CD Ă©vĂ©nement, annonce. Francesco Cavalli : L’Amore innamorato. L’Arpeggiata, Christina Pluhar. 1 cd Erato. Parution : novembre 2015

PLUHAR - Cavalli HDCD Ă©vĂ©nement, annonce. Francesco Cavalli :  L’Amore innamorato. L’Arpeggiata, Christina Pluhar. 1 cd Erato. Parution : novembre 2015. Le gĂ©nie lyrique de Cavalli jaillit enfin hors de l’ombre, et comme un rĂ©cent coffret d’airs multiples agencĂ©s comme autant de perles, par Leonardo Garcia Alarcon et son Ă©pouse cantatrice Mariana Flores chez Ricercar, paru rĂ©cemment en octobre 2015 (LIRE notre compte rendu critique complet du coffret hĂ©roĂŻnes des opĂ©ras de Cavalli, CLIC de classiquenews d’octobre 2015), Christina Pluhar et son ensemble L’Arpeggiata s’engagent aussi pour rĂ©vĂ©ler cette opulence dramatique unique, la sensualitĂ© suractive du VĂ©nitien Cavalli, vĂ©ritable maĂ®tre de l’opĂ©ra italien au plein XVIIème siècle.

 

 

Christina Pluhar et son ensemble L’Arpeggiata Ă©clairent la sensualitĂ© souveraine des opĂ©ras de Francesco Cavalli

L’Arpeggiata : l’extase cavallienne

 

Christina Pluhar fĂŞte Ă  Paris les 15 ans de L'ArpeggiataLe rĂ©cital nouveau prend le titre d’un opĂ©ra qui pourrait n’avoir jamais Ă©tĂ© crĂ©Ă© du vivant de Cavalli bien que certains tĂ©moignages attestent de son Ă©criture : L’Amore innamorato (l’Amour amoureux : tout un programme dĂ©jĂ  et ici une promesse, riche en rĂ©vĂ©lations nouvelles qui placent indiscutablement Cavalli au mĂŞme niveau que son maĂ®tre et prĂ©decesseur Monteverdi, crĂ©ateur de l’opĂ©ra moderne Ă  Venise dans les annĂ©es 1640 :  Cavalli rĂ©gĂ©nère la ligne souple et expressive du texte qui est Ă  la fois poème, chant et parole, ciselant les formes choisies et enchaĂ®nĂ©es avec une intelligence de la continuitĂ© immĂ©diatement reconnaissable : arioso, aria, recitar cantando. Mais c’est assurĂ©ment dans le format si voluptueux du lamento, Ă  la fois extase et mort,  que Cavalli se montre indĂ©passable comme en tĂ©moignent les extraits d’opĂ©ras sĂ©lectionnĂ©s par la magicienne Christina Pluhar : langueur enivrĂ©e de La Calisto (oĂą en dialogue avec le cornet en Ă©cho, le timbre incarnĂ©, clair, cristallin et aussi charnel de Nuria Rial succède Ă  l’incandescente Maria Bayo, rĂ©vĂ©latrice du rĂ´le Ă  l’Ă©poque de RenĂ© Jacobs) ;  renoncement en berceuse de La Rosinda ; dramatisme plus franc d’Il Giasone ; extase doloriste de Cassandra dans La Didone… Pour chaque cantatrice, il s’agit de rĂ©ussir et la ligne sensuelle et l’articulation souple et flexible du texte dĂ©clamĂ©… Car avant la France (et la dĂ©clamation française fixĂ©e en 1673 par Lully), Cavalli dans les annĂ©es 1650 a conduit le chant italien dramatique Ă  son sommet expressif et poĂ©tique.
En plus de la diversitĂ© des airs caractĂ©risĂ©s, L’Arpeggiata ajoute ce qui fait sa signature : une parure instrumentale  , des plus colorĂ©es (surtout d’instruments Ă  cordes pincĂ©es, ceux qui s’harmonisent si bien avec l’effusion calibrĂ©e et nuancĂ©e de la voix).

CD Ă©vĂ©nement. Francesco Cavalli :  L’Amore innamorato. L’Arpeggiata, Christina Pluhar. 1 cd Erato. Parution : novembre 2015. Prochaine grande critique dans le mag cd de CLASSIQUENEWS… Extraits (arias, intermèdes…) des opĂ©ras de Cavalli :  La didone, 1641 – L’Ormindo, 1644 – Il Giasone, 1684 – La Calisto, 1651 – La Rosinda, 1651 – L’Artemisia, 1657 – L’Eliogabalo, 1668…  Avec les sopranos : Nuria Rial, Hana Blazikova.

 

 

CONCERTS Ă©vĂ©nements : Christina Pluhar et L’Arpeggiata fĂŞtent Ă  Paris leur 15 ans : festival spĂ©cial les  samedi 14 et dimanche 15 novembre 2015 Ă  Paris, Salle Gaveau