METZ, Musiques sacrĂ©es : 7 – 18 dĂ©c 2019

METZ, Musiques sacrĂ©es : 7 – 18 dĂ©c 2019. A partir du 7 dĂ©c prochain Metz fĂŞte les 800 ans de la CathĂ©drale Saint-Étienne, avec comme amorce d’une annĂ©e de cĂ©lĂ©bration (jusqu’à fin 2020), le festival « Musiques SacrĂ©es » du 7 au 18 dĂ©c, Ă  l’Arsenal et Ă  l’église Saint-Pierre-aux-Nonnains.

 

 

 

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METZ, Cité Musicale : Temps fort " Musiques sacrées "Ainsi la Cité musicale-Metz propose le 2è « temps fort » de sa saison 2019-2020 (après « Osez Haydn » de nov dernier), pour ce mois de décembre 2019 : tout un cycle musical dédié aux musiques sacrées. L’angle est large : « il aborde la musique sacrée a traversé l’histoire, dépassant le simple cadre religieux ou spirituel ». Soit 8 rvs divers à ne pas manquer proposant conférences-rencontre (les 7 et 9 déc), danse (Symphonia Harmoniae Caeslestium revelationum par François Chaignaud et Marie-Pierre Brébant, les 13 et 14 déc, 20h), concerts de musique orchestrale et chorale (Arsenal : Messe en ut de Mozart, le sam 7 dé, 20h à l’Arsenal / ou Stabat Mater de Pergolèse jeudi 12 déc, 20h), sans omettre l’affiche du samedi 14 déc à 20h, toujours à l’Arsenal : La cantique des cantiques, hymne à la Vierge, avec un hommage à Mahmoud Darwich par Rodolphe Burger. Le conclusion de ce nouveau cycle thématique à l’Arsenal de Metz en est la somptueuse étoffe chorale du Huelgas ensemble sous la direction de Paul van Nevel: Musique des Cathédrales mercredi 18 déc à 20h (fresques sacrées polyphoniques du XIè au XVIIè) à Saint-Pierre aux Nonnains (1h15). Un temps fort à vivre sous les voûtes sacrées.

 

 
 

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Temps fort à l’ARSENAL DE METZ
MUSIQUES SACRÉES
8 concerts et événements, du 7 au 18 déc 2019

 

 

 

 

 

SAM 7 DEC, 15h
Du spirituel dans l’art, du sacré dans la musique
Corinne Schneider
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/-du-spirituel-dans-lart-et-du-sacre-dans-la-musique

 

 

 

SAM 7 DEC, 20h
Bersntein (Chichester Psalms)
Mozart : Grande Messe en Ut
Orch National de Metz / David Reiland
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/mozart-messe-en-ut

 

 

 

LUN 9 DEC, 11h
A la bonne heure / RTL
avec StĂ©phane Bern – direct – Complet
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/a-la-bonne-heure–rtl

 

 

 

JEU 12 DEC, 20h
Stabat Mater de Pergolèse
VĂ©ronique Gens, Marie-Nicole Lemieux
Les Accents
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/stabat-mater-de-pergolese

 

 

 

VEN 13, SAM 14 DEC, 20h
Symphonia Harmoniae Caelestium Revelationum
François Chaignaud, Marie-Pierre Brébant
Monodies sacrées d’Hildegard von Bingen
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/les-harmonies-celestes-hildegard-von-bingen

 

 

 

SAM 14 DEC, 20h
Rodolphe Burger : Cantique des Cantiques
Hommage Ă  Mahmoud Darwich
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/rodolphe-burger

 

 

 

MER 18 DEC, 20h
La Musique des CathĂ©drales : 1000 – 1600
Huelgas ensemble
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/la-musique-des-cathedrales-1000-1800

 

 

 

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RESERVATIONS – INFORMATION
sur le site de l’Arsenal de METZ – citĂ© musical METZ :
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/musiques-sacrees

 

 

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METZ, Arsenal, ce soir : La Valse de Ravel par David Reiland

reiland david maestro mains baguette enchanteresseMETZ, Arsenal. ce soir 22 nov, 20h. LA VALSE de RAVEL. L’Orchestre National de METZ et David Reiland (notre photo, DR) jouent la si délicate Valse de Ravel, hymne à la danse et aussi orgie progressive de rythmes et de couleurs dans laquelle Maurice le si mesuré et pudique, « ose » faire imploser le tissu symphonique jusqu’à la transe la plus débridée, à l’obsessionnelle ivresse. Auparavant la virtuosité, spécialité toute française et parisienne au XVIIIè, transporte grâce à la Symphonie Concertante de Mozart, créée à Paris en 1779 où brillent en dialogue avec l’orchestre, deux invités attendus, prometteurs : l’alto (Adrien La Marca) et le violon (Alena Baeva).

METZ, Arsenal
Orchestre National de Metz
David Reiland, direction
violon : Alena Baeva
alto : Adrien La Marca

Vendredi 22 novembre 2019, 20h

RESERVEZ
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/la-valse-de-ravel
1h15 + entracte

Clés d’écoute, conférence préalable par Philippe Malhaire
19h – EntrĂ©e libre

Programme

MOZART : Ouverture de Cosi fan tutte / Symphonie Concertante

RAVEL : La Valse / Le Boléro

METZ : Festival POLSKA, 14 – 24 janvier 2020

Festival POLSKA Ă  METZMETZ, Arsenal : Festival POLSKA ! 14 – 24 janvier 2020. 10 jours de musique polonaise Ă  l’Arsenal de Metz. Après « Osez Haydn » en nov dernier, voici un autre temps forts de la saison 2019 2020 de la CitĂ© musicale-METZ. Après l’Italie la saison dernière, voici un autre focus sur la culture d’un pays dont le peuple a migrĂ© vers la Lorraine : la Pologne. Pleins feux donc sur la musique polonaise . Aux cĂ´tĂ©s des illustres dĂ©sormais cĂ©lèbres : Chopin, Penderecki ou GĂłrecki, voici d’autres tempĂ©raments Ă  connaĂ®tre absolument, ambassadeurs d’une sensibilitĂ© Ă  nulle autre semblable… le hĂ©ros national de Gdansk, Kaspar Förster qui fut chanteur rĂ©putĂ© autant que compositeur au XVIIe siècle ; Zygmunt Krauze, qui interprète au piano ses propres pièces, et MieczysĹ‚aw Weinberg, ami de Chostakovitch. La Pologne actuelle n’est pas avare en interprètes, Ă  l’image du contre-tĂ©nor Jakub JĂłzef Orliski, nouvelle star du monde lyrique (surtout baroque). Ou les figures du jazz contemporain que sont le saxophoniste Maciej Obara et l’étonnante bassiste Kinga Glyk.

 

 

 

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Réservez dès à présent pour le concert d’ouverture de POLSKA à METZ :
Concert d’ouverture festival POLSKA
Mardi 14 janvier 2020, 20h
Jokub JĂłzef ORLINSKI, Il Pomo d’Oro
Grande salle, Arsenal

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/facce-damore

Présentation du concert

Baroque… La passion n’a pas de frontières : c’est ce que démontrent le contre-ténor Jakub Józef Orliński et l’ensemble Il Pomo d’Oro, dans un programme consacré à l’évolution de l’opéra italien à travers l’Europe. Des maîtres transalpins aux compositeurs allemands (en particulier Haendel), les musiciens présentent quelques-uns des plus étourdissants « Visages de l’amour de l’opéra », entre grandes pages du répertoire et inédits. Voix et présence marquantes, Jakub Józef Orliński a remporté l’adhésion des deux côtés de l’Atlantique, élu d’ailleurs « star d’opéra la plus glamour du monde » par le journal britannique The Telegraph.

Facce d’amore
Il Pomo d’oro
direction : Maxim Emelyanychev
contre-ténor : Jakub Józef Orliński

Arsenal de METZ, Grande Salle
Airs d’opéras de Francesco Cavalli, Georg Friedrich Haendel, Giovanni Bononcini, Johann Adolph Hasse, Francesco Bartolomeo Conti…
Durée : 1h20 + entracte
Tarif B, de 8 à 34 €

 

 

 

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Dans le cadre du temps fort Polska !
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/polska

PASS Polska !
– 30 % Ă  partir de 3 spectacles
choisis parmi les concerts du temps fort

 

 

 

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Festival POLSKA Ă  METZ

 

 

 

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TOUT HAYDN Ă  METZ : Osez HAYDN, les 8 et 9 nov 2019

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582METZ, Arsenal. FESTIVAL « OSEZ HAYDN! » ven 8, sam 9 nov 2019. L’Arsenal de METZ propose un festival 100% Joseph HAYDN pendant 4 jours… Après l’avoir crĂ©Ă© Ă  Paris en octobre 2018, Julien Chauvin et son ensemble, Le Concert de la Loge, sur instruments anciens, spĂ©cialistes du rĂ©pertoire classique et romantique, transfèrent le concept du festival HAYDN Ă  METZ, profitant opportunĂ©ment de leur rĂ©sidence Ă  la CitĂ© musicale de Metz (Arsenal)! Il est temps de (re)dĂ©couvrir l’écriture du gĂ©nie viennois, celui de Joseph Haydn, père du quatuor, de la symphonie classique, trop Ă©touffĂ© par MOZART. Au XVIIIè, rien de tel, car Mozart Ă©tait sousestimĂ©, et HAYDN, vĂ©nĂ©rĂ© comme le plus grand compositeur vivant de son temps… car Haydn a presque tout inventĂ©, vĂ©ritable « aiguillon », tempĂ©rament audacieux et expĂ©rimentateur de premier plan (Beethoven l’a bien compris qui rechercha absolument Ă  suivre ses leçons Ă  Vienne).
Au programme du festival « OSEZ HAYDN 2019 » à METZ, du 6 au 9 nov, soit pendant 4 journées, débats, conférences, exposition, battle, pause gourmande et concerts bien sûr.. avec la coopération des artisans et des institutions de la région Grand Est. Temps forts entre autres, la confrontation des instruments d’époque et des instruments modernes le 8 nov dans les symphonies de Joseph Haydn

 

 

chauvin-julien-orchestre-de-la-loge-metz-osez-haydn-metz-arsenal-cite-musicale-metz-annone-concerts-classiquenews

 

 

Julien Chauvin, violoniste, fondateur du Concert de la Loge (DR / Arsenal de Metz 2019)

 

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Programme OSEZ HAYDN 2019
Ă  l’Arsenal de METZ – CitĂ© Musicale de Metz
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

 

 

 

Mercredi 6 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
La lutherie à Mirecourt au XVIIIe siècle
Roland Terrier et Jean-Paul Rothiot racontent comment la lutherie se développe à Mirecourt, petite ville des Vosges au cours du siècle ; ils y détectent et analysent les influences des écoles allemande et italienne sur les violons fabriqués pendant cette période.
Roland Terrier – luthier
Jean-Paul Rothiot – historien

 

 

19h30, vernissage
EXPOSITION La lutherie dans tous ses Ă©tats
Grand Hall
Exposition organisĂ©e par le musĂ©e de la Lutherie et de l’archèterie françaises de Mirecourt et le Collectif Colof – horaires : du mercredi 6 Ă  samedi 9 nov 2019, de 13h–18h

 

 

 

Jeudi 7 novembre 2019

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 20h
Salle de l’Esplanade
Les Sonates pour pianoforte de Haydn
Sonate en ré majeur
Sonate n°35 en la bémol majeur
Andante et variations en fa mineur
Sonate en sol majeur
Sonate en mi bémol majeur
Alain Planès – pianoforte

 

 

 

Vendredi 8 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
Haydn et sa présence à Paris
L’engouement pour les symphonies de Haydn à Paris à la fin du XVIIIe siècle infiltrait tous les aspects de la vie musicale : tous les concerts de  l’époque commençaient et se terminaient par l’une de ses symphonies, on les jouait également durant les entractes des comédies et des tragédies lyriques. Haydn n’eut donc jamais besoin de venir à Paris pour  promouvoir ses œuvres. Intervenant :
Alexandre Dratwicki – musicologue et directeur scientifique du Palazzetto Bru Zane qui est le Centre de musique romantique française Ă©tabli Ă  Venise.

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Deux Haydn sinon rien”
Le Concert de la Loge
L’Orchestre National de Metz
Julien Chauvin – direction
Antoine Pecqueur – prĂ©sentation

Symphonie n°86 en ré majeur
(Le Concert de la Loge)

Symphonie n°45 « Les Adieux »
(Orchestre national de Metz)

 

 

 

Samedi 9 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE À PLUSIEURS VOIX | 14h
Salon Claude Lefebvre
Un salon de musique chez Monsieur Haydn
Le collectif lorrain de la facture instrumentale (COLOFIN) propose une  installation présentant des instruments historiques mêlés à des créations sorties des ateliers de plusieurs membres de ce groupe de  luthiers lorrains. L’exposition sera articulée autour d’un piano carré historique Frederic Beck fait à Londres en 1777.
Alain Meyer – Luthier

GOÛTER VIENNOIS | 15h30-17h30
Bar – PrĂ©sentation du chocolat “Quatuor” et dĂ©gustation de chocolat chaud et de viennoiseries, prĂ©parĂ©s et prĂ©sentĂ©s par Philippe Maas (chocolatier).

 

 

DÉBAT | 16h
Salon Claude Lefebvre
“Battle : Mozart vs Haydn”
Le débat, qui opposera deux fervents défenseurs de Mozart et de Haydn, tente d’expliquer la marginalisation des opéras de Haydn et de rappeler la très grande théâtralité de sa musique. Ce sera aussi aux auditeurs de trancher entre ces innovateurs! Attaché à la Cour des princes Esterhazy, près de Vienne, Haydn compose quantité de pièces divertissantes et plusieurs opéras encore aujourd’hui minorés et très peu joués, quand ils sont comme ceux de Mozart, d’une facétie dramatique post rossinienne, d’une élégance toute viennoise et mozartienne.

Marc Vignal – musicologue
Ivan Alexandre – journaliste

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 18h
Salle de l’Esplanade   ”Haydn Intime”
Chantal Santon-Jeffery – soprano
Florent Albrecht – piano
Lucien Pagnon – violon
Lucile Perrin – violoncelle

Canzonettas & Lieder / Sonate en ut majeur – 1er mouvement / Fantaisie en ut majeur – Presto / Cantate Arianna a Naxos / Variations en fa mineur

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Un soir sacrĂ© aux Tuileries “
Florie Valiquette – soprano
Adèle Charvet – alto
Reinoud Van Mechelen – tĂ©nor
Andreas Wolf – baryton
Ensemble Aedes – Mathieu Romano
Le Concert de la Loge 

 

 

 

 

 

 

 

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RESERVATIONS & INFORMATIONS
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582

 

 

 

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HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019

 

METZ, Ciné-concert. Alexandre Nevski : Prokofiev / Eisenstein

sergei-prokofievMETZ, Arsenal. PROKOFIEV Alexandre Nevski, sam 16 nov 2019. Pour insuffler au régime soviétique, un supplément d’âme et de souffle qu’il n’a pas, Prokofiev puisse dans l’histoire des héros russe et livre un superbe oratorio symphonique qui exalte les vertus des grands hommes, patriotes, libérateurs… Le courage exemplaire, l’abnégation jusqu’à la victoire. Prokofiev met en musique le film épique d’Eisenstein.

 

 

Symphonique, ciné-concert à METZ
Grande fresque cinématographique de la période soviétique relatant la victoire d’un héros russe du XIIIe siècle, vainqueur des armées teutoniques, Alexandre Nevski a souvent été qualifié de « symphonie d’images et de sons ». L’oeuvre cinématographique, réalisée par Eisenstein, est inséparable de la partition de Prokofiev.
Sous la direction de Jacques Mercier, choeurs grandioses, orchestre de « glace et de feu » et mezzo-soprano bouleversante – notamment dans la complainte funèbre de l’épisode du Champ des Morts –, sont mobilisés in vivo, intensifiant encore la formidable puissance épique, autant que l’incroyable beauté plastique du film d’Eisenstein.

Le concert fait Ă©cho Ă   l’exposition « L’Ĺ’il extatique. SergueĂŻ Eisenstein, un cinĂ©aste Ă  la croisĂ©e des arts » au Centre Pompidou-Metz (28.09.19 — 24.02.20).

 

 

 

 

PROKOFIEV : Alexandre Nevskboutonreservationi
METZ Arsenal, Grande Salle
Orchestre National de Metz
Jacques Mercier, direction
Samedi 16 nov 2019, 20h

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/alexandre-nevski–eisenstein

 

 

 

 

 

 

Approfondir

Alexandre NEVSKI
Serge Prokofiev (1891-1953)
Alexandre Nevski, 1939

DĂ©buts fulgurants
Le jeune barbare, gorgé d’inspiration tonitruante voire explosive, ne tarde pas à imposer son tempérament irrésistible qui en fait un phénomène musical sans précédent: Prokofiev est un compositeur reconnu aussitôt pour sa trempe, son autorité, robuste et sportive. Dès 1918, il avait quitté la Russie pour se tailler une première notoriété aux USA où son opéra, L’amour des Trois Oranges créé en 1921 était applaudi à Chicago. A Paris, il ne tarde pas à participer au succès des Ballets Russes, travaillant avec Serge de Diaguilev pour la musique de nombreux ballets (Chout, 1921; Pas d’acier, 1928; Le Fils prodigue en 1929). Comme pianiste concertiste, il remporte le prix Rubinstein en 1924 avec son Concerto pour piano opus 1.
Evidemment une telle renommée ne manque pas d’intéresser les instances soviétiques. Prokofiev rentre donc en 1932 en Russie, occupe plusieurs fonctions officielles. Sergueï Eisenstein lui demande de travailler avec lui pour son film Alexandre Nevski, à partir de 1938.

CANTATE A PART ENTIERE
La partition sert de bande originale, contrepoint musical au film mais devient aussi une cantate à part entière. Le travail du musicien semble idéalement correspondre à l’esthétisme officiel puisque Prokofiev est nommé en 1947, “artiste du peuple de la république socialiste fédérative Soviétique de Russie“. Mais ses rapports avec le pouvoir allaient sérieusement se gâter, au moment des purges staliniennes: il est comme Chostakovitch et Khatchaturian, déclaré “ennemi du peuple” et mis à l’écart, voire inquiété. Son “formalisme” bourgeois est jugé sans appel. Trop d’influences venues de l’ouest.

PATRIOTISME ANTI NAZI
La cantate Alexandre Nevski, écrite en 1939, à 48 ans, suit l’intrigue souhaitée par Eisenstein. Le cinéaste est enthousiaste et leur collaboration se poursuivra avec Ivan le Terrible. En dramaturge né, Prokofiev excelle à inventer des rythmes et des épisodes puissamment colorés, denses, robustes comme sa personnalité, qui sait aussi être tendre et lyrique. Eisenstein louait la musique d’Alexandre Nevski parce qu’elle n’était jamais “illustration” / strictement illustrative. A l’époque où le nazisme menace, l’épopée menée brillamment par le prince Alexandre contre les chevaliers teutons au XIII ème siècle, prend valeur d’idéal patriotique. A la violence des images d’Eisenstein répond l’acier de la musique de Prokofiev, suggestive, souple, éruptive.
Le drame musical est plein de cette force virulente et colorée qui emporte l’énergie et la tension de l’action. En maître de l’orchestration, le compositeur brosse un tableau épique qui culmine dans la Bataille sur le lac gelé: en plus de la voix soliste, le choeur sollicité y préfigure ce que le musicien écrira ensuite dans Guerre et Paix.

 

 

METZ, Festival OSEZ HAYDN (6 – 9 nov 2019)

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582METZ, Arsenal. FESTIVAL « OSEZ HAYDN! » 6 – 9 nov 2019. L’Arsenal de METZ propose un festival 100% Joseph HAYDN pendant 4 jours… Après l’avoir crĂ©Ă© Ă  Paris en octobre 2018, Julien Chauvin et son ensemble, Le Concert de la Loge, sur instruments anciens, spĂ©cialistes du rĂ©pertoire classique et romantique, transfèrent le concept du festival HAYDN Ă  METZ, profitant opportunĂ©ment de leur rĂ©sidence Ă  la CitĂ© musicale de Metz (Arsenal)! Il est temps de (re)dĂ©couvrir l’écriture du gĂ©nie viennois, celui de Joseph Haydn, père du quatuor, de la symphonie classique, trop Ă©touffĂ© par MOZART. Au XVIIIè, rien de tel, car Mozart Ă©tait sousestimĂ©, et HAYDN, vĂ©nĂ©rĂ© comme le plus grand compositeur vivant de son temps… car Haydn a presque tout inventĂ©, vĂ©ritable « aiguillon », tempĂ©rament audacieux et expĂ©rimentateur de premier plan (Beethoven l’a bien compris qui rechercha absolument Ă  suivre ses leçons Ă  Vienne).
Au programme du festival « OSEZ HAYDN 2019 » à METZ, du 6 au 9 nov, soit pendant 4 journées, débats, conférences, exposition, battle, pause gourmande et concerts bien sûr.. avec la coopération des artisans et des institutions de la région Grand Est. Temps forts entre autres, la confrontation des instruments d’époque et des instruments modernes le 8 nov dans les symphonies de Joseph Haydn

 

 

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Julien Chauvin, violoniste, fondateur du Concert de la Loge (DR / Arsenal de Metz 2019)

 

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Programme OSEZ HAYDN 2019
Ă  l’Arsenal de METZ – CitĂ© Musicale de Metz
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

 

 

 

Mercredi 6 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
La lutherie à Mirecourt au XVIIIe siècle
Roland Terrier et Jean-Paul Rothiot racontent comment la lutherie se développe à Mirecourt, petite ville des Vosges au cours du siècle ; ils y détectent et analysent les influences des écoles allemande et italienne sur les violons fabriqués pendant cette période.
Roland Terrier – luthier
Jean-Paul Rothiot – historien

 

 

19h30, vernissage
EXPOSITION La lutherie dans tous ses Ă©tats
Grand Hall
Exposition organisĂ©e par le musĂ©e de la Lutherie et de l’archèterie françaises de Mirecourt et le Collectif Colof – horaires : du mercredi 6 Ă  samedi 9 nov 2019, de 13h–18h

 

 

 

Jeudi 7 novembre 2019

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 20h
Salle de l’Esplanade
Les Sonates pour pianoforte de Haydn
Sonate en ré majeur
Sonate n°35 en la bémol majeur
Andante et variations en fa mineur
Sonate en sol majeur
Sonate en mi bémol majeur
Alain Planès – pianoforte

 

 

 

Vendredi 8 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
Haydn et sa présence à Paris
L’engouement pour les symphonies de Haydn à Paris à la fin du XVIIIe siècle infiltrait tous les aspects de la vie musicale : tous les concerts de  l’époque commençaient et se terminaient par l’une de ses symphonies, on les jouait également durant les entractes des comédies et des tragédies lyriques. Haydn n’eut donc jamais besoin de venir à Paris pour  promouvoir ses œuvres. Intervenant :
Alexandre Dratwicki – musicologue et directeur scientifique du Palazzetto Bru Zane qui est le Centre de musique romantique française Ă©tabli Ă  Venise.

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Deux Haydn sinon rien”
Le Concert de la Loge
L’Orchestre National de Metz
Julien Chauvin – direction
Antoine Pecqueur – prĂ©sentation

Symphonie n°86 en ré majeur
(Le Concert de la Loge)

Symphonie n°45 « Les Adieux »
(Orchestre national de Metz)

 

 

 

Samedi 9 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE À PLUSIEURS VOIX | 14h
Salon Claude Lefebvre
Un salon de musique chez Monsieur Haydn
Le collectif lorrain de la facture instrumentale (COLOFIN) propose une  installation présentant des instruments historiques mêlés à des créations sorties des ateliers de plusieurs membres de ce groupe de  luthiers lorrains. L’exposition sera articulée autour d’un piano carré historique Frederic Beck fait à Londres en 1777.
Alain Meyer – Luthier

GOÛTER VIENNOIS | 15h30-17h30
Bar – PrĂ©sentation du chocolat “Quatuor” et dĂ©gustation de chocolat chaud et de viennoiseries, prĂ©parĂ©s et prĂ©sentĂ©s par Philippe Maas (chocolatier).

 

 

DÉBAT | 16h
Salon Claude Lefebvre
“Battle : Mozart vs Haydn”
Le débat, qui opposera deux fervents défenseurs de Mozart et de Haydn, tente d’expliquer la marginalisation des opéras de Haydn et de rappeler la très grande théâtralité de sa musique. Ce sera aussi aux auditeurs de trancher entre ces innovateurs! Attaché à la Cour des princes Esterhazy, près de Vienne, Haydn compose quantité de pièces divertissantes et plusieurs opéras encore aujourd’hui minorés et très peu joués, quand ils sont comme ceux de Mozart, d’une facétie dramatique post rossinienne, d’une élégance toute viennoise et mozartienne.

Marc Vignal – musicologue
Ivan Alexandre – journaliste

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 18h
Salle de l’Esplanade   ”Haydn Intime”
Chantal Santon-Jeffery – soprano
Florent Albrecht – piano
Lucien Pagnon – violon
Lucile Perrin – violoncelle

Canzonettas & Lieder / Sonate en ut majeur – 1er mouvement / Fantaisie en ut majeur – Presto / Cantate Arianna a Naxos / Variations en fa mineur

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Un soir sacrĂ© aux Tuileries “
Florie Valiquette – soprano
Adèle Charvet – alto
Reinoud Van Mechelen – tĂ©nor
Andreas Wolf – baryton
Ensemble Aedes – Mathieu Romano
Le Concert de la Loge 

 

 

 

 

 

 

 

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RESERVATIONS & INFORMATIONS
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582

 

 

 

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HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019

 

METZ, Arsenal. FESTIVAL « OSEZ HAYDN! » 6 – 9 nov 2019

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582METZ, Arsenal. FESTIVAL « OSEZ HAYDN! » 6 – 9 nov 2019. Après l’avoir crĂ©Ă© Ă  Paris en octobre 2018, Julien Chauvin et son ensemble, Le Concert de la Loge, sur instruments anciens, spĂ©cialistes du rĂ©pertoire classique et romantique, transfèrent le concept du festival HAYDN Ă  METZ, profitant opportunĂ©ment de leur rĂ©sidence Ă  la CitĂ© musicale de Metz (Arsenal)! Il est temps de (re)dĂ©couvrir l’écriture du gĂ©nie viennois, celui de Joseph Haydn, père du quatuor, de la symphonie classique, trop Ă©touffĂ© par MOZART. Au XVIIIè, rien de tel, car Mozart Ă©tait sousestimĂ©, et HAYDN, vĂ©nĂ©rĂ© comme le plus grand compositeur vivant de son temps… car Haydn a presque tout inventĂ©, vĂ©ritable « aiguillon », tempĂ©rament audacieux et expĂ©rimentateur de premier plan (Beethoven l’a bien compris qui rechercha absolument Ă  suivre ses leçons Ă  Vienne).
Au programme du festival « OSEZ HAYDN 2019 » à METZ, du 6 au 9 nov, soit pendant 4 journées, débats, conférences, exposition, battle, pause gourmande et concerts bien sûr.. avec la coopération des artisans et des institutions de la région Grand Est. Temps forts entre autres, la confrontation des instruments d’époque et des instruments modernes le 8 nov dans les symphonies de Joseph Haydn

 

 

chauvin-julien-orchestre-de-la-loge-metz-osez-haydn-metz-arsenal-cite-musicale-metz-annone-concerts-classiquenews

 

 

Julien Chauvin, violoniste, fondateur du Concert de la Loge (DR / Arsenal de Metz 2019)

 

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Programme OSEZ HAYDN 2019
Ă  l’Arsenal de METZ – CitĂ© Musicale de Metz
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

 

 

 

Mercredi 6 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
La lutherie à Mirecourt au XVIIIe siècle
Roland Terrier et Jean-Paul Rothiot racontent comment la lutherie se développe à Mirecourt, petite ville des Vosges au cours du siècle ; ils y détectent et analysent les influences des écoles allemande et italienne sur les violons fabriqués pendant cette période.
Roland Terrier – luthier
Jean-Paul Rothiot – historien

 

 

19h30, vernissage
EXPOSITION La lutherie dans tous ses Ă©tats
Grand Hall
Exposition organisĂ©e par le musĂ©e de la Lutherie et de l’archèterie françaises de Mirecourt et le Collectif Colof – horaires : du mercredi 6 Ă  samedi 9 nov 2019, de 13h–18h

 

 

 

Jeudi 7 novembre 2019

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 20h
Salle de l’Esplanade
Les Sonates pour pianoforte de Haydn
Sonate en ré majeur
Sonate n°35 en la bémol majeur
Andante et variations en fa mineur
Sonate en sol majeur
Sonate en mi bémol majeur
Alain Planès – pianoforte

 

 

 

Vendredi 8 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
Haydn et sa présence à Paris
L’engouement pour les symphonies de Haydn à Paris à la fin du XVIIIe siècle infiltrait tous les aspects de la vie musicale : tous les concerts de  l’époque commençaient et se terminaient par l’une de ses symphonies, on les jouait également durant les entractes des comédies et des tragédies lyriques. Haydn n’eut donc jamais besoin de venir à Paris pour  promouvoir ses œuvres. Intervenant :
Alexandre Dratwicki – musicologue et directeur scientifique du Palazzetto Bru Zane qui est le Centre de musique romantique française Ă©tabli Ă  Venise.

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Deux Haydn sinon rien”
Le Concert de la Loge
L’Orchestre National de Metz
Julien Chauvin – direction
Antoine Pecqueur – prĂ©sentation

Symphonie n°86 en ré majeur
(Le Concert de la Loge)

Symphonie n°45 « Les Adieux »
(Orchestre national de Metz)

 

 

 

Samedi 9 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE À PLUSIEURS VOIX | 14h
Salon Claude Lefebvre
Un salon de musique chez Monsieur Haydn
Le collectif lorrain de la facture instrumentale (COLOFIN) propose une  installation présentant des instruments historiques mêlés à des créations sorties des ateliers de plusieurs membres de ce groupe de  luthiers lorrains. L’exposition sera articulée autour d’un piano carré historique Frederic Beck fait à Londres en 1777.
Alain Meyer – Luthier

GOÛTER VIENNOIS | 15h30-17h30
Bar – PrĂ©sentation du chocolat “Quatuor” et dĂ©gustation de chocolat chaud et de viennoiseries, prĂ©parĂ©s et prĂ©sentĂ©s par Philippe Maas (chocolatier).

 

 

DÉBAT | 16h
Salon Claude Lefebvre
“Battle : Mozart vs Haydn”
Le débat, qui opposera deux fervents défenseurs de Mozart et de Haydn, tente d’expliquer la marginalisation des opéras de Haydn et de rappeler la très grande théâtralité de sa musique. Ce sera aussi aux auditeurs de trancher entre ces innovateurs! Attaché à la Cour des princes Esterhazy, près de Vienne, Haydn compose quantité de pièces divertissantes et plusieurs opéras encore aujourd’hui minorés et très peu joués, quand ils sont comme ceux de Mozart, d’une facétie dramatique post rossinienne, d’une élégance toute viennoise et mozartienne.

Marc Vignal – musicologue
Ivan Alexandre – journaliste

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 18h
Salle de l’Esplanade   ”Haydn Intime”
Chantal Santon-Jeffery – soprano
Florent Albrecht – piano
Lucien Pagnon – violon
Lucile Perrin – violoncelle

Canzonettas & Lieder / Sonate en ut majeur – 1er mouvement / Fantaisie en ut majeur – Presto / Cantate Arianna a Naxos / Variations en fa mineur

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Un soir sacrĂ© aux Tuileries “
Florie Valiquette – soprano
Adèle Charvet – alto
Reinoud Van Mechelen – tĂ©nor
Andreas Wolf – baryton
Ensemble Aedes – Mathieu Romano
Le Concert de la Loge 

 

 

 

 

 

 

 

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RESERVATIONS & INFORMATIONS
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582

 

 

 

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HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019

 

La Valse de Ravel

reiland david maestro mains baguette enchanteresseMETZ, Arsenal. Ven 22 nov 19. LA VALSE de RAVEL. L’Orchestre National de METZ et David Reiland (notre photo, DR) jouent la si délicate Valse de Ravel, hymne à la danse et aussi orgie progressive de rythmes et de couleurs dans laquelle Maurice le si mesuré et pudique, « ose » faire imploser le tissu symphonique jusqu’à la transe la plus débridée, à l’obsessionnelle ivresse. Auparavant la virtuosité, spécialité toute française et parisienne au XVIIIè, transporte grâce à la Symphonie Concertante de Mozart, créée à Paris en 1779 où brillent en dialogue avec l’orchestre, deux invités attendus, prometteurs : l’alto (Adrien La Marca) et le violon (Alena Baeva).

METZ, Arsenal
Orchestre National de Metz
David Reiland, direction
violon : Alena Baeva
alto : Adrien La Marca

Vendredi 22 novembre 2019, 20h

RESERVEZ
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/la-valse-de-ravel
1h15 + entracte

Clés d’écoute, conférence préalable par Philippe Malhaire
19h – EntrĂ©e libre

Programme

MOZART : Ouverture de Cosi fan tutte / Symphonie Concertante

RAVEL : La Valse / Le Boléro

METZ : REQUIEM de VERDI Ă  l’Arsenal

metz-cite-musicale-6-oct-2019-requeim-de-verdi-annonce-concert-critique-classiquenews-orch-national-de-metzMETZ, Arsenal. VERDI : REQUIEM, dim 6 oct 2019. Messe funèbre dramatique, opéra sacré, cantate de célébration, de mémoire et de compassion…Le Requiem de Giuseppe Verdi est tout cela à la fois, donné ici à l’Arsenal de METZ. Distribution, entièrement française, pour ce Requiem de Verdi avec le Chœur de l’Orchestre de Paris. À sa création, l’aspect théâtral et trop opératique de l’ouvrage avait suscité incompréhension voire agacement : qu’à faire ce style lyrique dans une messe funèbre qui doit accompagner les jusqu’au repos éternel ? Ému par la disparition du poète Manzoni, Verdi tint à lui rendre hommage, en composant ainsi un sommet de la déploration symphonique, chorale, lyrique. Toute la science dramatique du compositeur se met au service d’une ferveur directe et sincère qui réussit à peindre l’effroi et les promesses du grand théâtre de la mort.

 

 

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METZ, ARSENALboutonreservation
cité musicale metz, saison 2019 2020
ARSENAL, Grande Salle
Dimanche 6 octobre 2019, 16h

VERDI : REQUIEM
Orchestre national de Metz
Chœur de l’Orch de Paris

soprano : Teodora Gheorghiu
mezzo-soprano : Valentine Lemercier
ténor : Florian Laconi
basse : JĂ©rĂ´me Varnier
Scott Yoo, direction

INFOS, RESERVATIONS ici :

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/requiem-de-verdi

 

 

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Déroulé du Requiem : 7 parties

1. Requiem
2. Dies irae
3. Offertorio
4. Sanctus
5. Agnus Dei
6. Lux aeterna
7. Libera me

 

 

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Pour les parents et familles : possibilitĂ© d’une garderie musicale à 16h
de 4 Ă  8 ans. Pendant que les parents assistent au concert, les enfants participent Ă  un atelier musical en lien avec le concert des plus grands, qu’ils rejoignent Ă  la fin du concert. Ă€ cette occasion, un musicien intervenant propose des Ă©coutes d’extraits musicaux, des comptines, des jeux d’éveil musical…

Et un bon goûter !

Tarif 6 € / enfant
(offre soumise à l’achat d’une place de spectacle pour l’adulte accompagnant)

 

 

 

L’œuvre : REQUIEM OPERATIQUE ET HUMANISTE

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VERDI_402_Giuseppe-Verdi-9517249-1-402A l’origine, Verdi compose son Requiem pour la mort du poète italien Alessandro Manzoni (l’auteur adulé, admiré d’ i Promessi sposi) en 1873. La partition est plus qu’un opéra sacré : c’est l’acte d’humilité d’une humanité atteinte et saisie face à l’effrayante mort ; l’idée du salut n’y est pas tant centrale que le sentiment d’épreuve à la fois collective (avec le formidable chœur de fervents / croyants), et individuelle, comme l’énonce le quatuor des solistes (prière du Domine Jesu Christe). Le Sanctus semble affirmer à grand fracas la certitude face à la mort et à l’irrépressible anéantissement (fanfare et choeurs) : mais la proclamation n’écarte pas le sentiment d’angoisse face au gouffre immense.

D’abord entonné en duo (soprano et alto), l’Agnus dei témoigne du sacrifice de Jésus, prière à deux vois que reprend comme l’équivalent profane/collectif du choral luthérien, toute la foule rassemblée, saisie par le sentiment de compassion. Enfin en un drame opératique contrasté, Verdi enchaîne la lumière du Lux Aeterna, et la passion d’abord tonitruante du Libera me (vagues colossales des croyants rassemblés en armée), qui s’achève en un murmure pour soprano (solo jaillissant du choeur rasséréné : Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux perpetua lucaet eis / Donne-leur, Seigneur, le repos éternel, et que la lumière brille à jamais sur eux) : ainsi humble et implorant, l’homme se prépare à la mort, frère pour les autres, égaux et mortels, à la fois vaincus et victorieux de l’expérience de tous les mourants qui ont précédés en d’identiques souffrances.

Il faut absolument écouter la version de Karajan (Vienne, 1984) avec la soprano Anna Tomowa Sintow et le contralto d’Agnès Baltsa pour mesurer ce réalisme individuel, – emblème de l’expérience plutôt que du rituel, pour comprendre la puissance et la justesse de Verdi. Acte de contrition (Tremens factus sum ego -1-) chanté par la contralto d’une déchirante intensité, prière en humilité, le chant ainsi conçu frappe immédiatement l’esprit de tous ceux qui l’écoute ; au soprano revient le dernier chant, celui d’une exhortation qui n’écarte pas l’amertume ni la profonde peine ; entonnant avec le chœur rassemblé, concentré, ému, les dernières paroles du Libera me, la soprano exprime le témoignage de la souffrance qui nous rend égaux et frères ; en elle, retentit l’expérience ultime ; son air s’accompagne d’une espérance plus tendre, emblème de la compassion pour les défunts, tous les défunts.
Croyant ou non, l’auditeur ne peut être que frappé par la haute spiritualité de ce Requiem élaboré à l’échelle du colossal et de l’intime, où les gouffres et les blessures nés du deuil et de la perte expriment de furieuses plaintes contre l’injustice criante, puis s’apaise dans l’acceptation, conquise non sans un combat primitif et viscéral. Dans le format réussi de cette fresque qui unit le collectif et l’intime, Verdi nous parle d’humanisme ; l’homme qui doute et désespère parfois, n’oublie jamais la mort, notre destin à tous : cette conscience en humilité façonne les meilleurs d’entre nous.

 

 

COMPTE-RENDU, critique. MEZT, Arsenal, le 13 sept 2019. Concert d’ouverture saison 2019 2020. Mozart : Symphonie n°41 « Jupiter » / BERLIOZ : Harold en Italie. Adrien Boisseau, alto. Orchestre National de METZ. David Reiland, dir.

COMPTE-RENDU, critique. MEZT, Arsenal, le 13 sept 2019. Concert d’ouverture saison 2019 2020. Mozart : Symphonie n°41 « Jupiter » / BERLIOZ : Harold en Italie. Adrien Boisseau, alto. Orchestre National de METZ. David Reiland, direction. Très rĂ©ussi et mĂŞme passionnant premier concert du National de Metz Ă  l’Arsenal : pour l’ouverture de sa nouvelle saison 2019 – 2020, l’Orchestre National de Metz jouait ce vendredi 13 septembre 2019, Mozart puis Berlioz sous la direction de son directeur musical, depuis septembre 2018, David Reiland. La 41è faisait ainsi son entrĂ©e au rĂ©pertoire de la phalange messine ; un point important car il s’agit aussi pour le maestro d’élargir et d’enrichir toujours les champs musicaux des instrumentistes messins. David Reiland a dirigĂ© la 40è ici mĂŞme en 2015, alors qu’il n’était pas encore directeur musical. Le maestro nous offre deux lectures investies, abouties, Ă©tonnamment ciselĂ©es et vivantes.

 

 

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Dans les faits, c’est d’abord un formidable travail sur les cordes qui s’affirme : flexibilitĂ© et articulation constantes, apportant Ă  l’architecture mozartienne sa grande soliditĂ© structurelle et un sens naturel des respirations. Chaque phrase est magistralement Ă©tirĂ©e, explicitĂ©e, avec des nuances savoureuses, sur des tempi roboratifs. Ainsi l’Allegro initial affirme une Ă©nergie pleine d’équilibre et d’élĂ©gance, parfaitement adaptĂ© au dessin nĂ©oclassique et lui-mĂŞme architecturĂ© de la grande salle. L’Andante qui suit saisit par son intensitĂ© et sa profondeur dans l’épure la mieux Ă©noncĂ©e ; c’est une effusion lĂ  encore riche en nuances et passages dynamiques maĂ®trisĂ©s oĂą deux qualitĂ©s nous semblent dĂ©sormais emblĂ©matiques de David Reiland : sa tendresse intĂ©rieure, son Ă©lĂ©gance expressive. Du très peu – un matĂ©riau finalement très rĂ©duit, le chef construit une totalitĂ© qui respire et Ă©meut ; rĂ©vĂ©lant chez Mozart, le magicien du cĹ“ur et de la profondeur ; sa mĂ©lancolie dĂ©jĂ  romantique, son urgence Ă  la dĂ©passer… Enfin le Finale (Molto Allegro) gagne un surcroĂ®t de mordant et d’articulation, rĂ©vĂ©lant la puissance d’un contrepoint dont l’énergie mais aussi le dĂ©tail des timbres, la violence rythmique prĂ©figurent dĂ©jĂ  Beethoven. Et l’on se dit, davantage qu’ailleurs, comme il aurait Ă©tĂ© passionnant sous une telle direction, de dĂ©couvrir ce que Mozart aurait composĂ© après 1791 s’il n’était pas mort si tĂ´t.

 

 

 

Dans la forge berliozienne,
élégance et nuance, passion et contrastes de David Reiland

 

 

 

Reiland davidDans la seconde partie (après l’entracte), un autre bain orchestral, celui tout aussi captivant du Berlioz de 1834. Soit quatre ans après la Fantastique qui est déjà en soi un Everest symphonique. Déjà présenté (mais avec récitant) à La Côté Saint-André cet été dans le cadre du Festival BERLIOZ 2019 (celui des 150 ans de la mort d’Hector), « Harold en Italie » stigmatise les sentiments contradictoires de Berlioz avec l’Italie. David Reiland en délivre une lecture magistrale par son souci du détail, de la tension et de la respiration poétique. Chaque accent semble inscrit dans un vaste mouvement dont la compréhension globale surprend et convainc. Chez Berlioz, le motif du paysage italien suscite un embrasement des sens, de la jubilation extatique à la transe quasi grimaçante (cf le Finale et son « orgie de brigands »), dévoilant chez Hector, l’alchimiste symphonique, dont la fougue et l’inventivité n’empêchent (grâce à la sensibilité hyperactive du chef) ni la clarté ni la transparence.
En jouant de tous les filtres ensorcelants nés du souvenir, Berlioz édifie un monument à plusieurs plans et registres; dont les rugissements surtout après le final de l’Orgie de Brigands laissent l’auditeur, sidéré. La texture orchestral se fait grand cerveau émotionnel dont les strates renvoient aux souvenirs réels ou fantasmés. David Reiland décrypte cette matière en fusion, entre imagination et réalité, aux épanchements imprévisibles. Grand amoureux, Berlioz reste un grand frustré, toujours insatisfait : il ne s’épargne aucun accent ténu, aucune trouvaille de timbres inédite pour exprimer au plus juste, le sentiment d’une immense et permanente insatisfaction. Voilà pourquoi l’énonciation de l’idée fixe, amoureuse, bascule souvent dans la folie. Mais quelle folie, car elle passe par le chant libéré d’un orchestre laboratoire. Sous la direction du jeune maestro, l’auditeur ne perd aucun accent instrumental, aucune phrase musicale, tant la précision du chef est constante. Et sa concentration, généreuse en indications gestuelles.

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David Reiland © Cyrille Guir / CMM cité musicale METZ 2019

Dès le premier tableau « Harold aux montagnes », chef et instrumentistes font surgir le massif naturel de l’ombre, avec une tendresse déjà mélancolique qui tient du mystère : David Reiland exprime cette alliance spécifique à Berlioz qui fusionne rêverie et fantastique. La tendresse intérieure, contemplative de l’alto d’Adrien Boisseau, trouve constamment le ton juste et une sonorité quasi voluptueuse, dans ce vortex d’une rare poésie. On y retrouve, talent rare de la filiation née d’un programme habilement construit, cette même tendresse grave qui se déployait dans l’Andante de la Jupiter mozartienne écoutée dans la première partie.… On ne doute plus de l’extrême sensibilité du chef, sa maestrià élégantissime à passer d’un univers à l’autre.
Ciselant une définition et une articulation là encore très françaises, David Reiland joue avec autant d’intelligence sur les effets sonores et de spatialisation, soulignant aux côtés du Berlioz, orchestrateur fascinant, l’immense paysagiste (comme Turner dilate l’espace et creuse l’infini de la couleur), capable d’élargir de façon cosmique, les perspectives orchestrales, en étagement, en profondeur, en hauteur. Ici s’affirme déjà l’auteur des champs goethéens de la Damnation de Faust (créée en 1846).

La fin du mĂŞme premier mouvement est ensuite caractĂ©risĂ©e avec le nerf et une Ă©nergie de tous les diables, comme si la grande machine symphonique s’emballait, en une distanciation, dĂ©sormais et rĂ©aliste et cynique, de l’idĂ©al amoureux. La forge musicale resplendit alors dans toute sa perfection vivante car il revient au chef un travail exemplaire sur la mise en place, la comprĂ©hension de l’architecture et du drame, – exposition et rĂ©itĂ©rations…, le sens et la direction du flux orchestral, l’audace des timbres et des couleurs qui scintillent tout en se reconstruisant en permanence.

DAVID REILAND, maestrissimo !Quelle belle idĂ©e de prendre le tempo prĂ©cisĂ© par Hector lui-mĂŞme dans la marche des pèlerins (106 Ă  la noire) : le maestro offre une relecture complète sur un tempo revivifiĂ©, celui d’une marche active et sportive qui souligne la structure allante de l’architecture berliozienne. MĂŞmes vertiges mais ceux ci superbement contrastĂ©s dans le vaste Ă©pisode final (Orgie de brigands) oĂą les remous du bain orchestral atteignent houle et tempĂŞte d’un ocĂ©an spectaculaire. C’est un Ă©pisode de rĂ©capitulation oĂą tous les thèmes sont rĂ©exposĂ©s et superposĂ©s en un contrepoint proprement … cosmique. L’imagination de Berlioz n’a pas de limites : ravĂ©lien naturel, David Reiland, orfèvre des nuances et capable d’un souffle irrĂ©sistible, y rĂ©alise une parure instrumentale et une direction saisissantes. Aucun doute, l’Orchestre a trouvĂ© son chef. Cette nouvelle saison (la seconde donc sous son mandat) s’annonce prometteuse. Et le concert s’inscrit parmi les meilleures contributions Ă  l’anniversaire Berlioz 2019. A suivre.

 

 

 

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David Reiland et l’Orchestre National de Metz © Cyrille Guir / CMM citĂ© musicale METZ 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, critique. MEZT, Arsenal, le 13 sept 2019. Concert d’ouverture la saison 2019 2020. Mozart : Symphonie n°41 « Jupiter » / BERLIOZ : Harold en Italie. Adrien Boisseau, alto. Orchestre National de METZ. David Reiland, direction.

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LIRE aussi pour les 150 ans en 2019 de la mort de Hector Berlioz, notre grand dossier BERLIOZ 2019 :
http://www.classiquenews.com/berlioz-2019-dossier-pour-les-150-ans-de-la-mort/?fbclid=IwAR2Co0LYiAjWECfKJKZx6d-NzRJjfVIGlsi4SraP4R8MgZmhpWyQ48xTTJg

 

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PROCHAIN CONCERT de l’Orchestre national de METZ, dirigé par David REILAND à l’Arsenal de METZ : Le Boléro de Ravel dans un dispositif décomplexé, accessible

METZ, Arsenal. Ravel : BOLÉRO, dim 22 sept 2019, 18h. APERO-CONCERT. LIRE ici notre présentation du Boléro de Ravel par David Reiland et le National de Metz :
https://www.classiquenews.com/metz-apero-concert-le-bolero-de-maurice-ravel/

LIRE aussi notre présentation de HAROLD en Italie de Berlioz :
https://www.classiquenews.com/metz-concert-douverture-david-reiland-joue-berlioz/ 

 

 

 

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Découvrez aussi la nouvelle saison 2019 2020 de la cité musicale Metz, et nos temps forts à ne pas manquer :

 

 

https://www.classiquenews.com/metz-cite-musical-metz-saison-2019-2020-temps-forts/METZ Cité musicale-METZ, saison 2019 – 2020. La nouvelle saison 2019 2020 de la Cité musicale-Metz affirme davantage l’ampleur de la vie culturelle et musicale destinées au messins et aux visiteurs de METZ. A travers son éloquente diversité des lieux et des offres (aux côtés de l’Orchestre National de Metz, trois salles à METZ : Arsenal, BAM, Trinitaires), la programmation messine affiche un bel éclectisme, pourtant doué d’une cohérence manifeste. L’offre sait exploiter à l’échelle de la ville, les sites et phalanges présentes pour unifier et clarifier davantage l’offre musique et danse à Metz. En plus de son cœur artistique, la Cité musicale-Metz favorise les plaisirs de la musique à travers ses actions d’éducation artistique, de médiations, ses nombreuses rencontres conviviales, familiales… lesquelles tissent désormais un lien constant entre l’art et les citoyens. En somme, un modèle de culture vivante intégrée.

 

 

 

 

 

 

Requiem de Verdi Ă  l’Arsenal de METZ

metz-cite-musicale-6-oct-2019-requeim-de-verdi-annonce-concert-critique-classiquenews-orch-national-de-metzMETZ, Arsenal. VERDI : REQUIEM, dim 6 oct 2019. Messe funèbre dramatique, opéra sacré, cantate de célébration, de mémoire et de compassion…Le Requiem de Giuseppe Verdi est tout cela à la fois, donné ici à l’Arsenal de METZ. Distribution, entièrement française, pour ce Requiem de Verdi avec le Chœur de l’Orchestre de Paris. À sa création, l’aspect théâtral et trop opératique de l’ouvrage avait suscité incompréhension voire agacement : qu’à faire ce style lyrique dans une messe funèbre qui doit accompagner les jusqu’au repos éternel ? Ému par la disparition du poète Manzoni, Verdi tint à lui rendre hommage, en composant ainsi un sommet de la déploration symphonique, chorale, lyrique. Toute la science dramatique du compositeur se met au service d’une ferveur directe et sincère qui réussit à peindre l’effroi et les promesses du grand théâtre de la mort.

 

 

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METZ, ARSENALboutonreservation
cité musicale metz, saison 2019 2020
ARSENAL, Grande Salle
Dimanche 6 octobre 2019, 16h

VERDI : REQUIEM
Orchestre national de Metz
Chœur de l’Orch de Paris

soprano : Teodora Gheorghiu
mezzo-soprano : Valentine Lemercier
ténor : Florian Laconi
basse : JĂ©rĂ´me Varnier
Scott Yoo, direction

INFOS, RESERVATIONS ici :

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/requiem-de-verdi

 

 

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Déroulé du Requiem : 7 parties

1. Requiem
2. Dies irae
3. Offertorio
4. Sanctus
5. Agnus Dei
6. Lux aeterna
7. Libera me

 

 

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Pour les parents et familles : possibilitĂ© d’une garderie musicale à 16h
de 4 Ă  8 ans. Pendant que les parents assistent au concert, les enfants participent Ă  un atelier musical en lien avec le concert des plus grands, qu’ils rejoignent Ă  la fin du concert. Ă€ cette occasion, un musicien intervenant propose des Ă©coutes d’extraits musicaux, des comptines, des jeux d’éveil musical…

Et un bon goûter !

Tarif 6 € / enfant
(offre soumise à l’achat d’une place de spectacle pour l’adulte accompagnant)

 

 

 

L’œuvre : REQUIEM OPERATIQUE ET HUMANISTE

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VERDI_402_Giuseppe-Verdi-9517249-1-402A l’origine, Verdi compose son Requiem pour la mort du poète italien Alessandro Manzoni (l’auteur adulé, admiré d’ i Promessi sposi) en 1873. La partition est plus qu’un opéra sacré : c’est l’acte d’humilité d’une humanité atteinte et saisie face à l’effrayante mort ; l’idée du salut n’y est pas tant centrale que le sentiment d’épreuve à la fois collective (avec le formidable chœur de fervents / croyants), et individuelle, comme l’énonce le quatuor des solistes (prière du Domine Jesu Christe). Le Sanctus semble affirmer à grand fracas la certitude face à la mort et à l’irrépressible anéantissement (fanfare et choeurs) : mais la proclamation n’écarte pas le sentiment d’angoisse face au gouffre immense.

D’abord entonné en duo (soprano et alto), l’Agnus dei témoigne du sacrifice de Jésus, prière à deux vois que reprend comme l’équivalent profane/collectif du choral luthérien, toute la foule rassemblée, saisie par le sentiment de compassion. Enfin en un drame opératique contrasté, Verdi enchaîne la lumière du Lux Aeterna, et la passion d’abord tonitruante du Libera me (vagues colossales des croyants rassemblés en armée), qui s’achève en un murmure pour soprano (solo jaillissant du choeur rasséréné : Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux perpetua lucaet eis / Donne-leur, Seigneur, le repos éternel, et que la lumière brille à jamais sur eux) : ainsi humble et implorant, l’homme se prépare à la mort, frère pour les autres, égaux et mortels, à la fois vaincus et victorieux de l’expérience de tous les mourants qui ont précédés en d’identiques souffrances.

Il faut absolument écouter la version de Karajan (Vienne, 1984) avec la soprano Anna Tomowa Sintow et le contralto d’Agnès Baltsa pour mesurer ce réalisme individuel, – emblème de l’expérience plutôt que du rituel, pour comprendre la puissance et la justesse de Verdi. Acte de contrition (Tremens factus sum ego -1-) chanté par la contralto d’une déchirante intensité, prière en humilité, le chant ainsi conçu frappe immédiatement l’esprit de tous ceux qui l’écoute ; au soprano revient le dernier chant, celui d’une exhortation qui n’écarte pas l’amertume ni la profonde peine ; entonnant avec le chœur rassemblé, concentré, ému, les dernières paroles du Libera me, la soprano exprime le témoignage de la souffrance qui nous rend égaux et frères ; en elle, retentit l’expérience ultime ; son air s’accompagne d’une espérance plus tendre, emblème de la compassion pour les défunts, tous les défunts.
Croyant ou non, l’auditeur ne peut être que frappé par la haute spiritualité de ce Requiem élaboré à l’échelle du colossal et de l’intime, où les gouffres et les blessures nés du deuil et de la perte expriment de furieuses plaintes contre l’injustice criante, puis s’apaise dans l’acceptation, conquise non sans un combat primitif et viscéral. Dans le format réussi de cette fresque qui unit le collectif et l’intime, Verdi nous parle d’humanisme ; l’homme qui doute et désespère parfois, n’oublie jamais la mort, notre destin à tous : cette conscience en humilité façonne les meilleurs d’entre nous.

 

 

METZ, concert d’OUVERTURE : David REILAND joue BERLIOZ

reiland-david-chef-maaestro-orchestre-national-de-metz-critique-concert-critique-opera-classiquenewsMETZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, Arsenal. Le 13 sept 19 : Mozart, Berlioz. D. Reiland. Concert symphonique d’ouverture de la nouvelle saison 2019 2020. L’orchestre maison ouvre le grand bal musical de sa nouvelle saison 2019 2020 : sous la direction du chef David Reiland, nouveau directeur musical in loco, le programme promet d’être à la fois généreux et orchestralement passionnant. En septembre 2019, Metz est ainsi à la fête, grâce au premier concert symphonique de septembre. Au programme, grand bain orchestral avec le dernier MOZART, virtuose de l’écriture orchestrale et d’une furieuse invention dans un triptyque ultime que les plus grands chefs ont pris soin d’aborder avec la profondeur et l’énergie requise et dont David Reiland nous propose le volet final, la Symphonie n°41 dite « Jupiter » : véritable manifeste de l’éloquence et de la souveraineté orchestrale, traversé dès son premier mouvement par un feu romantique irrésistible. A cette source, s’abreuve Beethoven, l’inventeur de l’orchestre romantique avec MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsBerlioz. Apothéose conclusive, le dernier morceau fugué, lumineux et victorieux, semble synthétiser tout ce que véhicule l’esprit des Lumières. Mais le directeur musical du National de METZ célèbre aussi, aux côtés de Mozart, l’année BERLIOZ 2019 : il nous réserve une nouvelle lecture de sa Symphonie avec alto, « Harold en Italie » de 1834. Berlioz , jamais en reste d’une nouvelle forme, y réinvente le plan symphonique avec instrument obligé. Dans Harold, il prolonge de nombreuses innovations inaugurées dans la Symphonie Fantastique de 1830, mais s’intéresse surtout à redéfinir la relation entre l’instrument soliste et la masse de l’orchestre : pas vraiment dialogue, ni confrontation ; en réalité, c’est une approche « picturale », l’alto apportant sa couleur spécifique dans la riche texture orchestrale, fusionnant avec elle, ou se superposant à elle… Comme toujours chez Berlioz, l’écriture symphonique sert un projet vaste et poétique, où l’écriture repousse toujours plus loin les limites et les ressources de l’orchestre monde. Concert événement.

 

 

A Metz, pour ouvrir la saison 2019 2020 de la Cité Musicale, David Reiland dirige le National de Metz dans un programme ambitieux, réjouissant : MOZART / BERLIOZ

 

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METZ Arsenal, grande salleboutonreservation
vendredi 13 septembre 2019, 20h
Concert symphonique d’ouverture
nouvelle saison 2019 2020
1h15 + entracte

Wolfgang Amadeus Mozart : Symphonie n°41 (Jupiter)
Hector Berlioz : Harold en Italie

RÉSERVEZ VOTRE PLACE

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/concert-ouverture-de-saison_1

 
 

 

 

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HAROLD en ITALIE (1834)
berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsRien dans la vie de Berlioz n’égale le déferlement de flux passionnel à l’évocation de son séjour italien, lié à l’obtention du Prix de Rome en 1830. En marque l’accomplissement révolutionnaire, la Symphonie Fantastique, manifeste éloquent de la réforme entreprise par Hector au sein de son orchestre laboratoire. Tout autant exaltées, les années qui suivent ses fiançailles avec la belle aimée, l’actrice Harriet Smithson (octobre 1833). Même si la comédienne adulée dans Shakespeare lui apporte son lot de dettes, le couple connaît de premières années bénies, comme l’affirme la naissance de leur seul fils, Louis. Le jeune père compose alors une partition délirante, voire autobiographique (comme pouvait l’être l’argument de la Fantastique) mais ici avec un instrument obligé, l’alto. Pressé par Paganini, Berlioz écrit une symphonie avec alto, quand il lui était demandé au préalable un concerto pour alto. Ainsi s’impose le génie expérimental de Berlioz : toujours repousser les limites du champs instrumental dans une forme orchestrale toujours mouvante. Hector s’inspire du héros de Byron, Childe Harold, être fantasque, rêveur, mélancolique, toujours insatisfait… le double de Berlioz ? Découvrant la partition inclassable, Paganini s’étonne et déçu, déclare : je n’y joue pas assez. Finalement c’est le virtuose Chrétien Uhran qui crée l’oeuvre nouvelle le 23 nov 1834 au Conservatoire de Paris. En 4 parties, le programme répond à l’imaginaire berliozien qui inscrit toujours le héros messianique, seul, fier, face au destin ou à la force des éléments ou des paysages…

1 – Harold aux montagnes, scène de mĂ©lancolie, de bonheur et de joie (adagio – allegro) – souvenirs de Berlioz de ses promenades dans les Abruzzes Ă  l’époque de son sĂ©jour romain : traitement insolite, la partie d el’alto qui surgit ou se glisse dans la masse orchestral, s’y superpose ou fusionne, mais ne dialogue jamais selon le principe du concerto. Berlioz agit comme un peintre
2 – Marche des pèlerins chantant la prière du soir (allegretto) / souvenir des pèlerins italiens aperçus Ă  Subiaco. Berlioz y exprime la souffrance des pĂ©nitents marcheurs, forcenĂ©s (rĂ©pĂ©tition de segments monotaunes de 8 mesures)
3 – SĂ©rĂ©nade d’un montagnard des Abruzzes Ă  sa maĂ®tresse / Allegro assai – allegretto : le cor anglais s’empare de la mĂ©lodie simple et amoureuse
4 – orgie de brigands, souvenirs / aucun dĂ©veloppement symphonique chez Berlioz ne peut s’achever sans un dĂ©lire sensuel dĂ©braillĂ©, Ă  la fois autoritaire et ivre (comme plus tard Ravel) / Allegro frenetico : la force rythmique trĂ©pigne, entraĂ®nant l’alto qui est saisi d’un haut le cĹ“ur face Ă  la sauvagerie libĂ©rĂ©e (Berlioz prĂ©cise ici « l’on rit, boit, frappe, brise, tue et viole »). Rien de moins.
La création suscite un vif succès. Mais Berlioz éternel frustré, désespère de n’attirer plus de foule. Mais compensation, il devient critique musical responsable de la chronique musicale dans le Journal des Débats, à la demande du directeur, Louis-François Bertin (portraituré par Ingres). S’il n’est écouté par le plus grand nombre, il sera lu par un lectorat mélomane, choisi et curieux.

 

 

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reiland david face vignette maestro classiquenewsDAVID REILAND, directeur musical de l’Orchestre National de Metz… Chef belge (nĂ© Ă  Bastogne), David Reiland fait partie des baguettes passionnantes Ă  suivre tant son travail avec les musiciens d’orchestre renouvellent souvent l’approche du rĂ©pertoire. Chaque session en concert apporte son lot d’ivresse, de dĂ©passement, de rĂ©lĂ©vations aussi pour le public. Dans son cas, l’idĂ©al et le perfectionnisme constants portent une activitĂ© jamais neutre, une intention sensible qui fait parler la musique et chanter les textes… Metz a le bĂ©nĂ©fice de ce tempĂ©rament enthousiasmant dont la nouvelle saison 2019 – 2020 devrait davantage dĂ©voiler la valeur de son travail avec l’Orchestre National de Metz dont il est directeur musical depuis 2018.
Il aime exprimer l’âme, le souffle de la musique en un geste habité, qui se fait l’expression d’un contact physique avec la matière sonore qu’il rend franche ou soyeuse, âpre ou onctueuse, toujours passionnément expressive à l’adresse du public.

reiland david-reiland-2-412x332Formé à Bruxelles, Paris, puis au Mozarteum de Salzbourg, en poste au Luxembourg et maintenant à Metz, David Reiland a su affirmer une belle énergie qui prend en compte le formidable outil qu’est la salle de concert de l’Arsenal de Metz ; son acoustique cultive la transparence qui convient idéalement à son agencement architecturale intérieure : dans cet écrin à l’élégance néoclassique, Le chef à Metz entend défendre le répertoire du XVIIIè musique (Mozart et Haydn), mais aussi la musique romantique française, afin de séduire et fidéliser tous les publics (surtout ceux toujours frileux à l’idée de pousser les portes de l’institution pour y ressentir l’expérience orchestrale).
David Reiland dirigeait déjà l’Orchestre messin dans la Symphonie n°40 de Mozart en 2015…

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METZ : concert d’ouverture par David Reiland, le 13 sept 2019

reiland-david-chef-maaestro-orchestre-national-de-metz-critique-concert-critique-opera-classiquenewsMETZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, Arsenal. Le 13 sept 19 : Mozart, Berlioz. D. Reiland. Concert symphonique d’ouverture de la nouvelle saison 2019 2020. L’orchestre maison ouvre le grand bal musical de sa nouvelle saison 2019 2020 : sous la direction du chef David Reiland, nouveau directeur musical in loco, le programme promet d’être à la fois généreux et orchestralement passionnant. En septembre 2019, Metz est ainsi à la fête, grâce au premier concert symphonique de septembre. Au programme, grand bain orchestral avec le dernier MOZART, virtuose de l’écriture orchestrale et d’une furieuse invention dans un triptyque ultime que les plus grands chefs ont pris soin d’aborder avec la profondeur et l’énergie requise et dont David Reiland nous propose le volet final, la Symphonie n°41 dite « Jupiter » : véritable manifeste de l’éloquence et de la souveraineté orchestrale, traversé dès son premier mouvement par un feu romantique irrésistible. A cette source, s’abreuve Beethoven, l’inventeur de l’orchestre romantique avec MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsBerlioz. Apothéose conclusive, le dernier morceau fugué, lumineux et victorieux, semble synthétiser tout ce que véhicule l’esprit des Lumières. Mais le directeur musical du National de METZ célèbre aussi, aux côtés de Mozart, l’année BERLIOZ 2019 : il nous réserve une nouvelle lecture de sa Symphonie avec alto, « Harold en Italie » de 1834. Berlioz , jamais en reste d’une nouvelle forme, y réinvente le plan symphonique avec instrument obligé. Dans Harold, il prolonge de nombreuses innovations inaugurées dans la Symphonie Fantastique de 1830, mais s’intéresse surtout à redéfinir la relation entre l’instrument soliste et la masse de l’orchestre : pas vraiment dialogue, ni confrontation ; en réalité, c’est une approche « picturale », l’alto apportant sa couleur spécifique dans la riche texture orchestrale, fusionnant avec elle, ou se superposant à elle… Comme toujours chez Berlioz, l’écriture symphonique sert un projet vaste et poétique, où l’écriture repousse toujours plus loin les limites et les ressources de l’orchestre monde. Concert événement.

 

 

A Metz, pour ouvrir la saison 2019 2020 de la Cité Musicale, David Reiland dirige le National de Metz dans un programme ambitieux, réjouissant : MOZART / BERLIOZ

 

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METZ Arsenal, grande salleboutonreservation
vendredi 13 septembre 2019, 20h
Concert symphonique d’ouverture
nouvelle saison 2019 2020
1h15 + entracte

Wolfgang Amadeus Mozart : Symphonie n°41 (Jupiter)
Hector Berlioz : Harold en Italie

RÉSERVEZ VOTRE PLACE

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/concert-ouverture-de-saison_1

 
 

 

 

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HAROLD en ITALIE (1834)
berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsRien dans la vie de Berlioz n’égale le déferlement de flux passionnel à l’évocation de son séjour italien, lié à l’obtention du Prix de Rome en 1830. En marque l’accomplissement révolutionnaire, la Symphonie Fantastique, manifeste éloquent de la réforme entreprise par Hector au sein de son orchestre laboratoire. Tout autant exaltées, les années qui suivent ses fiançailles avec la belle aimée, l’actrice Harriet Smithson (octobre 1833). Même si la comédienne adulée dans Shakespeare lui apporte son lot de dettes, le couple connaît de premières années bénies, comme l’affirme la naissance de leur seul fils, Louis. Le jeune père compose alors une partition délirante, voire autobiographique (comme pouvait l’être l’argument de la Fantastique) mais ici avec un instrument obligé, l’alto. Pressé par Paganini, Berlioz écrit une symphonie avec alto, quand il lui était demandé au préalable un concerto pour alto. Ainsi s’impose le génie expérimental de Berlioz : toujours repousser les limites du champs instrumental dans une forme orchestrale toujours mouvante. Hector s’inspire du héros de Byron, Childe Harold, être fantasque, rêveur, mélancolique, toujours insatisfait… le double de Berlioz ? Découvrant la partition inclassable, Paganini s’étonne et déçu, déclare : je n’y joue pas assez. Finalement c’est le virtuose Chrétien Uhran qui crée l’oeuvre nouvelle le 23 nov 1834 au Conservatoire de Paris. En 4 parties, le programme répond à l’imaginaire berliozien qui inscrit toujours le héros messianique, seul, fier, face au destin ou à la force des éléments ou des paysages…

1 – Harold aux montagnes, scène de mĂ©lancolie, de bonheur et de joie (adagio – allegro) – souvenirs de Berlioz de ses promenades dans les Abruzzes Ă  l’époque de son sĂ©jour romain : traitement insolite, la partie d el’alto qui surgit ou se glisse dans la masse orchestral, s’y superpose ou fusionne, mais ne dialogue jamais selon le principe du concerto. Berlioz agit comme un peintre
2 – Marche des pèlerins chantant la prière du soir (allegretto) / souvenir des pèlerins italiens aperçus Ă  Subiaco. Berlioz y exprime la souffrance des pĂ©nitents marcheurs, forcenĂ©s (rĂ©pĂ©tition de segments monotaunes de 8 mesures)
3 – SĂ©rĂ©nade d’un montagnard des Abruzzes Ă  sa maĂ®tresse / Allegro assai – allegretto : le cor anglais s’empare de la mĂ©lodie simple et amoureuse
4 – orgie de brigands, souvenirs / aucun dĂ©veloppement symphonique chez Berlioz ne peut s’achever sans un dĂ©lire sensuel dĂ©braillĂ©, Ă  la fois autoritaire et ivre (comme plus tard Ravel) / Allegro frenetico : la force rythmique trĂ©pigne, entraĂ®nant l’alto qui est saisi d’un haut le cĹ“ur face Ă  la sauvagerie libĂ©rĂ©e (Berlioz prĂ©cise ici « l’on rit, boit, frappe, brise, tue et viole »). Rien de moins.
La création suscite un vif succès. Mais Berlioz éternel frustré, désespère de n’attirer plus de foule. Mais compensation, il devient critique musical responsable de la chronique musicale dans le Journal des Débats, à la demande du directeur, Louis-François Bertin (portraituré par Ingres). S’il n’est écouté par le plus grand nombre, il sera lu par un lectorat mélomane, choisi et curieux.

 

 

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reiland david face vignette maestro classiquenewsDAVID REILAND, directeur musical de l’Orchestre National de Metz… Chef belge (nĂ© Ă  Bastogne), David Reiland fait partie des baguettes passionnantes Ă  suivre tant son travail avec les musiciens d’orchestre renouvellent souvent l’approche du rĂ©pertoire. Chaque session en concert apporte son lot d’ivresse, de dĂ©passement, de rĂ©lĂ©vations aussi pour le public. Dans son cas, l’idĂ©al et le perfectionnisme constants portent une activitĂ© jamais neutre, une intention sensible qui fait parler la musique et chanter les textes… Metz a le bĂ©nĂ©fice de ce tempĂ©rament enthousiasmant dont la nouvelle saison 2019 – 2020 devrait davantage dĂ©voiler la valeur de son travail avec l’Orchestre National de Metz dont il est directeur musical depuis 2018.
Il aime exprimer l’âme, le souffle de la musique en un geste habité, qui se fait l’expression d’un contact physique avec la matière sonore qu’il rend franche ou soyeuse, âpre ou onctueuse, toujours passionnément expressive à l’adresse du public.

reiland david-reiland-2-412x332Formé à Bruxelles, Paris, puis au Mozarteum de Salzbourg, en poste au Luxembourg et maintenant à Metz, David Reiland a su affirmer une belle énergie qui prend en compte le formidable outil qu’est la salle de concert de l’Arsenal de Metz ; son acoustique cultive la transparence qui convient idéalement à son agencement architecturale intérieure : dans cet écrin à l’élégance néoclassique, Le chef à Metz entend défendre le répertoire du XVIIIè musique (Mozart et Haydn), mais aussi la musique romantique française, afin de séduire et fidéliser tous les publics (surtout ceux toujours frileux à l’idée de pousser les portes de l’institution pour y ressentir l’expérience orchestrale).
David Reiland dirigeait déjà l’Orchestre messin dans la Symphonie n°40 de Mozart en 2015…

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COMPTE-RENDU, critique, opéra. METZ, Opéra, le 16 juin 2019. BIZET : Carmen. J M Pérez-Sierra / P-E Fourny

bizet-jeune-compositeurCOMPTE-RENDU, critique, opéra. METZ, Opéra, le 16 juin 2019, Carmen (Bizet) / José Miguel Pérez-Sierra – Paul-Emile Fourny. D’une vie dramatique intense, c’est la version opéra-comique qui nous est offerte, privée des dialogues comme des amputations de Guiraud. Cette nouvelle Carmen a fait l’objet d’une réécriture dramatique, assortie de quelques modifications qui affectent surtout les passages parlés. Nous sommes transportés dans les années 50, avec une transposition des fonctions qui n’altère ni la psychologie des personnages, ni les ressorts du drame. Paul-Emile Fourny nous offre un début en forme de polar, qui éclaire l’ouvrage d’un jour nouveau.

 

 

La Carmen d’un chef

 

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Carmen est habilleuse d’un théâtre, où l’on joue Carmen. Don José est inspecteur de police. Le flash-back du début surprend, au premier abord. Mais on intègre vite ce dépaysement singulier, pour l’oublier ensuite. Les dialogues modifiés ou ajoutés sont savoureux et nous valent des moments de beau théâtre, où le sourire comme l’émotion ont leur place. Ainsi, lorsque Lilas Pastia commence à dire « je suis le Ténébreux… » (sonnet de Nerval) on est partagé entre étonnement et admiration.

La production sera reprise pour la fin d’année à Jesi (dans les Marches), puis à Massy, Reims, Avignon et Clermont-Ferrand. Pour autant, la nécessité d’adapter les décors à tant de cadres scéniques ne se ressent pas : Simples, valorisées par des lumières de bon goût, les différentes scènes s’enchaînent pour nous ménager de beaux tableaux, avec une économie de moyens. Le défilé, de l’acte IV, animé par les choristes et leurs masques, prend ici une vie singulière : le regard mobile de tous, ou d’un groupe, suffit à renouveler l’intérêt de cette page spectaculaire. Le dénouement « C’est toi ? C’est moi », concis, sobre, revêt ici toute sa puissance dramatique, l’émotion est au rendez-vous.

Carmen est une heureuse découverte. Bien qu’elle l’ait chantée à Prague, Mireille Lebel, jeune mezzo canadienne, n’est apparue que ponctuellement en France, particulièrement à Metz où l’on se souvient de sa Charlotte, de Werther. Avec la plus large palette expressive, elle nous vaut une belle Carmen. La voix est sonore, timbrée, égale jusque dans les registres extrêmes. Le jeu dramatique est abouti. Le chant de Sébastien Guèze, Don José, peut être séduisant, lyrique, lorsqu’il ne force pas son émission. On regrette que la voix s’engorge fréquemment, y compris dans les moments où une puissante projection ne s’impose pas (« Ma mère, je la vois… »). L’aisance devrait venir, c’était la première, avec la concentration afférente. Gabrielle Philiponet est familière de Micaëla, qu’elle chantait il y a peu à l’Opéra Bastille. Une belle voix, dont on regrette que la séduction soit parfois altérée par un vibrato large et une projection appuyée. Des autres solistes, aucun ne démérite. Benjamin Mayenobe, baryton puissant, a l’autorité requise pour imposer son remarquable Moralès, aux aigus bien projetés. Il en va de même pour le Zuniga de Jean-François Setti, imposant, et l’Escamillo de Régis Mengus. Les diablesses, complices de Carmen, Frasquita (Capucine Daumas) et Mercédès (Cécile Dumas) sont savoureuses tant par leur chant parfaitement accordé que par leurs qualités de comédiennes. Les ensembles et les chœurs emportent l’adhésion, vifs, clairs, sonores et intelligibles y compris dans des tempi rapides.

 

 

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Le geste ample, démonstratif, de José Miguel Pérez-Sierra lui vaut un engagement collectif où l’Orchestre national de Metz se distingue par des qualités peu communes. Précis, à la plus large dynamique, chacun écoutant l’autre, avec de superbes phrasés, des couleurs idéales, dans un discours construit, qui s’accorde au chant et au drame, cette formation donnerait bien des leçons à des ensembles prestigieux. Sous la baguette de ce chef (qui aborde Carmen pour la première fois), les entractes, particulièrement les deux derniers, sont magnifiés, aux tempi justes, avec toute la caractérisation attendue. Enfin, les talents de Bizet symphoniste, avec ses rythmes, ses couleurs, son élégance et sa force, sont servis magistralement.

 

 

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COMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. METZ, OpĂ©ra, le 16 juin 2019, Carmen (Bizet) / JosĂ© Miguel PĂ©rez-Sierra – Paul-Emile Fourny / Illustrations : © Luc Bertau – OpĂ©ra-Théâtre de Metz MĂ©tropole

COMPTE-RENDU, opéra, METZ, le 18 mai 2019. LEGRAND-LETERME : Les Parapluies de Cherbourg.

les_parapluies_de_cherbourg_c_gael_bros_5COMPTE-RENDU, opéra, METZ, Opéra Théâtre Metz Métropole, le 18 mai 2019. LEGRAND-LETERME : Les Parapluies de Cherbourg. Réalisme poétique, esthétique de roman-photo, romance prisée des midinettes des sixties ? Peu importe. La récente disparition de Michel Legrand a été l’occasion pour beaucoup de découvrir l’œuvre multiforme de ce grand monsieur, dont ces célèbres Parapluies de Cherbourg, palme d’or du Festival de Cannes 1964. L’histoire est connue : Geneviève et sa mère tiennent un magasin de parapluies, qui périclite. La jeune fille aime Guy, qui travaille dans un garage. Celui-ci est appelé pour deux ans en Algérie. Enceinte et poussée par sa mère, celle-ci épouse Roland, riche bijoutier. Guy revient, blessé durant la guerre… Patrick Leterme a réalisé cette transposition lyrique du film de Jacques Demy pour une coproduction bienvenue du Palais de Beaux-Arts de Charleroi, de l’Opéra de Reims et de la Compagnie Ars Lyrica. Le Grand-Théâtre Metz Métropole a eu l’heureuse idée de la programmer.

AttachĂ© Ă  l’atmosphère singulière de cette oeuvre mythique, le spectacle reste fidèle au mĂ©lange de fantaisie et de gravitĂ©, de douceur et d’amertume, propre au cinĂ©aste. Il est porteur d’une Ă©motion au moins Ă©gale Ă  celle du public qui dĂ©couvrait le film entièrement chantĂ© de 1964.
La mise en scène en est pleinement aboutie, autorisant un rythme cinématographique dans une succession rapide de séquences, sans la moindre rupture. Un système ingénieux de rideaux coulissant verticalement et latéralement permet l’ouverture sur des espaces confinés, mobiles, élargis, donnant l’illusion d’un film.
Les fenêtres sont colorées, fidèles à l’original, jouant sur trois tons principaux, le rouge, le vert et le bleu. Quelques accessoires réalistes, prosaïques comme il se doit, suffisent à créer l’atmosphère propre à chaque scène. Ainsi, L’ouverture instrumentale s’accompagne d’une projection façon cinémascope (partie supérieure, écran large) qui résume l’ouvrage de façon juste, dans l’esthétique appropriée. Les costumes sont à l’avenant, et les chorégraphies convaincantes. Cette comédie douce-amère évite le mélo. Bonheur et tristesse se mêlent tout au long de l’ouvrage, dans une langue simple, prosaïque, toujours intelligible et, surtout, juste. C’est là le miracle du travail de Michel Legrand et de Jacques Demy : réaliser un film chanté, sur un sujet encore douloureux, traité avec légèreté, sans sombrer dans le ridicule, avec une indéniable force émotionnelle.

les_parapluies_de_cherbourg_c_gael_bros_2Voix comme orchestre, tout est amplifié à un niveau parfois difficile à supporter pour le familier d’art lyrique. Mais la référence cinématographique, et la nécessité ont certainement été à l’origine du choix, d’autant qu’il est malaisé d’apprécier la puissance naturelle des voix des acteurs. Truffée de références musicales (la habanera de Carmen, un pastiche savoureux de musique baroque française accompagne la scène de mariage…), mêlant toutes les composantes de l’univers sonore de Michel Legrand – jazz, chanson, musique classique – la partition est un constant régal. Le talent de Patrick Leterme à recréer la variété, les couleurs, les rythmes d’inspiration, avec un souci de fidélité humble doit être souligné. On sait quel merveilleux arrangeur-orchestrateur fut le compositeur. La formation « Candide Orchestra », riche de ses 17 solistes, autorise tous les climats, toutes les atmosphères. Changements de tempi, de style, l’orchestre se prête avec souplesse et vigueur à la direction attentive de Patrick Leterme.
Les interprètes sont tous familiers de la scène et se révèlent excellents comédiens. La distribution vocale comporte quelques faiblesses. Qu’il s’agisse de l’intelligibilité des paroles ou du timbre, Camille Nicolas (Geneviève), et, dans une moindre mesure, Julie Wingens (Madeleine) pourraient progresser. Par contre tous les autres partenaires sont exemplaires.Jasmine Roy, chanteuse québécoise, familière de l’univers de la comédie musicale, nous vaut une excellente Madame Emery. Marie-Catherine Baclin chante Tante Elise, beau mezzo, à la voix ample et longue, un modèle d’intelligibilité. Quant aux hommes, Gaétan Borg (Guy), Grégory Benchenafi (Roland Cassard), et Franck Vincent (Monsieur Dubourg et Aubin) sont parfaits : voix solides, toujours compréhensibles, avec de réels talents de comédiens.
On sort ému, non seulement par la nostalgie, mais aussi et surtout par cette réalisation exemplaire. A signaler que le public ayant connu la guerre d’Algérie, comme la sortie du film, était très minoritaire dans l’assistance, et que les plus jeunes n’étaient pas les moins enthousiastes.

 

 

 

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COMPTE-RENDU, opéra, METZ, Opéra Théâtre Metz Métropole, le 18 mai 2019. LEGRAND-LETERME : Les Parapluies de Cherbourg. Crédit photographique © Gaël Bros

 

 
 

 

Metz. Opéra-Théâtre. Un amour en guerre, création : 24 et 26 octobre 2014

opera metz un amour en guerre.showMetz. OpĂ©ra-Théâtre. Un amour en guerre, crĂ©ation : 24 et 26 octobre 2014. Metz accueille une crĂ©ation lyrique, l’opĂ©ra de Caroline Glory sur un livret de Patrick Poivre d’Arvor intitulĂ© : « Un amour en guerre ». Mis en scène par Patrick Poivre d’Arvor et Manon Savary, un amour en guerre est la seule crĂ©ation lyrique programmĂ© dans le cadre du Centenaire 2014 de la Première Guerre Mondiale. Un Amour en guerre, c’est l’amour de Madeleine pour Jacques – et de Jacques pour Madeleine – pendant la Première Guerre Mondiale. L’un est au front dans les tranchĂ©es, l’autre se dĂ©sespère de l’attendre sous sa mansarde Ă  Paris. Ils devaient se marier deux ans plus tĂ´t, la guerre les a sĂ©parĂ©s. En 1917, les premières mutineries, les premières dĂ©sertions commencent Ă  apparaĂ®tre sur le front. Elles seront violemment rĂ©primĂ©es, souvent par la peine de mort. Ă€ l’arrière aussi on se met Ă  douter : cette guerre est interminable. Est-elle justifiĂ©e ? Pourquoi sacrifier tant de vies souvent Ă  leur printemps, fauchĂ©es par la barbarie dĂ©cidĂ©e par les gradĂ©s et les politiques d’une haut … Le texte et sa rĂ©alisation scĂ©nique et musicale souligne l’absurditĂ© de la haine entre deux peuples Ă  travers les yeux de deux jeunes gens innocents que tout prĂ©disposait au bonheur. Nos vies valent-elles leur querelles gĂ©opolitiques ? Il y est question d’amour bien sĂ»r, mais aussi de jalousie et de trahison car, comme dans tous les drames depuis l’AntiquitĂ©, un fĂ©lon rĂ´de… La compositrice et violoncelliste Caroline Glory et Patrick Poivre d’Arvor rendent hommage aux millions de soldats français fauchĂ©s par ce que l’on appelle Ă©trangement la Grande Guerre et dont les noms ornent aujourd’hui les monuments aux morts de tous les villages de France.

Un amour en guerre, création
Musique de Caroline Glory
Direction musicale : Jacques Blanc – Orchestre national de Lorraine
Mise en scène : Patrick Poivre d’Arvor et Manon Savary
Décors et costumes : Valentina Bressan – Lumières : Patrice Willaume
Avec Nathalie Manfrino, Sabine Revault d’Allones, Sébastien Guèze, Jean-Baptiste Henriat, Antoine Chenuet, Chœurs de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole et de l’Opéra national de Lorraine

Metz, Opéra Théâtre
Vendredi 24 octobre Ă  20h
Dimanche 26 octobre 2014 Ă  15h
Tarifs : à partir de 14 €

Location :
Opéra-Théâtre de Metz Métropole : 03 87 15 60 60
Opéra-Théâtre de Metz Métropole
4-5, place de la Comédie
57000 METZ
TĂ©l. 03 87 15 60 51
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Vanessa de Barber Ă  Metz

vanessa_barber_opera_metzMetz : Vanessa de Barber. Les 21, 23 et 25 mars 2014. A l’origine en quatre actes, Vanessa est un opĂ©ra rĂ©duit Ă  3 selon les ultimes souhaits de son auteur Samuel Barber (version de 1964). Le livret de Gian-Carlo Menotti qui signa aussi la mise en scène pour la crĂ©ation au Metropolitan de New York, le 15 janvier 1958, inspire Ă  Barber une oeuvre forte qui valut au compositeur le Prix Pulitzer. Metz propose une nouvelle version de l’opĂ©ra, après avoir accueilli la crĂ©ation française de l’ouvrage … en 2000 ! C’est un opĂ©ra de femmes, centrĂ© sur le personnage complexe de Vanessa, de sa relation avec sa nièce Erika ; avec sa mère la Baronne (caractère assez discret). Quel destin pour une femme qui a aimĂ© ? Barber rĂ©pond Ă  cette question oĂą se joue l’avenir de Vanessa et la malĂ©diction de sa nièce Erika.

 

vanessa_barber_opera_metzMetz, Opéra
Samuel Barber
Vanessa, version 1964
Les 21,23 et 25 mars 2014

 

Opéra en quatre actes
Livret de Gian Carlo Menotti
Création au Metropolitan Opera, New York, 15 janvier 1958

Nouvelle production de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole
En coproduction avec le Théâtre Roger Barat d’Herblay

Direction musicale : David T. Heusel
Mise en scène : Bérénice Collet*

Vanessa : Karen Vourc’h
Erika : Mireille Lebel
La Baronne : Hélène Delavault*
Anatol : Jonathan Boyd*
Le Docteur : Alain Herriau

Choeur de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole
Orchestre national de Lorraine

 

 

 

Rencontre miraculeuse pour Vanessa

 

 

Acte I. Au dĂ©but du siècle (1905), Vanessa attend dans sa maison de campagne son ancien amant qu’elle n’a pas vu depuis 20 ans… mais celui ci se dĂ©robe et c’est son fils, qui porte le mĂŞme prĂ©nom que lui, Anatol, qui paraĂ®t bouleversant de fait Vanessa qui se refugie seule dans sa chambre. Anatol fils dĂ©cide de rester dans la maison et dĂ®ne avec Erika la nièce de Vanessa. Les deux jeunes gens passent la nuit ensemble et Anatol demande Ă  Erika de l’Ă©pouser. Mais la jeune femme doute de la sincĂ©ritĂ© des sentiments du jeune homme et prĂ©fère laisser Vanessa, maĂ®tresse du cĹ“ur d’Anatol qui ne paraĂ®t pas insensible Ă  la tante troublĂ©e depuis le premier soir.

II. Le soir de la Saint Sylvestre, Vanessa annonce ses fiançailles avec Anatol lors d’un grand bal. Erika s’enfuit en plein froid, car elle porte l’enfant de la nuit passĂ©e avec Anatol : elle recherche la mort et veut provoquer une fausse couche.

III. A l’aube, Erika est sauvĂ©e par Anatol qui l’emporte dans sa chambre : mais ni Anatol ni Vanessa ne savent pour l’enfant que le jeune femme attend.
Deux semaines passent. Vanessa prĂ©pare son dĂ©part pour Paris… avec Anatol. Quand elle quitte Erika, celle ci nie toute relation avec le fiancĂ© : mais après le dĂ©part de sa tante, Erika demande Ă  ce que soient couverts tous les miroirs de la maison : Ă  son tour d’attendre dans la maison, le retour de celui qui lui a ravi le coeur un soir de folie amoureuse…

A la crĂ©ation en 1958, Eleanor Steber dans le rĂ´le titre embrase la scène et exprime l’âme Ă  la fois innocente et mĂ»re de Vanessa, sa relation complexe avec sa nièce Erika qui est Ă  la fois une rivale et une proche adorĂ©e qu’elle considère comme sa fille… Aux cĂ´tĂ©s, c’est Nicolai Gedda qui chante Anatol.