ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Carmen, les 9, 11 et 12 juillet 2019

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dépêches

  • verbier-festival-2021-critique-concert-pappano-direction-classiquenews-critique-concert

    CRITIQUE, Festivals d’été 2021. Verbier Festival, Salles des Combins, les 21 et 22 juillet 2021. Sergey Babayan (piano), Verbier Festival Chamber Orchestra, Antonio Pappano (direction) le 21 juil 2021/ Janine Jansen (violon), Mischa Maisky (violoncelle) et Mikhaïl Pletnev (piano) le 22 juil 2021.
    Après une édition 2020 annulée pour cause de pandémie, le Verbier Festival a pu se tenir du 16 juillet au 1er août 2021, grâce à un protocole sanitaire strict… ce qui n’a pas empêché l’apparition de cas testés positifs au sein du Verbier Festival Orchestra entraînant la modification (voire l’annulation) de certains concerts. Rien de tel, par…

  • BACH-COMBRAILLES-festival-2021-concert-critique-annonce-classiquenews-l-orgue-somptueux

    ENTRETIEN avec VINCENT MOREL, directeur artistique du festival Bach en Combrailles. A propos de l’édition 2021, celle des 22 ans du Festival Bach en Combrailles. Rappel des singularités et des enjeux du « premier festival en France », niché au cœur de son territoire (l’Auvergne) et dédié à l’œuvre de Jean Sébastien pour laquelle l’orgue de l’église de Pontaumur apporte son éclairage spécifique. Les vertus de l’approche historique s’accordent aussi à la défense de programmes rares et originaux réalisés en complicités avec les ensembles et formations de la nouvelle génération d’interprètes… Présentation du cycle estival et de sa ligne artistique……

  • GSTAAD-CONDUCTING-ACADEMY-session-2021-critique-annonce-2021

    GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2021 : suivez le CONCOURS DES JEUNES CHEFS sous la tente de GSTAAD. Chaque été, le Gstaad Menuhin Festival sous la houlette si exigeante de son directeur artistique Christoph Müller, n’est pas uniquement le cycle de concerts que nous connaissons ; c’est aussi plusieurs académies dont l’une des plus passionnantes à suivre et à vivre sous la tente de Gstaad, reste l’académie de direction d’orchestre / Conducting Academy : un tremplin formateur unique en Europe pour les jeunes chefs/ffes, en capacité de diriger in loco un orchestre philharmonique, réuni pour l’occasion (le Gstaad Festival Orchestra), phallange aussi…

  • Vassilis Varvaresos piano dr classiquenews concert critique gstaad menuhin festival

    GSTAAD DIGITAL FESTIVAL. Ce soir à 19h30: Vassilis Varvaresos joue Messiaen, Chopin et Liszt – Des sons éclatés en mille et une couleurs comme à travers les vitraux d’une cathédrale: avec ses «Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus», dont Vassilis Varvaresos joue un extrait, Messiaen flirte avec le spirituel et le divin. La Polonaise-Fantaisie en la bémol mineur op. 61 de Chopin cultive les contrastes : après une introduction brumeuse, où la musique semble errer dans un esprit proche de l’improvisation, le voile se lève sur un rythme martelé. Les «Soirées de Vienne» frappent au contraire par leur virtuosité et leur tempo…

  • piano-roque-antheron-juillet-2021-concert-critique-Kolesnikov-classiquenews

    CRITIQUE, Concert. LA ROQUE D’ANTHERON. Auditorium du parc, le 28 Juillet 2021. F. CHOPIN. W.A. MOZART. P. KOLESNIKOV, piano. Retrouver les frondaisons magiques du Parc du Château de Florans, cet extraordinaire sentiment de liberté, en plein air, cette acoustique parfaite partagée avec les seules cigales reste un moment exceptionnel de l’été. Cette année plus qu’aucune autre année. L’an dernier nous avait réservé de grands moments pour les quarante ans du Festival. Nous en avions rendu compte avec le souvenir ému des sonates de Beethoven en particulier, de l’intégrale des Nocturnes de Chopin, mais la situation était si particulière que la…

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  • FRANCE MUSIQUE, dim 8 août 2021, 10h : STRAVINSKY : le sacre du Printemps (1913) – focus sur Stravinsky : l’immense scandale suscité à la veille de la première guerre par la création de sa musique pour le ballet du Sacre du printemps… depuis sommet célébré par tous les orchestres du monde. Puis bilan sur les œuvres inspirée par l’Antiquité, propre à la décennie suivante celle des années 1920 jusqu’à 1937. D’œdipe à Apollon, quelle est l’Antiquité qui a inspiré Stravinsky ?
    A 10h : Le massacre du printemps (10/16). Impossible de faire l’impasse sur l’un des plus célèbres scandales…

  • FRANCE MUSIQUE, sam 7 août 2021, 20h: MOZART : DON GIOVANNI. T Currentzis. C’est la production événement du Festival de Salzbourg 2021… soit dans la mise en scène de Romeo Castellucci… le portrait du chevalier Don Giovanni, débauché libertaire par lequel l’esprit de liberté et de sédition submerge tous ceux qui croisent son chemin. Pas un personnage n’échappe à son esprit libre. Le libertin catalogue les conquêtes amoureuses sans réellement les posséder, plus enclin à jouir et célébrer son pouvoir sur les autres qu’occuper à dominer chaque victime. Donna Elvira le poursuit, trop loyale et amoureuse pour s’en détacher ;…


    télé

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  • ARTE, dim 25 juil 21, 18h20. Concert réalisé sous forme de déambulation en compagnie de plusieurs musiciens français, Promenade musicale à Versailles renoue avec la tradition locale et restitue au château ses intonations musicales et …baroques.
    De la chapelle royale à la chambre du roi, c’est tout le palais qui résonne, là même où Louis XIV a favorisé un art national, emblème de son règne et de sa grandeur, ainsi s’est inscrit en Europe le “style français baroque” grâce au modèle versaillais. Outre Rameau (le sublime “Tristes apprêts, pâles flambeaux” extrait de Castor et Pollux, air funèbre aux langueurs suspendues……

  • ARTE, 7 août 2021. MOZART : Don Giovanni, Currentzis / Castellucci, depuis Salzbourg, ARTE diffuse sur son antenne télé et sur ARTEconcert, la nouvelle production de l’opéra des opéras, Don Giovanni de Mozart : ou le portrait d’un débauché libertaire par lequel l’esprit de liberté et de sédition submerge tous ceux qui croisent son chemin. Pas un personnage n’échappe à son esprit libre. Le libertin catalogue les conquêtes amoureuses sans réellement les posséder, plus enclin à jouir et célébrer son pouvoir sur les autres qu’occuper à dominer chaque victime. Donna Elvira le poursuit, trop loyale et amoureuse pour s’en détacher…


    concerts et opéras

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  • ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS : SAISON 2021 2022. 6 programmes événements attendent les spectateurs orléanais que le grand vertige symphonique transporte et fait rêver. Les programmes sont habilement conçus et s’adressent à tous les publics, les jeunes spectateurs et leurs parents comme les mélomanes les plus avertis; les néophytes comme les connaisseurs exigeants… Ainsi le concert des 5 et 6 février 2022 avec la complicité de la conteuse Florie Dufour, invitation à un programme qui parle à l’imaginaire et séduit par le raffinement des écritures (Prokofiev et Ravel). Le concert d’ouverture quant à lui, dès les 20 et 21 nov 2021,…

  • VANNES, VEMI. 11è Académie : 18 – 22 juillet / 24 – 30 octobre 2021. L’Académie de musique ancienne à VANNES se déroule cette année en 2 temps : juillet puis octobre. Les jeunes instrumentistes sont accueillis par le VEMI (Vannes Early Music Institute) pour plusieurs sessions de travail musical, défrichement, interprétation sur instruments historiques ; une formation unique en France qui permet au jeune musicien d’approfondir sa pratique et de renforcer son expérience devant le public. Les spectateurs pour leur part suivent la formation des musiciens académiciens et retrouvent élèves et professeurs lors de concerts façonnés ainsi sur place,…

  • LILLE : les 7, 8 et 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle-Hélène. L’Orchestre National de Lille poursuit sa passion du lyrique et offre à présent chaque été, une nouvelle production lyrique, dans le cadre de son cycle estival incontournable « Les Nuits d’été ». Après la délirante et touchante MASS de Bernstein (2018), Carmen (prise de rôle d’Aude Extrémo) en 2019, voici La Belle-Hélène, subtile parodie d’après la mythologie, ciselée en 1864 par Jacques Offenbach. Poésie, facétie, délire… tout œuvre à séduire et faire rire. La légèreté d’Offenbach égale sa tendresse et son élégance,… une équation qui fonde son…

  • LILLE, le 1er juin 2021. CONCERT Mozart, Brahms. En clôture de sa saison 20 21, l’ON LILLE invite une phalange voisine, l’Orchestre de Picardie et le chef Arie Van Beek dans un programme lyrique et symphonique réjouissant : airs pour soprano extraits des opéras Nozze di Figaro, Cosi fan tutte, Don Giovanni mais aussi Idomeneo de Mozart ; puis plus original, version pour orchestre du Quintette avec piano en fa mineur opus 34 de Brahms (transcription de Henk de Vlieger).
    La jeune soprano française Sandrine Buendia relève le défi de ce parcours dramatique qui brosse comme un portrait éloquent, contrasté…

  • PARIS, Gaveau. Récital JN DIATKINE, le 17 juin 2021, 20h30. Jean-Nicolas Diatkine vient de publier chez Solo Musica un recueil discographique réunissant les Sonates n°7, 23 et 28 de Beethoven : nouvelle offrande d’un cheminement mené sur le long terme et qui ne cesse toujours et encore d’interroger la matière musicale conçue par Ludwig. « Beethoven représente à la fois le sommet et la base de toute ma vie musicale ; le sommet parce que son exploration ouvre sans cesse de nouveaux paysages, de nouveaux espaces, à l’infini. La base, car il a été un point originel dans mon éveil…

  • ORLÉANS. Orchestre Symphonique, 12, 13 juin 2021. Retrouvailles symphoniques à Orléans ! Le programme Fauré initialement programmé ne pouvant pas être maintenu, l’Orchestre Symphonique d’Orléans affiche en juin, pour ses retrouvailles avec le public, un programme 100% français, où l’éclat des couleurs, la transparence et la clarté, suggestives, devraient emporter l’adhésion des spectateurs. Intitulé « Réjouissance », le cycle des 3 œuvres choisies est un vrai défi pour les instrumentistes orléanais, sous la direction de leur chef Marius Stieghorst.
     
     
     

     
     
     
    CONCERTS « RÉJOUISSANCE »
    Orchestre Symphonique d’Orléans
    Direction : Marius Stieghorst
    Samedi 12 juin 2021…

  • PARIS, Cortot. MUSIKFEST PARISIENNE, 25, 27, 29 mai 2021. Autour de la violoniste Liya PETROVA, sa fondatrice, une vingtaine de tempéraments instrumentistes se retrouvent et partagent leur passion musicale : ainsi la Musikfest parisienne affiche pour sa 2è édition en mai 2021, force et tendresse de la musique de chambre de Johannes Brahms, soit 3 soirées Salle Cortot, incontournables. Les œuvres abordées expriment la richesse d’une relation continue, celle du jeune Brahms avec Clara Schumann, devenus amis jusqu’à la mort. L’auditeur peut se délecter du jeu en partage des instrumentistes les plus aguerris de l’heure, invités à jouer ensemble de…

  • LILLE PIANO(S) FESTIVAL : 18, 19, 20 JUIN 2021. Programmation événement à Lille. L’Orchestre National de Lille affiche fièrement sa nouvelle édition du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021, soit 3 jours de fêtes et de célébrations musicale, les 18, 19 et 20 juin 2021 qui sonnent comme un retour à la vie, au public dans les salles, au partage détendu, apaisé, libéré des contraintes du confinement et de l’isolement. En juin 2020, le Festival avait été le premier à diffuser toute sa programmation en ligne, réalisant un tour de force digital exemplaire (que classiquenews a suivi pas à pas, rendant compte…

  • FESTIVAL INVENTIO 2021 : 6 juin – 30 sept 2021. « Écouter voir », la (déjà) 6ème édition du Festival INVENTIO en Seine et Marne cultive et diffuse sa passion de la musique de chambre en sollicitant tous les sens ; plusieurs sites patrimoniaux seine-et-marnais deviennent le temps de la programmation, écrins pour une expérience musicale inédite. Autour du violoniste et compositeur Léo Marillier, directeur artistique du Festival, les jeunes instrumentistes parmi les plus prometteurs jouent le grand répertoire et « des pépites musicales inédites », les piliers de la musique chambriste et aussi plusieurs œuvres contemporaines qui ouvrent de…

  • STREAMING opéra. DRESDE, 21 mai 2021. R. STRAUSS : Capriccio. Sous la direction de Christian Thielemann, l’Opéra de Dresde diffuse en streaming, le dernier opéra de Richard Strauss, subtile réflexion sur la forme lyrique, entre texte et musique, composé et créé pendant la guerre. L’opéra de Saxe, familier des œuvres straussiennes, présente ainsi sa 4è production de l’ouvrage, depuis sa création à Dresde en 1944 (pendant la 2è guerre mondiale), suivie de deux productions en 1964 puis 1993. Ce nouveau Capriccio marque aussi la seconde collaboration du maestro Christian Thielemann avec la Staatskapelle Dresden.
    La mise en scène de Jens-Daniel…

  • LIVE STREAMING concert, LILLE, JC Casadesus : merc 12 mai 2021, 20h. Suite de l’offre digitale de l’ON LILLE Orchestre National de Lille. Après 7 mois d’absence, le chef fondateur de l’ONL – Jean-Claude Casadesus – dirige l’une des plus célèbres pages classiques : la 5ème Symphonie de Beethoven.  Pom pom pom pooooooooooooooom ! Qui ne connaît pas ce début ? Cette œuvre, qui semble si fluide à l’écoute, a pourtant été écrite en plusieurs années, le compositeur devant faire face à d’autres commandes au même moment. Ainsi, lors du concert du 22 décembre 1808 à Vienne, le programme offrait…

  • PARIS, Opéra Garnier : Dalbavie, 21 mai-13 juin 2021. Le Soulier de Satin (création). Réouverture ce 21 mai 2021 de l’Opéra national de Paris avec la création au Palais Garnier du Soulier de satin, composé et dirigé par Marc-André Dalbavie d’après la pièce Paul Claudel : 5 représentations du 21 mai au 13 juin 2021. L’ouvrage est après Trompe la mort de Francesconi d’après Balzac (créé dans le même lieu en mars 2017), la 3ème des créations commandées par l’Opéra national de Paris de son cycle lyrique inédit sur la littérature française.
    A la façon d’un théâtre du monde, miroir…

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  • GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2021 : suivez le CONCOURS DES JEUNES CHEFS sous la tente de GSTAAD. Chaque été, le Gstaad Menuhin Festival sous la houlette si exigeante de son directeur artistique Christoph Müller, n’est pas uniquement le cycle de concerts que nous connaissons ; c’est aussi plusieurs académies dont l’une des plus passionnantes à suivre et à vivre sous la tente de Gstaad, reste l’académie de direction d’orchestre / Conducting Academy : un tremplin formateur unique en Europe pour les jeunes chefs/ffes, en capacité de diriger in loco un orchestre philharmonique, réuni pour l’occasion (le Gstaad Festival Orchestra), phallange aussi…

  • GSTAAD DIGITAL FESTIVAL. Ce soir à 19h30: Vassilis Varvaresos joue Messiaen, Chopin et Liszt – Des sons éclatés en mille et une couleurs comme à travers les vitraux d’une cathédrale: avec ses «Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus», dont Vassilis Varvaresos joue un extrait, Messiaen flirte avec le spirituel et le divin. La Polonaise-Fantaisie en la bémol mineur op. 61 de Chopin cultive les contrastes : après une introduction brumeuse, où la musique semble errer dans un esprit proche de l’improvisation, le voile se lève sur un rythme martelé. Les «Soirées de Vienne» frappent au contraire par leur virtuosité et leur tempo…

  • LIVE STREAMING, Gstaad Menuhin Festival 2021. Ce soir à 19h30: Roman Borisov joue Bach, Chopin, Brahms et Prokofiev. Poétique mais vigoureux, sensible et déjà d’une belle maturité, le piano de Roman Borisov se dévoile grâce au Gstaad Menuhin Festival 2021, ce soir en direct à partir de 19h30. Le programme s’étend du baroque jusqu’aux tumultes de la Seconde Guerre mondiale : composée en 1942, la Sonate n° 7 de Serge Prokofiev compte parmi ses œuvres les plus exigeantes. Le très populaire Concerto en fa majeur de Bach, connu aujourd’hui sous le nom de «Concerto italien», déploie ses richesses selon une…

  • STREAMING EVENEMENT : LEIPZIG BACH FEST. Dès le 11 juin, suivez les concerts événement du Festival BACH de LEIPZIG, jusqu’au 15 juin 2021. Les cantates de JS Bach résonneront ainsi sur votre écran d’ordinateur dans des captations de qualité dès ce soir 11 juin, 20h (live), depuis les 2 églises pour lesquelles Bach a composé l’essentiel de ses œuvres : la Nikolaikirche et la Thomaskirche, aujourd’hui emblématiques de son génie musical et spirituel. Les grands interprètes et leurs phalanges sont conviés à cette fête de la ferveur où le chant des instruments, du choeur et des solistes chanteurs subliment la…

  • Opéra, critique. R. STRAUSS : Capriccio, Dresde. Nylund, Thielemann, le 23 mai 2021. Production ambitieuse qui met en scène l’époque contemporaine et celle baroque des protagonistes : les deux artistes créateurs, le poète et le compositeur, Olivier et Flamand, en dialogue et conversation avec leur mécène, la comtesse Madeleine. Strauss exploite toutes les ressources de l’opéra pour aborder le thème récurrent (dans toute l’histoire du genre), de la primauté entre paroles et musique. Qui doit conduire l’autre ? Qui prévaut ? le sous titre pourtant donne un indice : « Prima la musica e poi le parole » / D’abord…


    cinéma

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  • CINEMA, Anna Netrebko chante AIDA de Verdi, les 25 juin et 2 juillet 2020. Retour de l’opéra dans les salles obscures. Dans le cadre de l’opération Viva l’opéra !, à 19h30 pour les deux dates, revivez la magie d’une production convaincante grâce au nerf expressif du chef Riccardo Muti, au timbre charnel blessé de la soprano Anna Netrebko dans le rôle d’Aida, esclave à la cour de Pharaon et dont est épris le général victorieux Radamès… Pour autant, la fille de Pharaon, Amneris (ample contralto sombre) jalouse Aida car elle aime aussi Radamès. Anna Netrebko était alors diva verdienne, ayant…

  • CINÉMA, Fidelio le 17 mars 2020, 18h. Jonas Kaufmann chante Florestan dans les salles obscures… Célébrez le 250ème anniversaire de Mudwig Beethoven, grâce à la diffusion en live de la nouvelle production du Royal Opera Fidelio, avec dans le rôel de Florestan, le prisonnier, victime de l’arbitraire tyranique, JONAS KAUFMANN dont le timbre rauque, de félin blessé, la puissance et la finesse devraient renouveler l’interprétation du personnage, dans le sillon d’un John Vickers avant lui.
    Fidelio narre le parcours de Léonore, qui sous les traits d’un homme (Fidelio), entend sauver son mari Florestan, prisonnier politique détenu par le tyran Don…

  • CINEMA, en direct du MET : HAENDEL, AGRIPPINA. Le 29 fév 2020. Joyce DiDonato, impératrice haendélienne chante la mère de Néron, prête à tout pour que l’empereur Claude son époux, nomme comme son successeur le fils qu’elle a eu en premières noces. Néron ne pouvait trouver mère plus ambitieuse et travailleuse, et manipulatrice, d’une obsession quasi maladive… au bord de la folie. ERATO vient de publier l’intégrale d’AGRIPPINA avec le très fougueux Maxym Emelyanychev pilotant la nervosité expressive de son ensemble Il Pomo d’Oro. A New York, dans la nouvelle production événement à New york (déjà vue à Bruxelles), David…

  • Cinéma, ballet. Coppélia, mardi 10 décembre 2019 en direct du ROH, Londres. Coppélia, grand classique du Royal Ballet à Covent Garden (londres), est ainsi projeté en direct dans les cinémas partout en France, ce 10 décembre 2019 (20h15). Fantastique et poétique, le ballet Coppélia bénéficie d’une musique raffinée, conçue par Léo Delibes. A Londres, la partition est devenue un pilier du répertoire de la troupe de danseurs britanniques depuis qu’elle a été chorégraphiée par la fondatrice du Royal Ballet, Dame Ninette de Valois. Inspiré des Contes d’Hoffmann, l’action fait paraître une poupée mécanique plus vraie que la vie, charmant jusqu’à…

  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fév 2019. Ciné-concert de rêve à Lille… La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de résonateur, d’amplificateur à sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composé l’une des musiques de films les plus envoûtantes, inscrites dans le mystère voire la terreur (quand l’infâme Dark Vador paraît), mais aussi dans le drame et l’onirisme des étoiles… L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand écran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…


    expos

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  • PARIS, Exposition : « SAINT-SAËNS, un esprit libre » : 25 juin – 10 oct 2021. Le Palais Garnier à PARIS, à travers la Bibliothèque Musée de l’Opéra célèbre le centenaire de la mort (1921 – 2021) du plus grand romantique français de la seconde moitié du XIXè : Camille Saint-Saëns (1835 – 1921), jamais couronné par le Prix de Rome ni reconnu à sa juste valeur par les institutions étatiques ; aux côtés de Massenet, Saint-Saëns offre un visage différent du romantisme à la française grâce à son sens du drame (ses opéras Samson et Dalila ou Ascanio récemment…

  • EXPO, Paris. Les Musiques de Picasso à la Philharmonie, jusqu’au 3 janvier 2021 : c’est l’expo événement de cette rentrée post confinement. La musique chez Picasso est d’autant plus passionnante à mesurer et découvrir que le sujet fut source de passion et de déclarations spectaculaires voire définitive de la part du peintre. S’il a déclaré qu’il n’aimait pas la musique, Picasso comme Victor Hugo avait une idée trop haute de la création musicale et des citations instrumentales pour accepter leur dévoiement. Pas une toile ou une composition de Picasso qui en représentant un instrument ou un instrumentiste, n’ait été minutieusement…

  • CONFINEMENT. EXPOS et musées virtuels à visiter.
    Et si le confinement était tout simplement le temps des musées et des expos ? Comme pour l’opéra, les ballets et les concerts en ligne désormais, l’offre culturelle muséale comme les expositions enrichissent considérablement leurs contenus. Les parcours et programmes virtuels sont en plein essor. CLASSIQUENEWS vous propose sa sélection des sites les plus captivants. Le monde de demain a déjà commencé : ce ne sont pas les programmes culturels ci après sélectionnés qui infirmeront cette évolution sociétale et culturelle. Il faut à présent envisager de nouvelles manières d’accéder aux œuvres, de vivre…

  • ARTE, dim 5 avril 2020, 17h45. JAMES TISSOT L’étoffe d’un peintre – Portraitiste de la haute société britannique et parisienne, le nantais James Tissot (1836-1902) portraiture les mondanités et les rituels sociaux comme les mutations de son temps, en particulier celui de l’Angleterre à l’âge industriel quand il se fixe à Londres (1871) après la guerre de 1870.
    S’il a renié son prénom (Jacques-Joseph) fleurant bon la bourgeoisie provinciale (nantaise) du XIXe siècle succombant à l’anglomanie ambiante (l’Angleterre victorienne, celle du musicien Elgar, est la première puissance européenne), « James » Tissot, né à Nantes en 1836, a conservé le…

  • PARIS, Palais Garnier, EXPO « L’aventure du Ring en France », 5 mai – 13 sept 2020. Bibliothèque-musée de l’Opéra / BNF – Opéra national de Paris. Histoire de la mise en scène de la Tétralogie en France, de la fin du 19e siècle à aujourd’hui. Au début des années 1890, Charles Lamoureux s’investit plus que tout autre pour faire écouter les opéras de Wagner dont Lohengrin et Tristan und Isolde. Mais le Ring wagnérien créé à Bayreuth en août 1876 s’imposera plus tard encore sur la scène de l’Opéra national. Il est vrai que le contexte de la première…


ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Carmen, les 9, 11 et 12 juillet 2019

carmen-bizet-alexandre-bloch-opera-lille-onl-orchestre-national-de-lille-annonce-opera-critique-opera-classiquenews-juillet-2019ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Ce pourrait être enfin une Carmen espérée, fantasmée, idéale, réalisée à Lille en ce début d’été 2019. L’Orchestre National de Lille en plus de son éloquence (et appétit) symphonique, ne montrerait-il pas une disposition égale et des affinités assumées pour le lyrique ? Entretien avec François BOU, directeur général de l’ONL Orchestre National de Lille, à propos de Carmen, nouveau spectacle lyrique présenté au Nouveau Siècle, qui inaugure les 9, 11 et 12 juillet 2019, un nouveau cycle estival pour l’orchestre, « Les Nuits d’été ». Distribution, illustrateur, récitant… , place de la musique et retour à Mérimée… François Bou présente Carmen dans le dispositif particulier de l’Auditorium du Nouveau Siècle à Lille.

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CNC / CLASSIQUENEWS : Pourquoi lancez-vous avec cette Carmen au Nouveau Siècle, une nouvelle série musicale, invitant les spectateurs, à suivre le travail de l’Orchestre National sous la direction de leur directeur musical, Alexandre Bloch ?

François BOU : Nous sommes partis du constat que sur la Métropole lilloise, il n’y avait plus d’offre culturelle et musicale à partir de fin juin, alors que le public n’avait pas pour autant déserté le territoire. Il y avait donc un créneau possible, dans la première quinzaine de juillet, chaque été. D’autant que pour l’Orchestre, le lyrique demeure un domaine important pour son enrichissement, son expérience, pour l’élargissement du répertoire. Nous présentons à peu près 39 programmes symphoniques par saison, et une session dans la fosse de l’Opéra de Lille. Il s’agit donc de compléter l’expertise symphonique de l’Orchestre National de Lille en s’ouvrant au lyrique. D’autant plus que notre directeur musical, Alexandre BLOCH est lui-même très sensible au genre opéra.

 

 

L’Histoire de CARMEN au Nouveau Siècle à Lille
Tragédie haletante entre drame et lumière

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : le premier enregistrement d’Alexandre Bloch était dédié aux Pêcheurs de perles de Bizet. Déjà, il s’agissait de l’opéra et de Bizet. Avec Carmen en juillet 2019, serait-ce une manière d’approfondissement du travail amorcé avec les Pêcheurs de perles ?

François BOU : Absolument, c’est à la fois un prolongement et un approfondissement. Après Les Pêcheurs de perles qui sont un ouvrage de jeunesse, – donné au Nouveau siècle et enregistré dans la foulée, Carmen dévoile l’orchestre raffiné et très dramatique du dernier Bizet. Ce qui fait l’intérêt des Pêcheurs de perles, c’est justement ce qu’Alexandre Bloch et les instrumentistes de l’Orchestre ont su déployer : la flamme dramatique d’une partition dont les critiques de Bizet ont épinglé le wagnérisme. Justement, musiciens et chefs ont exploité tous les ressorts dramatiques des Pêcheurs de perles, avec l’énergie propre à Alexandre Bloch : son élégance, son souci de clarté. Tout cela devrait profiter au très grand raffinement de Carmen dont l’orchestration comme vous savez, est l’une des plus abouties dans l’histoire de l’opéra romantique français. Pour réussir ce nouveau défi, nous avons réuni une distribution francophone (française et québécoise) comprenant Florian Sempey (Escamillo, déjà présent dans les Pêcheurs de perles), Aude Extrémo (Carmen) qui réalise comme le ténor pour Don José (Antoine Bélanger), une prise de rôle.

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Il ne s’agit pas d’une production classique, avec mise en scène et décors. Plutôt d’un dispositif particulier qui exploite les ressources propres à l’Auditorium du Nouveau Siècle. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

François BOU : Nous avons fait appel à un illustrateur, Grégoire Pont dont les créations graphiques et quelques animations évoqueront le cadre de l’action. Les spectateurs seront immergés dans son imaginaire visuel grâce aux projections en grand format. S’agissant du drame proprement dit, nous avons écarté les dialogues et les récits et c’est le récitant Alex Vizorek qui assurera la continuité de l’action et le lien entre chaque séquence lyrique : le texte qu’il a écrit, s’inspire directement de la nouvelle de Mérimée. C’est donc aussi un retour à la source littéraire du mythe de Carmen. Avec Alexandre Bloch, nous avons souhaité laisser toute la place à la musique, au chant des solistes, à celui de l’orchestre, au choeur également. Pour que le public comprenne chaque situation et se saisisse immédiatement du souffle tragique de l’histoire de Carmen. Il en résulte à mon avis, une conception équilibrée où se détachent lumière et drame.

Propos recueillis en juillet 2019

 

 

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APPROFONDIR

Les Pêcheurs de Perles, 2 cd Pentatone / Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH, enregistré en mai 2017 – CLIC de CLASSIQUENEWS 2018
http://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/

REPORTAGE vidéo Les Pêcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH
http://www.classiquenews.com/bizet-les-pecheurs-de-perles-ressuscites-par-le-national-de-lille-alexandre-pham/

LIRE aussi notre présentation de CARMEN de BIZET, les 9, 11 et 12 juillet 2019 au Nouveau Siècle à LILLE / Orch National de Lille / Alexandre BLOCH

 

 

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LIRE aussi notre présentation de la nouvelle saison 2019 – 2020 de l’Orchestre National de Lille : temps forts, chefs et solistes invités, diversité de l’offre de concerts et cycles événements…

 

ONL, ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, nouvelle saison 2019 – 2020

ONL-orchestre-national-de-lille-saison-2019-2020-nouvelle-saison-symphonique-annonce-concerts-symphonies-chefs-maestro-opera-classiquenews-VIGNETTE-COR-19-20SAISON 2019 – 2020. ONL, Orchestre National de Lille. L’orchestre fondé par Jean-Claude Casadesus poursuit sa formidable odyssée grâce à son nouveau directeur musical, Alexandre BLOCH. Un musicien dynamique qui ne s’économise guère, ayant le goût des défis impressionnants, fusionnant grands effectifs et sens du détail comme de l’architecture. Les deux années écoulées ont démontré cette capacité du colossal et de l’intime dans le choix de partitions qui supposent un grand engagement collectif : l’inclassable mais fraternelle MASS de Bernstein, le cycle en cours dédié aux Symphonies de Gustav Mahler (avec bientôt le massif herculéen de la 8è dite des « mille » qui réunit alors, les 20 et 21 novembre 2019, pas moins de 300 artistes sur le plateau)…
La nouvelle saison 2019-2020 s’annonce sous les mêmes proportions (dont la 9è de Beethoven associant solistes, chœurs et orchestre pour un final somptueusement festif les 25 et 26 juin 2020)… LIRE notre présentation complète

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FRANCE MUSIQUE. Hector Berlioz 2019, chaque dimanche à 13h, 7 juil – 25 août 2019…

FRANCE MUSIQUE. Hector Berlioz 2019, chaque dimanche à 13h, 7 juil – 25 août 2019… Fantastique devrait être la grille d’été de France Musique avec ce cycle de dimanches berliozien, de 13h à 14h, du 7 juillet au 25 août 2019. La vie de Berlioz est un roman d’aventures : de l’amour, des voyages, de l’action et … de la musique ! En huit épisodes « embrassant l’œuvre comme l’existence du génie qui a révolutionné l’orchestre symphonique, nous suivrons le compositeur, mais aussi l’écrivain, le journaliste, le chef d’orchestre, dans ses passions et ses aventures de l’Isère à Paris et de Londres à Moscou. »

 

 

 

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Un été avec Berlioz
Tous les dimanches de l’été, de 13h à 14h
Du 7 juil – 25 août 2019

150 ans de la mort de BERLIOZPour les 150 ans de sa mort, Berlioz ressuscite ainsi en un parcours extraordinaire jalonné par une séries d’inventions musicales affirmant le génie romantique français : Symphonie fantastique, Roméo et Juliette, les Nuits d’été, La Damnation de Faust. Un maître compositeur oublié en France et écarté même (comme Mozart à son époque) et qui aura séduit toute l’Europe (La Russie au XIXè, l’Angleterre au XXè), avant son propre pays. Après les commémorations 2019, que restera-t-il de Berlioz ? LIRE aussi notre GRAND DOSSIER BERLIOZ 2019 / 150 ans de la mort d’Hector BERLIOZ 2019 : célébrations, concerts, cd, livres, opéras…

 

 

 

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Un été avec Berlioz
Tous les dimanches de l’été, de 13h à 14h
Du 7 juil – 25 août 2019

Dim 07/07
Episode 1 – L’enfance d’Hector

Dim 14/07
Episode 2 – Les deux amours

Dim 21/07
Episode 3 – Quartier du Panthéon

Dim 28/07
Episode 4 – Compositions et passions

Dim 04/08
Episode 5 – 1830, année fantastique

Dim 11/08
Episode 6 – La vie d’artiste

Dim 18/08
Episode 7 – De Londres à Moscou

Dim 25/08
Episode 8 – Cassandre n’a pas toujours raison

 

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CD, critique. BERLIOZ : Harold en Italie / Les Nuits d’été (Zimmermann, Degout, Les Siècles / FX Roth – 1 cd Harmonia Mundi, 2018).

BERLIOZ nuits d ete harold en itlaie les siecles roth zimmermann cd review critique cd par classiquenews musique classique news clic de classiquenews 3149020936825CD, critique. BERLIOZ : Harold en Italie / Les Nuits d’été (Zimmermann, Degout, Les Siècles / FX Roth – 1 cd Harmonia Mundi, 2018). D’emblée, s’impose à nous, le souffle à l’échelle du cosmique, exprimant ce grand désir de Berlioz de faire corps et de communiquer avec une surréalité spectaculaire, à la mesure de sa quête idéaliste. De telle vision conduisent l’orchestre en un parcours expérimental que le collectif sur instruments anciens, Les Siècles concrétise avec une rigueur instrumentale bénéfique ; l’attention et la précision continue du chef fondateur François Xavier Roth font merveille dans une partition inclassable : poème symphonique et concerto pour alto, opéra pour instrument : chaque mesure soliste est ciselée, creusée, habitée ; chaque couleur harmonique intensifiée… en un cycle de visions superlatives qui placent d’abord le geste instrumental au cœur d’une vaste dramaturgie orchestrale.
Dans le I d’Harold (« aux montagnes : mélancolie, bonheur et joie »), le héros / alto s’alanguit, s’enivre, affirmant à l’orchestre prêt à le suivre, ses élans, ses désirs, sa profonde nostalgie (l’Italie reste malgré un contexte médicéen difficile pour Hector,jeune pensionnaire de la villa Medicis à Rome, la source finale d’un grand bonheur artistique). Le premier mouvement du cycle orchestral nuance cet état d’enivrement personnel et un rien narcissique, auquel la vitlalité fruitée de l’orchestre d’instruments d’époque, apporte un soutien palpitant et même électrisée (bien dans la mouvance de l’euphorie révolutionnaire de la Fantastique).
Tout ce premier tableau exprime la facilité du héros (Hector lui-même) à s’enivrer de son propre désir et de son propre rêve, de manière échevelée et éperdue. La fusion sonore entre la soliste (Tabea Zimmermann, qui ne tire jamais la couverture à elle) et de l’orchestre est jubilatoire ; offrant cette extase instrumentale millémétrée, emblème captivant du génie berliozien, divin orchestrateur, alchimiste des couleurs.

Harold captivant, suractif…

150 ans de la mort de BERLIOZLe II permet l’apaisement après la première décharge collective : marqué par la marche des pèlerins dans cette même campagne italienne, Berlioz en capte la douce et pénétrante sérénité crépusculaire : la sobriété, le naturel font la saveur de cette « pause » qui berce par le chant orchestral en béatitude, sur lequel l’alto étire ses longues caresses rassérénées, comme l’écho aux accents des cors enveloppants. Roth respecte à la lettre l’indication « allegretto », allant, léger, veillant à la transparence malgré le chant instrumental là encore d’une grande richesse. L’alto bercé, s’hypnotise, s’enivre dans la paix murmurée : là encore louons l’intonation très juste et foncièrement poétique de Tabea Zimmermann.Soliste et chef adoptent de concert et en complicité un tempo de marche noble et tranquille, à l’énoncé final arachnéen d’une finesse irrésistible.
La volupté du désir amoureux n’est jamais loin chez Berlioz : en témoigne l’épisode III : la Sérénade d’un montagnard des Abruzzes… lui aussi languissant, dans le désir et donc l’attente (pas la frustration) : le caractère rustique se déploie dans le frottement des timbres d’époque, en un élan plein d’espoir (et de promesses pour l’amoureux éperdu ?) : bavard, assez terne dans l’écriture, le tableau pourrait être le moins intéressant : c’était oublié l’hyperactivité des instruments dont on loue encore l’équilibre sonore.
Mordant, le geste de Roth éclaire comme jamais la langueur plus incisive et presque douloureuse de l’orgie de brigands, dont l’énoncé premier sera réutilisé dans le Requiem… de plus en plus syncopé, le flux se fait nerveux, idéalement profilé, jusqu’à la transe collective qui évoque son opéra Benvenuto Cellini et tant d’évocations italiennes ; cette orgie confine au cauchemar dans ses à-coups trépidants, électriques ; ses résurgences symphoniques à la coupe shakespearienne. Brillant, mordant, incisif, d’une finesse permanente, l’orchestre fait mouche dans ce festival de couleurs et d’accents symphoniques.

… mais tristes Nuits

On reste moins convaincus par Les Nuits d’été dans la version pour baryton qu’en offre Stéphane Degout : l’émission manque de naturel, vibrée, comme maniérée (la ligne vocale manque d’équilibre et de continuité, avec des aigus étrangement couverts mais nasalisés, des fins de phrases effilochées, détimbrées…), et dans une prise de son surprenante, qui semble superposer la voix SUR l’orchestre, plutôt comme fusionné avec lui. Pourtant, Les Siècles dévoilent là encore, une suractivité instrumentale réjouissante, faisant de ses Nuits d’été, un voyage d’extase, de ravissement, de plénitude sensoriel, d’une tension inouïe.
Pourtant le choix d’un chanteur masculin s’avère juste dans l’énoncé des poèmes, renforçant l’impression de prise à témoins du public (« Ma belle est morte » / Lamento, « Sur les lagunes » ; »Reviens, reviens ma bien aimée », dans « Absence » ; L’île inconnue…). Avec un autre soliste plus simple dans le style et l’articulation du français, nous tenions là une version superlative.
Nos réserves s’agissant des Nuits d’été ne retire rien à l’excellente lecture d’Harold dont la texture instrumentale et la réalisation expressive produisent une lecture de référence : voilà qui atteste l’apport indiscutable des instruments d’époque dans le répertoire berliozien, et l’on s’étonne que toujours aujourd’hui, prédomine la tenue plus brumeuse et moins caractérisée des orchestres modernes pour Hector comme pour le romantisme français en général.

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CLIC_macaron_20dec13CD, événement critique. BERLIOZ : Harold (soliste : Tabea Zimmermann, alto), Nuits d’été (soliste : Stéphane Degout) – (Les Siècles, François-Xavier Roth – 1 cd HM Harmonia Mundi). Enregistrements réalisés en août 2018 (Les Nuits d’été, Alfortville) et mars 2018 (Paris, Philharmonie).

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APPROFONDIR

LIRE AUSSI notre grand dossier HECTOR BERLIOZ 2019 :

BERLIOZ 2019 : dossier pour les 150 ans de la mort

berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsBERLIOZ 2019 : les 150 ans de la mort. 2019 marque les 150 ans de la mort du plus grand compositeur romantique français (avec l’écrivain Hugo et le peintre Delacroix) : Hector Berlioz. Précisément le 8 mars prochain (il est décédé à Paris, le 8 mars 1869). Triste anniversaire qui comme ceux de 2018, pour Gounod ou Debussy, ne lève pas le voile sur des incompréhensions ou des méconnaissances mais les augmentent en réalité ; car les célébrations souvent autoproclamées et pompeuses, n’apportent que peu d’avancées pour une juste et meilleure connaissance des intéressés. Qu’ont précisément apporté en 2018, les anniversaires Gounod et Debussy ? Peu de choses en vérité, sauf venant de la province, soit disant culturellement plus pauvre et moins active que Paris : voyez Le Philémon et Baucis, joyau lyrique du jeune Gounod révélé par l’Opéra de Tours / fev 2018 ; et le Pelléas et Mélisande de Debussy désormais légendaire du regetté Jean-Claude Malgoire à Tourcoing / mars 2018… LIRE notre grand dossier Hector Berlioz 2019

 

 

Semaine BERLIOZ sur France Musique : 2-10 mars 2019

berlioz-BERLIOZ-2019-bicentenaire-berlioz-2019-classiquenewsFRANCE MUSIQUE, semaine BERLIOZ : 2-10 mars 2019. Une semaine entière d’émissions et de concerts pour commémorer le 150ème anniversaire de la disparition du grand Hector Berlioz. Hector Berlioz (mort en 1869) semble avoir volontairement fait de sa vie un grand récit de folies et de ratages, de passions et de tragédies. Traitée souvent avec condescendance, son œuvre toujours surprenante a pourtant inspiré, de Liszt à Mahler et un nombre considérable de compositeurs. Du 2 au 10 mars, France Musique célèbre Hector sous toutes ses facettes : l’occasion de se plonger dans sa vie, ses écrits, d’écouter ses plus grands interprètes, d’hier et d’aujourd’hui.

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Quelques temps forts :
Samedi 2 mars, 20h : Le Carnaval romain, Benvenuto Cellini, ouvertures – Harold en Italie. Orchestre sur intruments d’époque Les Siècles.

Dimanche 3 mars, 9h : l’orchestre de Berlioz (« L’orchestre est à Berlioz ce que le piano est à Liszt », disait le critique Vladimir Stassov. Autrement dit son instrument, dont il jouait avec une virtuosité et une inventivité sans égales, tant comme chef que comme compositeur) / 11h : le Festival Berlioz 2019

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150 ans de la mort de BERLIOZDu lundi 4 au vendredi 8 mars 2019 : à 9h (actualités Berlioz 2019) puis à 22h : le cas Berlioz… compositeur d’exception, autobiographe enflammé, loser magnifique, Hector Berlioz semble avoir volontairement fait de sa vie un grand récit fait de folies et de ratages, de passions et de tragédies. Traitée souvent avec condescendance, son œuvre toujours surprenante a pourtant inspiré, de Liszt à Mahler, un nombre considérable de compositeurs. Le ClassicClub profite donc du cent-cinquantenaire de sa disparition pour se pencher pendant une semaine sur le cas Berlioz : en 5 émissions, avec le concours de spécialistes, critiques et musiciens, le plus romanesque des romantiques vous offre quelques-uns de ses multiples visages… En public et en direct de l’Hôtel Bedford à Paris

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cassandre-doustrac-stephanie-troyens-tcherniakov-d-apres-berlioz-bastille-critique-opera-par-classiquenews-fev-2019Dimanche 10 mars 2019 : à 16h, Tribune des critiques de cd dédiée aux NUITS D’ETE, cycle de mélodies – à 20h : Les Troyens à l’Opéra Bastille : la production scandaleuse dans la version réécrite par le metteur en scène Tcherniakov. LIRE notre compte rendu : «  et vous avez vous vu les troyens de Tcherniakov d’après Berlioz, ou Les Troyens de Berlioz ?

 
 
 

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TOURCOING : Philippe Jaroussky chante Les Nuits d’été

malgoire_jean_claudeTOURCOING. P. Jaroussky chante Les Nuits d’été, 14, 16 octobre 2016. Pour fêter les 50 ans de la création de son orchestre sur instruments d’époque, en cela pionnier visionnaire avant l’heure, Jean-Claude Malgoire dirige un programme 100% Berlioz à Tourcoing : rêverie, obsession, folie de la Symphonie Fantastique, véritable festival de couleurs et de timbres judicieusement combinés, spécifiquement français, et aussi manifeste du romantisme français (1830) ; furie italienne dans l’Ouverture de Benvenuto Cellini et cycle prosodique intimiste et miniaturiste avec Les Nuits d’été, sommet de la mélodie française avec orchestre, déclamées par le contre-ténor Philippe Jaroussky, lequel depuis quelques années abandonne l’agilité des vocalises baroques pour approfondir un nouveau travail sur le texte français romantique… C’est donc une nouvelle version des Nuits d’été de Berlioz, non pas pour soprano mais ici, ténor et orchestre, option permise par Berlioz lui-même qui n’a jamais fermé la distribution de son cycle génial…

 

 

 

Concert Berlioz, 50ème anniversaire
de la Grande Ecurie et la Chambre du Roy

Mercredi 12 octobre 2016 à 20h
Vendredi 14 octobre 2016 à 20h
TOURCOING, Théâtre Municipal R. Devos

Programme :
Symphonie fantastique Op. 14
Ouverture de Benvenuto Cellini Op. 23
Les Nuits d’été / 
Hector Berlioz (1803-1869)
Philippe Jaroussky, contre-ténor
Direction musicale : Jean Claude Malgoire / 
La Grande écurie et la Chambre du Roy

RESERVATIONS, INFORMATIONS 

 

 

Symphonie fantastique Op. 14
(créée le 5 décembre 1830 ). En janvier 1830, avant de composer la Symphonie fantastique, Berlioz décrit à sa soeur la joie qu’il éprouve à la pensée « des champs vierges de la musique » qui s’ouvrent à lui. Des champs que les préjugés académiques ont laissé « incultes jusqu’à présent » et qu’il considère, depuis son « émancipation » due à Beethoven, comme son domaine. C’est le caractère révolutionnaire de l’oeuvre et son exploration hardie d’un nouveau territoire sonore et expressif qui frappèrent ses premiers auditeurs… Aujourd’hui encore, cette création romantique impressionne par sa modernité.

Ouverture de Benvenuto Cellini Op. 23 (créé le 10 septembre 1838). L’ouverture de cet opéra est une symphonie qui nous place d’emblée devant la redoutable destinée qui attend le héros de l’histoire : le célèbre orfèvre et sculpteur Benvenuto Cellini (1500-1571) dont Berlioz avait son héros. Au-delà de son amour (fou) pour Teresa – premier thème de cette intrigue – Benvenuto est d’abord un personnage sulfureux. Il se débattait avec les grands de ce monde, desquels il recevait de fastueuses commandes et une immunité passablement scandaleuse vu les vols, duels, meurtres qu’il commit… Une confrontation perceptible dès les premières mesures dont le rythme nerveux et l’emportement traduisent un irrésistible assaut, les dérèglements d’un psychisme tendu, nerveux, agité…

Les Nuits d’été
berlioz-hector-dessin-michael-leonard-1980Voici l’un des joyaux de l’oeuvre de Berlioz. Dans ses Mémoires ou sa correspondance, le bouillant romantique ne fait aucune allusion à la genèse de ces six mélodies écrites sur des poèmes de son ami Théophile Gautier (La Comédie de la mort). L’orchestre structure ici la musique du compositeur français bien plus qu’il ne l’habille. Il donne un lustre particulier à chaque tableau, exaltant le relief des plans sonores, magnifiant le dessin splendide, intime et pudique, nostalgique voire lugubre (« Ma belle amie est morte »…) qui porte chaque mélodie. Les thèmes qui y sont développés sont ceux d’une sensibilité que la mort a frappé, enivre, exalte au delà du désespoir. Et c’est avec L’Île inconnue, le dernier des épisodes, une terre inaccessible mais présente dans la pensée du héros, qui s’affirme, telle la quête vital d’un idéal inaccessible…