ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Carmen, les 9, 11 et 12 juillet 2019

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  • JANACEK de maison des morts critique classiquenews critique dvd opera bac173-cover-fromthehouseofthedead-recto-siteok-500x712

    DVD, critique. JANACEK : De la maison des morts / From the house of the dead. Young, Castorf (1 dvd Bel Air classiques, 2018). Avant de mourir Janacek (en 1928) nous laisse son opéra inspiré de Dostoievski : De La Maison des morts, créé à Brno, à titre posthume en 1930. L’Opéra de Bavière à Munich a présenté en 2018 la mise en scène de Frank Castorf dont le goût pour les symboles géants et en plastic avait dérouté les bayreutiens, dans sa vision plutôt laide du Ring. Pour illustrer plutôt qu’exprimer la défaite de notre société de consommation, il…

  • MAHLER-gustav-symphonie-5-orchestre-national-de-lille-Alexandre-Bloch-annonce-concert-classiquenews-critique-concert

    COMPTE-RENDU, critique. LILLE, Nouveau Siècle, le 16 janvier 2020. MAHLER : Symphonie n°9. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. Après une Symphonie n°8 « des Mille » réalisée en nov 2019, jalon éblouissant d’un cycle qui restera mémorable, voici en ce début d’année 2020, la fin de l’odyssée mahlérienne par l’ONL LILLE Orchestre National de Lille et son directeur Alexandre Bloch : la 9è, véritable testament musical et spirituel. Les auditeurs l’ont remarqué comme les musiciens eux-mêmes : il s’est passé quelque chose avec les 5è et 6è symphonies ; rondeur et précision accrues, réflexes plus naturels, onctuosité et…

  • beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3

    France Musique, Dim 2 fév 2020 16h-17h30 : quelle version pour Ah Perfido et Coriolan de Beethoven ? Puissant et même âpre dans ses accents parfois rugissants à l’orchestre, l’air de concert « Ah ! Perfido » d’après Métastase est composé par un jeune Beethoven (vers 1795), soit vers 25 ans. C’est un essai magistral par sa sûreté, la palette des affects qui y sont exprimés (invocation furieuse, tendresse, amour et langueur), la très étroite relation entre la voix et le chant de l’orchestre.
    L’épisode dramatique se situe avant le chantier de l’opéra Fidelio, à partir de 1803, et sujets…

  • ERIC-LU-Piano-orch-national-de-lille-piano-concert-classiquenews-tournee-orch-national-de-lille-alexandre-Bloch

    LILLE, ONL LILLE, le 24 janv 2020 : Musique française par Alexandre Bloch et l’ONL Orchestre National de Lille. Comme un préalable magicien à leur tournée britannique – sorte de pied de nez culturel et hautement musical au Brexit, et contre toutes les formes de replis, les instrumentistes de l’ONL LILLE (Orchestre National de Lille) et leur directeur musical Alexandre Bloch, – à peine le cycle (formidable) Mahler terminé, voici un programme événement qui met toute la lumière sur deux esthétiques fondatrices de notre histoire européenne : deux esthétiques qui ont marqué chacune le début de leur siècle respectif. Au…

  • delaigue traversees baroques polska metz classiquenews

    METZ, ce soir, 20h : Récital KASPAR FÖRSTER, Renaud Delaigue. La basse Renaud Delaigue revisite la virtuosité grave d’un répertoire perdu qui fit en son temps les délices de la Pologne baroque. Les Traversées Baroques organisent un récital fervent, ardent qui témoigne de l’exceptionnelle activité et inspiration musicale chèque, italienne, polonaise, germanique où la question divine et la croyance s’incarnent dans la voix de basse (Merula, Monteverdi, Reina, Mielczewski, Cazzati, Tunder…). Un nom jaillit immédiatement celui de Kaspar Förster, chanteur vedette (et aussi compositeur pour lui-même) dont le grave profond et caverneux semblait au XVIIè ressusciter (d’après les témoignages dont…

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  • France Musique, Dim 2 fév 2020 16h-17h30 : quelle version pour Ah Perfido et Coriolan de Beethoven ? Puissant et même âpre dans ses accents parfois rugissants à l’orchestre, l’air de concert « Ah ! Perfido » d’après Métastase est composé par un jeune Beethoven (vers 1795), soit vers 25 ans. C’est un essai magistral par sa sûreté, la palette des affects qui y sont exprimés (invocation furieuse, tendresse, amour et langueur), la très étroite relation entre la voix et le chant de l’orchestre.
    L’épisode dramatique se situe avant le chantier de l’opéra Fidelio, à partir de 1803, et sujets…

  • FRANCE MUSIQUE, sam 25 janv 2020. VERDI : Don Carlo. Luisi. DON CARLO de VERDI à Bastille. Exit la mise en scène indigente et laide de Warlikowski, digne d’une pièce de théâtre sans enjeux ni perspective, uniquement centrée sur les conflits intérieurs qui déchirent chaque protagoniste. La cour d’Espagne n’est pas réjouissante loin de là : le Roi Philippe II souffre de n’être pas aimé par Elisabeth de Valois, laquelle lui préfère toujours son premier fiancé, le propre fils de Philipe II, L’infant Don Carlo. Mais la Princesse Eboli aime quant à elle, vainement, ce Carlo qui apparaît toujours en…


    télé

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  • ARTE, le dim 9 fév 2020, 23h50. DANSE : Roméo et Juliette / Kenneth McMillan / Prokofiev. Production présentée à la Royal Opera House Covent Garden London en juin 2019. Dirigé par le duo fondateur des BalletBoyz, Michael Nunn et William Trevitt, le Royal Ballet de Londres présente un nouveau regard sur la chorégraphie de Roméo et Juliette de Kenneth MacMillan conçue en 1965 d’après la musique géniale du compositeur russe Serge Prokofiev. La partition a été écourtée selon une vision plus resserrée de l’action tragique. Arte diffuse un « vibrant film de danse qui restitue la ferveur et la…

  • ARTE. Dim 2 fév 2020, 23h45. La Symphonie n°9 de Beethoven. Documentaire sur l’écriture, la genèse, la fortune de l’ultime symphonie de Beethoven, massif symphonique d’un nouveau format (avec choeur et solistes) qui conclut dans l’audace la plus assumée, le langage orchestral et musical dans la première moitié du XIXè. Il n’est guère que les symphonies de Schubert et Berlioz, puis Mendelssohn et Schumann qui prolongent ensuite le modèle révolutionnaire de Beethoven. Manifeste visionnaire et hymne à la liberté et à la fraternité « teinté d’universalité », la symphonie n°9 de Beethoven (dans les faits son ulitme opus symphonique) est…


    concerts et opéras

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  • POITIERS, TAP. Le 31 janv 2020. HAYDN : La Création. Philippe Herreweghe, à la tête de ses deux ensembles très affûtés, mordants, expressifs, pour le choeur (Collegium Vocale Gent), pour l’orchestre, (Orchestre des Champs Elysées, sur instruments anciens) pilote l’oratorio le plus fameux du Viennois Joseph Haydn (Rohrau sur la Leitha 1732-Vienne 1809), manifeste éblouissant de l’Europe des Lumières : La Création, créée au Burgtheater de Vienne en mars 1799.
    Elève de Porpora, astre du baroque napolitain, Haydn entre au service des princes Esterazy, dans leur propriété d’Esterhaza, pour le théâtre de laquelle il compose nombre d’opéras, tous sur le…

  • TOURS, Opéra. 29 janv – 2 fév 2020. ROSSINI : Le Barbier de Séville. Rossini, après avoir traité le genre seria, s’affirme réellement dans la veine du melodramma buffo (et en deux actes) comme l’atteste la réussite triomphale de son Barbier de Séville, d’après Beaumarchais, créé au Teatro Argentina de Rome, en février 1816. Fin lui aussi, mordant et d’une facétie irrésistible par sa verve toute en subtilité, le compositeur se montre à la hauteur du drame de Beaumarchais : il réussit musicalement dans les ensembles (fin d’actes) et aussi dans le profil racé, plein de caractère de la jeune…

  • ORLEANS, OSO, les 8, 9 février 2020. Et la lumière fut. Inspiré par la divine et éloquente lumière, l’Orchestre Symphonique d’Orléans dédie tout un programme orchestral, des Nuits d’été berlioziennes, à l’éclat victorieux et conquérant de la Symphonie n°5 de Beethoven. Une célébration des 250 ans de Ludwig, mais aussi une immersion dans l’écriture de deux génies du romantisme, Berlioz et Beethoven, le premier ayant été admiratif du second. Le maestro Marius Stieghorst, directeur musical de l’OSO Orchestre Symphonique d’Orléans a conçu un programme passionnant de l’ombre à la lumière où l’éclat mordoré et intime des Nuits d’été, à la…

  • LILLE, ONL LILLE, le 24 janv 2020 : Musique française par Alexandre Bloch et l’ONL Orchestre National de Lille. Comme un préalable magicien à leur tournée britannique – sorte de pied de nez culturel et hautement musical au Brexit, et contre toutes les formes de replis, les instrumentistes de l’ONL LILLE (Orchestre National de Lille) et leur directeur musical Alexandre Bloch, – à peine le cycle (formidable) Mahler terminé, voici un programme événement qui met toute la lumière sur deux esthétiques fondatrices de notre histoire européenne : deux esthétiques qui ont marqué chacune le début de leur siècle respectif. Au…

  • ORLEANS, OSO, les 8, 9 février 2020. Et la lumière fut. Inspiré par la divine et éloquente lumière, l’Orchestre Symphonique d’Orléans dédie tout un programme orchestral, des Nuits d’été berliozienne, à l’éclat victorieux et conquérant de la Symphonie n°5 de Beethoven. Une célébration des 250 ans de Ludwig, mais aussi une immersion dans l’écriture de deux génies du romantisme, Berlioz et Beethoven, le premier ayant été admiratif du second. Le maestro Marius Stieghorst, directeur musical de l’OSO Orchestre Symphonique d’Orléans a conçu un programme passionnant de l’ombre à la lumière où l’éclat mordoré et intime des Nuits d’été, à la…

  • PARIS, les 31 janv, 1er fév 2020. QUATUOR HANSON : Quatuors de Mozart et Haydn. Au Reid Hall (6è ardt), puis à la Fondation des Etats-Unis (14è ardt), l’un des Quatuors récents les plus prometteurs donne un programme réjouissant et subtil, dédié au classicisme viennois, celui de Mozart et de Haydn, soit avant Beethoven qui les prolonge, les compositeurs les plus inspirés par le genre du quatuor…
     
     
     
    LES HANSON… 4 cordes éblouissantes
     
     
     

     
     
    Créé seulement il y a 6 ans (2003), le Quatuor HANSON (du nom du premier violon, primarius : le percutant…

  • TOURCOING, 7 – 11 fév 2020. CHABRIER : L’Étoile. Nouvelle production. Dadaïste, loufoque, fantasque, en réalité de pure fantaisie, l’inspiration de Chabrier mêle et Mozart et Offenbach en un délicieux théâtre poétique (Verlaine a participé au livret). Cette nouvelle production de son opéra comique L’étoile (1877) présentée par l’Atelier Lyrique de Tourcoing, jamais en reste d’un défi nouveau, devrait le démontrer en février 2020 (3 représentations). 7 ans après la défaite national, les esprits s’éloignent du « teuton » Wagner (jugé suspect, au moins jusqu’au début des années 1890) et recherchent à régénérer le genre lyrique dans de nouveaux sujets,…

  • METZ, ARSENAL, 9 janv 2020. VASSILENA SERAFIMOVA, TIME. Dans “ L’ÉCRIN DES MUSICIENNES “ qu’est l’Arsenal de METZ, nous avons sélectionné et distingué plusieurs tempéraments féminins qui au sein de la saison 2019 – 2020 (celle en cours donc) se distinguent par leur travail spécifique permis par l’institution messine : ainsi la joueuse virtuose de marimba, VASSILENA SERAFIMOVA, qui artiste associée, poursuit sa résidence à l’Arsenal et présente plusieurs programmes à METZ. La jeune musicienne bulgare qui ne cesse de surprendre en fée inventive et exploratrice, sait enrichir le jeu de son instrument en cultivant les rencontres avec d’autres artistes…

  • TOURCOING, 10, 12 janv 2020. HOMMAGE à Jean-CLAUDE MALGOIRE. Le nouveau directeur musical de l’Atelier Lyrique de Tourcoing rend hommage au fondateur Jean-Claude Malgoire, décédé en avril 2018. Outre la création d’une maison laboratoire, vibrante et touchante par son esprit de famille, Jean-Claude Malgoire a réinventé le travail d’une maison d’opéra, dans le plaisir et la complicité, la confiance et la discipline. François-Xavier Roth, lui-même fondateur et directeur musical de l’orchestre sur instruments d’époque, Les Siècles, célèbre la vision et la conscience artistique de Jean-Claude Malgoire à travers deux concerts hommage où il aborde la Symphonie n°39 de Mozart et…

  • SCEAUX, La Schubertiade, le 18 janv 19, 17h30. ALAIN PLANES. Le récital s’intitule « Dix mains pour un piano »… c’est un récital en famille qui met en lumière l’entente et la complicité artistique entre le pianiste Alain Planès et ses anciens élèves du CNSM de Paris : Natacha Kudritskaya, Simon Zaoui, François Pinel, Pierre-Kaloyann Atanassov… Soliste, chambriste, accompagnateur, pédagogue, amateur de peinture et amoureux de poésie, Alain Planès est un artiste à la curiosité et la culture sans limite, qui a marqué et continue d’inspirer le travail de ses étudiants au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Quatre…

  • PARIS, INVALIDES. Le 23 janv 2020 : Requiem pour le Congrès de Vienne. Le chef BRUNO PROCOPIO dirige les effectifs de la La Sorbonne sous la voûte spectaculaire de la Cathédrale Saint-Louis des Invalides. En écho au bouleversant Requiem de Sigismund von Neukomm (1778-1858), le Chœur & Orchestre Sorbonne Université restitue également les accents romantiques de la Symphonie Héroïque du même auteur. Entre splendeur orchestrale, intériorité, surtout énergie beethovénienne d’une écriture éclectique et très inspirée.
    VIENNE, 1815
    Commande de Talleyrand alors au service de Louis XVIII – au compositeur autrichien Sigismund Ritter von Neukomm, le Requiem, dédié A la mémoire…

  • NICE, Opéra. Mozart : COSI FAN TUTTE, 17 – 23 janv 2020. Le dernier opéra de Mozart conçu avec Da Ponte est un dramma giocoso en deux actes ; le livret reprend le thème d’un ouvrage précédent composé par un Salieri très en verve et vrai rival de Mozart à Vienne : l’école des jaloux / La Scuola degli Gelosi chez Salieri (Venise, 1779) devient l’école des amants chez Mozart et Da Ponte ; la musique de Wolfgang exprime les vertiges du cœur humain, la puissance du désir et des attractions dangereuses. Ici le cynisme et la sagesse lucide, celle…

temps forts

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  • LIVE, ce soir 20h25, 21 déc 2019: Arts Flo : Les 40 ANS (Philharmonie de Paris). Au moment où le Karajan du Baroque a doublé son successeur (Paul Agnew), Les Arfts Flo affirment toujours, 40 ans après leur fondation, un modèle d’excellence. Il mêle baroque anglais et français, revient à l’élégance racée royale de Haendel, le compositeur saxon naturalisé anglais, plus britannique que bien des auteurs britanniques ; ici serviteurs de la pompe royale, celle de ses « amis », George III et de sn épouse la Reine Caroline (le solennel autant que fervent « Zadok the Priest », extraits…

  • ARTE.TV/opera Mardi 15 octobre 2019, 20h, en direct. PUCCINI : TURANDOT en direct du Liceu de Barcelone, mise en scène : Franck ALEU, vidéaste / direction musicale : Josep PONS. 3 énigmes sont révélées par le prince Calaf pour obtenir la main de la princesse vierge Turandot. 3 personnages sont clés au centre de ce drame oriental à la fois cruel, barbare et finalement transcendé par l’amour : Calaf donc, le prince étranger ; Turandot, la vierge hystérique et frigide ; Liu enfin, celle qui aime en secret Calaf mais se sacrifie volontiers… Elle meurt assassinée après avoir été torturée,…

  • GSTAAD MENUHIN FESTIVAL & ACADEMY 2019 : LIVESTREAM à 15h aujourd’hui : masterclass d’ANDRAS SCHIFF. LIVESTREAM ! Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL développe ses contenus digitaux et dévoile des sessions inédites en exclusivité sur la toile… Visionnez aujourd’hui en direct la masterclass de Sir Andras Schiff depuis la plateforme Gstaad Digital Festival à partir de 15h. Cette masterclass fait partie des nombreux ateliers pédagogiques que propose le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL (7 académies au total dont une exceptionnel académie de direction d’orchestre, – session unique en Europe chaque été).
     
     

     
     
    CONNECTEZ-VOUS pour la Master class d’Andras Schiff au GSTAAD…

  • Internet en direct. BALANCHINE : JEWELS, le 11 avril 2019, 19h30. STAATSOPER.TV, Munich, Bayerische Staatsoper. L’opéra de Bavière à Munich créé l’événement avec la retransmission du Ballet JEWELS de George Balanchine (1967) / Music: Gabriel Fauré, Igor Strawinsky, Peter I. Tschaikowsky / Soloists and ensemble of the Bayerisches Staatsballett. Dans l’ordre, Emeraude, Rubis, Diamants
    LIVE STREAM, JEUDI 11 avril 2019 à 19h30 (7.30 pm CEST)
    + d’infos : https://www.staatsoper.de/en/staatsopertv.html?no_cache=1&utm_campaign=advertisement&utm_medium=display&utm_source=bachtrack.com
     
     
     
    L’élégance Balanchine
     
    Joyaux (Jewels), triptyque chorégraphique conçu par le maître du ballet néoclassique, Balanchine est créé en 1967 à New York et devient l’emblème de la compagnie…

  • MUPA, BUDAPEST, en direct sur internet. Lun 11 mars 2019, 19h (MUPA Budapest). MONTECLAIR : Jephté. György VASHEGYI, direction. Le chef hongrois György Vashegyi recrée Jephté, chef-d’œuvre de Michel Pignolet de Montéclair, unique exemple de tragédie composée sur un sujet biblique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. MONTECLAIR (Michel Pignolet de Montéclair : 1667 – 1737) fait le lien entre les derniers feux du règne de Louis XIV et l’esprit de la régence. C’est le maillon qui manquait à notre connaissance entre la pompe de Lully et le génie symphonique de Rameau. Pignolet devenu Monteclair à partir de son…


    cinéma

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  • Cinéma, ballet. Coppélia, mardi 10 décembre 2019 en direct du ROH, Londres. Coppélia, grand classique du Royal Ballet à Covent Garden (londres), est ainsi projeté en direct dans les cinémas partout en France, ce 10 décembre 2019 (20h15). Fantastique et poétique, le ballet Coppélia bénéficie d’une musique raffinée, conçue par Léo Delibes. A Londres, la partition est devenue un pilier du répertoire de la troupe de danseurs britanniques depuis qu’elle a été chorégraphiée par la fondatrice du Royal Ballet, Dame Ninette de Valois. Inspiré des Contes d’Hoffmann, l’action fait paraître une poupée mécanique plus vraie que la vie, charmant jusqu’à…

  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fév 2019. Ciné-concert de rêve à Lille… La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de résonateur, d’amplificateur à sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composé l’une des musiques de films les plus envoûtantes, inscrites dans le mystère voire la terreur (quand l’infâme Dark Vador paraît), mais aussi dans le drame et l’onirisme des étoiles… L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand écran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…

  • DON PASQUALE au cinéma, mardi 19 juin 2018, 19h30. La saison lyrique 2017/2018 s’achève à Paris, avec une œuvre inédite sur la scène de Bastille : DON PASQUALE, comédie bouffe de Donizetti. Créé à Paris en 1843, à la charnière de plusieurs époques, DON PASQUALE, œuvre composite et variée, est l’apothéose du genre buffa. Un clin d’œil de Donizetti au génie qui l’a précédé : le Rossini du Barbier de Séville. La mise en scène est confiée à Damiano Michieletto qui inscirt la voie de la sincérité et de la profondeur dramatiques au cœur d’une œuvre en apparence légère. Au…

  • CINEMA, le 12 avril 2018. BERLIOZ : Benvenuto Cellini par Terry Gilliam. Créée en 2014 en Grande Bretagne (pour l’English National Opera), la production de Benvenuto Cellini de Berlioz – grand opéra historique Renaissance du Romantique, admirateur de Gluck, a tourné dans les grands théâtres lyriques d’Europe – Madrid, Barcelone et Rome, … dans la conception du réalisateur pétaradant Terry Gilliam (ex Monty Python, concepteur du film lui aussi délirant et très juste Brazil). Pas sûr que l’imagination style « grand bazar » facile au grand écran, s’accore idéalement au dispositif de la scène lyrique… à la réalité de sa…

  • CINEMA. Le 25 avril 2017, 19h : SNEGOUROTCHKA de Rimsky-Korsakov. En direct de l’Opéra national de Paris, les salles de cinéma partenaires diffusent en direct l’opéra de Rimski-Korsakov très rarement jouée en France: SNEGOUROTCHKA ou LA FILLE DE NEIGE. Chef-d’œuvre de la littérature populaire slave, LA FILLE DE NEIGE développe un imaginaire féerique nourri des rigueurs du climat. C’est la nouvelle soprano égérie du label Decca, Aida Garifullina, qui prête sa voix à Snegourotchka, la direction musicale et la mise en scène réunissant deux autres artistes russes : le jeune chef d’orchestre Mikhail Tatarnikov et le metteur en scène Dmitri…


    expos

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  • PARIS, Louvre. EXPOSITION : LEONARDO DA VINCI et la musique
    Focus spécial CLASSIQUENEWS
    LEONARDO LUTHISTE… Homme de science, Leonard n’a cessé de rechercher les preuves tangibles et visibles de l’harmonie et des rapports harmoniques dans la nature. Ses travaux témoignent d’une curiosité toujours insatisfaite. Constante, critique et analytique. Des mathématiques, sa quête le conduit à l’architecture, à l’anatomie et de fait à la musique. Le rapport des nombres révèlent des constructions secrètes qui produisent le son de l’équilibre et de l’harmonie. La peinture dont il a toujours expérimenté la technique, jusqu’à redéfinir un style spécifique – suggestif, comme voilé, onirique,…

  • EXPO. PARIS, Palais Garnier, Le grand opéra 1828-1867 : Le spectacle de l’Histoire, jusqu’au 2 février 2020. A partir du 24 octobre 2019, le Palais Garnier à Paris (Bibliothèque musée de l’opéra), accueille sa nouvelle exposition intitulée « Le grand opéra, 1828-1867, le spectacle de l’Histoire ». L’exposition célèbre les 350 ans de la naissance de l’Institution de l’Opéra, ex Académie de musique, royale ou impériale… selon les régimes. C’est une nouvelle initiative de célébration à laquelle participe aussi l’exposition du Musée d’Orsay : Degas à l’Opéra. Le Palais Garnier expose tableaux, maquettes de décors, manuscrits musicaux qui composent une…

  • Exposition. PARIS, « Un air d’Italie », Palais Garnier, Bibliothèque-Musée de l’Opéra : L’Opéra de Paris de Louis XIV à la Révolution : 28 mai – 1er septembre 2019. Organisée par la BnF et l’Opéra national de Paris, l’exposition souligne le 350e anniversaire de l’Opéra de Paris ; elle interroge l’histoire, souvent tumultueuse, de la première scène lyrique française, sous un angle inédit : celui du dialogue continu entre les modèles français et italien. De 1669 à 1791, l’Opéra de Paris tente d’incarner sa propre continuité entre référence à un modèle transalpin et affirmation d’une ambition nationale. 130 pièces (manuscrits,…

  • PARIS, Musée d’Orsay, DEGAS à l’Opéra : 24 sept 2019-19 janv 2020. Quand il peint les danseuses, Edgar Degas invente un nouveau langage pictural et dénonce la prédation sexuelle en coulisses dont sont victimes les jeunes danseuses si mal payées et “chapotées” par leurs mères maquerelles… Réformateur plasticien et sociologue affûté, DEGAS peint et analyse.  Degas  aime les plans originaux, décalés, hors scène frontale, dans les coulisses et en dehors de la représentation elle-même ; c’est pourquoi, ses vues dévoilent ce qui n’est pas connu ni officialisé : l’arrière de la scène, le foyer, les répétitions,… tout un monde non…

  • NANCY, Opéra. EXPOSITION «  Opéra ! », 3 siècles de création à Nancy : 9 nov 2018 – 24 fev 2019. Avant les célébrations du Centenaire de l’Opéra de Nancy inauguré le 14 octobre 1919, l’exposition « Opéra ! » propose de retracer 310 ans d’histoire artistique au coeur de la cité ducale nancéienne. 3 salles de spectacle se sont succédées à Nancy depuis le XVIIIème siècle. En 1709, un opéra est inauguré à proximité du palais ducal. Construit pour le duc Léopold de Lorraine, il est réalisé sur des plans de l’architecte italien, spécialiste des machineries et des dispositifs…


ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Carmen, les 9, 11 et 12 juillet 2019

carmen-bizet-alexandre-bloch-opera-lille-onl-orchestre-national-de-lille-annonce-opera-critique-opera-classiquenews-juillet-2019ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Ce pourrait être enfin une Carmen espérée, fantasmée, idéale, réalisée à Lille en ce début d’été 2019. L’Orchestre National de Lille en plus de son éloquence (et appétit) symphonique, ne montrerait-il pas une disposition égale et des affinités assumées pour le lyrique ? Entretien avec François BOU, directeur général de l’ONL Orchestre National de Lille, à propos de Carmen, nouveau spectacle lyrique présenté au Nouveau Siècle, qui inaugure les 9, 11 et 12 juillet 2019, un nouveau cycle estival pour l’orchestre, « Les Nuits d’été ». Distribution, illustrateur, récitant… , place de la musique et retour à Mérimée… François Bou présente Carmen dans le dispositif particulier de l’Auditorium du Nouveau Siècle à Lille.

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CNC / CLASSIQUENEWS : Pourquoi lancez-vous avec cette Carmen au Nouveau Siècle, une nouvelle série musicale, invitant les spectateurs, à suivre le travail de l’Orchestre National sous la direction de leur directeur musical, Alexandre Bloch ?

François BOU : Nous sommes partis du constat que sur la Métropole lilloise, il n’y avait plus d’offre culturelle et musicale à partir de fin juin, alors que le public n’avait pas pour autant déserté le territoire. Il y avait donc un créneau possible, dans la première quinzaine de juillet, chaque été. D’autant que pour l’Orchestre, le lyrique demeure un domaine important pour son enrichissement, son expérience, pour l’élargissement du répertoire. Nous présentons à peu près 39 programmes symphoniques par saison, et une session dans la fosse de l’Opéra de Lille. Il s’agit donc de compléter l’expertise symphonique de l’Orchestre National de Lille en s’ouvrant au lyrique. D’autant plus que notre directeur musical, Alexandre BLOCH est lui-même très sensible au genre opéra.

 

 

L’Histoire de CARMEN au Nouveau Siècle à Lille
Tragédie haletante entre drame et lumière

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : le premier enregistrement d’Alexandre Bloch était dédié aux Pêcheurs de perles de Bizet. Déjà, il s’agissait de l’opéra et de Bizet. Avec Carmen en juillet 2019, serait-ce une manière d’approfondissement du travail amorcé avec les Pêcheurs de perles ?

François BOU : Absolument, c’est à la fois un prolongement et un approfondissement. Après Les Pêcheurs de perles qui sont un ouvrage de jeunesse, – donné au Nouveau siècle et enregistré dans la foulée, Carmen dévoile l’orchestre raffiné et très dramatique du dernier Bizet. Ce qui fait l’intérêt des Pêcheurs de perles, c’est justement ce qu’Alexandre Bloch et les instrumentistes de l’Orchestre ont su déployer : la flamme dramatique d’une partition dont les critiques de Bizet ont épinglé le wagnérisme. Justement, musiciens et chefs ont exploité tous les ressorts dramatiques des Pêcheurs de perles, avec l’énergie propre à Alexandre Bloch : son élégance, son souci de clarté. Tout cela devrait profiter au très grand raffinement de Carmen dont l’orchestration comme vous savez, est l’une des plus abouties dans l’histoire de l’opéra romantique français. Pour réussir ce nouveau défi, nous avons réuni une distribution francophone (française et québécoise) comprenant Florian Sempey (Escamillo, déjà présent dans les Pêcheurs de perles), Aude Extrémo (Carmen) qui réalise comme le ténor pour Don José (Antoine Bélanger), une prise de rôle.

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Il ne s’agit pas d’une production classique, avec mise en scène et décors. Plutôt d’un dispositif particulier qui exploite les ressources propres à l’Auditorium du Nouveau Siècle. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

François BOU : Nous avons fait appel à un illustrateur, Grégoire Pont dont les créations graphiques et quelques animations évoqueront le cadre de l’action. Les spectateurs seront immergés dans son imaginaire visuel grâce aux projections en grand format. S’agissant du drame proprement dit, nous avons écarté les dialogues et les récits et c’est le récitant Alex Vizorek qui assurera la continuité de l’action et le lien entre chaque séquence lyrique : le texte qu’il a écrit, s’inspire directement de la nouvelle de Mérimée. C’est donc aussi un retour à la source littéraire du mythe de Carmen. Avec Alexandre Bloch, nous avons souhaité laisser toute la place à la musique, au chant des solistes, à celui de l’orchestre, au choeur également. Pour que le public comprenne chaque situation et se saisisse immédiatement du souffle tragique de l’histoire de Carmen. Il en résulte à mon avis, une conception équilibrée où se détachent lumière et drame.

Propos recueillis en juillet 2019

 

 

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Les Pêcheurs de Perles, 2 cd Pentatone / Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH, enregistré en mai 2017 – CLIC de CLASSIQUENEWS 2018
http://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/

REPORTAGE vidéo Les Pêcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH
http://www.classiquenews.com/bizet-les-pecheurs-de-perles-ressuscites-par-le-national-de-lille-alexandre-pham/

LIRE aussi notre présentation de CARMEN de BIZET, les 9, 11 et 12 juillet 2019 au Nouveau Siècle à LILLE / Orch National de Lille / Alexandre BLOCH

 

 

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LIRE aussi notre présentation de la nouvelle saison 2019 – 2020 de l’Orchestre National de Lille : temps forts, chefs et solistes invités, diversité de l’offre de concerts et cycles événements…

 

ONL, ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, nouvelle saison 2019 – 2020

ONL-orchestre-national-de-lille-saison-2019-2020-nouvelle-saison-symphonique-annonce-concerts-symphonies-chefs-maestro-opera-classiquenews-VIGNETTE-COR-19-20SAISON 2019 – 2020. ONL, Orchestre National de Lille. L’orchestre fondé par Jean-Claude Casadesus poursuit sa formidable odyssée grâce à son nouveau directeur musical, Alexandre BLOCH. Un musicien dynamique qui ne s’économise guère, ayant le goût des défis impressionnants, fusionnant grands effectifs et sens du détail comme de l’architecture. Les deux années écoulées ont démontré cette capacité du colossal et de l’intime dans le choix de partitions qui supposent un grand engagement collectif : l’inclassable mais fraternelle MASS de Bernstein, le cycle en cours dédié aux Symphonies de Gustav Mahler (avec bientôt le massif herculéen de la 8è dite des « mille » qui réunit alors, les 20 et 21 novembre 2019, pas moins de 300 artistes sur le plateau)…
La nouvelle saison 2019-2020 s’annonce sous les mêmes proportions (dont la 9è de Beethoven associant solistes, chœurs et orchestre pour un final somptueusement festif les 25 et 26 juin 2020)… LIRE notre présentation complète

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BIZET-classiquenews-critique-opera-annonce-classiquenews-orchestre-national-de-lille-carmen-alexandre-bloch-9-11-12-juillet-auditoirum-nouveau-siecle-nuits-d-ete-a-lille-opera-de-lille-classiquenews-annonce-presentation

FRANCE MUSIQUE. Hector Berlioz 2019, chaque dimanche à 13h, 7 juil – 25 août 2019…

FRANCE MUSIQUE. Hector Berlioz 2019, chaque dimanche à 13h, 7 juil – 25 août 2019… Fantastique devrait être la grille d’été de France Musique avec ce cycle de dimanches berliozien, de 13h à 14h, du 7 juillet au 25 août 2019. La vie de Berlioz est un roman d’aventures : de l’amour, des voyages, de l’action et … de la musique ! En huit épisodes « embrassant l’œuvre comme l’existence du génie qui a révolutionné l’orchestre symphonique, nous suivrons le compositeur, mais aussi l’écrivain, le journaliste, le chef d’orchestre, dans ses passions et ses aventures de l’Isère à Paris et de Londres à Moscou. »

 

 

 

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Un été avec Berlioz
Tous les dimanches de l’été, de 13h à 14h
Du 7 juil – 25 août 2019

150 ans de la mort de BERLIOZPour les 150 ans de sa mort, Berlioz ressuscite ainsi en un parcours extraordinaire jalonné par une séries d’inventions musicales affirmant le génie romantique français : Symphonie fantastique, Roméo et Juliette, les Nuits d’été, La Damnation de Faust. Un maître compositeur oublié en France et écarté même (comme Mozart à son époque) et qui aura séduit toute l’Europe (La Russie au XIXè, l’Angleterre au XXè), avant son propre pays. Après les commémorations 2019, que restera-t-il de Berlioz ? LIRE aussi notre GRAND DOSSIER BERLIOZ 2019 / 150 ans de la mort d’Hector BERLIOZ 2019 : célébrations, concerts, cd, livres, opéras…

 

 

 

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Un été avec Berlioz
Tous les dimanches de l’été, de 13h à 14h
Du 7 juil – 25 août 2019

Dim 07/07
Episode 1 – L’enfance d’Hector

Dim 14/07
Episode 2 – Les deux amours

Dim 21/07
Episode 3 – Quartier du Panthéon

Dim 28/07
Episode 4 – Compositions et passions

Dim 04/08
Episode 5 – 1830, année fantastique

Dim 11/08
Episode 6 – La vie d’artiste

Dim 18/08
Episode 7 – De Londres à Moscou

Dim 25/08
Episode 8 – Cassandre n’a pas toujours raison

 

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CD, critique. BERLIOZ : Harold en Italie / Les Nuits d’été (Zimmermann, Degout, Les Siècles / FX Roth – 1 cd Harmonia Mundi, 2018).

BERLIOZ nuits d ete harold en itlaie les siecles roth zimmermann cd review critique cd par classiquenews musique classique news clic de classiquenews 3149020936825CD, critique. BERLIOZ : Harold en Italie / Les Nuits d’été (Zimmermann, Degout, Les Siècles / FX Roth – 1 cd Harmonia Mundi, 2018). D’emblée, s’impose à nous, le souffle à l’échelle du cosmique, exprimant ce grand désir de Berlioz de faire corps et de communiquer avec une surréalité spectaculaire, à la mesure de sa quête idéaliste. De telle vision conduisent l’orchestre en un parcours expérimental que le collectif sur instruments anciens, Les Siècles concrétise avec une rigueur instrumentale bénéfique ; l’attention et la précision continue du chef fondateur François Xavier Roth font merveille dans une partition inclassable : poème symphonique et concerto pour alto, opéra pour instrument : chaque mesure soliste est ciselée, creusée, habitée ; chaque couleur harmonique intensifiée… en un cycle de visions superlatives qui placent d’abord le geste instrumental au cœur d’une vaste dramaturgie orchestrale.
Dans le I d’Harold (« aux montagnes : mélancolie, bonheur et joie »), le héros / alto s’alanguit, s’enivre, affirmant à l’orchestre prêt à le suivre, ses élans, ses désirs, sa profonde nostalgie (l’Italie reste malgré un contexte médicéen difficile pour Hector,jeune pensionnaire de la villa Medicis à Rome, la source finale d’un grand bonheur artistique). Le premier mouvement du cycle orchestral nuance cet état d’enivrement personnel et un rien narcissique, auquel la vitlalité fruitée de l’orchestre d’instruments d’époque, apporte un soutien palpitant et même électrisée (bien dans la mouvance de l’euphorie révolutionnaire de la Fantastique).
Tout ce premier tableau exprime la facilité du héros (Hector lui-même) à s’enivrer de son propre désir et de son propre rêve, de manière échevelée et éperdue. La fusion sonore entre la soliste (Tabea Zimmermann, qui ne tire jamais la couverture à elle) et de l’orchestre est jubilatoire ; offrant cette extase instrumentale millémétrée, emblème captivant du génie berliozien, divin orchestrateur, alchimiste des couleurs.

Harold captivant, suractif…

150 ans de la mort de BERLIOZLe II permet l’apaisement après la première décharge collective : marqué par la marche des pèlerins dans cette même campagne italienne, Berlioz en capte la douce et pénétrante sérénité crépusculaire : la sobriété, le naturel font la saveur de cette « pause » qui berce par le chant orchestral en béatitude, sur lequel l’alto étire ses longues caresses rassérénées, comme l’écho aux accents des cors enveloppants. Roth respecte à la lettre l’indication « allegretto », allant, léger, veillant à la transparence malgré le chant instrumental là encore d’une grande richesse. L’alto bercé, s’hypnotise, s’enivre dans la paix murmurée : là encore louons l’intonation très juste et foncièrement poétique de Tabea Zimmermann.Soliste et chef adoptent de concert et en complicité un tempo de marche noble et tranquille, à l’énoncé final arachnéen d’une finesse irrésistible.
La volupté du désir amoureux n’est jamais loin chez Berlioz : en témoigne l’épisode III : la Sérénade d’un montagnard des Abruzzes… lui aussi languissant, dans le désir et donc l’attente (pas la frustration) : le caractère rustique se déploie dans le frottement des timbres d’époque, en un élan plein d’espoir (et de promesses pour l’amoureux éperdu ?) : bavard, assez terne dans l’écriture, le tableau pourrait être le moins intéressant : c’était oublié l’hyperactivité des instruments dont on loue encore l’équilibre sonore.
Mordant, le geste de Roth éclaire comme jamais la langueur plus incisive et presque douloureuse de l’orgie de brigands, dont l’énoncé premier sera réutilisé dans le Requiem… de plus en plus syncopé, le flux se fait nerveux, idéalement profilé, jusqu’à la transe collective qui évoque son opéra Benvenuto Cellini et tant d’évocations italiennes ; cette orgie confine au cauchemar dans ses à-coups trépidants, électriques ; ses résurgences symphoniques à la coupe shakespearienne. Brillant, mordant, incisif, d’une finesse permanente, l’orchestre fait mouche dans ce festival de couleurs et d’accents symphoniques.

… mais tristes Nuits

On reste moins convaincus par Les Nuits d’été dans la version pour baryton qu’en offre Stéphane Degout : l’émission manque de naturel, vibrée, comme maniérée (la ligne vocale manque d’équilibre et de continuité, avec des aigus étrangement couverts mais nasalisés, des fins de phrases effilochées, détimbrées…), et dans une prise de son surprenante, qui semble superposer la voix SUR l’orchestre, plutôt comme fusionné avec lui. Pourtant, Les Siècles dévoilent là encore, une suractivité instrumentale réjouissante, faisant de ses Nuits d’été, un voyage d’extase, de ravissement, de plénitude sensoriel, d’une tension inouïe.
Pourtant le choix d’un chanteur masculin s’avère juste dans l’énoncé des poèmes, renforçant l’impression de prise à témoins du public (« Ma belle est morte » / Lamento, « Sur les lagunes » ; »Reviens, reviens ma bien aimée », dans « Absence » ; L’île inconnue…). Avec un autre soliste plus simple dans le style et l’articulation du français, nous tenions là une version superlative.
Nos réserves s’agissant des Nuits d’été ne retire rien à l’excellente lecture d’Harold dont la texture instrumentale et la réalisation expressive produisent une lecture de référence : voilà qui atteste l’apport indiscutable des instruments d’époque dans le répertoire berliozien, et l’on s’étonne que toujours aujourd’hui, prédomine la tenue plus brumeuse et moins caractérisée des orchestres modernes pour Hector comme pour le romantisme français en général.

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CLIC_macaron_20dec13CD, événement critique. BERLIOZ : Harold (soliste : Tabea Zimmermann, alto), Nuits d’été (soliste : Stéphane Degout) – (Les Siècles, François-Xavier Roth – 1 cd HM Harmonia Mundi). Enregistrements réalisés en août 2018 (Les Nuits d’été, Alfortville) et mars 2018 (Paris, Philharmonie).

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APPROFONDIR

LIRE AUSSI notre grand dossier HECTOR BERLIOZ 2019 :

BERLIOZ 2019 : dossier pour les 150 ans de la mort

berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsBERLIOZ 2019 : les 150 ans de la mort. 2019 marque les 150 ans de la mort du plus grand compositeur romantique français (avec l’écrivain Hugo et le peintre Delacroix) : Hector Berlioz. Précisément le 8 mars prochain (il est décédé à Paris, le 8 mars 1869). Triste anniversaire qui comme ceux de 2018, pour Gounod ou Debussy, ne lève pas le voile sur des incompréhensions ou des méconnaissances mais les augmentent en réalité ; car les célébrations souvent autoproclamées et pompeuses, n’apportent que peu d’avancées pour une juste et meilleure connaissance des intéressés. Qu’ont précisément apporté en 2018, les anniversaires Gounod et Debussy ? Peu de choses en vérité, sauf venant de la province, soit disant culturellement plus pauvre et moins active que Paris : voyez Le Philémon et Baucis, joyau lyrique du jeune Gounod révélé par l’Opéra de Tours / fev 2018 ; et le Pelléas et Mélisande de Debussy désormais légendaire du regetté Jean-Claude Malgoire à Tourcoing / mars 2018… LIRE notre grand dossier Hector Berlioz 2019

 

 

Semaine BERLIOZ sur France Musique : 2-10 mars 2019

berlioz-BERLIOZ-2019-bicentenaire-berlioz-2019-classiquenewsFRANCE MUSIQUE, semaine BERLIOZ : 2-10 mars 2019. Une semaine entière d’émissions et de concerts pour commémorer le 150ème anniversaire de la disparition du grand Hector Berlioz. Hector Berlioz (mort en 1869) semble avoir volontairement fait de sa vie un grand récit de folies et de ratages, de passions et de tragédies. Traitée souvent avec condescendance, son œuvre toujours surprenante a pourtant inspiré, de Liszt à Mahler et un nombre considérable de compositeurs. Du 2 au 10 mars, France Musique célèbre Hector sous toutes ses facettes : l’occasion de se plonger dans sa vie, ses écrits, d’écouter ses plus grands interprètes, d’hier et d’aujourd’hui.

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Quelques temps forts :
Samedi 2 mars, 20h : Le Carnaval romain, Benvenuto Cellini, ouvertures – Harold en Italie. Orchestre sur intruments d’époque Les Siècles.

Dimanche 3 mars, 9h : l’orchestre de Berlioz (« L’orchestre est à Berlioz ce que le piano est à Liszt », disait le critique Vladimir Stassov. Autrement dit son instrument, dont il jouait avec une virtuosité et une inventivité sans égales, tant comme chef que comme compositeur) / 11h : le Festival Berlioz 2019

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150 ans de la mort de BERLIOZDu lundi 4 au vendredi 8 mars 2019 : à 9h (actualités Berlioz 2019) puis à 22h : le cas Berlioz… compositeur d’exception, autobiographe enflammé, loser magnifique, Hector Berlioz semble avoir volontairement fait de sa vie un grand récit fait de folies et de ratages, de passions et de tragédies. Traitée souvent avec condescendance, son œuvre toujours surprenante a pourtant inspiré, de Liszt à Mahler, un nombre considérable de compositeurs. Le ClassicClub profite donc du cent-cinquantenaire de sa disparition pour se pencher pendant une semaine sur le cas Berlioz : en 5 émissions, avec le concours de spécialistes, critiques et musiciens, le plus romanesque des romantiques vous offre quelques-uns de ses multiples visages… En public et en direct de l’Hôtel Bedford à Paris

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cassandre-doustrac-stephanie-troyens-tcherniakov-d-apres-berlioz-bastille-critique-opera-par-classiquenews-fev-2019Dimanche 10 mars 2019 : à 16h, Tribune des critiques de cd dédiée aux NUITS D’ETE, cycle de mélodies – à 20h : Les Troyens à l’Opéra Bastille : la production scandaleuse dans la version réécrite par le metteur en scène Tcherniakov. LIRE notre compte rendu : «  et vous avez vous vu les troyens de Tcherniakov d’après Berlioz, ou Les Troyens de Berlioz ?

 
 
 

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TOURCOING : Philippe Jaroussky chante Les Nuits d’été

malgoire_jean_claudeTOURCOING. P. Jaroussky chante Les Nuits d’été, 14, 16 octobre 2016. Pour fêter les 50 ans de la création de son orchestre sur instruments d’époque, en cela pionnier visionnaire avant l’heure, Jean-Claude Malgoire dirige un programme 100% Berlioz à Tourcoing : rêverie, obsession, folie de la Symphonie Fantastique, véritable festival de couleurs et de timbres judicieusement combinés, spécifiquement français, et aussi manifeste du romantisme français (1830) ; furie italienne dans l’Ouverture de Benvenuto Cellini et cycle prosodique intimiste et miniaturiste avec Les Nuits d’été, sommet de la mélodie française avec orchestre, déclamées par le contre-ténor Philippe Jaroussky, lequel depuis quelques années abandonne l’agilité des vocalises baroques pour approfondir un nouveau travail sur le texte français romantique… C’est donc une nouvelle version des Nuits d’été de Berlioz, non pas pour soprano mais ici, ténor et orchestre, option permise par Berlioz lui-même qui n’a jamais fermé la distribution de son cycle génial…

 

 

 

Concert Berlioz, 50ème anniversaire
de la Grande Ecurie et la Chambre du Roy

Mercredi 12 octobre 2016 à 20h
Vendredi 14 octobre 2016 à 20h
TOURCOING, Théâtre Municipal R. Devos

Programme :
Symphonie fantastique Op. 14
Ouverture de Benvenuto Cellini Op. 23
Les Nuits d’été / 
Hector Berlioz (1803-1869)
Philippe Jaroussky, contre-ténor
Direction musicale : Jean Claude Malgoire / 
La Grande écurie et la Chambre du Roy

RESERVATIONS, INFORMATIONS 

 

 

Symphonie fantastique Op. 14
(créée le 5 décembre 1830 ). En janvier 1830, avant de composer la Symphonie fantastique, Berlioz décrit à sa soeur la joie qu’il éprouve à la pensée « des champs vierges de la musique » qui s’ouvrent à lui. Des champs que les préjugés académiques ont laissé « incultes jusqu’à présent » et qu’il considère, depuis son « émancipation » due à Beethoven, comme son domaine. C’est le caractère révolutionnaire de l’oeuvre et son exploration hardie d’un nouveau territoire sonore et expressif qui frappèrent ses premiers auditeurs… Aujourd’hui encore, cette création romantique impressionne par sa modernité.

Ouverture de Benvenuto Cellini Op. 23 (créé le 10 septembre 1838). L’ouverture de cet opéra est une symphonie qui nous place d’emblée devant la redoutable destinée qui attend le héros de l’histoire : le célèbre orfèvre et sculpteur Benvenuto Cellini (1500-1571) dont Berlioz avait son héros. Au-delà de son amour (fou) pour Teresa – premier thème de cette intrigue – Benvenuto est d’abord un personnage sulfureux. Il se débattait avec les grands de ce monde, desquels il recevait de fastueuses commandes et une immunité passablement scandaleuse vu les vols, duels, meurtres qu’il commit… Une confrontation perceptible dès les premières mesures dont le rythme nerveux et l’emportement traduisent un irrésistible assaut, les dérèglements d’un psychisme tendu, nerveux, agité…

Les Nuits d’été
berlioz-hector-dessin-michael-leonard-1980Voici l’un des joyaux de l’oeuvre de Berlioz. Dans ses Mémoires ou sa correspondance, le bouillant romantique ne fait aucune allusion à la genèse de ces six mélodies écrites sur des poèmes de son ami Théophile Gautier (La Comédie de la mort). L’orchestre structure ici la musique du compositeur français bien plus qu’il ne l’habille. Il donne un lustre particulier à chaque tableau, exaltant le relief des plans sonores, magnifiant le dessin splendide, intime et pudique, nostalgique voire lugubre (« Ma belle amie est morte »…) qui porte chaque mélodie. Les thèmes qui y sont développés sont ceux d’une sensibilité que la mort a frappé, enivre, exalte au delà du désespoir. Et c’est avec L’Île inconnue, le dernier des épisodes, une terre inaccessible mais présente dans la pensée du héros, qui s’affirme, telle la quête vital d’un idéal inaccessible…