METZ, crĂ©ation, danse : ” Don’t you see it coming ” d’aprĂšs Barbe-Bleue par Sara Baltzinger

sarah-baltzinger-danse-critique-classiquenewsMETZ, Arsenal. Mer 29, jeudi 30 janv 2020 : SARAH BALTZINGER prĂ©sente et crĂ©e le ballet ” Don’t you see it coming ” d’aprĂšs Barbe-Bleue. Un regard qui interroge l’identitĂ© et le destin individuel confrontĂ© Ă  l’imminence de ce qui va venir…  Messine, Sarah Baltzinger a fondĂ© sa propre compagnie de danse MIRAGE. Elle approfondit actuellement un travail spĂ©cifique sur l’appropriation du corps et sur la transmission. Son spectacle prĂ©sentĂ© en janvier 2020, s’intitule « Don’t you see it coming » / Ne le vois tu pas venir ? : en Ă©cho Ă  la fameuse incantation, Anne ma sƓur Anne, ne vois tu rien venir ? 
 Sarah Baltzinger interroge le conte de Perrault : Barbe-Bleue

 

 

boutonreservationDON’T YOU SEE IT COMING
mer 29 janvier 2020, 20h
jeudi 30 janv 2020, 19h

 

 

Danse - CrĂ©ation : voici le second volet liĂ© Ă  le recherche de Sarah Baltzinger et Guillaume Jullien sur l’hĂ©ritage et la transmission. La crĂ©ation interroge le conte Barbe Bleue de Charles Perrault, en envisage les enjeux comme « une allĂ©gorie de nos sociĂ©tĂ©s modernes ». Le danger fascine autant qu’il effraie : « la piĂšce illustre le transgressif et la façon dont s’exerce nos relations inter-personnelles ».

Sur des thĂšmes baroques, « les deux artistes, au travers d’un mariage entre le son et le geste, Ă©voquent les liens qui se font et se dĂ©font et la façon dont nous cherchons Ă  nous rĂ©vĂ©ler Ă  nous-mĂȘmes, en proie Ă  notre besoin d’appartenance et de liberté ». Comment l’individualitĂ© peut-elle s’épanouir en s’affranchissant des contraintes du corps social ? DurĂ©e : 45 mn / PiĂšce pour 1 danseuse et 1 musicien.

RESERVEZ ici :
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/dont-you-see-it-coming

 

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création à METZ du nouveau ballet de Sarah Baltzinger
Don’t you see it coming ?

 

 

sarah-baltzinger-creation-metz-dont-you-see-what-is-coming-ballet-critique-danse-ballet-classiquenews-SARAH-20191211_c-boshua_047TRANSMETTRE ET SE LIBERER
 Le ballet en crĂ©ation Ă  Metz (intitulĂ© « Don’t you see it coming ? » ) prolonge un premier volet sur la thĂ©matique « hĂ©ritage et transmission ». PrĂ©sentĂ© au Grand thĂ©Ăątre de Luxembourg en 2018, « What doesn’t belong to us ? », duo pour deux hommes, interrogeait l’idĂ©e d’hĂ©ritage. Comment ĂȘtre Ă  soi-mĂȘme malgrĂ© ou grĂące Ă  tout ce qui nous relie au passĂ© ? Comment se rĂ©gĂ©nĂ©rer toujours ? Comment ĂȘtre aussi Ă  l’autre sans se perdre intrinsĂšquement ? VoilĂ  des questions posĂ©es qui appellent Ă  l’abstraction, interrogent l’identitĂ© ; et dans le cas du nouveau ballet de Sarah Baltzinger, « Don’t you see it coming ? » rĂ©alisent le second volet chorĂ©graphique, davantage inspirĂ© du deuxiĂšme terme : « transmission ». La chorĂ©graphe danse seule ici, sur les musiques jouĂ©es en live et composĂ©es par son complice Guillaume Jullien : Ă©lectro, techno, musique berlinoise aussi, sans omettre des Ă©clats baroques, recomposĂ©s, remixĂ©s, intĂ©grĂ©s dans un flux sonore enveloppant, souvent hypnotique qui joue sur le contraste et la notion de paradoxe ; car si le thĂšme de Barbe-Bleue transmis par le conte fugace et saisissant de Perrault, reste trĂšs actuel, et inspire le nouveau spectacle, Sarah Baltzinger sait s’éloigner du conte et s’intĂ©resse Ă  ses rĂ©sonances dans notre sociĂ©tĂ©.

 

 

DANSE SOLO PARTAGÉE

 

 

La chorĂ©graphie foisonnante et radicale, physique et poĂ©tique envisage l’appropriation contemporaine du sujet dramatique. Ce n’est pas une relecture, mais plutĂŽt un Ă©cho Ă©motionnel qui souligne dans le conte et tous ses personnages, la diversitĂ© des psychologies qui s’y mĂȘlent et s’y affrontent, s’y perdent et s’y enrichissent. La danse de Sarah Baltzinger tente d’exprimer l’état d’une conscience Ă©largie, permĂ©able et ouverte Ă  toutes les sensations afin de mesurer ce qui est jeu, sans adhĂ©rer Ă  une trame supposĂ©e ni aux prĂ©jugĂ©s Ă©tablis. Beaucoup d’élĂ©ments dans l’écriture et le langage corporels manifestent les blocage et les noeuds qui se produisent en soi et qui nous entravent. Dans le rapport de Barbe-Bleue et ses victimes, Sarah Baltzinger fait jaillir tout ce qui est Ă  l’Ɠuvre dans la relation d’un individu Ă  l’autre. Sans prĂ©juger de ce qui est « bon » ou « mĂ©chant ».

A l’Arsenal de METZ, Sarah Baltzinger bĂ©nĂ©ficie d’une rĂ©sidence propice, un nouveau temps de rĂ©flexion et d’expĂ©rimentation qui permettant la crĂ©ation des 29 et 30 janvier prochains, est le fruit de 4 mois de travail. Tout le spectacle d’une durĂ©e de 40 mn, rĂ©alise l’équation tĂ©nue, fragile entre tentation de l’abstraction et dramaturgie rythmĂ©e de sĂ©quences scĂ©niques alternĂ©es, contrastĂ©es. S’il s’agit d’un ballet rĂ©unissant deux artistes, la danseuse rĂ©alise un solo qui l’expose tout au long du spectacle, quand le musicien compositeur joue de ses platines et logiciels en live, mais dans son propre univers, soit deux mondes nettement distincts. Pourtant fusionnels, dont l’alliance fait l’unitĂ© du ballet. Il en dĂ©coule un solo partagĂ© qui dessine comme une tresse ininterrompue, une sĂ©rie de textures et de sentiments variĂ©s, entre catharsis et libĂ©ration, ressentiments et accomplissement. L’élasticitĂ© exacerbĂ©e de la danseuse, sa volontĂ© de pousser la mĂ©canique du corps aussi loin que possible, sa formidable Ă©nergie et son intensitĂ©, se nourrissent du flux sonore continu, produit en direct, et qui n’est jamais le mĂȘme, d’une reprĂ©sentation Ă  l’autre. EvĂ©nement chorĂ©graphique  à l’Arsenal de METZ.

 

 

 

 

 

 

Approfondir

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En LIRE plus sur la premier volet de la recherche de Sara Baltzinger : « What does not belong to us ? »
http://sarahbaltzinger.eu/portfolio/what-does-not-belong-to-us/

VOIR le TEASER 1 « DON’T YOU SEE IT COMING de Sarah »
https://vimeo.com/376772333

VOIR LE TRAILER 1 de « What does not belong to us «  pour deux danseurs
https://vimeo.com/279094538

WHAT DOES NOT BELONG TO US is exploring the idea of what we have to let go. In reuniting energies that can contradict each other, the purpose will be the drawing and sculpture of our emotions, as a metaphor. It is a question of what’s left, despite ourselves, as an inheritance. Like a descent, this frenetic dance is like a prayer to silence – what does not belong to us. Here, lose oneself, sign out, meet ourselves in a new dimension.

Concept and choreography : Sarah Baltzinger (FR)
Music composition : Guillaume Jullien (FR)
Performers : Theo Samsworth (EN) & Alessio Sanna (IT
Residency : Grand Théùtre du Luxembourg (LU)
Production : a.s.b.l SB Company (LU)

 

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VOIR LE TRAILER 1 : Don’t you see what’s coming ?

 

 

 

 

 

DON’T YOU SEE IT COMING de Sarah Baltzinger & Guillaume Jullien // Teaser 1 from Sarah Baltzinger on Vimeo.

 METZ-cite-musicale-metz-abonnements-saison-musicale-2019-2020-classiquenews

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la saison 2019 2020 de la CitĂ© musicale-METZ – les temps forts de la saison actuelle
https://www.classiquenews.com/metz-cite-musical-metz-saison-2019-2020-temps-forts/

 

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Toutes les photos : METZ service de presse 2019 DR

 

METZ, premiĂšre. Vassilena Serafimova joue TIME

METZ-cite-musicale-metz-abonnements-saison-musicale-2019-2020-classiquenewsMETZ, ARSENAL, 9 janv 2020. VASSILENA SERAFIMOVA, TIME. Dans “ L’ÉCRIN DES MUSICIENNES qu’est l’Arsenal de METZ, nous avons sĂ©lectionnĂ© et distinguĂ© plusieurs tempĂ©raments fĂ©minins qui au sein de la saison 2019 – 2020 (celle en cours donc) se distinguent par leur travail spĂ©cifique permis par l’institution messine : ainsi la joueuse virtuose de marimba, VASSILENA SERAFIMOVA, qui artiste associĂ©e, poursuit sa rĂ©sidence Ă  l’Arsenal et prĂ©sente plusieurs programmes Ă  METZ. La jeune musicienne bulgare qui ne cesse de surprendre en fĂ©e inventive et exploratrice, sait enrichir le jeu de son instrument en cultivant les rencontres avec d’autres artistes venus d’autres univers artistiques et poĂ©tiques… Ce concert du 9 janvier est une premiĂšre : il dĂ©coule d’une crĂ©ation aux Dominicains en sept 2018 (Alsace) que la virtuose expĂ©rimentale a encore fait Ă©voluer, choisissant de nouvelles piĂšces car elles inspirent davantage son complice vidĂ©aste, Julien Poulain, et parce qu’elles lui permettent aussi de libĂ©rer davantage un jeu spontanĂ©, liĂ© Ă  sa propre respiration et sa passion de l’impro…

 

 

 

 MARIMBA ENCHANTÉ

 

 

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VASSILENA SERAFIMOVA

 

 

serafimova-vassilena-marimba-concert-critique-classiquenews

 

 

Elle représente la percussion libre, imaginative, accessible. Virtuose du marimba, la bulgare Vassilena Serafimova (Victoires de la musique 2015) associe vitalité rythmique et fascinante palette sonore
 de la percussion, des couleurs et aussi une rondeur engageante dans un son toujours ciselé. A METZ, Vasselina Serafimova présente 2 programmes en 2020 : TIME (création, le 9 janvier), puis Danses Hongroises (15 mais 2020). Lire ci-aprÚs.

 

agenda

boutonreservationTIME : jeudi 9 janvier 2020, 20h
ARSENAL, Salle de l’Esplanade
La percussionniste bulgare Vassilena Serafimova est l’une des plus grandes figures mondiales du marimba, ce xylophone africain qui s’est rĂ©pandu dans plusieurs pays d’AmĂ©rique latine. L’artiste rĂ©interprĂšte les oeuvres des compositeurs contemporains : Steve Reich, Astor Piazzolla ou encore Javier Álvarez dans une crĂ©ation visuelle et sensorielle, aux cĂŽtĂ©s du vidĂ©aste Julien Poulain. TIME instaure une vibration entre musique, images graphiques, Ă©purĂ©es et rĂ©fĂ©rences Ă  la nature : autant de tableaux proposant au public une immersion totale au sein d’un univers hors du temps. DurĂ©e : 1h.

Steve Reich : Clapping music, Nagoya Marimbas, Electric Counterpoint
Casey Cangelosi : Bad Touch
Astor Piazzolla : Verano Porteño
Javier Álvarez : Temazcal
John Psathas : One Study, One Summery

RESERVEZ ici :
https://cmm.shop.secutix.com/selection/event/date?productId=101438454776

 

 

 
 

 

CONCERT TIME Ă  L’ARSENAL : A WORK IN PROGRESS…

 

Thomas enhco vassilena Serafimova mozart funambules TMDans son nouveau concert prĂ©sentĂ© Ă  l’Arsenal, « TIME », Vassilena SERAFIMOVA poursuit son goĂ»t de l’exploration et des mĂ©tissages entre disciplines. L’instrumentiste retrouve le vidĂ©aste Julien Poulain dont la complicitĂ© et les univers visuels offrent des champs d’investigation Ă©largis. En lui offrant une rĂ©sidence privilĂ©giĂ©e Ă  Metz, l’Arsenal permet Ă  la joueuse de Marimba, d’approfondir son approche artistique qui fait de son instrument, un support sonore propice aux nouvelles expĂ©riences. On sait la curiositĂ© indĂ©fectible de Vassilena SERAFIMOVA pour les croisements et les rencontres, ce depuis 2008, quand elle remportait son premier prix (World International Marimba Competiton de Stuttgart) grĂące Ă  l’expĂ©rience apprise en travaillant avec un collectif d’artistes oĂč l’art du mime, de la comĂ©die, de la photographie permettaient encore d’enrichir sa maĂźtrise du marimba. Dans ce mĂȘme esprit d’ouverture et de coopĂ©ration, son duo avec le pianiste de jazz Thomas Enhco, crĂ©Ă© en 2016, aboutit Ă  un premier album « Funambules » pour Deutsche Grammophon.

De ce regard multidirectionnel, oĂč les sensibilitĂ©s se complĂštent et dialoguent, la joueuse de marimba prĂ©sente Ă  METZ la continuitĂ© d’un travail menĂ© avec Julien Poulain depuis sept 2018. Le programme initial cĂ©lĂ©brant l’art des AmĂ©riques (centrale, latine
) a Ă©tĂ© encore affinĂ© et modifiĂ© pour sa nouvelle escale Ă  METZ; ainsi, la Chaconne de JS Bach nouvellement intĂ©grĂ©e, permet de dĂ©velopper ce temps libre, propice Ă  la respiration et Ă  l’improvisation qui restent essentielles pour la jeune instrumentiste.

Tandis que les images et toute la parure vidĂ©o crĂ©Ă©es par le vidĂ©aste (dont une nouvelle crĂ©ation inĂ©dite sur Xenakis) rythment et ponctuent la vitalitĂ© poĂ©tique de la musicienne qui avoue ĂȘtre particuliĂšrement inspirĂ©e par cette immersion visuelle quasi abstraite. Le concert Time en mĂȘlant musique Ă©lectronique, vidĂ©o et rondeur allusive du marimba est l’un des temps forts de la rĂ©sidence de Vassilena Serafimova Ă  l’Arsenal de Metz.

 

 

 

DUO Piano / Marimba : Funambules, nouveau cd enchanté

 

 

 

  

 

 

VIDEOS

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Duo inĂ©dit entre les deux artistes , ChloĂ© et Serafimova Vassilena enregistrĂ© sur vinyle lors d’un live exceptionnel au studio 107 de la Maison de la Radio.

 

 

 

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Aquarium, improvisation after Le Carnaval des Animaux by Saint-Saëns

 

 

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prochain concert de Vassilena Serafimova Ă  l’Arsenal de METZ :

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boutonreservationDANSES HONGROISES
Vend 15 mai 2020, 20h
Arsenal, Grande Salle

Agile et fĂ©erique, Vassilena Serafimova relĂšve les dĂ©fis du concerto pour percussion « Frozen in Time » du compositeur israĂ©lien Avner Dorman. Massif impressionnant qui mĂȘle les esthĂ©tiques et affirme une Ă©nergie tellurique. En complĂ©ment, les cĂ©lĂšbres danses symphoniques de Brahms et de Borodine. La cheffe quĂ©bĂ©coise Dina Gilbert ajoute en ouverture de concert : la Suite de Danses oĂč, « dans une orchestration stylisĂ©e, BartĂłk associait des danses de diverses provenances ethniques, rejoignant ainsi l’esprit populaire et mĂ©tissĂ© du programme ». DurĂ©e : 1h20 + entracte. Dans le cadre du temps fort : « Folklore : du savant au populaire »
RESERVEZ ici :
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/danses-hongroises

  

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VISITEZ aussi le site de Vassilena Serafimova

http://www.vassilenaserafimova.com/biography?lang=2

 

 

LIRE aussi notre article SAISON 2019 2020 : CitĂ© musicale METZ  -  L’ARSENAL DE METZ, l’Ă©crin des musiciennes (Vassilena Serafimova, Clara Ianotta, AĂŻcha M’Barek, Sarah Baltzinger) : https://www.classiquenews.com/metz-arsenal-lecrin-des-musiciennes/

 

 

 

Festival Polska Ă  METZ : 14 – 24 janvier 2020

Festival POLSKA Ă  METZMETZ, Arsenal : Festival POLSKA ! 14 – 24 janvier 2020. 10 jours de musique polonaise Ă  l’Arsenal de Metz. AprĂšs « Osez Haydn » en nov dernier, voici un autre temps forts de la saison 2019 2020 de la CitĂ© musicale-METZ. AprĂšs l’Italie la saison derniĂšre, voici un autre focus sur la culture d’un pays dont le peuple a migrĂ© vers la Lorraine : la Pologne. Pleins feux donc sur la musique polonaise . Aux cĂŽtĂ©s des illustres dĂ©sormais cĂ©lĂšbres : Chopin, Penderecki ou GĂłrecki, voici d’autres tempĂ©raments Ă  connaĂźtre absolument, ambassadeurs d’une sensibilitĂ© Ă  nulle autre semblable
 le hĂ©ros national de Gdansk, Kaspar Förster qui fut chanteur rĂ©putĂ© autant que compositeur au XVIIe siĂšcle ; Zygmunt Krauze, qui interprĂšte au piano ses propres piĂšces, et MieczysƂaw Weinberg, ami de Chostakovitch. La Pologne actuelle n’est pas avare en interprĂštes, Ă  l’image du contre-tĂ©nor Jakub JĂłzef Orliski, nouvelle star du monde lyrique (surtout baroque). Ou les figures du jazz contemporain que sont le saxophoniste Maciej Obara et l’étonnante bassiste Kinga Glyk.

 

 

 

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RĂ©servez dĂšs Ă  prĂ©sent pour le concert d’ouverture de POLSKA Ă  METZ :
Concert d’ouverture festival POLSKA
Mardi 14 janvier 2020, 20h
Jokub JĂłzef ORLINSKI, Il Pomo d’Oro
Grande salle, Arsenal

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/facce-damore

Présentation du concert

Baroque
 La passion n’a pas de frontiĂšres : c’est ce que dĂ©montrent le contre-tĂ©nor Jakub JĂłzef OrliƄski et l’ensemble Il Pomo d’Oro, dans un programme consacrĂ© Ă  l’évolution de l’opĂ©ra italien Ă  travers l’Europe. Des maĂźtres transalpins aux compositeurs allemands (en particulier Haendel), les musiciens prĂ©sentent quelques-uns des plus Ă©tourdissants « Visages de l’amour de l’opĂ©ra », entre grandes pages du rĂ©pertoire et inĂ©dits. Voix et prĂ©sence marquantes, Jakub JĂłzef OrliƄski a remportĂ© l’adhĂ©sion des deux cĂŽtĂ©s de l’Atlantique, Ă©lu d’ailleurs « star d’opĂ©ra la plus glamour du monde » par le journal britannique The Telegraph.

Facce d’amore
Il Pomo d’oro
direction : Maxim Emelyanychev
contre-tĂ©nor : Jakub JĂłzef OrliƄski

Arsenal de METZ, Grande Salle
Airs d’opĂ©ras de Francesco Cavalli, Georg Friedrich Haendel, Giovanni Bononcini, Johann Adolph Hasse, Francesco Bartolomeo Conti

Durée : 1h20 + entracte
Tarif B, de 8 à 34 €

 

 

 

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Dans le cadre du temps fort Polska !
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/polska

PASS Polska !
– 30 % Ă  partir de 3 spectacles
choisis parmi les concerts du temps fort

 

 

 

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Festival POLSKA Ă  METZ

 

 

 

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METZ, Musiques sacrĂ©es : 7 – 18 dĂ©c 2019

METZ, Musiques sacrĂ©es : 7 – 18 dĂ©c 2019. A partir du 7 dĂ©c prochain Metz fĂȘte les 800 ans de la CathĂ©drale Saint-Étienne, avec comme amorce d’une annĂ©e de cĂ©lĂ©bration (jusqu’à fin 2020), le festival « Musiques SacrĂ©es » du 7 au 18 dĂ©c, Ă  l’Arsenal et Ă  l’église Saint-Pierre-aux-Nonnains.

 

 

 

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METZ, CitĂ© Musicale : Temps fort " Musiques sacrĂ©es "Ainsi la CitĂ© musicale-Metz propose le 2Ăš « temps fort » de sa saison 2019-2020 (aprĂšs « Osez Haydn » de nov dernier), pour ce mois de dĂ©cembre 2019 : tout un cycle musical dĂ©diĂ© aux musiques sacrĂ©es. L’angle est large : « il aborde la musique sacrĂ©e a traversĂ© l’histoire, dĂ©passant le simple cadre religieux ou spirituel ». Soit 8 rvs divers Ă  ne pas manquer proposant confĂ©rences-rencontre (les 7 et 9 dĂ©c), danse (Symphonia Harmoniae Caeslestium revelationum par François Chaignaud et Marie-Pierre BrĂ©bant, les 13 et 14 dĂ©c, 20h), concerts de musique orchestrale et chorale (Arsenal : Messe en ut de Mozart, le sam 7 dĂ©, 20h Ă  l’Arsenal / ou Stabat Mater de PergolĂšse jeudi 12 dĂ©c, 20h), sans omettre l’affiche du samedi 14 dĂ©c Ă  20h, toujours Ă  l’Arsenal : La cantique des cantiques, hymne Ă  la Vierge, avec un hommage Ă  Mahmoud Darwich par Rodolphe Burger. Le conclusion de ce nouveau cycle thĂ©matique Ă  l’Arsenal de Metz en est la somptueuse Ă©toffe chorale du Huelgas ensemble sous la direction de Paul van Nevel: Musique des CathĂ©drales mercredi 18 dĂ©c Ă  20h (fresques sacrĂ©es polyphoniques du XIĂš au XVIIĂš) Ă  Saint-Pierre aux Nonnains (1h15). Un temps fort Ă  vivre sous les voĂ»tes sacrĂ©es.

 

 
 

festival-temps-forts-musiques-sacrees-tempsf-forts-metz-cite-musicale-metz-annonce-concert-critique-classiquenews

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Temps fort à l’ARSENAL DE METZ
MUSIQUES SACRÉES
8 concerts et événements, du 7 au 18 déc 2019

 

 

 

 

 

SAM 7 DEC, 15h
Du spirituel dans l’art, du sacrĂ© dans la musique
Corinne Schneider
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/-du-spirituel-dans-lart-et-du-sacre-dans-la-musique

 

 

 

SAM 7 DEC, 20h
Bersntein (Chichester Psalms)
Mozart : Grande Messe en Ut
Orch National de Metz / David Reiland
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/mozart-messe-en-ut

 

 

 

LUN 9 DEC, 11h
A la bonne heure / RTL
avec StĂ©phane Bern – direct – Complet
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/a-la-bonne-heure–rtl

 

 

 

JEU 12 DEC, 20h
Stabat Mater de PergolĂšse
VĂ©ronique Gens, Marie-Nicole Lemieux
Les Accents
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/stabat-mater-de-pergolese

 

 

 

VEN 13, SAM 14 DEC, 20h
Symphonia Harmoniae Caelestium Revelationum
François Chaignaud, Marie-Pierre Brébant
Monodies sacrĂ©es d’Hildegard von Bingen
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/les-harmonies-celestes-hildegard-von-bingen

 

 

 

SAM 14 DEC, 20h
Rodolphe Burger : Cantique des Cantiques
Hommage Ă  Mahmoud Darwich
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/rodolphe-burger

 

 

 

MER 18 DEC, 20h
La Musique des CathĂ©drales : 1000 – 1600
Huelgas ensemble
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/la-musique-des-cathedrales-1000-1800

 

 

 

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RESERVATIONS – INFORMATION
sur le site de l’Arsenal de METZ – citĂ© musical METZ :
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/musiques-sacrees

 

 

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METZ, Arsenal, ce soir : La Valse de Ravel par David Reiland

reiland david maestro mains baguette enchanteresseMETZ, Arsenal. ce soir 22 nov, 20h. LA VALSE de RAVEL. L’Orchestre National de METZ et David Reiland (notre photo, DR) jouent la si dĂ©licate Valse de Ravel, hymne Ă  la danse et aussi orgie progressive de rythmes et de couleurs dans laquelle Maurice le si mesurĂ© et pudique, « ose » faire imploser le tissu symphonique jusqu’à la transe la plus dĂ©bridĂ©e, Ă  l’obsessionnelle ivresse. Auparavant la virtuositĂ©, spĂ©cialitĂ© toute française et parisienne au XVIIIĂš, transporte grĂące Ă  la Symphonie Concertante de Mozart, crĂ©Ă©e Ă  Paris en 1779 oĂč brillent en dialogue avec l’orchestre, deux invitĂ©s attendus, prometteurs : l’alto (Adrien La Marca) et le violon (Alena Baeva).

METZ, Arsenal
Orchestre National de Metz
David Reiland, direction
violon : Alena Baeva
alto : Adrien La Marca

Vendredi 22 novembre 2019, 20h

RESERVEZ
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/la-valse-de-ravel
1h15 + entracte

ClĂ©s d’écoute, confĂ©rence prĂ©alable par Philippe Malhaire
19h – EntrĂ©e libre

Programme

MOZART : Ouverture de Cosi fan tutte / Symphonie Concertante

RAVEL : La Valse / Le Boléro

METZ : Festival POLSKA, 14 – 24 janvier 2020

Festival POLSKA Ă  METZMETZ, Arsenal : Festival POLSKA ! 14 – 24 janvier 2020. 10 jours de musique polonaise Ă  l’Arsenal de Metz. AprĂšs « Osez Haydn » en nov dernier, voici un autre temps forts de la saison 2019 2020 de la CitĂ© musicale-METZ. AprĂšs l’Italie la saison derniĂšre, voici un autre focus sur la culture d’un pays dont le peuple a migrĂ© vers la Lorraine : la Pologne. Pleins feux donc sur la musique polonaise . Aux cĂŽtĂ©s des illustres dĂ©sormais cĂ©lĂšbres : Chopin, Penderecki ou GĂłrecki, voici d’autres tempĂ©raments Ă  connaĂźtre absolument, ambassadeurs d’une sensibilitĂ© Ă  nulle autre semblable
 le hĂ©ros national de Gdansk, Kaspar Förster qui fut chanteur rĂ©putĂ© autant que compositeur au XVIIe siĂšcle ; Zygmunt Krauze, qui interprĂšte au piano ses propres piĂšces, et MieczysƂaw Weinberg, ami de Chostakovitch. La Pologne actuelle n’est pas avare en interprĂštes, Ă  l’image du contre-tĂ©nor Jakub JĂłzef Orliski, nouvelle star du monde lyrique (surtout baroque). Ou les figures du jazz contemporain que sont le saxophoniste Maciej Obara et l’étonnante bassiste Kinga Glyk.

 

 

 

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RĂ©servez dĂšs Ă  prĂ©sent pour le concert d’ouverture de POLSKA Ă  METZ :
Concert d’ouverture festival POLSKA
Mardi 14 janvier 2020, 20h
Jokub JĂłzef ORLINSKI, Il Pomo d’Oro
Grande salle, Arsenal

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/facce-damore

Présentation du concert

Baroque
 La passion n’a pas de frontiĂšres : c’est ce que dĂ©montrent le contre-tĂ©nor Jakub JĂłzef OrliƄski et l’ensemble Il Pomo d’Oro, dans un programme consacrĂ© Ă  l’évolution de l’opĂ©ra italien Ă  travers l’Europe. Des maĂźtres transalpins aux compositeurs allemands (en particulier Haendel), les musiciens prĂ©sentent quelques-uns des plus Ă©tourdissants « Visages de l’amour de l’opĂ©ra », entre grandes pages du rĂ©pertoire et inĂ©dits. Voix et prĂ©sence marquantes, Jakub JĂłzef OrliƄski a remportĂ© l’adhĂ©sion des deux cĂŽtĂ©s de l’Atlantique, Ă©lu d’ailleurs « star d’opĂ©ra la plus glamour du monde » par le journal britannique The Telegraph.

Facce d’amore
Il Pomo d’oro
direction : Maxim Emelyanychev
contre-tĂ©nor : Jakub JĂłzef OrliƄski

Arsenal de METZ, Grande Salle
Airs d’opĂ©ras de Francesco Cavalli, Georg Friedrich Haendel, Giovanni Bononcini, Johann Adolph Hasse, Francesco Bartolomeo Conti

Durée : 1h20 + entracte
Tarif B, de 8 à 34 €

 

 

 

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Dans le cadre du temps fort Polska !
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Festival POLSKA Ă  METZ

 

 

 

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TOUT HAYDN Ă  METZ : Osez HAYDN, les 8 et 9 nov 2019

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582METZ, Arsenal. FESTIVAL « OSEZ HAYDN! » ven 8, sam 9 nov 2019. L’Arsenal de METZ propose un festival 100% Joseph HAYDN pendant 4 jours… AprĂšs l’avoir crĂ©Ă© Ă  Paris en octobre 2018, Julien Chauvin et son ensemble, Le Concert de la Loge, sur instruments anciens, spĂ©cialistes du rĂ©pertoire classique et romantique, transfĂšrent le concept du festival HAYDN Ă  METZ, profitant opportunĂ©ment de leur rĂ©sidence Ă  la CitĂ© musicale de Metz (Arsenal)! Il est temps de (re)dĂ©couvrir l’écriture du gĂ©nie viennois, celui de Joseph Haydn, pĂšre du quatuor, de la symphonie classique, trop Ă©touffĂ© par MOZART. Au XVIIIĂš, rien de tel, car Mozart Ă©tait sousestimĂ©, et HAYDN, vĂ©nĂ©rĂ© comme le plus grand compositeur vivant de son temps
 car Haydn a presque tout inventĂ©, vĂ©ritable « aiguillon », tempĂ©rament audacieux et expĂ©rimentateur de premier plan (Beethoven l’a bien compris qui rechercha absolument Ă  suivre ses leçons Ă  Vienne).
Au programme du festival « OSEZ HAYDN 2019 » Ă  METZ, du 6 au 9 nov, soit pendant 4 journĂ©es, dĂ©bats, confĂ©rences, exposition, battle, pause gourmande et concerts bien sĂ»r.. avec la coopĂ©ration des artisans et des institutions de la rĂ©gion Grand Est. Temps forts entre autres, la confrontation des instruments d’époque et des instruments modernes le 8 nov dans les symphonies de Joseph Haydn

 

 

chauvin-julien-orchestre-de-la-loge-metz-osez-haydn-metz-arsenal-cite-musicale-metz-annone-concerts-classiquenews

 

 

Julien Chauvin, violoniste, fondateur du Concert de la Loge (DR / Arsenal de Metz 2019)

 

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Programme OSEZ HAYDN 2019
Ă  l’Arsenal de METZ – CitĂ© Musicale de Metz
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

 

 

 

Mercredi 6 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
La lutherie Ă  Mirecourt au XVIIIe siĂšcle
Roland Terrier et Jean-Paul Rothiot racontent comment la lutherie se développe à Mirecourt, petite ville des Vosges au cours du siÚcle ; ils y détectent et analysent les influences des écoles allemande et italienne sur les violons fabriqués pendant cette période.
Roland Terrier – luthier
Jean-Paul Rothiot – historien

 

 

19h30, vernissage
EXPOSITION La lutherie dans tous ses Ă©tats
Grand Hall
Exposition organisĂ©e par le musĂ©e de la Lutherie et de l’archĂšterie françaises de Mirecourt et le Collectif Colof – horaires : du mercredi 6 Ă  samedi 9 nov 2019, de 13h–18h

 

 

 

Jeudi 7 novembre 2019

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 20h
Salle de l’Esplanade
Les Sonates pour pianoforte de Haydn
Sonate en ré majeur
Sonate n°35 en la bémol majeur
Andante et variations en fa mineur
Sonate en sol majeur
Sonate en mi bémol majeur
Alain PlanĂšs – pianoforte

 

 

 

Vendredi 8 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
Haydn et sa présence à Paris
L’engouement pour les symphonies de Haydn Ă  Paris Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle infiltrait tous les aspects de la vie musicale : tous les concerts de  l’époque commençaient et se terminaient par l’une de ses symphonies, on les jouait Ă©galement durant les entractes des comĂ©dies et des tragĂ©dies lyriques. Haydn n’eut donc jamais besoin de venir Ă  Paris pour  promouvoir ses Ɠuvres. Intervenant :
Alexandre Dratwicki – musicologue et directeur scientifique du Palazzetto Bru Zane qui est le Centre de musique romantique française Ă©tabli Ă  Venise.

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Deux Haydn sinon rien”
Le Concert de la Loge
L’Orchestre National de Metz
Julien Chauvin – direction
Antoine Pecqueur – prĂ©sentation

Symphonie n°86 en ré majeur
(Le Concert de la Loge)

Symphonie n°45 « Les Adieux »
(Orchestre national de Metz)

 

 

 

Samedi 9 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE À PLUSIEURS VOIX | 14h
Salon Claude Lefebvre
Un salon de musique chez Monsieur Haydn
Le collectif lorrain de la facture instrumentale (COLOFIN) propose une  installation prĂ©sentant des instruments historiques mĂȘlĂ©s Ă  des crĂ©ations sorties des ateliers de plusieurs membres de ce groupe de  luthiers lorrains. L’exposition sera articulĂ©e autour d’un piano carrĂ© historique Frederic Beck fait Ă  Londres en 1777.
Alain Meyer – Luthier

GOÛTER VIENNOIS | 15h30-17h30
Bar – PrĂ©sentation du chocolat “Quatuor” et dĂ©gustation de chocolat chaud et de viennoiseries, prĂ©parĂ©s et prĂ©sentĂ©s par Philippe Maas (chocolatier).

 

 

DÉBAT | 16h
Salon Claude Lefebvre
“Battle : Mozart vs Haydn”
Le dĂ©bat, qui opposera deux fervents dĂ©fenseurs de Mozart et de Haydn, tente d’expliquer la marginalisation des opĂ©ras de Haydn et de rappeler la trĂšs grande thĂ©ĂątralitĂ© de sa musique. Ce sera aussi aux auditeurs de trancher entre ces innovateurs! AttachĂ© Ă  la Cour des princes Esterhazy, prĂšs de Vienne, Haydn compose quantitĂ© de piĂšces divertissantes et plusieurs opĂ©ras encore aujourd’hui minorĂ©s et trĂšs peu jouĂ©s, quand ils sont comme ceux de Mozart, d’une facĂ©tie dramatique post rossinienne, d’une Ă©lĂ©gance toute viennoise et mozartienne.

Marc Vignal – musicologue
Ivan Alexandre – journaliste

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 18h
Salle de l’Esplanade   ”Haydn Intime”
Chantal Santon-Jeffery – soprano
Florent Albrecht – piano
Lucien Pagnon – violon
Lucile Perrin – violoncelle

Canzonettas & Lieder / Sonate en ut majeur – 1er mouvement / Fantaisie en ut majeur – Presto / Cantate Arianna a Naxos / Variations en fa mineur

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Un soir sacrĂ© aux Tuileries “
Florie Valiquette – soprano
AdĂšle Charvet – alto
Reinoud Van Mechelen – tĂ©nor
Andreas Wolf – baryton
Ensemble Aedes – Mathieu Romano
Le Concert de la Loge 

 

 

 

 

 

 

 

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RESERVATIONS & INFORMATIONS
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582

 

 

 

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HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019

 

METZ, Ciné-concert. Alexandre Nevski : Prokofiev / Eisenstein

sergei-prokofievMETZ, Arsenal. PROKOFIEV Alexandre Nevski, sam 16 nov 2019. Pour insuffler au rĂ©gime soviĂ©tique, un supplĂ©ment d’ñme et de souffle qu’il n’a pas, Prokofiev puisse dans l’histoire des hĂ©ros russe et livre un superbe oratorio symphonique qui exalte les vertus des grands hommes, patriotes, libĂ©rateurs
 Le courage exemplaire, l’abnĂ©gation jusqu’à la victoire. Prokofiev met en musique le film Ă©pique d’Eisenstein.

 

 

Symphonique, ciné-concert à METZ
Grande fresque cinĂ©matographique de la pĂ©riode soviĂ©tique relatant la victoire d’un hĂ©ros russe du XIIIe siĂšcle, vainqueur des armĂ©es teutoniques, Alexandre Nevski a souvent Ă©tĂ© qualifiĂ© de « symphonie d’images et de sons ». L’oeuvre cinĂ©matographique, rĂ©alisĂ©e par Eisenstein, est insĂ©parable de la partition de Prokofiev.
Sous la direction de Jacques Mercier, choeurs grandioses, orchestre de « glace et de feu » et mezzo-soprano bouleversante – notamment dans la complainte funĂšbre de l’épisode du Champ des Morts –, sont mobilisĂ©s in vivo, intensifiant encore la formidable puissance Ă©pique, autant que l’incroyable beautĂ© plastique du film d’Eisenstein.

Le concert fait Ă©cho Ă   l’exposition « L’ƒil extatique. SergueĂŻ Eisenstein, un cinĂ©aste Ă  la croisĂ©e des arts » au Centre Pompidou-Metz (28.09.19 — 24.02.20).

 

 

 

 

PROKOFIEV : Alexandre Nevskboutonreservationi
METZ Arsenal, Grande Salle
Orchestre National de Metz
Jacques Mercier, direction
Samedi 16 nov 2019, 20h

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/alexandre-nevski–eisenstein

 

 

 

 

 

 

Approfondir

Alexandre NEVSKI
Serge Prokofiev (1891-1953)
Alexandre Nevski, 1939

DĂ©buts fulgurants
Le jeune barbare, gorgĂ© d’inspiration tonitruante voire explosive, ne tarde pas Ă  imposer son tempĂ©rament irrĂ©sistible qui en fait un phĂ©nomĂšne musical sans prĂ©cĂ©dent: Prokofiev est un compositeur reconnu aussitĂŽt pour sa trempe, son autoritĂ©, robuste et sportive. DĂšs 1918, il avait quittĂ© la Russie pour se tailler une premiĂšre notoriĂ©tĂ© aux USA oĂč son opĂ©ra, L’amour des Trois Oranges crĂ©Ă© en 1921 Ă©tait applaudi Ă  Chicago. A Paris, il ne tarde pas Ă  participer au succĂšs des Ballets Russes, travaillant avec Serge de Diaguilev pour la musique de nombreux ballets (Chout, 1921; Pas d’acier, 1928; Le Fils prodigue en 1929). Comme pianiste concertiste, il remporte le prix Rubinstein en 1924 avec son Concerto pour piano opus 1.
Evidemment une telle renommĂ©e ne manque pas d’intĂ©resser les instances soviĂ©tiques. Prokofiev rentre donc en 1932 en Russie, occupe plusieurs fonctions officielles. SergueĂŻ Eisenstein lui demande de travailler avec lui pour son film Alexandre Nevski, Ă  partir de 1938.

CANTATE A PART ENTIERE
La partition sert de bande originale, contrepoint musical au film mais devient aussi une cantate Ă  part entiĂšre. Le travail du musicien semble idĂ©alement correspondre Ă  l’esthĂ©tisme officiel puisque Prokofiev est nommĂ© en 1947, “artiste du peuple de la rĂ©publique socialiste fĂ©dĂ©rative SoviĂ©tique de Russie“. Mais ses rapports avec le pouvoir allaient sĂ©rieusement se gĂąter, au moment des purges staliniennes: il est comme Chostakovitch et Khatchaturian, dĂ©clarĂ© “ennemi du peuple” et mis Ă  l’écart, voire inquiĂ©tĂ©. Son “formalisme” bourgeois est jugĂ© sans appel. Trop d’influences venues de l’ouest.

PATRIOTISME ANTI NAZI
La cantate Alexandre Nevski, Ă©crite en 1939, Ă  48 ans, suit l’intrigue souhaitĂ©e par Eisenstein. Le cinĂ©aste est enthousiaste et leur collaboration se poursuivra avec Ivan le Terrible. En dramaturge nĂ©, Prokofiev excelle Ă  inventer des rythmes et des Ă©pisodes puissamment colorĂ©s, denses, robustes comme sa personnalitĂ©, qui sait aussi ĂȘtre tendre et lyrique. Eisenstein louait la musique d’Alexandre Nevski parce qu’elle n’était jamais “illustration” / strictement illustrative. A l’époque oĂč le nazisme menace, l’épopĂ©e menĂ©e brillamment par le prince Alexandre contre les chevaliers teutons au XIII Ăšme siĂšcle, prend valeur d’idĂ©al patriotique. A la violence des images d’Eisenstein rĂ©pond l’acier de la musique de Prokofiev, suggestive, souple, Ă©ruptive.
Le drame musical est plein de cette force virulente et colorĂ©e qui emporte l’énergie et la tension de l’action. En maĂźtre de l’orchestration, le compositeur brosse un tableau Ă©pique qui culmine dans la Bataille sur le lac gelĂ©: en plus de la voix soliste, le choeur sollicitĂ© y prĂ©figure ce que le musicien Ă©crira ensuite dans Guerre et Paix.

 

 

METZ, Festival OSEZ HAYDN (6 – 9 nov 2019)

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582METZ, Arsenal. FESTIVAL « OSEZ HAYDN! » 6 – 9 nov 2019. L’Arsenal de METZ propose un festival 100% Joseph HAYDN pendant 4 jours… AprĂšs l’avoir crĂ©Ă© Ă  Paris en octobre 2018, Julien Chauvin et son ensemble, Le Concert de la Loge, sur instruments anciens, spĂ©cialistes du rĂ©pertoire classique et romantique, transfĂšrent le concept du festival HAYDN Ă  METZ, profitant opportunĂ©ment de leur rĂ©sidence Ă  la CitĂ© musicale de Metz (Arsenal)! Il est temps de (re)dĂ©couvrir l’écriture du gĂ©nie viennois, celui de Joseph Haydn, pĂšre du quatuor, de la symphonie classique, trop Ă©touffĂ© par MOZART. Au XVIIIĂš, rien de tel, car Mozart Ă©tait sousestimĂ©, et HAYDN, vĂ©nĂ©rĂ© comme le plus grand compositeur vivant de son temps
 car Haydn a presque tout inventĂ©, vĂ©ritable « aiguillon », tempĂ©rament audacieux et expĂ©rimentateur de premier plan (Beethoven l’a bien compris qui rechercha absolument Ă  suivre ses leçons Ă  Vienne).
Au programme du festival « OSEZ HAYDN 2019 » Ă  METZ, du 6 au 9 nov, soit pendant 4 journĂ©es, dĂ©bats, confĂ©rences, exposition, battle, pause gourmande et concerts bien sĂ»r.. avec la coopĂ©ration des artisans et des institutions de la rĂ©gion Grand Est. Temps forts entre autres, la confrontation des instruments d’époque et des instruments modernes le 8 nov dans les symphonies de Joseph Haydn

 

 

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Julien Chauvin, violoniste, fondateur du Concert de la Loge (DR / Arsenal de Metz 2019)

 

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Programme OSEZ HAYDN 2019
Ă  l’Arsenal de METZ – CitĂ© Musicale de Metz
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

 

 

 

Mercredi 6 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
La lutherie Ă  Mirecourt au XVIIIe siĂšcle
Roland Terrier et Jean-Paul Rothiot racontent comment la lutherie se développe à Mirecourt, petite ville des Vosges au cours du siÚcle ; ils y détectent et analysent les influences des écoles allemande et italienne sur les violons fabriqués pendant cette période.
Roland Terrier – luthier
Jean-Paul Rothiot – historien

 

 

19h30, vernissage
EXPOSITION La lutherie dans tous ses Ă©tats
Grand Hall
Exposition organisĂ©e par le musĂ©e de la Lutherie et de l’archĂšterie françaises de Mirecourt et le Collectif Colof – horaires : du mercredi 6 Ă  samedi 9 nov 2019, de 13h–18h

 

 

 

Jeudi 7 novembre 2019

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 20h
Salle de l’Esplanade
Les Sonates pour pianoforte de Haydn
Sonate en ré majeur
Sonate n°35 en la bémol majeur
Andante et variations en fa mineur
Sonate en sol majeur
Sonate en mi bémol majeur
Alain PlanĂšs – pianoforte

 

 

 

Vendredi 8 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
Haydn et sa présence à Paris
L’engouement pour les symphonies de Haydn Ă  Paris Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle infiltrait tous les aspects de la vie musicale : tous les concerts de  l’époque commençaient et se terminaient par l’une de ses symphonies, on les jouait Ă©galement durant les entractes des comĂ©dies et des tragĂ©dies lyriques. Haydn n’eut donc jamais besoin de venir Ă  Paris pour  promouvoir ses Ɠuvres. Intervenant :
Alexandre Dratwicki – musicologue et directeur scientifique du Palazzetto Bru Zane qui est le Centre de musique romantique française Ă©tabli Ă  Venise.

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Deux Haydn sinon rien”
Le Concert de la Loge
L’Orchestre National de Metz
Julien Chauvin – direction
Antoine Pecqueur – prĂ©sentation

Symphonie n°86 en ré majeur
(Le Concert de la Loge)

Symphonie n°45 « Les Adieux »
(Orchestre national de Metz)

 

 

 

Samedi 9 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE À PLUSIEURS VOIX | 14h
Salon Claude Lefebvre
Un salon de musique chez Monsieur Haydn
Le collectif lorrain de la facture instrumentale (COLOFIN) propose une  installation prĂ©sentant des instruments historiques mĂȘlĂ©s Ă  des crĂ©ations sorties des ateliers de plusieurs membres de ce groupe de  luthiers lorrains. L’exposition sera articulĂ©e autour d’un piano carrĂ© historique Frederic Beck fait Ă  Londres en 1777.
Alain Meyer – Luthier

GOÛTER VIENNOIS | 15h30-17h30
Bar – PrĂ©sentation du chocolat “Quatuor” et dĂ©gustation de chocolat chaud et de viennoiseries, prĂ©parĂ©s et prĂ©sentĂ©s par Philippe Maas (chocolatier).

 

 

DÉBAT | 16h
Salon Claude Lefebvre
“Battle : Mozart vs Haydn”
Le dĂ©bat, qui opposera deux fervents dĂ©fenseurs de Mozart et de Haydn, tente d’expliquer la marginalisation des opĂ©ras de Haydn et de rappeler la trĂšs grande thĂ©ĂątralitĂ© de sa musique. Ce sera aussi aux auditeurs de trancher entre ces innovateurs! AttachĂ© Ă  la Cour des princes Esterhazy, prĂšs de Vienne, Haydn compose quantitĂ© de piĂšces divertissantes et plusieurs opĂ©ras encore aujourd’hui minorĂ©s et trĂšs peu jouĂ©s, quand ils sont comme ceux de Mozart, d’une facĂ©tie dramatique post rossinienne, d’une Ă©lĂ©gance toute viennoise et mozartienne.

Marc Vignal – musicologue
Ivan Alexandre – journaliste

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 18h
Salle de l’Esplanade   ”Haydn Intime”
Chantal Santon-Jeffery – soprano
Florent Albrecht – piano
Lucien Pagnon – violon
Lucile Perrin – violoncelle

Canzonettas & Lieder / Sonate en ut majeur – 1er mouvement / Fantaisie en ut majeur – Presto / Cantate Arianna a Naxos / Variations en fa mineur

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Un soir sacrĂ© aux Tuileries “
Florie Valiquette – soprano
AdĂšle Charvet – alto
Reinoud Van Mechelen – tĂ©nor
Andreas Wolf – baryton
Ensemble Aedes – Mathieu Romano
Le Concert de la Loge 

 

 

 

 

 

 

 

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METZ, Arsenal. FESTIVAL « OSEZ HAYDN! » 6 – 9 nov 2019

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582METZ, Arsenal. FESTIVAL « OSEZ HAYDN! » 6 – 9 nov 2019. AprĂšs l’avoir crĂ©Ă© Ă  Paris en octobre 2018, Julien Chauvin et son ensemble, Le Concert de la Loge, sur instruments anciens, spĂ©cialistes du rĂ©pertoire classique et romantique, transfĂšrent le concept du festival HAYDN Ă  METZ, profitant opportunĂ©ment de leur rĂ©sidence Ă  la CitĂ© musicale de Metz (Arsenal)! Il est temps de (re)dĂ©couvrir l’écriture du gĂ©nie viennois, celui de Joseph Haydn, pĂšre du quatuor, de la symphonie classique, trop Ă©touffĂ© par MOZART. Au XVIIIĂš, rien de tel, car Mozart Ă©tait sousestimĂ©, et HAYDN, vĂ©nĂ©rĂ© comme le plus grand compositeur vivant de son temps
 car Haydn a presque tout inventĂ©, vĂ©ritable « aiguillon », tempĂ©rament audacieux et expĂ©rimentateur de premier plan (Beethoven l’a bien compris qui rechercha absolument Ă  suivre ses leçons Ă  Vienne).
Au programme du festival « OSEZ HAYDN 2019 » Ă  METZ, du 6 au 9 nov, soit pendant 4 journĂ©es, dĂ©bats, confĂ©rences, exposition, battle, pause gourmande et concerts bien sĂ»r.. avec la coopĂ©ration des artisans et des institutions de la rĂ©gion Grand Est. Temps forts entre autres, la confrontation des instruments d’époque et des instruments modernes le 8 nov dans les symphonies de Joseph Haydn

 

 

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Julien Chauvin, violoniste, fondateur du Concert de la Loge (DR / Arsenal de Metz 2019)

 

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Programme OSEZ HAYDN 2019
Ă  l’Arsenal de METZ – CitĂ© Musicale de Metz
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

 

 

 

Mercredi 6 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
La lutherie Ă  Mirecourt au XVIIIe siĂšcle
Roland Terrier et Jean-Paul Rothiot racontent comment la lutherie se développe à Mirecourt, petite ville des Vosges au cours du siÚcle ; ils y détectent et analysent les influences des écoles allemande et italienne sur les violons fabriqués pendant cette période.
Roland Terrier – luthier
Jean-Paul Rothiot – historien

 

 

19h30, vernissage
EXPOSITION La lutherie dans tous ses Ă©tats
Grand Hall
Exposition organisĂ©e par le musĂ©e de la Lutherie et de l’archĂšterie françaises de Mirecourt et le Collectif Colof – horaires : du mercredi 6 Ă  samedi 9 nov 2019, de 13h–18h

 

 

 

Jeudi 7 novembre 2019

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 20h
Salle de l’Esplanade
Les Sonates pour pianoforte de Haydn
Sonate en ré majeur
Sonate n°35 en la bémol majeur
Andante et variations en fa mineur
Sonate en sol majeur
Sonate en mi bémol majeur
Alain PlanĂšs – pianoforte

 

 

 

Vendredi 8 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
Haydn et sa présence à Paris
L’engouement pour les symphonies de Haydn Ă  Paris Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle infiltrait tous les aspects de la vie musicale : tous les concerts de  l’époque commençaient et se terminaient par l’une de ses symphonies, on les jouait Ă©galement durant les entractes des comĂ©dies et des tragĂ©dies lyriques. Haydn n’eut donc jamais besoin de venir Ă  Paris pour  promouvoir ses Ɠuvres. Intervenant :
Alexandre Dratwicki – musicologue et directeur scientifique du Palazzetto Bru Zane qui est le Centre de musique romantique française Ă©tabli Ă  Venise.

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Deux Haydn sinon rien”
Le Concert de la Loge
L’Orchestre National de Metz
Julien Chauvin – direction
Antoine Pecqueur – prĂ©sentation

Symphonie n°86 en ré majeur
(Le Concert de la Loge)

Symphonie n°45 « Les Adieux »
(Orchestre national de Metz)

 

 

 

Samedi 9 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE À PLUSIEURS VOIX | 14h
Salon Claude Lefebvre
Un salon de musique chez Monsieur Haydn
Le collectif lorrain de la facture instrumentale (COLOFIN) propose une  installation prĂ©sentant des instruments historiques mĂȘlĂ©s Ă  des crĂ©ations sorties des ateliers de plusieurs membres de ce groupe de  luthiers lorrains. L’exposition sera articulĂ©e autour d’un piano carrĂ© historique Frederic Beck fait Ă  Londres en 1777.
Alain Meyer – Luthier

GOÛTER VIENNOIS | 15h30-17h30
Bar – PrĂ©sentation du chocolat “Quatuor” et dĂ©gustation de chocolat chaud et de viennoiseries, prĂ©parĂ©s et prĂ©sentĂ©s par Philippe Maas (chocolatier).

 

 

DÉBAT | 16h
Salon Claude Lefebvre
“Battle : Mozart vs Haydn”
Le dĂ©bat, qui opposera deux fervents dĂ©fenseurs de Mozart et de Haydn, tente d’expliquer la marginalisation des opĂ©ras de Haydn et de rappeler la trĂšs grande thĂ©ĂątralitĂ© de sa musique. Ce sera aussi aux auditeurs de trancher entre ces innovateurs! AttachĂ© Ă  la Cour des princes Esterhazy, prĂšs de Vienne, Haydn compose quantitĂ© de piĂšces divertissantes et plusieurs opĂ©ras encore aujourd’hui minorĂ©s et trĂšs peu jouĂ©s, quand ils sont comme ceux de Mozart, d’une facĂ©tie dramatique post rossinienne, d’une Ă©lĂ©gance toute viennoise et mozartienne.

Marc Vignal – musicologue
Ivan Alexandre – journaliste

 

 

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Salle de l’Esplanade   ”Haydn Intime”
Chantal Santon-Jeffery – soprano
Florent Albrecht – piano
Lucien Pagnon – violon
Lucile Perrin – violoncelle

Canzonettas & Lieder / Sonate en ut majeur – 1er mouvement / Fantaisie en ut majeur – Presto / Cantate Arianna a Naxos / Variations en fa mineur

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Un soir sacrĂ© aux Tuileries “
Florie Valiquette – soprano
AdĂšle Charvet – alto
Reinoud Van Mechelen – tĂ©nor
Andreas Wolf – baryton
Ensemble Aedes – Mathieu Romano
Le Concert de la Loge 

 

 

 

 

 

 

 

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La Valse de Ravel

reiland david maestro mains baguette enchanteresseMETZ, Arsenal. Ven 22 nov 19. LA VALSE de RAVEL. L’Orchestre National de METZ et David Reiland (notre photo, DR) jouent la si dĂ©licate Valse de Ravel, hymne Ă  la danse et aussi orgie progressive de rythmes et de couleurs dans laquelle Maurice le si mesurĂ© et pudique, « ose » faire imploser le tissu symphonique jusqu’à la transe la plus dĂ©bridĂ©e, Ă  l’obsessionnelle ivresse. Auparavant la virtuositĂ©, spĂ©cialitĂ© toute française et parisienne au XVIIIĂš, transporte grĂące Ă  la Symphonie Concertante de Mozart, crĂ©Ă©e Ă  Paris en 1779 oĂč brillent en dialogue avec l’orchestre, deux invitĂ©s attendus, prometteurs : l’alto (Adrien La Marca) et le violon (Alena Baeva).

METZ, Arsenal
Orchestre National de Metz
David Reiland, direction
violon : Alena Baeva
alto : Adrien La Marca

Vendredi 22 novembre 2019, 20h

RESERVEZ
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/la-valse-de-ravel
1h15 + entracte

ClĂ©s d’écoute, confĂ©rence prĂ©alable par Philippe Malhaire
19h – EntrĂ©e libre

Programme

MOZART : Ouverture de Cosi fan tutte / Symphonie Concertante

RAVEL : La Valse / Le Boléro

METZ : REQUIEM de VERDI Ă  l’Arsenal

metz-cite-musicale-6-oct-2019-requeim-de-verdi-annonce-concert-critique-classiquenews-orch-national-de-metzMETZ, Arsenal. VERDI : REQUIEM, dim 6 oct 2019. Messe funĂšbre dramatique, opĂ©ra sacrĂ©, cantate de cĂ©lĂ©bration, de mĂ©moire et de compassion
Le Requiem de Giuseppe Verdi est tout cela Ă  la fois, donnĂ© ici Ă  l’Arsenal de METZ. Distribution, entiĂšrement française, pour ce Requiem de Verdi avec le ChƓur de l’Orchestre de Paris. À sa crĂ©ation, l’aspect thĂ©Ăątral et trop opĂ©ratique de l’ouvrage avait suscitĂ© incomprĂ©hension voire agacement : qu’à faire ce style lyrique dans une messe funĂšbre qui doit accompagner les jusqu’au repos Ă©ternel ? Ému par la disparition du poĂšte Manzoni, Verdi tint Ă  lui rendre hommage, en composant ainsi un sommet de la dĂ©ploration symphonique, chorale, lyrique. Toute la science dramatique du compositeur se met au service d’une ferveur directe et sincĂšre qui rĂ©ussit Ă  peindre l’effroi et les promesses du grand thĂ©Ăątre de la mort.

 

 

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METZ, ARSENALboutonreservation
cité musicale metz, saison 2019 2020
ARSENAL, Grande Salle
Dimanche 6 octobre 2019, 16h

VERDI : REQUIEM
Orchestre national de Metz
ChƓur de l’Orch de Paris

soprano : Teodora Gheorghiu
mezzo-soprano : Valentine Lemercier
ténor : Florian Laconi
basse : JĂ©rĂŽme Varnier
Scott Yoo, direction

INFOS, RESERVATIONS ici :

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/requiem-de-verdi

 

 

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Déroulé du Requiem : 7 parties

1. Requiem
2. Dies irae
3. Offertorio
4. Sanctus
5. Agnus Dei
6. Lux aeterna
7. Libera me

 

 

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Pour les parents et familles : possibilitĂ© d’une garderie musicale à 16h
de 4 Ă  8 ans. Pendant que les parents assistent au concert, les enfants participent Ă  un atelier musical en lien avec le concert des plus grands, qu’ils rejoignent Ă  la fin du concert. À cette occasion, un musicien intervenant propose des Ă©coutes d’extraits musicaux, des comptines, des jeux d’éveil musical


Et un bon goûter !

Tarif 6 € / enfant
(offre soumise à l’achat d’une place de spectacle pour l’adulte accompagnant)

 

 

 

L’Ɠuvre : REQUIEM OPERATIQUE ET HUMANISTE

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VERDI_402_Giuseppe-Verdi-9517249-1-402A l’origine, Verdi compose son Requiem pour la mort du poĂšte italien Alessandro Manzoni (l’auteur adulĂ©, admirĂ© d’ i Promessi sposi) en 1873. La partition est plus qu’un opĂ©ra sacrĂ© : c’est l’acte d’humilitĂ© d’une humanitĂ© atteinte et saisie face Ă  l’effrayante mort ; l’idĂ©e du salut n’y est pas tant centrale que le sentiment d’épreuve Ă  la fois collective (avec le formidable chƓur de fervents / croyants), et individuelle, comme l’énonce le quatuor des solistes (priĂšre du Domine Jesu Christe). Le Sanctus semble affirmer Ă  grand fracas la certitude face Ă  la mort et Ă  l’irrĂ©pressible anĂ©antissement (fanfare et choeurs) : mais la proclamation n’écarte pas le sentiment d’angoisse face au gouffre immense.

D’abord entonnĂ© en duo (soprano et alto), l’Agnus dei tĂ©moigne du sacrifice de JĂ©sus, priĂšre Ă  deux vois que reprend comme l’équivalent profane/collectif du choral luthĂ©rien, toute la foule rassemblĂ©e, saisie par le sentiment de compassion. Enfin en un drame opĂ©ratique contrastĂ©, Verdi enchaĂźne la lumiĂšre du Lux Aeterna, et la passion d’abord tonitruante du Libera me (vagues colossales des croyants rassemblĂ©s en armĂ©e), qui s’achĂšve en un murmure pour soprano (solo jaillissant du choeur rassĂ©rĂ©nĂ© : Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux perpetua lucaet eis / Donne-leur, Seigneur, le repos Ă©ternel, et que la lumiĂšre brille Ă  jamais sur eux) : ainsi humble et implorant, l’homme se prĂ©pare Ă  la mort, frĂšre pour les autres, Ă©gaux et mortels, Ă  la fois vaincus et victorieux de l’expĂ©rience de tous les mourants qui ont prĂ©cĂ©dĂ©s en d’identiques souffrances.

Il faut absolument Ă©couter la version de Karajan (Vienne, 1984) avec la soprano Anna Tomowa Sintow et le contralto d’AgnĂšs Baltsa pour mesurer ce rĂ©alisme individuel, – emblĂšme de l’expĂ©rience plutĂŽt que du rituel, pour comprendre la puissance et la justesse de Verdi. Acte de contrition (Tremens factus sum ego -1-) chantĂ© par la contralto d’une dĂ©chirante intensitĂ©, priĂšre en humilitĂ©, le chant ainsi conçu frappe immĂ©diatement l’esprit de tous ceux qui l’écoute ; au soprano revient le dernier chant, celui d’une exhortation qui n’écarte pas l’amertume ni la profonde peine ; entonnant avec le chƓur rassemblĂ©, concentrĂ©, Ă©mu, les derniĂšres paroles du Libera me, la soprano exprime le tĂ©moignage de la souffrance qui nous rend Ă©gaux et frĂšres ; en elle, retentit l’expĂ©rience ultime ; son air s’accompagne d’une espĂ©rance plus tendre, emblĂšme de la compassion pour les dĂ©funts, tous les dĂ©funts.
Croyant ou non, l’auditeur ne peut ĂȘtre que frappĂ© par la haute spiritualitĂ© de ce Requiem Ă©laborĂ© Ă  l’échelle du colossal et de l’intime, oĂč les gouffres et les blessures nĂ©s du deuil et de la perte expriment de furieuses plaintes contre l’injustice criante, puis s’apaise dans l’acceptation, conquise non sans un combat primitif et viscĂ©ral. Dans le format rĂ©ussi de cette fresque qui unit le collectif et l’intime, Verdi nous parle d’humanisme ; l’homme qui doute et dĂ©sespĂšre parfois, n’oublie jamais la mort, notre destin Ă  tous : cette conscience en humilitĂ© façonne les meilleurs d’entre nous.

 

 

COMPTE-RENDU, critique. MEZT, Arsenal, le 13 sept 2019. Concert d’ouverture saison 2019 2020. Mozart : Symphonie n°41 « Jupiter » / BERLIOZ : Harold en Italie. Adrien Boisseau, alto. Orchestre National de METZ. David Reiland, dir.

COMPTE-RENDU, critique. MEZT, Arsenal, le 13 sept 2019. Concert d’ouverture saison 2019 2020. Mozart : Symphonie n°41 « Jupiter » / BERLIOZ : Harold en Italie. Adrien Boisseau, alto. Orchestre National de METZ. David Reiland, direction. TrĂšs rĂ©ussi et mĂȘme passionnant premier concert du National de Metz Ă  l’Arsenal : pour l’ouverture de sa nouvelle saison 2019 – 2020, l’Orchestre National de Metz jouait ce vendredi 13 septembre 2019, Mozart puis Berlioz sous la direction de son directeur musical, depuis septembre 2018, David Reiland. La 41Ăš faisait ainsi son entrĂ©e au rĂ©pertoire de la phalange messine ; un point important car il s’agit aussi pour le maestro d’élargir et d’enrichir toujours les champs musicaux des instrumentistes messins. David Reiland a dirigĂ© la 40Ăš ici mĂȘme en 2015, alors qu’il n’était pas encore directeur musical. Le maestro nous offre deux lectures investies, abouties, Ă©tonnamment ciselĂ©es et vivantes.

 

 

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Dans les faits, c’est d’abord un formidable travail sur les cordes qui s’affirme : flexibilitĂ© et articulation constantes, apportant Ă  l’architecture mozartienne sa grande soliditĂ© structurelle et un sens naturel des respirations. Chaque phrase est magistralement Ă©tirĂ©e, explicitĂ©e, avec des nuances savoureuses, sur des tempi roboratifs. Ainsi l’Allegro initial affirme une Ă©nergie pleine d’équilibre et d’élĂ©gance, parfaitement adaptĂ© au dessin nĂ©oclassique et lui-mĂȘme architecturĂ© de la grande salle. L’Andante qui suit saisit par son intensitĂ© et sa profondeur dans l’épure la mieux Ă©noncĂ©e ; c’est une effusion lĂ  encore riche en nuances et passages dynamiques maĂźtrisĂ©s oĂč deux qualitĂ©s nous semblent dĂ©sormais emblĂ©matiques de David Reiland : sa tendresse intĂ©rieure, son Ă©lĂ©gance expressive. Du trĂšs peu – un matĂ©riau finalement trĂšs rĂ©duit, le chef construit une totalitĂ© qui respire et Ă©meut ; rĂ©vĂ©lant chez Mozart, le magicien du cƓur et de la profondeur ; sa mĂ©lancolie dĂ©jĂ  romantique, son urgence Ă  la dĂ©passer
 Enfin le Finale (Molto Allegro) gagne un surcroĂźt de mordant et d’articulation, rĂ©vĂ©lant la puissance d’un contrepoint dont l’énergie mais aussi le dĂ©tail des timbres, la violence rythmique prĂ©figurent dĂ©jĂ  Beethoven. Et l’on se dit, davantage qu’ailleurs, comme il aurait Ă©tĂ© passionnant sous une telle direction, de dĂ©couvrir ce que Mozart aurait composĂ© aprĂšs 1791 s’il n’était pas mort si tĂŽt.

 

 

 

Dans la forge berliozienne,
élégance et nuance, passion et contrastes de David Reiland

 

 

 

Reiland davidDans la seconde partie (aprĂšs l’entracte), un autre bain orchestral, celui tout aussi captivant du Berlioz de 1834. Soit quatre ans aprĂšs la Fantastique qui est dĂ©jĂ  en soi un Everest symphonique. DĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© (mais avec rĂ©citant) Ă  La CĂŽtĂ© Saint-AndrĂ© cet Ă©tĂ© dans le cadre du Festival BERLIOZ 2019 (celui des 150 ans de la mort d’Hector), « Harold en Italie » stigmatise les sentiments contradictoires de Berlioz avec l’Italie. David Reiland en dĂ©livre une lecture magistrale par son souci du dĂ©tail, de la tension et de la respiration poĂ©tique. Chaque accent semble inscrit dans un vaste mouvement dont la comprĂ©hension globale surprend et convainc. Chez Berlioz, le motif du paysage italien suscite un embrasement des sens, de la jubilation extatique Ă  la transe quasi grimaçante (cf le Finale et son « orgie de brigands »), dĂ©voilant chez Hector, l’alchimiste symphonique, dont la fougue et l’inventivitĂ© n’empĂȘchent (grĂące Ă  la sensibilitĂ© hyperactive du chef) ni la clartĂ© ni la transparence.
En jouant de tous les filtres ensorcelants nĂ©s du souvenir, Berlioz Ă©difie un monument Ă  plusieurs plans et registres; dont les rugissements surtout aprĂšs le final de l’Orgie de Brigands laissent l’auditeur, sidĂ©rĂ©. La texture orchestral se fait grand cerveau Ă©motionnel dont les strates renvoient aux souvenirs rĂ©els ou fantasmĂ©s. David Reiland dĂ©crypte cette matiĂšre en fusion, entre imagination et rĂ©alitĂ©, aux Ă©panchements imprĂ©visibles. Grand amoureux, Berlioz reste un grand frustrĂ©, toujours insatisfait : il ne s’épargne aucun accent tĂ©nu, aucune trouvaille de timbres inĂ©dite pour exprimer au plus juste, le sentiment d’une immense et permanente insatisfaction. VoilĂ  pourquoi l’énonciation de l’idĂ©e fixe, amoureuse, bascule souvent dans la folie. Mais quelle folie, car elle passe par le chant libĂ©rĂ© d’un orchestre laboratoire. Sous la direction du jeune maestro, l’auditeur ne perd aucun accent instrumental, aucune phrase musicale, tant la prĂ©cision du chef est constante. Et sa concentration, gĂ©nĂ©reuse en indications gestuelles.

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David Reiland © Cyrille Guir / CMM cité musicale METZ 2019

DĂšs le premier tableau « Harold aux montagnes », chef et instrumentistes font surgir le massif naturel de l’ombre, avec une tendresse dĂ©jĂ  mĂ©lancolique qui tient du mystĂšre : David Reiland exprime cette alliance spĂ©cifique Ă  Berlioz qui fusionne rĂȘverie et fantastique. La tendresse intĂ©rieure, contemplative de l’alto d’Adrien Boisseau, trouve constamment le ton juste et une sonoritĂ© quasi voluptueuse, dans ce vortex d’une rare poĂ©sie. On y retrouve, talent rare de la filiation nĂ©e d’un programme habilement construit, cette mĂȘme tendresse grave qui se dĂ©ployait dans l’Andante de la Jupiter mozartienne Ă©coutĂ©e dans la premiĂšre partie.
 On ne doute plus de l’extrĂȘme sensibilitĂ© du chef, sa maestriĂ  Ă©lĂ©gantissime Ă  passer d’un univers Ă  l’autre.
Ciselant une dĂ©finition et une articulation lĂ  encore trĂšs françaises, David Reiland joue avec autant d’intelligence sur les effets sonores et de spatialisation, soulignant aux cĂŽtĂ©s du Berlioz, orchestrateur fascinant, l’immense paysagiste (comme Turner dilate l’espace et creuse l’infini de la couleur), capable d’élargir de façon cosmique, les perspectives orchestrales, en Ă©tagement, en profondeur, en hauteur. Ici s’affirme dĂ©jĂ  l’auteur des champs goethĂ©ens de la Damnation de Faust (crĂ©Ă©e en 1846).

La fin du mĂȘme premier mouvement est ensuite caractĂ©risĂ©e avec le nerf et une Ă©nergie de tous les diables, comme si la grande machine symphonique s’emballait, en une distanciation, dĂ©sormais et rĂ©aliste et cynique, de l’idĂ©al amoureux. La forge musicale resplendit alors dans toute sa perfection vivante car il revient au chef un travail exemplaire sur la mise en place, la comprĂ©hension de l’architecture et du drame, – exposition et rĂ©itĂ©rations
, le sens et la direction du flux orchestral, l’audace des timbres et des couleurs qui scintillent tout en se reconstruisant en permanence.

DAVID REILAND, maestrissimo !Quelle belle idĂ©e de prendre le tempo prĂ©cisĂ© par Hector lui-mĂȘme dans la marche des pĂšlerins (106 Ă  la noire) : le maestro offre une relecture complĂšte sur un tempo revivifiĂ©, celui d’une marche active et sportive qui souligne la structure allante de l’architecture berliozienne. MĂȘmes vertiges mais ceux ci superbement contrastĂ©s dans le vaste Ă©pisode final (Orgie de brigands) oĂč les remous du bain orchestral atteignent houle et tempĂȘte d’un ocĂ©an spectaculaire. C’est un Ă©pisode de rĂ©capitulation oĂč tous les thĂšmes sont rĂ©exposĂ©s et superposĂ©s en un contrepoint proprement 
 cosmique. L’imagination de Berlioz n’a pas de limites : ravĂ©lien naturel, David Reiland, orfĂšvre des nuances et capable d’un souffle irrĂ©sistible, y rĂ©alise une parure instrumentale et une direction saisissantes. Aucun doute, l’Orchestre a trouvĂ© son chef. Cette nouvelle saison (la seconde donc sous son mandat) s’annonce prometteuse. Et le concert s’inscrit parmi les meilleures contributions Ă  l’anniversaire Berlioz 2019. A suivre.

 

 

 

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David Reiland et l’Orchestre National de Metz © Cyrille Guir / CMM citĂ© musicale METZ 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, critique. MEZT, Arsenal, le 13 sept 2019. Concert d’ouverture la saison 2019 2020. Mozart : Symphonie n°41 « Jupiter » / BERLIOZ : Harold en Italie. Adrien Boisseau, alto. Orchestre National de METZ. David Reiland, direction.

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LIRE aussi pour les 150 ans en 2019 de la mort de Hector Berlioz, notre grand dossier BERLIOZ 2019 :
http://www.classiquenews.com/berlioz-2019-dossier-pour-les-150-ans-de-la-mort/?fbclid=IwAR2Co0LYiAjWECfKJKZx6d-NzRJjfVIGlsi4SraP4R8MgZmhpWyQ48xTTJg

 

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PROCHAIN CONCERT de l’Orchestre national de METZ, dirigĂ© par David REILAND Ă  l’Arsenal de METZ : Le BolĂ©ro de Ravel dans un dispositif dĂ©complexĂ©, accessible

METZ, Arsenal. Ravel : BOLÉRO, dim 22 sept 2019, 18h. APERO-CONCERT. LIRE ici notre prĂ©sentation du BolĂ©ro de Ravel par David Reiland et le National de Metz :
https://www.classiquenews.com/metz-apero-concert-le-bolero-de-maurice-ravel/

LIRE aussi notre présentation de HAROLD en Italie de Berlioz :
https://www.classiquenews.com/metz-concert-douverture-david-reiland-joue-berlioz/ 

 

 

 

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Découvrez aussi la nouvelle saison 2019 2020 de la cité musicale Metz, et nos temps forts à ne pas manquer :

 

 

https://www.classiquenews.com/metz-cite-musical-metz-saison-2019-2020-temps-forts/METZ CitĂ© musicale-METZ, saison 2019 – 2020. La nouvelle saison 2019 2020 de la CitĂ© musicale-Metz affirme davantage l’ampleur de la vie culturelle et musicale destinĂ©es au messins et aux visiteurs de METZ. A travers son Ă©loquente diversitĂ© des lieux et des offres (aux cĂŽtĂ©s de l’Orchestre National de Metz, trois salles Ă  METZ : Arsenal, BAM, Trinitaires), la programmation messine affiche un bel Ă©clectisme, pourtant douĂ© d’une cohĂ©rence manifeste. L’offre sait exploiter Ă  l’échelle de la ville, les sites et phalanges prĂ©sentes pour unifier et clarifier davantage l’offre musique et danse Ă  Metz. En plus de son cƓur artistique, la CitĂ© musicale-Metz favorise les plaisirs de la musique Ă  travers ses actions d’éducation artistique, de mĂ©diations, ses nombreuses rencontres conviviales, familiales
 lesquelles tissent dĂ©sormais un lien constant entre l’art et les citoyens. En somme, un modĂšle de culture vivante intĂ©grĂ©e.

 

 

 

 

 

 

Requiem de Verdi Ă  l’Arsenal de METZ

metz-cite-musicale-6-oct-2019-requeim-de-verdi-annonce-concert-critique-classiquenews-orch-national-de-metzMETZ, Arsenal. VERDI : REQUIEM, dim 6 oct 2019. Messe funĂšbre dramatique, opĂ©ra sacrĂ©, cantate de cĂ©lĂ©bration, de mĂ©moire et de compassion
Le Requiem de Giuseppe Verdi est tout cela Ă  la fois, donnĂ© ici Ă  l’Arsenal de METZ. Distribution, entiĂšrement française, pour ce Requiem de Verdi avec le ChƓur de l’Orchestre de Paris. À sa crĂ©ation, l’aspect thĂ©Ăątral et trop opĂ©ratique de l’ouvrage avait suscitĂ© incomprĂ©hension voire agacement : qu’à faire ce style lyrique dans une messe funĂšbre qui doit accompagner les jusqu’au repos Ă©ternel ? Ému par la disparition du poĂšte Manzoni, Verdi tint Ă  lui rendre hommage, en composant ainsi un sommet de la dĂ©ploration symphonique, chorale, lyrique. Toute la science dramatique du compositeur se met au service d’une ferveur directe et sincĂšre qui rĂ©ussit Ă  peindre l’effroi et les promesses du grand thĂ©Ăątre de la mort.

 

 

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METZ, ARSENALboutonreservation
cité musicale metz, saison 2019 2020
ARSENAL, Grande Salle
Dimanche 6 octobre 2019, 16h

VERDI : REQUIEM
Orchestre national de Metz
ChƓur de l’Orch de Paris

soprano : Teodora Gheorghiu
mezzo-soprano : Valentine Lemercier
ténor : Florian Laconi
basse : JĂ©rĂŽme Varnier
Scott Yoo, direction

INFOS, RESERVATIONS ici :

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/requiem-de-verdi

 

 

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Déroulé du Requiem : 7 parties

1. Requiem
2. Dies irae
3. Offertorio
4. Sanctus
5. Agnus Dei
6. Lux aeterna
7. Libera me

 

 

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Pour les parents et familles : possibilitĂ© d’une garderie musicale à 16h
de 4 Ă  8 ans. Pendant que les parents assistent au concert, les enfants participent Ă  un atelier musical en lien avec le concert des plus grands, qu’ils rejoignent Ă  la fin du concert. À cette occasion, un musicien intervenant propose des Ă©coutes d’extraits musicaux, des comptines, des jeux d’éveil musical


Et un bon goûter !

Tarif 6 € / enfant
(offre soumise à l’achat d’une place de spectacle pour l’adulte accompagnant)

 

 

 

L’Ɠuvre : REQUIEM OPERATIQUE ET HUMANISTE

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VERDI_402_Giuseppe-Verdi-9517249-1-402A l’origine, Verdi compose son Requiem pour la mort du poĂšte italien Alessandro Manzoni (l’auteur adulĂ©, admirĂ© d’ i Promessi sposi) en 1873. La partition est plus qu’un opĂ©ra sacrĂ© : c’est l’acte d’humilitĂ© d’une humanitĂ© atteinte et saisie face Ă  l’effrayante mort ; l’idĂ©e du salut n’y est pas tant centrale que le sentiment d’épreuve Ă  la fois collective (avec le formidable chƓur de fervents / croyants), et individuelle, comme l’énonce le quatuor des solistes (priĂšre du Domine Jesu Christe). Le Sanctus semble affirmer Ă  grand fracas la certitude face Ă  la mort et Ă  l’irrĂ©pressible anĂ©antissement (fanfare et choeurs) : mais la proclamation n’écarte pas le sentiment d’angoisse face au gouffre immense.

D’abord entonnĂ© en duo (soprano et alto), l’Agnus dei tĂ©moigne du sacrifice de JĂ©sus, priĂšre Ă  deux vois que reprend comme l’équivalent profane/collectif du choral luthĂ©rien, toute la foule rassemblĂ©e, saisie par le sentiment de compassion. Enfin en un drame opĂ©ratique contrastĂ©, Verdi enchaĂźne la lumiĂšre du Lux Aeterna, et la passion d’abord tonitruante du Libera me (vagues colossales des croyants rassemblĂ©s en armĂ©e), qui s’achĂšve en un murmure pour soprano (solo jaillissant du choeur rassĂ©rĂ©nĂ© : Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux perpetua lucaet eis / Donne-leur, Seigneur, le repos Ă©ternel, et que la lumiĂšre brille Ă  jamais sur eux) : ainsi humble et implorant, l’homme se prĂ©pare Ă  la mort, frĂšre pour les autres, Ă©gaux et mortels, Ă  la fois vaincus et victorieux de l’expĂ©rience de tous les mourants qui ont prĂ©cĂ©dĂ©s en d’identiques souffrances.

Il faut absolument Ă©couter la version de Karajan (Vienne, 1984) avec la soprano Anna Tomowa Sintow et le contralto d’AgnĂšs Baltsa pour mesurer ce rĂ©alisme individuel, – emblĂšme de l’expĂ©rience plutĂŽt que du rituel, pour comprendre la puissance et la justesse de Verdi. Acte de contrition (Tremens factus sum ego -1-) chantĂ© par la contralto d’une dĂ©chirante intensitĂ©, priĂšre en humilitĂ©, le chant ainsi conçu frappe immĂ©diatement l’esprit de tous ceux qui l’écoute ; au soprano revient le dernier chant, celui d’une exhortation qui n’écarte pas l’amertume ni la profonde peine ; entonnant avec le chƓur rassemblĂ©, concentrĂ©, Ă©mu, les derniĂšres paroles du Libera me, la soprano exprime le tĂ©moignage de la souffrance qui nous rend Ă©gaux et frĂšres ; en elle, retentit l’expĂ©rience ultime ; son air s’accompagne d’une espĂ©rance plus tendre, emblĂšme de la compassion pour les dĂ©funts, tous les dĂ©funts.
Croyant ou non, l’auditeur ne peut ĂȘtre que frappĂ© par la haute spiritualitĂ© de ce Requiem Ă©laborĂ© Ă  l’échelle du colossal et de l’intime, oĂč les gouffres et les blessures nĂ©s du deuil et de la perte expriment de furieuses plaintes contre l’injustice criante, puis s’apaise dans l’acceptation, conquise non sans un combat primitif et viscĂ©ral. Dans le format rĂ©ussi de cette fresque qui unit le collectif et l’intime, Verdi nous parle d’humanisme ; l’homme qui doute et dĂ©sespĂšre parfois, n’oublie jamais la mort, notre destin Ă  tous : cette conscience en humilitĂ© façonne les meilleurs d’entre nous.

 

 

METZ, concert d’OUVERTURE : David REILAND joue BERLIOZ

reiland-david-chef-maaestro-orchestre-national-de-metz-critique-concert-critique-opera-classiquenewsMETZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, Arsenal. Le 13 sept 19 : Mozart, Berlioz. D. Reiland. Concert symphonique d’ouverture de la nouvelle saison 2019 2020. L’orchestre maison ouvre le grand bal musical de sa nouvelle saison 2019 2020 : sous la direction du chef David Reiland, nouveau directeur musical in loco, le programme promet d’ĂȘtre Ă  la fois gĂ©nĂ©reux et orchestralement passionnant. En septembre 2019, Metz est ainsi Ă  la fĂȘte, grĂące au premier concert symphonique de septembre. Au programme, grand bain orchestral avec le dernier MOZART, virtuose de l’écriture orchestrale et d’une furieuse invention dans un triptyque ultime que les plus grands chefs ont pris soin d’aborder avec la profondeur et l’énergie requise et dont David Reiland nous propose le volet final, la Symphonie n°41 dite « Jupiter » : vĂ©ritable manifeste de l’éloquence et de la souverainetĂ© orchestrale, traversĂ© dĂšs son premier mouvement par un feu romantique irrĂ©sistible. A cette source, s’abreuve Beethoven, l’inventeur de l’orchestre romantique avec MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsBerlioz. ApothĂ©ose conclusive, le dernier morceau fuguĂ©, lumineux et victorieux, semble synthĂ©tiser tout ce que vĂ©hicule l’esprit des LumiĂšres. Mais le directeur musical du National de METZ cĂ©lĂšbre aussi, aux cĂŽtĂ©s de Mozart, l’annĂ©e BERLIOZ 2019 : il nous rĂ©serve une nouvelle lecture de sa Symphonie avec alto, « Harold en Italie » de 1834. Berlioz , jamais en reste d’une nouvelle forme, y rĂ©invente le plan symphonique avec instrument obligĂ©. Dans Harold, il prolonge de nombreuses innovations inaugurĂ©es dans la Symphonie Fantastique de 1830, mais s’intĂ©resse surtout Ă  redĂ©finir la relation entre l’instrument soliste et la masse de l’orchestre : pas vraiment dialogue, ni confrontation ; en rĂ©alitĂ©, c’est une approche « picturale », l’alto apportant sa couleur spĂ©cifique dans la riche texture orchestrale, fusionnant avec elle, ou se superposant Ă  elle
 Comme toujours chez Berlioz, l’écriture symphonique sert un projet vaste et poĂ©tique, oĂč l’écriture repousse toujours plus loin les limites et les ressources de l’orchestre monde. Concert Ă©vĂ©nement.

 

 

A Metz, pour ouvrir la saison 2019 2020 de la Cité Musicale, David Reiland dirige le National de Metz dans un programme ambitieux, réjouissant : MOZART / BERLIOZ

 

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METZ Arsenal, grande salleboutonreservation
vendredi 13 septembre 2019, 20h
Concert symphonique d’ouverture
nouvelle saison 2019 2020
1h15 + entracte

Wolfgang Amadeus Mozart : Symphonie n°41 (Jupiter)
Hector Berlioz : Harold en Italie

RÉSERVEZ VOTRE PLACE

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/concert-ouverture-de-saison_1

 
 

 

 

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HAROLD en ITALIE (1834)
berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsRien dans la vie de Berlioz n’égale le dĂ©ferlement de flux passionnel Ă  l’évocation de son sĂ©jour italien, liĂ© Ă  l’obtention du Prix de Rome en 1830. En marque l’accomplissement rĂ©volutionnaire, la Symphonie Fantastique, manifeste Ă©loquent de la rĂ©forme entreprise par Hector au sein de son orchestre laboratoire. Tout autant exaltĂ©es, les annĂ©es qui suivent ses fiançailles avec la belle aimĂ©e, l’actrice Harriet Smithson (octobre 1833). MĂȘme si la comĂ©dienne adulĂ©e dans Shakespeare lui apporte son lot de dettes, le couple connaĂźt de premiĂšres annĂ©es bĂ©nies, comme l’affirme la naissance de leur seul fils, Louis. Le jeune pĂšre compose alors une partition dĂ©lirante, voire autobiographique (comme pouvait l’ĂȘtre l’argument de la Fantastique) mais ici avec un instrument obligĂ©, l’alto. PressĂ© par Paganini, Berlioz Ă©crit une symphonie avec alto, quand il lui Ă©tait demandĂ© au prĂ©alable un concerto pour alto. Ainsi s’impose le gĂ©nie expĂ©rimental de Berlioz : toujours repousser les limites du champs instrumental dans une forme orchestrale toujours mouvante. Hector s’inspire du hĂ©ros de Byron, Childe Harold, ĂȘtre fantasque, rĂȘveur, mĂ©lancolique, toujours insatisfait
 le double de Berlioz ? DĂ©couvrant la partition inclassable, Paganini s’étonne et déçu, dĂ©clare : je n’y joue pas assez. Finalement c’est le virtuose ChrĂ©tien Uhran qui crĂ©e l’oeuvre nouvelle le 23 nov 1834 au Conservatoire de Paris. En 4 parties, le programme rĂ©pond Ă  l’imaginaire berliozien qui inscrit toujours le hĂ©ros messianique, seul, fier, face au destin ou Ă  la force des Ă©lĂ©ments ou des paysages


1 – Harold aux montagnes, scĂšne de mĂ©lancolie, de bonheur et de joie (adagio – allegro) – souvenirs de Berlioz de ses promenades dans les Abruzzes Ă  l’époque de son sĂ©jour romain : traitement insolite, la partie d el’alto qui surgit ou se glisse dans la masse orchestral, s’y superpose ou fusionne, mais ne dialogue jamais selon le principe du concerto. Berlioz agit comme un peintre
2 – Marche des pĂšlerins chantant la priĂšre du soir (allegretto) / souvenir des pĂšlerins italiens aperçus Ă  Subiaco. Berlioz y exprime la souffrance des pĂ©nitents marcheurs, forcenĂ©s (rĂ©pĂ©tition de segments monotaunes de 8 mesures)
3 – SĂ©rĂ©nade d’un montagnard des Abruzzes Ă  sa maĂźtresse / Allegro assai – allegretto : le cor anglais s’empare de la mĂ©lodie simple et amoureuse
4 – orgie de brigands, souvenirs / aucun dĂ©veloppement symphonique chez Berlioz ne peut s’achever sans un dĂ©lire sensuel dĂ©braillĂ©, Ă  la fois autoritaire et ivre (comme plus tard Ravel) / Allegro frenetico : la force rythmique trĂ©pigne, entraĂźnant l’alto qui est saisi d’un haut le cƓur face Ă  la sauvagerie libĂ©rĂ©e (Berlioz prĂ©cise ici « l’on rit, boit, frappe, brise, tue et viole »). Rien de moins.
La crĂ©ation suscite un vif succĂšs. Mais Berlioz Ă©ternel frustrĂ©, dĂ©sespĂšre de n’attirer plus de foule. Mais compensation, il devient critique musical responsable de la chronique musicale dans le Journal des DĂ©bats, Ă  la demande du directeur, Louis-François Bertin (portraiturĂ© par Ingres). S’il n’est Ă©coutĂ© par le plus grand nombre, il sera lu par un lectorat mĂ©lomane, choisi et curieux.

 

 

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reiland david face vignette maestro classiquenewsDAVID REILAND, directeur musical de l’Orchestre National de Metz
 Chef belge (nĂ© Ă  Bastogne), David Reiland fait partie des baguettes passionnantes Ă  suivre tant son travail avec les musiciens d’orchestre renouvellent souvent l’approche du rĂ©pertoire. Chaque session en concert apporte son lot d’ivresse, de dĂ©passement, de rĂ©lĂ©vations aussi pour le public. Dans son cas, l’idĂ©al et le perfectionnisme constants portent une activitĂ© jamais neutre, une intention sensible qui fait parler la musique et chanter les textes
 Metz a le bĂ©nĂ©fice de ce tempĂ©rament enthousiasmant dont la nouvelle saison 2019 – 2020 devrait davantage dĂ©voiler la valeur de son travail avec l’Orchestre National de Metz dont il est directeur musical depuis 2018.
Il aime exprimer l’ñme, le souffle de la musique en un geste habitĂ©, qui se fait l’expression d’un contact physique avec la matiĂšre sonore qu’il rend franche ou soyeuse, Ăąpre ou onctueuse, toujours passionnĂ©ment expressive Ă  l’adresse du public.

reiland david-reiland-2-412x332FormĂ© Ă  Bruxelles, Paris, puis au Mozarteum de Salzbourg, en poste au Luxembourg et maintenant Ă  Metz, David Reiland a su affirmer une belle Ă©nergie qui prend en compte le formidable outil qu’est la salle de concert de l’Arsenal de Metz ; son acoustique cultive la transparence qui convient idĂ©alement Ă  son agencement architecturale intĂ©rieure : dans cet Ă©crin Ă  l’élĂ©gance nĂ©oclassique, Le chef Ă  Metz entend dĂ©fendre le rĂ©pertoire du XVIIIĂš musique (Mozart et Haydn), mais aussi la musique romantique française, afin de sĂ©duire et fidĂ©liser tous les publics (surtout ceux toujours frileux Ă  l’idĂ©e de pousser les portes de l’institution pour y ressentir l’expĂ©rience orchestrale).
David Reiland dirigeait dĂ©jĂ  l’Orchestre messin dans la Symphonie n°40 de Mozart en 2015


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 METZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metz

 

METZ : concert d’ouverture par David Reiland, le 13 sept 2019

reiland-david-chef-maaestro-orchestre-national-de-metz-critique-concert-critique-opera-classiquenewsMETZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, Arsenal. Le 13 sept 19 : Mozart, Berlioz. D. Reiland. Concert symphonique d’ouverture de la nouvelle saison 2019 2020. L’orchestre maison ouvre le grand bal musical de sa nouvelle saison 2019 2020 : sous la direction du chef David Reiland, nouveau directeur musical in loco, le programme promet d’ĂȘtre Ă  la fois gĂ©nĂ©reux et orchestralement passionnant. En septembre 2019, Metz est ainsi Ă  la fĂȘte, grĂące au premier concert symphonique de septembre. Au programme, grand bain orchestral avec le dernier MOZART, virtuose de l’écriture orchestrale et d’une furieuse invention dans un triptyque ultime que les plus grands chefs ont pris soin d’aborder avec la profondeur et l’énergie requise et dont David Reiland nous propose le volet final, la Symphonie n°41 dite « Jupiter » : vĂ©ritable manifeste de l’éloquence et de la souverainetĂ© orchestrale, traversĂ© dĂšs son premier mouvement par un feu romantique irrĂ©sistible. A cette source, s’abreuve Beethoven, l’inventeur de l’orchestre romantique avec MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsBerlioz. ApothĂ©ose conclusive, le dernier morceau fuguĂ©, lumineux et victorieux, semble synthĂ©tiser tout ce que vĂ©hicule l’esprit des LumiĂšres. Mais le directeur musical du National de METZ cĂ©lĂšbre aussi, aux cĂŽtĂ©s de Mozart, l’annĂ©e BERLIOZ 2019 : il nous rĂ©serve une nouvelle lecture de sa Symphonie avec alto, « Harold en Italie » de 1834. Berlioz , jamais en reste d’une nouvelle forme, y rĂ©invente le plan symphonique avec instrument obligĂ©. Dans Harold, il prolonge de nombreuses innovations inaugurĂ©es dans la Symphonie Fantastique de 1830, mais s’intĂ©resse surtout Ă  redĂ©finir la relation entre l’instrument soliste et la masse de l’orchestre : pas vraiment dialogue, ni confrontation ; en rĂ©alitĂ©, c’est une approche « picturale », l’alto apportant sa couleur spĂ©cifique dans la riche texture orchestrale, fusionnant avec elle, ou se superposant Ă  elle
 Comme toujours chez Berlioz, l’écriture symphonique sert un projet vaste et poĂ©tique, oĂč l’écriture repousse toujours plus loin les limites et les ressources de l’orchestre monde. Concert Ă©vĂ©nement.

 

 

A Metz, pour ouvrir la saison 2019 2020 de la Cité Musicale, David Reiland dirige le National de Metz dans un programme ambitieux, réjouissant : MOZART / BERLIOZ

 

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METZ Arsenal, grande salleboutonreservation
vendredi 13 septembre 2019, 20h
Concert symphonique d’ouverture
nouvelle saison 2019 2020
1h15 + entracte

Wolfgang Amadeus Mozart : Symphonie n°41 (Jupiter)
Hector Berlioz : Harold en Italie

RÉSERVEZ VOTRE PLACE

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/concert-ouverture-de-saison_1

 
 

 

 

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HAROLD en ITALIE (1834)
berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsRien dans la vie de Berlioz n’égale le dĂ©ferlement de flux passionnel Ă  l’évocation de son sĂ©jour italien, liĂ© Ă  l’obtention du Prix de Rome en 1830. En marque l’accomplissement rĂ©volutionnaire, la Symphonie Fantastique, manifeste Ă©loquent de la rĂ©forme entreprise par Hector au sein de son orchestre laboratoire. Tout autant exaltĂ©es, les annĂ©es qui suivent ses fiançailles avec la belle aimĂ©e, l’actrice Harriet Smithson (octobre 1833). MĂȘme si la comĂ©dienne adulĂ©e dans Shakespeare lui apporte son lot de dettes, le couple connaĂźt de premiĂšres annĂ©es bĂ©nies, comme l’affirme la naissance de leur seul fils, Louis. Le jeune pĂšre compose alors une partition dĂ©lirante, voire autobiographique (comme pouvait l’ĂȘtre l’argument de la Fantastique) mais ici avec un instrument obligĂ©, l’alto. PressĂ© par Paganini, Berlioz Ă©crit une symphonie avec alto, quand il lui Ă©tait demandĂ© au prĂ©alable un concerto pour alto. Ainsi s’impose le gĂ©nie expĂ©rimental de Berlioz : toujours repousser les limites du champs instrumental dans une forme orchestrale toujours mouvante. Hector s’inspire du hĂ©ros de Byron, Childe Harold, ĂȘtre fantasque, rĂȘveur, mĂ©lancolique, toujours insatisfait
 le double de Berlioz ? DĂ©couvrant la partition inclassable, Paganini s’étonne et déçu, dĂ©clare : je n’y joue pas assez. Finalement c’est le virtuose ChrĂ©tien Uhran qui crĂ©e l’oeuvre nouvelle le 23 nov 1834 au Conservatoire de Paris. En 4 parties, le programme rĂ©pond Ă  l’imaginaire berliozien qui inscrit toujours le hĂ©ros messianique, seul, fier, face au destin ou Ă  la force des Ă©lĂ©ments ou des paysages


1 – Harold aux montagnes, scĂšne de mĂ©lancolie, de bonheur et de joie (adagio – allegro) – souvenirs de Berlioz de ses promenades dans les Abruzzes Ă  l’époque de son sĂ©jour romain : traitement insolite, la partie d el’alto qui surgit ou se glisse dans la masse orchestral, s’y superpose ou fusionne, mais ne dialogue jamais selon le principe du concerto. Berlioz agit comme un peintre
2 – Marche des pĂšlerins chantant la priĂšre du soir (allegretto) / souvenir des pĂšlerins italiens aperçus Ă  Subiaco. Berlioz y exprime la souffrance des pĂ©nitents marcheurs, forcenĂ©s (rĂ©pĂ©tition de segments monotaunes de 8 mesures)
3 – SĂ©rĂ©nade d’un montagnard des Abruzzes Ă  sa maĂźtresse / Allegro assai – allegretto : le cor anglais s’empare de la mĂ©lodie simple et amoureuse
4 – orgie de brigands, souvenirs / aucun dĂ©veloppement symphonique chez Berlioz ne peut s’achever sans un dĂ©lire sensuel dĂ©braillĂ©, Ă  la fois autoritaire et ivre (comme plus tard Ravel) / Allegro frenetico : la force rythmique trĂ©pigne, entraĂźnant l’alto qui est saisi d’un haut le cƓur face Ă  la sauvagerie libĂ©rĂ©e (Berlioz prĂ©cise ici « l’on rit, boit, frappe, brise, tue et viole »). Rien de moins.
La crĂ©ation suscite un vif succĂšs. Mais Berlioz Ă©ternel frustrĂ©, dĂ©sespĂšre de n’attirer plus de foule. Mais compensation, il devient critique musical responsable de la chronique musicale dans le Journal des DĂ©bats, Ă  la demande du directeur, Louis-François Bertin (portraiturĂ© par Ingres). S’il n’est Ă©coutĂ© par le plus grand nombre, il sera lu par un lectorat mĂ©lomane, choisi et curieux.

 

 

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reiland david face vignette maestro classiquenewsDAVID REILAND, directeur musical de l’Orchestre National de Metz
 Chef belge (nĂ© Ă  Bastogne), David Reiland fait partie des baguettes passionnantes Ă  suivre tant son travail avec les musiciens d’orchestre renouvellent souvent l’approche du rĂ©pertoire. Chaque session en concert apporte son lot d’ivresse, de dĂ©passement, de rĂ©lĂ©vations aussi pour le public. Dans son cas, l’idĂ©al et le perfectionnisme constants portent une activitĂ© jamais neutre, une intention sensible qui fait parler la musique et chanter les textes
 Metz a le bĂ©nĂ©fice de ce tempĂ©rament enthousiasmant dont la nouvelle saison 2019 – 2020 devrait davantage dĂ©voiler la valeur de son travail avec l’Orchestre National de Metz dont il est directeur musical depuis 2018.
Il aime exprimer l’ñme, le souffle de la musique en un geste habitĂ©, qui se fait l’expression d’un contact physique avec la matiĂšre sonore qu’il rend franche ou soyeuse, Ăąpre ou onctueuse, toujours passionnĂ©ment expressive Ă  l’adresse du public.

reiland david-reiland-2-412x332FormĂ© Ă  Bruxelles, Paris, puis au Mozarteum de Salzbourg, en poste au Luxembourg et maintenant Ă  Metz, David Reiland a su affirmer une belle Ă©nergie qui prend en compte le formidable outil qu’est la salle de concert de l’Arsenal de Metz ; son acoustique cultive la transparence qui convient idĂ©alement Ă  son agencement architecturale intĂ©rieure : dans cet Ă©crin Ă  l’élĂ©gance nĂ©oclassique, Le chef Ă  Metz entend dĂ©fendre le rĂ©pertoire du XVIIIĂš musique (Mozart et Haydn), mais aussi la musique romantique française, afin de sĂ©duire et fidĂ©liser tous les publics (surtout ceux toujours frileux Ă  l’idĂ©e de pousser les portes de l’institution pour y ressentir l’expĂ©rience orchestrale).
David Reiland dirigeait dĂ©jĂ  l’Orchestre messin dans la Symphonie n°40 de Mozart en 2015


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COMPTE-RENDU, critique, opéra. METZ, Opéra, le 16 juin 2019. BIZET : Carmen. J M Pérez-Sierra / P-E Fourny

bizet-jeune-compositeurCOMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. METZ, OpĂ©ra, le 16 juin 2019, Carmen (Bizet) / JosĂ© Miguel PĂ©rez-Sierra – Paul-Emile Fourny. D’une vie dramatique intense, c’est la version opĂ©ra-comique qui nous est offerte, privĂ©e des dialogues comme des amputations de Guiraud. Cette nouvelle Carmen a fait l’objet d’une rĂ©Ă©criture dramatique, assortie de quelques modifications qui affectent surtout les passages parlĂ©s. Nous sommes transportĂ©s dans les annĂ©es 50, avec une transposition des fonctions qui n’altĂšre ni la psychologie des personnages, ni les ressorts du drame. Paul-Emile Fourny nous offre un dĂ©but en forme de polar, qui Ă©claire l’ouvrage d’un jour nouveau.

 

 

La Carmen d’un chef

 

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Carmen est habilleuse d’un thĂ©Ăątre, oĂč l’on joue Carmen. Don JosĂ© est inspecteur de police. Le flash-back du dĂ©but surprend, au premier abord. Mais on intĂšgre vite ce dĂ©paysement singulier, pour l’oublier ensuite. Les dialogues modifiĂ©s ou ajoutĂ©s sont savoureux et nous valent des moments de beau thĂ©Ăątre, oĂč le sourire comme l’émotion ont leur place. Ainsi, lorsque Lilas Pastia commence Ă  dire « je suis le TĂ©nĂ©breux
 » (sonnet de Nerval) on est partagĂ© entre Ă©tonnement et admiration.

La production sera reprise pour la fin d’annĂ©e Ă  Jesi (dans les Marches), puis Ă  Massy, Reims, Avignon et Clermont-Ferrand. Pour autant, la nĂ©cessitĂ© d’adapter les dĂ©cors Ă  tant de cadres scĂ©niques ne se ressent pas : Simples, valorisĂ©es par des lumiĂšres de bon goĂ»t, les diffĂ©rentes scĂšnes s’enchaĂźnent pour nous mĂ©nager de beaux tableaux, avec une Ă©conomie de moyens. Le dĂ©filĂ©, de l’acte IV, animĂ© par les choristes et leurs masques, prend ici une vie singuliĂšre : le regard mobile de tous, ou d’un groupe, suffit Ă  renouveler l’intĂ©rĂȘt de cette page spectaculaire. Le dĂ©nouement « C’est toi ? C’est moi », concis, sobre, revĂȘt ici toute sa puissance dramatique, l’émotion est au rendez-vous.

Carmen est une heureuse dĂ©couverte. Bien qu’elle l’ait chantĂ©e Ă  Prague, Mireille Lebel, jeune mezzo canadienne, n’est apparue que ponctuellement en France, particuliĂšrement Ă  Metz oĂč l’on se souvient de sa Charlotte, de Werther. Avec la plus large palette expressive, elle nous vaut une belle Carmen. La voix est sonore, timbrĂ©e, Ă©gale jusque dans les registres extrĂȘmes. Le jeu dramatique est abouti. Le chant de SĂ©bastien GuĂšze, Don JosĂ©, peut ĂȘtre sĂ©duisant, lyrique, lorsqu’il ne force pas son Ă©mission. On regrette que la voix s’engorge frĂ©quemment, y compris dans les moments oĂč une puissante projection ne s’impose pas (« Ma mĂšre, je la vois
 »). L’aisance devrait venir, c’était la premiĂšre, avec la concentration affĂ©rente. Gabrielle Philiponet est familiĂšre de MicaĂ«la, qu’elle chantait il y a peu Ă  l’OpĂ©ra Bastille. Une belle voix, dont on regrette que la sĂ©duction soit parfois altĂ©rĂ©e par un vibrato large et une projection appuyĂ©e. Des autres solistes, aucun ne dĂ©mĂ©rite. Benjamin Mayenobe, baryton puissant, a l’autoritĂ© requise pour imposer son remarquable MoralĂšs, aux aigus bien projetĂ©s. Il en va de mĂȘme pour le Zuniga de Jean-François Setti, imposant, et l’Escamillo de RĂ©gis Mengus. Les diablesses, complices de Carmen, Frasquita (Capucine Daumas) et MercĂ©dĂšs (CĂ©cile Dumas) sont savoureuses tant par leur chant parfaitement accordĂ© que par leurs qualitĂ©s de comĂ©diennes. Les ensembles et les chƓurs emportent l’adhĂ©sion, vifs, clairs, sonores et intelligibles y compris dans des tempi rapides.

 

 

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Le geste ample, dĂ©monstratif, de JosĂ© Miguel PĂ©rez-Sierra lui vaut un engagement collectif oĂč l’Orchestre national de Metz se distingue par des qualitĂ©s peu communes. PrĂ©cis, Ă  la plus large dynamique, chacun Ă©coutant l’autre, avec de superbes phrasĂ©s, des couleurs idĂ©ales, dans un discours construit, qui s’accorde au chant et au drame, cette formation donnerait bien des leçons Ă  des ensembles prestigieux. Sous la baguette de ce chef (qui aborde Carmen pour la premiĂšre fois), les entractes, particuliĂšrement les deux derniers, sont magnifiĂ©s, aux tempi justes, avec toute la caractĂ©risation attendue. Enfin, les talents de Bizet symphoniste, avec ses rythmes, ses couleurs, son Ă©lĂ©gance et sa force, sont servis magistralement.

 

 

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COMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. METZ, OpĂ©ra, le 16 juin 2019, Carmen (Bizet) / JosĂ© Miguel PĂ©rez-Sierra – Paul-Emile Fourny / Illustrations : © Luc Bertau – OpĂ©ra-ThĂ©Ăątre de Metz MĂ©tropole

COMPTE-RENDU, opéra, METZ, le 18 mai 2019. LEGRAND-LETERME : Les Parapluies de Cherbourg.

les_parapluies_de_cherbourg_c_gael_bros_5COMPTE-RENDU, opĂ©ra, METZ, OpĂ©ra ThĂ©Ăątre Metz MĂ©tropole, le 18 mai 2019. LEGRAND-LETERME : Les Parapluies de Cherbourg. RĂ©alisme poĂ©tique, esthĂ©tique de roman-photo, romance prisĂ©e des midinettes des sixties ? Peu importe. La rĂ©cente disparition de Michel Legrand a Ă©tĂ© l’occasion pour beaucoup de dĂ©couvrir l’Ɠuvre multiforme de ce grand monsieur, dont ces cĂ©lĂšbres Parapluies de Cherbourg, palme d’or du Festival de Cannes 1964. L’histoire est connue : GeneviĂšve et sa mĂšre tiennent un magasin de parapluies, qui pĂ©riclite. La jeune fille aime Guy, qui travaille dans un garage. Celui-ci est appelĂ© pour deux ans en AlgĂ©rie. Enceinte et poussĂ©e par sa mĂšre, celle-ci Ă©pouse Roland, riche bijoutier. Guy revient, blessĂ© durant la guerre
 Patrick Leterme a rĂ©alisĂ© cette transposition lyrique du film de Jacques Demy pour une coproduction bienvenue du Palais de Beaux-Arts de Charleroi, de l’OpĂ©ra de Reims et de la Compagnie Ars Lyrica. Le Grand-ThĂ©Ăątre Metz MĂ©tropole a eu l’heureuse idĂ©e de la programmer.

AttachĂ© Ă  l’atmosphĂšre singuliĂšre de cette oeuvre mythique, le spectacle reste fidĂšle au mĂ©lange de fantaisie et de gravitĂ©, de douceur et d’amertume, propre au cinĂ©aste. Il est porteur d’une Ă©motion au moins Ă©gale Ă  celle du public qui dĂ©couvrait le film entiĂšrement chantĂ© de 1964.
La mise en scĂšne en est pleinement aboutie, autorisant un rythme cinĂ©matographique dans une succession rapide de sĂ©quences, sans la moindre rupture. Un systĂšme ingĂ©nieux de rideaux coulissant verticalement et latĂ©ralement permet l’ouverture sur des espaces confinĂ©s, mobiles, Ă©largis, donnant l’illusion d’un film.
Les fenĂȘtres sont colorĂ©es, fidĂšles Ă  l’original, jouant sur trois tons principaux, le rouge, le vert et le bleu. Quelques accessoires rĂ©alistes, prosaĂŻques comme il se doit, suffisent Ă  crĂ©er l’atmosphĂšre propre Ă  chaque scĂšne. Ainsi, L’ouverture instrumentale s’accompagne d’une projection façon cinĂ©mascope (partie supĂ©rieure, Ă©cran large) qui rĂ©sume l’ouvrage de façon juste, dans l’esthĂ©tique appropriĂ©e. Les costumes sont Ă  l’avenant, et les chorĂ©graphies convaincantes. Cette comĂ©die douce-amĂšre Ă©vite le mĂ©lo. Bonheur et tristesse se mĂȘlent tout au long de l’ouvrage, dans une langue simple, prosaĂŻque, toujours intelligible et, surtout, juste. C’est lĂ  le miracle du travail de Michel Legrand et de Jacques Demy : rĂ©aliser un film chantĂ©, sur un sujet encore douloureux, traitĂ© avec lĂ©gĂšretĂ©, sans sombrer dans le ridicule, avec une indĂ©niable force Ă©motionnelle.

les_parapluies_de_cherbourg_c_gael_bros_2Voix comme orchestre, tout est amplifiĂ© Ă  un niveau parfois difficile Ă  supporter pour le familier d’art lyrique. Mais la rĂ©fĂ©rence cinĂ©matographique, et la nĂ©cessitĂ© ont certainement Ă©tĂ© Ă  l’origine du choix, d’autant qu’il est malaisĂ© d’apprĂ©cier la puissance naturelle des voix des acteurs. TruffĂ©e de rĂ©fĂ©rences musicales (la habanera de Carmen, un pastiche savoureux de musique baroque française accompagne la scĂšne de mariage
), mĂȘlant toutes les composantes de l’univers sonore de Michel Legrand – jazz, chanson, musique classique – la partition est un constant rĂ©gal. Le talent de Patrick Leterme Ă  recrĂ©er la variĂ©tĂ©, les couleurs, les rythmes d’inspiration, avec un souci de fidĂ©litĂ© humble doit ĂȘtre soulignĂ©. On sait quel merveilleux arrangeur-orchestrateur fut le compositeur. La formation « Candide Orchestra », riche de ses 17 solistes, autorise tous les climats, toutes les atmosphĂšres. Changements de tempi, de style, l’orchestre se prĂȘte avec souplesse et vigueur Ă  la direction attentive de Patrick Leterme.
Les interprĂštes sont tous familiers de la scĂšne et se rĂ©vĂšlent excellents comĂ©diens. La distribution vocale comporte quelques faiblesses. Qu’il s’agisse de l’intelligibilitĂ© des paroles ou du timbre, Camille Nicolas (GeneviĂšve), et, dans une moindre mesure, Julie Wingens (Madeleine) pourraient progresser. Par contre tous les autres partenaires sont exemplaires.Jasmine Roy, chanteuse quĂ©bĂ©coise, familiĂšre de l’univers de la comĂ©die musicale, nous vaut une excellente Madame Emery. Marie-Catherine Baclin chante Tante Elise, beau mezzo, Ă  la voix ample et longue, un modĂšle d’intelligibilitĂ©. Quant aux hommes, GaĂ©tan Borg (Guy), GrĂ©gory Benchenafi (Roland Cassard), et Franck Vincent (Monsieur Dubourg et Aubin) sont parfaits : voix solides, toujours comprĂ©hensibles, avec de rĂ©els talents de comĂ©diens.
On sort Ă©mu, non seulement par la nostalgie, mais aussi et surtout par cette rĂ©alisation exemplaire. A signaler que le public ayant connu la guerre d’AlgĂ©rie, comme la sortie du film, Ă©tait trĂšs minoritaire dans l’assistance, et que les plus jeunes n’étaient pas les moins enthousiastes.

 

 

 

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COMPTE-RENDU, opéra, METZ, Opéra Théùtre Metz Métropole, le 18 mai 2019. LEGRAND-LETERME : Les Parapluies de Cherbourg. Crédit photographique © Gaël Bros

 

 
 

 

Metz. Opéra-Théùtre. Un amour en guerre, création : 24 et 26 octobre 2014

opera metz un amour en guerre.showMetz. OpĂ©ra-ThĂ©Ăątre. Un amour en guerre, crĂ©ation : 24 et 26 octobre 2014. Metz accueille une crĂ©ation lyrique, l’opĂ©ra de Caroline Glory sur un livret de Patrick Poivre d’Arvor intitulĂ© : « Un amour en guerre ». Mis en scĂšne par Patrick Poivre d’Arvor et Manon Savary, un amour en guerre est la seule crĂ©ation lyrique programmĂ© dans le cadre du Centenaire 2014 de la PremiĂšre Guerre Mondiale. Un Amour en guerre, c’est l’amour de Madeleine pour Jacques – et de Jacques pour Madeleine – pendant la PremiĂšre Guerre Mondiale. L’un est au front dans les tranchĂ©es, l’autre se dĂ©sespĂšre de l’attendre sous sa mansarde Ă  Paris. Ils devaient se marier deux ans plus tĂŽt, la guerre les a sĂ©parĂ©s. En 1917, les premiĂšres mutineries, les premiĂšres dĂ©sertions commencent Ă  apparaĂźtre sur le front. Elles seront violemment rĂ©primĂ©es, souvent par la peine de mort. À l’arriĂšre aussi on se met Ă  douter : cette guerre est interminable. Est-elle justifiĂ©e ? Pourquoi sacrifier tant de vies souvent Ă  leur printemps, fauchĂ©es par la barbarie dĂ©cidĂ©e par les gradĂ©s et les politiques d’une haut 
 Le texte et sa rĂ©alisation scĂ©nique et musicale souligne l’absurditĂ© de la haine entre deux peuples Ă  travers les yeux de deux jeunes gens innocents que tout prĂ©disposait au bonheur. Nos vies valent-elles leur querelles gĂ©opolitiques ? Il y est question d’amour bien sĂ»r, mais aussi de jalousie et de trahison car, comme dans tous les drames depuis l’AntiquitĂ©, un fĂ©lon rĂŽde… La compositrice et violoncelliste Caroline Glory et Patrick Poivre d’Arvor rendent hommage aux millions de soldats français fauchĂ©s par ce que l’on appelle Ă©trangement la Grande Guerre et dont les noms ornent aujourd’hui les monuments aux morts de tous les villages de France.

Un amour en guerre, création
Musique de Caroline Glory
Direction musicale : Jacques Blanc – Orchestre national de Lorraine
Mise en scùne : Patrick Poivre d’Arvor et Manon Savary
DĂ©cors et costumes : Valentina Bressan – LumiĂšres : Patrice Willaume
Avec Nathalie Manfrino, Sabine Revault d’Allones, SĂ©bastien GuĂšze, Jean-Baptiste Henriat, Antoine Chenuet, ChƓurs de l’OpĂ©ra-ThĂ©Ăątre de Metz MĂ©tropole et de l’OpĂ©ra national de Lorraine

Metz, Opéra Théùtre
Vendredi 24 octobre Ă  20h
Dimanche 26 octobre 2014 Ă  15h
Tarifs : à partir de 14 €

Location :
Opéra-Théùtre de Metz Métropole : 03 87 15 60 60
Opéra-Théùtre de Metz Métropole
4-5, place de la Comédie
57000 METZ
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Vanessa de Barber Ă  Metz

vanessa_barber_opera_metzMetz : Vanessa de Barber. Les 21, 23 et 25 mars 2014. A l’origine en quatre actes, Vanessa est un opĂ©ra rĂ©duit Ă  3 selon les ultimes souhaits de son auteur Samuel Barber (version de 1964). Le livret de Gian-Carlo Menotti qui signa aussi la mise en scĂšne pour la crĂ©ation au Metropolitan de New York, le 15 janvier 1958, inspire Ă  Barber une oeuvre forte qui valut au compositeur le Prix Pulitzer. Metz propose une nouvelle version de l’opĂ©ra, aprĂšs avoir accueilli la crĂ©ation française de l’ouvrage … en 2000 ! C’est un opĂ©ra de femmes, centrĂ© sur le personnage complexe de Vanessa, de sa relation avec sa niĂšce Erika ; avec sa mĂšre la Baronne (caractĂšre assez discret). Quel destin pour une femme qui a aimĂ© ? Barber rĂ©pond Ă  cette question oĂč se joue l’avenir de Vanessa et la malĂ©diction de sa niĂšce Erika.

 

vanessa_barber_opera_metzMetz, Opéra
Samuel Barber
Vanessa, version 1964
Les 21,23 et 25 mars 2014

 

Opéra en quatre actes
Livret de Gian Carlo Menotti
Création au Metropolitan Opera, New York, 15 janvier 1958

Nouvelle production de l’OpĂ©ra-ThĂ©Ăątre de Metz MĂ©tropole
En coproduction avec le ThĂ©Ăątre Roger Barat d’Herblay

Direction musicale : David T. Heusel
Mise en scÚne : Bérénice Collet*

Vanessa : Karen Vourc’h
Erika : Mireille Lebel
La Baronne : HĂ©lĂšne Delavault*
Anatol : Jonathan Boyd*
Le Docteur : Alain Herriau

Choeur de l’OpĂ©ra-ThĂ©Ăątre de Metz MĂ©tropole
Orchestre national de Lorraine

 

 

 

Rencontre miraculeuse pour Vanessa

 

 

Acte I. Au dĂ©but du siĂšcle (1905), Vanessa attend dans sa maison de campagne son ancien amant qu’elle n’a pas vu depuis 20 ans… mais celui ci se dĂ©robe et c’est son fils, qui porte le mĂȘme prĂ©nom que lui, Anatol, qui paraĂźt bouleversant de fait Vanessa qui se refugie seule dans sa chambre. Anatol fils dĂ©cide de rester dans la maison et dĂźne avec Erika la niĂšce de Vanessa. Les deux jeunes gens passent la nuit ensemble et Anatol demande Ă  Erika de l’Ă©pouser. Mais la jeune femme doute de la sincĂ©ritĂ© des sentiments du jeune homme et prĂ©fĂšre laisser Vanessa, maĂźtresse du cƓur d’Anatol qui ne paraĂźt pas insensible Ă  la tante troublĂ©e depuis le premier soir.

II. Le soir de la Saint Sylvestre, Vanessa annonce ses fiançailles avec Anatol lors d’un grand bal. Erika s’enfuit en plein froid, car elle porte l’enfant de la nuit passĂ©e avec Anatol : elle recherche la mort et veut provoquer une fausse couche.

III. A l’aube, Erika est sauvĂ©e par Anatol qui l’emporte dans sa chambre : mais ni Anatol ni Vanessa ne savent pour l’enfant que le jeune femme attend.
Deux semaines passent. Vanessa prĂ©pare son dĂ©part pour Paris… avec Anatol. Quand elle quitte Erika, celle ci nie toute relation avec le fiancĂ© : mais aprĂšs le dĂ©part de sa tante, Erika demande Ă  ce que soient couverts tous les miroirs de la maison : Ă  son tour d’attendre dans la maison, le retour de celui qui lui a ravi le coeur un soir de folie amoureuse…

A la crĂ©ation en 1958, Eleanor Steber dans le rĂŽle titre embrase la scĂšne et exprime l’Ăąme Ă  la fois innocente et mĂ»re de Vanessa, sa relation complexe avec sa niĂšce Erika qui est Ă  la fois une rivale et une proche adorĂ©e qu’elle considĂšre comme sa fille… Aux cĂŽtĂ©s, c’est Nicolai Gedda qui chante Anatol.