Kiril Petrenko / Berliner Philharmoniker : concert de la Saint-Sylvestre 2021

petrenko-kiril-philharmoniker-berliner--concert-critique-review-concert-de-la-saint-sylvestre-2020ARTE, jeudi 31 dĂ©c 2020, 18h05. Berliner Philharmoniker : Concert de la Saint-Sylvestre 2020. Pour fĂȘter l’entrĂ©e dans la nouvelle annĂ©e 2021 (que nous rĂ©servera-t-elle ?), l’Orchestre philharmonique de Berlin, vrai rival de son homologue germanique, le Wiener Philharmoniker, un concert de la Saint-Sylvestre placĂ© sous le signe de l’Espagne, programme idĂ©al pour rĂ©chauffer les coeurs grĂące aux partitions de Falla et Rodrigo. L’un des solistes stars de la soirĂ©e, le guitariste Pablo SĂĄinz Villegas, joue les grands classiques du rĂ©pertoire dont le Concerto d’Aranjuez de Joaquin Rodrigo. Puis Kiril Petrenko, directeur musical du Philharmonique de Berlin, dirige ses confrĂšres musiciens dans deux oeuvres majeures du dĂ©lire orchestral hautement caractĂ©risĂ© : le Capriccio Espagnol d’un gĂ©nie de l’orchestration, Rimsky-Korsakov ; enfin la Suite Le Taon, Ă  l’origine ballet conçu d’aprĂšs le film Ă©ponyme de Feinzimmer (1955). En ouverture, clin d’oeil Ă  l’annĂ©e Beethoven 2020, ouverture de Leonore III, esquisse avant l’ouverture dĂ©finitive de l’opĂ©ra Fidelio.

 

 

 

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Programme de la soirée

Interview
approx. 20 min avant le concert: Kirill Petrenko en conversation avec Julia Gartemann

Ludwig van Beethoven
Leonore Overture No. 3 in C major, op. 72

Manuel de Falla
El amor brujo: Introduction et “Ritual Fire Dance”

JoaquĂ­n Rodrigo
Concierto de Aranjuez pour guitar et orchestra

Pablo SĂĄinz-Villegas, guitare
Anonymous
Spanish Romance extrait du film Jeux interdits (arr. by Chris Hazell)

Pablo SĂĄinz-Villegas guitar
Heitor Villa-Lobos
Bachianas brasileiras No. 4

Nikolai Rimsky-Korsakov
Capriccio espagnol, op. 34

Dmitri Shostakovich
The Gadfly / Le Taon, Suite from the Film Music, op. 97a: No. 3 Folk Feast

 

 

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PLUS D’INFOS sur
le site d’ARTE CONCERT: dùs 18h10 :
https://www.arte.tv/fr/videos/098796-001-A/concert-de-la-saint-sylvestre-2020/

Le site du Berliner Philharmoniker / Digital concert
https://www.digitalconcerthall.com/en/concert/53132

 

 

 

 

 

 

DIE TÖTE STADT de KORNGOLD avec JONAS KAUFMANN

kaufamann-vignette-carre-classiquenews-KAUFMANN-Jonas-chante-opera-francais-par-classiquenews-682x1024FRANCE MUSIQUE, sam 15 fev 2020, 20h. KORNGOLD : La Ville Morte. Avec Jonas Kaufmann. Voici l’une des productions lyriques les plus acclamĂ©es de la saison : La Ville Morte (« Die tote Stadt »), l’opĂ©ra du jeune et prĂ©coce Korngold ;  l’ouvrage flamboyant, d’un onirisme crĂ©pusculaire, occupe l’affiche de l’OpĂ©ra d’Etat de BaviĂšre, Ă  Munich – et oĂč il n’avait pas Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© depuis plusieurs dĂ©cennies. Créé en 1920, l’opĂ©ra La Ville Morte de Korngold d’aprĂšs le roman de Robenbach est un sommet lyrique dont le flamboiement fait la synthĂšse entre Strauss, Lehar, Mahler, Wagner… le futur grand compositeur pour le cinĂ©ma amĂ©ricain y signe une fresque symphonique plus expressionniste que symboliste dont le scintillement permanent de l’orchestre exprime l’impuissance dĂ©pressive de son hĂ©ros, PAUL, jeune veuf inconsolable dont l’opĂ©ra reprĂ©sente le dĂ©lire et les visions fantastiques.

korngold erichA 23 ans, Korngold revisite Richard Strauss et Wagner, sans omettre Puccini et Mahler, cultivant une sensibilitĂ© Ă©tonnante pour la texture orchestrale. À Munich, Jonas Kaufmann incarne PAUL, veuf Ă©plorĂ© qui ne peut se libĂ©rer de l’image de son Ă©pouse dĂ©funte ; entre visions et veille hallucinĂ©e, il voit mĂȘme la morte qui sous les traits de Marietta l’enivre jusqu’à la transe. InspirĂ© du roman de Georges Rodenbach, « Bruges-la-morte » de 1892, l’opĂ©ra du jeune Korngold saisit par sa noirceur tendre, ses Ă©clairs lugubres et poĂ©tiques oĂč le hĂ©ros, sorte de Tristan pris dans les rets d’un passĂ© asphyxiant, ne maĂźtrise plus sa propre psychĂ©, entre dĂ©sir perdu et rĂ©activĂ©, souffrance et Ă©lan vital. La musique de Korngold exprime toutes les aspirations d’un cƓur maudit, solitaire, exacerbé  Autre atout de cette production munichoise, la direction du chef Kirill Petrenko, actuel directeur musical du Berliner Philharmoniker, au souffle dramatique acĂ©rĂ©, mordant, intĂ©rieur


 

 

 

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ANGERS NANTES OPERA proposait une superbe production de Die Töte Stadt / La Ville Morte de Korngol (Philippe Himmelmann / Thomas Rösner / mars 2015)
VOIR notre reportage vidĂ©o qui explique et prĂ©sente l’opĂ©ra de KORNGOLD : genĂšse, enjeux, Ă©criture musicale,


 

 

 

 

 

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FRANCE MUSIQUE, samedi 15 février 2020 à 20h, en réécoute pendant 30 jours sur francemusique.fr

Erich Wolfgang Korngold : Die tote Stadt / La Ville Morte
20h – 23 h « Samedi Ă  l’opĂ©ra » – opĂ©ra donnĂ© le 29 novembre 2019 au Nationaltheater du Bayerische Staatsoper Ă  MĂŒnich.

OpĂ©ra en trois actes d’Erich Wolfgang Korngold
Livret du compositeur d’aprĂšs la piĂšce Le Mirage adaptĂ©e du roman
Bruges-la-Morte (1892) de Georges Rodenbach.
CrĂ©Ă© simultanĂ©ment le 4 dĂ©cembre 1920 Ă  Hambourg sous la direction d’Egon Pollack et Ă  Cologne sous la direction d’Otto Klemperer.

Paul Schott, librettiste
Georges Rodenbach, auteur
Jonas Kaufmann, ténor, Paul
Marlis Petersen, soprano, Marietta
Andrzej Filonczyk, baryton, Frank /Fritz
Jennifer Johnston, mezzo-soprano, Brigitta
Mirjam Mesak, soprano, Juliette
Corinna Scheurle, mezzo-soprano, Lucienne
Manuel GĂŒnther, tĂ©nor, Gaston/Victorin
Dean Power, ténor, Graf Albert

Choeur de l’OpĂ©ra d’Etat de BaviĂšre
(direction de Stellario Fagone)
Choeur d’enfants de l’OpĂ©ra d’Etat de BaviĂšre
(direction de Stellario Fagone)
Orchestre de l’OpĂ©ra d’Etat de BaviĂšre
Kirill Petrenko, direction

 

 

 

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COMPTE-RENDU, critique, concert. BERLIN, le 31 déc 2019. Concert du nouvel An : Bernstein, Weill. Berliner Philharmoniker. Kiril Petrenko

COMPTE-RENDU, critique, concert. BERLIN, le 31 dĂ©c 2019. Concert du nouvel An. Berliner Philharmoniker. Kiril Petrenko, direction. Pour ce 31 dĂ©c 2019, nous Ă©tions Ă  la Philharmonie de Berlin, heureux de mesurer l’excellence artistique et la sensibilitĂ© hors normes du nouveau chef en titre du premier orchestre allemand : Kiril Petrenko. Outre ses dons lyriques (attestĂ©s jusqu’à Bayreuth dans un RIng demeurĂ© Ă  juste titre, mĂ©morable), le maestro convainc dans la veine orchestrale, comme ce concert de gala l’atteste.

 

 

Direction vive, affûtée, imaginative de Petrenko,
nouvel enchanteur du Philharmonique de Berlin

 

 

petrenko-kiril-maestro-concert-nouvel-an-berliner-philharmoniker-compte-rendu-critique-classiquenewsA Broadway, sa direction Ă©blouit par sa
 finesse. Une attention particuliĂšre au relief de chaque instrument. ET une sonoritĂ© d’ensemble jamais tendue ni sĂšche. La Philharmonie de Berlin Ă©blouit d’un lustre rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© grĂące Ă  la puissance et Ă  l’intelligence expressive de son nouveau directeur musical, Kiril Petrenko, dont la subtilitĂ© active fait feu de tout bois, car il dĂ©taille autant qu’il respire et saisit le sens et la transe rythmique des Ɠuvres abordĂ©es. Pour ce gala de nouvel An, point de valses viennoises mais plutĂŽt le mordant entre cabaret et music-hall, de Weill et Bernstein, sans omettre cette suavitĂ© d’un Gershwin ravĂ©lisĂ©, grĂące aux Ă©quilibrages instrumentaux particuliĂšrement rĂ©ussis ici, idĂ©alement ciselĂ©s par le maestro.
Avec la complicitĂ© de la soprano Diana Damrau en Maria de luxe, Kiril Petrenko sur les traces de l’enchanteur Bernstein (Danses Symphoniques de West Side Story) arrive Ă  exprimer l’activitĂ© tendre et cette gĂ©nĂ©rositĂ© amoureuse inscrite dans la partition, portĂ©e aussi par l’esprit d’une transe tragique.
Dans le Weil qui suit, le chef Ă©poustoufle davantage encore par cette finesse instrumentale, une culture qui coule en ses multiples rĂ©fĂ©rences : music hall (Broadway Ă©videmment) mais aussi l’opĂ©rette viennoise, jusqu’à la dĂ©licatesse de Gerswhin et Ravel, avec des pointes hongroises et tziganes dans le final Ă©chevelĂ©. Entre lyrisme Ă©perdu et cynisme affleurant, tant de scintillement millimĂ©trĂ© et d’un raffinement expert ne s’entendent que rarement ; Petrenko se montre amoureux, allusif, d’une infinie sensibilitĂ©.
Presque final de charme avec le retour de la diva Diana Damrau (Send in the Clowns de Sondheim), aprĂšs un solo de clarinette d’une exquise suavitĂ©, (puis Over the Rainbow, Le magicien d’Oz) ; 
 mais pas sĂ»r que ce rĂ©pertoire convienne vĂ©ritablement Ă  la coloratoure de Damrau ; son Ă©mission semblait engorgĂ©e et serrĂ©e, d’un volume Ă©troit, souvent couvert par l’orchestre.
La part du lion et la partie la plus mĂ©ritante de cette soirĂ©e berlinoise sous les Ă©toiles, reviennent Ă  l’orchestre. Ce sont des instrumentistes berlinois qui Ă©lectrisĂ©s par le chef, filent un ruban de soie symphonique d’un fini Ă©blouissant, sachant calibrer sa projection dĂ©taillĂ©e et enveloppante.
Pour finir, Un Americain Ă  Paris oĂč la fiĂšvre et la transe des Berliner s’accordent au souci de finesse d’un chef miraculeusement magicien.
Le Philharmonique de Berlin a nous en sommes convaincus d’excellents jours devant lui grñce à l’inspiration et l’imagination d’un trùs grand maestro. A suivre.

 
 

NOUVEL AN Ă  BERLIN avec Kiril Petrenko

Petrenko Kirill maestro chef orchestreARTE, mar 31 dĂ©c 2019, 18h. CONCERT DE LA SAINT SYLVESTRE 2020. NOUVEL AN Ă  BERLIN. Kirill Petrenko / Orch Philharmonique de Berlin. La premiĂšre phalange en Allemagne, l’Orchestre Philharmonique de Berlin fĂȘte la “glissade” dans le Nouvel An, en privilĂ©giant comĂ©die musicale et vertiges de Broadway. C’est la premiĂšre fois que le chef Kirill Petrenko (photo ci contre, DR), successeur de Simon Rattle Ă  la tĂȘte du Berliner, dirige ce traditionnel concert de la Saint-Sylvestre.
C’est aussi la premiĂšre collaboration entre l’orchestre et la soprano mozartienne Diana Damrau. Ensemble, ils interprĂštent Un AmĂ©ricain Ă  Paris de Gershwin, les danses symphoniques de West Side Story de Leonard Bernstein, surtout plusieurs piĂšces de Kurt Weill, Stephen Sondheim et Harold Arlen. Les Berlinois forts d’une tradition musicale spectaculaire aimeraient rivaliser avec la tradition viennoise autour du Nouvel An
 La magie opĂ©rera-t-elle ? 1h35mn. Replay sur Arte concert jusqu’au 29 janvier 2020.

ARTE, mar 31 déc 2019, 18h. CONCERT DE LA SAINT SYLVESTRE 2020. NOUVEL AN à BERLIN.