque vendredi Ă  19h,
tous Ă  vos fenĂȘtres, tous Ă  vos balcons,
pour 1’30 de musique.
C’est EUROBALCON !

partagez : #eurobalcon

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CD, critique. LULLY : Dies Irae, De Profundis, Te Deum (Millenium Orchestra, L G Alarcon, 1 cd Alpha fev 2018).

Lully_versailles_portraitCD, critique. LULLY : Dies Irae, De Profundis, Te Deum (Millenium Orchestra, L G Alarcon, 1 cd Alpha fev 2018).. Le grand motet versaillais gagne une splendeur renouvelĂ©e quand le Surintendant de la Musique, Lully (nommĂ© Ă  ce poste majeur dĂšs 1661), s’en empare ; finit le canevas modeste d’une tradition lĂ©guĂ©e, fixĂ©e, entretenue dans le genre par les Sous-MaĂźtres de la Chapelle, Du Mont et Robert jusque lĂ . En 11 Motets exceptionnels, publiĂ©s chez Ballard en 1684, Lully voit grand, Ă  la mesure de la gloire de Louis XIV Ă  laquelle il offre une musique particuliĂšrement adaptĂ©e : les effectifs choraux sont sensiblement augmentĂ©s (2 chƓurs), complĂ©tĂ©s par les fameux 24 violons du Roi. L’apparat, la majestĂ©, le thĂ©Ăątre s’emparent de la Chapelle; mais ils s’associent Ă  l’effusion la plus intĂ©rieure, rĂ©alisant entre ferveur et dĂ©corum un Ă©quilibre sublime. Equilibre que peu de chefs et d’interprĂštes ont su comprendre et exprimer. Quand le Roi installe la Cour Ă  Versailles en 1682, l’étalon incarnĂ© par Lully reprĂ©sente la norme de l’ordinaire de la Messe : Louis ayant goĂ»ter les fastes ciselĂ©s par son compositeur favori, nĂ©s de l’association nouvelle des effectifs de la Chambre et de la Chapelle. Ainsi le Motet lullyste marque les grandes cĂ©rĂ©monies dynastiques : Dies irae puis De Profundis sont « crĂ©Ă©s » pour les FunĂ©railles fastueuses de la Reine Marie-ThĂ©rĂšse (juillet 1683), respectivement pour « la prose » et pour « l’aspersion du cercueil royal », en un vĂ©ritable opĂ©ra de la mort.
Mais le succĂšs le plus Ă©clatant demeure le Te Deum, donnĂ© pour la premiĂšre fois dans la chapelle ovale de Fontainebleau, pour le baptĂȘme du fils ainĂ© de Lully (9 sept 1677), hymne glorifiant ses parrain et marraine, Louis XIV et son Ă©pouse, Ă  force de timbales et de trompettes rutilantes, roboratives. 10 ans plus tard, le 8 janvier 1687, Lully dirige son Ɠuvre victorieuse aux Feuillants Ă  Paris, emblĂšme de la gloire versaillaise mais se blesse au pied avec sa canne avec laquelle il bat la mesure ; le 22 mars suivant, le Surintendant auquel tout souriait, meurt de la gangrĂšne.

Lully dies irae de profundis te deum motets de lully cd critique review cd ALPHA-444-DIGIPACK-gabaritA_309-42625x271mm-190419-17h30-300x278Sans disposer du timbre spĂ©cifique qu’apporte l’orchestre des 24 Violons, le chef rĂ©unit ici des effectifs nourris dans un lieu que Lully aurait assurĂ©ment apprĂ©ciĂ©, s‘il l’avait connu : la Chapelle royale actuelle, Ă©difiĂ©e aprĂšs sa mort. La lecture live (fĂ©vrier 2018 in loco) offre certes des qualitĂ©s mais la conception d’ensemble sacrifie l’articulation et les nuances au profit du grand thĂ©Ăątre sacrĂ©, quitte Ă  perdre l’intĂ©rioritĂ© et la rĂ©elle profondeur. NĂ©anmoins, ce tĂ©moignage repointe le curseur sur une musique trop rare, d’un raffinement linguistique, dramatique, choral comme orchestral 
 pour le moins inouĂŻ. Saluons le ChĂąteau de Versailles qui s’emploie depuis quelques annĂ©es Ă  constituer de passionnantes archives de son patrimoine musical.

Que pensez du geste d’Alarcon dans ce premier enregistrement de musique française, de surcroĂźt dĂ©diĂ© Ă  Lully ? Suivons le sĂ©quençage du programme

DIES IRAE : d’emblĂ©e Ă©merge du collectif affligĂ©, le timbre noble et tendre de la basse Alain Buet d’une Ă©lĂ©gance toute « versaillaise » (sidĂ©ration du MORS STUPEBIT), d’une intention idĂ©ale ici : on s’étonne de ne l’écouter davantage dans d’autres productions baroques Ă  Versailles. Idem pour la taille de Mathias Vidal (Quid sum miser
), prĂ©cis, tranchant, implorant et d’un dramatisme mesurĂ© comme son partenaire Alain Buet (Rex Tremendae). Les deux solsites sont les piliers de cette lecture en demi teintes. La nostalgie est le propre de la musique de Lully, d’une pudeur qui contredirait les ors louis le quatorziens ; mais parfois, la majestĂ© n’écarte pas l’intimisme d’une ferveur sincĂšre et profonde.
LG Alarcon opte pour un geste trĂšs affirmĂ©, parfois dur, martial
 Ă  la Chapelle. Pourquoi pas. Un surcroĂźt de sensualitĂ© mĂ©lancolique eusse Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ©. Car c’est toute la contradiction du Grand SiĂšcle Ă  Versailles : le dĂ©corum se double d’une profondeur que peu d’interprĂštes ont Ă©tĂ© capables d’exprimer et de dĂ©celer (comme nous l’avons prĂ©cisĂ© prĂ©cĂ©demment) : Christie Ă©videmment ouvrait une voie Ă  suivre (mais avec des effectifs autrement mieux impliquĂ©s). Tout se prĂ©cipite Ă  partir de la plage 9 (INGEMISCO Tanquam reus), vers une langueur dĂ©tachĂ©e, distanciĂ©e que le chef a du mal Ă  ciseler dans cette douceur funĂšbre requise ; mais il rĂ©ussit la coupe contrastĂ©e et les passages entre les sĂ©quences, de mĂȘme que le « voca me » (CONFUTATIS), – priĂšre implorative d’un infini mystĂšre, dont la grĂące fervente est plus esquissĂ©e que vraiment
 habitĂ©e. Idem pour l’ombre qui se dĂ©ploie et qui glace avant le LACRYMOSA
 aux accents dĂ©chirants. MalgrĂ© un sublime PIE JESU DOMINE entonnĂ© solo par Mathias Vidal, le surcroit instrumental qui l’enveloppe, rappelle trop un rĂ©alisme terre Ă  terre. Le geste est lĂ  encore pas assez nuancĂ©, mesurĂ©, trouble, dĂ©concertant : il faut Ă©couter Christie chez Charpentier pour comprendre et mesurer cette profondeur royale qui n’est pas dĂ©monstration mais affliction : tĂ©moignage humain avant d’ĂȘtre reprĂ©sentation. Dommage. Manque de pulsions intĂ©rieures, lecture trop littĂ©rale, respirations trop brutales; la latinitĂ© du chef qui sait exulter chez Falvetti, et d’excellente maniĂšre, peine et se dilue dans le piĂ©tisme français du premier baroque.

Que donne le DE PROFUNDIS ? lĂ  encore malgrĂ© l’excellence des solistes (et les premiers Buet et Vidal en un duo saisissant de dramatisme glaçant), le chef reste en deçà de la partition : manque de profondeur (un comble pour un De Profundis), manque de nuances surtout dans l’articulation du latin, dĂšs le premier choeur : l’imploration devient dure et rien que dĂ©monstrative. Les tutti plafonnent en une sonoritĂ© qui manque de souplesse comme d’intĂ©rioritĂ©. Mais quels beaux contrastes et caractĂ©risations dans le relief des voix solistes (ici encore basse et taille : d’une dĂ©chirante humanitĂ©, celle qui souffre, dĂ©sespĂšre, implore). Les dessus n’ont pas la prĂ©cision linguistique ni la justesse Ă©motionnelle de leurs partenaires. Les vagues chorales qui rĂ©pondent aux solistes (QUIA APUD DOMINUM) sonnent trop martiales, trop Ă©paisses, affirmĂ©es certes mais sans guĂšre d’espĂ©rance au salut.

L’ultime Ă©pisode qui Ă©voque la lumiĂšre et le repos Ă©ternel ralentit les tempos, souligne le galbe funĂšbre, Ă©paissit le voile jusque dans le dernier Ă©clair choral, fougueux, impĂ©tueux, quasi fouettĂ© (et lux perpetua luceat eis), mais volontairement sĂ©quencĂ©, avec des silences appuyĂ©s, qui durent, durent et durent
 au point qu’ils cisaillent le flux de la dĂ©ploration profonde. Nous sommes au thĂ©Ăątre, guĂšre dans l’espĂ©rance de la grĂące et du salut. Comme fragmentĂ©e, et mĂȘme saucissonnĂ©e, la lecture, lĂ  encore en manque de respiration globale, frĂŽle le contre sens. Ce De Profundis ne saisit pas.

Par contre dans le TE DEUM, les instrumentistes – trompettes et timbales Ă  l’appui convoquent aisĂ©ment les fastes du dĂ©corum versaillais. Le chef y trouve ses marques, affirmant avant la piĂ©tĂ© et le recueillement pourtant de mise, l’éclat du drame, l’or des splendeurs versaillaises. A chacun de juger selon sa sensibilitĂ© : mais pour nous, Lully sort dĂ©sĂ©quilibrĂ©. Moins intĂ©rieur et grave que fastueux et solennel. A suivre.

 
 

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CD, critique. LULLY : Dies Irae, De Profundis, Te Deum (ChƓur de chambre de Namur, Millenium Orchestra, L G Alarcon, 1 cd Alpha fev 2018). Collection “ChĂąteau de Versailles”.

 

 

 

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VOIR Lacrymosa de Lully par LG Alarcon / Millenium Orch / Ch de ch de Namur (festival NAMUR 2015) :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=229&v=3G4Dc1NjKXA

 
 

CD, critique. La Guerre des TE DEUM : Blanchard / Blamont (Marguerite Louise, Stradivaria, 1 cd ChĂąteau de Versailles, 2018)

blanchard blamont te deum chateau de versailles stradivaria choeur marguerite louise te deum guerre critique cd concert classiquenews Madin te deum daniel cuiller critique review classiquenewsCD, critique. La Guerre des TE DEUM : Blanchard / Blamont (Marguerite Louise, Stradivaria, 1 cd ChĂąteau de Versailles, 2018). Live Ă  Versailles, Chapelle royale, juin 2018 : D’emblĂ©e, saluons l’excellente caractĂ©risation en particulier chorale de chaque section : dans le Blanchard, l’articulation du portique d’ouverture, arche majestueuse et exaltĂ©e tout autant (Te Deum Laudamus), plus collectif d’individualitĂ©s Ă©lectrisĂ©es que massif monolithique indiffĂ©renciĂ©, montre le travail du chƓur Marguerite Louise dont la majoritĂ© des membres vient des Arts Florissants : ceci expliquant cela, leur maĂźtrise, le sens d’une thĂ©ĂątralitĂ© palpitante, le jeu des brillances individuelles au sein du chƓur, ce fiĂ©vreux scintillement au service du texte
 se montrent 
 superlatifs. L’orchestre Stradivaria sait exalter lui aussi la vitalitĂ© engageante des instruments : bois et cuivres (flamboyant, incisifs) soutenus par les timbales dans un cadre idĂ©alement rĂ©verbĂ©rant, solennisant. Avec le Te Deum, c’est le bruit voire le vacarme des armes qui investit la Chapelle.

 

 

 

Le ChƓur Marguerite Louise est exaltant,
percutant, habité : jouissif

un comble pour un Te Deum, d’esprit martial

 

 

 

Petite rĂ©serve pour le haute contre prĂ©liminaire chez Blamont, Ă©troit, trop frĂȘle, aux aigus maigrelets, trop minces pour une partition d’exaltation et un sujet oĂč l’on fĂȘte la gloire divine. Ce qui perce directement ici c’est le geste du chƓur, flexible et expressif comme jamais, tirant des Ɠuvres de commande et cĂ©lĂ©bratives vers un thĂ©Ăątre de tĂ©moignages investis : retenez le nom du choeur excellemment prĂ©parĂ© « Marguerite Louise » : sa vibrante implication fait la diffĂ©rence.
Le focus se fait ici sur une querelle musicale, un fait d’armes chez les compositeurs, si nombreux dans l’histoire royale et versaillaise (il y eut d’autres Ă©pisodes de ce type rĂ©vĂ©lant la concurrence entre Blamont et
 Campra) : alors que Rameau fait crĂ©er sa PlatĂ©e mirobolante, sommet lyrique dĂ©jantĂ© propre au rĂšgne de Louis XV, le Te Deum Ă©crit pour la Victoire de Fontenoy, est composĂ© et dirigĂ© devant la Reine par Blanchard (1696 – 1770), quand l’usage eut voulu que ce soit le Surintendant de la musique de la Chambre qui accomplisse cette tĂąche (en l’occurrence Blamont : 1690 – 1760, en poste depuis 1719). Par l’intermĂ©diaire du Duc de Richelieu (mai 1745) et contre l’intrigue de la Reine, Blamont adressa un avertissement au favori de Marie Leczinska.

Osons dire aprĂšs comparaison des deux Te Deum, notre prĂ©fĂ©rence pour celui de Blanchard (mĂȘme si les faits historiques optent pour la victoire de Blamont, prestige de sa position oblige) : plus tendre, plus humain, d’une vivacitĂ© qui rappelle celle de Rameau (redoutable rĂ©cits de la basse taille : ĂŠterna fac puis Salvum fac).
CĂŽtĂ© forme, Blanchard opte pour un enchaĂźnement plus traditionnel, sollicitant le haute contre qu’aprĂšs 3 sections chorales (d’ouverture) : dans Pleni sunt cĂŠli et terra (Romain Champion qui fut chez Hugo Reyne, un vibrant Atys), quand Blamont ouvre son Ă©difice par un solo (un peu trop fragile comme il a Ă©tĂ© dit / Sebastien Monti). Blanchard favorise les voix hautes davantage que Blamont : duo de dessus (Tu Rex gloriĂŠ, de plus de 4mn, la plus longue section : voix aigrelettes lĂ  aussi, et tendues, en manque de souplesse et d’éclat). Leur diffĂ©rence de style se dĂ©voilant surtout dans la section finale « In te Domine speravi » : mordant, thĂ©Ăątral ; sautillant, animĂ© chez Blanchard ; plus dĂ©clamatoire et martial (roulement de tambour Ă  la clĂ©), un rien ampoulĂ© et rĂ©pĂ©titif chez Blamont.

L’excellente prise de son dĂ©taille, tout en restituant la vibration de l’espace rĂ©verbĂ©rant.

CLIC D'OR macaron 200AprĂšs un excellent Te Deum de Madin, – applaudi par classiquenews (avril 2016, Ă©galement dĂ©fendu par Stradivaria / Daniel Cuiller), ces deux Te Deum rĂ©sonnent d’une vibration rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e, en particulier grĂące Ă  l’implication caractĂ©risĂ©e du chƓur, au verbe articulĂ©, exaltĂ©, d’une prodigieuse activitĂ©. Ce qui frappe ici, c’est l’importance de la partie chorale qui exige des chanteurs de premier plan : dĂ©fi totalement relevĂ© par Marguerite Louise. La collection ChĂąteau de Versailles offre d’écouter les partitions versaillaises dans les lieux naturels et historiques de leur crĂ©ation : l’apport musique et patrimoine est idĂ©alement restituĂ©e ; et mĂȘme d’une pertinence irrĂ©sistible. MĂȘme si en 1745, la Chapelle royale telle que nous la connaissons n’existait pas : cette exaltation des timbres renforce au contraire le relief des instruments et du formidable choeur. MalgrĂ© les faiblesses de certains solistes, la rĂ©vĂ©lation est au rendez vous. Et avec elle, la concurrence Ăąpre livrĂ©e entre les compositeurs officiels eux mĂȘmes Ă  l’Ă©poque de Louis XV. Passionnante exhumation.

 

 

 

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CD, critique. La Guerre des TE DEUM : Blanchard / Blamont (Marguerite Louise, Stradivaria, 1 cd ChĂąteau de Versailles, 2018)