Iris de Mascagni à Montpellier

yoncheva_sonya_recital_parisMONTPELLIER. Mardi 26 juillet 2016, 20h. Mascagni : Iris. Sonya Yoncheva est Iris. En direct de Montpellier. Elle vient de triompher dans La Traviata à l’Opéra Bastille, puis sort victorieuse de la même façon dans l’enregistrement attendu des Noces de Figaro en provenance de Baden Baden été 2015 (parution de juillet 2016 chez Deutsche Grammophon). En 1898, soit huit ans après son premier chef d’Å“uvre, Cavaleria Rusticana (créé en mai 1890), Mascagni frappe un nouveau grand coup : comme Clétie (changée en tournesol, selon les Métamorphoses du magicien conteur Ovide), Iris, elle aussi ne révère que le soleil. L’auteur du chef d’oeuvre Cavalleria Rusticana, vrai manifeste du vérisme musical, saisissant par ses effluves lyriques comme ses atmosphères vaporeuses iridescentes à l’orchestre, se passionne pour l’épopée de la fille fleur, Iris, innocente victime de la barbarie des hommes. Comme ses confrères tentés par l’orientalisme, proche en cela des fantasmagories japonisantes de Madame Chrysanthème (André Messager), inspirée de Loti, et bientôt de la tragique Madame Butterfly (Puccini), Mascagni s’entiche lui aussi de la grâce extrême-orientale, matière à de riches évocations symphoniques dont la poésie instrumentale et mélodique renouvelle la réussite de Cavaleria. A l’heure de l’Art nouveau, Iris évoque immanquablement une rêverie voluptueuse porteuse d’un érotisme musical qui devrait se révéler idéal au timbre charnel et élégantissime de la diva du moment, la bulgare Sonya Yoncheva.

En créature du désir et de l’amour souverain, la soprano qui entretient une relation amoureuse avec la France et Paris : cf son premier cd événement édité par Sony « Paris mon amour », CLIC de CLASSIQUENEWS) devrait éblouir par son timbre velouté, naturel, d’une sensualité adolescente, d’une sincérité irrésistible (celle-là même qui fait le miracle de sa Comtesse mozartienne).
Iris est la proie de tous les désirs masculins, dévoilée telle Phryné, aux fantasmes masculins par le tenancier d’une maison de geishas au service du séducteur qui la courtise, maudite par son père, elle ne doit son salut qu’à l’astre des jours qui l’accueille en son ciel.
Mais humiliée, sacrifiée sur la terres des hommes indignes, Iris est sauvée par son adoration au soleil, et l’hymne qui en découle, l’Hymne au soleil, célèbre à juste titre, affirme l’ivresse raffinée du Mascagni orchestrateur, mélodie aguerri, toujours admiré pour son tempérament dramatique et poétique. C’est dire l’événement que constitue la recréation d’Iris de Mascagni au Festival Radio France et Montpellier ce 26 juillet 2016.

PIETRO MASCAGNI  1863-1945
Iris
Opéra en 3 actes (1898)
Livret de Luigi Illica
Version de concert

Sonya Yoncheva, soprano, Iris
Andrea Carè, ténor, Osaka
Gabriele Viviani, baryton, Kyoto
Nikolay Didenko, basse, Il Cieco
Paola Gardina,  mezzo-soprano, Una Guècha
Marin Yonchev, ténor, Il Cenciaiulo
Karlis Rutentals, ténor (soliste du chœur de la Radio Lettone), Un Merciaiuolo
Laurent Sérou, baryton (soliste du chœur de l’Opéra de Montpellier) : Un Cenciaiuolo

Chœur Opéra national Montpellier Languedoc-Roussillon
Chef de chœur  Noëlle Gény
Chœur de la Radio Lettone
Chef de chœur  Sigvards Klava
Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon
Chef de chant  Anne Pagès-Boisset

Domingo Hindoyan, direction

Synopsis


Au Japon, XIXe siècle. Acte 1 : Encore pure et préservée, la jeune Iris qui s’occupe de son père aveugle est désirée par le jeune et riche Osaka. L’un de ses rêves est prémonitoire : sa poupée est violentée par des monstres… A la faveur d’une représentation de marionnettes sur le thème de l’amour et de la mort, Iris est enlevée par Osaka et son complice, Kyoto, proxénète, propriétaire d’une maison de geishas.

Acte 2. Iris se réveille captive dans la maison des plaisirs qui la comble de confort. Kyoto l’expose au désir des passants de plus en plus insistants ; survient son père qui croyant que sa fille a vendu son corps, la punit en la couvrant de boue.

Acte 3. A demi consciente, Iris reçoit alors la visite de trois allégories Veulerie, Luxure et Egoïsme et remet son sort au soleil en un hymne devenu culte.

VOIR la présentation d’Iris de Mascagni sur le site du Festival de Radio France et Montpellier 2016

Recréation d’Iris de Mascagni à Montpellier

yoncheva_sonya_recital_parisFrance Musique. Mardi 26 juillet 2016, 20h. Mascagni : Iris. Sonya Yoncheva est Iris. En direct de Montpellier. Elle vient de triompher dans La Traviata à l’Opéra Bastille, puis sort victorieuse de la même façon dans l’enregistrement attendu des Noces de Figaro en provenance de Baden Baden été 2015 (parution de juillet 2016 chez Deutsche Grammophon). En 1898, soit huit ans après son premier chef d’Å“uvre, Cavaleria Rusticana (créé en mai 1890), Mascagni frappe un nouveau grand coup : comme Clétie (changée en tournesol, selon les Métamorphoses du magicien conteur Ovide), Iris, elle aussi ne révère que le soleil. L’auteur du chef d’oeuvre Cavalleria Rusticana, vrai manifeste du vérisme musical, saisissant par ses effluves lyriques comme ses atmosphères vaporeuses iridescentes à l’orchestre, se passionne pour l’épopée de la fille fleur, Iris, innocente victime de la barbarie des hommes. Comme ses confrères tentés par l’orientalisme, proche en cela des fantasmagories japonisantes de Madame Chrysanthème (André Messager), inspirée de Loti, et bientôt de la tragique Madame Butterfly (Puccini), Mascagni s’entiche lui aussi de la grâce extrême-orientale, matière à de riches évocations symphoniques dont la poésie instrumentale et mélodique renouvelle la réussite de Cavaleria. A l’heure de l’Art nouveau, Iris évoque immanquablement une rêverie voluptueuse porteuse d’un érotisme musical qui devrait se révéler idéal au timbre charnel et élégantissime de la diva du moment, la bulgare Sonya Yoncheva.

En créature du désir et de l’amour souverain, la soprano qui entretient une relation amoureuse avec la France et Paris : cf son premier cd événement édité par Sony « Paris mon amour », CLIC de CLASSIQUENEWS) devrait éblouir par son timbre velouté, naturel, d’une sensualité adolescente, d’une sincérité irrésistible (celle-là même qui fait le miracle de sa Comtesse mozartienne).
Iris est la proie de tous les désirs masculins, dévoilée telle Phryné, aux fantasmes masculins par le tenancier d’une maison de geishas au service du séducteur qui la courtise, maudite par son père, elle ne doit son salut qu’à l’astre des jours qui l’accueille en son ciel.
Mais humiliée, sacrifiée sur la terres des hommes indignes, Iris est sauvée par son adoration au soleil, et l’hymne qui en découle, l’Hymne au soleil, célèbre à juste titre, affirme l’ivresse raffinée du Mascagni orchestrateur, mélodie aguerri, toujours admiré pour son tempérament dramatique et poétique. C’est dire l’événement que constitue la recréation d’Iris de Mascagni au Festival Radio France et Montpellier ce 26 juillet 2016.

PIETRO MASCAGNI  1863-1945
Iris
Opéra en 3 actes (1898)
Livret de Luigi Illica
Version de concert

Sonya Yoncheva, soprano, Iris
Andrea Carè, ténor, Osaka
Gabriele Viviani, baryton, Kyoto
Nikolay Didenko, basse, Il Cieco
Paola Gardina,  mezzo-soprano, Una Guècha
Marin Yonchev, ténor, Il Cenciaiulo
Karlis Rutentals, ténor (soliste du chœur de la Radio Lettone), Un Merciaiuolo
Laurent Sérou, baryton (soliste du chœur de l’Opéra de Montpellier) : Un Cenciaiuolo

Chœur Opéra national Montpellier Languedoc-Roussillon
Chef de chœur  Noëlle Gény
Chœur de la Radio Lettone
Chef de chœur  Sigvards Klava
Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon
Chef de chant  Anne Pagès-Boisset

Domingo Hindoyan, direction

Synopsis


Au Japon, XIXe siècle. Acte 1 : Encore pure et préservée, la jeune Iris qui s’occupe de son père aveugle est désirée par le jeune et riche Osaka. L’un de ses rêves est prémonitoire : sa poupée est violentée par des monstres… A la faveur d’une représentation de marionnettes sur le thème de l’amour et de la mort, Iris est enlevée par Osaka et son complice, Kyoto, proxénète, propriétaire d’une maison de geishas.

Acte 2. Iris se réveille captive dans la maison des plaisirs qui la comble de confort. Kyoto l’expose au désir des passants de plus en plus insistants ; survient son père qui croyant que sa fille a vendu son corps, la punit en la couvrant de boue.

Acte 3. A demi consciente, Iris reçoit alors la visite de trois allégories Veulerie, Luxure et Egoïsme et remet son sort au soleil en un hymne devenu culte.

VOIR la présentation d’Iris de Mascagni sur le site du Festival de Radio France et Montpellier 2016