NICE, 15è festival C’est pas classique : la voix des femmes jusqu’au 1er décembre 2019

cest pas classique nice edition festival 2019 annonce tempsf forts classiquenews critique concerts bandeau-mobileNICE, 15è festival C’est pas classique : la voix des femmes. Dès ce soir et jusqu’à dimanche 1er décembre 2019. Cette année dès ce soir, à l’Acropolis de Nice, de Piaf à l’hologramme de la Callas, en passant par Ed Banger Symphonie et les D.I.VA., le premier festival de musique classique le plus populaire de la Côte d’Azur – et en accès gratuit-, célèbre le tempérament des artistes féminines. Du 29 novembre au 1er décembre 2019, soit tout ce week end, C’est pas classique à Nice (Alpes Maritimes) honore la promesse de son titre générique, et offre une immersion spécifique dans le monde du classique, pour tous les publics. Mélomanes assidus ou néophytes curieux. Pendant ces 3 jours, vendredi, samedi, dimanche, l’offre musicale prend en compte les attentes du public et aussi la grande diversité des artistes invités. Le festival niçois, toujours hautement engagé à démocratiser la culture musicale, a le souci de l’accessibilité et sait aussi varier les formes mêmes des concerts, mêlant les genres : musiques actuelles électro et symphonique, sans omettre les dispositifs du spectacle, n’hésitant pas à présenter le réalisme saisissant de l’hologramme … de la Callas, en une performance contemporaine déjà saluée à Paris… Festival incontournable.

 

 

 

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QUELQUES TEMPS FORTS

PIAF SYMPHONIQUE  – Vendredi 29 novembre à 20h30 – Faire vibrer l’aura d’Edith Piaf, monument de la chanson française, au diapason de l’Orchestre Philharmonique de Nice, un pari fou mais un résultat saisissant réalisé par Anne Carrère, que d’aucuns reconnaissent telle l’héritière de Piaf avec sa voix exceptionnelle.

ED BANGER SYMPHONIE interprété par l’Orchestre Philharmonique de Nice – Samedi 30 novembre à 21h  – Il y a plus de 15 ans, Pedro Winter fondait Ed Banger, label français de musique électronique pour faire émerger la French Touch (Jupiter, Cassius, Mr. Oizo, Breakbot, Justice…). Une soirée spéciale, pour célébrer les grands standards électroniques, interprétés en mode symphonique par les instrumentistes de l’Orchestre Philharmonique Nice dirigé par Thomas Roussel.

D.I.V.A. – Samedi 30 novembre à 21h15 – 5 chanteuses aux tempéraments bien trempés, 5 divas, virtuoses de l’opéra, revisitent six grandes Å“uvres du répertoire classique en tableaux de dix minutes chrono : de « La Traviata » (VERDI) aux « Contes d’Hoffmann » (OFFENBACH) en passant par « Don Giovanni » (MOZART), « Carmen » (BIZET) mais encore « Tosca » (PUCCINI), mise en scène par Manon Savary. Perruquées, maquillées, vêtues de tenues extravagantes, en corsets, frous-frous, boas en plumes, les chanteuses s’offrent en véritables icônes baroques et secouent les convenances, dépoussièrent le genre ; elle démocratisent l‘opéra en un spectacle hors-normes à la croisée du cabaret, du cirque, du music-hall.

CALLAS IN CONCERT – The Hologram Tour » – Dimanche 1er décembre à 20h.
Quarante-deux ans après sa disparition et pour la première fois à Nice et dans les Alpes-Maritimes, Maria Callas est à l’affiche de ce récital exceptionnel en hologramme.  Spectacle imaginé par Stephen Wadsworth, directeur du département lyrique de la Juilliard School de New York et conçu grâce à la prouesse technologique développée par le studio américain Base Hologram, le dispositif a été présenté à La Scala, au Metropolitan Opera, à Covent Garden et encore à la salle Pleyel à Paris. Entre l’irréel et le virtuel, aussi étrange que captivant, l’hologramme ultra-réaliste de Maria Callas est bluffant allant jusqu’à recréer à la perfection les mimiques , la gestuelle, à la fois élégantissime et expressive de l’illustre tragédienne. Un must absolu.

 

 

 

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cest pas classique nice edition festival 2019 annonce tempsf forts classiquenews critique concerts bandeau-mobileRetrouvez la programmation complète ici : Les temps forts, le jeune public, les classiques revisités, et le cycle « Vraiment pas classique » :
https://cpc.departement06.fr/c-est-pas-classique-9876.html

 

 

 

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Les Huguenots à l’Opéra de Nice

meyerbeer les-huguenots_17Nice, Opéra. Meyerbeer : Les Huguenots. Les 23, 25, 27 et 29 mars 2016. Opéra romantique à Paris : le 29 février 1836, l’histoire lyrique en France connaît un grand moment de son histoire avec la création des Huguenots de Meyerbeer qui se souvient du Guillaume Tell de Rossini lequel en 1829 avait fixé les règles et le cadre alors du grand opéra français, l’équivalent musical et tréâtral de la peinture d’histoire, spectaculaire, dramatique, intense… souvent sur un sujet historique. De fait, l’ouvrage de Meyerbeer exige des voix impressionnantes, puissantes, agiles, profondes dont le français doit être intelligible… Les 5 actes sur le livret de Scribe et Deschamps évoquent l’affrontement bientôt sanglant entre catholiques et protestants, jusqu’au massacre collectif à l’heure de la Saint-Barthélémy. Trois interprètes parmi les plus sublimes du XIXè, y sont associés : Cornélie Falcon (qui y perdra une partie de sa voix), Adolphe Nourrit, Nicolas-Prosper Levasseur… trio devenu mythique pour tout connaisseur d’opéra romantique français.

La nouvelle production présentée à Nice (en partenariat avec Nuremberg), réunit des voix internationales (le français au final, sera-t-il audible ?)… mais avec quelques bons chanteurs francophones tels Marc Barrard (Nevers), Jérôme Varnier (Marcel) ou Francis Dudziak (Saint-Bris)… sans omettre le chef Yannis Pouspourikas, qui est français malgré les apparences. Et la mise en scène pourrait créer la surprise, signée de l’allemand Tobias Kratzer dont Le prophète, autre ouvrage de Meyerbeer avait dévoilé l’intelligence de l’approche et du travail scénographique. A voir.

Nice, Opéra. Les Huguenots de Meyerbeer, du 21 au 29 mars 2016. Yannis Pouspuriokas, direction / Tobias Kratzer, mise en scène.

Compte-rendu, opéra. Nice, Théâtre de l’Opéra, le 20 mai 2015. Jacques-Fromental Halévy : La Juive. Luca Lombardo, Cristina Pasaroiu, Hélène Le Corre, Thomas Paul, Roberto Scandiuzzi, Jean-Luc Ballestra. Gabriele Rech, mise en scène. Frédéric Chaslin, direction.

Halevy Fromental_Halevy_by_Etienne_Carjat-cropJusque dans les années 1930, La Juive d’Halévy (portrait ci-contre) appartenait au répertoire international et jouissait d’une grande popularité. Sa disparition semble être attribuée à une certaine réticence des spectateurs vis-à-vis du Grand-Opéra à la française qui, malgré les efforts de redécouverte de ces dernières années, reste victime d’accablants préjugés. L’ouvrage est pourtant fertile en surprises ; chacun des cinq actes témoignent d’une dramaturgie d’un riche intérêt poétique, s’appuyant sur une description vivante des situations et sur une musique au dramatisme captivant. Construite autour de quelques scènes-clefs, La Juive tire sa force de ses chÅ“urs puissamment rythmés, de son tissu mélodique très dense, de ses airs à l’allure farouche… L’ouvrage « fonctionne » parce qu’il a tout pour parler à nos sensibilités contemporaines : les guerres de religion et la montée des fondamentalismes sont en effet des thèmes porteurs et actuels. Car si tradition veut que La Juive soit un opéra de ténor, il n’en demeure pas moins que Halévy cherchait avant tout à mettre en relief l’affrontement idéologique entre des gens de religions différentes. Dans son orchestration, il souligne à la fois le racisme des masses, qui refusent la différence, et l’isolement des juifs, éternellement persécutés. Bien plus que son père adoptif, Eléazar, et son amoureux Léopold, Rachel devient ainsi la véritable protagoniste du drame : née chrétienne, mais élevée dans la religion d’Israël, elle meure en juive convaincue.

 

 

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Fin de saison lyrique à Nice : retour réussi du grand opéra à la française

Rachel, née chrétienne, meure en juive

L’Opéra de Nice, de toute évidence, ne dispose pas de moyens suffisants pour respecter dans son intégralité absolue une Å“uvre aux dimensions aussi vastes ; les ballets notamment ont été supprimés. Malgré l’absence de deux ingrédients fondamentaux, l’espace et les grandes voix, la réussite est néanmoins au rendez-vous. Remplacé à la première par Neil Shicoff et toujours souffrant en cette soirée de seconde, Luca Lombardo s’acquitte pourtant avec tous les honneurs d’un rôle éclatant où s’illustrèrent jadis Caruso ou Tucker ; Eléazar exige à la fois vaillance dans l’aigu et vigueur charismatique dans l’incarnation. Attentif aux nuances, totalement investi dans ce personnage de persécuté, le ténor français convainc dans son grand air « Rachel, quand du seigneur », un des « tubes » du répertoire de ténor.

Rachel attendue, Cristina Pasaroiu triomphe également des obstacles, offrant le portrait d’une jeune femme victime des événements, trahie par un amant veule et parjure, reniée par un société d’une cruauté insoutenable, fidèle uniquement au père qu’elle adore. La soprano roumaine assume avec aplomb l’ambitus de sa partie, et délivre son air « Il va venir » – sans parler du duo avec Eudoxie, « Ah, que ma voix plaintive » -, avec un frémissement à fleur de peau.

De son côté, Hélène Le Corre campe une Eudoxie idéale par la fluidité de sa vocalisation et l’assurance d’un chant techniquement impeccable. En revanche, Thomas Paul soutient non sans problème la tessiture suraiguë de Leopold, inscrit directement dans la filiation rossinienne, car il faut ici une facilité dans l’aigu et une élégance dans l’ornementation, que le ténor autrichien ne maîtrise qu’imparfaitement. Autoritaire et inspiré, Roberto Scandiuzzi domine les débats dès qu’il entre en scène, avec une rondeur dans le grave qui donne le frisson. Enfin, une mention pour l’excellent Ruggiero du baryton niçois Jean-Luc Ballestra.

A la différence de la production anversoise signée par Peter Konwitscnhy il y a deux mois, la mise en scène de Gabriele Rech est parfaitement lisible et reste, elle, fidèle au livret, même si l’histoire est transposée pendant les sombres heures de l’avant guerre : le conflit entre religion juive et chrétienne en est bien le sujet, et la persécution des juifs se veut même représentative de toutes les violations des droit de l’homme à travers le monde. Quelques images fortes viennent s’imprimer dans la rétine du spectateur, telle la maison incendiée d’Eléazar au III, image qui fait immanquablement penser à la nuit de Crystal, ou encore celle finale de la mise à mort de Rachel, non pas conduite sur un bûcher mais – l’image est toute symbolique – noyée dans le baptistère d’une église !

Enfin, à la tête d’un orchestre et d’un chÅ“ur de l’Opéra de Nice superbes d’intensité, le chef français Frédéric Chaslin confirme, si besoin était, que La Juive mérite de reprendre sur nos scènes nationales la place éminente qui était la sienne jusqu’au début du XXe siècle. Au bilan, une clôture de saison réussie, et l’on regrettera d’autant plus – dès lors – que le mandat de Marc Adam à la tête artistique de l’Opéra de Nice n’ait pas été reconduit par la municipalité. Nous lui souhaitons bonne chance dans la suite de ses activités…

 

 

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Compte-rendu, opéra. Nice, Théâtre de l’Opéra, le 20 mai 2015. Jacques-Fromental Halévy : La Juive. Luca Lombardo, Cristina Pasaroiu, Hélène Le Corre, Thomas Paul, Roberto Scandiuzzi, Jean-Luc Ballestra. Gabriele Rech, mise en scène. Frédéric Chaslin, direction.

 

 

Marco Guidarini dirige Les Vêpres Siciliennes de Verdi à Nice

Marco Guidarini : maestrissimo !Nice, Opéra. Verdi : Les Vêpres Siciliennes, les 3,5 octobre 2014. Actualité du chef Marco Guidarini (octobre 2014)… Marco Guidarini fait partie des chefs charismatiques que sa grande culture, sa sensibilité et sa finesse rendent incontournable pour certains répertoires en particulier l’opéra italien (mais pas que), la forme concertante, tout ce qui exige subtilité, tension, dramatisme. Toronto, Glasgow, hier Nice (ex directeur du Philharmonique en ses heures glorieuses…), le chef touche autant par ses qualités humaines que sa faculté à porter et conduire à un orchestre jusque dans ses ultimes retranchements. Le mois d’octobre 2014 est pour le maestro italien, un mois d’intense activité : il ouvre la nouvelle saison 2014-2015 de l’Opéra de Nice avec les très attendues Vêpres Siciliennes de Giuseppe Verdi (en version de concert): un opéra peu joué, mais ambitieux, nécessitant tout ce que le chef aime et qu’il maîtrise à merveille, un orchestre voluptueux et épique, un chÅ“ur acteur et très présent et bien sûr une brochette de solistes, vrais tempéraments expressifs… Première le 3 octobre 2014.  Rendez vous donc à Nice, les 3 et 5 octobre, puis à La Garenne Colombes, pour la demi finale et la Finale du Concours Bellini, les 30 et 31 octobre 2014.

 

 

Verdi : Les Vêpres Siciliennes à l’Opéra de Nice
Les 3 et 5 octobre 2014, 20h et 15h

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014Grand opéra en cinq actes, écrit par Verdi sur un livret en français d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier, Les Vêpres siciliennes sont une commande de l’Opéra de Paris, pour l’Exposition Universelle de 1855. En fait, Scribe a repris le livret du Duc d’Albe, écrit à l’origine pour un opéra de Donizetti, dont il a transposé l’action des Flandres en Sicile, au XIIIe siècle, lors de la révolte des patriotes insulaires, conduits par Giovanni da Procida, contre les troupes françaises occupantes de Charles d’Anjou. Après de nombreux avatars, dont la fugue de la diva Sophie Cruvelli, la création peut finalement avoir lieu, le 13 juin 1855, en présence de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. L’ouvrage est accueilli avec enthousiasme par un public où se trouvent de nombreux italiens. Souvent jouée en concert, l’ouverture est une des plus imposantes du musicien et l’air patriotique de Procida au deuxième acte, est un clin d’oeil au Risorgimento, dont Verdi est le musicien depuis Nabucco.

Giuseppe Verdi : Les Vêpres Siciliennes. Grand opéra en 5 actes
Livret d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier
Création à l’Académie Impériale de musique,
Paris, le 13 juin 1855
Version de concert en langue française
[durée 3h10 env.]

Direction musicale : Marco Guidarini
Hélène : Anna Kasyan
Ninetta : Sophie Fournier
Henri : Marcello Giordani
Guy de Montfort:  Davide Damiani
Jean Procida : Kihwan Sim
Thibault : Frédéric Diquero
Danieli : Gianluca Bocchino
Mainfroid : Aurelio Gabaldon
Robert:  Bernard Imbert
Le Sire de Béthune : Ziyan Atfeh
Le Comte de Vaudemont : Daniel Golossov

Orchestre Philharmonique de Nice
Choeur de l’Opéra de Nice

 

 

Marco Guidarini a fondé le Concours international de Bel canto Vincenzo Bellini. Prochaine édition en octobre 2014, à la Garenne Colombes, ville partenaire du Concours français :

 

Auditions 2014   affiche france version JPG

Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini 2014 (4ème édition)
Nouveau Théâtre de la Garenne Colombes
Les 30 et 31 octobre 2014, 20h
Toutes les infos sur le site du Concours Vincenzo Bellini 2014

Les amateurs pourront aussi assister au récital d’Anna Kassian au Théâtre de La Garenne Colombes, le 17 octobre 2014, 20h.

Théâtre de La Garenne
22, avenue de Verdun-1916
92250 La Garenne-Colombes
Tél. : 01 72 42 45 74 et 01 42 42 30 19 (DEJCS)

 

 

 

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014VIDEO : visionner notre vidéo exclusive ANNA KASSIAN chante Imogène du Pirate de Bellini (l’air lui a permis de décrocher le Grand Prix du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini) 

 

 

En mars 2015, Marco Guidarini dirigera une nouvelle production du Voyage à Reims de Rossini avec les classes de chant et les ressources du CNSPD Paris (orchestre du Conservatoire)… Philharmonie de Paris, vendredi 13 mars 2015, 19h30. Dramma giocoso en un acte, composé pour le Sacre de Charles X en 1825. Inspiré du roman Corine de Madame de Staël, Le Voyage à Reims se déroule dans l’auberge du Lys où se retrouvent comtes, marquis et barons, tous impatients d’assister au Sacre du Roi. C’est compter sans de nombreux avatars et imprévus.

Guidarini © R. Duroselle

 

Marco Guidarini dirige Les Vêpres Siciliennes de Verdi à l’Opéra de Nice

Marco Guidarini : maestrissimo !Actualité du chef Marco Guidarini (octobre 2014)… Marco Guidarini fait partie des chefs charismatiques que sa grande culture, sa sensibilité et sa finesse rendent incontournable pour certains répertoires en particulier l’opéra italien (mais pas que), la forme concertante, tout ce qui exige subtilité, tension, dramatisme. Toronto, Glasgow, hier Nice (ex directeur du Philharmonique en ses heures glorieuses…), le chef touche autant par ses qualités humaines que sa faculté à porter et conduire à un orchestre jusque dans ses ultimes retranchements. Le mois d’octobre 2014 est pour le maestro italien, un mois d’intense activité : il ouvre la nouvelle saison 2014-2015 de l’Opéra de Nice avec les très attendues Vêpres Siciliennes de Giuseppe Verdi (en version de concert): un opéra peu joué, mais ambitieux, nécessitant tout ce que le chef aime et qu’il maîtrise à merveille, un orchestre voluptueux et épique, un chÅ“ur acteur et très présent et bien sûr une brochette de solistes, vrais tempéraments expressifs… Première le 3 octobre 2014.  

 

 

 

Marco Guidarini : chef charismatique de Nice à La Garenne

 


Marco Guidarini 3 - Photo R.DurosellePuis à la fin du mois, les 30 et 31 octobre, Marco Guidarin
i présente la déjà 4ème édition du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini qu’il a créé avec Youra Nymoff-Simonetti. Un duo particulièrement convaincant et dynamique qui offre enfin en France et pour le monde, une compétition digne de son enjeu : repérer et distinguer les grandes voix bel cantistes de demain. Dès sa première édition, le Concours Vincenzo Bellini couronnait (avant le concours Operalia de Placido Domingo), la juvénile et ardente soprano sud-africaine Pretty Yende (la jeune cantatrice chante à présent à La Scala de Milan et au Met de New York) ; puis se fut l’an dernier, en 2013, la soprano Anna Kassian, éblouissante révélation grâce à son jeu engagé et vibrant d’Imogène du Pirate. Chanter Bellini signifie savoir jouer, colorer, nuancer, exprimer avec son cœur plutôt qu’avec ses poumons. Est ce un hasard si Anna Kassian lauréate du Premier Prix 2013 chante le rôle d’Hélène à l’Opéra de Nice dans Les Vêpres Siciliennes justement en octobre prochain : une prise de rôle attendu qui promet le meilleur et qui prouve pour tous les candidats futurs du Concours Bellini, qu’à l’issue de la compétition, la distinction étant unanimement célébrée et reconnue, des engagements en découlent concrètement. Pour Marco Guidarini qui veille à la relève lyrique, nul doute que le parcours d’Anna Kassian, comme les débuts flamboyants de Pretty Yende, est l’objet d’une grande fierté. La prochaine moisson de jeunes tempéraments concourant pour le Prix Bellini 2014 devrait selon les dernières rumeurs, susciter encore bien des surprises, toutes aussi heureuses et spectaculaires. Rendez vous donc à Nice, les 3 et 5 octobre, puis à La Garenne Colombes, pour la demi finale et la Finale du Concours Bellini, les 30 et 31 octobre 2014.

 

 

Agenda de Marco Guidarini

 

Verdi : Les Vêpres Siciliennes à l’Opéra de Nice
Les 3 et 5 octobre 2014, 20h et 15h

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014Grand opéra en cinq actes, écrit par Verdi sur un livret en français d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier, Les Vêpres siciliennes sont une commande de l’Opéra de Paris, pour l’Exposition Universelle de 1855. En fait, Scribe a repris le livret du Duc d’Albe, écrit à l’origine pour un opéra de Donizetti, dont il a transposé l’action des Flandres en Sicile, au XIIIe siècle, lors de la révolte des patriotes insulaires, conduits par Giovanni da Procida, contre les troupes françaises occupantes de Charles d’Anjou. Après de nombreux avatars, dont la fugue de la diva Sophie Cruvelli, la création peut finalement avoir lieu, le 13 juin 1855, en présence de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. L’ouvrage est accueilli avec enthousiasme par un public où se trouvent de nombreux italiens. Souvent jouée en concert, l’ouverture est une des plus imposantes du musicien et l’air patriotique de Procida au deuxième acte, est un clin d’oeil au Risorgimento, dont Verdi est le musicien depuis Nabucco.

Grand opéra en 5 actes
Livret d’Eugène Scribe et Charles Duveyrier
Création à l’Académie Impériale de musique,
Paris, le 13 juin 1855
Version de concert en langue française
[durée 3h10 env.]

Direction musicale : Marco Guidarini
Hélène : Anna Kasyan
Ninetta : Sophie Fournier
Henri : Marcello Giordani
Guy de Montfort:  Davide Damiani
Jean Procida : Kihwan Sim
Thibault : Frédéric Diquero
Danieli : Gianluca Bocchino
Mainfroid : Aurelio Gabaldon
Robert:  Bernard Imbert
Le Sire de Béthune : Ziyan Atfeh
Le Comte de Vaudemont : Daniel Golossov

Orchestre Philharmonique de Nice
Choeur de l’Opéra de Nice

 

 

 

 

Auditions 2014   affiche france version JPG

Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini 2014 (4ème édition)
Nouveau Théâtre de la Garenne Colombes
Les 30 et 31 octobre 2014, 20h
Toutes les infos sur le site du Concours Vincenzo Bellini 2014

Les amateurs pourront aussi assister au récital d’Anna Kassian au Théâtre de La Garenne Colombes, le 17 octobre 2014, 20h.

Théâtre de La Garenne
22, avenue de Verdun-1916
92250 La Garenne-Colombes
Tél. : 01 72 42 45 74 et 01 42 42 30 19 (DEJCS)

 

 

 

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014VIDEO : visionner notre vidéo exclusive ANNA KASSIAN chante Imogène du Pirate de Bellini (l’air lui a permis de décrocher le Grand Prix du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini) 

 

 

En mars 2015, Marco Guidarini dirigera une nouvelle production du Voyage à Reims de Rossini avec les classes de chant et les ressources du CNSPD Paris (orchestre du Conservatoire)… Philharmonie de Paris, vendredi 13 mars 2015, 19h30. Dramma giocoso en un acte, composé pour le Sacre de Charles X en 1825. Inspiré du roman Corine de Madame de Staël, Le Voyage à Reims se déroule dans l’auberge du Lys où se retrouvent comtes, marquis et barons, tous impatients d’assister au Sacre du Roi. C’est compter sans de nombreux avatars et imprévus.

Guidarini © R. Duroselle