FESTIVAL PABLO CASALS PRADES : du 30 juillet au 13 août 2021

PRADES-FESTIVAL-CASALS-pierre-Bleuse-festival-2021-annonce-critique-classiquenewsPRADES, Festival Pablo Casals : 30 juil – 13 aoĂ»t 2021. L’étĂ© 2021 marque un nouveau chapitre dans l’histoire du Festival Catalan, fondĂ© par Pablo Casals. Le chef Pierre Bleuse reprend la direction artistique, dĂšs cet Ă©tĂ© 2021, insufflant au premier Festival des PyrĂ©nĂ©es Orientales, une nouvelle Ă©nergie et des projets particuliĂšrement prometteurs. En inscrivant Prades parmi les grands Festivals europĂ©ens de l’étĂ© comme le Gstaad Menuhin Festival, Pierre Bleuse regroupe autour de lui, les tempĂ©raments musicaux les plus originaux, soulignant le caractĂšre unique du site de l’Abbaye de Saint-Michel de Cuxa. Transmission, pĂ©dagogie, ouverture (Demos) ancrĂ©es sur le territoire ; Ă©mulation grĂące Ă  la rencontre entre le nouvel Orchestre de musique de chambre du Festival et deux ensembles professionnels partenaires : le Quintette Klarthe et le Quatuor Dutilleux ; Ă©clectisme et nouveaux genres musicaux (nouveau « club » de musique)
 sont quelques uns des piliers du nouveau Prades, portĂ© par son bouillonnant directeur artistique. InvitĂ©s Ă  Prades en 2021 : Sol Gabetta, Vladimir Spivakov, Josef Pons, Anastasia Kobekina, Gauthier et Renaud Capuçon, Elisabeth Leonskaja, le trio Ă©phĂ©mĂšre Ă©vĂ©nement composĂ© pour le festival 2021, d’Isabelle Faust / Sol Gabetta / Bertrand Chamayou ; l’ensemble Smoking Josephine
 et aussi une crĂ©ation du compositeur colombien Daniel Arango Prada. Du 30 juillet au 13 aoĂ»t 2021 

 
 

 

INFOS & RÉSERVATIONS :
https://prades-festival-casals.com/5178-2/

 

 

TEASER VIDEO FESTIVAL DE PRADES 2021

 

 

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vezere-festival-de-la-vezere-festivals-2019-musqiue-classique-selection-classiquenewsETE 2021 – Les Festivals Ă  suivre particuliĂšrement. Les mesures sanitaires ayant rĂ©duit drastiquement l’activitĂ© des spectacles depuis fin octobre dernier (29 oct 2020), la menace d’un nouveau confinement et pour le moment le couvre feu gĂ©nĂ©ralisĂ© laisse espĂ©rer que le moment venu, les festivaliers pourront enfin profiter du plein air et des concerts, dans le temps retrouvĂ© du partage et de la musique. Avec un enthousiasme certainement dĂ©cuplĂ©. Pour mieux prĂ©parer ce moment attendu, inĂ©luctable, voici notre sĂ©lection des festivals et Ă©vĂ©nements de l’étĂ© Ă  venir Ă  suivre particuliĂšrement. C’est lĂ  que le mĂ©lomane avisĂ© saura retrouver (avec application stricte des gestes barriĂšres – comme ce fut le cas Ă  l’étĂ© 2020) les dĂ©lices du monde d’hier. Du moins souhaitons le. Consultez ici nos coups de coeur et les programmations Ă  suivre absolument (page rĂ©actualisĂ©e en permanence selon les communiquĂ©s et informations que nous recevons). Notre premiĂšre sĂ©lection, distingue 4 Festivals estivals : Musique & MĂ©moire dans les Vosges du Sud et le Gstaad Menuhin Festival en Suisse, Prades renouvelĂ© grĂące Ă  Pierre Bleuse et 1001 NOTES dans le Limousin
 CONSULTEZ ICI notre sĂ©lection des Festivals 2021

 

 

 

 

 

COMPTE-RENDU, critique, concert. Toulouse, le 22 nov 2019. CLYNE, CHOSTAKOVITCH, ELGAR. S. GABETTA. Orch Nat du Capitole. B. GERNON.

ben-gernon-maestro-chef-dorchestre-maestro-critique-review-concert-classiquenews-opera-critique-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique, concert. Toulouse. Halle-aux-grains, le 22 Novembre 2019. A. CLYNE. D. CHOSTAKOVITCH. E. ELGAR. S. GABETTA. ORCH. NAT. CAPITOLE / B. GERNON. En dĂ©but de concert le jeune chef britannique Ben Gernon a choisi une composition de la jeune et talentueuse compositrice britannique Anna Clyne. La beautĂ© de cette partition est un hommage passionnĂ© au poĂšme de Baudelaire “Harmonie du soir”. BeautĂ© sulfureuse au charme prenant, l’Orchestre du Capitole au grand complet participe Ă  cet envoĂ»tement paisible. Une trĂšs belle partition abordĂ©e avec clartĂ© et prĂ©cision par le jeune chef. Elle mĂ©rite vraiment d’entrer au rĂ©pertoire des orchestres symphoniques car une telle plĂ©nitude, un tel charme qui est bien trop rare dans les premiĂšres piĂšces des programmes, permet d’entrer avec voluptĂ© dans toutes les beautĂ©s du monde sonore de la musique symphonique.

 

 

Le pur plaisir de la musique partagée

 

   

 

‹Puis, la violoncelliste Sol Gabetta dĂšs ses premiers pas sur scĂšne, irradie d’une prĂ©sence lumineuse et chaleureuse. Le Concerto de Chostakovitch est une partition complexe dĂ©diĂ©e Ă  Mtislav Rostropovitch, grand ami du compositeur. ComposĂ© dans un environnement dangereux et en proie Ă  une hostilitĂ© politique pouvant ĂȘtre fatale, cette composition en demi teinte suggĂšre plus qu’elle n’affirme. Ainsi le thĂšme introduit d’emblĂ©e par le violoncelle est sous les doigts lĂ©gers de Sol Gabetta, plus goguenard que vĂ©ritablement moqueur. Toute l’interprĂ©tation sera donc placĂ©e dans cette dĂ©licatesse et cette prĂ©cision de phrasĂ©. A la pointe de l’archet, pour ne pas dire Ă  la pointe de l’épĂ©e, afin de faire mouche Ă  chaque coup. On sort comme hypnotisĂ© du Concerto. La dĂ©licate violoncelliste, avec un art consommĂ© des couleurs et des nuances trĂšs affirmĂ©es, ne cherche jamais l’affrontement ou la provocation, elle nous ensorcĂšle. En ce sens une toute autre interprĂ©tation que celle de Rostropovitch plus directe et sensible aux dangers imminents. Comme Ă  distance, l’intelligence du jeux de Sol Gabetta trouve une autre voie et elle trouve dans le jeune chef Ben Gernon un partenaire attentif, prĂ©cis et lui aussi, inventif. L’Orchestre avec une immĂ©diatetĂ© gĂ©nĂ©reuse suit dans cette recrĂ©ation du chef d’oeuvre avec d’autres propositions. La magie du final avec le cĂ©lesta est pure magie irrĂ©elle. Ces grands musiciens nous offrent un trĂšs grand moment de fine musicalitĂ© partagĂ©e. En bis, comme pour rendre Ă©vidente cette osmose musicale peu commune, la soliste trĂšs applaudie revient avec le chef. Ils interprĂštent un arrangement particuliĂšrement Ă©mouvant du sublime air mĂ©lancolique de Lenski, avant son duel avec OnĂ©guine dans l’opĂ©ra EugĂšne OnĂ©guine de TchaĂŻkovski. Il est habituel de dire que le violoncelle est l’instrument le plus proche de la voix humaine. Ce soir Sol Gabetta est encore plus Ă©mouvante que le tĂ©nor le plus douĂ©. Il a Ă©tĂ© difficile de ne pas pleurer Ă  l’écoute de cette osmose totale entre le chef, l’orchestre et la soliste qui chante Ă  perdre l’ñme. ‹La deuxiĂšme partie du concert est dĂ©diĂ©e aux Variations Enigma du compositeur anglais Edward Elgar. Cette riche et belle partition permet Ă  l’orchestre de briller ; de nombreux moments solistes sont tout Ă  fait dĂ©lectables. L’écriture trĂšs nuancĂ©e avec de longues phrases sublimes permet au chef de proposer une vision personnelle car il faut doser entre romantisme, hĂ©donisme, et musique de film. Ben Gernon avec des gestes sans baguette et d’une grande Ă©lĂ©gance obtient de l’orchestre un son moelleux et une pĂąte qu’il malaxe avec gĂ©nie. Le rubato est assumĂ©, les nuances trĂšs affirmĂ©es, le caractĂšre trĂšs diffĂ©rent de chaque variation est indĂ©niable, pourtant il se dĂ©gage de la direction du chef, tout du long, une clartĂ© des plans, une beautĂ© des phrasĂ©s, une libertĂ© de jeu qui sont la marque d’un grand chef. Les musiciens jouent avec plaisir et les solo sont magiques : cor, alto, bois en particulier. Un trĂšs agrĂ©able concert dans lequel le plaisir de la musique partagĂ©e a Ă©tĂ© total. Le public a su applaudir avec vivacitĂ© ces trĂšs beaux moments.
 
 

 

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Ben Gernon (DR) 

 

   

 

 

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COMPTE-RENDU, critique, concert. Toulouse. Halle-aux-Grains, le 22 novembre 2019. Anna Clyne (née en 1980) : this midnight hour ; Dimitri Chostakovitch ( 1906-1075) : Concerto pour violoncelle n° 1 en mi bémol majeur Op. 107 ; Edward Elgar (1857-1934) : Variations Enigma Op. 36 ; Sol Gabetta, violoncelle ; Orchestre National du Capitole ; Ben Gernon, direction.

 
   

 

COMPTE RENDU, festival. GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019. Les 25, 26 et 27 juillet 2019. « PARIS », Gabetta, Chamayou, Petibon


COMPTE RENDU, festival. GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019. Les 25, 26 et 27 juillet 2019. « PARIS », Gabetta, Chamayou, Petibon

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582Christoph MĂŒller, intendant gĂ©nĂ©ral du GSTAAD MENUHIN Festifal, d’édition en Ă©dition, ne cesse d’affirmer sa singularitĂ© estivale, a contrario d’autres festivals suisses et europĂ©ens dont la programmation demeure Ă©clectique mais confuse, souvent standardisĂ©e Ă  force d’artistes invitĂ©s au profil interchangeable. Rien de tel Ă  Gstaad chaque Ă©tĂ© tant l’équation entre Nature et Musique s’avĂšre prĂ©servĂ©e, et mĂȘme sublimĂ©e. En choisissant (et fidĂ©lisant) Ă  prĂ©sent certains artistes de la scĂšne internationale, Christoph MĂŒller a su marquer son festival d’une forte identitĂ© artistique, que le geste singulier « d’ambassadeurs », tels Sol Gabetta, Jonas Kaufmann, Yuja Wang, – et cette annĂ©e Bertrand Chamayou, prĂ©sentĂ© en “artiste en rĂ©sidence”,  rend spĂ©cifique.

GSTAAD, UNE ARCADIE RETROUVÉE ENTRE NATURE ET MUSIQUE

Le festivalier qui vient Ă  Gstaad, ou rĂ©side dans les villages voisins de Schönried ou de Saanen (entre autres), retrouve ainsi le charme spĂ©cifique de programmes musicaux rares voire inĂ©dits, au sein d’églises souvent sĂ©culaires, Ă  la nef de bois tapissĂ©e, dont la rusticitĂ© et le caractĂšre champĂȘtre offrent une inusable sĂ©duction pastorale. Ailleurs on aime et se dĂ©lecte de musique baroque sur le motif (en VendĂ©e : voyez le festival de William Christie chaque mois d’aoĂ»t aussi, en ses jardins que le chef jardinier a totalement dessinĂ©s) ; ou d’opĂ©ras sur nature (allez Ă  Glyndebourne oĂč le spectateur triĂ© sur le volet peut pique-niquer sur un gazon des plus tendres, entre deux actes, pourvu que le bosquet soit confortable
). A Gstaad, s’ajoute le dĂ©cor, majestueux, onirique, des montagnes et sommets alpins d’une irrĂ©sistible solennitĂ©. Le rĂȘve d’une Arcadie alpine se prĂ©cise Ă  Gstaad.

GrĂące Ă  la diversitĂ© des formes musicales, le temps de notre (trop court) sĂ©jour : rĂ©cital de piano, musique de chambre, rĂ©cital lyrique
, le Gstaad Festival Menuhin sait rĂ©pondre Ă  tous les goĂ»ts. A l’offre Ă©largie rĂ©pond la beautĂ© des sites naturels prĂ©servĂ©s dans cet Ă©crin unique au monde, d’une Suisse verte et florissante. Entre chaque concert (le soir Ă  19h30), le festivalier marcheur peut se hisser jusqu’aux sommets grĂące aux remontĂ©es mĂ©caniques de Wispile, Rellerli ou de Wasserngrat. Il y contemple le vertige qu’offre la vision panoramique des vallĂ©es tranquilles, dignes des meilleurs compositions d’un Caspar Friedrich. Gstaad chaque Ă©tĂ© s’adresse au mĂ©lomane exigeant comme au randonneur Ă©pris de tourisme vert. Les 3 concerts des 25, 26 et 27 juillet auxquels nous avons assistĂ©, n’ont pas manquĂ© de confirmer la forte attractivitĂ© du Gstaad Menuhin Festival (63Ăšme Ă©dition Ă  l’étĂ© 2019).

 

 

 

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Bertrand CHAMAYOU, Sol GABETTA, Christoph MÜLLER
(© Raphaël Faux / GSTAAD MENUHIN Festival 2019)

 

 

 

 

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Musique de chambre, rĂ©cital de piano, concert lyrique…

3 concerts exceptionnels au GSTAAD Menuhin Festival 2019

 

 

 

 

 

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CHAMBRISME à la française

Jeudi 25 juillet 2019. Le thĂšme de cette annĂ©e cĂ©lĂšbre PARIS Ă  travers les compositeurs qui ont marquĂ© le paysage hexagonal comme l’histoire de la musique tout court. Ce sont aussi des interprĂštes que la sensibilitĂ© et le sens des couleurs comme de la transparence – qualitĂ©s essentiellement parisiennes et françaises, destinent prĂ©cisĂ©ment au sujet gĂ©nĂ©rique : ainsi, le pianiste toulousain Bertrand Chamayou (nĂ© en 1981, Ă©lĂšve de Jean-François Heisser) affirme une maturitĂ© Ă  la fois, rayonnante et rĂ©servĂ©e au service de programmes multiples (5 annoncĂ©s pour cette Ă©dition 2019) qui en font « l’artiste en rĂ©sidence » de ce cru. Dans l’église mythique de Saanen, lĂ  mĂȘme oĂč a jouĂ© le fondateur Yehudi Menuhin dĂšs 1957 (pour les dĂ©buts du Festival suisse), le Français partage la scĂšne avec la violoncelliste Sol Gabetta, autre ambassadrice de charme, chaque Ă©tĂ© Ă  Gstaad : les deux artistes se connaissent depuis de trĂšs longues annĂ©es ; depuis l’adolescence, ils jouent trĂšs souvent ensemble ; mais ce soir, c’est la premiĂšre fois qu’ils opĂšrent de concert Ă  Saanen.
DĂšs la Sonate de Debussy (1916), claire rĂ©vĂ©rence Ă  l’esprit de Rameau et de Watteau, la complicitĂ© des deux interprĂštes rayonnent d’une mĂȘme ardeur, souvent plus mesurĂ©e et mieux ciselĂ©e chez Sol Gabetta dont on ne cesse de se dĂ©lecter de la grĂące intĂ©rieure et du caractĂšre d’urgence enflammĂ©e ; l’épure, le sens de la fulgurance, comme le picaresque de la SĂ©rĂ©nade (habanera avec effet de mandoline) fourmille d’éclats Ă  la façon des Français baroques (on pense davantage Ă  Couperin qu’à Rameau, dans cette alliance ineffable entre langueur mĂ©lancolique et panache ironique). Puis, la libĂ©ration (cadence du 3Ăš et dernier mouvement) est rĂ©servĂ©e au violoncelle, lĂ  encore d’une fiertĂ© latine (espagnole, proche d’IbĂ©ria) que la violoncelliste illumine avec cette tendresse fluide et intĂ©rieure qui est sa marque. Aux cordes rubanĂ©es, d’une exquise langueur chantante rĂ©pond parfois un piano trop dur auquel Ă©chappe Ă  notre avis, le ton de saturnisme lunaire et nostalgique du Pierrot que Debussy avait imaginĂ© en second plan.
La rĂ©vĂ©lation de la soirĂ©e demeure la Sonate de Poulenc, aussi flamboyante (et parfois bavarde) qu’oubliĂ©e depuis sa crĂ©ation en 1949. Poulenc se rapproche du cercle de Debussy et Ravel car il apprit le piano avec Ricardo Viñes, – immense interprĂšte des deux ainĂ©s de Poulenc. En 4 mouvements, chacun trĂšs caractĂ©risĂ© et riche en contrastes, la FP 143 collectionne rythmes et atmosphĂšres mais sait aussi plonger dans la tendresse qui berce en une gravitĂ© saisissante (Cavatine). Agile et volubile, inspirĂ© et complice, le duo Gabetta / Chamayou convainc du dĂ©but Ă  la fin par ses allers retours percutants, dessinĂ©s, d’une nervositĂ© affectueuse.
Dernier volet de ce triptyque chambriste Ă  Saanen, la Sonate pour violoncelle de Chopin (1848) Ă©crite pour le virtuose et ami lillois Auguste-Joseph Franchomme. DerniĂšre des quatre Sonates, la Sonate opus 65 Ă©tonne par la fusion trĂšs rĂ©ussie entre les deux instruments, un accord qui retrouve l’entente de la Sonate de Debussy : s’y affirme ce goĂ»t de l’équilibre formel (peut-ĂȘtre inspirĂ© par le traitĂ© de Cherubini que le dernier Chopin lit et relit comme pour mieux structurer ses derniĂšres Ɠuvres
 surtout celles non strictement pianistiques). Le sens du phrasĂ© propre Ă  Sol Gabetta facilite l’élucidation du rubato chopinien que beaucoup de ses confrĂšres et consƓurs ne maĂźtrisent pas avec autant d’évidence : comme souvent dans son jeu intĂ©riorisĂ©, le chant du violoncelle semble surgir de l’ombre, portĂ©, incarnĂ© par une Ă©nergie viscĂ©rale, organique. On y remarque en particulier la valse languissante du trio dans le Scherzo ; surtout l’entrain et la vivacitĂ© du Finale oĂč rayonne l’entente idĂ©ale des deux artistes. On aime Ă  Gstaad le dĂ©fi des duos de musiciens : ce soir, l’intelligence en partage et le sens d’une mĂȘme musicalitĂ© expressive font la valeur de ce programme. L’esprit de Paris s’est incarnĂ© dans l’élĂ©gance et la profondeur, grĂące Ă  deux interprĂštes heureux de jouer ensemble.

 

 

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BERTRAND CHAMAYOU, alchimiste ravélien
Le lendemain, autre programme, autre lieu, mais les festivaliers retrouvent Bertrand Chamayou pour son rĂ©cital en soliste, vendredi 26 juillet, dans la petite Ă©glise de Rougemont, dont le volume de la nef est couronnĂ© par la figure d’un sublime Christ sur la croix dont le dessin est du dĂ©but XVIIĂš. Le programme est ambitieux et s’ouvre d’abord par Schumann. A l’écoute de Carnaval principalement, la schizophrĂ©nie double de Robert le romantique, alternativement Florestan et Eusebius nous paraĂźt dĂ©pourvue de nuances troubles, trop marquĂ©e, trop sĂšchement assĂ©nĂ©e. Dommage. Par contre, aprĂšs la pause, un tout autre univers nous est rĂ©vĂ©lĂ© sous les doigts plus naturels et comme frappĂ©s d’évidence du pianiste français : les 5 joyaux de « Miroirs » de Ravel (1906) Ă©blouissent par leur justesse, un flux organiquement captivant, des nuances infinies qui ciselĂ©es dans la rĂ©sonance et les couleurs, miroitent : ils nous invitent au grand banquet des scintillements ravĂ©liens.

 

 

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Aucun doute, Bertrand Chamayou se montre immense poĂšte, alchimiste Ă©vocateur, Ă  la fois passeur des sortilĂšges et grand ambassadeur du sorcier Ravel. On y perce le secret d’épisodes suspendus et picturaux dont le gĂ©nie de la ligne et des impulsions esquissĂ©es, compose pourtant une cathĂ©drale harmoniquement subtile et onirique, aux caractĂšres et accents fermes et nets, Ă  couper le souffle. Le jeu est solide et il respire. Le sĂ©rieux, la probitĂ© voire le scrupule du pianiste en comprennent et les Ă©quilibres millimĂ©trĂ©s et la brillance Ă©vanescente. En surgit un Ravel Ă  la fois cĂ©rĂ©bral et sensuel dont l’esprit des couleurs vibre, s’exalte, ambitionne un nouveau monde ; quand l’élan et l’audace des harmonies toujours imprĂ©visibles font imploser l’assise et l’architecture. On connaĂźt les deux fragments que Ravel orchestra par la suite : Une barque sur l’ocĂ©an et Alborada del Gracioso (Aubade du bouffon).
Ecouter ce soir Ă  Rougemont, l’intĂ©gralitĂ© du cycle des 5 piĂšces relĂšve d’une expĂ©rience singuliĂšre oĂč le compositeur semble rĂ©inventer tout le langage musical pour piano. On s’y berce de sonoritĂ©s Ă  la fois enveloppantes et Ă©cumantes, enivrĂ©s par un pur esprit expĂ©rimental. La libertĂ© harmonique sous les doigts flexibles, facĂ©tieux, enchanteurs du pianiste, saisit immĂ©diatement : on y perçoit un Ravel, grand prĂȘtre des images et illusions, peintre des modernitĂ©s et du futur qui ose plus loin que Debussy. Ses Miroirs dĂ©voilent le son de l’invisible et de l’inconnu, selon la conception d’un aigle agile et visionnaire, libĂ©rĂ© de toute entrave, et narrative et stylistique. « Noctuelles » expriment l’envol des papillons noctambules, leur lĂ©gĂšretĂ© dĂ©sirante ; « Oiseaux tristes » (dĂ©diĂ© au crĂ©ateur Riccardo Viñes), touche au cƓur de la magie animaliĂšre qui inspire et rĂ©vĂšle un Ravel ornithologue : Bertrand Chamayou sublime le chant solitaire d‘oiseaux dĂ©sespĂ©rĂ©s saisis par la chaleur de l’étĂ© (quoi de plus actuel au moment oĂč une canicule terrifiante s’abat sur l’Europe?) : c’est la plus courte piĂšce
 et la plus bouleversante.
Les couleurs d’ « Une barque sur l’ocĂ©an
 » (dĂ©diĂ© au peintre Paul Sordes du groupe des Apaches) envoĂ»tent par leurs balancements marins, Ă©perdus, suspendus, enivrants. « L’Aubade du bouffon » (/Alborada del Gracioso) semble citer Chabrier, modĂšle pour Ravel et premier compositeur Ă  ouvrir dans les champs français, la grande perspective des rythmes hispaniques : le nerf et le sens du dessin leur confĂšrent ici, sous les doigts magiciens de Bertrand Chamayou, une carrure et un allant, phĂ©nomĂ©naux. Enfin, « La vallĂ©e des cloches » dĂ©ploie cette sensualitĂ© ondulante, serpent harmonique qui sĂ©duit, tout en fermetĂ© onirique et qui au final, fait imploser la forme. Conception et geste fusionnent : ils Ă©clairent combien le sens de la musique ravĂ©lienne est pictural, synthĂšse inouĂŻe du Monet coloriste et du Picasso, concepteur rĂ©formateur. La sĂ©quence relĂšve du prodige et confirme dĂ©finitivement l’adĂ©quation comme les affinitĂ©s de Bertrand Chamayou avec l’auteur de Gaspard de la nuit. Les effets de miroir se poursuivent prĂ©cisant d’autres filiations que l’on ne soupçonnait guĂšre : aux cloches ravĂ©liennes rĂ©pondent celles (pourtant plus tardives) d’un Saint-SaĂ«ns, lui aussi soucieux de couleurs comme de rĂ©sonances (« Les cloches de Las Palmas »). Voici donc l’auteur de Samson et Dalila mis au parfum de l’innovation
 en bis de ce rĂ©cital saisissant, la rare toccata du Tombeau de Couperin, ultime offrande ravĂ©lienne oĂč l’espace et le temps deviennent couleurs et mouvements. RĂ©cital mĂ©morable.
 

 

 

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MOZART INCANDESCENT
Le lendemain (samedi 27 juillet 2019) retour dans l’église de Saanen. Lever de rideau des plus engageants, l’ouverture des Nozze di Figaro trĂ©pigne et fait claquer les tutti, – l’orchestre sur instruments d’époque La Cetra ne manque pas de nervositĂ© ; c’est une prĂ©paration idĂ©ale et trĂšs dramatique pour l’apparition de la diva française Patricia Petibon dont la silhouette relĂšve d’une pythie hallucinĂ©e, sorte d’extraterrestre de passage, engagĂ©e dans un chant surexpressif, Ă  la gestuelle volontaire.

 

 

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La chanteuse a du chien et du tempĂ©rament. Par respect du public et de la musique, elle leur donne tout. Fabuleuse crĂ©ature dĂ©lirante plutĂŽt que cocotte statique, la cantatrice a construit un programme majoritairement mozartien qui va crescendo, depuis la langueur tendre et inquiĂšte de Barbarina (des Nozze justement), Ă  la solitude mĂ©lancolique de la Comptesse (Porgi amor : victime impuissante des dĂ©sillusions amoureuses). Puis c’est l’écriture parisienne du dernier Gluck en France (Paride ed Elena) dont on savoure l’esprit pastoral, la tendresse simple dont s’est tant dĂ©lectĂ© Rousseau.
La seconde partie affirme l’impĂ©tuositĂ© des instrumentistes, leur qualitĂ© roborative sous la direction parfois mĂ©canisĂ©e, un peu sĂšche et roide du chef en manque de nuances (symphonie VB 142 de Joseph Martin Kraus). Enfin, chauffĂ©e et prĂȘte Ă  en dĂ©coudre dans cette arĂšne nĂ©oclassique, pleine de furie comme d’élans vengeurs, « Sturm und drang » (tempĂȘte et passion), Patricia Petibon finit le portrait lyrique qu’elle avait amorcĂ© en premiĂšre partie : sa Giunia (Lucio Silla, premier seria d’une ardeur inĂ©dite alors) n’est que frĂ©missement et invocation sincĂšre ; l’imprĂ©cation d’Alceste « DivinitĂ©s du Styx » s’impose par sa noblesse et sa dĂ©sespĂ©rance ample.

 

 

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Mais l’acmĂ© de ce rĂ©cital qui cĂ©lĂšbre le style tragique et pathĂ©tique Ă  Paris propre aux annĂ©es 1770 et 1780, demeure Idomeneo, autre seria majeur de Mozart, en sa somptueuse parure orchestrale (l’ouverture majestueuse et impĂ©tueuse, mieux rĂ©ussie par La Cetra) : paraĂźt Elettra, victime haineuse et rageuse que son impuissance lĂ  encore rend inconsolable et persiflante, au bord de la folie : cette Électre de Mozart prolonge, en conclusion de tout l’opĂ©ra, la sĂ©rie des magiciennes baroques (les MĂ©dĂ©e, Alcina et Armide), pourtant solitaires et finalement dĂ©munies ; le chant se fait au delĂ  de l’invocation terrifiante (digne d’une Gorgone car elle Ă©voque la morsure des serpents), expression troublante d’une dĂ©pression personnelle : la furie est un ĂȘtre dĂ©truit. Formidable actrice au chant servant le texte, Patricia Petibon Ă©claire ce qui Ă  Paris Ă  la veille de la RĂ©volution, – comme ce soir Ă  Saanen, a troublĂ© le public : l’expression du tragique dĂ©sespĂ©rĂ©. PrĂ©sence et incarnation, irrĂ©sistibles.

 

 

 

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COMPTE-RENDU, festivals. GSTAAD MENUHIN Festival, les 25, 26 et 27 juillet 2019. «  PARIS » : Debussy, Poulenc, Chopin / RAVEL, Saint-SaĂ«ns / Mozart, Gluck
 Sol Gabetta (violoncelle), Bertrand Chamayou (piano), Patricia Petibon (soprano). La Cetra (Karel Valter, direction). / Illustrations : © RaphaĂ«l Faux /   gstaadphotography.com / GSTAAD MENUHIN Festival 2019

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A VENIR... Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL se dĂ©roule en Suisse (Saanenland) jusqu’au 6 septembre prochain. Parmi les nombreux Ă©vĂ©nements musicaux annoncĂ©s, voici nos 10 coups de coeur Ă  ne pas manquer :

 

 

1
Samedi 3 août 2019
19h30, Eglise de Saanen
Musique de chambre
La Truite – Semaine française IV
Ibragimova, Power, Gabetta & Chamayou
Alina Ibragimova, violon
Charlotte Saluste-Bridoux, violon
Lawrence Power, alto
Sol Gabetta, violoncelle
Yann Dubost, contrebasse
Bertrand Chamayou, piano
Artist in Residence 2019

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/musique-de-chambre-03-08-19-2

 

 

2
Dimanche 11 août 2019
18h00, Eglise de Saanen
Concert orchestral
80 ans de Bartók à Gstaad – Bartók et la Suisse I
Bertrand Chamayou & Kammerorchester Basel
Bertrand Chamayou, piano
Artist in Residence 2019
Kammerorchester Basel

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/gala-concert-orchestral-11-08-19

 

 

3
Jeudi 15 août 2019
17h30, Tente du Festival de Gstaad
L’Heure Bleue
Gstaad Conducting Academy – Concert de clîture III
Gstaad Festival Orchestra
Etudiants de la Gstaad Conducting Academy

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/l-heure-bleue15-08-19

 

 

4
Samedi 17 août 2019
19h30, Tente du Festival de Gstaad
Concert symphonique
PathĂ©tique – Manfred Honeck & Seong-Jin Cho
Gstaad Festival Orchestra II
Seong-Jin Cho, piano
Gstaad Festival Orchestra
Manfred Honeck, direction

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-symphonique-17-08-19

 

 

5
Vendredi 23 août 2019
19h30, Eglise de Saanen
GALA Concert orchestral
Cecilia Bartoli, mezzo-soprano
Vivaldi : airs d’opĂ©ras & concertos
Les Musiciens du Prince – Monaco
Andrés Gabetta, Violine & Konzertmeister

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/gala-concert-orchestral-23-08-19

 

 

6
Samedi 24 août 2019
19h30, Tente du Festival de Gstaad
Opéra version de concert
Carmen
Gaëlle Arquez, mezzo-soprano (Carmen)
Marcelo Alvarez, ténor (Don José)
Julie Fuchs, soprano (Micaëla)
Luca Pisaroni, baryton (Escamillo)
Uliana Alexyuk, soprano (Frasquita)
SinĂ©ad O’Kelly, mezzo-soprano (MercĂ©dĂšs)
Manuel Walser, baryton (Le DancaĂŻre)
Omer Kobiljak, ténor (Le Remendado)
Alexander Kiechle, basse (Zuniga)
Dean Murphy, baryton (MoralĂšs)
ChƓur philharmonique de Brno
Orchestre de l’OpĂ©ra de Zurich – Philharmonia Zurich
Marco Armiliato, direction

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/opera-concertant-24-08-19

 

 

7
Vendredi 30 août 2019
19h30, Eglise de Saanen
Musique de chambre
Capriccioso – Daniel Lozakovich
Daniel Lozakovich, violon
Sergei Babayan, piano

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/musique-de-chambre-30-08-19

 

 

8
Samedi 31 août 2019
19h30, Tente du Festival de Gstaad
Concert symphonique
Symphonie fantastique
Mikko Franck & Gautier Capuçon
Gautier Capuçon, violoncelle
Orchestre philharmonique de Radio-France (Paris)
Mikko Franck, direction
Symphonie Fantastique de Berlioz / Concertopour violoncelle n°1 de Saint-Saëns

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-symphonique-31-08-19

 

 

9
Dimanche 1er septembre 2019
18h, Tente du Festival de Gstaad
Concert symphonique
De Wagner à Ravel – Classique France-Allemagne
Klaus Florian Vogt & Gergely Madaras
Klaus Florian Vogt, ténor
Airs de Parsifal, Lohengrin (Wagner) / Boléro de Ravel
Orchestre National de Lyon
Gergely Madaras, direction

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-symphonique-01-09-19

 

 

10
Vendredi 6 septembre 2019
19h30, Tente du Festival de Gstaad
Concert symphonique
«Rach 3»
Myung-Whun Chung & Yuja Wang
Yuja Wang, piano
Staatskapelle Dresden
Myung-Whun Chung, direction

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-symphonique-06-09-19

 

 

 

 

TOUTES LES INFOS ET LES MODALITES DE RESERVATIONS
sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr

 

 

 

 

GSTAAD MENUHIN Festival 2019 : Au Bonheur des Dames

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582GSTAAD, Menuhin Festival 2019 : Au Bonheur des Dames. Place Ă  l’excellence de l’interprĂ©tation fĂ©minine Ă  GSTAAD cet Ă©tĂ©, du 18 juillet au 6 septembre 2019. Le Festival MENUHIN surprend chaque annĂ©e par la diversitĂ© de sa programmation mais la cohĂ©rence de sa ligne artistique conçue et dĂ©fendue par Christoph Muller, intendant gĂ©nĂ©ral de l’évĂ©nement en Suisse (cette annĂ©e, PARIS est Ă  l’honneur !). Ambassadrice de charme et de caractĂšre, les artistes femmes occupent le devant de l’affiche estivale Ă  GSTAAD : « Elles s’appellent Sol, Yuja, Gabriela, Khatia, et elles donnent Ă  cette Ă©dition «parisienne» une touche particuliĂšrement Ă©lĂ©gante. »

  
 
 

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GSTAAD 2019 : AU BONHEUR DES DAMES

 
 

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QUELQUES CONCERTS des DAMES Ă  GSTAAD
6 profils féminins à ne pas manquer cet été à GSTAAD

  
 
 
 
 

SOL GABETTA
HILARY HAHN
YUJA WANG

 
 

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Sol Gabetta, Ravel, Fauré et Saint-Saëns

La violoncelliste est prĂ©sente chaque Ă©tĂ© Ă  Gstaad, elle fait partie de la famille, et l’on ne se lasse pas, annĂ©e aprĂšs annĂ©e, de son jeu et de sa prĂ©sence solaire. Cet Ă©tĂ©place aux compositeurs français
 et parisiens
 C’est une artiste gĂ©nĂ©reuse, qui donnera tout dans le DeuxiĂšme concerto de Saint-SaĂ«ns le 21 juillet Ă  Saanen aux cĂŽtĂ©s de Pierre Bleuse et du Kammerorchester Basel. Sans omettre le 25 juillet (Ă©glise de SAanen toujours), temps fort de la semaine française, le programme dĂ©diĂ© au « violoncelle français » en duo avec le pianiste (français) Bertrand Chamayou : vive PARIS ! De mĂȘme elle sera assurĂ©ment une partenaire au-dessus de tout soupçon pour Patricia Kopatchinskaja, Nathan Braude et Polina Leschenko, le 13 aoĂ»t sous les mĂȘmes voĂ»tes de la Mauritiuskirche, dans le Trio de Ravel et le Premier quatuor de FaurĂ©.

 
  
 
 

 

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Hilary Hahn: Bach la suite
Violoniste lumineuse et inspirĂ©e, la jeune Hilary avait marquĂ© les esprit en gravant Ă  tout juste 17 ans trois des six Sonates et Partitas de Jean-SĂ©bastien Bach, suivies deux ans plus tard du non moins stratosphĂ©rique Concerto pour violon de Beethoven. On est heureux, vingt ans plus tard, de revoir Hilary Hahn toujours aussi Ă  l’aise dans Bach – dont elle vient d’ailleurs de graver les trois autres Sonates et Partitas. Le 29 aoĂ»t Ă  Saanen, elle retrouve Omer Meir Wellber et la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen autour des deux concertos de Bach
 what else?

 

 

 

 

 

 

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Yuja Wang: enfin Ă  Gstaad!
À l’image de Lang Lang quelques annĂ©es plus tĂŽt, elle incarne la vague musicale d’une Chine dĂ©complexĂ©e sur le monde du classique. La jeune dauphine de Deutsche Grammophon fait pour la premiĂšre fois le voyage de Gstaad cet Ă©tĂ©, au grĂ© de deux soirĂ©es contrastĂ©es: le 31 juillet en rĂ©cital avec le clarinettiste Andreas Ottensamer, le 6 septembre dans le Concerto n°3 de Rachmaninov aux cĂŽtĂ©s de Myung-Whun Chung et de la Staatskapelle de Dresde.

 
  
 
 

Khatia Buniatishvili
Gabriela Montero
Vilde Frang

 

Khatia Buniatishvili
C’est l’une des enfants chĂ©ries du Festival, prĂ©sente Ă  Gstaad depuis ses tout dĂ©buts. Artiste adulĂ©e et aussi critiquĂ©e du fait de ses partis trĂšs personnels, Khatia Buniatishvili se voit offrir pour elle toute seule la scĂšne immense de la Tente le 16 aoĂ»t, Ă  la faveur d’un rĂ©cital Schubert-Liszt-Stravinski Ă  la mesure de son talent: monumental! Une forme de consĂ©cration. Kathia est une dĂ©ferlente Ă  elle seule !

 

Gabriela Montero
Gabriela Montero, Improvisatrice saisissante, protégée de Martha Argerich, sera à la Mehrzweckhalle de La Lenk le 6 août pour jouer Bach, Mozart et la DeuxiÚme sonate de Rachmaninov, mais aussi pour improviser sur les images du film muet The Immigrant de Charlie Chaplin. Evénement!

 

Vilde Frang
Depuis le rĂ©cital de Vilde Frang «Jeunes Étoiles» en 2011, la violoniste norvĂ©gienne fait rĂ©guliĂšrement le voyage de Gstaad l’Ă©tĂ©. Le 25 aoĂ»t, elle a rendez-vous avec Lahav Shani et l’Orchestre philharmonique de Rotterdam autour de l’un des plus beaux concertos romantiques: le Premier de Max Bruch.

  

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RETROUVEZ TOUTE LA PROGRAMMATION du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019, ici :
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/edition-2019

  
 
 

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VOIR notre TEASER VIDEO : PARIS au GSTAAD MENUHIN Festival 2019 :

GSTAAD-MENUHIN-FESTIVAL-2019-festival-&-academy-annonce-teaser-programme-annonce-critique-par-CLASSIQUENEWS-MUSIQUE-CLASSIQUE-OPERA-CONCERTS-ETE-2019

  
 
 

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LIRE AUSSI

  
 
 

Notre dĂ©pĂȘche annonce GSTAAD MENUHIN festival 2019 :
http://www.classiquenews.com/gstaad-menuhin-festival-2019-paris-18-juil-6-sept-2019/

Notre PRESENTATION GENERALE GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019 : PARIS est une fĂȘte ! Une moisson de tempĂ©raments
 
https://www.classiquenews.com/gstaad-menuhin-festival-academy-2019-18-juil-6-sept-2019-une-edition-en-or/

Notre dĂ©pĂȘche annonce GSTAAD MENUHIN festival 2019 : Focus on SOL GABETTA, ambassadrice for ever in Gstaad
http://www.classiquenews.com/festivals-ete-2019-gstaad-menuhin-festival-focus-sol-gabetta-du-18-juillet-au-6-septembre-2019/

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FESTIVALS été 2019 : GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : focus SOL GABETTA. Du 18 juillet au 6 septembre 2019

FESTIVALS Ă©tĂ© 2019 : GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : focus SOL GABETTA. Du 18 juillet au 6 septembre 2019, le premier festival de musique classique en Suisse crĂ©Ă©e l’évĂ©nement grĂące Ă  unr formule dĂ©sormais bien connue et identifiĂ©e : paysages alpins saisissants, Ă©glises rustiques, grands concerts sous la tente de Gstaad
 Gstaad Ă©crit son Ă©popĂ©e qui impressionne par le profil des artistes qu’invite son intendant gĂ©nĂ©ral Christoph Muller
 Le directeur sait cultiver les connivences et les amitiĂ©s avec les tempĂ©raments de premier plan.

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SOL GABETTA, le violoncelle enchanté de Gstaad

 

C’est dĂ©jĂ  une longue histoire entre la violoncelliste SOL GABETTA, passion et musicalitĂ© incarnĂ©es, et le festival suisse le GSTAAD MENUHIN Festival, Ă©vĂ©nement estival fondĂ© il a plus de 60 ans par lel Ă©gendaire violoniste Yehudi Menuhin. En 2019, le Festival fĂȘte PARIS, son esprit lumineux, mĂȘlant Ă©lĂ©gance et flamboyance. Au sein d’une programmation riche et diverse, SOL GABETTA prĂ©sente Ă  Gstaad cet Ă©tĂ©, pas moins de cinq concerts de musique de chambre Ă  l’Ă©glise de Saanen, en compagnie de Betrand Chamayou, d’Andreas Ottensamer et Alina Ibragimova, ainsi que de Polina Leschenko et Patricia Kopatchinskaja. La soliste excelle dans l’excercie tĂ©nu de la musique de chmabre, exigeant Ă©coute, complicitĂ©, fusion complĂ©mentaire
 un dĂ©fi que la jeune femme n’ a cessĂ© de porter au sommet Ă  chaque Ă©dition du GSTAAD Menuhin Festival dont elle est devenue une ambassadrice irrĂ©sistible
 
 

RETROUVEZ ICI les concerts SOL GABETTA au GSTAAD MENUHIN Festival 2019
https://www.gstaaddigitalfestival.ch/fr/search?term=sol%20gabetta

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RĂ©trospective SOL GABETTA au GSTAAD MENUHIN Festival : retrouvez ici les grands moments qui ont scellĂ© l’histoire d’une relation singuliĂšre entre le Festival estival suisse et la violoncelliste Sol Gabetta :

Parmi les temps forts de cette collaboration artistique impressionnante, distinguons entre autres : rĂ©cital Beethoven avec le pianiste Rudolf Buchbinder (en couplage la prĂ©sentation par Sol Gabetta de la Sonatine en rĂ© majeur de Franz Schubert dans un arrangement pour violoncelle) ; Sol Gabetta et Polina Leschenko jouent le Sonate pour violoncelle et piano de Prokofiev (1948) ; autre document vidĂ©o, l’évocation par Sol Gabetta et Patricia Kopatchinskaja de leurs enregistrements studio et live
 Autant de contenus vidĂ©o Ă  dĂ©couvrir et revoir sur la plateforme du GSTAAD DIGITAL FESTIVAL

 
 

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Autres artistes à suivre cet été à GSTAAD : Vilde Frang, Gaëlle Arquez, Yuja Wang, Klaus Florian Vogt
 à découvrir, la programmation complÚte du GSTAAD MENUHIN Festival 2019
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr

 

LIRE AUSSI notre PRESENTATION GENERALE DU GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019

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COMPTE-RENDU, concert. TOULOUSE, le 11 mars 2019. DEBUSSY. POULENC. RACHMANINOV. Gabetta / Chamayou.

Chamayou-Gabetta©MarcoBorggreveCOMPTE-RENDU, concert. TOULOUSE, Halle-aux-Grains, le 11 Mars 2019. C. DEBUSSY. F. POULENC. S. RACHMANINOV . Sol Gabetta / B.Chamayou. Le duo musical Sol Gabetta et Bertrand Chamayou peut effectivement prĂ©tendre Ă  un accord parfait ; les deux jeunes musiciens se connaissent depuis bien longtemps, plus de 15 ans d’amitiĂ©, et des concerts en duo depuis dix bonnes annĂ©es. Leur retour Ă  Toulouse, en terres conquises, dans le cadre des Musicales Franco-Russes est un vrai bonheur. La grĂące diffuse autours de Sol Gabetta et le pianiste plus sage semble gagnĂ© par le feu secret ou extraverti de sa collĂšgue. La Sonate de Debussy pour violoncelle et piano est d’une grande subtilitĂ© et permet des Ă©clairages divers selon les interprĂštes. Ainsi la version de Sol Gabetta et HĂ©lĂšne Grimaud est bien connue (enregistrĂ©e par DG). Ce soir la violoncelliste, en artiste sensible, propose tout autre chose avec la complicitĂ© de Bertrand Chamayou.

Gabetta et Chamayou l’accord parfait !

DĂšs sa premiĂšre intervention, elle entraine le pianiste dans un jeu moins extraverti et plus complexe. Les nuances sont subtiles, au bord de l’audible, et le rythme s’assouplit au point d’évoquer le jazz par instants. Sol Gabetta conduit l’auditeur dans une sorte de danse, comme au bord du gouffre, alors que le piano sert de repĂšre et parfois abruptement avec des notes comme stoppĂ©es. La Sonate de Poulenc, plus ludique, parfois canaille, permet de beaux moments de complicitĂ© entre les deux musiciens. Le lyrisme semble dĂ©tendre le tempo qui peut se resserrer avec Ă©nergie dans les moments plus rythmĂ©s. Cette Ă©coute mutuelle permet un rĂ©glage dĂ©licat des nuances, et le naturel qui se dĂ©gage du jeux des deux musiciens, est confondant. Sans vraiment beaucoup se regarder, ils vivent la mĂȘme musicalitĂ© comme par enchantement.

AprĂšs ces deux bijoux, qui avec beaucoup d’originalitĂ© prĂ©sentent un style français du XX Ăšme siĂšcle, plutĂŽt moderne et audacieux, la deuxiĂšme partie, russe, sera plus sage et plus romantique. En effet, la Sonate de Rachmaninov, plus ample,  permet l’expression du dernier romantisme avec des moments d’angoisse et mĂȘme de mĂ©lancolie, trĂšs Ă©vocateurs de l’ñme russe 
 si intemporelle. Nos deux amis offrent avec beaucoup de dĂ©licatesse cette Ăąme russe tourmentĂ©e qui cherche Ă  oublier sa souffrance dans la douceur du lyrisme du violoncelle comme une voix maternelle consolatrice.
Sol Gabetta avec beaucoup de pudeur chante Ă  perdre l’ñme mais toujours entre noblesse et Ă©lĂ©gance. Bertrand Chamayou ravive son piano symphonique dans les moments solistes mais cherche toujours Ă  s’équilibrer avec les sonoritĂ©s dĂ©licates de sa partenaire.

Voici un vrai duo qui dĂ©veloppe et amplifie les qualitĂ©s de chacun. Sol Gabetta semble ce soir capable d’audaces interprĂ©tatives trĂšs dĂ©licates, alimentĂ©es par un feu constamment renouvelĂ© ; Bertrand Chamayou ose davantage aller vers un jeu chargĂ© d’émotions, lui dont le piano maitrisĂ© est si spectaculaire, gagne considĂ©rablement en Ă©motions.

Le succĂšs public est considĂ©rable. Ainsi leurs deux bis accordĂ©s sont marquĂ©s d’abord par la mĂ©lancolie douloureuse de Tchaikovsky dans une berceuse, puis un duo plus surprenant qui libĂšre les deux musiciens : elle avec une frĂ©nĂ©sie et une inventivitĂ© coquine ; lui avec une sorte de dĂ©hanchĂ© trĂšs libre dans son jeu. Le public a Ă©tĂ© absolument charmĂ© par les deux musiciens ne faisant qu’une seule Ăąme musicale. Dans ce programme intelligent les sensibilitĂ©s de  France et de Russie ont Ă©tĂ© mises en vedettes et avec un Ă©gal bonheur dans ce beau concert des Musicales Franco-Russes.

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Compte rendu concert. Toulouse. halle-aux-Grains, le 11 mars 2019. Claude Debussy (1862-1918) : Sonate n°1 pour violoncelle et piano en ré mineur ; Francis Poulenc (1899-1963) : Sonate pour violoncelle et piano ; Serge Rachmaninov (1873-1943) : Sonate pour violoncelle et piano en sol majeur, op.19 : Sol Gabetta, violoncelle, Bertrand Chamayou, piano. / Photo Chamayou-Gabetta ©MarcoBorggreve

Baden Baden 2014 : Simon Rattle et Sol Gabetta

simon-rattle1TĂ©lĂ©. ARTE, le 20 avril, 18h. Baden Baden 2014 : Sir Simon Rattle et Sol Gabetta. Sir Simon Rattle et l’Orchestre Philharmonique de Berlin : En direct du Festival de PĂąques de Baden-Baden. PrĂ©sentation : Annette Gerlach. La violoncelliste Sol Gabetta fĂȘte en grande pompe sa premiĂšre collaboration avec la Philharmonie de Berlin, sous la direction de Simon Rattle. La jeune virtuose d’origine argentine, dont la carriĂšre internationale fut lancĂ©e en 2004, sait envoĂ»ter le public par l’intelligence et la puissance Ă©motionnelle de ses interprĂ©tations, autant que par l’étendue de son rĂ©pertoire. Le programme est Ă©clectique : un concerto romantique du britannique Elgar et le prĂ©lude Ă©thĂ©rĂ© de Lohengrin cĂŽtoient la piĂšce AtmosphĂšres de György Ligeti (rendue cĂ©lĂšbre par la bande originale de 2001, L’odyssĂ©e de l’espace), le tout s’achevant sur l’exaltant Sacre du Printemps de Stravinsky.

Au programme:

György Ligeti
AtmosphĂšres

Richard Wagner
PrĂ©lude Ă  l’acte I de Lohengrin

Edward Elgar
Concerto pour violoncelle en mi mineur op. 85

Igor Stravinsky
Le Sacre du Printemps