CD, critique. STRAUSS : lieder / DIANA DAMRAU / MARISS JANSONS (1 cd ERATO, janv 2019)

diana-damrau-strauss-lieder-cd-critique-opera-critique-classiquenews-richard-strauss-vier-letzte-liederCD, critique. STRAUSS : lieder / DIANA DAMRAU / MARISS JANSONS (1 cd ERATO, janv 2019). D’abord, analysons la lecture des lieder avec orchestre : Diana Damrau, soprano allemande, mozartienne et verdienne, au sommet de son chant charnel et clair, parfois angĂ©lique, se saisit du testament spirituel et musical du Strauss octogĂ©naire, le plus inspirĂ©, qui aspire alors Ă  cette fusion heureuse, poĂ©tique, du verbe et de la musique en un parlĂ© chantĂ©, « sprechgesang » d’une absolue plasticitĂ©. Une lecture extrĂȘmement tendre Ă  laquelle le chef Mariss Jansons (l’une de ses derniĂšres gravures rĂ©alisĂ©es en janvier 2019 avant sa disparition survenue en nov 2019) sait apporter des couleurs fines et dĂ©taillĂ©es ; une profondeur toute en pudeur.

NĂ©e en BaviĂšre comme Strauss, Diana Damrau rĂ©alise et concrĂ©tise une sorte de rĂȘve, d’évidence mĂȘme en chantant le poĂšte compositeur de sa propre terre. Strauss Ă©tait mariĂ© Ă  une soprano, Ă©crivant pour elle, ses meilleures partitions. Celle qui a chantĂ© Zerbinette, figure fĂ©minine aussi insouciante que sage, Sophie, autre visage d’un angĂ©lisme loyal, Aithra du moins connu de ses ouvrages HĂ©lĂšne d’Egypte / Die Ägyptische Helena, se donne totalement Ă  une sorte d’enivrement vocal qui bouleverse par sa sincĂ©ritĂ© et son intensitĂ© tendre comme on a dit.

Des Quatre derniers lieders / Ver Letzte Lieder, examinons premiĂšrement « FrĂŒhling » : Ă©perdu, rayonnant voire incandescent grĂące Ă  l’intensitĂ© ardente et pourtant trĂšs claire des aigus, portĂ©s par un souffle ivre. Cependant, la ligne manque parfois d’assise, comme si la chanteuse manquait justement de soutien. Puis, « September » s’enivre dans un autre extase, celle d’une tendresse infinie dont le caractĂšre contemplatif se fond avec son sujet, un crĂ©puscule chaud, celui enveloppant d’une fin d’étĂ© ; la caresse symphonique y atteint, en ses vagues ocĂ©anes gorgĂ©es de voluptĂ©, des sommets de chatoyance melliflue, – cor rayonnant obligĂ©, pour conclure, oĂč chez la chanteuse s’affirme cette fois, la beautĂ© du timbre au legato souverain.

« Beim Schlafengehen » d’aprĂšs Hermann Hesse, plonge dans le lugubre profond d’une immense lassitude, celle du poĂšte Ă©prouvĂ© par le choc de la premiĂšre guerre et le dĂ©clin de son Ă©pouse : impuissance et douleur ; la sincĂ©ritĂ© et cet angĂ©lisme engagĂ© qu’exprime sans affect la diva, bouleversent totalement. En particulier dans sa rĂ©ponse au solo de violon qui est l’appel Ă  l’insouciance dans la candeur magique de la nuit. Cette implication totale rappelle l’investissement que nous avons pu constater dans certains de ses rĂŽles Ă  l’opĂ©ra : sa Gilda, sa Traviata
 consumĂ©es, ardentes, brĂ»lantes. Presque wagnĂ©rienne, mais prĂ©cise et mesurĂ©e, la soprano au timbre ample et charnel reste, -intelligence suprĂȘme, trĂšs proche du texte, faisant de cette fin, un dĂ©chirement troublant.

« Im Abendrot » : malgrĂ© l’émission premiĂšre de l’orchestre, trop brutale, Ă©paisse et dure, le soprano de Damru sait s’élever au dessus de la cime des cors et des cordes. La qualitĂ© majeure de Diana Damrau reste la couleur spĂ©cifique, mozartienne que son timbre apporte Ă  l’articulation et l’harmonisation des Lieder orchestraux : irradiĂ©, embrasĂ©, et pourtant sincĂšre et tendre, transcendĂ© et humain, le chant de Diana Damrau convainc totalement : il s’inscrit parmi les lectures les plus personnelles et abouties du cycle lyrique et symphonique.

La flexibilitĂ© des registres aigus, l’accroche directe des aigus, la prĂ©sence du texte, rendent justice Ă  l’écriture de Richard Strauss qui signe ici son testament musical et spirituel, un accomplissement musical autant qu’un adieu Ă  toute vie.
Le reste du programme enchaĂźne les lieder avec la complicitĂ© toute en fluiditĂ© et dĂ©licatesse du pianiste Helmut Deutsch, Ă  partir de Malven
 qui serait donc le 5Ăš dernier lieder d’un Strauss saisi par l’inspiration et d’un sublime remontant Ă  nov 1948, « derniĂšre rose » pour sa chĂšre diva Maria Jeritza
 laquelle, comme soucieuse et trop personnelle, rĂ©vĂ©la l’air en 1982 ! Le soprano de Damrau articule, vivifie les 4 MĂ€dchenblumen dont la coupe et le verbe malicieux, enjouĂ© rappelle constamment le caractĂšre de Zerbinette. Ce caractĂšre de tendresse voluptueuse quasi extatique appelant Ă  un monde pacifiĂ©, idyllique qui n’existera jamais, semble dans le pĂ©nultiĂšme Befreit, chef d’oeuvre Ă  l’énoncĂ© schubertien, traversĂ© par la mort et la perte, le deuil d’une ineffable souffrance bientĂŽt changĂ©e en bonheur final, que la diva incarne embrasĂ©e dans le moelleux d’aigus irrisĂ©s et calibrĂ©s, son timbre Ă©prouvĂ©, attendri.

CLIC D'OR macaron 200Morgen l’ultime lied orchestrĂ©, d’aprĂšs le poĂšme de Mackay, se cristalise en une ivresse Ă©perdue qui aspire au renoncement immatĂ©riel, Ă  l’évanouissement, Ă  la perte de toute chose : legato, flexibilitĂ©, beautĂ© du timbre, associĂ© Ă  l’élĂ©gie du violon solo font un miracle musical pour ce programme d’une Ă©vidente musicalitĂ©. Splendide rĂ©cital, Ă©lĂ©gant, tendre, musical. Bravo Diana.

 

 

 

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CD, critique. STRAUSS : lieder / DIANA DAMRAU / MARISS JANSONS (1 cd ERATO, janv 2019). Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks / Mariss Jansons. L’heure n’est pas aux comparaisons dĂ©raisonnables tant leurs timbres et moyens respectifs sont trĂšs diffĂ©rents mais le hasard des parutions fait que ERATO publie en janvier le mĂȘme programme des Quatre derniers lieder, par Diana Damrau donc (orchestre) et par la franco-danoise Elsa Dreisig (piano), cette derniĂšre interprĂšte hĂ©las moins convaincante et naturelle que sa consƓur allemande
 d’autant que la chanteuse française intercale diverses mĂ©lodies françaises et russes entre chaque lied de Strauss, au risque d’opĂ©rer une cĂ©sure dommageable


 

 

 

VIDEO : Diama DAMRAU chante September de Richard Strauss

 

 

 

 LIRE aussi notre dĂ©pĂȘche MORT DU CHEF MARISS JANSONS, nov 2019

Mort du chef d’orchestre letton Mariss Jansons (1943 – 2019)

Jansons_mariss 2624018bMort du chef d’orchestre letton Mariss Jansons. Il nous avait convaincu lors du Concert du Nouvel an Ă  Vienne 2012 : racĂ©, nerveux, dramatique et d’une souplesse fĂ©line, Mariss Jansons, est mort Ă  l’Ăąge de 76 ans, d’une insuffisance cardiaque, dans la nuit du 30 novembre 2019, dans sa maison de Saint-Petersbourg. Il avait dirigĂ© entre autres phalanges, le Philharmonique de Vienne Ă  3 reprises.

Il avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© victime d’un infarctus passĂ©, dont une occurrence en plein concert Ă  Oslo en 1996, alors qu’il dirigeait La BohĂšme de Puccini. En 2010, il annulait plusieurs concerts pour raison de santĂ©, devant respecter une pause de plusieurs mois, comme cet Ă©tĂ©, oĂč le maestro a du interrompre tout engagement.

NĂ© Ă  Riga (Lettonie), le 14 janvier 1943, le fils du chef d’orchestre Arvid Jansons, a reçu les conseils de Herbert von Karajan et surtout du maĂźtre russe Yevgueny Mravinsky (1903-1988). Mariss Jansons a Ă©tudiĂ© le violon, le piano et la direction au conservatoire de Leningrad. Il Ă©tait directeur musical depuis 2003 de l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise aprĂšs avoir dirigé l’orchestre philharmonique d’Oslo (1979- 2000), l’orchestre symphonique de Pittsburgh (1997-2004), le Concertgebouw d’Amsterdam (2004-2015). Charismatique et pourtant humble, le chef a su sĂ©duire nombre d’orchestres. Sa lecture de La Dame de pique de Tchaikovski aura entre autres rĂ©usites marquĂ© l’édition 2018 du festival estival de Salzbourg.
Les instrumentistes du Philharmonique de Vienne l’ont appelĂ© Ă  diriger le Concert du Nouvel An, sorte de Graal et d’adoubement ultime dans la carriĂšre, en 2006, 2012 et 2016.

 

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VOIR la direction de Mariss Jansons : Malher, Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks

 

 

 

 

 

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L’un des derniers concerts de MARISS JANSONS en juin 2019 Ă  HAMBOURG (Schumann, surtout BERLIOZ, Symphonie fantastique) / Wiener Philharmoniker :

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=GDFA5a5Qpfo

 

 

CD Ă©vĂ©nement. Concert du Nouvel An 2016 Ă  Vienne. Neujahrskonzert / New Year’s concert 2016. Vienna Philharmonic / Wiener Philharmoniker / orchestre philharmonique de Vienne. Mariss Jansons, direction (2 cd Sony classical).

jansons-mariss-concert-du-nouvel-an-2016CD Ă©vĂ©nement. Concert du Nouvel An 2016 Ă  Vienne. Neujahrskonzert / New Year’s concert 2016. Vienna Philharmonic / Wiener Philharmoniker / orchestre philharmonique de Vienne. Mariss Jansons, direction (2 cd Sony classical). Chaque 1er janvier c’est un rituel bien rodĂ© et depuis des lustres, unanimement plĂ©biscitĂ© au point d’ĂȘtre Le concert symphonique le plus mĂ©diatisĂ© au monde. Les happy few se pressent jusqu’au fond de la salle, dans les bas cĂŽtĂ©s de l’estrade qui accueille les musiciens du Wiener, pour avoir leurs fauteuils et ressentir de prĂšs, l’excitation collective d’un bain de raffinement musical… Car c’est confirmĂ© d’annĂ©e en annĂ©e et cette Ă©dition ne dĂ©roge pas Ă  la rĂšgle : le Wiener Philharmoniker est bien l’orchestre le plus enchanteur du monde, dĂ©livrant ainsi en dĂ©but de nouveau cycle annuel, cette bĂ©nĂ©diction par la musique : une onction quasi sainte qui rĂ©conforte les Ăąmes les plus sensibles, artistes et mĂ©lomanes, unis dans l’espĂ©rance d’un monde meilleur. Le jour des vƓux d’heureuse annĂ©e, impose une trĂȘve mondiale pour se recueillir et espĂ©rer de fait, une annĂ©e nouvelle plus bienheureuse que celle Ă©coulĂ©e. Et en France comme en Europe, cela n’est guĂšre difficile… sauf Ă  croire les plus sceptiques qui pensent que le pire est devant nous.

Nonobstant gardons espoir et savourons ce formidable moment de recueillement et de ferveur collective grĂące aux valeurs qu’expriment ici le Philharmonique de Vienne en 1er janvier en direct depuis la Philharmonie viennoise, transfigurĂ© par la direction Ă©lĂ©gantissime et finement caractĂ©risĂ©e d’un maestro dĂ©jĂ  habituĂ© de l’occasion et d’une subtilitĂ© Ă  toute Ă©preuve, Mariss Jansons.
Pour ceux et celles souhaitant revivre l’ensemble du programme tĂ©lĂ©visĂ© (avec l’adjonction des sĂ©quences dansĂ©es), nous les invitons Ă  consulter notre compte rendu du Concert du 1er janvier 2016 par Mariss Jansons diffusĂ© sur France 2 (et aussi se reporter au DVD du Concert du Nouvel An Ă  Vienne 2016, Ă©ditĂ© Ă©galement par Sony classical).

 

 

 

L’Onction philharmonique

 

 

mariss_jansons_0Ici, sans aucune “distraction visuelle”, l’Ă©coute se focalise sur les vertus d’une direction dĂ©taillĂ©e et dramatique, d’un allant et d’un charme irrĂ©sistibles ; la direction de Jansons confirmant la trĂšs forte empathie du chef pour la lĂ©gĂšretĂ© claire, la sĂ©duction ciselĂ©e, s’appuyant en particulier sur la virtuositĂ© enchantĂ©e de chaque soliste de l’orchestre philharmonique. En particulier dans la seconde partie (cd2), c’est un festival de nuances et de phrasĂ©s millimĂ©trĂ©s, Ă©clairant la dĂ©licatesse du collectif dans chaque Ă©pisode sĂ©lectionnĂ© par le chef et les membres de la phalange : Espana de Waldteufel Ă©tincelle par son panache sĂ©ducteur, son feu solaire et mĂ©diterranĂ©en de grande classe (d’autant plus apprĂ©ciĂ© et spectaculaire Ă  Vienne, que c’est la premiĂšre fois que l’oeuvre est jouĂ©e au Konzerthaus), hymne Ă  la fois tapageur, dĂ©bridĂ© et aussi finement calibrĂ© ; La Libellule de Josef Strauss est d’une suavitĂ© aĂ©rienne oĂč les cordes rayonnent par la perfection articulĂ©e et habitĂ©e de leur unisson ; superbe noblesse pour la Valse de l’Empereur et … aprĂšs les voeux cĂ©rĂ©moniels et rituels Ă©noncĂ©s par le chef et ses instrumentistes (aprĂšs avoir amorcĂ© les premiĂšres mesures), la divine onction du Beau Danube bleu d’une grĂące poĂ©tique infinie. Mais le succĂšs populaire et entier du programme ne serait pas accompli sans une interactivitĂ© directe entre musiciens, chef et spectateurs ; dispositif rĂ©alisĂ© grĂące Ă  La Marche de Radetzky de Strauss pĂšre, festival oĂč l’esprit de parade et de nation rassemblĂ©e fraternelle s’exprime librement, le chef battant la mesure et indiquant au public quand il est invitĂ© Ă  claquer des mains pour souligner le tempo. Inutile de souligner combien Sony classical a eu le nez creux et l’intuition juste d’enregistrer pour notre plus grand plaisir ce concert du Nouvel An 2016 Ă  Vienne, des plus enivrants. Les instrumentistes Ă©taient-ils d’autant plus inspirĂ©s qu’ils fĂȘtaient alors les 75 ans du Concert le plus attendu de l’annĂ©e ? Probablement car leur sens de la performance et de l’excellence incarnĂ©e, avec mĂȘme pour les tĂ©lĂ©spectateurs participation scĂ©nographiĂ©e, est ici indiscutable. Incontournable.

CLIC_macaron_2014CD Ă©vĂ©nement. Concert du Nouvel An 2016 Ă  Vienne. Neujahrskonzert / New Year’s concert 2016. Vienna Philharmonic / Wiener Philharmoniker / orchestre philharmonique de Vienne. Mariss Jansons, direction. 2 cd Sony classical. EnregistrĂ© le 1er janvier 2016.
CLIC de CLASSIQUENEWS de janvier 2016.

Concert, compte rendu critique. Vienne, Concert du Nouvel An 2016. En direct sur France 2. Vendredi 1er janvier 2016. Wiener Philharmoniker, Mariss Jansons, direction. Valses de Strauss johann I, II; Josef ; Eduard. Waldtaufel…

mariss-jansons_c_jpg_681x349_crop_upscale_q95Concert, compte rendu critique. Vienne, Concert du Nouvel An 2016. En direct sur France 2. Vendredi 1er janvier 2016. En direct de la Philharmonie viennoise, le Konzerthaus, le concert du nouvel An rĂ©alise un rĂȘve cathodique et solidaire : succĂšs planĂ©taire depuis des dĂ©cennies pour ce rendez vous diffusĂ© en direct par toutes les chaĂźnes nationales du monde et qui le temps des fĂȘtes, rassemblent toutes les espĂ©rances du monde, en une trĂšs large diffusion pour le plus grand nombre (les places sont vendues Ă  un prix exorbitant destinĂ© aux fortunĂ©s de la planĂšte) pour un temps meilleur riche en promesses de bonheur. Cette annĂ©e c’est le chef Mariss Jansons, maestro letton (rĂ©sident Ă  Saint-PĂ©tersbourg), autant lyrique que symphonique bien trempĂ© qui dirige les divins instrumentistes viennois, ceux du plus subtil des orchestres mondiaux et qui pour l’évĂ©nement cĂ©lĂšbre l’insouciance par la finesse et l’élĂ©gance, celle des valses des Strauss, Johann pĂšre et fils bien sĂ»r, ce dernier particuliĂšrement Ă  l’honneur, et aussi Joef et Eduard ses frĂšres (tout aussi talentueux que leur ainĂ©), Eduard dont 2016 marque le centenaire. Affaibli par une maladie tenace, Jansons a rĂ©cemment quittĂ© le Concergebouw d’Amsterdam et a rĂ©duit considĂ©rablement la voilure, amenuisant le nombre de ses concerts annuels
 PrivilĂ©giĂ©s, les Viennois le retrouvent ainsi, pour sa 3Ăšme session Ă  la tĂȘte des Wiener Philharmoniker, Ă  l’occasion de ce 3Ăšme Concert du Nouvel An avec lui. Pourtant lors de ce programme rĂ©jouissant oĂč a rĂ©sonnĂ© parmi l’effervescence straussienne, la frĂ©nĂ©sie mordante et nerveuse, racĂ©e et tendue de Chabrier (Espana remise en forme sous l’aspect d’une suite de Valse par Waldteufel), c’est un maestro trĂšs solide et d’une suggestivitĂ© dans les morceaux le plus poĂ©tiques qui s’est affirmĂ© pour le plus grand plaisir de l’audience et des instrumentistes. Nerf, souplesse mais surtout de notre point de vue, retenue introspective et rĂȘveuse, pourtant idĂ©alement prĂ©servĂ©e (« pas de sucre sur le miel » selon le chef, trĂšs avisĂ©, et donc Ă  juste titre partisan d’un jeu sobre et d’un style Ă©conome).
Formé à Leningrad puis à Vienne, Mariss Jansons a derechef démontrer son étonnante maßtrise de la direction, dans un programme original, malgré le rituel et le déjà vu propre à la cérémonie cathodique diffusée en mondiovision, entre sensibilité sûre et finesse suggestive. Un modÚle de direction.

C’est d’abord Robert Stolz (compositeur de musique lĂ©gĂšre port en 1975) et sa « Uno-Marsch », partition choisie pour cĂ©lĂ©brer les 70 ans des Nations Unies (la prĂ©sence de Ben Kimoon a Ă©tĂ© remarquĂ© par les camĂ©ras assurant la rĂ©alisation) : affirmation festive et martiale, esprit de parade,
 et grĂące au chef, d’emblĂ©e finesse d’orchestration (piccolo, triangle, cuivres et trompettes
). Surgit immĂ©diatement par les couleurs et les rythmes de l’orchestre, le chatoiement dynamique d’une rue pavoisĂ©e, celle des cĂ©lĂ©brations populaires et collectives


 

 

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De Johann Strauss fils (II), Jansons joue ensuite plusieurs morceaux plus dans le thĂšme du concert et de l’occurence. Schatz-Walzer. opus 418 ou la Valse du trĂ©sor, extrait de Baron Tzigane : sonne comme une romance mĂ©lancolique (cordes aux rythmes entraĂźnants). Le Concert du Nouvel mieux que dans la salle, se dĂ©lecte Ă  la tĂ©lĂ© (Ă©ventuellement coupe de champagne Ă  la main) : le rĂ©alisateur comme chaque annĂ©e s’en donne Ă  cƓur joie : osant des raccourcis, des vues vertigineusess, et toujours propre au kitsch viennois, la multitude des bancs de fleurs fraĂąiches (la rose est trĂšs exposĂ©e cette annĂ©e), au premier plan
 Sur le dvd du concert, dĂ©jĂ  annoncĂ© chez Sony classical le 9 janvier prochain, le spectateur pourra mesurer les vertus de la rĂ©alisation : vues serrĂ©es sur les cariatides de la salle, ou les caissons peints du plafond du splendide rectangle doré  Dans cette partition, le grotesque, le fantasque voisinent avec la finesse mĂ©lancolique de la valse en une succession d’épisodes intensĂ©ment dramatiques car le morceau s’inscrit dans la continuitĂ© d’une opĂ©rette, comme peut l’ĂȘtre l’ouverture irrĂ©sistible de la Chauve Souris.

Puis c’est Violetta, Polka française, op. 404 oĂč le rythme trinaire fait place Ă  une musique binaire ; cette premiĂšre Polka est lente : rythmĂ©e astucieusement par la caisse claire. Redevable au geste clair et sans enflures de Jansons, les superbes ralentis stylĂ©s, oĂč cuivres, vents et bois s’accordent aux cordes enivrĂ©es
 avec l’éclat lumineux de la flĂ»te au chant continu. Ce qui frappe d’emblĂ©e chez Johann II, c’est comme pour ses frĂšres, le raffinement de la sonoritĂ©, dĂ» Ă  la richesse trĂšs rĂ©flĂ©chie de l’orchestration. La seconde Polka du mĂȘme (VergnĂŒgungszug. Polka, schnell, op. 281) Ă©voque le Train de plaisir ; polka plus rapide, l’entrain des instrumentistes exprime le galop de la machine, la loco vapeur, emblĂšme de toute une sociĂ©tĂ© rĂ©cemment industrielle, ivre de sensations nouvelles liĂ©es Ă  la vitesse nouvellement maĂźtrisĂ©e.

Au chapitre des compositeurs moins connus, Carl Michael Ziehrer, mort en 1922, paraĂźt avec sa Weaner Madl’n Walzer (Valse des jeunes filles de Vienne) op. 388. Pas sĂ»r que les Strauss (surtout le plus menacĂ©, Edi ou Eduard, le cadet de la fratrie) aient Ă©tĂ© flattĂ©s de voir le compositeur au programme de leur concert, car Ziehrer fut un rival redoutable pour le dernier Strauss Ă  entretenir la flamme de l’orchestre familial
 Ici l’art du sifflement par les musiciens eux-mĂȘmes (sur un tapis de harpe) en est la composante – effet de surprise recherchĂ©-, principale : les jeunes filles de Vienne y sont donc sifflĂ©es avec un tact et une nuance comique irrĂ©sistible. La sĂ©duction de la partition s’impose dĂšs le dĂ©but en une aube instrumentale pleine de finesse entonnĂ©e d’abord par les clarinettes


Rival de Ziehrer donc, Eduard Strauss reparaĂźt avec Mit Extrapost. Galopp, op. 259 (le courrier express). C’est le frĂšre le plus talentueux, et pourtant moins connu aujourd’hui que Johann ou Josef
 : sa polka sur le courrier express, affirme une maĂźtrise Ă©blouissante du galop en une finesse d’orchestration spĂ©cifique (qui avait Ă©tĂ© l’an dernier, la rĂ©vĂ©lation du concert du Nouvel An 2015). Pour la rĂ©alisation visuelle du concert, les producteurs cultivent toujours un sens de la mise en scĂšne pleine de facĂ©tie (parfois un rien potache) : avant que le chef n’entame les premiĂšres mesures, un postier apporte la baguette de Johann fils lui-mĂȘme : finesse, subtilitĂ©, clartĂ©, sens de l’élĂ©gance supĂ©rieure Ă  tout ce qui a Ă©tĂ© Ă©coutĂ© jusque lĂ . Culminant par son entrain au sommet de l’orchestre, le chant du Piccolo indique un
tourbillon, une ivresse, une transe instrumentale jamais lourde ni appuyée. Du grand art.

AprĂšs l’entracte, retour Ă  l’orchestration expressive et raffinĂ©e des Strauss pĂšre et fils.

De Johann Strauss II, les spectateurs savourent la diversitĂ© dramatique de l’OuvertĂŒre zu Eine Nacht in Venedig (Wiener Fassung) / Ouverture d’une nuit Ă  Venise : scintillement dramatique liĂ© au drame qui s’ouvre ici : marche entraĂźnante puis carnaval bariolĂ© oĂč le gĂ©nie de Johann II maĂźtrise l’art de chauffer Ă  blanc tous les pupitres dans un galop de plus en plus entraĂźnant avec un succession d’épisodes dramatiques, finement caractĂ©risĂ©s, d’une allĂ©gresse soutenue, libĂ©rĂ©e, entre malice et nostalgie. Une combinaison poĂ©tique dĂ©licate dont Jansons comprend la subtilitĂ© mĂ©canique.

D’Eduard Strauss, Ausser Rand und Band. Polka schnell, op. 168, chef et musiciens Ă©clairent l’allant irrĂ©pressible de la Polka (mot Ă  mot « dĂ©chainĂ©e »). L’orchestre atteint une ivresse et une transe lumineuse et scintillante 
 avec pour les tĂ©lĂ©spectateurs, les danseurs du ballet de l’OpĂ©ra de Vienne, qui exprime la frĂ©nĂ©sie de la vie industrielle dans l’hippodrome viennois.

 

 

 

Le 1er janvier 2016, le letton Mariss Jansons dirige le concert du Nouvel An Ă  Vienne

Mariss Jansons,
un chef inspirĂ© au sommet de l’élĂ©gance viennoise

 

 

JANSSONS-320-JANSONS-MARISS-nouvel-an-2016-konzert-wien-presentation-classiquenews-jansons1002_marco_borggreve_hochSphĂ€renklĂ€nge.Walzer, op. 235 ou Musique des sphĂšres de Josef Strauß est l’une des rĂ©vĂ©lations de ce programme mĂȘlant brio et poĂ©sie. La partition est un bijou jouĂ© en pianissimos, d’oĂč jaillit une valse d’une finesse allusive, comme l’éveil d’une belle endormie. Jansons convainc par ses apports spĂ©cifiques, cette finesse naturelle dans la poĂ©sie du lointain, dirigĂ©e avec une intelligence des nuances et une sensibilitĂ© intĂ©rieure idĂ©ale. Le morceau est bien celle d’un esthĂšte douĂ© d’un goĂ»t trĂšs juste : Josef Strauss Ă©tait ingĂ©nieur, poĂšte, peintre, et donc compositeur comme ses frĂšres, Johann et Eduard.Pour rompre avec la succession symphonique ordinaire, Jansons joue la carte de la complĂ©mentaritĂ© non sans pertinence : il a rĂ©clamĂ© le concours des Petits chanteurs de Vienne, institution autrichienne qui chantent ici deux polkas. N’oublions pas que la mĂ©lodie du Beau Danube Bleue fut d’abord conçue comme un chant choral pour voix d’hommes avant de devenir la cĂ©lĂšbre valse que l’on sait. Rien de plus naturel donc que de programmer les deux Polkas chantĂ©es : Johann Strauss II : SĂ€ngerslust. Polka francaise, op. 328, puis Josef Strauss : Auf Ferienreisen. Polka schnell, op. 133 / En voyage de vacances.

Puis aprĂšs la musique pour entracte de FĂŒrstin Ninetta – Entr’acte zwischen 2. und 3. Akt, d’une intĂ©rioritĂ© tendre pour laquelle le chef dirige mains nues comme pour donner plus de coeur (valse scintillante et pudique, frappante elle aussi par la magie de ses plans lointains d’une admirable expressivitĂ©, mĂ©lancolique), Mariss Jansons offre un beau contraste stylistique. Aux cĂŽtĂ©s des Ă©lĂ©gants Viennois, voici le meilleur reprĂ©sentant de la valse française, favori d el’Empereur NapolĂ©on III, Émile Waldteufel, avec España, valse op. 236 : inspirĂ©e par les thĂšmes de Chabrier, la valse de Waldteufel impose une classe folle : dramatique, racĂ©e, nerveuse et pourtant elle aussi d’une Ă©lĂ©gance et d’un maintien hĂ©roĂŻque, frĂ©tillant comme une parade enjouĂ©e, populaire, l’ivresse d’une tauromachie scintillante et mĂȘme insolente
 Nouvel Ă©pisode scĂ©nique : le cymbalier Ă©vente ses confrĂšres et aussi une partie du public situĂ©e derriĂšre eux
 Nerveuse, colorĂ©e, plein de caractĂšre, la sĂ©quence Ă©blouit par son chien et le tempĂ©rament que sait insuffler le maestro. L’énergie est brillante et le panache, somptueux.

Enfin, voici le volet final du programme, aprĂšs deux courtes sĂ©quences, trĂšs contrastĂ©es l’une Ă  l’autre : Seufzer-Galopp, op. 9 de Johann Strauss pĂšre (sa premiĂšre incursion avant la marche de Radetzky) : galop vif et pĂ©tillant, plein d’un humour dĂ©jantĂ© avec en contrepoint, les 4 phrases d’une mĂ©canique endormie (entonnĂ© par les musiciens) : les soupirs justement de ce « galop des soupirs ».
Puis c’est la fameuse libellule de Josef Strauss (Die Libelle. Polka mazur, op. 204) : polka mesurĂ©e et rĂȘveuse, expressive mais tendre, entre mĂ©lancolie, noblesse, oĂč la vibration suspendue dominante vient des bois (clarinettes en particulier
 qui tel un bourdonnement calibrĂ© exprime le vol frĂ©missant et saccadĂ© de la libellule). LĂ  encore la finesse suggestive du chef d’une flexibilitĂ© poĂ©tique trĂšs convaincante, enchante.

Pour finir, le concert mĂȘle le visuel et la musique, soit l’orchestre et les danseurs dans l’indĂ©modable Valse de l’Empereur / Kaiser-Walzer, op. 437. Les danseurs de l’OpĂ©ra de Vienne sont Ă  Schönnbrun. Dans les salons puis dans les jardins illuminĂ©s du Versailles autrichien, c’est un rĂȘve Ă©veillĂ© (et donc dansĂ©) ou une nuit d’ivresse amoureuse ; les 10 danseurs, hommes et femmes s’enivrent ; les couples se forment et se dĂ©fend au grĂ© du parcours
 le blond dĂ©robe aux autres toutes les belles dans un dĂ©capotable, le petit matin venu. Avec une vue sur le BelvĂ©dĂšre des plus enchanteresses
 La rĂ©alisation est particuliĂšrement soignĂ©e demandant des danseurs, les vertus d’excellents acteurs. Avouons que nous aimons aussi chaque Concert du Nouvel An Ă  Vienne pour la crĂ©ativitĂ© affichĂ©e du Ballet de l’OpĂ©ra.

Enfin, aprĂšs une ultime Polka (Auf der Jagd. Polka schnell, op. 373), c’est Ă  dire « A la chasse » : polka trĂšs entraĂźnante ou tomber de rideau plein de pĂ©tillante frĂ©nĂ©sie (et vrai hymne Ă  l’ivresse collective), voici celui que l’on attend tous, morceau de bravoure pour l’orchestre et son chef invitĂ©, d’un charme fluvial et liquide inusable : Le Beau Danube Bleu de Johann II. LĂ  encore le cĂ©rĂ©moniel prend le dessus
 AprĂšs avoir entonnĂ© les premiĂšres mesures, le chef s’arrĂȘte, se tourne vers le public et lance les vƓux de bonne nouvelle annĂ©e (entonnĂ© par tous les instrumentistes et fortissimo), pour un Beau Danube Bleu, parmi les plus enivrants jamais Ă©coutĂ©s sous le plafond dorĂ© : allusive, nerveuse, palpitante, aux Ă©quilibres millimĂ©trĂ©s, la direction Ă©blouit par sa cohĂ©rence poĂ©tique et organique. Attentif aux couleurs et Ă  aux scintillements de timbres, le chef s’est dĂ©passĂ© plus encore qu’en dĂ©but et milieu de programme. Sa maĂźtrise personnelle des plans sonores, qui Ă©videmment rappellent l’immense chef lyrique, rĂ©organise la perception du paysage orchestral chez Strauss avec une stimulante excitation. C’est un feu d’artifice idĂ©al pour cette conclusion symphonique (avec pour les tĂ©lĂ©spectateurs, des nombreuses vues des villes situĂ©es sur les rives du Danube).

jansons-mariss-concert-du-nouvel-an-2016Enfin, tout Concert du Nouvel An ne serait pas rĂ©ussi s’il n’était
 interactif. La Marche de Radetzki, de Johann PĂšre permet au public de frapper des mains au rythme de l’orchestre et sous la conduite complice du chef : l’exercice est devenu un poncif du concert, particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© des spectateurs et idĂ©alement tĂ©lĂ©gĂ©nique. La partition de Johann pĂšre, cĂ©lĂšbre la victoire autrichienne contre les PiĂ©montais en 1848. Retour donc, en un mouvement symĂ©trique qui rĂ©tablit l’équilibre du cycle, Ă  l’esprit de marche militaire (mais ĂŽ combien sublimĂ©) entonnĂ© au dĂ©but, en hommage aux Nations unies. La frĂ©nĂ©sie d’une parade populaire, portĂ© par l’enthousiasme de l’armĂ©e victorieuse s’épanouit
le chef s’est Ă©clipsĂ© un moment laissant tout l’orchestre jouĂ© seul, puis revient baguette en mains, saluĂ© par un public debout, ravi, conquis, Ă©nergisĂ© pour l’annĂ©e nouvelle 2016. Bravo maestro. DVD et CD du concert du Nouvel An Ă  Vienne 2016 sont annoncĂ©s chez Sony classical le 9 janvier 2016.

Concert du Nouvel An Ă  Vienne 2016

JANSSONS-320-JANSONS-MARISS-nouvel-an-2016-konzert-wien-presentation-classiquenews-jansons1002_marco_borggreve_hochfrance2 logo-france2France 2. Concert du Nouvel An 2016 Ă  Vienne, le 1er janvier 2016, 11h. AprĂšs Barenboim (2014), Mehta (2015), Mariss Jansons dirige le concert orchestral le plus mĂ©diatisĂ© et populaire de l’annĂ©e : le Concert du Nouvel An Ă  Vienne Neujahrskonzert 2016. Le maestro avait dĂ©jĂ  pilotĂ© orchestre et concert festif Ă  Vienne en 2006 puis 2012. C’est donc sa troisiĂšme Ă©dition Ă  la tĂȘte du Philharmonique de Vienne pour le concert du Nouvel An. Au programme, sous la voĂ»te dorĂ©e de la salle viennois lĂ©gendaire, Grosser Saal du Musikverein, valses et Ɠuvres symphoniques de Robert Stolz, Johann Strauss fils, Carl Michael Ziehrer, Eduard Strauss, Josef Strauss, Èmile Waldteufel, Josef Hellmesberger pĂšre, Johann Strauss pĂšre
 Chaque annĂ©e, au premier jour d’un nouveau cycle, le monde classique se met en queue de pie, compositions florales et vues touristiques (viennoise) Ă  l’appui, dans ce style perçois kitch dont les Viennois entretiennent le secret et la flamme
. tĂ©lĂ©gĂ©nique. En complĂ©ment du somptueux Orchestre Philharmonique de Vienne, le meilleur orchestre au monde par sa fluiditĂ© et son Ă©lĂ©gance expressive, les danseurs de l’OpĂ©ra de Vienne participent aussi dans des dĂ©cors de rĂȘve.

musikverein saal concert du nouvel an 2016njk14_TRY_0497Au premier jour de l’an 2016, la culture et le fleuron du raffinement europĂ©en s’afficheront sur votre Ă©cran domestique – diffusĂ© en direct sur France 2, avec la prĂ©cision et le souci de la vitalitĂ© propre au chef letton Mariss Jansons nĂ© Ă  Riga en 1943 (72 ans). Le fils du chef Arvid (assistant de Mravinsky en 1960), se forme Ă  Riga, Ă  Vienne puis Salzbourg (oĂč il est assistant de Karajan en 1969). NommĂ© assistant de Mravinsky comme son pĂšre en 1973, au Philharmonique de Leningrad, Mariss Jansons devient directeur musical du Pittsburgh symphonique en 1997, Ă  la succession de Lorin Maazel. En 2004, il succĂšde Ă  Riccardo Cahilly Ă  la direction musicale du Concertgebouw d’Amsterdam.

france2 logo-france2France 2. Concert du Nouvel An 2016 Ă  Vienne, le 1er janvier 2016, 11h

Programme du Concert du Nouvel An 2016 – Neuejahrskonzert Wien 2016 sous la direction de Mariss Jansons

Robert Stolz
Uno-Marsch

Johann Strauß (Sohn)
Schatz-Walzer. op. 418
Violetta. Polka francaise, op. 404
VergnĂŒgungszug. Polka (schnell), op. 281

Carl Michael Ziehrer
Weaner Madl’n. Walzer op. 388

Eduard Strauß
Mit Extrapost. Galopp, op. 259

entracte

Johann Strauß (Sohn)
OuvertĂŒre zu Eine Nacht in Venedig (Wiener Fassung)

Eduard Strauß
Ausser Rand und Band. Polka schnell, op. 168

Josef Strauß
SphÀrenklÀnge. Walzer, op. 235

Johann Strauß (Sohn)
SĂ€ngerslust. Polka francaise, op. 328

Josef Strauß
Auf Ferienreisen. Polka schnell, op. 133

Johann Strauß (Sohn)
FĂŒrstin Ninetta – Entr’acte zwischen 2. und 3. Akt

Èmile Waldteufel
Espana. Walzer, op. 236

Josef Hellmesberger sen.
Ball-Szene

Johann Strauß (Vater)
Seufzer-Galopp, op. 9

Josef Strauß
Die Libelle. Polka mazur, op. 204

Johann Strauß (Sohn)
Kaiser-Walzer, op. 437
Auf der Jagd. Polka schnell, op. 373

 

 

VOIR le site du Philharmonique de Vienne

VOIR la page dédiée au Concert du Nouvel An

Joyeux NoĂ«l et bonnes fĂȘtes

Mariss Jansons dirige le Concert du Nouvel An 2016

JANSSONS-320-JANSONS-MARISS-nouvel-an-2016-konzert-wien-presentation-classiquenews-jansons1002_marco_borggreve_hochfrance2 logo-france2France 2. Concert du Nouvel An 2016 Ă  Vienne, le 1er janvier 2016, 11h. AprĂšs Barenboim (2014), Mehta (2015), Mariss Jansons dirige le concert orchestral le plus mĂ©diatisĂ© et populaire de l’annĂ©e : le Concert du Nouvel An Ă  Vienne Neujahrskonzert 2016. Le maestro avait dĂ©jĂ  pilotĂ© orchestre et concert festif Ă  Vienne en 2006 puis 2012. C’est donc sa troisiĂšme Ă©dition Ă  la tĂȘte du Philharmonique de Vienne pour le concert du Nouvel An. Au programme, sous la voĂ»te dorĂ©e de la salle viennois lĂ©gendaire, Grosser Saal du Musikverein, valses et Ɠuvres symphoniques de Robert Stolz, Johann Strauss fils, Carl Michael Ziehrer, Eduard Strauss, Josef Strauss, Èmile Waldteufel, Josef Hellmesberger pĂšre, Johann Strauss pĂšre
 Chaque annĂ©e, au premier jour d’un nouveau cycle, le monde classique se met en queue de pie, compositions florales et vues touristiques (viennoise) Ă  l’appui, dans ce style perçois kitch dont les Viennois entretiennent le secret et la flamme
. tĂ©lĂ©gĂ©nique. En complĂ©ment du somptueux Orchestre Philharmonique de Vienne, le meilleur orchestre au monde par sa fluiditĂ© et son Ă©lĂ©gance expressive, les danseurs de l’OpĂ©ra de Vienne participent aussi dans des dĂ©cors de rĂȘve.

musikverein saal concert du nouvel an 2016njk14_TRY_0497Au premier jour de l’an 2016, la culture et le fleuron du raffinement europĂ©en s’afficheront sur votre Ă©cran domestique – diffusĂ© en direct sur France 2, avec la prĂ©cision et le souci de la vitalitĂ© propre au chef letton Mariss Jansons nĂ© Ă  Riga en 1943 (72 ans). Le fils du chef Arvid (assistant de Mravinsky en 1960), se forme Ă  Riga, Ă  Vienne puis Salzbourg (oĂč il est assistant de Karajan en 1969). NommĂ© assistant de Mravinsky comme son pĂšre en 1973, au Philharmonique de Leningrad, Mariss Jansons devient directeur musical du Pittsburgh symphonique en 1997, Ă  la succession de Lorin Maazel. En 2004, il succĂšde Ă  Riccardo Cahilly Ă  la direction musicale du Concertgebouw d’Amsterdam.

 france2 logo-france2France 2. Concert du Nouvel An 2016 à Vienne, le 1er janvier 2016, 11h
 

Programme du Concert du Nouvel An 2016 – Neuejahrskonzert Wien 2016 sous la direction de Mariss Jansons

Robert Stolz
Uno-Marsch

Johann Strauß (Sohn)
Schatz-Walzer. op. 418
Violetta. Polka francaise, op. 404
VergnĂŒgungszug. Polka (schnell), op. 281

Carl Michael Ziehrer
Weaner Madl’n. Walzer op. 388

Eduard Strauß
Mit Extrapost. Galopp, op. 259

entracte

Johann Strauß (Sohn)
OuvertĂŒre zu Eine Nacht in Venedig (Wiener Fassung)

Eduard Strauß
Ausser Rand und Band. Polka schnell, op. 168

Josef Strauß
SphÀrenklÀnge. Walzer, op. 235

Johann Strauß (Sohn)
SĂ€ngerslust. Polka francaise, op. 328

Josef Strauß
Auf Ferienreisen. Polka schnell, op. 133

Johann Strauß (Sohn)
FĂŒrstin Ninetta – Entr’acte zwischen 2. und 3. Akt

Èmile Waldteufel
Espana. Walzer, op. 236

Josef Hellmesberger sen.
Ball-Szene

Johann Strauß (Vater)
Seufzer-Galopp, op. 9

Josef Strauß
Die Libelle. Polka mazur, op. 204

Johann Strauß (Sohn)
Kaiser-Walzer, op. 437
Auf der Jagd. Polka schnell, op. 373

 

 

 

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