Coppélia au cinéma, indirect du ROH, Londres

classiquenews-copppelia-annonce-critique-danse-ballet-classiquenews-coppelia-royal-opera-house-gary-avis-nunez-coppelia-2019-ROH-copyright-gavin-smartCinĂ©ma, ballet. CoppĂ©lia, mardi 10 dĂ©cembre 2019 en direct du ROH, Londres. CoppĂ©lia, grand classique du Royal Ballet Ă  Covent Garden (londres), est ainsi projetĂ© en direct dans les cinĂ©mas partout en France, ce 10 dĂ©cembre 2019 (20h15). Fantastique et poĂ©tique, le ballet CoppĂ©lia bĂ©nĂ©ficie d’une musique raffinĂ©e, conçue par LĂ©o Delibes. A Londres, la partition est devenue un pilier du rĂ©pertoire de la troupe de danseurs britanniques depuis qu’elle a Ă©tĂ© chorĂ©graphiĂ©e par la fondatrice du Royal Ballet, Dame Ninette de Valois. InspirĂ© des Contes d’Hoffmann, l’action fait paraĂźtre une poupĂ©e mĂ©canique plus vraie que la vie, charmant jusqu’à l’enivrement un jeune romantique trop naĂŻf (Franz)
 que la jeune Swanilda va bientĂŽt conduire vers la juste clairvoyance. Amour et illusion, dĂ©sir et aveuglement nourrissent une intrigue particuliĂšrement efficace qui se joue de la fĂ©erie du thĂ©Ăątre et des prouesses du danseur

La production londonienne rĂ©unit la danseuse principale Marianela Nuñez dans le rĂŽle de Swanilda, le danseur principal Vadim Muntagirov dans le rĂŽle de son bien-aimĂ© Franz, et l’artiste Gary Avis dans le rĂŽle du magicien Dr CoppĂ©lius.

SYNOPSIS
royal-opera-house-ROH-logo-2019Le docteur CoppĂ©lius a une fille magnifique -  CoppĂ©lia. Franz commence Ă  s’enticher d’elle depuis qu’il l’a vu assise au balcon. Swanilda, la fiancĂ©e de Franz, est trĂšs contrariĂ©e. S’introduisant dans la maison avec une amie, elles dĂ©couvrent que CoppĂ©lia est l’une des nombreuses poupĂ©es Ă  taille humaine fabriquĂ©es par le docteur.
CoppĂ©lius veut pousser plus loins ses expĂ©rimentations
 il kidnappe Franz projetant de le sacrifier afin de donner vie Ă  CoppĂ©lia. Swanilda rĂ©ussit cependant Ă  le sauver en faisant danser les poupĂ©es mĂ©caniques, distrayant ainsi CoppĂ©lius afin qu’ils puissent s’enfuir.
Heureusement Dr CoppĂ©lius n’est pas aussi mĂ©chant qu’il n’y parait et au dernier acte le savant fait la paix avec Swanilda et Franz, dĂ©sormais libres de cĂ©lĂ©brer leur mariage.

 

Illustration : Gary Avis dans le rÎle de Dr Coppélius et Marianela Nuñez dans le rÎle de Swanilda dans Coppélia ©2019 ROH / Royal Opera House Photographie par Gavin Smart

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Les retransmissions au cinĂ©ma depuis le Royal Opera House offrent au public une plongĂ©e au cƓur mĂȘme de la reprĂ©sentation grĂące aux entretiens et accĂšs exclusifs en coulisses. Projection dans plus de 1000 cinĂ©mas dans 53 pays.

La prochaine diffusion en direct du Royal Opera House
Royal Ballet :

La Belle au Bois Dormant le Jeudi 16 Janvier 2020.

Plus d’informations, billetterie : https://www.rohcinema.fr

La saison 2019/2020 du Royal Opera House au cinéma :

‱    The Royal Ballet
Casse-Noisette (enregistrement de 2016)
En diffusion à partir du 11 décembre 2019

‱    The Royal Opera
La BohĂšme
En direct le Mercredi 29 janvier 2020, en rediffusion le Dimanche 2 février

‱    The Royal Ballet
The Cellist / Dances at a Gathering
En direct le Mardi 25 FĂ©vrier 2020, en rediffusion le Dimanche 1er Mars 2020

‱    The Royal Opera
Fidelio (nouvelle production)
En direct le mardi 17 mars 2020, en rediffusion le 22 mars 2020

‱    The Royal Ballet
Le lac des cygnes
En direct le Mercredi 1er Avril 2020, en rediffusion le Dimanche 5 Avril 2020

‱    The Royal Opera
Cavalleria Rusticana / Pagliacci (en co-production avec La Monnaie, Brussels, Opera Australia et Göteborg Opera)
En direct le Mardi 21 Avril 2020, en rediffusion le Dimanche 26 avril 2020

‱    The Royal Ballet
The Dante Project (PremiĂšre Mondiale)
En Direct le Jeudi 28 May 2020, en rediffusion le Dimanche 31 Mai 2020

‱    The Royal Opera
Elektra (Nouvelle Production)
En direct le Jeudi 18 Juin 2020, en rediffusion le Dimanche 21 Juin 2020

DVD, coffret. PYOTR ILYITCH TCHAIKOVSKY : The Ballets (Royal opera House, 3 DVD Opus Arte)

CLIC D'OR macaron 200DVD, coffret. PYOTR ILYITCH TCHAIKOVSKY : The Ballets (Royal opera House, 3 DVD Opus Arte). Coffret Ă©vĂ©nement qui complĂšte l’offre Ă©galement en dvd rĂ©capitulatif Ă©ditĂ© ce NoĂ«l par BelAirclassiques et dĂ©diĂ© Ă  l’école russe du Bolshoï
 Quoiqu’on en dise, Tchaikovski aura permi aux chorĂ©graphes et danseurs internationaux de perfectionner leur art, qu’il s’agisse de l’acrobatie virtuose et un rien froide, ou de l’élĂ©gance racĂ©e sublimement incarnĂ©e
 Voici 3 ballets qui restent 
 inaltĂ©rables.

ROYAL BALLET tchaikovsky the ballets 3 dvd set sleeping beauty ntucracker swan lake annonce critique dvd review classiquenews decembre cadeau de NOEL 2018Parlons d’abord du LAC DES CYGNES / Swan Lake version Osipova / Golding / Gruzin. EnregistrĂ© en mars 2015 au Royal Opera House, Covent Garden, et retransmise dans les cinĂ©mas du monde entier, le ballet fĂ©erique de Piotr Illiytch rĂ©unit deux tĂȘtes d’affiche du Royal Ballet, l’étoile russe Natalia Osipova (originaire du Bolshoi) et le canadien, Matthew Golding, nouveau duo pour ce lac attendu. La conception d’Anthony Dowell, qui date de 1987, s’inspire de l’originale de 1895 (Petipa / Ivanov), souhaite aussi rĂ©actualiser le propos en incluant des inserts venus de diffĂ©rents chorĂ©graphes plus contemporains, emblĂ©matiques Ă  Londres : en particulier Frederick Ashton. Sans omettre des citations de l’époque de Tchaikovski. Il en rĂ©sulte un mĂ©lange parfois confus, qui affecte le trĂšs haut niveau du Corps de Ballet londonien, pourtant au meilleur de sa forme, autant dans la rĂ©alisation synchronisĂ©e des ensembles, que dans le soutien au solos virtuoses (superbe Rothbart de Gary Avis). Technicienne, Natalia Osipova n’est pas une actrice affĂ»tĂ©e, ce qui altĂšre son double emploi : Odette, le cygne blanc, et Odile, le cygne noir. Expressive en Odette, elle manque de relief et de profondeur, mais aussi de prĂ©cision dans la noirceur d’Odile. RacĂ© certes mais uniforme dans sa posture disciplinaire, Matthew Golding fait finalement un prince Siegfried plus hautain qu’humain, ce qui nuit Ă  la finesse Ă©motionnelle de ses duos avec Odile / Odette. Evidemment, l’ampleur de ses portĂ©s est magistrale. LĂ  encore, une approche mĂ©canique, virtuose
 mais froide et distanciĂ©e qui ignore totalement l’empathie et la connexion avec sa partenaire. Dans la fosse, Boris Gruzin fait feu de tout bois, rĂ©alisant de la matiĂšre et soie tchaikovskienne, un scintillement orchestral continu. Trop technique et glaçante, la lecture ne dĂ©trĂŽne pas l’excellent duo Svetlana Zakharova / Roberto Bolle Ă  Milan en 2004
 Oui on nous dira nostalgie, nosltalgie, et « goood old times »  mais quand mĂȘme.

LA BELLE AU BOIS DORMANT version Nuñez, Muntagirov. Tout autre est la conception, elle aussi éclectique mais mieux assemblée et conçue de Monica Mason et Christopher Newton : à partir de la chorégraphie de Marius Petipa, ils conservent les ajouts signés Ashton, Wheeldon, Dowell, tout en redessinant la volupté onirique du conte originel français (Perrault)
grĂące aux costumes et dĂ©cors signĂ©s par Olivier Messel. Il en rĂ©sulte une lecture Ă  la fois majestueuse et trĂšs fine sur le plan de la caractĂ©risation psychologique des personnages. On prĂ©fĂšre souvent grossir et Ă©paissir le ballet de Tchaikovski en faisant ronfler les rĂ©fĂ©rences Ă  la solennitĂ© Grand SiĂšcle, au risque d’écarter tout ce qui relĂšve du drame : rien de tel ici. Car rayonne en un trio irrĂ©sistible trois danseurs-acteurs prodigieux littĂ©ralement : Marianela Nunez (Princesse Aurora, Ă  la fois proche et Ă©nigmatique), Kristen McNally (sidĂ©rante Carabosse par laquelle surgit la catastrophe et l’emprise des tĂ©nĂšbres, mais avec quelle Ă©conomie gestuelle : sa pantomime est du trĂšs grand art), enfin le Prince de Vladimir Muntagirov trouve le ton juste et la balance parfaite entre puissance athlĂ©tique et prĂ©sence affĂ»tĂ©e, sans omettre une excellente interaction avec ses partenaires, dans toutes les situations. VoilĂ  qui nous change du « rien que technique et virtuositĂ© solistique » du Lac des cygnes prĂ©cĂ©demment prĂ©sentĂ©. Le geste souple et habitĂ© de Koen Kessels rend service Ă  une partition colorĂ©e et raffinĂ©e dont il sait retirer toute boursouflure. Magistral.

casse-noisette_royal-ballet_4CASSE NOISETTE, 2016 : les 90 ans de Peter Wright. Le Royal Ballet fĂȘte ainsi les 90 ans du metteur en scĂšne et producteur Peter Wright, dans l’une de ses rĂ©alisations les plus emblĂ©matiques (et applaudies). CrĂ©Ă©e en 1984, la conception enchante en respectant l’empire du rĂȘve qui montre comment le magicien Drosselmeyer emmĂšne la jeune Clara jusqu’au monde enneigĂ© de la FĂ©e DragĂ©e, et au royaume des bonbons. Les aventures qui s’en suivent saisissent par leurs pĂ©ripĂ©ties contrastĂ©es voire martiales : le casse-noisette Hans-Peter se transforme en prince
 Mais Wright offre Ă  partir de la nouvelle onirique d’Hoffmann (Casse noisette et le roi des souris, 1816), une rĂ©flexion trĂšs fine de la magie de NoĂ«l, sachant et questionner le sens de la fĂ©erie et l’expĂ©rience morale qu’en tirent les jeunes protagonistes. Saluons l’excellent Gary AVIS, magicien dĂ©miurge, d’une prĂ©sence convaincante, entre autoritĂ© et mystĂšre. Il accompagne Clara dans son rite qui est aussi l’issue heureuse d’un envoĂ»tement diabolique, car son neveu Hans-Peter a Ă©tĂ© transformĂ© par le roi des souris, en casse-noisette, or seul l’amour d’une jeune fille pourra l’en libĂ©rer.
casse-noisette_royal-ballet_3Au premier acte, confrontĂ©e Ă  un immense sapin (qui ne cesse de grandir Ă  mesure que le songe devient rĂ©el), Clara rayonne par son angĂ©lisme jamais miĂšvre (trĂšs juste Francesca Hayward). Le Casse-noisette devient prince (seyant et habile Federico Bonelli)
 Au pays de la FĂ©e DragĂ©e, les danses de caractĂšres se succĂšdent avec variĂ©tĂ© et virtuositĂ©. Jusqu’au suprĂȘme pas de deux de la FĂ©e DragĂ©e, auquel l’étoile Lauren Cuthbertson rĂ©serve son Ă©lĂ©gance mĂ»re d’une sublime souplesse : face Ă  la Clara attendrie et naĂŻve de Hayward, Cuthbertson Ă©blouit par sa grĂące adulte. Le charme de la production, dĂ©fendu par des solistes de premier plan, semble atemporel. IrrĂ©sistible.

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DVD, coffret. PYOTR ILYITCH TCHAIKOVSKY : The Ballets (Royal opera House, 3 DVD Opus Arte).

DVD, critique. PUCCINI : Madama Butterfly. Jaho, DeShong, Puente, 
 Pappano / Caurier Leiser / ROH, 1 DVD Opus Arte, 2017)

caurier-et-leiser-duo-de-metteurs-en-scene-a-lopera-par-classiquenews-pour-angers-nantes-opera-saison-2017-2018-couronnement-de-poppee-octobre-2017-Patrice-Caurier-et-Moshe-LeiserDVD, critique. PUCCINI : Madama Butterfly. Jaho, DeShong, Puente, 
 Pappano / Caurier Leiser / ROH, 1 DVD Opus Arte, 2017). A Covent Garden, la Butterfly du duo de metteurs en scÚne, Patrice Caurier et Moshe Leiser, passionnément suivis à Angers Nantes opéra sous la direction de Jean-Paul Davois, offre une apparente simplicité qui du reste, sainte vertu de nos jours, demeure lisible, laissant la part belle à la sublime musique puccinienne.

 
   
 
 
 

ROH Covent Garden, 2017

Un Puccini rageur et dépressif
grĂące Ă  l’équation JAHO / PAPPANO

 
 
 

PUCCINI butterfly pappano jaho puente leiser caurier critique opera dvd classiquenews opus arteLes metteurs ajoutent en filigrane une rĂ©flexion sur la fragilitĂ© du rĂȘve de Cio Cio San qui croit au simulacre de ce mariage arangĂ© auquel sa jeunesse naĂŻve s’accroche comme Ă  une vocation. Les noces de Butterfly sont en pacotilles pour tous, sauf dans le cƓur de ce papillon trop dĂ©licat. RĂȘve Ă©perdu de la geisha (de 17 ans), exercice exotique de l’officier amĂ©ricain
 l’écart est bien soulignĂ© et la carte postale japonisante de Puccini a parfaitement creusĂ© son lit cynique et ironique jusqu’à la tragĂ©die du suicide qui clĂŽt ce drame domestique.
Les metteurs en scùne n’en rajoutent pas : ils restent à hauteur d’yeux de Cio-Cio-San, humble servante d’une parodie nuptiale à moindres frais.
Car l’intensitĂ© et la vĂ©ritĂ© se concentrent assurĂ©ment dans le jeu tout en nuances et incarnation profonde de la soprano albanaise Ermonela Jaho ; la cantatrice est actuellement une somptueuse et dĂ©chirante Traviata, et sa Butterfly britannique de 2017, frappe elle aussi par ce jeu intime, cette caractĂ©risation qui surgit de l’intĂ©rieur, exprimant tous les replis d’une psychĂ© en traumatisme, dĂ©chirĂ©e par la douleur et l’abandon. L’expressivitĂ© et le relief d’un chant pas toujours trĂšs juste saisissent cependant par leur justesse et l’intelligence de l’intonation.
Et son falot de faux mari Pinkerton ? Marcelo Puente es techniquement trop juste (aigus serrĂ©s et vibrato systĂ©matisĂ©) : le tĂ©nor sait cependant exprimer un lĂ©ger trouble car il se prend au jeu de cette mascarade des plus cyniques. Le jeu de dupe n’en est que plus amer quand la pauvre fille comprend qu’elle a Ă©tĂ© trompĂ©e, abandonnĂ©e.
CLIC D'OR macaron 200
deshong elizabeth suzuki butterfly puccini review critique classiquenews DVD OPUS ARTE covent gardenRien à dire à la Suzuki moelleuse et maternelle, d’Elizabeth
DeShong
: la mezzo partage avec Jaho, une intelligence dramatique qui Ă©blouit de bout en bout, elle Ă©claire leur duo, immense dignitĂ© et sincĂ©ritĂ© dans la solitude, le dĂ©nuement, et la misĂšre. Saluons enfin Carlo Bosi, Goro impeccable et lui aussi trĂšs juste. Enfin dans la fosse, Antonio Pappano, maĂźtre des troupes du Covent Garden, sait foudroyer, nuancer quand il faut, par saccades millimĂ©trĂ©s : on sait que le chef affectionne la direction Ă©ruptive et expressionniste ; ses Puccini sont de ce point de vue toujours trĂšs efficaces. Il fait parler et crier l’orchestre avec une rare intensitĂ©. Voici donc une production loin d’ennuyer. Bien au contraire. A voir indiscutablement.

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DVD, critique. PUCCINI : Madama Butterfly. Jaho, DeShong, Puente, 
 Pappano / Caurier Leiser / ROH Covent Garden, 1 DVD Opus Arte, 2017

 
 
   
 
 

PUCCINI : Madama Butterfly
TragĂ©die japonaise en trois actes, livret de Giuseppe et Giacosa et Luigi Illica – CrĂ©ation, Scala de MIlan, le 17 fĂ©vrier 1904
Mise en scĂšne: Moshe Leiser et Patrice Caurier

Cio-Cio-San : Ermonela Jaho
Pinkerton: Marcelo Puente
Sharpless: Scott Hendricks
Suzuki: Elizabeth DeShong
Goro: Carlo Bosi
Le Bonze : Jeremy White
Yamadori: Yuriy Yurchuk
Kate Pinkerton : Emily Edmonds
Le commissaire impérial : Gyula Nagy

Royal Opera Chorus
Orchestra of the Royal Opera House
Antonio Pappano, direction

Enregistrement réalisé au ROH, Covent Garden le 30 mars 2017

1 DVD Opus Arte OA 1268 D – 2h8mn + bonus : 11 mn

 
 
 

 

Cinéma : Les Noces de Figaro par McVicar

nozze di figaro, noces de figaro covent garden royal opera house londres david Mc Vicar presentation review announce classiquenewsCinĂ©ma, ce soir 19h30 : Les Noces de Figaro par McVicar depuis le Royal Opera House Covent Garden, Londres. Figaro romantique
 CrĂ©Ă©e dĂ©jĂ  en 2006 sur le mĂȘmes planches, cette production des Noces de Figaro de Mozart et son librettiste Da Ponte (1786), d’aprĂšs Beaumarchais (La Folle journĂ©e ou le Mariage de Figaro), transpose la fiĂšvre rĂ©volutionnaire des serviteurs, du XVIIIĂš d’avant 1789
 en 1830 soit Ă  l’Ă©poque de la Restauration. McVicar imagine donc un Figaro …. romantique. Mais si l’ordre monarchique fait son retour, le Figaro hier campĂ© par le baryton Erwin Schrott, a gagnĂ© en certitude et dĂ©termination, n’hĂ©sitant directement Ă  dĂ©fier le comte Almaviva, tandis que aux cĂŽtĂ©s de cette lutte des classes (dominĂ©s / dominants), se joue aussi une guerre sociale : la guerre des sexes Ă  travers l’alliance des femmes : la Comtesse et Suzanne, vraies maĂźtresses de cet Ă©chiquier fragile, innerve regards, jeu d’acteurs et mouvements, en une fresque Ă©motionnelle vive. DĂ©cors, gestes, dĂ©placements sont millimĂ©trĂ©s comme d’habitude chez David McVicar qui prĂ©serve toujours la parfaite lisibilitĂ© de l’action sans omettre l’expression des intentions parallĂšles. En 2015 pour la reprise de la production des Noces de Figaro de Mozart par Mc Vicar, l’opĂ©ra londonien affiche une nouvelle distribution : avec toujours l’infatigable et trĂšs fĂ©lin Erwin Shrott dans un rĂŽle qu’il sert Ă  merveille (Figaro), Anita Hartig (Susanna), StĂ©phane Degout (Almaviva), Ellie Dehn (la Comtesse), Kate Lindsey (Cherubino)…

 

 

Infos, réservation, salles de cinéma partenaires de la diffusion

Les Noces de Figaro par McVicar sur le site de la Royal Opera House Covent Garden Londres

 

 

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Erwin Shrott, Figaro Ă©ruptif et fĂ©lin Ă  Londres dans les Noces de Figaro de Mozart transposĂ© par Mc Vicar Ă  l’Ă©poque de la Restauration (DR)

 

 

erwin-schrott-figaro mc vicar presentation classiquenews review announce account of nozze di figaro noces de figaro de mozart-verdi-berlioz-gounod-meyerbeer-and-baby-Erwin-Schrott-Mozart-Verdi-Berlioz-Gounod-MeyerbeerLe Baryton uruguyen, ex compagnon de la diva austro russe Anna Netrebko, a toujours cultivĂ© ses affinitĂ©s mozartiennes : avec Don Giovanni, Figaro est son emploi de prĂ©dilection oĂč rayonne sa fĂ©linitĂ© mĂąle et son sens de la prĂ©sence scĂ©nique.

Extrait de la biographie portrait rĂ©alisĂ©e en 2008 par  notre rĂ©dacteur Lucas Irom : “Erwin Schrott, nouvelle icĂŽne lyrique ? Une basse qui barytone avec un magnĂ©tisme dramatique et colorĂ© comme peu autour de lui
 une diction amusĂ©e, hĂ©doniste, sanguine et palpitante offrant une incarnation nerveuse chez Mozart (Figaro, Les noces), mais aussi cette gravitĂ© sombre du timbre qui lui permet de jouer sur les registres du chant viril Don Giovanni, MĂ©phistophĂ©lĂšs
 : l’art vocal de l’uruguyen Erwin Schrott (36 ans en 2008, nĂ© Ă  Montevideo en 1972) se taille une part majeure parmi les jeunes tempĂ©raments de la scĂšne lyrique actuelle.

 

Acteur-chanteur
Le chanteur est dĂ©jĂ  un acteur aguerri. Sur les 8 personnages abordĂ©s dans son premier disque chez Decca, de Mozart, Verdi et Gounod Ă  Meyerbeer et Berlioz, l’interprĂšte a incarnĂ© sur scĂšne
 5 rĂŽles. Pas si mal, pour un talent rĂ©cent de plus en plus indiscutable
 Avant de chanter, le jeune homme lava des voitures et aida ses parents dans le restaurant familial, Ă  l’époque oĂč l’Uruguay traversait l’une de ses crises Ă©conomiques les plus difficiles. Du mĂ©tier de chanteur et de l’opĂ©ra en gĂ©nĂ©ral, le baryton-basse avoue avoir tout appris de la pianiste et metteuse en scĂšne, Emilia Rosa, aujourd’hui dĂ©cĂ©dĂ©e. Quittant l’AmĂ©rique du Sud, le jeune interprĂšte rejoint l’Italie pour parfaire son apprentissage vocal: Leo Nucci lui prodigue de prĂ©cieux conseils. A Montevideo, Erwin Schrott se distingue Ă  22 ans, en 1994, dans le rĂŽle de Roucher, d’Andrea ChĂ©nier, un rĂŽle qui lui offre une premiĂšre incarnation ample et dramatique. Suivant le conseil de Mirella Freni, le jeune artiste sait prĂ©server son talent en choisissant des rĂŽles expressifs “confortables”, au risque mesurĂ©: Colline (La BohĂšme), Masetto (Don Giovanni), Timur (Turandot), Ramfis (AĂŻda), 
 un apprentissage de longue haleine, Ă  l’implication progressive et constante qui lui permet de fouiller son approche psychologique des caractĂšres sans porter atteinte Ă  son timbre.

Leporello et Don Giovanni
En 1998, le baryton (26 ans) remporte le premier prix du Concours Operalia de Placido Domingo. L’ascension ne tarde comme l’exposition dans des rĂŽles plus audacieux: Pharaon (MoĂŻse et Pharaon de Rossini) sous la baguette de Muti, surtout Leporello et Don Giovanni (chantĂ© pour la premiĂšr fois en 2004 Ă  Whashington), comme Figaro, font de lui un mozartien Ă  la sanguinitĂ© extravertie, non dĂ©nuĂ© d’une exigence linguistique. Il ne s’agit pas de dĂ©ployer une palette vocale riche et ample, il faut aussi incarner les Ă©tats Ă©motionnels de la musique. Un dĂ©fi que le chanteur souhaite relever avec assiduitĂ©. Ainsi, trouvant son Figaro de 2006, un rien trop “volcanique”, l’interprĂšte veille Ă  ciseler davantage la vĂ©ritĂ© de son approche scĂ©nique et vocale.

Aujourd’hui, l’artiste recherche Ă  raffiner davantage chacun des rĂŽles qu’il a abordĂ©s sur scĂšne: Narbal (Les Troyens de Berlioz), Macbeth (Verdi), OnĂ©guine (TchaĂŻkovski), comme il recherche Ă  Ă©largir sa palette Ă©motionnelle grĂące Ă  de nouveaux rĂŽles, dont quelques Belliniens: Rodolfo (La Sonnambula), Giorgio (I Puritani)


erwin schrott don giovanni mozart baden baden 2013 1A l’étĂ© 2008, Erwin Schrott chante Leporello Ă  Salzbourg (dans la mise en scĂšne de Claus Guth sous la direction de Bertrand de Billy), avant d’aborder Don Giovanni au Metropolitan de New York, Escamillo (Carmen) Ă  la Scala sous la baguette de Barenboim, et Figaro, dans Les Noces de Figaro, Ă  Vienne, la capitale autrichienne oĂč, il y a quelques annĂ©es, il dĂ©sespĂ©rait de ne jamais trouver d’engagement aprĂšs avoir Ă©chouĂ© au Concours Hans Gabor Belvedere. A force de tĂ©nacitĂ©, l’artiste a su dĂ©montrĂ© son immense talent
 un talent qui pourrait devenir art majeur s’il travaille encore sa diction et la finesse de ses rĂŽles. Promis Ă  une belle carriĂšre, Erwin Schrott, compagnon Ă  la ville de la soprano autrichienne et russe, Anna Netrebko, nous offrira un prochain accomplissement en chantant avec sa compagne. En attendant ce duo miraculeux (Don Giovanni de Mozart filmĂ© en 2013 Ă  Baden Baden oĂč Netrebko joue Donna Anna), le baryton pourrait bien devenir la nouvelle icĂŽne lyrique des annĂ©es Ă  venir. “

erwin_schrott_arias_frizza_deccaPortrait rĂ©alisĂ© Ă  l’occasion de la sortie de son premier album chez Decca : Erwin Schrott : arias. un rĂ©cital lyrique qui mĂȘle Mozart (6 airs sur les 12 au total), Verdi (Don Carlos, Les VĂȘpres Siciliennes, chantĂ©s en Français), Berlioz (La Damnation de Faust), Gounod (Faust), Meyerbeer (Robert le diable)
 Mozartien, Verdien, mais aussi MĂ©phistophĂ©lĂšs au rire sardonique, le baryton-basse nous offre une palette dramatique particuliĂšrement riche et convaincante.  Erwin Schrott: Arias 1 cd Decca. Avec l’Orquestra de la Comunitat Valenciana. Riccardo Frizza, direction (2008)

 

Londres. Butterfly au ROH Covent Garden

pucciniLondres, ROH, Covent Garden. Puccini : Madama Butterfly. Du 20 mars au 11 avril 2015. La production londonienne est prometteuse. ScĂ©nographiĂ©e par le duo provocateur mais thĂ©Ăątralement toujours abouti, Leiser-Caurier, sous la direction de Nicola Luisotti, voici une lecture du drame de Cio Cio San qui devrait frapper l’audience grĂące entre autres Ă  la distribution apparemment cohĂ©rente : Opolais, Jagde, Viviani, Bosi, Shkosa. En 1904, Puccini aborde la rive japonaise en sachant Ă©viter les imageries caricaturales grĂące Ă  une Ă©criture d’un raffinement harmonique extrĂȘme dont le sens de la couleur et le chromatisme ciselĂ© rĂ©inventent la notion mĂȘme d’orientalisme plus qu’ils ne l’illustrent. Le compositeur renouera avec ce scintillement exotique Ă  l’orchestre presque 20 ans plus tard, Turandot, princesse chinoise crĂ© Ă  Milan en 1926, Ă  titre posthume…
A Nagasaki, si l’officier amĂ©ricain Pinkerton (tĂ©nor) se marie avec la geisha Cio Cio San dite aussi Butterfly (soprano), il vit tout cela comme un jeu sans consĂ©quence. C’est pourtant dans l’esprit de la jeune femme, un mariage rĂ©el dont naĂźt rapidement un garçon : Puccini, comme Massenet Ă  son Ă©poque, exploite les forces et mouvements contradictoires. FacĂ©tie insouciante de l’amĂ©ricain, chant tragique et solitaire puis suicidaire et dĂ©sespĂ©rĂ© de Cio Cio San. Le compositeur renforce par l’orchestre la psychologie des personnages, en particulier la figure de la geisha dont les relations avec ses semblables sont complexes et nettement dĂ©favorables. Jeune prostituĂ©e, elle inspire l’exclusion. C’est la solitude de plus en plus accablante pour l’hĂ©roĂŻne, et son abandon / trahison par Pinkerton qui achĂšvent toute rĂ©sistance. Au final, Cio Cio San n’a jamais existĂ© et son fils est mĂȘme repris par la femme vĂ©ritable de Pinkerton… La vraie revanche de Butterfly reste le chant orchestral exceptionnellement raffinĂ© que lui rĂ©serve Puccini qui n’a jamais semblĂ© plus inspirĂ© par une figure fĂ©minine. Ni Tosca, ni Turandot ni mĂȘme Mimi, ne semblent doublĂ©es par un orchestre aussi raffinĂ©, harmoniquement miroitant, d’une texture scintillante aussi sophistiquĂ©e que Ravel ou Debussy.

boutonreservationMadame Butterfly de Puccini au Royal Opera House de Covent Garden, Londres
8 représentations : les 20,23,28,31 mars puis 4,6,9 et 11 avril 2015
Production déjà présentée en 2011
Nicola Luisotti, direction
Patrice Caurier et Moshe Leiser, mise en scĂšne

DVD. Verdi : Les VĂȘpres Siciliennes (Volle, Schrott, Hymel, Pappano, 2013. 2 dvd Warner)

dvd-verdi-vepres-siciliennes-volle-hymel-schrott-dvd-warner-pappano-londres-octobre-2013-clic-de-classiquenews-fevrier-2015DVD. Verdi : Les VĂȘpres Siciliennes (Volle, Schrott, Hymel, Pappano, 2013. 2 dvd Warner). Rares les productions des VĂȘpres verdiennes chantĂ©es en français selon la crĂ©ation parisienne de 1855 (Salle Le Peletier). Cette production trĂšs honnĂȘte et souvent convaincante sait soigner les accents du pur drame psychologique (Monfort en quĂȘte de son fils Henri) en dĂ©pit des nombreuses scĂšnes collectives historiques qui font basculer Les VĂȘpres vers le grand opĂ©ra français façon HalĂ©vy, Meyerbeer… La mise en scĂšne traite froidement la barbarie et le cynisme du pouvoir politique, la violence qui sous-tend toute l’intrigue puisqu’il est question ici d’un thĂšme essentiel Ă  l’Ă©poque de Verdi : la rĂ©sistance d’un peuple (les siciliens menĂ©s par Jean Procida) contre l’oppression d’une autoritĂ© Ă©trangĂšre (les Français). De fait, le livret de Scribe s’inspire du soulĂšvement des Siciliens de mars 1282 contre les Français… Les cloches de la noce finale d’Henri et d’HĂ©lĂšne donnent le signal du soulĂšvement : l’amour bascule dans le sang. Triste progression oĂč les armes sont plus fortes que la volontĂ© des coeurs. Ici, le dĂ©cor prolonge l’espace du thĂ©Ăątre d’opĂ©ra : preuve que la rĂ©alitĂ© des spectateurs peut bientĂŽt ĂȘtre contaminĂ©e par le rĂšgne de la tyrannie et des manipulations reprĂ©sentĂ© sur scĂšne. Tout cela fonctionne bien car l’enjeu des situations demeure lisible.

L’homme de thĂ©Ăątre norvĂ©gien Stefan Herheim fait cependant du tĂ©nor hĂ©roĂŻque Henri, l’amant de la sicilienne HĂ©lĂšne, pris dans les rets de son amour filiale pour Monfort, le tyran français, la figure archĂ©typale de l’artiste romantique, comme TannhĂ€user, hĂ©ros sacrifiĂ©, maudit, incompris sur l’autel de la bourgeoisie du Second Empire Ă  naĂźtre. L’OpĂ©ra de Paris, celui de Garnier, ses ors et sa pompe thĂ©Ăątrale sont copieusement citĂ©s, crĂ©ant le cadre des enjeux politiques Ă  l’Ă©poque de Verdi : nationalismes en rĂ©sistance, conscience libertaire des artistes, politique barbare de l’ordre bourgeois.

La battue de Pappano, nerveuse, parfois fougueuse jusqu’Ă  l’Ă©clair, Ă©vite justement le grandiloquent pour un continuum haletant oĂč l’on sent la pression de la machine politique Ă©prouvant chaque individu dans ses aspirations les plus intimes : Henri, le fils dĂ©chirĂ© entre l’amour filial qui le lie Ă  son pĂšre, et son dĂ©sir d’HĂ©lĂšne, la Sicilienne aimĂ©e.

Verdi aime ciseler le relief intĂ©rieur des Ăąmes, fussent-elles au sommet de la hiĂ©rarchie politique : solitude et dĂ©sarroi des puissants qui prĂ©sentent ainsi au dĂ©but du III, Monfort le tyran français, en quĂȘte de l’amour d’un fils auquel il s’est jusque lĂ  cachĂ© : Michael Volle affirme une profondeur dĂ©chirĂ©e, une noblesse de sentiments qui attendrit le personnage du potentat, de surcroĂźt dans un français intelligible ; face Ă  lui, ardent et tendu, le tĂ©nor montant Bryan Hymel affirme ses aspirations romantiques et amoureuses avec un aplomb, mĂȘme si son français reste diluĂ©, et si l’on note une faiblesse de rĂ©gime en fin d’action. Le relief de l’intrigue tient aussi Ă  l’opposition des deux rĂŽles de barytons : si Monfort s’humanise en cours d’action (en se rapprochant de son fils qui bientĂŽt va le reconnaĂźtre en effet), la figure du Sicilien revanchard, chefs des partisans, Jean Procida gagne progressivement en autoritĂ©, en force contre l’oppresseur : l’uruguyen Erwin Schrott, ex compagnon d’Anna Netrebko, impose sa prestance virile et sauvage, une force noire et fĂ©line qui contraste idĂ©alement avec ses ennemis (hĂ©las dans un français bien peu ciselĂ©). Participant au pied levĂ© Ă  la production, la soprano armĂ©nienne Lianna Haroutounian chante tant bienque mal HĂ©lĂšne : elle dĂ©ploie son beau timbre intense, mais ne convainc pas dans un français mou et approximatif, et des vocalises guĂšre prĂ©cises.

La production londonienne s’impose indiscutablement par le nerf expressif qui se dĂ©gage de la direction capable d’exprimer et les Ă©clairs intĂ©rieurs du drame hugolien et le souffle de la passion alla Schiller, deux sources si bien cultivĂ©es par le gĂ©nie thĂ©Ăątral de Verdi, et qui font des VĂȘpres l’inverse d’une grande machine artificielle ; la tenue trĂšs honnĂȘte des 3 protagonistes : Monfort, Henri et Procida ajoutent Ă  la caractĂ©risation dramatique. Les chƓurs magnifiquement prĂ©parĂ©s savent restĂ©s articulĂ©s, prenants. Superbe expressivitĂ© collective. L’Ɠuvre fait partie des partitions les moins bien estimĂ©es de Verdi, Ă©tiquettĂ©e “grand bazar Ă  la française” ; c’est mal connaĂźtre l’esprit de la partition et le gĂ©nie verdien Ă  l’oeuvre. La production dirigĂ© par Pappano a le mĂ©rite d’Ă©claircir la rĂ©ussite d’un ouvrage rarement donnĂ© en français. d’oĂč notre CLIC de fĂ©vrier 2015.

CLIC_macaron_2014DVD. Verdi : Les VĂȘpres siciliennes (version française de 1855). Lianna Haroutounian (HĂ©lĂšne), Bryan Hymel (Henri), Michael Volle (Monfort), Erwin Schrott (Procida), Royal Opera Chorus, Orchestra of the Royal Opera House. Antonio Pappano, direction. Stefan Herheim, mise en scĂšne. 2 dvd Warner Classics 2564616434. Live enregistrĂ© Ă  Londres en octobre 2013.

Lianna Haroutounian – Helene
Bryan Hymel – Henri
Erwin Schrott – Procida
Michael Volle – Guy de Montfort
Michelle Daly – Ninetta
Neal Cooper – Thibault
Nico Darmanin – DaniĂ©li
Jung Soo Yun – Mainfroid
Jihoon Kim – Robert
Jean Teitgen – Le Sire de BĂ©thune
Jeremy White – Le Comte de Vaudemont

Royal Opera Chorus
Orchestra of the Royal Opera House
Antonio Pappano, direction
Stefan Herheim, mise en scÚne, régie